vendredi 9 décembre 2016

BLACK SCIENCE – SUR LES RIVES DU LÉTHÉ


BLACK SCIENCE – SUR LES RIVES DU LÉTHÉ

Un homme caché par un grand manteau et un masque déambule dans un lieu inconnu à la recherche d'un certain objet. Une fois celui-ci retrouvé, il retourne dans son antre. Il s'agit de Grant McKay. Celui-ci souffre de troubles de la mémoire depuis déjà trois ans. Parfois, il a des flashs lui montrant son passé. Il se revoit notamment lorsqu'un jour où il était malade, il dut retourner chez lui et surpris sa mère en train de tromper son père avec un autre homme. Afin de lui faire tenir sa langue, sa maman lui dit que le Goongaloonga viendrait le dévorer s'il trahissait ce secret. Une autre fois, il eut une vision lui disant de passer de l'autre côté de la colline. Alors que Grant s'approche d'une grotte, un monstre apparaît, celui de son enfance. Heureusement, son frère le sauve. Un frère qui ne devrait pas être là et qui lui dit qu'il ne peut rien faire contre la créature...


Black Science – Sur les rives du Léthé
Scénario : Rick Remender
Dessins : Matteo Scalera
Encrage : Matteo Scalera
Couleurs : Moreno Dinisio
Couverture : Matteo Scalera
Genre : Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Black Science – Volume 4
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 31 mai 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 26 août 2016
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Black Science 17-21

Mon avis : Quatrième tome de cette excellente série qu’est Black Science, ce nouvel album, le dernier paru en France pour le moment (ce qui signifie que je vais devoir patienter longtemps pour découvrir la suite) confirme une fois de plus tout le bien que l’on peut penser au sujet d’un auteur comme Rick Remender, ce dernier n’étant jamais aussi bon que lorsqu’il est libéré des contraintes éditoriales d’une grosse compagnie comme Marvel. En effet, entre un univers (ou plutôt des univers) original, des personnages charismatiques au possible malgré leurs simplicités apparentes et leurs nombreux défauts et, bien entendu, cette fameuse thématique familiale qui reste le grand cheval de bataille de Remender, Black Science reste une valeur sure de la bande dessinée nord-américaine actuelle, pour ne pas dire, soyons fous, l’un de ses plus beaux fleurons. Il faut dire que, coté dessins, Matteo Scalera, artiste génial, sublime un scénario qui le mérite bien et, une fois de plus, au cours de ces cinq nouveaux épisodes qui composent cet album, certaines planches sont tout bonnement sublimes et brillent par leur inventivité. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? En fait, presque car si, indéniablement, ce quatrième volume de la série reste, qualitativement parlant, de haute volée, force est de constater que l’on regrettera, un chouia, qu’il soit trop centré sur Grant McKay, la plupart des autres protagonistes brillant par leur quasi-absence – et lorsque l’on sait que l’on pouvait avoir des doutes quant au sort de certains d’entre eux, je vous laisse imaginer mon désarroi ! Mais bon, d’un autre coté, si l’on bouffe du Grant McKay du début à la fin de ce quatrième tome, force est de constater que vu le nombre de révélations qui sont faites sur son passé et plus précisément, sur son rapport avec ses parents, rapport qui aura modelé l’homme qu’il est devenu, tout cela s’est avéré nécessaire afin de mieux cerner un personnage tellement peu sympathique que l’on avait jusque là bien du mal a lui trouver des excuses. Bref, vous l’avez compris, avec ce quatrième volume de Black Science, les amateurs de la série vont encore passer un très bon moment, les fans de Remender chanter ses louanges, quand aux autres, eh bien, il serait peut-être temps de s’intéresser un peu a cette œuvre décidément hors du commun !


