lundi 23 janvier 2017

LAST HERO INUYASHIKI – TOME 1


LAST HERO INUYASHIKI – TOME 1

Ichiro Inuyashiki a 58 ans et est employé de bureau. Discret, ce père de famille croit enfin rendre son épouse et ses enfants heureux lorsqu'il les conduit auprès de la maison qu'il a fait construire. Hélas, les mauvaises remarques fusent d'emblée : elle est mal située et trop petite. Et le pire est que ses adolescents et sa femme ne l'aident pas à ranger tous les cartons du déménagement. Souvent pris à parti dans le train qu'il prend pour aller au travail, voire même ignoré par sa propre descendance, Ichiro pense alors qu'avoir un chien changera ce quotidien. Malheureusement, l'accueil de l'animal est loin d'être unanime et Ichiro est le seul à vraiment s'occuper de lui. Alors que sa santé est de plus en plus défaillante, il passe des examens médicaux. Un cancer le ronge et il ne lui reste plus que 3 mois à vivre. Il essaie d'en parler à sa famille mais le manque de considération à son encontre fait qu'il se tait. Un soir, il part promener le chien et, en traversant un parc, une lumière vive apparaît...


Last Hero Inuyashiki – Tome 1
Scénariste : Hiroya Oku
Dessinateur : Hiroya Oku
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Anticipation
Titre en vo : Inuyashiki vol. 1
Parution en vo : 23 mai 2014
Parution en vf : 10 septembre 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Ki-oon
Nombre de pages : 202

Mon avis : Cela faisait pas mal de temps que je comptais me plonger dans Last Hero Inuyashiki, manga du sieur Hiroya Oku et dont le synopsis possédait un petit soupçon d’originalité, suffisamment important, pour attirer ma curiosité : ainsi, dans cette œuvre, faisons fit du postulat de départ de 90% des mangas du genre, c’est-à-dire, une histoire avec un ou plusieurs héros assez jeunes, et ouvrons grand les portes a Ichiro Inuyashiki, un homme âgé de presque soixante ans, méprisé par sa famille et, dans un sens plus large, par la société en générale – oui, après tout, ce n’est qu’un vulgaire employé de bureau sans la moindre importance, plutôt gentil histoire d’enfoncer le clou, bref, un looser aux yeux des siens. Ajoutons a cela le fait que le pauvre type n’a plus que trois mois à vivre et que son seul compagnon est un chien et vous comprendrez que, d’entrée de jeu, ce manga possède suffisamment d’éléments qui sortent des sentiers battus. De là a en espérer un chef d’œuvre ? Ma foi, nous en sommes encore loin, très loin même, quoi que, pour ce qui est des dessins, dans l’ensemble, ceux-ci sont plutôt bons voir très bons mêmes, de quoi rajouter un autre point positif a cette œuvre décidément pas tout a fait comme les autres. Pas tout a fait !? Hum, en fait, on y arrive car ce brave vieux, il va lui arriver un accident pour le moins singulier, un accident qui va le transformer, dans tous les sens du terme et qui va le doter d’un corps… amélioré, faisant de lui un cyborg, une vraie machine de guerre ! Et bien entendu, ce bon vieux Inuyashiki qui, pour rappel, avait un bon fond mais ne pouvait guère agir contre les injustices auparavant, va se mettre à jouer… les héros bien sur ! Bref, tout un programme qui, a défaut de faire se lever les foules, donne au moins envie de connaitre la suite, surtout que, accessoirement, notre héros semi-retraité n’est pas le seul a avoir été amélioré suite a l’accident et quelque chose me dit que les choses seraient un poil trop faciles que son comparse suive la même ligne morale que lui !?


