samedi 23 février 2008

PERDIDO STREET STATION


PERDIDO STREET STATION

Nouvelle-Crobuzon : une métropole tentaculaire et exubérante, au cœur d'un monde insensé. Humains et hybrides mécaniques y côtoient les créatures les plus exotiques à l'ombre des cheminées d'usine et des fonderies. Depuis plus de mille ans, le Parlement et son impitoyable milice règnent sur une population de travailleurs et d'artistes, d'espions, de magiciens, de dealers et de prostituées. Mais soudain un étranger, un homme-oiseau, arrive en ville avec une bourse pleine d'or et un rêve inaccessible: retrouver ses ailes. Isaac Dan der Grimnebulin, savant fou et génial, accepte de l'aider. Mais ses recherches vont le conduire à libérer une abomination sur la ville tout entière...


Perdido Street Station
Auteur : China Miéville
Type d'ouvrage : Science-Fiction, Dystopie, Fantasy
Première Parution : 24 mars 2000
Edition Poche : 1 septembre 2006
Titre en vo : Perdido Street Station
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Nathalie Mège
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 967

Mon avis : Il arrive parfois que le hasard fasse fort bien les choses et dans le cas présent, il est évidant que comme première critique littéraire parue sur ce blog, je ne pouvais pas mieux tomber que sur ce Perdido Street Station, une œuvre qui, après lecture, est un pur chef d’œuvre ; mais n’allons pas trop vite en besogne… Fantasy, Steampunk, Fantastique, Science-Fiction, voir même, critique sociale – Miéville étant plutôt actif politiquement parlant et engagé à l’extrême gauche – Perdido Street Station, que j’ai commencer a lire en fin d’année dernière est un fabuleux mélange des genres, quelque chose de littéralement inclassable et qui brille par son originalité. Mais il faut dire qu’ici, nous touchons là des sommets de la littérature fantastique moderne : j’ai conscience, pertinemment, que ce roman n’est pas fait pour tout le monde, que nombreux sont ceux qui n’accrocheront pas au style (car oui, Perdido est ardu a sa lecture, comme s’il choisissait ceux qui méritent d’aller au bout) et que, quelque part, son extrême originalité voir même son intrigue ne peuvent plaire à une grande partie des amateurs de fantastique, plus habitués à des œuvres dites plus classiques, mais malgré cela, je persiste et signe que nous avons bel et bien là un pur chef d’œuvre du genre. Déjà, ne serais ce que par l’univers sortit tout droit de l’imagination de Miéville : ce monde à la fois si proche et si éloigné du notre, ce monde où les humains ne côtoient pas des Elfes et des Nains mais, par contre, marchent et vivent auprès de créatures aussi singulières que des Hommes Cactus, des Femmes Scarabées et d’étranges grenouilles humanoïdes, un monde où magie, science et vapeur se mêlent et s’entremêlent, un monde où la chair est recrée et où des intelligences artificielles voient le jour, un monde où, dans une Cité État, New-Crobuzon, sous un couvert de démocratie, règnent en maitre de véritables despotes qui disposent de leur police politique et qui n’hésitent pas à faire des affaires avec la pègre. Un monde donc, diablement original mais surtout sans espoir, et un monde qui sert de toile de fond a une intrigue pour le moins réussie, même si on ne se doute pas, lorsque celle-ci débute, jusqu’où elle va nous mener : un couple mixte, Lin, une femme scarabée artiste et Isaac Dan der Grimnebulin, savant fou génial qui se voit approcher par Yagharek, un Garuda (un homme oiseau) à qui on a coupé les ailes, et qui ne rêve que d’une seule et unique chose, pouvoir voler à nouveau. Un départ plutôt simple, si ce n’était, comme je l’ai dit précédemment, le style de l’auteur : franchement, oui, il faut s’accrocher car, comme je l’ai dit, Perdido Street Station n’est pas un roman facile d’accès, surtout que Miéville, premièrement, prend un malin plaisir à détailler le moindre élément de cette mégapole tentaculaire, au point même que, par moments, on croirait a l’existence de New-Crobuzon, mais qu’en plus, il apparait clairement que le bougre possède un bagage pour le moins imposant pour ce qui est de l’écriture, a quoi il faut ajouter son gout pour les mots un peu modifiés, histoire de rendre la chose un peu plus exotique. Et comme en plus, pendant la première bonne moitié du roman, le lecteur a parfois l’impression que l’intrigue n’avance pas, vous pouvez comprendre pourquoi j’avais dit, en préambule, que Perdido Street Station n’est pas une œuvre à mettre entre toutes les mains. Cependant, si vous parvenez à accrocher à l’intrigue, si vous trouvez du plaisir à ces longues et interminables descriptions du véritable héros de l’histoire, je veux bien évidement parlé de la cité en elle-même, New-Crobuzon, alors, vous comprendrez ce que je voulais laisser entendre par chef d’œuvre. Car une fois arriver à la moitié de l’ouvrage, une fois la menace parfaitement identifiée, ces fameuses Gorgones, et donc, une fois que l’action démarre véritablement, c’est un véritable festival auquel nous avons droit, et ce, jusqu’au bout : les Gorgones paraissent certes invincibles mais entre Isaac et ses compagnons d’un côté, la Fileuse de l’autre, le Concile Artefact également ainsi que, les autorités et la pègre, la lutte s’annonce homérique, et elle le sera bel et bien. Cependant, comme New-Crobuzon est une cité implacable et que l’espoir n’y a pas vraiment sa place, comme un peu dans le monde réel, ce sont toujours les salauds qui l’emportent, la fin sera loin d’être un happy-end, bien au contraire et les quelques survivants seront loin d’en sortir intacts… Un final plutôt triste, mais tellement crédible lorsque l’on a lu les presque 1000 pages précédentes… Pas de place pour les héros avec China Miéville ! Incontestablement, et comme je vous l’avais dit, Perdido Street Station est sans nul doute l’une des œuvres majeures de la littérature fantastique de ce début de vingt-et-unième siècle ; de par l’immense richesse de son univers bien entendu, ses personnages, véritables antihéros et pourtant, tellement attachants (Yagharek étant mon préféré au vu de sa complexité, mais les autres ne sont pas en reste) ainsi que son histoire, dans un sens plus général et, forcément, son savant mélange des genres. Alors bien sûr, certains trouveront que j’exagère un chouia et que j’en fais un peu trop, pourtant, et cette relecture me la confirmer, des œuvres littéraires aussi originales, aussi bien écrites et prenantes, des œuvres qui marquent autant, il n’y en a pas des masses, et donc, ici, c’est le cas selon moi. Un grand bravo a China Miéville, auteur génial s’il en est et qui nous prouve, que la relève est assurée !


