mercredi 24 mai 2017

TWIN PEAKS – SAISON 1


TWIN PEAKS – SAISON 1

La petite ville de Twin Peaks est secouée lorsqu'elle apprend que le corps de Laura Palmer a été retrouvé sur la plage, enveloppé dans du plastique. L'agent du FBI Dale Cooper est appelé à l'aide quand la police découvre au même moment que Ronnette Pulaski, une jeune fille fréquentant le même lycée que Laura Palmer, errante et hagarde sur une voie de chemin de fer. Cooper pense que l'affaire est liée à un autre meurtre survenu l'année précédente, celui de Teresa Banks. Lors de l'autopsie de Laura Palmer, il trouve un petit morceau de papier sous un de ses ongles indiquant la lettre R. Il indique alors au shérif Truman qu'il a également trouvé la lettre T sous un des ongles de Teresa Banks un an auparavant. Pendant ce temps, toute la ville est mise au courant de la découverte du corps et la famille Palmer doit faire face à cette terrible tragédie.


Twin Peaks – Saison 1
Réalisation : Mark Frost, David Lynch
Scénario : Mark Frost, David Lynch
Musique : Angelo Badalamenti
Production : Lynch/Frost Productions, Propaganda Films
Genre : Thriller, Policier, Drame, Soap, Fantastique
Titre en vo : Twin Peaks – Season 1
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : ABC
Diffusion d’origine : 08 avril 1990 – 19 mai 1990
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : Pilote (90mn), 7 x 45 minutes

Casting :
Kyle MacLachlan : Agent Dale Cooper
Michael Ontkean : Shérif Harry S. Truman
Mädchen Amick : Shelly Johnson
Dana Ashbrook : Bobby Briggs
Richard Beymer : Benjamin Horne
Lara Flynn Boyle : Donna Hayward, meilleure amie de Laura
Sherilyn Fenn : Audrey Horne
Warren Frost : Dr William Hayward, père de Donna
Peggy Lipton : Norma Jennings
James Marshall : James Hurley
Everett McGill : Ed Hurley, garagiste
Jack Nance : Pete Martell
Kimmy Robertson : Lucy Moran
Ray Wise : Leland Palmer, père de Laura
Joan Chen : Jocelyn « Josie » Packard
Piper Laurie : Catherine Packard Martell
Eric DaRe : Leo Johnson
Harry Goaz : Adjoint Andy Brennan
Michael Horse : Adjoint Tommy « Hawk » Hill
Sheryl Lee : Laura Palmer / Madeleine « Maddy » Ferguson
Russ Tamblyn : Dr Lawrence Jacoby
Kenneth Welsh : Windom Earle
Michael J. Anderson : L'Homme venu d'un autre endroit (Le nain)
Phoebe Augustine : Ronette Pulaski, deuxième victime
Catherine E. Coulson : Margaret Lanterman / La Femme à la Bûche
Frank Silva : Bob
Grace Zabriskie : Sarah Palmer, mère de Laura

