mardi 23 août 2016

JESSIE


JESSIE

Depuis dix-sept ans, Jessie, épouse de l'avocat Gerald Burlingame, doit subir ses jeux sexuels pervers. Mais cette fois, c'en est trop. Enchaînée sur son lit par des menottes qui lui enserrent les poignets, Jessie refuse de se laisser faire et quand son mari tente de la violer, elle lui donne un coup qui l'envoie au tapis. Il ne s'en relèvera pas. Jessie reste à moitié inconsciente. Parfois, elle entend des voix qui lui rappellent des épisodes de sa vie passée, comme pour la punir d'avoir tué son mari. Dans ses souvenirs, elle revoit Ruth, sa copine d'université, puis cette fameuse éclipse de juillet 1963 où son père s'était amusé avec elle à un drôle de jeu. Lorsqu'elle aperçoit face à elle un étrange visiteur à la mallette en peau humaine, il ne semble pas cette fois sortir d'un songe. La panique la gagne. Jessie arrivera-t-elle à se libérer et à sauver sa vie ?


Jessie
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Horreur psychologique
Première Parution : 1 septembre 1992
Edition Française : 13 juin 2001
Titre en vo : Gerald's Game
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Isabelle Perrin
Editeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 411

Mon avis : Du temps où j’effectuais mon service militaire, ce qui remonte tout de même à plus de deux décennies, j’avais eu l’occasion de lire un ouvrage un peu particulier de Stephen King qui m’avait pourtant fortement marqué : Jessie. Particulier car dans celui-ci, il n’y avait nulle trace de fantastique, ce qui est chose rare chez l’auteur – quoi qu’il s’en sort fort bien, il suffit de voir, par exemple, La petite fille qui aimait Tom Gordon – et surtout, parce que la quasi intégralité de l’histoire se déroule dans une chambre et a pour protagoniste, la fameuse Jessie, la jeune femme étant prisonnière, menottée a son lit suite au décès subit de son époux. Bref, un postulat de départ original pour un huit-clos qui pouvait s’avérer casse gueule mais qui pourtant n’en reste pas moins efficace, que dis-je, qui est tout simplement excellent, le sieur King réussissant avec Jessie l’une de ses œuvres parmi les plus réussies, selon moi. La raison est plutôt simple car l’auteur réussit le tour de force, pendant trois cent pages (le dernier quart, Jessie est libre), de faire, premièrement, interagir celle-ci avec quelques unes de ses voix intérieures, histoire de caser tout un tas de dialogues – procédé de facilité, certes, mais qui fonctionne – mais aussi et surtout, en faisant, au gré des pages, des allers retours dans le passé de l’héroïne, celle-ci ayant connue des attouchements de la part de son père lors de son enfance. Ce traumatisme, responsable en quelque sorte de la situation actuelle de la jeune femme, est fort bien décrit, de même que l’évolution psychologique de celle-ci, au fur et a mesure que les souvenirs remontent à la mémoire. Bref, de ce qui aurait put être un banal huit-clos, Stephen King réussit le tour de force de nous pondre le portrait d’une femme torturée, d’une femme qui a énormément souffert et qui souffrira encore beaucoup dans ce roman mais une femme qui, malgré tout, s’avérera être forte. Ajoutons a cela quelques scènes vraiment horribles – il a de quoi manger le toutou – et même quelques traits d’humour et l’on obtient au final un excellent ouvrage de la part d’un auteur qui, encore une fois, nous aura prouvé que l’horreur, ce n’est pas seulement des monstres qui se cachent sous le lit, des vampires ou des extraterrestres… loin de là !


