jeudi 22 juin 2017

MIGHTY THOR – TOME 2


MIGHTY THOR – TOME 2

Dans le futur, sur Asgard, le dernier des elfes s'est éteint. Le Roi Thor, le père de Tout, après avoir assisté aux funérailles de son ami, se rend sur Midgar et ce, alors que des décisions lui incombant auraient dû être prise. Les trois petites filles de Thor, Frigg, Atli et Allisiv, l'accompagnent. La Terre a été autrefois l'endroit préféré de leur grand-père et ce n'est qu'après que le père de Tout eut combattu Galactus et le Massacreur de Dieux, que l'astre a vu la flore renaître. Les trois jeunes asgardiennes savent que dans quelques jours sera fêté l'anniversaire de Thor. Pour le combler, elles ont trouvé le meilleur moyen de lui rappeler ses souvenirs perdus mais en lui redonnant le sourire. Réunissant divers ingrédients, elles utilisent alors la magie... Le jour venu, elles amènent leur grand-père près de leur cadeau. Celles-ci ont créé des animaux d'après les vieux recueils. Même s'ils ne sont pas identiques à ceux qui ont existé autrefois, Thor est ému. Il reste encore un peu d'argile magique et elles proposent alors au père de Tout de faire ce qu'il souhaite...


Mighty Thor – Tome 2
Scénario : Jason Aaron, Noelle Stevenson, CM Punk
Dessins : Russel Dauterman, Timothy Truman, Rob Guillory, Marguerite Sauvage
Encrage : Russel Dauterman, Timothy Truman, Rob Guillory, Marguerite Sauvage
Couleurs : Matthew Wilson, Frank Martin Jr, Marguerite Sauvage
Couverture : Stéphanie Hans
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Mighty Thor – Vol. 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 28 juillet 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 07 juin 2017
Nombre de pages : 104

Liste des épisodes
Mighty Thor Annual 1
Mighty Thor 6-8

Mon avis : D’entrée de jeu, une petite satisfaction puisque ce second volume narrant les débuts de la série Mighty Thor possède une couverture qui n’est certes pas exceptionnelle mais qui est mille fois plus belle que le formidable étron du premier volet ; certes, cela peut avoir peu d’importance aux yeux de certains, mais, de mon point de vu, lorsqu’une couverture est moche, il faut le dire, encore et encore. Ceci étant fait, quid, donc, du contenu de la suite d’une série qui, en son temps, avait fait couler beaucoup d’encre – hein, quoi, comment, Thor est une femme désormais, mais pourquoi pas un Captain America noir… hein, ce fut le cas aussi !? Eh bien, disons que, d’entrée de jeu, les choses commencent mal puisque nous avons droit à trois histoires courtes qui raviront peut-être quelques lecteurs mais qui, en toute sincérité, n’apportent strictement rien au schmilblick. Une simple histoire de remplissage histoire de justifier l’existence d’un second tome, bref, une histoire de gros sous ? Allons bon, Panini n’est pas comme ça !? En fait, si car bon, comment dire… pour ce qui est de la série en elle-même, toujours aussi bonne, il faudra se contenter de trois petits épisodes, ce qui, franchement, est peu, très peu même ! De quoi se dire qu’un seul volume aurait suffit pour caser ces huit épisodes de Mighty Thor pré-Secret Wars, mais bon, quand on peut se faire un peu d’argent sur le dos des lecteurs, pourquoi s’en priver ? Quoi qu’il en soit, malgré mes griefs a l’encontre de Panini, histoire de ne pas changer, je ne pourrais, malgré tout, que louer la série en elle-même, toujours aussi sympathique : notre héroïne aura fort a partie face au massacreur de dieux, l’ancien Thor, Odinson, viendra a sa rescousse accompagné de tout un tas d’héroïnes Marvel et l’on connaitra enfin l’identité de la nouvelle Thor, c’est-à-dire, Jane Foster. Ajoutons à cela les dessins de Russel Dauterman, toujours aussi bons et l’on obtient la confirmation que Mighty Thor est vraiment une série à suivre, l’une des seules chez Marvel, de mon point de vu. Après, il y a le souci que cet album, ne comportant que trois petits épisodes, est un vrai scandale de la part de Panini, mais bon…


Points Positifs :
- Suite et fin de la première partie de Mighty Thor, une série qui aura fait couler beaucoup d’encore lors de ses débuts – Thor est désormais une femme – mais qui s’est avérée bien plus réussie que prévue. Bien évidement, le point culminant des épisodes de cet album est la révélation que la nouvelle Déesse du Tonnerre est en fait Jane Foster !
- Les dessins de Russel Dauterman.
- Une couverture oh combien supérieure a celle du premier volume.