Points Positifs :
- Un personnage principal qui a près de soixante ans, fichtre, cela nous change grandement de la majeure partie des productions habituelles !
- Très malade puisqu’il n’a plus que quelques mois à vivre, complètement méprisé par sa famille, moqué par la société en raison de son apparence et de son travail peu gratifiant, Ichiro Inuyashiki est forcément un personnage plutôt attachant et qui n’a qu’un seul ami, son chien.
- Le postulat de départ de ce manga est plutôt bon puisque, suite à son amélioration radicale, notre sympathique vieux va se mettre à jouer les héros.
- Une critique implacable de la société nippone dans on ensemble.
- Coté dessins, le mangaka est plutôt doué et certaines planches sont pour le moins superbes.

Points Négatifs :
- Force est de constater que quasiment toute l’originalité de la chose repose sur le fait que le héros soit un senior et non un jeune premier. Certes, c’est une fort bonne chose, je ne le nie pas, mais quelque part, on reste par certains cotés dans un certain classicisme – un type paumé et/ou méprisé qui se transforme en héros.
- On devine un peu trop rapidement que l’autre individu modifié, l’adolescent, risque de ne pas être sur la même longueur d’ondes que ce brave Inuyashiki…

Ma note : 7,5/10

dimanche 22 janvier 2017

SORCELEUR – LE TEMPS DU MÉPRIS


SORCELEUR – LE TEMPS DU MÉPRIS

L'heure n'est plus à l'entente cordiale entre les rois et les magiciens. Dans le pays du Sorceleur, quelque chose se trame, qui va tourner au drame. La jeune Ciri, élevée pour devenir Sorceleuse, se retrouve au cœur des rivalités. Qu'attend-on d'elle ? Quelle est sa destinée ? L'assemblée générale des magiciens dévoilera les intrigues et révélera les traîtres. Qu'adviendra-t-il de Ciri, objet de toutes les convoitises ? Geralt de Riv, désormais lié à cette enfant comme un père à sa fille, sera-t-il capable de la sauver ?


Sorceleur – Le temps du mépris
Auteur : Andrzej Sapkowski
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Première Parution : 05 juin 1995
Edition Française : 22 septembre 2011
Titre en vo : Czas pogardy
Pays d’origine : Pologne
Langue d’origine : Polonais
Traduction : Lydia Waleryszak
Editeur : Milady
Nombre de pages : 478

Mon avis : Quatrième tome (second en fait puisque les deux premiers volumes sont considérés comme étant avant tout des recueils de nouvelles) du Cycle du Sorceleur, Le temps du mépris s’installe d’entrée de jeu dans la lignée de son prédécesseur, Le sang des Elfes : en effet, dans cette suite des aventures de Geralt et de Ciri, l’auteur, Andrzej Sapkowski, continue patiemment a développer son intrigue tout en s’attardant de plus en plus sur les détails, ce qui fait que, au final, nous avons bel et bien un fil directeur avec une histoire qui avance petit a petit, mais aussi et surtout, pas mal d’éclaircissements sur les enjeux des diverses forces en présence, sur les royaumes, les rivalités entre magiciens, etc. Au point même que cela prenne le pas sur l’intrigue ? Si l’on doit être tout a fait le franc, c’est un peu le cas par moments et il est évidant qu’avec du recul, force est de constater que dans les grandes lignes, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome : Geralt retrouve Ciri et Yennefer, ils se rendent a une assemblée de magiciens, survient une révolte de palais avant que Ciri ne disparaisse a l’autre bout du monde et ne finisse recueilli par une bande de jeunes malfrats, les Rats. Cela semble peu, trop peu ? Pour peu que vous ayez du mal avec l’univers du Sorceleur, c’est un fait, cependant, si vous êtes fan de celui-ci, alors là, c’est une toute autre histoire et il est clair qu’il est toujours plaisant d’en apprendre davantage sur un monde et des protagonistes oh combien travaillés. Certes, Le temps du mépris n’est pas le meilleur volume de la saga depuis ses débuts, cependant, bon gré mal gré, il poursuit fort habillement cette dernière et c’est le principal. Et puis, rien que pour son final et cette rencontre entre Ciri et les Rats, totalement inattendue, il apparait clairement qu’Andrzej Sapkowski possède indéniablement un don certain pour nous surprendre. Vivement la suite !