Points Positifs :
- Originalité, c’est le terme qui s’impose immédiatement à la lecture de cette œuvre. Un mélange des genres complètement improbable, un style d’écriture pas évidant d’accès mais excellent, une intrigue qui prend son temps a décollé, des protagonistes qui sont tout sauf de véritables héros, un univers tellement bien décris qu’on le croirait presque réel, et, surtout, une parfaite maitrise de l’ensemble qui prouve, indubitablement, qu’avec Perdido Street Station, China Miéville offre au monde un véritable chef d’œuvre.
- Le véritable héros de ce roman, où plutôt, dans le cas présent, son héroïne, c’est la ville elle-même, New-Crobuzon : parfaitement détaillée, inquiétante, oppressante, celle-ci est partout, dans la moindre page du livre.
- Chapeau-bas a Miéville pour la création de cet univers, pour cette faune et cette flore complètement originale, pour ces hommes-cactus, ces femmes-scarabées, ces grenouilles humanoïdes, ces robots qui prennent vie, ces gorgones qui se nourrissent de vos cauchemars, cette araignée qui se déplace entre les dimensions… Bref, chapeau-bas pour un univers original et qui semble, par moments, si réel.
- Les protagonistes ne sont pas de véritables héros, mais pas dans le sens si usé désormais d’antihéros, bien au contraire : juste des gens, ordinaires ou pas, accablés par une mégalopole, un gouvernement, un destin qui ne leur laissera guère de chances…
- Je n’ai pas vraiment de préférences notables, cependant, Yagharek le Garuda est tout de même un personnage a la personnalité complexe et qui cache bien des secrets…
- La fin, triste, prévisible, mais tellement réussie… comme tout le reste finalement.

Points Négatifs :
- Attention, comme c’est le cas parfois avec certains chefs d’œuvres, il va falloir s’accrocher pour pouvoir en apprécier toute la quintessence… En effet, Perdido Street Station est difficile d’accès, et, entre une intrigue qui prend tout son temps avant de décoller et un style narratif pour le moins complexe, certains abandonneront au bout de quelques dizaines de pages. C’est fort dommageable mais tellement prévisible…

Ma note : 9,5/10

mardi 19 février 2008

LES COLLECTIONS DE L’HISTOIRE N°38 – 2000 ANS DE MONDIALISATION


LES COLLECTIONS DE L’HISTOIRE N°38 – 2000 ANS DE MONDIALISATION
Janvier/Mars 2008

2000 ans de Mondialisation
Avant-propos : Mondialisation
La Guerre Sainte, l’Islam et la Croisade 
- Entretien avec John Tolan
- Ce que disent les textes
- De la guerre juste à la croisade
- Saladin, champion du jihad
- L’islam a inventé le droit à la guerre
- Enquête sur le nouveau Jihad – entretien avec Olivier Roy
La Mondialisation depuis 2000 ans
I – Rome et la Chine
- Tous les chemins mènent à Rome
- Rome et la Chine : le partage du monde
II – La découverte de l’Amérique
- L’Europe a la conquête du monde
- L’économie monde selon Fernand Braudel
- Un Christ métis
- La fabrique des objets
- Ces plantes venues du Mexique
- Si la Chine avait découvert l’Amérique…
III – Le temps de la globalisation
- La planète est un village
- « Made in China »
- La revanche de l’Afrique ?
- La révolution de la vitesse
- Les nouveaux migrants
Faut-il avoir peur de la mondialisation ? Entretien avec Hubert Védrine
- Lexique
- Chronologie