Points Négatifs :
- Ce second tome de Mighty Thor est une véritable honte de la part de Panini qui, une fois de plus, se fout de la gueule de ses lecteurs : sensiblement cent pages, trois épisodes de la série elle-même et trois histoires courtes qui ne servent à rien si ce n’est à faire du remplissage et justifier cet album. Franchement, huit épisodes tenaient à l’aise dans un seul album !
- Je n’ai jamais été fan des épisodes spéciaux et des annuals et neuf fois sur dix, ceux-ci ne servent à rien voir sont d’une nullité affligeante. Alors certes, j’ai déjà connu pire chez Marvel, mais que l’on ne se trompe pas, ces trois histoires courtes ne volent pas bien haut, bien au contraire…

Ma note : 6,5/10

mercredi 21 juin 2017

ROME – SAISON 2


ROME – SAISON 2

Marc Antoine, témoin impuissant du meurtre de César, échappe de peu à la mort à son tour et prend la fuite. Le testament de César révèle qu'il fait d'Octave son fils adoptif et son unique héritier. Alors que Servilia prépare sa revanche sur Atia, le jeune Octave propose son plan pour la contrecarrer. Vorenus est quant à lui fou de chagrin et, dans son désespoir, il maudit ses enfants.


Rome – Saison 2
Réalisation : John Milius, William J. MacDonald, Bruno Heller
Scénario : John Milius, William J. MacDonald, Bruno Heller
Musique : Jeff Beal
Production : HBO, BBC Two, Rai 2
Genre : Série historique
Titre en vo : Rome – Season 2
Pays d’origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, Italie
Chaîne d’origine : HBO, BBC Two, Rai 2
Diffusion d’origine : 14 janvier 2007 – 25 mars 2007
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 50 minutes

Casting :
Kevin McKidd : Lucius Vorenus
Ray Stevenson : Titus Pullo
James Purefoy : Marc Antoine
Max Pirkis/ Simon Woods : Octave
Polly Walker : Atia
Lindsay Duncan : Servilia
Tobias Menzies : Brutus
Kerry Condon : Octavia
David Bamber : Cicéron
Allen Leech : Agrippa
Nicholas Woodeson : Posca
Lee Boardman : Timon
Chiara Mastalli : Eirene
Zuleikha Robinson : Gaia
Lyndsey Marshal : Cléopâtre
Guy Henry : Cassius
Alex Wyndham : Mécène
Coral Amiga : Vorena
Michael Nardone : Mascius
Daniel Cerqueira : Memmio
Alice Henley : Livia
Camilla Rutherford : Jocaste
Ronan Vibert : Lépide
Rick Warden : Quintus Pompée
Lorcan Cranitch : Erastes Fulmen
Esther Hall : Lyde
Ian McNeice : le crieur public

Mon avis : Il m’aura fallut deux ans pour me décider, finalement, a voir la seconde saison de cette excellente série qu’est Rome – déjà que pour la première, j’avais pris mon temps également, et pas qu’un peu – ce qui fait que c’est donc une décennie après sa parution que, enfin, j’aurai découvert la suite et la fin des aventures de Lucius Vorenus et Titus Pullo, deux anciens légionnaires de la 13eme légion de César, mais aussi et surtout, de la prise de pouvoir d’un certain Octave et de sa lutte sans merci contre Marc Antoine. Mais bon, comme il est coutume de le dire, mieux vaut tard que jamais et, malgré les deux années écoulées, assez rapidement, je me replongeais avec plaisir, que dis-je, avec bonheur, dans ce qui restera sans nul doute comme l’une des meilleures reconstitutions historiques de la Rome antique, si ce n’est la meilleure ! En effet, et comme je l’avais souligné lors de ma critique de la première saison, ici, nous sommes à mille lieux des fastes hollywoodiens et c’est tant mieux : la Rome présentée a l’écran est belle et sale a la fois, elle est attirante et repoussante, quand a ses habitants, eh bien, ils sont a l’image de leur ville, c’est-à-dire qu’ils savent très bien être terribles. Et justement, rien ne représente mieux cette image qu’Octave, celui qui finira par prendre le pouvoir, a l’issu d’une longue lutte face a l’ancien lieutenant de Jules César, Marc Antoine, jeune ambitieux et calculateur, d’une froideur et d’une intelligence rare. A l’opposé, Antoine, bon vivant et grand amoureux des femmes et des excès en tout genre, apparait finalement plus sympathique et, quelque part, sa fin a quelque chose de grandiose malgré sa défaite. L’amateur d’histoire retrouvera donc avec plaisir tous ces éléments qui avaient déjà fait la force de la première saison – même si condensés, faute de place – c’est-à-dire, cette exactitude historique, du moins dans les grandes lignes. Curieusement, sans César, l’intrigue s’avère être bien plus passionnante et il est clair que cette lutte entre Octave et Marc Antoine nous tiendra en haleine tout au long de ces dix épisodes. Bien davantage, par ailleurs, que le sort des deux héros de l’histoire, Lucius Vorenus et Titus Pullo : certes, leur présence a l’écran est importante, certes, on suit avec plaisir le devenir de leur sort, mais bon, en comparaison des luttes de pouvoirs des puissants, il n’y a pas photo, et de loin ! Au final, cette seconde saison de Rome aura réussi le pari d’être encore meilleure que sa devancière, déjà très bonne, dommage juste que, faute de moyens, la série en soit restée a deux saisons uniquement, ce qui fait que, toutes les intrigues censées être développées par la suite aient été ajoutées dans les derniers épisodes, histoire de conclure l’histoire, mais bon, malgré cela, Rome reste une excellente série historique, probablement l’une des meilleures !


