vendredi 27 juin 2008

LA LUNE N' EST PAS POUR NOUS


LA LUNE N' EST PAS POUR NOUS

Si la colonie libertaire de la Lune prospère grâce à la technologie extraterrestre développée par les Ishkiss, sur Terre rien ne va plus… La France est sous la coupe des ligues fascistes et l'Allemagne nazie se prépare à lancer la plus fantastique offensive de toute l'histoire. À Paris, Léo Malet, jeune cambrioleur anarchiste, fait une drôle de découverte en perçant le coffre d'un certain vieux maréchal. Ce sera le début d'un incroyable périple, qui conduira Léo, épaulé par Albert Londres, des bas-fonds de Paris aux hauts plateaux du Tibet, en passant par la forteresse du Haut-Kœnigsbourg, le désert mexicain et Germania. Hommage à la fois au roman noir et aux chefs-d'œuvre du cinéma, tels La Grande Illusion ou Metropolis, cette plongée dans le chaos des années sombres, où l'humour se teinte lui aussi de noir, convoque dans le même temps les mânes de Georges Simenon et de Philip K. Dick, composant un récit où enquête, parano et supertechnologie au service de la dictature se combinent pour ne jamais laisser faiblir la tension.

Ah, l'éternel problème des suites! Après un bon La Lune seul le sait ou l'on suivait les pas de Jules Vernes dans un second Empire allié a des Extraterrestres, voila que Johan Heliot revient dans l'Univers des Ishkiss qui avait su nous ravir, mais, cette fois ci, en faisant un bon de quelques décennies puisque l'on se retrouve dans les années 30. Il y a "suite" et "suite"; certaines sont prévues, s'inscrivant dans un cycle par exemple ou dans une oeuvre en plusieurs volumes, d'autres ne le sont pas ou, ne sont pas forcement nécessaires. La fin de La Lune seul le sait était plus ou moins ouverte, ce ne fut donc pas avec surprise que l'on accueillit ce deuxième ouvrage (et a ce propos, un troisième existe et l'on parle même d'un quatrième!), mais, était il nécessaire? Sincèrement, non.

J'ai franchement été déçu par ce livre, et le pire c'est que je m' y attendais. Tout d'abord, le constat de base historique ou se déroule l'action ne me semble pas le moins du monde crédible : une fois la fin du premier ouvrage, une guerre éclata sur Terre, semblable a notre "Grande Guerre" mais plus longue et où les allemands finissent par l'emporter. Le pays, victorieux, demande de très lourdes réparations de guerre a la France, qui s'en trouve ruinée tandis que lui, se développe d'une façon extraordinaire, que cela soit du point de vu technologique ou matériel. Alors, comment les Nazis ont ils pu arriver au pouvoir? Il n'est nul besoin d'être historien pour connaître les causes de l'accession d'Hitler et de ses sbires a la chancellerie et c'est la que je ne suis pas d'accord avec l'auteur. Mais bon, pour lui, la montée du Nazisme était inéluctable, c'est son avis, je le respecte même si je ne suis pas d'accord (a ce sujet, je préfère le sublime La part de l' autre d'Eric Emmanuel Schmitt).

Quand a l'intrigue a proprement parlé, si elle débutait assez bien, elle reste largement inférieur a celle de son prédécesseur. Et puis, le fait que celle ci s'étale sur quelques années la rend décousue : certains chapitres s'achèvent brusquement, des évènements sont ignorés ou a peine abordés. Les personnages sont une autre grande déception; certes, Jules Vernes n'est plus la, mais ses remplaçants sont peu charismatiques, voir même pas du tout et quant aux hauts dignitaires Nazis, ils m' ont sembler trop caricaturaux voir ridicules pour être crédibles. Et la flopée de seconds couteaux, ils étaient plus la pour faire tapisserie que pour autre chose.