Mon avis : Si depuis quelques années, les séries ont tellement gagnées en qualité et en originalité que, bien souvent, celles-ci valent parfois mille fois le dernier blockbuster hollywoodien en date et, accessoirement, marquent davantage les esprits, force est de constater que ce ne fut pas toujours le cas et que ce phénomène, mine de rien, est récent. Ainsi, du temps de ma jeunesse, les séries existaient mais de là a être comparables a celles d’aujourd’hui, c’est une toute autre histoire… Pourtant, en un temps désormais lointain que les plus jeunes n’ont évidement pas connus, au tout début des années 90, une série, elle, aura non seulement connu un succès fulgurant mais aussi et surtout, marquer suffisamment les esprits pour que, plus de deux décennies plus tard, celle-ci soit encore considérée comme étant l’une des meilleures de tous les temps, rien que ça ! Cette dernière, bien entendu, était Twin Peaks, œuvre du duo Mark Frost et David Lynch, et qui, pour la petite histoire, aura connu un succès planétaire, entrant au passage de plein pied dans la culture populaire de la fin du XXème siècle. Fort curieusement (mais bon, ce n’est pas comme si c’était la première fois que cela m’arrivait) j’étais alors totalement passé à coté de cette œuvre et, histoire de poursuivre sur ma lancée, les années défilèrent et jamais je n’ai pensé, a aucun moment, a tenter l’expérience Twin Peaks. Singulier ? Sans nul doute mais bon, comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais et, justement, il aura fallut que j’entende parler qu’une troisième saison allait voir le jour cette année, que Twin Peaks allait renaitre de ses cendres pour que, finalement, je me dise qu’il était tout de même temps de voir par moi-même si cette série était aussi bonne que cela !? Et a cela, je dirais oui… et non, mais je vais m’expliquer : bon, tout d’abord, le fait que je n’avais jamais regarder le moindre épisode de Twin Peaks m’a permis de ne ressentir aucune nostalgie aucune vis-à-vis de cette série et donc, d’être on ne peut plus neutre. D’un autre coté, au vu de mon age et étant familier des œuvres des années 80 et 90, je serais moins choquer qu’un jeune par le coté vieillot de la chose, car oui, et désolé pour les fans, il me semble évidant que dès le pilote, Twin Peaks ne peut cacher son age. Cela est normal puisque chaque œuvre, quelle qu’elle soit n’est que le reflet de son époque, mais bon, depuis, beaucoup d’eau a couler sous les ponts et nier que la série a vieillit serait mentir. D’un autre coté, comment ne pas reconnaitre que, malgré ce constat, Twin Peaks est une série terriblement moderne !? Je me contredis ? En fait non puisque si la forme accuse son age, le fond, lui, a tout bonnement dix voir vingt ans d’avance, rien que ça ! Ainsi, entre une histoire a priori banale mais qui se complexifie très rapidement, le traitement de l’intrigue qui nous tient en haleine, cette foule de personnages tous plus singuliers pour ne pas dire bizarres les uns que les autres, ces multiples références a d’autres séries, principalement les soaps, ces plans de caméras par moments audacieux et ce coté décalé et assumé, il est clair que oui, mille fois oui, Twin Peaks méritait une bonne partie des louanges du public. Subtil mélange des genres où transparait de belle manière la patte Lynch, cette série, encore aujourd’hui, est limite inclassable et mérite franchement le coup d’œil pour tout bon amateur de séries qui se respecte. Après, il faut accepter que Twin Peaks accuse plus de 25 ans d’age, que cette première saison est terriblement courte, que les personnages ont des coupes de cheveux d’un autre age et que toutes ces références laisseront de marbre les plus jeunes, mais bon, pour les plus agés par contre, quel régal !


Points Positifs :
- Originalité ! Avec Twin Peaks, le duo Mark Frost et David Lynch a bel et bien sut crée une série en avance sur son temps et qui sortait des sentiers battus. D’ailleurs, avec du recul, combien de séries se sont inspirées de celle-ci par la suite, et ce, en reprenant certains codes, etc. Quoi qu’il en soit, une œuvre culte pour toute une génération et qui mérite bien ce titre.
- Au début, on se dit que tout cela ne sera qu’un simple triller, puis on trouve curieux que l’agent du FBI soit aussi fantasque mais on se dit : pourquoi pas ? Mais le meilleur est à venir puisqu’on découvre très rapidement que la fameuse Laura Palmer possédait bien des secrets, qu’elle n’était pas aussi appréciée que cela et que, d’ailleurs, tous les habitants semblent avoir eux aussi tout un tas de secrets inavouables…
- Justement, pour ce qui est des habitants, force est de constater que l’une des grandes forces de Twin Peaks est cette galerie de personnages complètement loufoques, inquiétants et qui dissimulent tant de secrets.
- L’agent Dale Cooper, oh combien fantasque mais terriblement efficace. Certes, il a l’air pas tout seul dans sa tête mais bon, c’est ce qui fait son charme.
- Série policière, fantastique, dramatique, soap voir même humoristique par moments ; quand je vous disais que Twin Peaks est complètement inclassable !
- Le thème musical, tout simplement mythique, de même que le générique – qui, pourtant, ne casse pas des briques.