Points Positifs :
- On croyait tout connaitre sur  Grant McKay, protagoniste principal de l’histoire et individu fort peu sympathique, eh ben, c’était bien mal connaitre ce diable de Rick Remender qui nous livre dans ce tome tout un tas de révélations sur son enfance, révélations qui viennent expliquer l’homme qu’il est devenu, mais aussi, atténuer le ressenti que l’on pouvait éprouver a son égard…
- D’ailleurs, sur ce point, Remender va loin pour ce qui est des parents de Grant McKay : entre un père suicidé et une mère qui couchait avec tout ce qui bougeait et qui traite son fils comme un moins que rien, pas étonnant que ce dernier ait fait n’importe quoi avec sa famille.
- Matteo Scalera livre encore une prestation tout simplement magnifique ! Certes, ce n’est pas une surprise mais bon, force est de constater que certaines planches sont somptueuses, que tout cela fourmille d’idées audacieuses et qu’il y a même une belle référence a Blacksad !
- La manière dont Grant McKay se venge de Rebecca est délicieusement perverse mais bien méritée !

Points Négatifs :
- Un tome beaucoup trop centré sur Grant McKay, ce qui fait que, du coup, quasiment tous les autres protagonistes brillent par leur absence. Et vu que cela fait depuis la fin du troisième tome que je me pose des questions sur le sort de Kadir…
- Que Grant McKay éprouve des remords sur son comportement inqualifiable vis-à-vis de sa famille, qu’il souhaite tout faire pour les sauver, c’est une chose – surtout qu’elle est au cœur de l’intrigue de Black Science – mais bon, par moments, il pourrait arrêter de geindre un peu ?!
- Une couverture pas vraiment top…

Ma note : 8/10

mardi 6 décembre 2016

L'ATTAQUE DES TITANS – TOME 20


L'ATTAQUE DES TITANS – TOME 20

Dans un monde ravagé par des titans mangeurs d’homme depuis plus d’un siècle, les rares survivants de l’Humanité n’ont d’autre choix pour survivre que de se barricader dans une cité-forteresse. Le jeune Eren, témoin de la mort de sa mère dévorée par un titan, n’a qu’un rêve : entrer dans le corps d’élite chargé de découvrir l’origine des titans, et les annihiler jusqu’au dernier… Bien décidé à découvrir le secret sommeillant dans le sous-sol de la maison Jäger, le Bataillon d’exploration doit avant tout reprendre le mur Maria, et livre pour cela une lutte acharnée contre Reiner, Bertolt et le Titan bestial. Eren et les siens parviendront-ils à vaincre cet infernal trio pour enfin accéder à de nouvelles révélations ?!


L’attaque des Titans – Tome 20
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Action, Dark Fantasy, Dystopie, Horreur, Tragédie
Titre en vo : Shingeki no Kyojin vol. 20
Parution en vo : 09 août 2016
Parution en vf : 30 novembre 2016
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 192

Mon avis : Débuté dans le tome précédent, dont je vous ai parlé en aout dernier, le formidable affrontement entre, d’un coté, le Bataillon d’exploration, et de l’autre, le Titan bestial (alias le père d’Eren), Reiner et Bertolt se poursuit dans ce vingtième volume d’une saga qui, malgré sa durée qui commence à devenir conséquente, n’en reste pas moins toujours aussi captivante. Il faut dire que plus les tomes défilent et plus on a hâte de connaitre le fin mot de l’histoire, qui, en toute logique, devrait être proche, mais avant d’en arriver là et découvrir enfin la vérité sur l’origine des Titans, ne boudons pas notre plaisir avec ce tome qui, une fois de plus, est à la hauteur de nos espérances. Oh certes, le premier chapitre de celui-ci peut sembler s’étirer un petit peu en longueur et nous faire craindre un affrontement interminable entre nos héros et le Titan Colossal, mais fort heureusement, il n’en est rien car arrivé sensiblement au tiers de ce vingtième volume, Hajime Isayama s’intéresse au sort du Major Erwin et des rares survivants du Bataillon d’exploration : pris en tenailles par le Titan bestial d’un coté et la menace représentée par le Colossal de l’autre, Erwin et les siens, afin de donner une chance a Livaï de terrasser de terrasser le père d’Eren, décident se ce sacrifier dans une charge pour le moins héroïque et spectaculaire. Bien évidement, la mort est au rendez vous pour l’un des protagonistes majeurs du manga, le fameux et charismatique Major Erwin et, ma foi, cette disparition marque les esprits… mais a peine avons-nous le temps de pleurer ce dernier que tout s’emballe, que d’autres protagonistes perdent la vie dans ce formidable jeu de massacre, y compris, certains pour le moins inattendus. Et tandis que Livaï massacre littéralement le Titan bestial mais ne réussit pas à lui porter le coup de grâce, les dernières pages s’achèvent sur les morts apparentes de Reiner, Bertolt et… Armin ! Bien évidement, un retournement de situation est toujours possible pour certains de ces derniers mais qu’est ce que ce tome aura marqué les esprits, ne serais-ce que pour ce petit jeu de massacre de l’auteur ; ah, que ce sera dur de patienter jusqu’à la suite !