Points Positifs :
- Hein, quoi, comment, tout un bouquin sur le sort d’une femme prisonnière de son lit suite a un jeu sexuel qui a mal tourner !? Mais on va s’ennuyer rapidement ! Eh ben en fait, pas le moins du monde et King réussit le tour de force de rendre tout cela oh combien captivant, et ce, par le biais d’une écriture simple mais terriblement efficace.
- Les nombreux allers retours entre la situation actuelle et le passé de Jessie, les deux étant, bien entendu, liés. Quand au père un peu trop proche de sa fille et la mère acariâtre, ce n’est pas la première fois que l’auteur use de ce procédé – d’ailleurs, Stephen King aime a dépeindre les petits secrets inavouables et les travers d’une classe moyenne américaine pas si propre que cela…
- Qu’est ce qu’elle en bave la pauvre Jessie tout au long du roman. Psychologiquement, c’est un roman très dur et qui nous prouve que même sans user du fantastique, King manie fort bien l’horreur sous toutes ses formes – et un simple chien qui se nourrit peut devenir le summum de l’indicible !
- Un roman féministe écrit par un homme et qui est très dur envers la gente masculine : le mari est un pervers, le père un pédophile quand à l’autre fou adepte de nécrophilie, je n’en parle même pas…

Points Négatifs :
- Le tueur adepte des cadavres était-il vraiment nécessaire ?
- La fin, en guise de confession, s’étire peut-être un peu trop en longueur par moments.

Ma note : 8,5/10

lundi 22 août 2016

BORGEN – SAISON 3


BORGEN – SAISON 3

Deux ans et demi après avoir prononcé la dissolution du Parlement, Birgitte Nyborg s'est retirée de la vie politique. La victoire des partis de droite, emmenés par Lars Hesselboe, a rejeté les centristes dans l'opposition. Désormais, l'ex-Premier ministre donne des conférences portant sur la crise financière et s'est impliquée dans le secteur privé, partageant sa vie entre un luxueux penthouse à Copenhague et ses bureaux de Hong Kong. Toujours séparée de Philip, qui a retrouvé un emploi dans la banque, elle vit une aventure avec un architecte britannique, prénommé Jeremy. Kasper et Katrine, désormais séparés, ont un fils, Gustav, dont ils s'occupent tour à tour. La jeune femme présente toujours le journal de TV1, tandis que l'ex-Spin Doctor de Christiansborg coprésente un talk-show politique, au côté de Torben Friis, simplement baptisé Juul & Friis. Bent Sejrø, remis de son accident vasculaire cérébral, est lui toujours député du Parti centriste, désormais présidé par Jakob Kruse, l'ancien commissaire européen que Birgitte avait congédié lorsque, considéré comme l'étoile montante du Parti centriste, il avait tenté de la renverser pour prendre sa suite.


Borgen – Saison 3
Réalisation : Søren Kragh-Jacobsen, Rumle Hammerich, Annette K. Olesen, Mikkel Nøgaard
Scénario : Adam Price, Jeppe Gjervig Gram, Tobias Lindholm
Musique : Halfdan E.
Production : DR1
Genre : Politique
Titre en vo : Borgen – Season 3
Pays d’origine : Danemark
Chaîne d’origine : DR1
Diffusion d’origine : 01 janvier 2013 – 10 mars 2013
Langue d'origine : danois
Nombre d’épisodes : 10 x 58 minutes

Casting :
Sidse Babett Knudsen : Birgitte Nyborg Christensen
Birgitte Hjort Sørensen : Katrine Fønsmark
Søren Malling : Torben Friis
Johan Philip Pilou Asbæk : Kasper Juul
Søren Spanning : Lars Hesselboe
Benedikte Hansen : Hanne Holm
Thomas Levin : Ulrik Mørch
Kristian Halken : Erik Hoffmann
Julie Agnete Vang Christensen : Nete Buch
Jens Albinus : Jon Berthelsen
Lars Mikkelsen : Søren Ravn
Jens Jacob Tychsen : Jacob Kruse
Freja Riemann : Laura Christensen
Emil Poulsen : Magnus Christensen
Christian Tafdrup : Alexander 'Alex' Hjort
Alastair Mackenzie : Jeremy Welsh
Michael Birrkjaer : Phillip Christensen
Ole Thestrup : Svend Åge Saltum
Lisbeth Wulff : Pia Munk   
Lars Knutzon : Bent Sejrø
Peter Mygind : Michael Laugesen
Petrine Ager : Pernille Madsen
Jannie Faurschou : Yvonne Kjær
Signe Egholm Olsen : Anne Sophie Lindenkrone