Points Négatifs :
- Il est évidant que Twin Peaks accuse fortement son age : certes, c’est normal mais bon, entre le look des personnages, les coupes de cheveux, les images, on ne peut pas vraiment dire que cela puisse vraiment attirer un jeune public moderne qui en aura vu d’autres des séries ces dernières années.
- Un pilote et sept petits épisodes, c’est peu pour cette première saison, surtout que la seconde est bien plus longue.
- Le coté décalé général et un certain humour peut troubler une partie du public.

Ma note : 8,5/10

lundi 22 mai 2017

LES LIVRES DE CORUM – LA REINE DES ÉPÉES


LES LIVRES DE CORUM – LA REINE DES ÉPÉES

Après Le Chevalier des épées, nous retrouvons le prince Corum, le dernier des Vadhaghs, confronté de nouveau aux forces du Chaos. Mais cette fois, Corum est accompagné de la femme qu'il aime, une Mabden, la Margravine Rhalina d'Allomglyl. Un long voyage commence pour eux, semé d'embûches mais également de belles rencontres : Jhary-a-Conel devient un compagnon de route vers les royaumes de la Reine des épées, Xiombarg. Corum a tué son frère Arioch, le Chevalier des épées, et celui-ci veut revenir d'entre les morts pour se venger du Prince à la robe écarlate. Il faut maintenant que Corum et ses compagnons retrouvent la Cité dans la Pyramide, seule ville qui ait résisté à la toute-puissante Reine des épées, afin de déjouer les puissances maléfiques du Chaos. Le Champion éternel est de retour et il a déclenché la fureur de Xiombarg.


Les Livres de Corum – La Reine des épées
Auteur : Michael Moorcock
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 02 juillet 1971
Edition Française : 13 novembre 2003
Titre en vo : The Queen of the Swords
Pays d’origine : Royaume-Uni
Langue d’origine : anglais
Traduction : Gérard Lebec
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 190