Points Positifs :
- Cela faisait belle lurette qu’il n’y avait pas de morts véritablement marquantes dans L’attaque des Titans, eh bien, dans ce vingtième tome, force est de constater que l’on est plus que servis, et pas qu’un peu ! Certes, on peut avoir des doutes quand au sort de certains, principalement Reiner et Bertolt qui semblent increvables, mais pour Erwin, c’est évidant qu’il est mort, quant a Armin, je ne vois pas comment il aurait put survivre…
- L’attaque suicide du Bataillon d’exploration marque franchement les esprits ! Parce qu’ils y passent tous, ou presque, pour le coté spectaculaire de la chose, et puis, pour la belle fin de l’un des personnages majeurs de la série, le Major Erwin.
- L’affrontement entre Livaï et le Titan bestial, ou, plutôt, le massacre en règle du second par le premier. Dommage que notre caporal préféré n’a pas réussi à porter le coup de grâce, mais quelle classe tout de même !
- Hajime Isayama ne sera jamais un grand dessinateur, la chose est évidente depuis longtemps, mais par moments, il livre des planches franchement réussies, quand aux scènes d’actions, c’est un régal !

Points Négatifs :
- Reiner et Bertolt ont été tellement de fois à deux doigts de se faire tuer (surtout le premier) qu’au bout d’un moment, on n’y croit plus. Certes, je peux me tromper et il faudra patienter jusqu’au prochain tome pour en avoir le cœur net, mais bon…
- Hajime Isayama alterne entre des planches fort réussies et d’autres qui ne le sont pas du tout. Dommage que cette inconstance nuise par moments a la qualité générale de l’œuvre, même s’il faut reconnaitre que nous sommes a mille lieux des débuts de la série où, coté dessins, ce n’était pas vraiment ça.
- Encore une couverture un peu bof. L’attaque des Titans, un manga génial mais avec des couvertures moches !

Ma note : 8/10

lundi 5 décembre 2016

BLACK SHEEP


BLACK SHEEP

Terrifié par les moutons et sortant tout juste d'une thérapie, Henry revient dans la ferme familiale afin de vendre sa part de l'entreprise à son frère aîné. Il ne sait pas encore que ce dernier y mène des expériences génétiques à haut risque. Quand un groupe d'activistes écologistes libère un agneau mutant, des dizaines de moutons se transforment peu à peu en prédateurs sanguinaires qui mordent et transmettent l'infection aux humains, qui se transforment à leur tour en monstrueux moutons.


Black Sheep
Réalisation : Jonathan King
Scénario : Jonathan King
Musique : Victoria Kelly
Production : Live Stock Films et New Zealand Film Commission
Genre : Horreur, Comédie
Titre en vo : Black Sheep
Pays d'origine : Nouvelle-Zélande
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 29 mars 2007
Durée : 83 mn

Casting :
Nathan Meister : Henry Oldfield
Peter Feeney : Angus Oldfield
Danielle Mason : Experience
Tammy Davis : Tucker
Oliver Driver : Grant
Tandi Wright : Dr Rush
Glenis Levestam : Mme Mac
Nick Fenton : Henry, jeune
Eli Kent : Angus, jeune
Sam Clarke : Tucker, jeune
Ian Harcourt : Brash