Mon avis : Il m’aura fallut un certain temps pour me plonger dans la lecture de ce trente-huitième numéro des Collections de l’Histoire, acheter en janvier dernier, il y a quelques semaines donc. Les raisons, pour cela, sont multiples (après tout, même si depuis le début de cette année, je dispose de pas mal de temps devant moi, j’ai tellement de choses a lire, entre autres, que je ne peux pas avoir du temps pour tout) mais la principale, je le reconnais, est que le sujet de ce numéro, la mondialisation, donc, n’est pas vraiment celui qui m’émoustille le plus, bien au contraire. Pourtant, a bien y regarder, celui-ci n’est pas aussi inintéressant que je pouvais le croire de prime abord. Certes, bien souvent, qui dit « mondialisation » renvoi aux images de manifestants en colère, d’affrontements avec les forces de l’ordre et de… José Bové avec sa moustache ridicule (oui, je sais, ça ne fait pas très sérieux) alors qu’en fait, le sujet est – comme souvent d’ailleurs – bien plus vaste qu’on pourrait le penser mais aussi et surtout, bien plus ancien. Car quand on parle de mondialisation, il faut immédiatement se dire que celle-ci n’a pas attendu la chute du Mur de Berlin et la fin du communisme ainsi que l’émergence de l’hyperpuissance américaine pour apparaitre, bien au contraire. Ainsi, tout au long de ce numéro des Collections de l’Histoire, le lecteur pourra découvrir que dès l’Empire Romain, l’on pouvait parler de première Mondialisation (à l’échelle du monde connu d’alors, j’entends bien) et que, au fil des siècles et des découvertes, la plus importante étant celle des Amériques, bien entendu, le phénomène ira en s’amplifiant, de la main mise européenne sur le reste du monde et qui pris fin avec les deux conflits mondiaux (le fameux « suicide » de l’Europe) jusqu’à notre époque actuelle, post-USA, où les acteurs majeurs de celle-ci ont pour nom, aussi incroyable cela pouvait-il paraitre il y a quelques années : Chine, Russie, Inde et Brésil. Ainsi, au lieu d’une banale revue qui se serait contentée de nous expliquer ce qu’est la mondialisation de nos jours (avec les habituels pour et contre), le grand intérêt de ce numéro des Collections de l’Histoire, comme son nom l’indique finalement – 2000 ans de Mondialisation – est, de nous narrer l’histoire de celle-ci est de nous démontrer que contrairement à la croyance populaire, celle-ci n’a pas attendu Internet et le monde moderne pour apparaitre, loin de là. Bref, un numéro loin d’être inutile, surtout pour ceux et celles qui s’intéresseraient au sujet.


Points Positifs :
- Le principal intérêt de ce numéro des Collections de l’Histoire est, de mon point de vu, le fait incontestable de nous démontrer que la mondialisation est tout sauf moderne puisqu’elle existe, comme le titre de cette revue l’indique, depuis grosso modo deux milles ans, et, bien sur, connu diverses formes.
- Intéressant de voir, au fil des pages, comment certaines puissances sont devenues dominantes, mais aussi, comment elles ont finis par décliner au détriment d’autres – à mettre en parallèle avec ce qui se déroule à notre époque, bien sur.
- Les articles sont plutôt bien écrits et, même si le sujet ne vous passionne guère de prime abord, vous serez rapidement captivez par le contenu de cette revue.
- Intéressant l’autre dossier de ce magazine consacré a l’Islam et son rapport avec la guerre.

Points Négatifs :
- Le principal défaut que je trouve à ce numéro des Collections de l’Histoire est qu’il y avait probablement matière à développer un peu le sujet. Du coup, même intéressant, je pense que le sujet consacré à l’Islam n’a pas sa place ici.
- Oui, je sais, c’est la mondialisation qui est a l’honneur et même si le sujet s’avère bien plus intéressant que prévu, ce n’est pas non plus le truc le plus passionnant qui soit pour le grand public.