Une grande déception, vous l'avez devinez et ce, malgré quelques bonnes idées comme Germania (si semblable a Metropolis), la soucoupe volante Nazi, la Thulé, mais finalement, peu développés et surtout, dont l'intérêt pâti de son lien avec les Ishkiss. Peut être que Johan Eliot s'en serait mieux sorti si les deux ouvrages n' avaient aucun lien. Un lien qui au final aura fait un grand mal a cette Lune qui, décidément, n'est pas pour nous.

lundi 16 juin 2008

LA LUNE SEULE LE SAIT


LA LUNE SEULE LE SAIT

Printemps 1889. Un vaisseau hybride de chair et de métal fait irruption dans le ciel de Paris, stupéfiant la foule venue célébrer la clôture de l'Exposition universelle. L'humanité entre en contact avec les extraterrestres Ishkiss et découvre une technologie qui surpasse ses rêves les plus fous. Dix ans plus tard, l'Europe s'est transformée grâce à l'alliance rendue possible entre la vie et le métal. Pourtant, la révolte gronde, menée par les artistes et les écrivains exilés en Amérique. La science fabuleuse apportée par les créatures d'outre-espace est devenue un instrument d'oppression entre les mains de l'Empereur français. Les droits des peuples sont bafoués, les opposants déportés grâce à la nef Ishkiss vers le nouveau bagne que Louis Napoléon vient d'inaugurer dans les entrailles de la Lune. Quels sont les véritables desseins des alliés du maître de l'Empire ? La réponse offre la clé de l'éternité. Un seul homme sur Terre est peut-être capable de l'entrevoir : celui dont les rêves à présent dépassés ont à longueur de pages fasciné ses semblables…

La SF francophone est décidément promise a un bel avenir avec des auteurs comme Thomas Day, Xavier Maumejean ou, dans le cas qui nous intéresse ici, Johan Héliot qui signe, avec cette La Lune seul le sait une œuvre remarquable qui nous transporte de plein pied dans l'aventure avec un grand A, celle de Jules Verne auquel l'auteur rend un brillant hommage. Uchronie, Steampunk, peut importe les termes que l'on utilise (et puis, qu'est ce que le Steampunk qu'une Uchronie se déroulant au 19em siècle avec de la vapeur ?), ce qui transparaît le plus dans cette œuvre, c'est sa ressemblance avec celles du plus grand auteur de littérature fantastique Français, l'un des pionniers de la SF avec Wells. Au point de faire de lui le personnage principal du récit; chose qui m’avait un peu rendu perplexe au départ mais qui finalement, s’avéra être une bonne trouvaille. Après tout, qui d' autre que le grand Jules Verne pouvait mieux nous retranscrire ce voyage sur la Lune et cette technologie venue d' ailleurs? En parlant de celle ci, il ne serait pas faux de dire qu'elle est des plus exotiques et je dois avouer qu'au fil de mes innombrables lectures, j’ai rarement trouvé plus étrange. Mais comme cela pouvait être le cas dans Voyage au centre de la terre, 20 000 lieux sous les mers ou bien De la Terre a la Lune, on se doute bien que ce que l'on nous décrit n'est pas possible, mais l'on y croit, et c'est la un tour de force que Johan Héliot réalise avec ses descriptions détaillées de ces vaisseaux-organiques qui naviguent dans l'espace, ces insectoides porteurs de messages ou de cavaliers ou bien, cet espèce de poulpe qui permet aux humains de pouvoir sortir sans encombre a la surface de notre satellite. Mais si Jules Verne est incontestablement le héros de ce livre, d’autres personnages plus ou moins réussis nous accompagnent au fil des pages et si certains sont réels comme Louise Michel, Victor Hugo ou Napoléon III, les autres, sortis tout droit de l'imagination de l’auteur ne sont pas en reste, même si je les ais trouvé légèrement caricaturaux. Pour en revenir a Napoléon III, si souvent décrié, raillé (Napoléon le petit) et jugé comme un faible, c'est une belle surprise de le retrouver métamorphosé en tyran impitoyable qui domine l’Europe d’une poigne de fer, même s'il n’a plus vraiment toute sa tète ni tout son corps d' ailleurs (mais chut, j’en aie trop dit...)

L’oeuvre en elle même peut être divisée en deux parties; une première assez longue ou les personnages, l'intrigue et ses éléments se mettent doucement en place et ou Johan Héliot fait la part belle aux nombreuses descriptions nécessaires de cette toute fin de 19em siècle si diffèrent du notre. La deuxième est certes plus courte mais les évènements s’emballent alors a une vitesse folle au point que l'on a énormément de mal a lâcher le livre tant que l’on n’est pas arrivé a la dernière page. Évènements que l'on suit alternativement sur la Lune, la ou se déroule la majeure partie de l’action mais également sur Terre et je peux vous certifier que si certains peuvent trouver le début du livre un peu longuet, sa fin est suffisamment haletante pour satisfaire tout a chacun.