Mon avis : Celui-là, on pourra dire que j’aurai attendu longtemps avant de pouvoir enfin le regarder, presque une décennie pour être plus précis, mais il faut dire que si ce préambule peut faire douter certains de ma santé mentale, a ma décharge, je dois reconnaitre que dès que j’avais appris l’existence de ce film d’horreur nouveau zélandais, je n’eu plus qu’une envie : voir si ce dernier serait digne de son illustre prédécesseur, je veux bien évidement parler de l’incomparable et inimitable Braindead, sans nul doute le maitre étalon du genre… euh, quel genre ? Eh ben, la comédie horrifique, bien entendu ! Car oui, si l’horreur est belle et bien présente dans Black Sheep, rien que le postulat de départ annonce la couleur : ainsi, ici, pas de zombies qui vont fondre sur de pauvres innocents mais des… moutons ! Oui, vous avez bien lu, des moutons ! Mais pas le placide animal que tout a chacun connait puisque les moutons de ce long métrage sont de terrifiants et impitoyables moutons tueurs, des mangeurs de chair humaine modifiés génétiquement par des expériences innommables d’une bande de savants fous et d’un propriétaire d’élevage sans scrupule. Bref, d’entrée de jeu, on comprend que Black Sheep tiendra davantage de la comédie que du film d’horreur classique, et justement, c’était cela qui faisait tout son intérêt car quand on repensait a ce que fut Braindead en son temps, si Black Sheep n’avait que la moitié d’intérêt de son illustre ainé, alors, il était clair que l’on allait passer un bon moment ! Sauf que, parfois, les plus belles attentes finissent en eau de boudin et la montagne accouche d’une souri ou d’un mouton si cela vous fait plaisir, car oui, mille fois hélas d’ailleurs, après visionnage de la chose, il est clair que Black Sheep, a aucun moment, ne peut être comparé a Braindead… En effet, là où dans ce dernier, Peter Jackson, tout en nous faisant rire, rendait un brillant hommage aux films du genre, dans Black Sheep, si le postulat de départ est certes loufoque, pour le reste, on ne peut pas vraiment dire que cela soit une grande réussite. Oh, certes, il y a quelques scènes assez drôles et oui, je reconnais avoir franchement ri par moments – ah, le mouton qui conduit une camionnette, il fallait oser tout de même – cependant, pas tant que ça au final, et puis, a bien y regarder, tout cela n’est-il pas franchement débile au bout d’un moment, surtout quand les humains se transforment en hybrides ? Du coup, arrivé sensiblement au milieu du film, on se dit que Black Sheep ne tient pas ses promesses, bien au contraire, et, du coup, on finit de le regarder juste par curiosité, histoire de voir comment tout cela va finir… Et quand arrive la toute dernière scène, qui est par ailleurs le coup de poignard final quand a la crédibilité de l’ensemble, on ne peut s’empêcher de se dire que tout cela fut bien décevant… et dire que, dans mon cas, j’aurai attendu presque dix ans pour m’en rendre compte !


Points Positifs :
- Le postulat de départ est tellement débile – des moutons tueurs – que celui-ci ne peut que plaire aux amateurs d’humour complètement déjantés et de films a regarder au second degré.
- Même si celles-ci ne sont pas très nombreuses, il y a tout de même quelques belles scènes tellement absurdes qu’elles vous feront rire, ou, du moins, sourire…
- Le coté décalé des moutons qui deviennent ici de redoutables prédateurs. Et ces quelques séquences où l’on voit un troupeau de moutons fondre sur de malheureux innocents.