Points Positifs :
- Ceux qui auront apprécié la première saison de Rome auront l’agréable surprise de découvrir que cette seconde est encore meilleure : plus condensé, l’intrigue se révèle passionnante et il faut dire que la lutte entre Octave et Marc Antoine est moins connue que la vie de César, ce qui est, mine de rien, un petit plus.
- La lutte de pouvoir entre Octave et Marc Antoine nous tient en haleine tout au long de la saison et il est fort plaisant de voir l’évolution du premier, jeune adolescent doué au début et qui, au fil du temps, réussira à parvenir à ses fins en battant son ainé, bien plus charismatique.
- Une reconstitution historique toujours aussi parfaite, que ce soit de la ville de Rome mais aussi des coutumes romaines ou égyptiennes, les costumes, etc.
- Un casting a la hauteur de l’événement, avec, selon moi, une mention spéciale a James Purefoy qui interprète Marc Antoine et a Polly Walker dans le rôle de Atia.
- N’oublions pas Lucius Vorenus et Titus Pullo, car s’ils apparaissent un peu en retrait au vu des enjeux en courts, ils n’en restent pas moins liés, comme dans la première saison, aux principaux événements, et le sort qui s’abat sur eux, fait que l’on a envie de suivre leur destin.
- Une Cléopâtre étonnante, certes, mais peut-être plus proche de l’original que celle des films hollywoodiens.
- Le générique, bien entendu, excellent.

Points Négatifs :
- Prévu a la base sur quatre ou cinq saisons, Rome souffre indéniablement de son arrêt dès la seconde, du coup, la plupart des événements censés être développés par la suite – dans les grandes lignes, toute la partie se déroulant en Egypte – est ajoutée a la va-vite a la fin de cette seconde saison, d’où cette impression que les événements s’enchainent un poil trop rapidement du coup.
- En dehors l’affrontement entre les forces d’Octave et de Marc Antoine d’un coté et celles de Brutus de l’autre – et encore – la série fait l’impasse sur les grandes batailles rangées, ce qui, ma foi, est fort dommage…

Ma note : 8,5/10

mardi 20 juin 2017

LED ZEPPELIN


LED ZEPPELIN

Led Zeppelin

1 - Good Times Bad Times (Jimmy Page, John Paul Jones, John Bonham, Robert Plant) 2:46
2 - Babe I'm Gonna Leave You (Anne Bredon, arr. Jimmy Page, Robert Plant) 6:41
3 - You Shook Me (Willie Dixon, J.B. Lenoir) 6:28
4 - Dazed and Confused (Jimmy Page inspiré par Jake Holmes) 6:26
5 - Your Time Is Gonna Come (Jimmy Page, John Paul Jones, Robert Plant) 4:34
6 - Black Mountain Side (Jimmy Page) 2:12
7 - Communication Breakdown (Jimmy Page, John Paul Jones, John Bonham, Robert Plant) 2:29
8 - I Can't Quit You Baby (Willie Dixon) 4:42
9 - How Many More Times (Jimmy Page, John Paul Jones, John Bonham, Robert Plant) 8:28