Avant de finir, j'avais écrit un peu plus haut que cette œuvre était un bel hommage a Jules Verne et a ses œuvres, mais il l' est aussi aux Communards dont la révolte en 1848 est a mes yeux un petit peu oublié de nos jours, comme si, nos manuels scolaires faisant la part belle a 1789, avaient oubliés que le 19em siècle qui s'ensuivit fut émaillé de multiples révolutions en France. Quoi qu’il en soit, nous voila au final avec une bonne petite Uchronie qui aura su me faire passer un agréable moment. A voir a présent si sa suite, La Lune n’est pas pour nous est dans la même veine?

vendredi 13 juin 2008

LE GRAND JEU : LES DIEUX NOIRS


LE GRAND JEU : LES DIEUX NOIRS

Jean Pierre Pécau (Histoire Secrète, Empire) vous révèle les grandes théories conspirationnistes développées autour d’une histoire occulte Nazie. Un bel hommage à Jacques Bergier, le maître du réalisme fantastique (Le Matin des magiciens) ! Après une suite fortuite d'événements, Nestor Serge a enfin embarqué pour l'expédition de secours du dirigeable disparu au nord du Groenland. Sur place, le reporter est pris en charge par Angus, un agent écossais, afin de préparer leur entrée dans la Zone. Celle-ci est sous l'emprise de puissants phénomènes... phénomènes évoqués auparavant par un certain Lovecraft.

Décidément, le scénariste Jean Pierre Pécau est un homme bien occupé et assez prolifique ses temps ci, entre l’Histoire Secrète, Empire, Arcanes et Arcanes Majeurs, voila qu'il nous revient avec le deuxième tome de ce Grand Jeu, énième Uchronie, genre décidément a la mode depuis quelques années, en particulier parmi la production Française, que cela soit dans le domaine de la bande dessinée ou de la littérature. Le Grand Jeu, qui doit son nom a une revue littéraire d'entre les deux guerres, est un hommage non dissimulé a l’inénarrable Jacques Bergier (qui d'ailleurs, faisait une apparition remarquée dans le premier volume) et a son oeuvre culte, coécrite avec Louis Pauwels, Le Matin des Magiciens, livre fourre tout qui parle aussi bien d’anciennes civilisations, d’alchimie, de sociétés secrètes et d’ésotérisme.

Si le premier tome avait éveiller ma curiosité sans que je cris au génie, cette suite, que je craignais légèrement c'est avérée assez réussie et d’agréable lecture. Bien entendu, ce n’est pas le truc du siècle; cependant, je trouve que, même si j’ai une préférence pour l’Histoire Secrète et surtout pour Empire, Jean Pierre Pécau se débrouille assez bien et nous retranscrit fidèlement toute la mythologie « Bergienne», s'embrouillant largement moins que dans ses histoires d’Archontes et de jeux de cartes a travers les âges. Pourtant, le sieur Bergier était un drôle d’oiseau et il n’était pas si simple que l'on pourrait le croire de se dépatouiller au milieu de ses thèses pseudo mistico-atlantistes mâtinés de soucoupes volantes et d'armes secrètes Nazis. Or, et c'est la le mérite de Pécau, on y croit (ou du moins, on s' y fait) et on plonge facilement dans la lecture, surtout que, passé l’écueil habituel du tome 1 ou les personnages et l’univers sont présentés, nous nous retrouvons en terrain connu et la lecture y prend un certain plaisir. Alors, de nouveaux personnages font leur apparition, l’intrigue avance tout doucement, de nouveaux mystères viennent s’ajouter aux anciens et l'on se prend a se dire a la dernière page, que l'on a hâte de lire la suite, surtout que le tout est excellemment bien dessiné par un Pilipovic sobre et précis.