Points Négatifs :
- Au final, on ne rigole pas tant que ça et il est clair que bon nombre des scènes censées être drôles tombent à plat, ce qui est un comble pour ce genre de films.
- L’idée des hybrides humains et moutons est plutôt débile et dessert le film : les moutons suffisaient amplement selon moi.
- Des protagonistes sans le moindre charme et aucun intérêt, en dehors du méchant de l’histoire, à la rigueur – et encore, pour son attrait contre nature pour un mouton.
- L’énorme déception pour tous ceux qui espéraient que Black Sheep soit le digne héritier du cultissime Braindead

Ma note : 4,5/10

dimanche 4 décembre 2016

HISTORIA SPÉCIAL – LES MIRACLES


HISTORIA SPÉCIAL – LES MIRACLES
Juillet 1979

Sommaire :
Edito : Les Miracles
Les Miracles
- Qu’est ce que le miracle ?
- Les miracles du Christ
- Premières apparitions de Marie
- Bernadette à Massabielle
- Guérisons miraculeuses
- Les médecins face aux guérisons inexplicables
- A Pontmain, la Vierge aux étoiles
- Fatima aux soleils dansants
- Que s’est-il passé à Garabandal ?
- Les stigmatisés
- Padre Pio
- Une Sainte enquête de miracles depuis trois siècles : Mère Agnès de Jésus
- L’étonnante survie d’un ermite libanais
Livres d’Histoire

Mon avis : Datant de la toute fin des années 70, ce numéro spécial de la revue Historia est un exemple parfait que les revues spécialisés, fut une époque, osaient souvent abordés des cas pour le moins polémiques, ce qui devient de plus en plus rare de nos jours. Car bon, si traiter des ovnis ou, dans un sens plus large, de la vie dans l’univers, reste assez commun dans l’ensemble, la thématique des miracles est un problème bien plus complexe et, accessoirement, autrement plus sujet a polémique. Car dit miracle dit, bien entendu, lien indescriptible avec le catholicisme, première religion mondiale, certes, mais depuis longtemps raillé en occident, particulièrement en France, pourtant pendant longtemps qui se targuait d’être la Fille ainée de l’Église… Mais en dehors de la polémique religieuse a proprement parlé, il y a aussi le fait qu’accepter la chose miraculeuse, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit (et pas le contraire) que bien peu de personnes sont capables de faire tellement ces fameux miracles – apparitions de la Vierge, stigmates, guérisons inexplicables, incoruption des corps post-mortem – semblent relevé de l’impossible… davantage que les ovnis, les fantômes ou la parapsychologie ? Oh que oui ! Quoi qu’il en soit, ce vieux numéro de la revue Historia traite plutôt fort bien de la chose miraculeuse : déjà, en nous expliquant ce qu’est un miracle, un vrai, et en nous expliquant qu’en dehors de la religion chrétienne, eh bien, il faut appeler ces phénomènes autrement, ensuite, en abordant les fameux miracles du Christ ainsi que la manière dont ils furent traités par les apôtres dans les évangiles, avant de, bien entendu, arriver au plat principal, c’est-à-dire, les nombreux et divers exemples de miracles survenus au cours de l’Histoire. Lourdes, Fatima, Padre Pio, Anne-Catherine Emmerich et bien d’autres, moins connus, défilent ainsi au fil des pages, de façon très documenté et sans que les auteurs ne tombent tout a fait dans une croyance béate de ces événements, quoi que, au vu de certains cas incontestablement troublants, devant certaines guérisons inexplicables, de témoignages de médecins que l’on ne peut contester, il est clair que le miracle, en tant que tel, ne peut être nier en certaines occasions. Alors certes, il se pourrait qu’un jour lointain, la science parvienne à expliquer le phénomène mais le nier tout bonnement parce qu’a ce jour, elle ne le comprend nullement, serait faire preuve d’une bien mauvaise foi… Quoi qu’on en pense, en tous cas, il est clair que ce numéro spécial d’Historia mérite le détour, ne serai-ce que pour battre en brèche certaines de nos certitudes car oui, indéniablement, certains cas sont vraiment troublants !


