vendredi 26 septembre 2008

THE WICKER MAN


THE WICKER MAN

Le sergent Neil Howie débarque sur une île écossaise nommée Summerisle, afin d'enquêter sur la disparition d'une enfant, disparition signalée par une lettre anonyme accompagnée de la photo de la petite fille. A peine arrivé, il se heurte à des autochtones peu accueillants et réticents à collaborer à l'enquête. D'ailleurs, tout le village, des clients du pub à la maîtresse d'école, en passant par la mère présumée de la disparue, s'accordent pour dire qu'ils ne connaissent pas cet enfant.
Cependant, le sergent Howie trouve plusieurs indices, et le comportement étrange de la population laisse penser que la fillette fait bien partie du village et qu'elle a effectivement disparue... mais alors ?
Tout le village participerait à cette conspiration ? La petite fille a-t-elle réellement été enlevée ? Est-elle morte ? Quel secret se cache sur cette île ?

Un véritable monument du cinéma Britannique, un film culte tout bonnement.
Voila mes premières impressions après avoir vu pour la première fois cette oeuvre magistrale dont le scénario est d' Anthony Shaffer et dont le protagoniste principal est le ténébreux ( et culte lui aussi dans son genre), Christopher Lee ( bien loin de ses rôles habituels précédents et des années avant Saroumane), dont la légende prétend qu'il tenait tant a jouer ce rôle, qu'il l'aurait fait gratuitement...
Au bout d'une trentaine d' années, il y a une chose dont je suis absolument sur: normalement, lorsque l'on attend trop longtemps quelque chose, on finit quasiment toujours par être déçu.
Et Dieu sait que je l'ai attendu ce Wicker Man... presque 10 ans environ.
Ayant lu une critique, un jours, dans un vieux numéro de Mad Movies, je fut immédiatement intéresser par ce film et me promis a moi même de l' acheter rapidement. Cette année, je réussis finalement a en faire l' acquisition (comme quoi, pour moi, l' adjectif rapidement n' a pas forcement le même sens que pour le commun des mortels...) mais, même ainsi, il m' as fallu quelques mois pour mettre le DVD dans le lecteur et, enfin, découvrir ce que valait véritablement ce film.
Comme quoi, faut pas être pressé....

Le court résumé en début de post pourrait induire en erreur et faire croire qu'il ne s' agit que d'un simple et banal film d' horreur, pourtant, il n'en est rien. Voulant rompre avec les stéréotypes habituels des films de la Hammer, Anthony Shaffer nous a contacter avec ce Wicker Man, un long métrage original et inclassable ou l'on retrouve pèle mêle des éléments des films d'horreur classique (disparition mystérieuse, personnages inquiétants, ancienne croyance païenne) mais réussit a les sublimer pour en faire autre chose de bien plus profond, au point qu'il n'est pas absurde d' affirmer que l'on a droit tout bonnement a un comparatif entre religions.
Et, dans le cas présent, entre la Chrétienté pur et dur, représentée a outrance par le représentant de la loi, le sergent Howie qui en devient caricatural (excellent edward woodward) et son vis a vis, Lord Summerisle ( Christopher Lee dans, a mon avis, son plus grand rôle), adepte du paganisme mais qui s'avère peut être, bien plus tolérant que l'on pourrait le penser a première vu.
Car voila le grand sujet du film, ce conflit de religion, de croyances, de façon de penser, d'acceptation de son corps ( entre une sexualité débridée et le dégout de celle ci) et d'être qui transparaît a chaque instant et ou notre brave Sergent, a mesure que l'intrigue avance, subit ce qu'il appelle un outrage a Dieu.
Et cela n'arrivera pas qu'une fois...

Ce "choc des civilisations", si je peux me permettre l' expression, tournerais largement a l' avantage des insulaires si, au bout d'un final inattendu et réussi (un rebondissement dans le genre, c'est du rarement vu), on ne se rendrait compte de certaines réalitées.
Mais même ainsi, le tout est fait dans une telle atmosphère joyeuse et sincère que l'on a du mal a condamner l'acte (portant répréhensible au possible) final au point que cela en devient même troublant...
Peut être est ce la grande force du scénario, du sublime jeu des différents acteurs qui font que même certaines scènes parmi les plus dérangeantes finissent par "passer", si l'on se met une minute a la place des protagonistes...
Oeuvre a la fois loufoque, sensuelle ( voir érotique) , inquiétante et dérangeante, The Wicker Man est un monument qui se doit d'être vu absolument:
Nous assistons à un mélange subtil des genres, mi comédie musicale, mi film d'horreur, mi drame, mi thriller, mi farce..., ce film est impossible à classifier. Et c'est tout ce qui fait son charme ! Il passe allègrement du sourire au rire grimaçant, les scènes somptueuses dansées et chantées alternent jeux enfantins, sensualité, volupté intense et trivialité extrême.
Un film qui fait réfléchir, féerique et bien loin de ce que l'on attends habituellement de ce que l'on appelle communément, un film d' horreur.
Un film peu connu du grand public, mais qui mérite amplement sa place parmi les plus grands du Septième Art....