Mon avis : Dans la ligne droite du premier tome, Le Chevalier des épées, la suite, intitulée La Reine des épées, malgré une petite baisse de régime, reste assez bonne dans l’ensemble. Incontestablement, sur ce point, il n’y a rien à redire, avec Corum, Moorcock tient là une œuvre de qualité incontestable qui, par certains points est peut être supérieure à celle de son personnage le plus célèbre, Elric. Voilà, c’est dit, j’ai osé, et personnellement, je le pense réellement. Entendons nous bien, quoi qu’il arrive, le Prince Albinos l’emporte sur son avatar Vadhagh, mais cela, il le doit surtout a un charisme incomparable, à une classe phénoménale, a un destin tourmenté au possible et a une épée, Stormbringer, aussi charismatique que lui. Cela et, bien sur, toute la légende qui s’est crée autour d’une figure qui, il faut bien l’admettre, fait partie des plus belles créations de la Fantasy. Cependant, si l’on doit comparer les deux œuvres, Elric et Corum, il est évidant après lecture que la deuxième est bien plus cohérente dans son ensemble, mais cela s’explique assez facilement : d’un coté, nous nous trouvons devant un ensemble de textes écrits dans le plus parfait désordre sur plusieurs décennies, de l’autre, un cycle de six volumes avec un début et une fin. Question cohérence et ligne narratrice, Corum l’emporte donc logiquement haut la main. Et comme en plus, les péripéties du dernier des Vadhaghs sont passionnantes et que, question charisme, Corum en a également à revendre, il me semble évidant que bien que moins connu qu’Elric, Corum vaut largement que l’on s’attarde sur lui. Alors, comme je suis un grand sentimental, mon cœur penche indéniablement pour le Melnibonien, mais franchement, Corum, à mes yeux, est tout juste en dessous et mériterait une place plus importante au firmament des œuvres de Fantasy. Mais je parle, je parle et je ne vous ais toujours pas aborder ce deuxième tome qui nous intéresse aujourd’hui. Souvenons nous, nous avions laissé, a l’issu du premier volume, Corum vivre des jours heureux avec se douce Rhalina après sa victoire contre le Seigneur Arioch du Chaos. Or, la sœur de celui-ci, la belle et terrifiante Xiombarg souhaite se venger du dernier des Vadhaghs et rétablir la main mise du Chaos sur les cinq plans tout justes perdus. Rien de bien original a première vu, d’ailleurs, c’est l’un des reproches que l’on pourrait faire au cycle puisque a chaque fois, Corum se voit imposer un nouvel adversaire, une quête destinée a le vaincre où il doit retrouver un objet, des alliés etc. mais malgré ce coté un peu répétitif, cela fonctionne assez bien dans l’ensemble et c’est ce qui compte. Accompagné de Rhalina, de l’extravaguant Jhary-a-Conel et de son petit chat ailé, l’avatar du compagnon des héros (Jhary, pas le chat) qui fait là sa première apparition dans le cycle et qui apporte une fraîcheur non négligeable a celui ci, Corum va partir une fois de plus a l’aventure, afin de sauver les humains (qui, rappelons le, lui causèrent tant de torts) en quête de la mystérieuse Cité dans la Pyramide. Et pour cela, les trois compagnons devront traverser tout bonnement le domaine de la Reine des épées, un lieu épouvantable digne de L’Enfer de Dante et qui donnera lieu à des passages mémorables. Alors, dans ce deuxième tome, on ne s’ennuie pas une seconde, les coups de théâtre et les situations désespérées sont légions et ont lit le tout d’une traite, sans temps morts. A cela s’ajoute une ambiance fascinante, de nouveaux personnages charismatiques (Jhary bien sur mais aussi Gaynor le Damné, déjà entraperçu du coté d’Elric dans La revanche de la Rose) et, bien entendu dans une œuvre de Moorcock, tout un ensemble d’explications sur le Multivers comme on a l’habitude, font de cette Reine des épées, deuxième volume du cycle de Corum, une petite réussite a ne pas manquer.


Points Positifs :
- Malgré une légère baisse de régime, ce second volume des Livres de Corum réussi à maintenir un certain niveau de qualité pour le fan du dernier des Vadhaghs ; il faut dire que notre héros et ses compagnons voient du pays, font un long détour dans un des royaumes du Chaos et que, vue le nombre de péripéties qu’ils subissent, le lecteur ne s’ennuie pas une seule seconde !
- Si Tristelune est le plus connu et le plus apprécié des avatars du compagnon du Champion Eternel, d’un point de vu personnel, je préfère le sympathique Jhary-a-Conel, dandy, ironique, plutôt classe et qui, entre son chat ailé qui l’accompagne partout et le fait qu’il se souvient partiellement de ses anciennes incarnations, possède un charisme fou !
- L’odyssée de nos héros dans le Royaume de la belle et terrifiante Xiombarg a, par moments, des petits airs de L’Enfer de Dante.
- Le chat ailé de Jhary-a-Conel.
- Un petit coté SF avec des vaisseaux volants.

Points Négatifs :
- Le coté aventure a peut-être pris un peu trop d’importance sur le reste dans ce second volume des Livres de Corum. Du coup, le récit en lui-même est plus simple et l’on s’attarde moins sur la psychologie des protagonistes.
- Gaynor le Damné est un personnage possédant un potentiel et un charisme non négligeable, malheureusement, il est sous-exploité dans ce roman.
- Encore une fois, je trouve que la fin est un peu trop rapide au vu de tous les événements survenus auparavant ; je n’aurais pas été contre quelques pages supplémentaires.