Ma note : 7,5/10

mercredi 6 février 2008

L’HISTOIRE SECRÈTE – LA PIERRE NOIRE


L’HISTOIRE SECRÈTE – LA PIERRE NOIRE

En décembre 1926, la ville fortifiée de Djedda, grand port stratégique de la mer Rouge, est assiégée depuis 3 mois par les fanatiques guerriers Ikhwans au service du grand Ibn Seoud. Ce dernier s’est juré d’unifier l’Arabie et d’éliminer tout ce qui n’est pas dans la stricte observance de l’Islam le plus rigide. Dans cette zone, Lawrence d’Arabie et Curtis Hawke sont une fois de plus en mission pour l’archonte Erlin. Des hommes de Seoud sont prêts à trahir leur chef, ne supportant plus la présence du suppôt de Satan et ensorceleur Philby au côté de Seoud. Le rendez-vous a lieu de nuit, dans des ruines, à l’écart de Djedda. Evidemment ce n’était qu’un traquenard de plus, que les deux compères arrivent à fuir à temps. Ils font alors le point à l’abri des remparts de Djedda. Bien que tout porte à croire que Philby manipule le jeu, c’est bien Seoud qui mène la danse. Il semble que ce dernier connaisse l’existence de Kor, qu’il y serait allé et en serait ressorti avec des ivoires noirs. De son côté, Erlin a des soupçons depuis fort longtemps et fait surveiller de près ce puissant ennemi…


L'histoire Secrète – La Pierre Noire
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Chris Chuckry
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 janvier 2008
Nombre de pages : 48

Mon avis : Comme je l’avais souligné lors de la première critique publiée sur ce blog, celle du premier tome de L’Histoire Secrète, Genèse, il y a de cela quelques jours, en ce début d’année 2008 sortait le neuvième volume de la saga, La Pierre Noire – d’où, pour rappel, mon attention de revenir sur l’intégralité de la série afin de vous la proposer dans l’ordre – et donc, après maints albums, maints hauts et bas, mais aussi, le constat, que si le premier cycle de L’Histoire Secrète s’était avéré être une franche déception, le début du second, lui, était d’un tout autre niveau. Bien évidement, le fait que Jean-Pierre Pécau ait cessé ses sauts de plusieurs siècles entre chaque album y ait pour beaucoup : désormais, on suit les destinées des mêmes protagonistes sur des périodes plus courtes, ce qui fait que l’on a le temps de s’attacher a ces derniers, chose qui était impossible avant. Et donc, si Curtis Hawke tenait le haut de l’affiche sur les deux tomes précédant, Les Sept Piliers de la Sagesse et La Loge Thulé, ici, c’est autour d’Itzak d’être mis en avant, chose que l’on attendait depuis les débuts de ce second cycle où il tenait jusque là un rôle secondaire. Ainsi, après une entrée en matière pour le moins intéressante où l’on retrouve notre aviateur désormais sans moustache accompagné de Laurence d’Arabie au moment où Ibn Seoud prend le contrôle des lieux saints de l’Islam, Jean-Pierre Pécau nous entraine du coté des plaines ukrainiennes et russes afin que l’on suive la destiné d’Itzak : avec le Baron Rudolf Von Sebottendorff sur ses traces, le jeune juif, devenu désormais un partisan, verra ses pas le mener jusqu’à une certaine rivière nommée Toungouska dont le nom ne vous ai sans doute pas inconnu… Et, forcément, vous vous doutez bien que fidèle a son habitude, le sieur Pécau lia cette mystérieuse explosion qui ravagea la région il y a plus d’un siècle aux Ivoires et, de la même façon, vous ne vous étonnerez nullement qu’un certain Raspoutine soit lui aussi de la partie – après tout, ce n’est pas la première ni la dernière figure historique lié aux Archontes, depuis le temps, on a l’habitude de ces grosses ficelles… Bref, un scénario sans grande surprise mais qui n’en reste pas moins plutôt réussi et qui, s’il ne brille pas par une extrême originalité, n’en reste pas moins de bonne facture et est dans la droite lignée de ce que nous propose Pécau depuis le début de ce second cycle. Quand a Igor Kordey, s’il n’atteint toujours pas le niveau qu’il eut dans Les Sept Piliers de la Sagesse, cela reste plus que convenable et si certaines planches sont effectivement un peu brouillonnes, dans l’ensemble, c’est du bon Kordey et c’est déjà ça… La Pierre Noire est donc un bon album d’une saga, L’Histoire Secrète, qui n’en aura pas connu tant que ça finalement mais qui semble, depuis les débuts du second cycle, repartir sur de très bonnes bases, hautement plus solides et captivantes ; après, il faudra voir ce que la suite va donner mais désormais, il va falloir patienter un peu puisque, celle-ci n’étant pas encore sortie, on n’entendra pas parler avant un certain temps de L’Histoire Secrète sur ce blog… mais bon, nul doute que ce moment arrivera tôt ou tard…


Points Positifs :
- Le choix de Jean-Pierre Pécau de s’attarder, depuis le début du second cycle, sur les mêmes protagonistes et de ne plus faire des bonds trop importants dans le temps est une bonne chose pour la série : retrouver des têtes connues n’est pas plus mal.
- Un album un peu singulier, divisé en deux – une première partie, plus courte, au Moyen-Orient, l’autre, plus importante, du côté de la Russie – mais qui aborde des événements peu connus mais non dénués d’intérêts.
- L’explication de la catastrophe de Toungouska, certes un peu tirée par les cheveux mais qui colle bien à l’ambiance de la série ; idem pour le rôle de Raspoutine.
- Enfin, Itzak commence à avoir un rôle plus important, ce qui n’était pas vraiment le cas jusqu’à présent.
- Ce qui a de bien avec L’Histoire Secrète, c’est que cela peut pousser les plus curieux à s’intéresser à certains détails peu connus de l’Histoire ainsi qu’a des protagonistes historiques obscurs mais non moins importants.
- Encore et toujours ces couvertures plutôt belles…

