mercredi 23 avril 2008

DR HOUSE – SAISON III


DR HOUSE – SAISON III

House a survécu à la tentative de meurtre, et après avoir passé quelques jours dans un coma sous kétamine, il ne sent plus la douleur dans sa jambe. Mais les effets se dissipent et House est contraint de reprendre sa canne. Lors d'une consultation, il doit traiter Michael Tritter, un policier qui prend très mal le comportement de House et commence alors à le harceler mais aussi toute l'équipe et même Wilson, jusqu'à forcer House à entrer en cure de désintoxication et le mettre en prison pour détention de drogue. Il faudra que Cuddy se parjure et obtienne le non-lieu pour que Tritter se résigne à laisser House. House ne change pas pour autant : il reprend de la Vicodin et va encore plus loin dans ses initiatives. Toutefois, l'équipe commence à de moins en moins supporter ses actes, surtout Foreman, qui choisit de démissionner. Cameron et Chase, qui ont eu une liaison, commencent à s'interroger sur leurs sentiments. Alors que Foreman est sur le point de partir, House renvoie Chase et Cameron démissionne. House se retrouve donc seul dans son service de diagnostic.


Dr House – Saison 3
Réalisation : David Shore, divers
Scénario : David Shore, divers
Musique : Teardrop de Massive Attack
Production : Heel & Toe Films, Shore Z Productions, Bad Hat Harry Productions, Moratim Produktions et en association avec NBC Universal Television
Genre : Médical, Comédie dramatique
Titre en vo : House M.D. – Season 3
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : FOX
Diffusion d’origine : 5 septembre 2006 – 29 mai 2007
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 24 x 42 minutes

Casting :
Hugh Laurie : Dr Gregory House
Lisa Edelstein : Dr Lisa Cuddy
Omar Epps : Dr Eric Foreman
Robert Sean Leonard : Dr James Wilson
Jennifer Morrison : Dr Allison Cameron
Jesse Spencer : Dr Robert Chase
David Morse : Inspecteur Michael Tritter

Mon avis : Grande première sur ce blog puisque, près de trois mois après son ouverture, j’ai l’immense honneur de vous présenter ma toute première critique consacrée a une série, et, histoire de fêter la chose comme il se doit, pas n’importe laquelle puisque, et je suis sur que nombreux sont ceux qui pensent comme moi, le Dr House est l’une des séries les plus excitantes qui existe au jour d’aujourd’hui. Pourtant, pendant longtemps, les choses ne furent pas aussi simple… Ainsi, n’ayant jamais été attiré par les séries médicales, détestant cordialement Urgences et ne regardant Grey’s Anatomy qu’occasionnellement, et encore, pour suivre les relations entre les personnages, j’ai fait l’impasse sur Dr House pendant un certain temps, bien trop d’ailleurs puisque, du coup, les deux premières saisons sont passées a la trappe… Et puis, cette année, curieusement, j’ai commencé à me laisser tenter, d’abord méfiant, puis, de plus en plus intéresser avant de, au bout d’un moment, succomber totalement au point que, maintenant que cette troisième saison s’est achevée hier soir, je puisse affirmer que je suis devenu complètement accroc. Mais alors, serais-je soudainement tomber sous le charme d’une série médicale ? Oui et non car ce Dr House est bien plus qu’une série médicale… L'action, comme les fans le savent bien et comme on peut s’en douter, se déroule dans un hôpital, il y a des malades, des infirmières, des perfusions et tout ce qui va avec, mais, et c’est là que cela commence à devenir intéressant, tout tourne autour de ce fameux docteur, antipathique au possible mais tellement génial. Franchement, ce type, Gregory House, est une ordure dans sa relation avec les autres (dur d'être l'un de ses amis ou l'un de ses collègues), et, épisodes après épisodes, il est particulièrement jouissif de le voir lancer des piques a ses subalternes, collègues, supérieurs mais aussi, a ses patients. Mais, car il y a forcément un mais, notre bon vieux docteur est un véritable génie, et, c’est là que la série commence a sortir des sentiers battus car le principal intérêt de celle-ci est, d’épisodes en épisodes, de le voir échafauder un nombre incalculables d'hypothèses avant de trouver le bon diagnostic, comme s’il s’agissait d’une véritable enquête et que, quelque part, House serait le pendant médical d’un certain Sherlock Holmes… Alors bien entendu, tout cela, les fans et les nombreux fidèles du Dr House le savent bien, et, accessoirement, depuis longtemps, mais bon, que voulez vous, ne m’étant lancer dans cette série que cette année, j’en suis encore au plaisir de la découverte, et croyez moi, j’ai été plus que conquis. Mais au fait, quid de cette fameuse troisième saison puisque c’est tout de même le sujet principal de cette critique : eh bien, n’ayant pas vu les précédentes, je ne pourrais pas faire de comparaisons mais disons que, entre les mésaventures de House avec un policier qui lui en veut énormément (on comprend pourquoi vu qu’il s’est retrouver, par la faute du premier, les fesses a l’air avec un thermomètre planté dans le derrière) et qui fera tout pour l’envoyez en prison – tout cela occupera le premier tiers de la saison – et des relations entre House et son équipe qui iront en se dégradant de plus en plus jusqu’à ce que, au final, il se retrouve seul, force est de constater qu’il s’en est passé des choses au cours de cette troisième saison. Une saison qui, comme vous l’avez compris, m’aura rendu fan de ce sacré Dr House, et que je retrouverai avec un grand plaisir l’année prochaine…