Ma note : 7,5/10

samedi 20 mai 2017

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 9


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 9

Les chevaliers parviennent à sortir de la maison des Gémeaux et arrivent dans celle du Cancer. Seiya passe et Shiryu reste pour affronter le terrible Masque de Mort. Il triomphe non sans mal après avoir fait un voyage dans l'au-delà. Dans la maison du Lion, contrairement à ses prévisions, Seiya ne trouve pas un allié mais un chevalier sous le contrôle du grand Pope. Il faudra le sacrifice de Cassios pour qu'Aiolia retrouve ses esprits et que les chevaliers puissent passer.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 9
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 9
Parution en vo : 10 mars 1988
Parution en vf : 16 mai 1998
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 163

Mon avis : La Bataille finale du Sanctuaire a commencée, courage Chevaliers de Bronze ! Bien évidement, cette phrase rappellera bien des souvenirs aux plus agés d’entre vous, ceux qui auront connu les heures de gloire de la version animée des Chevaliers du Zodiaque il y a prêt de vingt ans et qui se souviennent, avec nostalgie, a quel point cet arc narratif est tout bonnement exceptionnel ! Car oui, la traversée des 12 Maisons du Zodiaque et cet affrontement titanesque contre les Chevaliers d’Or aura apporté ses lettes de noblesses à une série qui, en toute sincérité, était loin d’être exceptionnelle lors de ses débuts. Car avec cette bataille, débutée dans le huitième volume de la saga, tout change, ou presque : Kurumada se découvre dessinateur talentueux lorsqu’il s’attèle aux Chevaliers d’Or, les affrontements, ridiculeusement courts auparavant deviennent bien plus longs, nos héros ont enfin des adversaires a leurs mesures, quand a l’intensité dramatique, autant comparer Dieu a un ver de terre… Et donc, dans ce neuvième tome, ce ne sont pas moins de trois maisons et quatre Chevaliers d’Or que nos héros vont devoir se coltiner : le mystérieux Gémeaux qui est en fait le Grand Pope (franchement, comment ne pas le deviner), le Verseau qui intervient en avance dans la Maison de la Balance afin de stopper son élève, Hyoga, Masque de Mort du Cancer, véritable salopard sans le moindre scrupule et qui sera opposer au Dragon et, bien entendu, Seiya qui se prend une déculottée mémorable de la part du Chevalier du Lion, ce dernier étant manipulé par le Grand Pope et ne pouvant recouvrer ses esprits que si quelqu’un meurt devant lui… et ce sera Cassios qui le fera pour sa déesse personnelle, Shina… C’est intense, c’est oh combien immersif, captivant au possible, riche en combats épiques et inoubliables, bref, c’est presque la perfection, tout simplement !


Points Positifs :
- Suite de la Bataille du Sanctuaire, l’arc narratif le plus réussi de toute la série, avec, au programme : les Chevaliers des Gémeaux, du Verseau, du Cancer et du Lion, rien que ça !
- L’affrontement entre Shiryu et Masque de Mort est tout simplement l’un des meilleurs de la Bataille du Sanctuaire. Il faut dire que le Chevalier du Cancer est un vrai salaud, qui assume et que ses pouvoirs qui envoient ses adversaires aux portes des Enfers en jettent.
- Seiya qui se prend une déculottée mémorable face au Lion – même si en deux occasions, il porte un coup – ce dernier étant sous l’emprise mentale du Grand Pope. Pour la première fois, on ressent l’immense puissance des Chevaliers d’Or et le fossé qui les sépare de nos héros.
- Le sacrifice de Cassios, qui meurt pour que vive Seiya et plus précisément pour celle qu’il aime, Shina. Toujours aussi touchant.
- Camus du Verseau qui intervient afin de stopper son élève, Hyoga, le terrasse et lui offre un cercueil de glace. Grand moment d’émotion !
- Kurumada n’a jamais été et ne sera jamais un grand dessinateur, par contre, lorsqu’il s’attèle aux armures d’or, c’est le jour et la nuit, car, en toute sincérité, ces dernières sont grandioses !