Et en parlant de suite, la vision d'une soucoupe volante (modèle années 50 bien entendu) sur la couverture du tome 3 m’a mis l’eau à la bouche!

jeudi 12 juin 2008

INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL


INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL
Nous sommes en 1957, en pleine Guerre Froide. Indy et son copain Mac viennent tout juste d'échapper à une bande d'agents soviétiques à la recherche d'une mystérieuse relique surgie du fond des temps. De retour au Marshall College, le Professeur Jones apprend une très mauvaise nouvelle : ses récentes activités l'ont rendu suspect aux yeux du gouvernement américain. Le doyen Stanforth, qui est aussi un proche ami, se voit contraint de le licencier. A la sortie de la ville, Indiana fait la connaissance d'un jeune motard rebelle, Mutt, qui lui fait une proposition inattendue. En échange de son aide, il le mettra sur la piste du Crâne de Cristal d'Akator, relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes. Ce serait à coup sûr la plus belle trouvaille de l'histoire de l'archéologie. Indy et Mutt font route vers le Pérou, terre de mystères et de superstitions, où tant d'explorateurs ont trouvé la mort ou sombré dans la folie, à la recherche d'hypothétiques et insaisissables trésors. Mais ils réalisent très vite qu'ils ne sont pas seuls dans leur quête : les agents soviétiques sont eux aussi à la recherche du Crâne de Cristal, car il est dit que celui qui possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s'assure du même coup le contrôle absolu de l'univers. Le chef de cette bande est la cruelle et somptueuse Irina Spalko. Indy n'aura jamais d'ennemie plus implacable... Indy et Mutt réussiront-ils à semer leurs poursuivants, à déjouer les pièges de leurs faux amis et surtout à éviter que le Crâne de Cristal ne tombe entre les mains avides d'Irina et ses sinistres sbires ?
Il est parfois plus facile de critiquer une œuvre que d'en venter ses louanges, comme il est plus simpliste de suivre la masse et de refuser de luter contre le courant, ce qui, avec ce film, signifie tout simplement qu'il se doit d'être descendu en bonne et du forme; après tout, ce n'est qu'une hérésie d'avoir donner une suite a cette mythique saga qu'est Indiana Jones (souvenez vous Star Wars), Harison Ford est trop vieux, pompe a fric (comme si les gens s'amusaient a réaliser des films uniquement pour le fun), le scénario est débile, pouah, des Extraterrestres dans Indy, n’importe quoi etc. Et j’en passe des vertes et des pas mures. Bref, le quatrième opus tant attendu (mon Dieu, 20 ans!) de l’une des sagas les plus célèbres et populaires de l’Histoire du cinéma ne serait qu'une immense déception tout juste bonne à jeter aux oubliettes? Et ben, je ne suis pas d'accord. Mais pas du tout et je vais essayer de vous le démontrer.
Indiana Jones est un mythe, moderne certes, mais tout autant que peut letre Robin des Bois, Zorro ou Batman, pour ne citer que quelques exemples assez variés; un personnage entré tout droit dans l'imaginaire collectif, qui fait l’innunaminité auprès de tous, un héros, un vrai! Et d'habitude, les gens n’aiment pas que l'on touche à leurs idoles. Les 3 premiers films de cette saga auraient put se suffire a eux mêmes, cette trilogie, ainsi constituée était parfaite et une suite n'était pas, a priori nécessaire. Pourtant, elle était très attendue, et personnellement, je faisais parti de ceux qui rêvaient depuis des années d'un éventuel quatrième film, surtout que la rumeur courrait depuis longtemps. Alors, en apprenant que ce quatrième opus était en tournage, qu'elle ne fut pas ma joie à l'idée de