Points Négatifs :
- Bon, je reconnais que ce côté où Pécau se sent obliger de nous expliquer le moindre événement historique par le biais de l’intervention des Archontes, de leurs agents et de ces fameuses cartes, cela peut lasser certains lecteurs au bout d’un moment, surtout ceux qui sont néophytes en Histoire.
- Justement, puisque j’ai cité les Archontes : aucun d’entre eux n’à pointer le bout de son nez dans ce dixième tome !
- Igor Kordey, malgré un style spécial et qui ne plaira pas à tout le monde, peut, selon moi, nous livrer des planches plus qu’acceptables, mais est également capable, tout de suite après, de nous pondre des trucs hideux ; malheureusement, si dans l’ensemble, son boulot sur cet album est correct, il semble retomber dans ses travers sur certaines planches, un peu plus bouillonnes.  

Ma note : 7/10

mardi 5 février 2008

L’HISTOIRE SECRÈTE – LA LOGE THULÉ


L’HISTOIRE SECRÈTE – LA LOGE THULÉ

Le vieux rebbe a finit sa fuite dans la campagne ukrainienne dans le village juif de Tchernobyl où il est devenu le chef. Il continue paisiblement ses expériences sur les Ivoires, assisté du fidèle Itzak. Les plus grands savants du monde, tel Max Planck, entretiennent une correspondance assidue avec lui. C’est alors qu’un convoi armé anticommuniste entre en ville et tente d’assassiner sauvagement la population. Le rebbe tué, dans un élan de rage Itzak verse son sang sur les ivoires, déchainant leurs pouvoirs pour arrêter le massacre. En fuite sur des chemins peu sûr, c’est maintenant les communistes qu’il rencontre, tandis qu'il cherche à éviter les anticommunistes et les anarchistes. En pleine mission d’observation, l’avion du capitaine Curtis est abattu en vol au même endroit. Il est récupéré par un peloton d’automitrailleuses polonais commandé par un officier français, le capitaine de Gaulle. C’est dans la clinique du docteur C.G Jung à Zurich qu’il atterrit. Aker, l’épée, est là pour l’accueillir. Elle lui apprend qu’il a été envoyé en mission à Tchernobyl car il semble que c’est un point de départ important pour le futur, ce que l’on appelle une « onde pilote »… Un danger latent dont l’origine serait encore Guillaume de Lecce y prend sa source…


L’Histoire Secrète – La Loge Thulé
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Chris Chuckry
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Action, Esotérisme, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 octobre 2007
Nombre de pages : 48

Mon avis : La Loge Thulé, neuvième tome de L’Histoire Secrète, lors de sa sortie, je dois le reconnaitre, ne m’avait guère enthousiasmé. Quelques mois plus tard, après une relecture, franchement, je lui aie trouvé tout un tas de qualités, oubliées pour la plupart, ou que je n’avais pas forcement remarquer d’un premier abord. Certes, il faut savoir rester objectif et reconnaître que nous ne nous trouvons pas devant un chef d’œuvre, loin de la, cependant, ce nouveau tome est loin d’être inintéressant et s’avère être une suite convenable à l’excellant Les Sept piliers de la Sagesse, qui ouvrait le deuxième cycle. Cette fois ci, nous quittons les plaines désertiques du Moyen-Orient pour l’Europe centrale et, plus précisément, le Berlin de l’après guerre, dans une période trouble de la capitale germanique, et peu connue au demeurant, celui où une révolution socialiste, prenant modèle sur le grand frère soviétique, menaçait la toute jeune République de Weimar. Révolution matée dans le sang et que Jean Pierre Pécau, fidèle à ses habitudes, réussie à caser au beau milieu de son habituel lutte entre les Archontes. Il en va de même pour la prise de pouvoir des bolcheviques en Russie et de la guerre qui s’en suivie entre les Rouges et les Blancs, comme ont peut le voir dans les premières pages où l’on suit Itzak, un personnage que l’on a peut vu jusqu’à présent mais dont on ne doute pas qu’il prendra de l’importance par la suite. Mais une fois de plus, c’est Curtis qui à droit à tous les honneurs et qui, au fil du temps, devient de plus en plus intéressant, volant allégrement la vedette aux Archontes eux-mêmes. Un Curtis tout juste rasé qui, après avoir perdu sa fidèle moustache et participer à une séance d’hypnose avec Jung en personne, se voit embarquer pour Berlin où il aura mail à partir avec l’inquiétante Loge Thulé et d’où il ne sortira pas complètement indemne… Bref, un album plutôt réussi, peut être pas foncièrement génial mais qui se lit assez agréablement et qui pose bon nombre de jalons pour l’avenir. Certes, tout n’est pas parfait et l’on se perd parfois dans les explications pseudo-scientifiques flirtant allégrement avec le Multivers à la Moorcock et la théorie du Chaos, quand à Kordey, il est légèrement moins en forme que précédemment, en particulier dans les scènes les plus ratées à mon avis de cet album, celles ou sévit un horrible nuage verdâtre pas franchement réussis, mais bon, au final, il s’en sort tout de même convenablement et on lui pardonnera cette faute de goût… Car malgré tout, La loge Thulé, sans atteindre des sommets, reste un fort bon tome de L’Histoire Secrète et confirme les excellents débuts de se second cycle, bien plus réussi que le précédant…