Points Négatifs :
- Shiryu qui enlève son armure on se demande bien pourquoi, Ikki qui sauve la mise de Shun… le début de certains stéréotypes qui seront récurrents dans la série…
- Kurumada restera a tout jamais une énigme pour moi : comment un type est capable de dessiner aussi bien les Chevaliers d’Or et être presque médiocre par moments !?

Ma note : 8,5/10

jeudi 18 mai 2017

EMPRESS


EMPRESS

Il y a 65 millions d'années, le Roi Morax dirige l'univers d'une main de fer, exécutant violemment les rebelles ou ceux qui ne les auraient pas dénoncer assez vite. Son épouse, la Reine Emporia, profite d'une cérémonie pour s'enfuir avec ses enfants et grâce à l'aide de Dane, son garde du corps. La fille aînée Aine n'a guère envie de s'enfuir dans le vaisseau qu'ils ont réservé de force mais elle finit par monter à bord en compagnie d'Adam et Puck, ses petits frères. S'ils parviennent à quitter l'atmosphère terrestre, ils se font rattraper par un vaisseau de guerre bien plus grand que le leur. Jouant sur l'inspiration de Dane, ils s'en sortent. Seulement, pour échapper à Morax, ils doivent se trouver une planque. Emporia pense se rendre auprès de sa sœur mais celle-ci est à l'autre bout de l'univers. Pour s'y rendre, Dane choisit de faire confiance à Tor, un ami à qui il a confié une machine permettant de se téléporter d'un astre à un autre. De quoi atteindre leur destination en évitant d'être repérés ou rejoints par Morax et ses subordonnés...


Empress
Scénario : Mark Millar
Dessins : Stuart Immonen
Encrage : Wade von Grawbadger
Couleurs : Ive Svorcina
Couverture : Stuart Immonen
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Empress
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 21 février 2017
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 03 mai 2017
Nombre de pages : 200

Liste des épisodes
Empress 1-7

Mon avis : Indéniablement, Mark Millar est l’un des noms les connus parmi les auteurs de comics, cependant, là où certains autres auteurs sont reconnus par leurs pairs et les lecteurs, le britannique, lui, est plus clivant, la faute a ses diverses œuvres parues ces dernières années et où il est capable du meilleur – Ultimates, Jupiter’s Legacy – comme du franchement moyen – Chrononauts. Mais bon, malgré quelques titres moins réussis, dans l’ensemble, on ne peut enlever au scénariste le fait qu’il soit devenu l’un des auteurs les plus prolifiques de ces quinze dernières années et que, entre son travail pour les grosses maisons d’édition où ces œuvres personnelles, le nom de Millar revient régulièrement sur le devant de la scène. Et donc, aujourd’hui, c’est à l’une des dernières créations en date du britannique que nous allons nous intéresser avec cet Empress, œuvre de SF qui tient énormément d’un certain Star Wars, rien que ça ! Bien évidement, ce n’est pas une première pour Millar qui, bon gré mal gré, dans ses créations récentes, s’inspire régulièrement d’œuvres cultes : Flash Gordon pour Starlight, la JLA pour Jupiter’s Legacy. Certains n’y verront qu’un vulgaire pompage, d’autres, un bel hommage surtout que, réussite ou pas, Millar y apporte a chaque fois sa petite touche personnelle, ce qui fait que l’on est a mille lieux du plagiat. Et donc, dans Empress, les points communs avec Star Wars sont nombreux, comme cet Empire Galactique, cette reine/princesse poursuivie par les forces de l’Empire, ce capitaine de la garde mélange qui tient à la fois de Han Solo comme d’un Chevalier Jedi, ce robot, etc. Cependant, plus qu’un vulgaire copié-collé de la saga de George Lucas, Empress se démarque aussi par d’autres influences, plus subtiles, comme le clin d’œil aux productions de Rick Remender, la thématique de la famille étant présente. Cependant, là où Remender use a chaque fois de cette thématique tout en sachant se renouveler avec talent, on sent, dans le cas présent, que Millar n’est pas aussi doué pour nous faire ressentir les mêmes sentiments que l’on peut éprouver en lisant un Black Science ou un Deadly Class par exemple. Sympathique divertissement avant tout, Empress ne restera certes pas dans les annales de la bande dessinée mais n’en reste pas moins un bon comic, parfaitement représentatif de ce qu’est capable de nous offrir un auteur comme Mark Millar, c’est-à-dire, prendre du plaisir avant tout, sans grandes prises de têtes…