Points Positifs :
- Une intrigue qui se développe petit à petit mais qui n’en reste pas moins toujours aussi captivante, surtout si vous êtes fan de l’univers inventé par Andrzej Sapkowski. De plus, celui-ci est plutôt doué pour nous surprendre et sait fort bien entrainer son intrigue et ses protagonistes de manière innatendue.
- L’auteur, justement, en profite ici pour s’attarder sur des points de détails qui apportent un plus indéniable à l’ensemble – l’assemblée des magiciens, les enjeux politiques du Nilfgaard, etc. Cela peut paraitre lourd par moments mais en fait, en enrichissant son univers, le sieur Sapkowski le crédibilise de fort belle manière.
- La manière dont Ciri rencontre les Rats, une bande de jeunes hors-la-loi et comment elle finit par se joindre à eux. Cela surprend pas mal, certes, mais dans le fond, l’idée n’est pas mauvaise.

Points Négatifs :
- Force est de constater qu’au final, Geralt, Yennefer ou Jaskier apparaissent pas mal en retrait dans ce tome.
- Par moments, on a l’impression que les enjeux et le développement de l’univers prend le pas sur l’intrigue. Attention a l’équilibre de l’ensemble !
- Il ne faut pas se leurrer, énormément de nouveaux lecteurs du Cycle du Sorceleur le sont devenus, justement, par le biais des jeux vidéos et s’il est évidant que c’est un véritable plaisir pour ces derniers (dont je m’inclus) d’en connaitre davantage sur le passé de nos héros et de leur univers, je me demande comment le lecteur lambda qui n’a jamais jouer a un seul épisode de The Witcher réagis a ces romans ?

Ma note : 7,5/10

UNE HEURE DE TRANQUILLITÉ


UNE HEURE DE TRANQUILLITÉ

Un samedi, par hasard, en chinant dans les allées d'une brocante, Michel, dentiste et passionné de jazz, déniche Me, myself and I, le premier album de Niel Youart, album rare et qu'il cherchait depuis longtemps. Mais, alors qu'il veut l’écouter tranquillement dans son salon, le monde entier semble s’être ligué contre lui : Nathalie, sa femme, choisit justement ce moment pour lui faire une révélation inopportune, son fils débarque à l’improviste, un de ses amis frappe à la porte, sa maîtresse décide de tout révéler à sa femme, tandis que sa mère ne cesse de l’appeler sur son portable… Sans parler du fait qu’il s’agit ce jour-là de la fameuse Fête des voisins… Manipulateur, menteur, Michel est prêt à tout pour avoir la paix. Est-il encore possible, aujourd’hui, de disposer d’une petite heure de tranquillité ?


Une heure de tranquillité
Réalisation : Patrice Leconte
Scénario : Florian Zeller, d'après sa pièce Une heure de tranquillité
Musique : Éric Neveux
Production : Fidélité Films, TF1 Films Production, Wild Bunch, Cz Productions, Canal+, OCS, TF1, Palatine Étoile 12 et Scope Pictures
Genre : Comédie
Titre en vo : Une heure de tranquillité
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, espagnol, portugais et polonais
Date de sortie : 31 décembre 2014
Durée : 79 mn

Casting :
Christian Clavier : Michel Leproux
Carole Bouquet : Nathalie Leproux, la femme de Michel
Rossy de Palma : Maria, la femme de ménage
Stéphane De Groodt : Pavel, le voisin polonais
Valérie Bonneton : Elsa, la maîtresse de Michel
Sébastien Castro : Sébastien Leproux, le fils de Michel et Nathalie
Jean-Pierre Marielle : le père de Michel
Christian Charmetant : Pierre
Arnaud Henriet : Léo, l'ouvrier portugais qui se fait passer pour un polonais
Raphaël Bocobza : l'autre ouvrier
Ricardo Arciaga : le philippin
Elisha Camacho : Diana
Martine Borg : la gardienne
Jean-Paul Comart : le disquaire
Béatrice Michel : l'antiquaire
Jean-François Kopf : Jean Lemoine
Rose Eav : la philippine