Mon avis : Fort d’une première et d’une seconde saison qui avaient atteint des sommets qualitatifs qui avaient fait de Borgen le maitre étalon, incontestablement, des séries politiques, c’était avec une certaine curiosité que je m’étais lancer dans cette ultime saison, me demandant si oui ou non, au bout de tant d’épisodes, tout cela ne risquait-il pas de tourner un peu en rond. Or, d’entrée de jeu, il apparait que ce ne sera pas le cas puisque deux années s’étant écoulées depuis la fin de la seconde saison, on découvre une Birgitte Nyborg qui n’est plus Premier Ministre, celle-ci ayant visiblement perdu les élections anticipées qui concluaient la saison précédente. Bien évidement, malgré le salaire plutôt conséquent du privé, notre Birgitte est avant toute chose un animal politique et justement, la voilà, assez rapidement, qui essaie de retourner dans l’arène ; la chose, bien sur, n’est pas simple surtout que depuis son absence, son parti a bien changer… Oh point d’en créer un autre de toutes pièces avec quelques transfuges pris au centre et à droite et, accessoirement, de lancer cette troisième saison qui donc, se renouvèle totalement par le fait que Birgitte se trouve dans l’opposition mais aussi parce qu’elle repart quasiment à zéro ! Du coup, si l’on pouvait craindre à juste titre un essoufflement narratif, il n’en est rien puisque l’on est rapidement captivé par la création de ce nouveau parti, par les difficultés qu’il rencontre et, accessoirement, par sa montée en puissance au fil des épisodes. Bien évidement, tout cela est toujours aussi crédible – l’une des grandes forces de la saga – et les amateurs de politique trouveront une nouvelle fois leur compte… Mais ce n’est pas tout car au cours des deux premières saisons, les médias occupaient une place importante déjà, désormais, ces derniers occupent presque par moments le devant de la scène, ce qui, ma foi, est une fort bonne chose : non seulement cela renforce tout un tas de personnages qui sont enfin développés mais en plus, cela nous montre les coulisses d’un monde tout aussi tordu que celui de la politique, surtout lorsqu’un jeune cadre sans scrupules décide de tout changer… Bref, vous l’avez compris, avec cette troisième saison, Borgen a une conclusion digne de ce nom, et ce, en ayant sut se renouveler a temps ; dommage juste que la fin soit un petit peu trop remplie de bons sentiments et que l’un des personnages les plus emblématiques de la série, Kasper Juul, notre ancien Spin-Doctor préféré brille surtout par sa quasi-absence… mais bon, il faut croire que l’on ne peut pas toujours avoir tout ce que l’on veut…


Points Positifs :
- Un renouvèlement salutaire qui réussi a redonner un second souffle a la série : n’étant plus Premier Ministre et se trouvant dans l’opposition, a la tête d’un tout nouveau parti, Birgitte Nyborg devient presque aussi intéressante qu’a ses débuts, surtout que désormais, elle doit tout recommencer a zéro, ou presque.
- L’importance dans le scénario accordé aux médias, ce qui donne presque une intrigue en parallèle : du coup, les journalistes de TV1 montent en puissance, leurs personnages sont développés et l’on découvre mieux leur univers qui, coté coups bas et trahisons, n’a vraiment rien à envier a celui de la politique.
- Il est vraiment intéressant de voir comment un nouveau parti est créer, quels sont ses débuts, les difficultés qu’il rencontre et, bien entendu, comment les autres, plus encrés dans le paysage politique, font tout pour le marginaliser. A voir avec ce qui arrive souvent dans la réalité, y compris en France – qui a dit Modem ?!
- C’est fou le nombre de thématiques qui sont abordées dans cette saison : place de la femme, bien sur, surtout lorsqu’elle est active et à une carrière, problèmes liés a l’élevage, harcèlement au travail, prostitution, infidélité, maladie, etc.
- Mine de rien, on ne le voyait pas tant que cela Torben Friis dans les deux premières saisons, or là, c’est tout bonnement l’un des protagonistes majeurs, ce qui est une bonne chose.