Points Positifs :
- Une fois de plus comme je le dis souvent avec ces anciens numéros de la revue Historia, voilà une revue comme on n’en fait plus et qui ose sortir des sentiers battus tout en abordant la thématique en profondeur. Car bon, que l’on soit croyant ou pas, force est de constater qu’a la lecture de tous ces cas oh combien troublants, il en ressort que ces derniers ne peuvent pas être aussi facilement écartés que certains le souhaiteraient…
- Si des cas célèbres comme Lourdes, Fatima, le Padre Pio ou Anne-Catherine Emmerich sont traités, d’autres, plus obscurs ou tout bonnement oubliés de nos jours sont eux aussi mis en avant, ce qui est une bonne chose.
- Une très bonne définition de ce qu’est véritablement un miracle, mot bien trop utilisé a tord et a travers de nos jours et qui, ici, retrouve son sens premier ; et son lien avec le Christianisme, que l’on ne peut nier.
- Comme a chaque fois avec ces vieux numéros, les dossiers sont longs, complets et forts instructifs. Il y avait moins d’illustrations jadis, pas de couleur, certes, mais on en avait largement pour notre argent !

Points Négatifs :
- Tout de même noté, en quelques rares occasions, une certaine complaisance vis-à-vis de certains cas que l’on ne peut que qualifier de douteux. Certes, cela n’empêche pas tous les autres d’être pris au sérieux, mais il est clair que cela nuit un peu à la crédibilité de l’ensemble.
- Il manque un chapitre où on aurait expliqué le choix de l’Eglise de reconnaitre certains miracles ou d’accorder la sainteté à certains individus et non a d’autres. Il est clair que la chose politique pèse de son poids dans ces décisions, ainsi que quelques opinions discutables – dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs.

Ma note : 7,5/10

samedi 3 décembre 2016

WALKING DEAD – POINT DE NON RETOUR


WALKING DEAD – POINT DE NON RETOUR

Rick et sa bande ont désormais intégré une communauté d’hommes et de femmes épargnés par la mort, aux portes de Washington. Point de zombies idiots et analphabètes à l’horizon. Juste quelques êtres humains, construisant des maisons ou allant comme n’importe qui à l’école, tentant de vivre normalement, malgré tout. Première mission de Rick : se faire accepter par ses nouveaux amis. Le problème, c’est que Rick est policier de métier et que le port d’arme lui est interdit dans l’enceinte du camp. Les fusils et autres flingues du groupe ont été mis dans une réserve, fermée à clefs. Toujours soupçonneux face aux inconnus, un brin parano aussi, Rick va pénétrer dans le cagibi pour récupérer de quoi se défendre en cas de pépin. C’est vrai que la communauté a l’air bien paisible et que, finalement, c’est plutôt louche. Cependant, si le chef du camp s’en aperçoit, ça risque de faire des étincelles. Peu importe. L’essentiel pour Rick est de mettre les siens à l’abri du danger. Question d’instinct de survie… Il vole donc les armes et fait comme si de rien n’était. Un peu plus tard, il s’aperçoit d’ailleurs que Pete, le père de Ron, est suspect… Frapperait-il sa femme et son enfant ? Rick le pense en tout cas… Il faut donc réagir, et vite !


Walking Dead – Point de non retour
Scénario : Robert Kirkman
Dessins : Charlie Adlard
Encrage : Charlie Adlard
Couleurs : Cliff Rathburn
Couverture : Charlie Adlard
Genre : Fantastique, Etrange, Horreur
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Walking Dead – Too Far Gone
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 23 novembre 2010
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 16 mars 2011
Nombre de pages : 144