dimanche 21 septembre 2008

COUP DE FOUDRE A RHODE ISLAND


COUP DE FOUDRE A RHODE ISLAND

Depuis la mort de sa femme, Dan élève seul ses trois filles, persuadé qu'il ne retrouvera jamais l'amour. Jusqu'au jour où le hasard le met sur la route de la ravissante Marie, qu'il croise dans une librairie et dont il tombe instantanément raide dingue.
L'attirance semble réciproque, mais les femmes parfaites sont rarement célibataires, et Dan ne va pas tarder à voir les difficultés s'acharner contre son possible bonheur...

Mais pourquoi, alors que je n'ai quasiment jamais l'occasion d' aller au cinéma, je vais voir ce genre de films?
Qui a dit "films de bonne femme"?
Non, même pas, avec ce "Coup de Foudre a Rhode Island", nous ne nous trouvons même plus dans cette catégorie, allant bien au delà dans ce que l'on appelle, poliment, une comédie romantique (genre que nos amis d'outre Atlantique nous refourguent par semis remorques entiers régulièrement, mais ce n'est pas le seul dans ce cas...).
Personnellement, je n'ai rien contre les comédies romantiques, après tout, passer un agréable moment sans prise de tète en sachant pertinemment que tout finira bien a la fin, cela a quelque chose de rassurant (comme oublier les problèmes de la vie, qui eux aussi arrivent par semis remorques). Et puis, parfois, on rigole un peu, oh, pas bien longtemps, mais cela arrive tout de mème.

En fait, ce genre de films se divisent en deux catégories:
Les sympa et les nuls (désolé, pour les bons, on repassera).
Et, dans quelle catégorie se classe ce brave " Coup de Foudre a Rhode Island" (mon Dieu, quel titre gnangnan au possible...)?
Dans la première, heureusement pour moi (et pour l' argent que cela m' a coûté).
Si le scénario est du vu, du revu et du rerevu, il fonctionne tout de même, preuve d'un certain savoir faire dans le genre:
Un brave veuf, trois filles, problèmes d' adolescence, une réunion de famille, une rencontre imprévue avec une belle inconnue ( Juliette Binoche amusante dans ce rôle), coup de foudre (évidement, d'où le titre), problème puisque celle ci est la copine de l'un des frères, amour contrarié, découverte embarrassante, regrets et, car cela se passe comme ça chez l' Oncle Sam, l' habituel Happy End.
Voila le film résumé en quelques lignes.
Rien de bien transcendant, n'est ce pas?
Mais, si vous voulez passer un moment sans soucis, ce " Coup de Foudre a Rhode Island" est fait pour vous.
Et puis, si l' acteur principal avait jouer dans un certain " 40 ans, toujours puceau" (rien que le titre, cela laisse présager du contenu de la chose), l' humour cette fois ci est diffèrent, moins cul-cul... plus familial quoi....

vendredi 19 septembre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE, UN ROMAN EN BD : AU GUET !


LES ANNALES DU DISQUE MONDE, UN ROMAN EN BD : AU GUET !

Au Guet ! (la bande dessinée) est une adaptation du roman du même titre, paru à L’Atalante en 1997, le premier où apparaît un personnage désormais essentiel des Annales du Disque-monde, le capitaine Samuel Vimaire.
Une société secrète d’encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d’Ankh-Morpork, et lui substituer un roi. C’est sans compter avec le Guet municipal et son équipe de fins limiers. Une affaire à la mesure du capitaine Vimaire – s’il boit, c’est pour oublier les laideurs de la vie – et de ses brillants adjoints.
Et, lorsqu’on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l’enquête s’oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu ; on aurait quelques questions à lui poser.

Voila une bande dessinée un peu particulière puisque l'on retrouve l' univers de Terry Pratchett et, plus particulièrement, l' excellent " Au Guet!", dont c'est l' adaptation, que je viens de finir il y a tout juste quelques jours (du coup, l'intrigue est encore fraîche dans ma mémoire, ce qui n'est pas négligeable, quoique...).
Il est de bonne guerre qu'il faut savoir se méfier des adaptations, et ce, dans tous les sens du terme: du film au roman, du roman au film, du film au jeu vidéo, de la BD au film etc... et, dans le cas qui nous intéresse ici, du roman a la BD.
Disons le tout de suite, les gros ratages sont légions et la qualité n'est pas forcement au rendez vous... cela aussi, c'est de bonne guerre.
Alors, que penser de cette retranscription de l'un des meilleurs tomes des Annales?
Et bien, s'il est évident que l'on est très loin du chef d'oeuvre, cette bande dessinée n'est pas a jeter, loin de la.