Points Positifs :
- Bien évidement, ce qui fait le principal intérêt de cette série, c’est son synopsis de base : un service de diagnostic pour les cas compliqués, avec, a sa tête, un véritable misanthrope complètement shooter aux antidouleurs mais qui, malgré ses immenses défauts, s’avère être un véritable génie. De plus, la façon dont House et son équipe finissent par trouver les diverses maladies de leurs patients tient plus de l’enquête policière que de la série médicale classique.
- Le personnage de House, bien entendu : complètement détestable humainement parlant mais tellement drôle quant on le voit se moquer, rabaisser ou faire des sales coups a ses collègues.
- Une saison qui commence fort, avec les petits soucis de House avec un policier qui lui en veut a mort et qui finit de façon pour le moins surprenante avec le renvoi ou la démission de l’intégralité de son équipe qui le suivait depuis les débuts de la série.

Points Négatifs :
- Ayant découvert cette série avec cette troisième saison, je n’ai pas forcément ressenti un certain sentiment de lassitude avec celle-ci, même si, 24 épisodes, c’est tout de même beaucoup et qu’au bout d’un moment, ce n’est pas facile de se renouveler et qu’on commence à tourner en rond. En tous cas, cela peut expliquer les départs de Foreman, Chase et Cameron, histoire de donner un nouveau souffle a la série…

Ma note : 8/10

vendredi 18 avril 2008

TANÂTOS – LE JOUR DU CHAOS


TANÂTOS – LE JOUR DU CHAOS

Le génie du mal Tanâtos est en train de réussir son coup. S’appuyant sur une technologie très avancée pour ce début de XXe siècle, il s’est grimé et fait passer plusieurs mois durant pour le député Roger Lampoit. Il a ainsi réussi à aiguiser les tensions internationales en Europe, jusqu’à amener les nations au bord du conflit. L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand s’avèrera alors l’étincelle manquante. Cet homme-caméléon attise désormais les intérêts financiers des acteurs de l’armement d’Allemagne et de France, s’arrangeant pour que ce secteur économique fructueux ne subisse en aucun cas les affres d’une guerre désormais probable. Mais c’est sans compter sur les moyens d’investigation hors-norme utilisés par l’agence de détectives Fiat Lux, elle-même financée par un mystérieux mécène. Le détective Louis Victor fait la visite des locaux à son confrère et ami, l’inspecteur Bernin. Grace à un fabuleux fichier et à un habile relevé d’empreintes digitales, ils identifient deux malfrats complices de Tanâtos, surnommés Tue-la-peur et Mort-en-coin. Après une traque mouvementée et remarquée sur les toits de Paris, Victor parvient même à passer les menottes à Tue-la-peur ! Cette petite anicroche agace passablement Tanâtos, qui compte bien réagir. Mais avant cela, il doit s’occuper d’un autre détail : supprimer Jaurès, dont le discours pacifiste est un frein à l’entrée en guerre…


Tanâtos – Le jour du chaos
Scénario : Didier Convard
Dessins : Jean-Yves Delitte
Couleurs : Frédérique Avril
Couverture : Jean-Yves Delitte
Editeur : Glénat
Genre : Polar, Science-Fiction, Uchronie, Steampunk, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 février 2008
Nombre de pages : 54

Mon avis : Ayant lu des deux premiers tomes de Tanâtos d’un coup, ou presque, j’ai put donc vous proposer la critique de la suite de la saga de cet émule de Fantômas tout juste après le premier volet, L’année sanglante qui, malgré pas mal de bonnes idées et un vilain, le fameux Tanâtos, franchement charismatique, n’en possédait pas moins quelques défauts, le principal étant, selon moi, cette idée absurde de la part des auteurs de vouloir rendre des comptes par le biais d’une bande dessinée. Cependant, or cette débilité crasse et un petit souci par moments au niveau des visages des protagonistes (certains se ressemblaient un peu trop tôt), dans l’ensemble, le premier tome de Tanâtos promettait énormément pour la suite, ce qui fut amplement confirmer dans cette suite, franchement, et je pèse mes mots, exceptionnelle. Oh, bien sur, on notera une fois de plus le petit souci des visages et le fait que Jean Jaurès a toujours barbe et cheveux noirs, mais en dehors de ces deux détails, pour le reste, c’est du tout bon : ainsi, scénaristiquement, même si l’on sait par avance que Jaurès va mourir et que la première guerre mondiale va avoir lieu, on ne peut s’empêcher d’être captiver par un scénario diaboliquement prenant où ce satané Tanâtos tire les ficelles de ce terrible drame qui plongera l’Europe et le monde dans le chaos. Certes, il a en Louis Victor, le détective privé, un adversaire a sa mesure qui prend enfin de l’importance, cependant, malgré tous les efforts de ce dernier et de ses compagnons, Tanâtos, véritable émule du grand Fantômas, génie du mal et génie tout court (il suffit de voir toutes ses inventions anachroniques), finira par parvenir a ses fins : les nations européennes vont se déclarer la guerre, des millions d’hommes vont mourir, les industriels de l’armement vont se remplir les poches et, bien entendu, Tanâtos, encore plus. Captivant du début à la fin, possédant des dialogues réussis, ce second tome de la saga atteint la quasi-perfection et marque indéniablement de son empreinte ce début d’année 2008, en espérant que la suite, qui paraitra dans quelques mois, soit du même acabit !