retrouver un personnage qui avait bercé et émerveiller ma jeunesse. Cependant, j’avoue avoir eu une première crainte en découvrant le titre du film : les cranes de cristal, je connaissais depuis un bon bout de temps et cela ne m'intéressais pas plus que ca. Mais bon, pourquoi pas? Puis le film fut présenté en avant première au Festival de Cannes, et les premières critiques se firent entendre... Mais j’en ai déjà fait allusion plus haut dans ce post et je ne vais revenir dessus. Les semaines s’écoullèrent, les avis négatifs se multipliaient et je dois reconnaitre que samedi dernier, j’avais une petite appréhension en rentrant au ciné. Mais celle ci était moins du aux médisances qu'a la crainte, beaucoup plus forte elle, d'être déçu (chose qui arrive souvent lorsque l'on attend quelque chose trop longtemps).
Mais que vaut réellement ce film? Et bien, contrairement a beaucoup de personnes, j'ai particulièrement apprécié cet Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal. Tout commence dans le désert du Nevada, l'on suit une colonne de véhicules militaires avant qu' apparaisse une voiture tout droit sortie d'American Graffiti de Georges Lucas (tient donc?), histoire de bien nous faire comprendre que l'on a définitivement quitté les années 30, décor habituel de la saga jusque la. Quelques coups de feux plus tard, un corps est jeté sur le sol, un chapeau mythique roule, quelqu'un le ramasse et s'en coiffe et cela suffit à nous propulser une vingtaine d'années en arrière et c'est tout un mythe qui se remet en marche. Cette fois ci, plus de Nazis comme « grands méchants » mais des Soviétiques, ce qui est logique vu l’époque ou se déroule le film. Certains l'on regretté; personnellement, vu qu' Harison Ford a vieillit entre temps, il aurait été problématique de cantonner le personnage d’Indy aux années 30. Et tout de suite, on rentre dans le bain avec une petite et mouvementée visite dans un hangar qui rappellera de très bons souvenirs à ceux qui ont vu Les Aventuriers de l'Arche Perdue, la mystérieuse Zone 51. Et a partir de la, tout s'enchaine et l'on s'aperçoit avec plaisir qu'Harison Ford, malgré son âge, est encore « vert » et possède de beaux restes: courses poursuites, clins d' œil aux anciens films (mais aussi aux BD et a tout le folklore qui a pu se développer autour de la licence au cours d'un quart de siècle), retour bien heureux de Marion qui est a mon avis la plus crédible « copine » d'Indy, vieux temples a explorer, légendes nébuleuses qui s'avèrent être vrai, même humour décalé, affrontement contre un gros dur et, car un Indiana Jones ne serait pas égal lui même: invulnérabilité du personnage, chance inouïe etc. A ce sujet, nombreux ont été ceux qui ont critiqué l'une des scènes les plus absurdes du film, celle ou Indy, pour échapper a une explosion nucléaire se cache dans un frigo et en sort indemne. J’avoue que personnellement, celle ci m'a gênée aussi. Mais, en repensant aux films précédents, je me suis dit que dans le fond, elle était a peine plus invraisemblable que le saut en canot pneumatique d'un avion dans le deuxième opus, Indiana Jones et le Temple Maudit. Il est clair que lorsque l'on regarde un Indy, faut pas trop chercher les vraisemblances; ce type est et restera l'homme le plus chanceux que la Terre ait portée, faut croire que rien ne peut lui arriver... Cependant, si nombreux on été ceux qui on critiquer ceci ou cela dans le film, peux ont pu remarquer que Steven Spielberg, malgré que son œuvre est avant tout un formidable divertissement, nous a distillé ca et la quelques petites piques sur son pays, profitant de l'époque ou se déroule l'action, la guerre froide, pour dénoncer la crainte du nucléaire (revoyez donc la scène ou Indy se retrouve dans une ville avec des mannequins en cire qui servent de test et ou un haut parleur ordonne aux « habitants » de détourner le regard afin de se protégés de l' explosion, ce qui est léger, mais véridique! Mais également le Maccarthysme qui frappa tant de citoyens Américains.