Led Zeppelin
Musicien : Led Zeppelin
Parution : 12 janvier 1969
Enregistré : septembre – octobre 1968
Durée : 44:26
Genre : Hard Rock, Blues Rock, Heavy Metal
Producteur : Jimmy Page
Label : Atlantic Records

Musiciens :
Robert Plant : chant, harmonica
Jimmy Page : guitares acoustique et électrique, chœurs, production
John Paul Jones : guitare basse, orgue, claviers, chœurs
John Bonham : batterie, percussions, timbales, chœurs
Viram Jasani : tablâ (sur Black Mountain Side)

Mon avis : Comme il faut bien un début a tout, ce fut donc avec cet album, sobrement intitulé Led Zeppelin, que le groupe du même nom se fit connaitre du grand public pour la toute première fois en ce début d’année 1969. Bien évidement, les quatre hommes agissaient déjà de concert depuis quelques temps sous ne nom de New Yardbirds et Jimmy Page, pour la petite histoire, avait déjà eu le temps de se faire un petit nom dans le milieu tout en étant reconnu comme étant un des meilleurs guitaristes de l’époque, mais bon, il manquait encore la première pierre à l’édifice, celle qui lancerait le groupe vers des sommets encore insoupçonnés, et celle-ci, bien entendu, fut cet album dont la pochette – a la symbolique phallique évidente – représentait l’accident du dirigeable Hindenburg et qui eu lieu en 1937. Bon, disons le tout de suite, la suite, dès l’opus suivant, sera nettement supérieure, et, sincèrement, de beaucoup, car si, d’entrée de jeu, il est clair que quelques pépites se démarquent dans cet album – comme Communication Breakdown, Dazed and Confused et Good Times Bad Times – le reste oscille entre le bon et le moyen ; ainsi, que dire de ce Black Mountain Side sympathique pour ses sonorités indiennes mais qui aurait gagné à être une véritable chanson !? Mais bon, quoi qu’il en soit et même si tout est encore loin d’être parfait, le potentiel du groupe est déjà présent, Jimmy Page confirme sa maitrise de la guitare, Robert Plant promet énormément avec ses vocalises, quand a la partie rythmique, elle fait le job, et pas qu’un peu ! Bref, un bon début pour le groupe que ce Led Zeppelin, annonciateur des chefs d’œuvres à venir…


Points Positifs :
- D’entrée de jeu, quelques merveilles sortent du lot : Communication Breakdown, Dazed and Confused,  Babe I'm Gonna Leave You et Good Times Bad Times sont incontestablement de grandes chansons.
- Musicalement, on sent une maitrise peu commune de la part des membres du groupe. Bien évidement, ces derniers n’étaient pas n’importe qui mais chapeau bas tout de même, surtout a une époque où les conditions d’enregistrements n’étaient pas les mêmes et où pas mal de premiers albums ne sonnaient pas aussi bien.
- Si John Paul Jones, John Bonham et Robert Plant promettent énormément dans cet album, Jimmy Page, de son coté, fait déjà preuve d’une maitrise exceptionnelle et qui ne fait que confirmer tout son talent.
- Une pochette mythique, bien sur !

Points Négatifs :
- Si le premier album de Led Zeppelin comporte déjà quelques titres magnifiques, force est de constater que le reste de l’opus, sans être mauvais – loin de là – est beaucoup plus moyen et marque moins les esprits.
- Quel dommage que Black Mountain Side ne soit qu’un instrumental, il y avait matière a en faire une excellente chanson.
- C’est sympa les reprises, mais bon, ça va un temps…
- Sans vouloir être médisant, a la base, ces quatre là sont tout de même fortement inspirés des membres des Who, vous ne trouvez pas ?

Ma note : 7,5/10

L'ŒIL DE LA NUIT – LE DRUIDE NOIR


L'ŒIL DE LA NUIT – LE DRUIDE NOIR

Quelque part dans une forêt, d'étranges conciliabules réunissent deux corbeaux, une biche et un hibou. Ils évoquent le retour sur leurs terres d'un certain Charles d'Albury, ainsi que le réveil de l'Ancien. Tous s'accordent à devoir empêcher ce qui serait une véritable catastrophe... mais ils redoutent aussi que ce simple mortel de Charles ne les écoute pas. Quelques instants plus tard, l'homme apparaît, fermement résolu à ouvrir une sépulture. Dans un dernier effort, il s'adresse à ce qui a tout d'une momie : « 10 ans d'efforts pour te retrouver, vieil homme, mais dans une heure, tes pouvoirs seront à moi »...