Points Négatifs :
- Qu’est ce qu’il manque Kasper Juul tout de même ! Certes, Katrine Fønsmark s’en sort fort bien aux cotés de Birgitte Nyborg, mais bon, voir notre ancien Spin-Doctor relégué aux oubliettes vu qu’il apparait à peine, cela fait de la peine à voir…
- Une fin plus qu’acceptable, certes, mais, peut-être un peu trop remplie de bons sentiments.
- Curieusement, on se moque un peu par moments de la vie amoureuse des personnages ; franchement, si celle de Torben Friis attire l’attention, pour ce qui de celle de Birgitte et celle de Katrine, un petit bof !

Ma note : 8,5/10

dimanche 21 août 2016

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 5


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 5

Dans la mythologie Grecque, de jeunes garçons protégeaient la déesse Athéna. Appelés les Chevaliers Sacrés d'Athéna, on dit que de leurs mains ils pourfendaient le ciel et de leurs pieds ils entrouvraient la terre. De nos jours, suivez les aventures de Seiya, Shun, Ikki, Hyoga et Shiryu, les cinq fameux adolescents japonais devenus chevaliers d'Athéna afin de protéger la Terre des menaces qui pèsent sur elle... Ikki a suivi un entraînement physique très difficile et moralement, il a perdu celle qu'il aimait sur l'île de la Mort. Alors que Seiya est sur le point de vaincre, entrent en scène les chevaliers d'argent qui ont reçu l'ordre de tuer Seiya et ses compagnons. Alors qu'il aurait dû y laisser la vie, Seiya prend le dessus dans son combat contre le chevalier d'argent Mysti du Lézard.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 5
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 5
Parution en vo : 08 juillet 1987
Parution en vf : 04 octobre 1997
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 180

Mon avis : Enthousiasmer par le quatrième tome des Chevaliers du Zodiaque qui, nettement, était le meilleur de la série, ce fut avec un certain enthousiasme que je m’étais lancer dans la lecture de ce nouveau volume, surtout que, dans celui-ci, nous allions franchir un nouveau cap avec la fin de l’affrontement entre nos héros et leur ancien ami, Phénix, mais aussi, l’arrivée de ceux qui seront les prochains adversaires des Chevaliers de Bronze, les puissants Chevaliers d’Argent. Bref, un tome marquant et qui lance enfin la série puisque, désormais, nos héros vont avoir à faire avec ceux qui seront leurs véritables ennemis, les Chevaliers envoyés par le Sanctuaire. Pourquoi ? Cela, on ne le saura que bien plus tard mais pour le moment, et au vu de la puissance du charismatique Mysti, Chevalier du Lézard, on savoure ce premier affrontement entre ce dernier et Seiya. Mais avant cela, il y a bel et bien évidement la conclusion du premier arc de la série, celui qui oppose nos héros a Phénix et les Chevaliers Noirs : et ma foi, si ces derniers sont un beau petit plantage de la part de Kurumada, force est de constater que ce final, lui, est a la hauteur de ce que sera la série par la suite, c’est-à-dire, franchement bon. On en apprend pas mal sur le passé d’Ikki et on découvre d’où vient son désir de vengeance, mais ce n’est pas tout puisque, pour la toute première fois, un Chevalier d’Or fait son apparition – il y avait bien le Lion dans le premier volume mais il était en civil et il n’était pas fait état de sa fonction, et, bien entendu, Mu – le charismatique Shaka, Chevalier de la Vierge. Petite surprise au demeurant pour les fans du dessin animé mais ce n’est pas la seule puisque dans ce tome, on apprend également que tous nos héros, et, dans un sens plus large, tous les orphelins de la Fondation Grade, sont frères, leur père étant le même ! Une sacrée révélation totalement absente de l’adaptation animée mais qui, au final, explique bien des choses quand aux fortes relations entre nos héros… Bref, vous l’avez compris, s’il reste encore quelques petits défauts – dessins, illogisme de la part des Chevaliers d’Argent qui menacent Mu, accessoirement, un Chevalier d’Or – ce cinquième tome des Chevaliers du Zodiaque est un excellent cru : confirmant la montée en puissance de la série, amorcée dans le précédent, il lance enfin le scénario vers des sommets qui seront atteint au cours de la célèbre Bataille du Sanctuaire… donc, il aura fallut attendre, mais mine de rien, petit a petit, le jeu en vaut de plus en plus la chandelle !