Mon avis : Ici, les choses semblaient entendues d’avance et la critique, négative, forcément, attendue. Il faut dire que pour une certaine intelligentsia parisienne, une comédie qui ne soit pas cérébrale, qui plus est avec Christian Clavier, l’horrible ami de Nicolas Sarkozy – ce qui ne peut qu’en faire un pestiféré – ce ne peut être qu’un vulgaire étron tout juste bon pour faire rire les beaufs. Pourtant, comme souvent, les choses s’avèrent être bien plus compliquées qu’on pourrait le penser de prime abord et sans être un amateur, bien au contraire, du sieur Clavier, même si le personnage a plutôt tendance a m’indisposer, juger un film uniquement par sa présence serait faire preuve de mauvaise foi ; ainsi, il y a quelques années, Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?, sans être génial, m’avait fait passer un bon moment, et il est clair, après visionnage de la chose, que Une heure de tranquillité, lui aussi non exempt de défauts, est tout sauf un plantage complet sans le moindre intérêt comme j’ai put le lire ici ou là. Car oui, ce film, adaptation d’une pièce de théâtre a succès, n’est certes en aucune façon révolutionnaire, est prévisible par certains cotés et son humour vise indéniablement un public très large, mais en soi, est-ce gravissime ? Ma foi, je ne le pense pas. Le personnage principal, interprété par Clavier, est tellement détestable qu’on accroche forcément a celui-ci – qui n’a jamais souhaiter passer un bon moment seul sans que nos proches ne viennent nous embêter avec leurs états d’âme – certaines situations sont plutôt cocasses pour ne pas dire drôles et oui, même s’il est évidant que tout cela reste très moyen dans l’ensemble, Une heure de tranquillité vous fera passer un petit moment sympathique, sans prises de têtes, ce qui, ma foi, est le but premier d’une comédie, non !? Après, il y a mieux, beaucoup mieux même, je ne le nie pas, mais il y aussi infiniment pire… sauf que dans certains de ces films, comme Clavier n’y joue pas et qu’ils ne sont pas grands publics, curieusement, certains ont moins tendance à le souligner…


Points Positifs :
- Tout repose sur ce personnage oh combien détestable mais que l’on peut comprendre par moments : le pauvre bougre ne souhaite qu’une seule chose, qu’on lui laisse une heure seul pour écouter son fichu disque, mais visiblement, la chose est impossible. Et justement, tout le comique de l’intrigue tient à cela.
- Une bonne petite comédie, sans grande prétention et sans la moindre prise de tête. De temps en temps, cela ne fait pas de mal.
- Même si Christian Clavier vous indispose, il n’en fait pas des tonnes dans ce film, et puis, les seconds rôles n’en sont pas en reste, ce qui n’est pas plus mal.

Points Négatifs :
- Bien évidement, Une heure de tranquillité n’est pas la comédie de l’année et tout cela reste assez moyen si l’on veut être totalement objectif. C’est assez prévisible, certaines situations sont convenues, oui, on est loin d’un incontournable…
- Adaptation d’une pièce de théâtre a succès, il est évidant que ce genre d’histoire passe beaucoup mieux sur les planches.
- Grosse erreur dans le film : le fils est censé avoir presque trente ans, or, on apprend a un moment que Clavier n’est pas le vrai père et que Carole Bouquet l’a eu suite a une liaison il y a… vingt ans !? Euh, il n’y a pas un problème ?
- La fin, gnangnan au possible…