Points Positifs :
- Une belle petite claque comme j’aimerai en prendre plus souvent : certes, le premier volet était déjà pas mal, mais là, non seulement, scénaristiquement, c’est supérieur et captivant au possible, mais comme en plus, les auteurs ont cesser leurs enfantillages de mesquine vengeances, on peut enfin se consacrer sur l’essentiel, c’est-à-dire, une superbe histoire !
- On sait par avance comment tout cela va terminer (mort de Jaurès, Guerre Mondiale), cependant, découvrir au fil des pages cette histoire parallèle où Tanâtos est responsable de tous ces drames est franchement jouissif.
- Tanâtos possède un sacré charisme, pourtant, a la base, ce n’était pas gagner avec sa combinaison noire. Mais tel Fantômas dans les films de Louis de Funès et Jean Marais, c’est non seulement un génie du mal mais un génie tout court !
- Les dessins de Jean-Yves Delitte, bien entendu, qui retranscris merveilleusement bien l’architecture de l’époque, les vêtements mais aussi les diverses inventions de Tanâtos.
- Même les dialogues et les expressions, typiquement d’époque, passent beaucoup mieux que dans le premier tome.

Points Négatifs :
- Encore et toujours le petit défaut au niveau des visages de certains personnages qui ont souvent tendance à se ressembler ; Jean-Yves Delitte se débrouille mieux avec les décors, visiblement.

Ma note : 8,5/10

TANÂTOS – L’ANNÉE SANGLANTE


TANÂTOS – L’ANNÉE SANGLANTE

L’homme aux mille visages… Le crime comme raison de vivre, La mort pour alliée... Tanâtos, surnommé « Le fils de la mort » ou encore « L’homme aux mille visages », entre en scène en décembre 1913 alors que Raymond Poincaré est président de la République, Gaston Doumergue, président du Conseil. Les socialistes, conduits par Jean Jaurès, qui croient encore pouvoir éviter la guerre, combattent les ardeurs belliqueuses du gouvernement. Le malfaiteur souhaite se servir de ce climat favorable à la guerre pour devenir l’homme le plus riche du monde. Sa science du déguisement, ses moyens illimités, son intelligence exceptionnelle, sa totale absence de compassion, lui permettent d’imaginer crimes et machinations avec une parfaite indifférence pour ses victimes. Deux hommes, Bernin, commissaire de la Police Judiciaire, et Louis Victor, brillant détective de l’agence Fiat-Lux, se dressent avec courage face à celui qui veut devenir le Maître du Monde…


Tanâtos – L’Année Sanglante
Scénario : Didier Convard
Dessins : Jean-Yves Delitte
Couleurs : Frédérique Avril
Couverture : Jean-Yves Delitte
Editeur : Glénat
Genre : Polar, Science-Fiction, Uchronie, Steampunk, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 10 octobre 2007
Nombre de pages : 54