Points Positifs :
- C’est un chouia moins bien que Les Sept Piliers de la Sagesse mais force est de constater que cela reste plus que convenable : non seulement La Loge Thulé confirme que ce second cycle est supérieur au premier mais en plus, alors que l’on n’avait plus grand espoir quant a cette série, voilà que l’on se prend a rêver, captiver que nous sommes par un synopsis enfin intéressant.
- L’Ukraine, avec Tchernobyl, la Suisse, sur les bords du Lac Léman, le Berlin de l’après-guerre et même un petit passage dans une dimension parallèle ; encore un tome qui nous fait voir du pays et plutôt dépaysant.
- Je sais, je me répète depuis le premier tome mais bon, comment ne pas louer, une fois de plus, les connaissances historiques du sieur Pécau et les multiples références dont il parsème ses albums.
- Encore un excellent Igor Kordey : certes, certaines planches semblent un peu en-deçà que ce qu’il est capable de nous offrir mais dans l’ensemble, c’est plus que correct voir excellent par moments.
- L’arrivée de Chris Chuckry est sans nul doute pour beaucoup pour ce qui est de la montée qualitative du sieur Kordey.

Points Négatifs :
- Bon, on ne peut pas nier que le passage se déroulant dans un hangar avec le brouillard verdâtre en plus de faire plutôt kitch est assez raté ; dommage, on n’était pas loin de la perfection sans cela.
- Par moments, Jean-Pierre Pécau multiplie tellement de références historiques, use de tant de protagonistes réels qu’on peut s’y perdre très facilement, surtout que dans ce tome, quelques petites notions scientifiques ne sont pas inutiles pour tout saisir.
- Ah, si Igor Kordey était capable de nous pondre un album complet, sans le moindre défaut, quel bonheur se serait…

Ma note : 7/10

lundi 4 février 2008

L’HISTOIRE SECRÈTE – LES SEPT PILIERS DE LA SAGESSE


L’HISTOIRE SECRÈTE – LES SEPT PILIERS DE LA SAGESSE

Grèce en 1908. Un Rebbe et le jeune apprenti Itzak partent à la recherche d’un deuxième étudiant du maître : un soi disant Baron Rudolf Von Sebottendorff. Ils le retrouvent enfin implorant leur aide au fond d’une grotte écroulée. Ayant enfreint les règles du Rebbe, ce dernier a failli perdre la vie alors qu’il invoquait la déesse Athéna, en utilisant des cartes magiques du Rebbe à l’endroit précis où la Pythie de Delphes venait lire l’avenir. A la suite d’une violente dispute entre le maître et l’élève, le faux Baron décide de plier bagage. C’est le début de l’exode pour le Rebbe et Itzak. En effet, le Baron détient une grande partie des secrets du maître et il faut maintenant fuir. Dix ans plus tard, Saint James Philby, soldat de l’Indian Service anglais découvre la célèbre cité de Tel El Kinad où, selon le Coran, Ad Ibn KInad aurait construit un château pour y enfermer son harem et y vivre une orgie permanente. La cité aurait ensuite été détruite par le feu du ciel, en châtiment des pêchés du roi. Au cœur de la ville, il découvre des Ivoires qui ne ressemblent en rien à ceux des 4 familles. Mystérieusement, Philby ne revient pas de sa mission et semble même fuir ses supérieurs…


L’Histoire Secrète – Les Sept Piliers de la Sagesse
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Chris Chuckry
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Action, Esotérisme, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 juin 2007
Nombre de pages : 48