L'Œil de la Nuit – Le Druide Noir
Scénario : Serge Lehman
Dessins : Gess
Couleurs : Delf
Couverture : Benjamin Carré
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Super-Héros
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 20 janvier 2016
Nombre de pages : 96

Mon avis : Après Ami du mystère et Les grandes profondeurs, deux albums consacrés aux origines du Nyctalope, ou, plutôt, de L'Œil de la Nuit, et qui, ma foi, étaient proche de la perfection, Serge Lehman et son compère Gess, déjà auteurs en leur temps de l’exceptionnelle Brigade Chimérique, reviennent une troisième et dernière fois – vraiment, cela serait dommage tant ce personnage possède un potentiel certain – au personnage de Theo Sinclair en nous proposant une aventure de ce dernier qui, ma foi, si elle apparait au final un peu en deçà de celle des deux premiers volumes, n’en reste pas moins excellente. Car il est évidant, et justement, c’est cela qui me chagrine, si Le Druide Noir sera bel et bien l’ultime volet de L'Œil de la Nuit, alors, cela serait fort dommage tant il y aurait de quoi faire avec ce personnage, sans parler, bien entendu, de l’univers de La Brigade Chimérique dans un sens plus large, bien entendu. Mais bon, en dehors de ce questionnement et de mes souhaits, légitimes par ailleurs, quid de ce troisième volet des aventures de celui que l’on n’a pas le droit d’appeler le Nyctalope ? Eh ben ma foi, disons que malgré un certain classicisme, le contenu reste très bon : notre héros, de plus en plus puissant et sur de lui mais de moins en moins humain de par ses sentiments (ce qui explique bien des choses au sujet de l’homme qu’il sera devenu dans La Brigade) fraye ici avec l’occultisme, affrontera un démon sumérien, aura a faire avec un ancien druide revenu a la vie, flirtera avec une jeune fille et se verra éconduit (plutôt amusant d’ailleurs) et fera même une petite rencontre avec un ancien dieu celte. Le rythme est captivant, on ne s’ennui pas une seule seconde, quand aux dessins de Gess, que dire de plus au sujet de ces derniers si ce n’est qu’ils sont parfaits !? Bref, de quoi se dire que cet album nous montre bien que cette série pourrait se développer, encore et encore, en nous proposant a chaque fois une nouvelle aventure a notre Œil de la Nuit, à la manière des comics de qui l’univers de Lehman est bien plus proche que de la bande dessinée européenne. Après, cela ne semble pas être le cas, ce qui, au demeurant, est fort dommage, mais bon, on peut toujours espérer…


Points Positifs :
- Une aventure trépidante et captivante qui verra notre héros aux prises avec un dieu celtique revenu a la vie dans le corps d’un jeune occultiste. Ce n’est peut-être pas franchement original mais on ne s’ennui pas une seule seconde et, ma foi, c’est le principal !
- Un druide maléfique, des démons sumériens, des histoires de sacrifices, de l’occultisme, des animaux qui parlent et même un certain Cernunnos qui pointe le bout de son museau.
- Un Theo Sinclair de plus en plus froid, calculateur, et qui se rapproche de plus en plus de l’homme que l’on avait connu dans La Brigade Chimérique ou dans L’Homme truqué.
- Les dessins de Gess, bien sur, toujours aussi bons.
- La certitude, en lisant cet album, que la série pourrait se prolonger en nous proposant à chaque fois des aventures différentes. Espérons que cela soit le cas !
- Encore une fois, une couverture tout simplement magnifique.

Points Négatifs :
- Je me demande si cette histoire n’aurait pas gagné à être un poil plus longue ; peut-être pas sur deux albums mais quelques pages supplémentaires auraient apporté un plus, indéniablement.
- Dommage que la quasi-totalité  des personnages secondaires des deux premiers brillent par leur quasi absence voir leur absence totale.
- Si c’est le dernier tome de la série, alors là, la déception sera grande…