Mon avis : C'est a la lecture de ce premier volume de Tanâtos, œuvre de Didier Convard et de Jean-Yves Delitte, dont l'action se déroule a l’orée de la première guerre mondiale, que je me dis que, incontestablement, j'ai depuis quelques temps une préférence pour la bande dessinée dite franco-belge au détriment des comics et des mangas (une préférence, je ne nie pas les qualités de ceux-ci). Certes, ce n'est pas la première fois que je m'en rends compte mais il me plaît à me le rappeler, surtout après une si agréable lecture. Tout d'abord, je dois avouer que ce fut une bonne surprise, je ne connaissais ni le scénariste (c'est par la suite que je me rendis compte qu’il s'agissait du créateur du Triangle Secret), ni le dessinateur et, pour ce qui est des critiques, je n'en avais lu aucune. Quelques pages feuilletées, un « génie du mal » digne de Fantômas vêtu comme un personnage de comics, une action se situant à une époque qui a toujours éveillé mon intérêt, il n'en fallait pas plus pour me décider. Et je n'ai aucun motif de le regretter. L’histoire n'est peut être pas des plus originale mais elle tient bien la route avec des petits cotés Steampunk-Uchroniques non négligeables et j'avoue m'être passionné a suivre l'intrigue mêlant personnages réels et complots politico-industriels. Ce Tanâtos n'est certes qu'une copie conforme du déjà nommé Fantômas (mais avec un soupçon de Batman) : art du déguisement, base secrète, engins perfectionnés pour l'époque, folie des grandeurs, mais, il a tout de même un certain charisme et il gagnerait à être un peu plus connu. A part le fait qu'il dispose d’importants moyens pour son organisation et que son but dans la vie est d'amasser le plus d'argent possible, on ne sait rien de lui. Mais bon, parfois, il est peut être préférable que les personnages mystérieux le restent, ce qui évite le syndrome Wolverine chez Marvel, et ainsi garder tout leur intérêt. Pour ce qui est des autres protagonistes, Bernin et Louis Victor, en quelques sortes les héros de l’histoire, sont bien évidement les plus travaillés même s’ils ne sont pas vraiment charismatiques. Il y a également « Tue la peur », l'un des sous fifre de Tanâtos, qui joue un rôle important et qui n'a pas grand chose a leurs envier, quoi que je le trouve un peu trop stéréotypé a mon gout. Coté dessins, rien à redire, sauf peut être une trop grande ressemblance entre certains personnages, ce qui peut être gênant parfois mais rien de dramatique. De plus, le Paris de l'avant guerre est assez bien représenté donnant l'impression au lecteur de s'y plonger dans un merveilleux voyage dans le temps. Il y a bien quelques anachronismes, certes, mais ceux-ci sont assumés, scénaristiquement parlant. Après, cela reste un premier album avec tous les défauts et les qualités que l’on peut s’attendre a trouver lorsque débute une œuvre, c’est-à-dire, que pour le moment, l’auteur met son intrigue en place, présente ses personnages et qu’il faudra se faire une idée précise du potentiel de cette BD par la suite, mais bon, au final, malgré quelques petits détails insignifiants, Tanâtos est une œuvre réussie, à l'intrigue prometante et qui mérite que l'on s'y intéresse par ses petits cotés Brigade du Tigre contre Fantômas...


Points Positifs :
- Un énième génie du mal, vous trouvez cela peu original ? Certes, cependant, force est de constater que ce bougre de Tanâtos possède un sacret potentiel : mélange de Fantômas et de Batman, expert en déguisements en tous genres, possédant une science en avance sur son temps et agissant dans l’ombre, nous avons là un méchant comme on les aime !
- Le lieu, l’époque, ce qui va arriver – car on se doute bien que les plans de Tanâtos ont quelque chose a voir avec la première guerre mondiale – d’entrée de jeu, l’intrigue promet beaucoup et on a hâte de découvrir la suite !
- Mine de rien, il y a tout de même un sacré travail de recherche de la part des auteurs : personnages, dialogues, ambiance générale, publicités, objets, on s’y croirait presque !
- Dans l’ensemble, Jean-Yves Delitte livre des planches assez correctes voir excellentes par moments.

Points Négatifs :
- Tanâtos brille tellement que les autres protagonistes ont bien du mal à exister face a lui car bon, comment dire, on ne peut pas dire, pour le moment, que Louis Victor soit franchement charismatique…
- Je ne suis pas sur qu’une bande dessinée soit l’endroit où il faut régler ses comptes. Dans le cas présent, Didier Convard en veut énormément (a tord ou a raison, je m’en moque) a pas mal de personnes et tire dans tous les sens dans les cases qui nous montrent des journaux. Procédé, selon moi, limite ridicule.
- « Un homme à sodomiser son chien » Mouais, c’était censé être de l’humour !?
- Les expressions d’époque sont tellement nombreuses que par moments, celles-ci peuvent gêner un peu la lecture ; mais bon, mieux vaut cela que de l’anachronisme.
- Certes, Jean-Yves Delitte se débrouille bien mais bon, pour ce qui est des visages des personnages, je trouve qu’ils sont un peu trop ressemblants.
- Hum, en 1913, Jaurès avait une barbe et des cheveux aussi noirs ?!