Liste des épisodes
Walking Dead 73-78

Mon avis : Arrivés, dans le tome précédant, dans ce véritable havre de paix qu’est la petite communauté d’Alexandria, Rick et ses compagnons pouvaient enfin trouver un repos bien mérité, sauf que, c’étais sans compter sans le fait que, dans ce monde post-apocalyptique, on se doute bien que la sécurité est toujours relative, mais aussi par le simple fait que, a force d’avoir côtoyer le danger et la mort pendant des mois, a force d’avoir dût commettre le pire afin de survivre, nos héros, désormais, se méfient de tout le monde, y compris de ceux qui leur ont ouvert leurs portes… Mais malgré cette méfiance compréhensible, Rick et les siens font tout de même leur trou au sein de cette communauté, certains plus que d’autres d’ailleurs et une bonne partie de ce treizième tome de Walking Dead est consacré a ces diverses tranches de vie, ce qui, du coup, ralentit un peu l’intrigue au vu des volumes précédents, celui-ci étant davantage porté sur les dialogues que sur l’action a proprement parlé. Certes, Robert Kirkman maitrise toujours aussi bien son sujet et il est intéressant comment tout ce petit monde – nouveaux et anciens personnages – interfère au gré des événements… Des événements qui, on s’en doutait, finissent par basculer, ce qui vient donner un sacré coup de pied dans la tranquillité insouciante d’Alexandria : bien entendu, une fois de plus, la menace ne vient pas des zombis mais des humains, menace extérieure mais aussi intérieure, cette dernière étant la plus marquante de par sa nature. Quoi qu’il en soit, Rick, de plus en plus extrémiste et qui semble avoir légèrement péter les plombs depuis quelque tomes, malgré ses coups d’éclats, finit par la force des choses obtenir gain de cause : nul autre que lui n’est plus capable de contrer les menaces qui pèsent sur Alexandria… et on se doute que, pour la suite, le calme est définitivement passé…


Points Positifs :
- Psychologiquement, ce tome, plus calme que ses prédécesseurs, est plutôt réussi et il est intéressant de voir nos héros s’adapter petit a petit au sein de cette communauté, mais aussi, surtout, voir comment, de par leur expérience de la survie, ils apparaissent comme devant prendre les choses en main, aux yeux des habitants – ces derniers étant beaucoup trop ramollis par leur existence au sein de ce petit havre de paix qu’est Alexandria.
- Plus que la menace extérieure, logique et auquel on s’attendait, c’est celle de l’intérieur qui marque le plus les esprits, surtout au vu de ses conséquences vis-à-vis de la position de Rick au sein de la communauté.
- La relation entre Rick et Douglas et leurs multiples face a face, souvent tendus mais toujours captivants, ne serais-ce que pour les dialogues…
- Coté dessins, Charlie Adlard reste égal a lui-même, c’est-à-dire, très bon.

Points Négatifs :
- Même si dans l’ensemble, ce treizième tome reste plutôt bon, force est de constater qu’il est par moments un peu trop calme au vu de ses prédécesseurs et qu’il y a même quelques longueurs par moments, Kirkman s’attardant un peu trop sur certains dialogues tandis qu’il ne se passe pas grand-chose de véritablement marquant.
- Paradoxalement, je trouve que les événements se bousculent beaucoup trop rapidement dans le dernier épisode de ce volume et que la prise de pouvoir de Rick intervient un peu trop facilement.

Ma note : 7,5/10

PROMÉTHÉE – LES ÂMES PERDUES


PROMÉTHÉE – LES ÂMES PERDUES

Seule une petite partie de l’Humanité a survécu… Cette Humanité qui n’a pas voulu tenir compte des avertissements qui survenaient tous les jours à 13 heures 13, durant 13 jours. Cela aurait-il pu être évité ? Ou plutôt… Cela pourra-t-il être évité ? En 1959, à Camp Hero, les scientifiques du projet secret Montauk voient arriver avec stupéfaction Turan, Dimbort, Lacan et Denton du XXIe siècle. Les « hommes du futur » vont devoir persuader les scientifiques du passé de la catastrophe à venir ! En 2019, de leur côté, les rares survivants de l’invasion alien tentent de survivre tant bien que mal… Pour eux, le temps est venu de brûler et d’enterrer les victimes du génocide planétaire orchestré par les extraterrestres.