Ma note : 6/10

samedi 21 janvier 2017

DEADLY CLASS – DIE FOR ME


DEADLY CLASS – DIE FOR ME

L'année scolaire se termine à la King's Dominion des Arts Létaux. Or, un examen final doit se tenir et celui-ci exige que les élèves éliminent des « rats » et ont une semaine pour y parvenir. N'étant pas issu d'une famille de la pègre internationale, Marcus fait partie des cibles et n'attend pas une seconde de plus avant de fuir la salle. Les élèves se jettent vite les uns sur les autres. Lui aussi se fait attaqué et il n'hésite pas un instant à dégainer son pistolet et à tirer sur un de ses camarades. Le jeune homme voit son amie Petra être prise pour cible. Il l'aide alors et tous les deux parviennent à s'enfermer dans une salle destinée aux produits d'entretiens. La jeune femme utilise différents bidons et mélangent les substances pour créer un acide qui brûlera celles et ceux qui tentent de les tuer. Pendant ce temps-là, le sang ne cesse de couler au sein de l'école.


Deadly Class – Die for Me
Scénario : Rick Remender
Dessins : Wes Craig
Encrage : Wes Craig
Couleurs : Justin Boyd
Couverture : Wes Craig
Genre : Action
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Deadly Class – Die for Me
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 09 août 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 13 janvier 2017
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Deadly Class 17-21

Mon avis : Une claque, tout simplement ! Alors bien sur, quelque part, ce ne devrait même pas être une surprise vu tout le bien que je pense de cette série depuis son premier tome, de même, quand on connait l’immense talent du sieur Rick Remender, peut-on encore s’étonner que celui-ci nous livre de véritables petits bijoux !? La réponse devrait être non, et pourtant… Et pourtant, après un troisième volume qui s’était achevé sur un cliffhanger inattendu et qui nous annonçait, par la force des choses, un beau petit jeu de massacres entre les étudiants de première année, force est de constater que Remender a sut, non seulement, maintenir les sommets qualitatifs de sa série qui jusque là, fait quasiment un sans faute, mais qui plus est, et là, il y bel et bien de quoi s’extasier, réussir le mince exploit de faire encore plus fort avec un tome que tout fan de Deadly Class et de comics indé en règle générale n’est pas prêt d’oublier se si tôt… Car si le massacra a bien naturellement lieu, s’il y a moult trahisons, alliances étonnantes et tout un tas de protagonistes qui passent de vie a trépas, comme il fallait s’y attendre, si l’action ne descend pas d’un iota tout au long des cinq épisodes qui composent ce quatrième tome de la saga, là où l’auteur parvient a nous surprendre encore une fois, et de manière totalement inattendue, c’est en trucidant quasiment l’intégralité de son casting principal ! Attention aux spoilers !? Il suffit de jeter un œil aux illustrations de cette critique pour s’en rendre compte, aussi incroyable que cela puisse paraitre… car si en effet, depuis la mort de Maria dans le volume précédant, on pouvait se dire que tout le monde pouvait, tôt ou tard, y passer, entre tout le monde et quasiment tout le monde y compris et surtout le protagoniste principal de l’histoire, il y avait un pas que je ne pensais pas être franchis, et pourtant, ce pas, oh combien osé, Remender l’a franchis allégrement ! Ce final, traumatisant et inattendu vous aura laissé sur les fesses ? Personnellement, moi aussi ! Surtout que maintenant, je suis bien curieux de voir ce que réserve Rick Remender a sa série sans son personnage principal !?