Ma note : 7/10

jeudi 17 avril 2008

SEPT MISSIONNAIRES


SEPT MISSIONNAIRES

Au IXe siècle, sur les côtes d’Irlande, les hommes du nord appelés Fomoirés (ou vikings) viennent de piller leur énième monastère. Villageois et moines ont tous été passés par le fil de l’épée, à l’exception d’un copiste témoin, juste énucléé. Une réaction s’impose, d’urgence. Pourtant, le haut roi n’a que faire de ces incursions païennes sanguinaires, trop occupé qu’il est à guerroyer contre ses propres clans. Le Sire Abbé, guide chrétien en ces contrées, est aussi très sage. Il ne voit d’apaisement possible qu’à travers la conversion de ces barbares au culte chrétien. Une mission suicide, en somme, pour ceux à qui elle va échoir, au regard de la féroce réputation des Fomoirés. Le Sire Abbé a donc l’intelligence d’y envoyer non les meilleurs, mais les pires de ses prêtres ! Une communauté de 7 moines, dotés d’une réputation sulfureuse, ternit justement l’image de l’Eglise. Au pire, ce ne sera pas une grande perte. Frère Oran est d’une vanité sans nom, Curnan est aigri par l’avarice, Enan jalouse tout le monde, le gros Goban ne pense qu’à manger, le robuste Conan peine à canaliser sa violence, Lugan est un tombeur de jupons et, enfin, Tristan est d’une insupportable nature atone. La mission leur est alors ainsi présentée : soit ils sont jugés pour leurs nombreuses déviances impies et risquent le bûcher, soit ils se portent volontaires et on leur fit miroiter une charge d’Evêque à la clé…


Sept Missionnaires
Scénario : Alain Ayroles
Dessins : Luigi Critone
Couleurs : Lorenzo Pieri
Couverture : Luigi Critone
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Action, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 mars 2008
Nombre de pages : 56

Mon avis : Les éditions Delcourt savent nous pondre d'excellentes petites bandes dessinées qui, a première vu, ne payent pas de mine, mais qui, au final, s’avèrent être plus qu'intéressantes. Et dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, nous avons Sept, une série d'un genre particulier puisque sous la houlette du scénariste David Chauvel, devenu directeur de collection, sept scénaristes et sept dessinateurs nous proposent sept récits différents mettant en scène sept missions a haut risque menées a bien, a chaque fois, par sept personnages. Énormément de sept donc, et si l'idée de base était originale et avait débutée par un premier album haut en couleur, Sept Psychopathes, les deux suivants avaient fait descendre le niveau global de la série : Sept Voleurs était sympathique, sans plus, tandis que Sept Pirates m'avait légèrement déçu – deux œuvres dont il faudra, a l’occasion, que je vous propose les critiques… C’était donc avec une certaine appréhension que j’attendais ce quatrième opus, et, finalement, mes craintes furent infondées tant Sept Missionnaires s’est avéré être une heureuse réussite. Si, a priori, une histoire ayant pour protagonistes principaux des moines peut paraître peu engageante, le fait que ceux ci soient chacun les représentants de l'un des sept péchés capitaux et qu’ils soient contraints par leur hiérarchie de partir en terres hostiles en dit un peu plus sur leurs principales motivations. Étant a la vie monastique ce que Staline fut a la démocratie, ces sept pécheurs en soutane se voient donc imposés une mission impossible : évangéliser les... vikings ! C'est le début d'une histoire loufoque, captivante et rafraichissante où l'on prend un certain plaisir à voir déambuler ces moines au milieu des vikings, semant petit a petit la zizanie dans la communauté de ces féroces guerriers. Je n'en dévoilerais pas plus, afin de ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture, mais quoiqu'il en soit, Alain Ayroles, déjà auteur de l’excellent De Cape et de Crocs, nous a servi la une très bonne histoire servi par des dessins plus que correct d'un dessinateur que je ne connaissais pas, Luigi Critone. A lire sans hésitation, surtout si vous aimez ce genre de récits à l’humour ravageur…


Points Positifs :
- Au départ, on se dit que le synopsis de base n’est pas des plus originaux, puis, assez rapidement, entre une construction narrative proche de la perfection – en trois pages, les moines sont présentés – une intrigue plutôt captivante et un humour omniprésent mais finalement assez fin, force est de constater que nous avons là une fort bonne BD.
- On connaissait Alain Ayroles pour De Cape et de Crocs, œuvre culte s’il en est, et on le retrouve fidèle a lui-même dans cet one-shot du plus bel effet.
- Les dessins de Luigi Critone restent certes plutôt classiques mais n’en sont pas moins fort bien réussis pour ne pas dire fort plaisants.

Points Négatifs :
- Aussi bonne soit cette bande dessinée – et, ma foi, elle l’est – ça reste un petit truc sympathique, qui se lit bien, franchement agréable mais… comment dire… sans plus, ce n’est pas un chef d’œuvre non plus.
- Il faut quand même passer outre des personnages franchement stéréotypés. Bon, je sais que c’est normal dans ce genre d’histoires, mais bon…

Ma note : 7,5/10

lundi 14 avril 2008

L’INSTINCT DE L’ÉQUARRISSEUR


L’INSTINCT DE L’ÉQUARRISSEUR

Sherlock Holmes existe bel et bien ! Simplement il se trouve avec le professeur Watson sur une Terre parallèle ayant jadis reçu la visite des Worsh, des extraterrestres désormais parfaitement intégrés à la communauté humaine, qui bénéficie de leur technologie avancée; et notre Conan Doyle, capable de se rendre sur cette autre Terre grâce à une invention de Watson, se contente dans notre monde de raconter les vraies aventures du célèbre détective – très édulcorées, cela va sans dire. Car Holmes, l'Assassin de la Reine, n'a pas grand-chose à envier aux monstres qu'il pourchasse... Le fabuleux trio, au fil de ses aventures, va devoir affronter pas moins de deux Jack l'éventreur, et combattre l'infâme professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes, qui va tout faire pour découvrir la clé de l'immortalité – un secret qui se dissimulerait dans un bien mystérieux Instinct de l'équarrisseur...