Prométhée – Les âmes perdues
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Pierre Loyvet
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 02 novembre 2016
Nombre de pages : 56

Mon avis : La sortie du treizième tome de Prométhée, en janvier dernier, n’avait pas vraiment marquer les esprits, ou plutôt si, sauf que pour de bien mauvaises raisons : ainsi, après un final qui, déjà, avait fortement déçu, ce tome de transition, comme il était appeler, était apparu comme étant bien trop bancal pour que l’on ne ressorte pas de sa lecture avec l’impression que l’on s’était franchement moquer de nous. Pourtant, malgré la tournure prise par la série lors de ses derniers tomes, j’avais encore espoir – oh, certes, pas un grand espoir non plus – que, qui sait, celle-ci ne reparte peut-être pas sur de bonnes bases mais, au moins, sur quelque chose d’un peu plus réussi. Il faut dire que Prométhée m’avait tellement plu tout au long de sa parution que je conservais encore en mois l’espérance que son auteur, Christophe Bec, pouvait encore sauver les meubles… Et donc, nous en sommes arrivés là, a ce fameux début de second cycle et, inutile de tourner plus longtemps autour du pot, si le tome de transition n’était qu’un attrape pigeons, Les âmes perdues, quatorzième volume de la saga, lui, est d’un tout autre niveau ! Car mine de rien, Providence et son massacre en règle de l’humanité avait été tellement frustrant que, du coup, découvrir le sort des rares survivants – et, surtout, des quelques protagonistes encore en vie – relance de fort belle manière l’œuvre de Christophe Bec. Certes, certains y trouveront là matière a redire, en affirmant que tout cela est artificiel et que ce n’est qu’un moyen de plumer le fan de base qui souhaitera poursuivre l’expérience Prométhée, cependant, selon moi, ce second cycle, comme il est nommé, permet justement de voir d’un nouvel œil la fin du premier : non, les choses ne sont pas tout a fait finis, certes, l’humanité a été quasiment éradiquée mais au moins, on va découvrir ce qui est arriver aux héros de l’histoire et, surtout, en connaitre davantage sur tout ces événements. Bien évidement, ici, je pense qu’il faut vraiment accrocher au concept de la série : si c’est le cas, comme moi (qui avait même réussi à trouver du bon dans Contacts), alors, n’hésitez pas une seconde, Christophe Bec est toujours aussi bon pour nous abreuver (un peu trop par moments) de tout un tas de références ufologiques qui raviront les amateurs de paléocontact, par contre, si tout cela vous passe par-dessus la tête, alors, ne perdez pas votre temps, ce second cycle de Prométhée étant, selon moi, uniquement destiné aux fans hardcores de l’œuvre du duo Bec et Raffaele. D’ailleurs, puisque l’on parle du loup, si on retrouve avec plaisir un album entier où l’italien officie, force est de constater que l’on a connu ce dernier bien plus inspirer car bon, si certaines planches sont réussies, le bougre a décidément bien du mal avec certains visages, au point même que, par moments, on a du mal a savoir qui est qui !? Au final, si Les âmes perdues n’est pas exempt de défauts (et pas des petits d’ailleurs), il n’en reste pas moins un tome qui, en quelque sorte, relance plutôt bien une série qui nous avait déçu lors de ses deux derniers volumes. Espérons désormais que ce second cycle renoue avec les plus belles heures de la saga, je n’en demande pas plus…


Points Positifs :
- Loin d’être un artifice commercial, ce début du second cycle relance plutôt bien une série un peu en perte de vitesse. Il faut dire que son final avait été tellement frustrant que découvrir qu’il y eu des survivants et de pouvoir suivre leur sort dans un monde dévasté par les aliens remet un peu de baume au cœur chez le fan de base.
- Les amateurs de paléocontact seront une fois de plus ravis devant toutes ces nombreuses références qui parsèment cet album. Il faut dire que Christophe Bec connait son sujet et s’en donne a cœur joie !
- L’apparence des vaisseaux extraterrestres, celle des aliens, l’idée d’utiliser Jack Tallons a Ressort, etc.

Points Négatifs :
- Une lecture beaucoup trop lourde par moments. Certes, c’est sympa les références de Bec mais a un moment donné, trop c’est trop, surtout lorsque ses personnages discutent pendant des plombes sur plusieurs planches d’affilées…
-  Stefano Raffaele a vraiment du mal avec les visages de certains protagonistes, au point même que, par moments, on ne sait pas qui est qui. Le problème c’est que cela finit même par gêner la compréhension de certains dialogues – déjà pénibles car trop lourds…

Ma note : 7/10
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