Points Positifs :
- Le final de cet album est l’un des plus inattendus qu’il m’a été donné de lire dans un comics. Il faut dire que Remender fait tuer tout bonnement le héros de l’histoire – à moins qu’il s’en sorte mais franchement, je ne vois pas comment surtout que la série se poursuit sans lui en vo – ce brave Marcus et que, pour une surprise, ce fut une sacrée surprise !
- Marcus n’est pas le seul à passer l’arme a gauche et bon nombre de figures majeures ou secondaires sont trucidées dans cet album qui est un sacré petit jeu de massacre. Certes, depuis la mort de Maria, on se disait que tout le monde pouvait y passer, mais a ce point…
- Scénaristiquement, c’est parfait de bout en bout et il n’y a pas le moindre temps mort ! Pourtant, entre les scènes d’actions, celle plus intimistes, les retournements de situations, les alliances, les trahisons, cela aurait put être le cas, mais non, on ne s’ennui pas une seule seconde !
- Aux dessins, Wes Craig livre une prestation à la hauteur de son talent et sans la moindre fausse note.
- Justin Boyd à fort bien succéder a Matthew Hollingsworth aux couleurs.
- Une couverture moins marquante que les précédentes mais qui reste plutôt bonne.

Points Négatifs :
- La peur pour la suite de la série, sans Marcus et tant de figures importantes. Mais bon, je ne doute pas que l’auteur sait ce qu’il fait, et puis, quel coup de théâtre !
- A part ceux qui restent allergique au style de dessin de Wes Craig ou ceux qui n’aiment pas cette série, je ne vois pas trop…

Ma note : 9/10

REFUGE


REFUGE

Au cœur de l’été 1968, il souffle un vent de liberté sur Osnabrück, dans le nord de l'Allemagne, où vit le jeune Wolfgang. Poussé par cet esprit de révolte, l’ado de 14 ans répond par l’insolence à l’éducation stricte prodiguée par sa mère et son beau-père, ce qui lui vaut de se retrouver placé dans un internat religieux pour jeunes garçons difficiles. Portes fermées à clé, barreaux aux fenêtres, châtiments corporels et travaux dans une tourbière… : Wolfgang découvre la vie de caserne sous couvert d’éducation religieuse. Les durs conflits entre pensionnaires s’ajoutent aux brimades des frères qui les encadrent. Loin d’étouffer la volonté d’émancipation du jeune homme, ce quotidien exacerbe sa révolte contre l’ordre établi et contre ces adultes qui répriment la jeunesse au nom de la religion.


Refuge
Réalisation : Marc Brummund
Scénario : Nicole Armbruster, Marc Brummund
Musique : Anne Nikitin
Production : Zum Goldenen Lamm Filmproduktion, SWR, WDR, SR, NDR, ARTE
Genre : Drame
Titre en vo : Freistatt
Pays d'origine : Allemagne
Langue d'origine : allemand
Date de sortie : 25 juin 2015
Durée : 104 mn

Casting :
Louis Hofmann : Wolfgang
Alexander Held : Hausvater Brockmann
Stephan Grossmann : Bruder Wilde
Katharina Lorenz : Ingrid
Max Riemelt : Bruder Krapp
Uwe Bohm : Heinz
Langston Uibel : Anton
Enno Trebs : Bernd
Justus Rosenkranz : Mattis
Ole Joensson : Hans
Anna Bullard : Angelika
Hans-Peter Korff : Pastor Abeln
Hendrik von Bültzingslöwen : Bruder Hanebuth