L'Instinct de l'équarrisseur
Auteur : Thomas Day
Type d'ouvrage : Steampunk
Première Parution : 28 mars 2002
Edition Poche : 30 septembre 2004
Titre en vo : L'Instinct de l'équarrisseur
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : néant
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 432

Mon avis : Connaissant actuellement un intérêt pour le moins particulier pour le genre Steampunk – la fameuse SF a vapeur comme certains l’ont un peu trop rapidement surnommée – l’envie de me plonger dans un autre roman du genre était pour le moins importante, du coup, après les méandres des voyages temporels dans Les Vaisseaux du Temps, me voici de retour a l'époque Victorienne avec L’Instinct de l’équarisseur, œuvre pour le moins singulière où l'on retrouve un Sherlock Holmes bien diffèrent de celui qui rentra dans la légende par le biais de son auteur, qui d'ailleurs ne l'aimait guère, A. Conan Doyle. Thomas Day, l'auteur de l'ouvrage, signant là une œuvre plutôt étrange et où j'avoue avoir eu un peu de mal à me faire une opinion précise. Incontestablement, un véritable travail de fourmi fut accompli par l'écrivain afin de se renseigner bien évidement sur le plus célèbre des détectives, mais également sur d'autres personnages contemporains aussi variés que Jack l'éventreur, Jack London, Oscar Wilde et bien entendu, Conan Doyle, personnage principal de l'histoire. Et la, je ne fait que citer les plus marquants. Ceux ci ne dénotent pas le moins du monde au milieu de personnages, eux, imaginaires mais hauts en couleurs comme Moriarty, Watson ou la flamboyante Elisabeth « Shiva » Worrington. D’ailleurs, même les Worsh, ces fameuses « peluches » extraterrestres envers qui j'avais un énorme a priori au départ s'avérèrent au fil de l'intrique plutôt intégrés au paysage, l'auteur nous réservant une surprise de taille sur leurs origines vers la fin de l'ouvrage. Assez prenant, amusant (les moments d'humour sont assez nombreux) et passionnant, on prend du plaisir à suivre les pérégrinations de Holmes et de ces acolytes. Cependant, malgré toutes ces qualités, L’Instinct de l’équarrisseur possède quelques défauts qui font qu'il rate de peu la marche qui aurait fait de lui un bon roman. Tout d'abord, a force de multiplier les seconds rôles, Thomas Day finit par ne pas les approfondir davantage, ce qui aurait pu les rendre bien plus intéressants, voire, pire, a en négliger certains qui auraient mérités un meilleur traitement ; je pense surtout au complice de Shiva, l'inquiétant et charismatique Bhanîr, mais il n'est pas le seul. Ensuite, le découpage du livre en deux parties distinctes entrecoupées d'un entracte, certes nécessaire mais tout aussi long est assez étrange même si l'on s'y fait. Ce qui me fait penser que l'ouvrage n'aurait pas démérité a être plus long : en effet, certains romans sont incontestablement beaucoup trop longs, certains auteurs abusant de descriptions, de dialogues voir d'intrigues parfois inutiles... L’Instinct de l’Équarrisseur, lui, au contraire, est trop court a mon avis, ce qui laisse un petit goût de déception. Mais bon, peut être vaux t-il mieux regretter qu'il n'y ait pas une centaines de pages supplémentaires, ce qui dans le fond, signifie que le livre nous a plu, plutôt que de s'ennuyer ferme devant des cycles composés d'une dizaines de volumes et dont on ne voit pas le bout ?!


Points Positifs :
- A priori, on se dit que le synopsis n’est pas des plus original et que Thomas Day choisit la facilité en nous pondant un énième roman Steampunk avec Sherlock Holmes en tête d’affiche, puis, au fil des pages, on commence a se prendre au jeu et, finalement, sans être un grand livre, celui-ci s’avère plutôt sympathique a lire.
- Entre personnages réels et imaginaires, l’auteur se débrouille plutôt bien et l’on passe des uns aux autres sans le moindre problème.
- Mine de rien, L’Instinct de l’équarisseur est un roman bourré d’humour ; un pastiche du genre ?!
- On pouvait craindre le pire avec les Worsh et puis, finalement, ces derniers passent bien.
- Elisabeth « Shiva » Worrington ; une certaine classe tout de même.

Points Négatifs :
- Le découpage, un peu batard, en trois parties dont un soit disant entracte franchement longuet.
- Bon, ne nous voilons pas la face : ce n’est pas non plus une œuvre incontournable… sympa, sans plus.
- Trop de Steampunk tuerait-il le Steampunk ? Mouais, au bout d’un moment, les effets de mode peuvent lasser…
- Un poil trop court ?