Points Positifs :
- Volume oh combien important puisqu’il marque un tournant dans les débuts de la série avec la conclusion de l’arc des Chevaliers Noirs et les débuts de celui du Sanctuaire, avec les fameux Chevaliers d’Argent.
- Si l’idée des Chevaliers Noirs était contestable, la conclusion de cet arc, elle, est excellente surtout pour tout ce qu’on y apprend sur le passé d’Ikki, notre charismatique Chevalier du Phénix. Quand a l’affrontement entre ce dernier et Seiya, aidé par le cosmos de ses amis, il annonce bien d’autres combats a venir…
- Mysti, le Chevalier du Lézard. Le premier Chevalier d’Argent que nos héros affrontent et l’un des plus charismatiques : puissant, narcissique, voilà un personnage qui aura marqué la série.
- Grosse différence avec le dessin animée : on apprend que tous les orphelins de la Fondation Grade ont, en fait, le même père – le bougre avait la santé vu qu’ils sont au nombre de cent – ce qui explique bien des choses quand aux relations très fortes entre nos Chevaliers de Bronze…
- Autre différence avec la série animée : Shaka, le Chevalier de la Vierge fait déjà son apparition et, ma foi, c’est plutôt une bonne chose.
- On critique Kurumada pour ses dessins, or, on se rend compte que lorsque celui-ci doit dessiner la magnifique armure de la Vierge, il s’en sort fort bien ; bref, c’est peut-être les armures de Bronze et leur look souvent bof qui le déservissaient depuis les débuts.

Points Négatifs :
- En toute objectivité, l’idée de Kurumada que tous les orphelins de la Fondation aient le même père explique certes bien des choses, cependant, vu leur nombre – cent – cela en devient un peu ridicule. Du coup, en limitant leur nombre, je ne sais pas, à une vingtaine grand maximum (ce qui aurait été déjà énorme mine de rien), cela serait mieux passer…
- Les Chevaliers d’Argent qui menacent Mu, accessoirement, le Chevalier d’Or du Bélier, ce n’est pas ridicule !? Certes, à ce moment là, les lecteurs ne le savent pas encore, mais bon, vous n’allez pas me faire croire que des Chevaliers majeurs envoyés du Sanctuaire ne connaissent pas l’identité de Mu, qui est leur supérieur ? Mouais, pas très logique tout cela Mr Kurumada !
- Kurumada dessine de mieux en mieux et alors, il fait preuve de maitrise avec Shaka, cependant, lorsqu’il nous pond des cases où les Chevaliers tombent la tête la première sur le sol, c’est franchement mauvais… quand a l’éboulement qui emporte Ikki, non mais quel horreur !
- Un grand bof pour la couverture !

Ma note : 7,5/10

samedi 20 août 2016

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 4


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 4

Dans la mythologie Grecque, de jeunes garçons protégeaient la déesse Athéna. Appelés les Chevaliers Sacrés d'Athéna, on dit que de leurs mains ils pourfendaient le ciel et de leurs pieds ils entrouvraient la terre. De nos jours, suivez les aventures de Seiya, Shun, Ikki, Hyoga et Shiryu, les cinq fameux adolescents japonais devenus chevaliers d'Athéna afin de protéger la Terre des menaces qui pèsent sur elle... Les uns après les autres, Seiya, Shun, Hyoga et Shiryu vont affronter et vaincre leurs doubles, non sans y laisser des forces. Il leur reste à vaincre leur ami d’enfance : Ikki. On apprend alors que le chevalier Phénix a dû cultiver la haine pour obtenir son titre.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 4
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 4
Parution en vo : 08 Mai 1987
Parution en vf : 01 Septembre 1997
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 180