Mon avis : Souvent, sur ce blog, il m’arrive de dire, dans mes critiques, que le hasard fait souvent bien les choses, de même, louer les louanges de la chaine Arte est plutôt chose commune de ma part. Et donc, forcément, avec une telle entrée en matière, vous avez compris où je veux en venir car oui, ce fut par le plus grand des hasards que, hier soir, je suis tombé sur ce Refuge, film allemand dont je n’avais jamais entendu parler et qui était donc diffusé sur Arte… Un hasard fort heureux car s’il y a bien une chose que je ne regrette pas de ma soirée d’hier, c’est bien d’avoir vu ce long métrage : en effet, alors que je me croyais, au départ, devant un quelconque téléfilm que j’abandonnerai très rapidement pour de la lecture, au bout de dix minutes, j’avais compris que je ne quitterai pas le petit écran de si tôt. Il est évidant qu’assez rapidement, après une entrée en matière qui ne laissait pas présager du reste et que l’on pouvait qualifier de peu originale, a priori, dès les premières scènes de sévices reçues par notre héros du jour, le très bon Louis Hofmann et par ses co-pensionnaires de cet internat décidément très particulier, je me suis rendu compte que les choses seraient un poil plus compliquées que je ne l’escomptais au départ. Car dans ce pensionnat, cette maison de redressement, ce refuge comme il est nommé, il s’en passe de drôles de choses dans ses murs et au-delà, et les jeunes garçons qui y vivent, exploités, martyrisés et soumis a une discipline de fer attirent forcément immédiatement toute la sympathie du spectateur, même les plus durs d’entre eux auquel on trouve fort logiquement toutes les excuses du monde quand on voit a qui ils ont a faire en tant que gardiens, car ces derniers, du directeur sadique au surveillant violant en passant par le pseudo sympa qui s’avère être un pédophile, il n’y a rien a en tirer et tout est fait, a chaque instant, pour briser la volonté des pensionnaires. Bien évidement, et avec en tête de liste notre jeune héros, ces derniers vont essayer, a plusieurs reprises mêmes, mais dans cette Allemagne d’après guerre de la fin des années 60 où, comme le dit si bien le directeur, cela fait 25 ans qu’il est un notable dans cette petite ville et que rien ne changera, les jeux sont joués d’avance, surtout quand les parents, absents, abandonnent littéralement leur progéniture aux mains des tortionnaires du refuge. Alors bien sur, Refuge est une œuvre d’une très grande violence et qui, par certains cotés, renvoi a The Magdalene Sisters, une violence physique mais aussi et surtout psychologique et qui risque de toucher un public plus sensible, mais quand on sait que tout cela est tirer d’une histoire vrai, qu’effectivement, pendant des décennies, des dizaines de milliers de jeunes allemands ont souffert le martyre dans ce genre d’institutions et que, accessoirement, ce film, coup de poing, est fort bien tournée et servi par un petit lot d’acteurs forts bons, pourquoi passer a coté d’une expérience qui certes, risque de vous retourner et ne vous laissera pas indifférent mais qui, indéniablement, est une belle réussite !?


Points Positifs :
- Un très bon film qui ne paye pas de mine a priori mais qui s’avère être une belle réussite. Dénonçant des faits réels qui ont longtemps sévit en Allemagne pendant des décennies, Refuge risque de vous choquer, il vous marquera, mais justement, c’est le but.
- Certaines œuvres de fiction du même genre ratent leur coup car elles proposent un quelconque espoir or ici, et c’est là l’une des grandes forces de ce film, c’est qu’il n’y en a aucun, ou alors, si peu que je l’ai à peine remarqué : la violence est partout, sous toutes ces formes et il n’y a décidément aucun espoir pour tous ces adolescents qui finiront de toutes façons brisés.
- Je ne suis pas un spécialiste du cinéma germanique et connait fort peu ses acteurs phares, mais bon, j’ai trouvé ces derniers plutôt bons dans l’ensemble quand au jeune Louis Hofmann, le bougre m’a l’air plutôt talentueux avec sa petite gueule d’ange.
- Une mise en scène impeccable, des décors naturels qui nous plombent l’ambiance d’entrée de jeu – les tourbières, ce n’est pas sexy – et un coté désespérant qui nous colle a la peau tout au long du film…

Points Négatifs :
- Il n’y a vraiment aucun personnage positif parmi les adultes et c’est peut-être un peu exagéré du coup même si cela est en accord avec le propos très dur du film – même le seul surveillant plus ou moins sympa du lot s’avère aimer d’un peu trop prêt certains pensionnaires…
- En toute franchise, la relation incestueuse entre notre jeune héros et sa mère n’apporte strictement rien à l’intrigue.

Ma note : 8/10
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