Ma note : 6,5/10

vendredi 4 avril 2008

LES VAISSEAUX DU TEMPS


LES VAISSEAUX DU TEMPS

La Machine à explorer le Temps est le texte fondateur de la science-fiction moderne. Lorsque s'achève le récit de H.G. Wells, le Voyageur se prépare à repartir clans le futur sauver Weena, la charmante Eloï, menacée par les cruels Morlocks... Par une chance extraordinaire, la narration de ce second voyage est parvenue à Stephen Baxter, un siècle exactement après la parution, en 1895, de La Machine à explorer le temps. En voici la fidèle et surprenante transcription. Il n'est pas nécessaire pour la goûter d'avoir lu le récit du premier voyage. Reparti dans le lointain avenir, le Voyageur surpris découvre un monde différent de celui qu'il avait exploré, où les Morlocks disposent d'une civilisation technologique avancée et ne ressemblent plus aux barbares qu'il a connus. Flanqué du Morlock Nebogipfel, il s'aventurera sur les Vaisseaux du temps jusqu'aux confins du temps et de l'espace, des univers parallèles et des possibles. Sans jamais perdre l'espoir de retrouver la délicieuse Weena.


Les Vaisseaux du Temps
Auteur : Stephen Baxter
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 1995
Edition Poche : 19 novembre 2003
Titre en vo : The Time Ships
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Bernard Sigaud
Editeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 640

Mon avis : Ainsi donc, comme il est signalé dans le résumé ci-dessus, Les Vaisseaux du Temps est tout simplement la suite de la célèbre Machine à explorer le temps d’H.G. Wells, œuvre qui, comme vous l’avez peut-être constaté, j’eu le plaisir de relire il y a peut de temps. Et bien entendu, quelques soient les qualités de l'œuvre de Stephen Baxter, et elles sont indéniables, c'est son glorieux aîné qui restera dans les annales de la littérature. Cependant, cette « suite officielle », écrite exactement un siècle après l'original et qui n'est qu'un immense hommage à son prestigieux auteur, mérite d'être connue et d'être lue, au moins par chaque passionné de Science-Fiction qui se respecte, ne serais ce que pour l’exercice plus que périlleux du sieur Baxter : après tout, oser toucher à un tel mythe pouvait presque relever de l’hérésie. Et il est toujours hasardeux de se lancer dans une telle entreprise, surtout lorsque le roman original est mondialement connu et a dépassé depuis longtemps le simple cadre des amateurs du genre, ne serais ce que par le biais du cinéma et de la culture populaire dans son sens le plus large. Nombreux sont ceux qui, au fil des ans, ont pu se casser les dents dans de tels projets, or, Stephen Baxter réussit la un véritable tour de force, réussissant à faire de ses Vaisseaux du Temps un prolongement tellement logique et naturel au roman de Wells que ne serais ce le siècle passé entre la parution des deux œuvres – et les différences de style d’écriture, mais surtout les connaissances scientifiques qui ne sont pas les mêmes – et ont aurait presque pu penser que l’auteur des deux ouvrages était la même personne. Ainsi, incontestablement, sur ce point, Stephen Baxter a réussi son pari, et il faut savoir reconnaitre que c’était loin d’être gagner d’avance. Pour ce qui est de l’intrigue en elle-même, nous retrouvons donc le voyageur du temps, là où nous l'avions laissé à la fin de La Machine à explorer le temps, quittant l'Angleterre Victorienne de 1891 devant les yeux médusés de son ami,« l'écrivain » (c’est-à-dire, pour ceux qui ne l’avaient pas compris, Wells en personne) pour retourner en l'an 802701 afin de sauver Weena, la douce Eloï des griffes des Morlocks. Or, dès ce premier voyage, le lecteur aura la surprise de découvrir que les événements prennent une tournure inattendue puisque le « futur » dans lequel le voyageur arrive est diffèrent de celui où il escomptait parvenir. Dans ce futur visiblement alternatif, le soleil semble avoir disparu, plongeant la Terre dans des ténèbres éternelles, tandis que les Morlocks, ces créatures vivant dans les ténèbres et se nourrissant des insouciants (et stupides) Eloïs, règnent en maîtres, faisant même preuve d'une intelligence supérieure vis à vis des hommes de notre époque et possédant une technologie pour le moins époustouflante. C'est alors que débute pour le voyageur du temps et pour son compagnon Morlock, Nebogipfel, un long voyage dans les méandres du temps, un voyage fantastique qui les entraîneras a diverses époques de l'Histoire de notre bonne vieille Terre, que cela soit au Paléocène, dans une Europe des années 30 ou la première guerre mondiale se poursuit pendant des décennies ou bien dans un futur glacé ou seuls subsistent les étranges Constructeurs ; mais surtout, un voyage dans des univers parallèles puisque chaque voyage entraîne des répercussions dans la trame du temps, modifiant apparemment le déroulement de celui-ci suivant les choix, les actes des voyageurs. Chaque acte ayant une conséquence, c'est à une multiplicité d'univers que le lecteur devra faire face et ce, dans des voyages dans un lointain futur ou au tout début du Big Bang. Tout cela, jusqu'à la boucle finale et à la fin des pérégrinations de nos voyageurs temporels, peut-être moins impressionnants que tout ce qu’ils vécurent auparavant, mais assez prévisibles, finalement. Ce choix de Baxter et des univers multiples aura pu en surprendre plus d’un, sans nul doute, pourtant, il ne trahit en aucun cas l’œuvre originale qui se contente d’un seul aller/retour dans le temps et permet surtout à l’auteur, qui eut l’air de s’en donner à cœur joie, de s’amuser avec toutes ses versions alternatives de notre passé, mais aussi, de notre futur, le récit lorgnant carrément du côté de l’Uchronie. Le problème, selon moi, et c’est ce que j’ai ressenti lors de cette lecture, c’est que si dans l’ensemble, Les Vaisseaux du temps est une parfaite réussite et que, comme hommage au maitre H.G. Wells, il était difficile de faire mieux, tous les chapitres ne sont pas aussi réussis, la faute à quelques incohérences tout au long du récit qui viennent, selon moi, gâcher mon impression finale, la principale étant que, a force de bourlinguer dans le temps, on se demande comment le voyageur et son compagnon Morlock sont retrouvés par les forces britanniques venues du futur alors qu’ils se trouvaient perdus au Paléocène ? En effet, à ce moment du récit, il semble exister tellement de voyageurs temporels que le nombre de versions de l’Histoire (rappelez-vous, à chaque changement, même minime, un nouvel « univers » se crée par le biais d’un point de divergence) aurait dut exploser. Pourtant, ils sont retrouvés presque sans problèmes et quelques temps plus tard, les allemands font de même… oui, bon, j’avoue que cette partie n’était pas très logique. Autre petit grief que j’ai ressenti à l’encontre de ces Vaisseaux du temps : l’inégalité des chapitres. Sincèrement, certains sont franchement excellents comme l’arrivée du voyageur dans le monde de Nebogipfel, sa discussion avec une version de lui plus jeune, l’idée même d’une Grande Guerre qui se prolonge indéfiniment et la version « made in Baxter » du futur de notre Galaxie qui franchement, mérite le détour. Mais à côté de cela, on a droit à des chapitres rapidement expédiés qui auraient probablement mérités un plus ample développement ainsi qu’à un coté Steampunk, a un moment donné, franchement bof. Mais bon, si je peux paraitre dur voir même injuste à l’encontre de cette œuvre, c’est que ces quelques défauts, réels, de l’œuvre, même s’ils ne sont pas nombreux n’en existent pas moins. A coté de cela, Les Vaisseaux du temps sont indéniablement un bon roman, sur ce point, il n’y a rien à dire. Le pari était risqué, très risqué même et Stephen Baxter l’a remporté haut la main. Cependant, si Les Vaisseaux du temps est pour moi un bon roman de SF digne de son prédécesseur, il ne peut être considérer comme étant un chef d’œuvre. Mais bon, quelque part, ce n’est pas comme si les chefs d’œuvres courraient les rues non plus.