Et c'est a ce moment, ou Indy, suspecté d'être un « rouge », s'apprête a quitter le pays, apparait celui qui s'avérera être son fiston (je ne pense pas faire un énorme spoiler, tout le monde l'avait deviné), un ezarst de James Dean ou de Marlon Brando, symbole parfait de la jeunesse des fifties que l'on a pu voir et revoir un nombre incalculable de fois dans une bonne centaines de films et de séries... Et c'est fou que, même si dans le fond, ce personnage n’a rien d’original puisqu' il n’est que l’avatar du « jeune rebelle à moto qui passe sa vie à se coiffer », ce que le fiston colle bien au film. Après avoir eu affaire a son père dans La Dernière Croisade, voila qu'Indy se trouve une progéniture et les liens entre eux, sans être transcendants sont assez amusants.
Et, avant d'en finir, on en vient a l’une des plus grosses critiques de ce film: la présence des Extraterrestres. Hérésie absolue crient certains! Brulons Spielberg et Lucas! Bon, comment dire? Tout d' abord, je pense à mon humble avis que la présence de Jar Jar bidule dans Star Wars est infiniment plus regrettable et nuit d'avantage a l'intégrité de ce film et a son sérieux. La, souvenons nous que nous sommes dans les années 50, Roswell est passé par la et le terme « soucoupe volante » est d’actualité depuis une poigné d’années. En quelques sortes, ceux ci font partie intégrante du « mythe Américain » de l’époque. Et pour ce qui est des autres épisodes de la saga, le surnaturel et le mystère n'ont jamais été bien loin avec le Saint Graal ou l'Arche d' Alliance. Et quand je pense au gus qui arrachait les cœurs de ses victimes à main nue dans Le temple maudit, je ne vois pas pourquoi les vieux films seraient plus « crédibles» que celui ci? Non, pour moi, la présence des Extraterrestres ne m’a pas choqué, pour les raisons évoqués plus haut mais également peut être parce que je suis habitué et que je connais toutes ces histoires de paléocontact, de dieux venus du ciel apportant la connaissance aux hommes etc. Et qu'étaient venu faire ces fameux aliens sur notre bonne vieille planète? Etudier, chercher des reliques, des objets du monde entier; comme le dit Indy dans le film, c’était des archéologues.
Au final, mes craintes du départ étaient infondées. Certes, ont peut toujours se dire que tel ou tel passage aurait put être mieux, que les marmottes (ou chiens de prairie?) du début étaient largement évitables, que la scène ou le fiston se balance de liane en liane est un grand moment de ridicule, digne des plus grands nanard et si, pour moi, L’Arche Perdue et La Dernière Croisade restent incontestablement mes préférés, je place ce dernier opus devant Le Temple Maudit, film pourtant génial mais qui a mes yeux est gâché par ce nabot de Demi-lune qui est a la saga des Indiana Jones ce que le tristement Jar Jar est a Star Wars... J’ai conscience que dans l'esprit de la plupart des gens, Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal restera comme étant le film de trop, un gros ratage, un truc a oublié rapidement. Comme je vous l'ai expliqué, ce n'est pas mon avis et je rajouterais même que c'est avec un immense plaisir que j'ai pu retrouver l'un des héros de ma jeunesse, peut être avec quelques rides en plus, mais définitivement immortel.