Points Positifs :
- Fortement inspiré de Star Wars, Empress n’est pas qu’un simple copié/collé de l’œuvre culte de George Lucas et plaira sans nul doute aux amateurs de space opera, de par son univers varié et coloré, les multiples références habituelles du genre et, bien entendu, ces personnages hauts en couleur.
- Mark Millar est capable de nous pondre des chefs d’œuvres mais, bien souvent, ses créations sont plus de simples divertissements qu’autre chose, cependant, un peu de légèreté, cela ne fait pas de mal !
- Si l’on se coltine pas mal de poncifs du genre, force est de constater que le final en surprendra plus d’un !
- Les dessins de Stuart Immonen, co-auteur de cette série et qui, ma foi, fait l’étalage de tout son talent, ce qui ravira ses fans.
- Une couverture franchement réussie !

Points Négatifs :
- Il est évidant que Empress est une œuvre plutôt sympathique et qui se lit bien, cependant, c’est plus un simple divertissement qu’autre chose. De plus, ce comic ne révolutionnera en aucune façon le genre, bien au contraire.
- Certes, Empress n’est pas un vulgaire pompage de Star Wars, cependant, les points communs sont nombreux, quand aux poncifs du space opéra, ils sont légions. Dommage car un peu d’originalité n’aurait pas nuit a l’ensemble…
- Des protagonistes un peu trop stéréotypés et peu charismatiques, a bien y regarder.

Ma note : 7/10

LET IT BE


LET IT BE

The Beatles

1 - Two of Us (John Lennon, Paul McCartney) 3:37
2 - Dig a Pony (John Lennon, Paul McCartney) 3:55
3 - Across the Universe (John Lennon, Paul McCartney) 3:49
4 - I Me Mine (George Harrison) 2:26
5 - Dig It (John Lennon, Paul McCartney, George Harrison, Ringo Starr) 0:50
6 - Let It Be (John Lennon, Paul McCartney) 4:00
7 - Maggie Mae (Traditionnel, arr. The Beatles) 0:41
8 - I've Got a Feeling (John Lennon, Paul McCartney) 3:37
9 - One After 909 (John Lennon, Paul McCartney) 2:56
10 - The Long and Winding Road (John Lennon, Paul McCartney) 3:37
11 - For You Blue (George Harrison) 2:33
12 - Get Back (John Lennon, Paul McCartney) 3:07


Let It Be
Musicien : The Beatles
Parution : 08 mai 1970
Enregistré : janvier – mars 1969
Durée : 35:00
Genre : Pop Rock, Folk Rock, Blues Rock
Producteur : Phil Spector
Label : Apple

Musiciens :
John Lennon : chant, guitare électrique, guitare acoustique, lap Steel Guitar, basse
Paul McCartney : chant, basse, guitare acoustique, piano, piano électrique, orgue Hammond
George Harrison : chant, guitare électrique, guitare acoustique, tambûra, basse
Ringo Starr : batterie, percussions
Billy Preston : orgue Hammond, piano, piano électrique