Ma note : 8/10

lundi 19 juin 2017

L'ŒIL DE LA NUIT – LES GRANDES PROFONDEURS


L'ŒIL DE LA NUIT – LES GRANDES PROFONDEURS

C'est en 1898 que les martiens envahirent la Terre, déclenchant ainsi l'ère superscientifique. Si la Police française emploie désormais des télépathes hindous pour déjouer les complots anarchistes, les dangers liés à des mouvements terroristes se multiplient. Dans ce monde perpétuellement menacé de basculer à tout moment dans le chaos, de justes hommes se dressent et découvrent leur destin héroïque. Parmi eux, Theo Sinclair. Fils de bonne famille, il se résout à traquer ceux qui s'en sont pris à son père. Peu enclin à se défendre, il est fait prisonnier mais réussit à s'échapper, les coups qu'il a pris ayant déclenché une aptitude à voir dans l'obscurité... Mais il est cardiaque et ce qui devait arriver arriva. Mort d'un infarctus, il est ramené à la vie grâce à son ami Vogel-Kampf, qui lui greffe un cœur artificiel. Cette machine révolutionnaire et expérimentale lui permet de jouir de capacités physiques hors norme. Theo est désormais le super-héros que les foules ne tarderont pas à appeler L’œil de la nuit...


L'Œil de la Nuit – Les grandes profondeurs
Scénario : Serge Lehman
Dessins : Gess
Couleurs : Delf
Couverture : Benjamin Carré
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Super-Héros
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 20 mai 2015
Nombre de pages : 96

Mon avis : Si le premier volume de L'Œil de la Nuit avait surtout permis au lecteur de découvrir les origines du Nyctalope, euh, pardon, de L'Œil de la Nuit – puisque, pour une question de droits, Serge Lehman ne put user du nom du héros de Jean de la Hire – ainsi que la mise en place des divers protagonistes et des enjeux de l’intrigue, permettant, accessoirement, aux vieux fans de La Brigade Chimérique de retrouver un univers original et oh combien réussi, ce second, intitulé Les grandes profondeurs, nous permet d’entré dans le vif du sujet, et, ma foi, d’entrée de jeu, ou presque, le lecteur en prend plein la vue ! Déjà, par une subtile et magnifique mise en page réalisée à la manière des œuvres du début du vingtième siècle et qui nous narre un flashback du plus bel effet. Respectant les codes d’alors, ces quelques pages, mise en valeur par un Gess toujours aussi inspiré, annoncent la couleur et si la suite est bien entendu plus conventionnelle – si une quelconque œuvre du duo Lehman/Gess peut l’être – force est de constater qu’elle n’en reste pas moins excellente, tant d’un point de vu narratif qu’artistique. Et donc, dans cette première mission où notre héros, celui que l’on ne peut plus nommer Nyctalope, toujours accompagné de ses fidèles compagnons, est sur la piste d’armes secrètes volées et du meurtrier de sa mère, l’intrigue le fera plonger au plus profond des océans, visiter une cité cyclopéenne en provenance de Mars et affronter un homme-requin monstrueux et touchant a la fois. C’est du bon, du très bon même et, une fois de plus, après lecture d’une énième œuvre de Lehman, je ne peux m’empêcher de me dire que celui-ci n’a strictement rien à envier aux auteurs de comics. Bref, un excellent second tome pour cet Œil de la Nuit qui, au passage, conclut de fort belle manière les origines de l’un des protagonistes les plus importants de La Brigade Chimérique. Hum, une conclusion !? Pour cette première aventure, certes, mais ce n’est pas finis puisque Theo Sinclair reviendra – une dernière fois peut-être – dans un troisième et dernier volume : Le Druide Noir !


Points Positifs :
- Suite et fin des premiers pas de L'Œil de la Nuit en tant que super-héros. Désormais investit d’une force et d’une endurance hors du commun mais aussi et surtout, d’une vision nocturne, Theo Sinclair affronte un savant fou, un homme-requin, prend de plus en plus d’assurance et commence à devenir l’homme que l’on avait connu dans La Brigade Chimérique
- Le flashback, réalisé en format de nouvelle du début du vingtième siècle est une pure merveille !
- Les dessins de Gess, dont le style rappelle par moments celui de Mike Mignola, sont une pure merveille et l’artiste, une fois de plus, livre une excellente prestation qui ravira ses fans. Au passage, certaines pleines planches sont magnifiques !
- L’affrontement entre Theo Sinclair et l’homme-requin est l’un des grands moments de cet album.
- Encore une belle couverture !

Points Négatifs :
- Quel dommage tout de même cette histoire de droits : L'Œil de la Nuit, c’est tout de même moins bien que le Nyctalope.
- Si dans l’ensemble, l’intrigue est fort réussie, on pourra tout de même regretter certaines facilitées scénaristiques comme le fait que Theo Sinclair et l’homme-requin soient liés. Rien de grave, certes, mais bon…
- Les protagonistes secondaires passent quasiment tous au second plan.

Ma note : 8/10
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