lundi 2 juin 2008

LE FABULEUX MAURICE ET SES RONGEURS SAVANTS


LE FABULEUX MAURICE ET SES RONGEURS SAVANTS

Les déchets magiques de l'Université de l'Invisible ont transformé le chat Maurice et les rats des environs en créatures super intelligentes, dotées de parole et d'une conscience du monde très aiguë. Maurice est devenu le roi de l'arnaque. Avec sa bande de rats, il parcourt les cités qu'il pille joyeusement en simulant des invasions, grâce à un complice benêt, le joueur de flûte. Mais arrivés à Bad Igoince, la petite bande tombe sur un os. Un village sans rats où vivent pourtant des chasseurs de rats, voilà qui est étrange. Voire carrément malsain...


Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 06 novembre 2001
Edition Française : 10 avril 2008
Titre en vo : The amazing Maurice and his educated rodents
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 285

Mon avis : Terry Pratchett et sa longue saga du Disque Monde... Je dois avouer que bien que connaissant l’auteur et son œuvre culte depuis des années (mais, pour les amoureux de la Fantasy et de SF, qui n'en a jamais entendu parler ?), je ne m’étais jamais hasardé à plonger dans l'un de ses romans. Peut être préférais je, avant, découvrir des œuvres dites plus « sérieuses », laissant pour plus tard cette saga humoristique qui parodie si bien les travers de Tolkien et de ses suiveurs. Mais a force d’attendre, le temps s’écoulait et peut-être que sans ce brave Maurice et ses rats, je n’aurais jamais franchis le pas ? Cependant, un livre qui a pour personnages principaux un chat, des rats et un joueur de flûte ne pouvait qu'interpeller ma curiosité. Et je ne le regrette pas le moins du monde car franchement, quel agréable moment j’ai passé a la lecture de ce Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants. Bien évidement, vu que c’était du Pratchett et pour tout le bien que j’en avais entendu parler depuis des années, je m’attendais a rire et sur ce point, je ne fus pas déçu, mais il y a humour et humour, et dans le cas présent, Maurice n’est pas un humour bête mais plutôt un humour fin : en effet, Pratchett manie a la perfection l'art de la parodie, sachant mêler les légendes les plus connues comme celle du fameux joueur de flûte qui ère de villages en bourgs afin de chasser les rongeurs aux contes animaliers ; et l'on y croit ! Dès le début de l’ouvrage, on rentre dans le feu de l'action avec l'attaque de la diligence et l'intervention des rats, et voir ceux ci discuter le tout naturellement du monde me sembla parfaitement naturel. Mais l’auteur y est pour beaucoup, sachant donner a ses personnages principaux (mais également aux secondaires, ce qui est un tour de maître) une personnalité différente pour chacun, mais détaillée et crédible. Maurice, bien sur, calculateur et intéresser comme peut l’être un chat, mais a l’âme plus noble qu'il le croit lui même. Pistou, l’idéaliste qui rêve d'un grand destin pour son peuple. Noir Mat, meneur dans l’âme. Pur-Porc, le vieux chef, peut être le plus touchant, regrettant l’ancienne vie et ses règles simples ou il ne fallait pas réfléchir. Keith, le joueur de flûte, bien plus malin que l'on pourrait croire. Et pour finir, car je ne souhaite pas détailler tous les personnages même si l’envie est forte, Malicia, qui pour elle, chaque instant de l’existence a un rapport avec les contes de fées et est prétexte a une grande aventure. Alors, l'on suit avec plaisir les diverses péripéties de ces héros, dans des moments dramatiques ou plus heureux. Entre les nombreuses scènes d’action qui parsèment l’histoire, celles remplies d'humour, ou les autres, plus calmes, où des petits rongeurs pensent a l'avenir, au but de l'existence, a leur créateur, on ne s'ennuie pas une seconde. Et lorsque l'on sait que le mystérieux Roi des Rats rode, le plaisir ne peut en être que décuplé ! Et comme l'on est dans un conte, bien entendu, la fin ne sera pas malheureuse... Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants vous attendent, et il serait dommage de passer a coté d'une œuvre aussi réussie et rafraichissante. Personnellement, si les autres volumes du Disque Monde sont de la même veine, tout ceci m’a donné envie de découvrir le reste de la saga.


Points Positifs :
- Pour la petite histoire, Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants n’est pas un volume officiel du Disque Monde mais en fait, un ouvrage davantage destiné aux plus jeunes (pourtant, en le lisant…), cependant, pour un truc soit disant a part, quel coup de maitre de la part de Terry Pratchett, un auteur que je découvre donc par le biais de ce roman, et qui livre là une œuvre a la fois humoristique mais bien plus fine et touchante qu’on ne pourrait le penser de prime abord.
- Une belle petite flopée de personnages hauts en couleurs avec, en tête de liste, Maurice, bien sur, ce chat magouilleur mais qui n’en possède pas moins un cœur d’or, Malicia, franchement drôle dans son obsession des contes de fées, et, bien sur, les divers souris comme Pistou, Noir Mat ou Pur-Porc.
- Oui, c’est de la Fantasy burlesque c’est-à-dire que les canons du genre sont utilisés et parodiés à l’extrême, cependant, avec talent et c’est le principal.
- La légende du Joueur de Flute de Hamelin, celle du Roi des Rats… Pratchett use avec talent de celles-ci dans son histoire.

Points Négatifs :
- Certains, hélas, trouveront tout cela un peu trop enfantin – hein, quoi, comment, un truc avec des chats et des rats qui parlent – voir trop simpliste, préférant sans nul doute des œuvres plus sérieuses. Dommage car si ce récit est destiné a un public plus jeune, il n’en reste pas moins excellent dans son ensemble.
- La fin est un peu trop rapide de mon point de vu… j’aurai préféré quelques pages supplémentaires histoire de connaitre un peu le sort de tous les protagonistes. Mais bon, dans l’ensemble, c’est un roman plutôt court et c’est peut-être là où le bat blesse.

Ma note : 7,5/10
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