Mon avis : Douzième et dernier album des Beatles, Let It Be, depuis sa sortie, divise a la fois les fans, les membres du groupe et les critiques musicaux. En effet, déjà, pour commencer, il y a tromperie sur la marchandise puisque, en fait, c’est Abbey Road qui fut en fait le tour dernier opus enregistré par le groupe, Let It Be ayant trainé sensiblement un an dans les cartons avant que ce diable de Phil Spector ne vienne y jeter son grain de sel, pour le plus grand plaisir de John Lennon et au grand désarroi d’un McCartney furieux. De plus, lors de la sortie de cet album, de fait, le groupe en tant que tel n’existait plus depuis belle lurette, ce que le grand public ne savait pas encore. Ajoutons à cela le fait que, en comparaison de Abbey Road – sans oublier les productions plus anciennes – Let It Be apparait comme étant inférieur et l’on comprend, parfaitement, pourquoi cet album divise depuis plus de quatre décennies. Pourtant, tout n’est pas à jeter dans Let It Be, bien au contraire : déjà, pour la simple et bonne raison que les Beatles n’ont jamais fait de mauvais albums et que, même divisés, même ne se supportant absolument, ces quatre là étaient capables de ce sublimer, encore et encore. Ensuite, il y a le concept même de cet opus, cette volonté d’abandonner la complexité de la musique du groupe pour revenir à ses origines, à un son plus épuré et que nos quatre garçons de Liverpool auraient été capables de jouer sur scène – ce qui, pour la petite histoire, sera fait sur les toits de Apple. Ajoutons a cela le fait que cet album comporte tout un tas de bonnes chansons et, surtout, un chef d’œuvre absolu, Let It Be (la chanson, pas l’album) et vous comprendrez, sans nul doute, que Let It Be (l’album, pas la chanson) mérite le détour. Après, il est évidant que les Beatles avaient fait beaucoup mieux auparavant, cela est incontestable, mais bon, comme je vous l’ai dit, jamais le groupe ne fit de mauvais albums, alors, cela veut dire que ça veut dire…


Points Positifs :
- Dernier album sortit mais en fait, avant dernier enregistré par le groupe, Let It Be mérite le détour pour cette volonté assumée par les quatre musiciens de revenir à leurs racines, ce qui nous vaut un opus moins sophistiqué, au son plus simple et aux compositions plus rock et blues.
- De bonnes voir de très bonnes chansons dans cet album mais, surtout, un pur bijou, je veux bien évidement parler de Let It Be.
- Une pochette certes simple dans sa conception mais qui n’en reste pas moins culte.
- Curieusement, alors que le couple Lennon/McCartney ne se supportait plus, celui-ci chante allègrement en duo sur quelques titres : Two of Us, I've Got a Feeling et One After 909.
- Cette impression d’enregistrement live alors qu’en fait, ce n’est pas vraiment le cas. C’est la seule fois où ce procédé est utilisé dans un album du groupe et force est de constater que c’est plutôt efficace.

Points Négatifs :
- Si Let It Be, en tant qu’album, est bon, il est clair qu’il est inférieur aux productions majeures du groupe, et de loin. Il manque en effet des titres plus marquants et, en voulant renouer avec le son des débuts, les Beatles perdent en complexité et, quelque part, en qualité.
- Le pseudo beauf qu’est Dig It et la chanson traditionnelle de Liverpool qu’est Maggie Mae ne servent à rien et nuisent considérablement à l’ensemble.
- Je comprends parfaitement McCartney quand a ce qu’il pense de la production de Phil Spector ; peut-être pas sur tous les titres mais certains en souffrent beaucoup…
- Déjà connu un George Harrisson en plus grande forme. Mais bon, un certain All Things Must Pass allait bientôt démontrer au monde toute l’étendue de son talent !

Ma note : 8/10
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