Mon avis : Au vu de ce qu’avait été le premier cycle de L’Histoire Secrète, c’est-à-dire, plus une déception qu’une réussite, il y avait de quoi être on ne peut plus méfiant avec ce huitième tome, pourtant, et a ma grande surprise, Les Sept Piliers de la Sagesse, dont le titre est tiré de l’ouvrage de Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie, est tout simplement le meilleurs tome de la saga, le plus abouti, rien que ça – du moins, depuis les débuts de celle-ci. Pour une fois, chose bien trop rare dans la série, tout est parfait, de la première à la dernière page : Pécau nous propose un scénario diablement inspiré, où tout un tas de nouveaux protagonistes font leurs apparitions et dont on en envie immédiatement de suivre les péripéties ultérieures car, enfin, plus de bons a travers les décennies ou les siècles mais des histoires se déroulant sur une courte période allant du premier conflit mondial à la fin du second, ce qui signifie que l’identification aux personnages dit « secondaires » peut enfin se faire, ce qui était impossible auparavant. Quant à Igor Kordey, franchement, il réalise là l’une de ses plus belles œuvres et je pèse mes mots ; autant son travail sur L’Aigle et le Sphinx était déplorable, autant son implication dans Les Sept Piliers de la Sagesse atteint parfois le sublime, aidé en cela par un nouveau encreur, déjà entraperçue dans la série Empire, des mêmes auteurs, Chris Chuckry. En relisant donc cet album, je suis tombé tout simplement en admiration devant certaines des planches, en particulier celles des ruines de la ville mythique de Kor et j’ai put constater avec plaisir que pour une fois, le dessinateur croate s’est impliqué comme rarement, peaufinant les détails et livrant un travail quasiment parfait (oui, quasiment, il reste bien une ou deux petites imperfections mineures mais au diable, ne gâchons pas notre plaisir !). Cela fait plaisir et c’est pour cela que je suis fan de ce type ! Evidement, dans Les Sept Piliers de la Sagesse, Pécau met en place tout un tas de nouvelles intrigues, afin de préparer la suite de la série et l’on ne peut que s’extasier en croisant des personnages hauts en couleur comme Lawrence d’ Arabie, bien entendu, mais aussi des individus plus inquiétants comme Saint James Philby et le Baron Rudolf Von Sebottendorff. Le lecteur devinera vite que le héros de ce deuxième cycle sera, bien plus que les Archontes, Curtis Hawk, protagoniste du septième tome et que l’on retrouve cette fois ci, quelques mois plus tard en compagnie de Reka, sur les traces d’une ville mythique, Kor, et surtout d’un jeu d’Ivoires tout simplement inconnus et perdus depuis des millénaires que convoite l’inquiétant cinquième Archonte, Guillaume de Lecce. Bref, un synopsis plus qu’accrocheur et prometteur qui se lit d’une traite et qui nous montre ce qu’aurais put être, que dis je, aurais dut être L’Histoire Secrète : une parfaite réussite. Après, connaissant l’inconstance de cette série, la suite alternera le bon et le moins bon, mais au moins pour une fois, ne gâchons pas notre plaisir et savourons cette belle réussite que sont Les Sept Piliers de la Sagesse.


Points Positifs :
- Jean-Pierre Pécau a enfin cessé de survoler l’Histoire tout en s’attardant sur des détails pour, enfin, en finir avec ses traditionnels sauts dans le temps : ainsi, ici, l’on retrouve un protagoniste du précédant tome, Curtis Hawk, et l’action est la suite directe des événements narrés dans Notre-Dame des Ténèbres.
- Avec la découverte de l’antique et légendaire ville de Kor, puis, surtout, celle d’Ivoires inconnues, l’intrigue part dans une autre direction, surtout que, vu que ce second cycle se déroulera sur quelques années uniquement, on aura droit aux mêmes protagonistes, ce qui va nous changer.
- Justement, quel casting ! Lawrence d’Arabie, Saint James Philby, Rudolf Von Sebottendorff et j’en passe. Entre personnages réels et imaginaires – Curtis, Itzak – on est servis !
- On ne change pas les bonnes vieilles habitudes et Jean-Pierre Pécau s’amuse une fois de plus a nous livrer moult références historiques.
- Jamais depuis les débuts de la saga Igor Kordey n’avait livré une telle prestation : c’est quasiment parfait de bout en bout et d’ailleurs, certaines planches sont magnifiques !
- L’arrivée d’un nouveau coloriste, Chris Chuckry, n’y est surement pas pour rien d’ailleurs…
- Encore une fois, une fort belle couverture.

Points Négatifs :
- Difficile de trouver un véritable point faible a ce huitième tome de L’Histoire Secrète ; disons juste que pour le lecteur néophyte en Histoire, certaines références ne sont pas évidentes à saisir et que, effectivement, il est très facile de s’y perdre…

Ma note : 8/10

dimanche 3 février 2008

L’HISTOIRE SECRÈTE – NOTRE-DAME DES TÉNÈBRES


L’HISTOIRE SECRÈTE – NOTRE-DAME DES TÉNÈBRES

Juin 1914 : l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, est l’élément déclencheur de la première guerre mondiale. Les soldats partent au front la « fleur au fusil ». Ils ignorent alors que ce conflit sera la pire boucherie de l’Histoire, et surtout, qu’ils sont les pions d’un jeu de pouvoir que se livrent 4 archontes depuis la nuit des temps. Erlin de la maison des Deniers, Aker de la maison de l’épée et Reka de la maison du bâton, s’opposent alors à leur frère Dyo, de la maison de la coupe. En se rangeant aux côtés du Kaiser, ce dernier ignore alors que ses desseins vont être perturbés par le pouvoir concurrent et surpuissant de Guillaume de Lecce, aboutissant à la destruction de la moitié du monde. Côté anglais, Erlin, Aker et Reka protègent un valeureux pilote, Curtis Hawk. Peint par un certain artiste nommé Chagall, l’avion de ce dernier semble paré à affronter les pires ennemis. Peu à peu, ce super soldat est programmé pour accomplir une mission très précise : tuer un certain soldat, sur le front d’Ypres en novembre 1918…