Mon avis : Loin encore des sommets qu’atteindra cette série par la suite, ce quatrième tome des Chevaliers du Zodiaque, manga oh combien culte pour ceux de ma génération qui auront découvert cette œuvre par le biais de son adaptation animée, n’en reste pas moins le plus aboutit depuis les débuts de la saga. Il faut dire que même si tout est encore loin d’être parfait, loin de là, pour la toute première fois, nous avons enfin droit a un volume captivant de bout en bout. Certes, l’idée même des Chevaliers Noirs, versions négatives de nos héros, est un plantage de la part de Kurumada, en plus, accessoirement, de ne pas être totalement en accord avec tout ce qui viendra par la suite, coté mythologie, cependant, malgré cela – et, il faut le reconnaitre, des adversaires un chouia trop faibles – les affrontements restent prenants, particulièrement celui qui oppose Shiryu a son double, le Dragon Noir, sans oublier le duel entre le Cygne et Phénix, ce dernier marquant particulièrement les esprits. Coté dessins, ce n’est pas encore tout a fait cela de la part de l’auteur, quand aux dialogues, par moments, il y a quelques boulettes et autres non sens – mais cela est peut-être du a la traduction ?! Bref, si ce quatrième tome des Chevaliers du Zodiaque est loin d’être parfait, il n’en reste pas moins, comme je l’ai dit, suffisamment plaisant pour que l’on se dise que, finalement, petit à petit, la série commence à décoller. Il faut dire, et sans dévoiler les éléments des intrigues a venir, que Kurumada réutilisera grosso modo a chaque fois les mêmes ficelles pour ces divers arcs narratifs… Disons juste que tout cela n’était qu’un galop d’essai plutôt prometteur…


Points Positifs :
- Malgré quelques faiblesses narratives, ce tome est le plus abouti depuis les débuts de la série ; il faut dire que tout cela est plutôt captivant et que ces nombreux affrontements font que l’on lit tout cela d’une traite.
- Deux combats marquent particulièrement les esprits : celui entre Shiryu et le Dragon Noir (accessoirement, fort différent de la version animée, ce qui réservera quelques surprises aux familiers de celle-ci) et, bien sur, celui entre Hyoga et Ikki.
- Justement, avec cet affrontement, on a droit a un élément qui reviendra souvent au cours de la série, c’est-à-dire que l’un des héros est laisser pour mort (mine de rien, Hyoga se fait transpercer le cœur) mais en fait, surprise, non, il est en vie !
- L’effet nostalgie, bien sur, qui fonctionne toujours aussi bien pour les vieux fans du dessin animé.

Points Négatifs :
- On nous avait présenter ces fameux Chevaliers Noirs comme étant surpuissant, or, au final, et en dehors du Dragon, ils se font très facilement battre – pour rester poli, certains se prenant carrément une branlée, n’est ce pas le Pégase Noir ?!
- Faire des Chevaliers Noirs des versions négatives de nos héros était de toute façon une très mauvaise idée !
- Coté dessins, Kurumada a certes fait des progrès depuis le premier tome mais ce n’est pas encore l’extase…

Ma note : 7/10

vendredi 19 août 2016

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 163 – AUX ORIGINES DU MONDE, MYTHES DES CIVILISATIONS


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 163 – AUX ORIGINES DU MONDE, MYTHES DES CIVILISATIONS
Juillet/Août 2016