Points Positifs :
- Ecrire une suite convenable a La Machine à explorer le temps, l’un des romans de SF les plus connus, pouvait sembler pour le moins saugrenue, voir, pour parler crument, casse-gueule ; or, Stephen Baxter, malgré quelques imperfections, s’en sort de fort belle manière.
- Malgré un siècle écoulé entre les deux œuvres, malgré les avancées et découvertes technologiques qui font que jamais Wells n’aurait put écrire ces Vaisseaux du temps, force est de constater que Stephen Baxter s’est si bien débrouiller que, par moments, on croirait que le même individu est aux manettes des deux romans.
- L’idée des univers multiples qui se créent lors de chaque voyage dans le temps – et qui évite, bien sur, tout paradoxe temporel.
- Pas mal de bonnes idées comme ces Morlocks évolués, cette première guerre mondiale qui n’en finit jamais, où, dans un futur éventuel, cette Terre sous la coupe des Constructeurs.
- Le final est prévisible, certes, mais plutôt bon.

Points Négatifs :
- Si dans l’ensemble, Stephen Baxter s’en sort fort bien, reconnaissons quelques incohérences scénaristiques comme ces humains coincés au Paléocène et qui sont retrouvés facilement par leurs compatriotes (alors que la chose semblait impossible) puis, encore pire, par leurs adversaires.
- L’auteur s’attarde trop sur certains passages tandis qu’il survole trop rapidement d’autres qui auraient mérités un développement plus conséquent.
- Il y a de bonnes idées, je ne le nie pas, mais d’autres ne le sont pas autant…
- Le coté Steampunk, franchement bof.
- Bon, cela reste inférieur à La Machine à explorer le temps, bien entendu.

Ma note : 8/10
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