L’Histoire Secrète – Notre-Dame des ténèbres
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Carole Beau, Fabrys
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Action, Esotérisme, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 novembre 2006
Nombre de pages : 48

Mon avis : Notre-Dame des ténèbres nous plonge dans le premier conflit mondial, cela fait longtemps que les Archontes sont bien moins puissants qu’auparavant et Guillaume de Lecce, tire les ficelles allègrement, plongeant le monde dans le chaos, avec Dyo comme allié contraint tandis qu’Erlin, Reka et Aker font front commun, derrière les alliés. Avec ce qui aurait du être le dernier tome de la série, on devine ce qui sera la suite, car oui, on aura droit a un second cycle : les Archontes se feront de plus en plus rares (déjà que souvent, on ne les voyait pas tant que ça) et le relais sera passé aux joueurs humains, et plus précisément à Curtis Hawk, qui fait ici sa première apparition. Personnellement, je n’ai rien contre celui-ci, ni contre ceux qui apparaîtront par la suite (après tout, les membres des diverses familles ont leur importance), mais bon, je ne peux que déplorer que dans l’ensemble de la saga, les Archontes n’aient, au final, qu’un rôle aussi « minime » au vu de ce que l’on aurait put espérer. Alors, Notre-Dame des ténèbres conclue tranquillement le premier cycle, sans génie et sans grand moments notables, a part peut être la vision du passé d’Erlin et les rêves prémonitoires de Curtis, tandis que le ridicule, malheureusement, est bel et bien présent avec la présence incongrue et stupide d’un dragon, et, encore pire (mais qu’est il passé par la tète de Jean Pierre Pécau ?!), la scène où Guillaume de Lecce se prend pour le Dracula de Coppola. Dans le genre « hommage » évitable, on pouvait passer… Pour ce qui est des dessins, contrairement a L’Aigle et le Sphinx où Igor Kordey avait livré une prestation lamentable, c’est bien mieux ; oh certes, nous sommes encore a milles lieux du Nirvana ou tout simplement de ce que le croate a put faire, ou fera, par ailleurs, mais bon, vu la catastrophe précédente, on s’en contentera… Et tandis qu’un certain Adolf Hitler pointe le bout de sa moustache dans les dernières pages de ce septième tome, reste un problème : l’annonce d’un second cycle : a la base, L’Histoire Secrète était annoncé comme se déroulant sur sept albums, or, une fois Notre-Dame des ténèbres sorti, tel ne fut pas la surprise des lecteurs de découvrir qu’une suite était prévue !? Cette façon de procédée, discutable, est certes commune de nos jours, mais bon, il faut reconnaitre que, vu que dans l’ensemble, cette série fut pour le moins davantage une déception qu’autre chose, on peut être en droit de douter de la pertinence d’une suite. Mais bon, laissons le bénéfice du doute a Jean-Pierre Pécau surtout que le second cycle est censé se déroulé sur une période de temps plus courte et que l’on devrait retrouver les mêmes protagonistes d’un tome sur l’autre ; déjà, rien que ça, c’est une bonne nouvelle.


Points Positifs :
- L’intrigue en elle-même n’est pas désagréable : cette fois ci, l’action a lieu en pleine Première Guerre Mondiale et le déroulement du scénario, sans être extraordinaire, se laisse lire, surtout qu’il y a quelques bonnes idées.
- La vision du passé d’Erlin, celles du futur de Curtis.
- Comme d’habitude, le sieur Pécau nous fait une petite démonstration de ses connaissances historiques quoi qu’on l’ait connu plus en forme.
- La couverture, comme d’habitude.

Points Négatifs :
- Pour ce qui est des dessins, c’est déjà mieux que dans le tome précédant mais bon, ce n’est pas encore pour cette fois ci qu’Igor Kordey fera taire ses détracteurs, loin de là.
- Encore un saut dans le temps, de nouvelles têtes… mouais, on lit cela sans le feu sacré des débuts…
- Le soit disant hommage fait au Dracula de Coppola tient plus du ridicule qu’autre chose : Guillaume de Lecce avec son armure de Vlad Dracul, franchement, il fait pitié !
- Un Dragon, rien que ça ! Non mais où Pécau va-t-il chercher ses idées ? On se le demande.
- Aragon/Aragorn… Franchement, Pécau, elle était facile celle-là mais plutôt naze…
- Vous croyez que c’était la fin de cette série, que nenni ! On nous annonce un second cycle ! Je vois déjà la joie sur vos visages…

Ma note : 5,5/10
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