Au sommaire :
Edito : Dessine-moi un Univers…
Actualités
En bref
- Neandertal a conquis le monde souterrain
- Anticythère, mode d’emploi
- Shakespeare côté coulisses
- Tatouages inédits d’une momie
- L’empereur déchu Liu He réhabilité ?
Découverte
- Sijilmâsa émerge des sables
Reportage
- Naissance d’une peinture médiévale
Portrait
- Patrick McGovern, l’aventurier des élixirs perdus
Dossier : Aux origines du Monde, mythes des civilisations
- Du Big Bang à nos jours : l’Univers vu par la science
- Dans le creuset des mythes des origines
- Inventer l’Univers
- Tous les matins du monde…
- Aborigènes, Dogons, Mayas
- Le Monde né d’un chaos primordial : Babylonien, Égyptien, Judéo-Chrétien
- Le Monde né d’un Œuf cosmique : Hindou, Chinois
- Le Monde né du sacrifice d’un géant : Grec, Viking
- Inventer l’homme et son devenir
Des mythes aux théories scientifiques
- Quand les anciens se mirent à philosopher
- L’Univers, d’Aristote à Newton
Interview « Nous sommes attirés par les récits qui nous sortent de l’ordinaire des choses » de Patrice Lajoye
En coulisses
Muséologie
- L’homme blanc vu par le continent noir
- Émilie du Chatelet, une femme des Lumières
- À table au Moyen-âge
Livres & Idées
- Constantinople 1453. Des Byzantins aux Ottomans
- La France en terre d’Islam
- Les pirates contre Rome

Mon avis : Si cet été fut surtout consacré, pour ma part, a la lecture d’anciens numéros de ce qui est ma revue préférée, je veux bien évidement parler des Cahiers de Science & Vie, je ne pouvais pas faire l’impasse sur les numéros plus récents et, justement, en ce mois d’aout, paraissait le dernier en date, numéro oh combien intéressant puisque traitant des mythes de l’origine du Monde. Ainsi, dans la grande tradition des numéros estivaux (sauf l’année passée, allez donc savoir pourquoi), et après Aux origines du sacré et des dieux, Aux origines de Dieu, Paradis et Enfer puis L’origine des Mythes, cette fois ci, les Cahiers s’intéressent plus particulièrement aux mythes de la Création, mythes oh combien nombreux et que l’on retrouve aux quatre coins du monde depuis des milliers d’années. Forcément, une telle thématique ne pouvait que m’intéresser au plus haut point et malgré une couverture qu’il faut bien reconnaitre comme étant peu engageante (je ne sais pas ce qui leur prend depuis quelques temps avec ce style graphique) j’attendais énormément de ce numéro… sauf que, sauf que, en fait, si je ne peux pas parler de déception, cela serait exagérer, force est de constater que nous sommes loin d’avoir un incontournable. La faute, principalement, a un dossier qui est beaucoup trop court au vu du vaste sujet traiter. Bien évidement, cela est dut a la nouvelle formule des Cahiers, formule qu’on a eu le temps d’assimiler vu que celle-ci a environ un an, et qui, en se diversifiant par le biais de rubriques diverses, donne forcément moins de place, a chaque fois, au dossier principal. Du coup, si en toute objectivité, le dossier en lui-même est bon voir passionnant par moments, le fait qu’il n’aille pas au fond des choses est un problème qui fait que l’on ne peut être tout à fait satisfait. Dommage car franchement, les mythes des origines du monde sont un sujet oh combien captivant, mais bon, si j’ai l’air de descendre un peu ce numéro, en étant tout à fait objectif, dans l’ensemble, il reste plutôt bon ; après, on peut toujours être en droit de s’attendre a mieux…


Points Positifs :
- Un sujet passionnant pour peu que l’on s’intéresse aux mythes, comme c’est mon cas. Il faut dire que les mythes des Origines sont nombreux, variés, et qu’il y a véritablement énormément de choses à dire sur eux.
- Dans l’ensemble, le dossier est très bien réalisé et le fait qu’il soit divisé en plusieurs parties, suivant les divers mythes – Œuf cosmique, géant, chaos primordial, etc. – rend la lecture agréable et instructive.
- Dans les articles annexes, celui sur Neandertal est intéressant.
- Pour une fois, un article de Muséologie a éveillé ma curiosité : celui sur la manière dont les hommes blancs étaient représentés dans l’art africain du temps des colonies.

Points Négatifs :
- Malheureusement, si le dossier est bon, il est trop court et, du coup, celui-ci ne va pas au fond des choses.
- Sincèrement, la partie news est un peu faiblarde ce mois ci.
- Un grand bof pour la couverture, d’ailleurs, sur ce point, mais qu’est ce que c’est que ce choix graphique qui illustre la couverture et une bonne partie du dossier ?

Ma note : 7,5/10
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