Les dessins sont de bonnes factures (sans être flamboyants, faut pas pousser mémé dans les orties) même si certains anachronismes comme les uniformes (par exemple) peuvent, a priori, choquer. Mais, si l'on réfléchit bien et si l'on est habituer aux oeuvres de Pratchett (et je pense qu'au bout d'une dizaines de volumes, je commence a l'être un peu), ceux ci ne sont pas forcement incongrus, même si cette BD en possède peut être un peu trop.
Pour ce qui est du scénario, nous nous trouvons forcement en terrain connu puisqu'il s'agit d'une adaptation.
Et si, comme on pouvait s'y attendre, l'intégralité du roman ne se retrouve pas dans cette BD, cela ne gène en rien la compréhension du récit, même si les dernières pages, sont, a mes yeux, un peu vite expédiées.
Mais bon, ça se lit bien et personnellement, moi qui ai adoré le roman, cela m' a fait énormément plaisir de voir les pérégrinations du Capitaine Vimaire et de ses compagnons dans l' univers de la BD.

Au final, qu'en penser?
Il m'est vraiment difficile d'émettre un jugement objectif.
Si je reconnais que l'ensemble est correct, je ne peux pas affirmer que cela sois une grande BD, loin de la. Mais, ce n'était pas forcement le but.
A réserver aux amateurs de curiosités et aux fans du maître.

mercredi 17 septembre 2008

LE CINQUIÈME ÉVANGILE : LA MAIN DE FATIMA


LE CINQUIÈME ÉVANGILE : LA MAIN DE FATIMA

Terre Sainte, 1174, Milon de Plancy, régent du royaume chrétien de Jérusalem, est sauvagement assassiné par trois hommes cagoulés. Guillaume, l’archidiacre de Tyr, et son protégé Beaudouin, le futur roi, mènent l’enquête. Le jeune souverain est également préoccupé par la disparition de treize jeunes filles, orphelines et tatouées d’une main de Fatima sur l’avant-bras. Des actes de barbaries qui semblent cependant dissimuler de plus lourds secrets, capables de faire vaciller la chrétienté.

La collection Secrets du Vatican s'agrandit avec une nouvelle série, ce qui en fait la quatrième, même si personnellement, je n'ai eu l'occasion d'en découvrir qu'une seule jusqu'à ce jour, L’Ordre des Dragons, qui m'avait laissé sur ma faim avec une impression plutôt mitigée. Cette fois ci, il n'en est rien, mais, comme je le dis souvent, ne brûlons pas les étapes. Tout d'abord, rien qu'avec une couverture et un titre pareil, je ne pouvais qu'être intrigué par le contenu et, au bout de quelques pages, l’achat de cette bande dessinée assuré, tout en restant méfiant vu ma précédente expérience.

Bon, il faut reconnaître que le sujet est tout sauf original; pour la énième fois, on se retrouve avec une fiction ésotérique mais j'ai tendance à ne pas me lasser du genre. Et pour une fois, celui-ci est assez bien traité, ce qui est agréable par les temps qui courent. D' ailleurs, dès les premières pages, l'affaire était entendue : s'il est certain que l'on est loin du chef d’œuvre, l’assurance d’être devant une bonne BD était acquise. Le scénario qui mêle intrigue et personnages historiques et imaginaires est plutôt bien ficelés et il est difficile de ne pas se passionner pour celui-ci. Certes, ce n'est que le premier volume, ce qui fait que, bien évidemment, l'auteur nous présente son univers (mille fois exploité mais qui ne s'intéresse pas aux Croisades, a Jérusalem, aux Templiers?), mais, en arrivant à la dernière page, l'envie de connaître la suite est suffisamment forte pour que l'on se dise que cette série a un potentiel certain. Un petit mot pour les auteurs, je ne connais pas bien Jean-Luc Istin, mais vu la qualité du scénario, je suivrais plus attentivement son actualité. Quant au dessinateur, Timothée Montaigne, ses graphismes sont de très bonnes factures et servent fort bien l’histoire, on se croirait presque au moyen âge. Autre point positif, du coup, pour ce Cinquième Évangile, car il arrive si souvent que les dessins desservent une œuvre.

Au final, je ne pourrais que conseiller la lecture de cette BD a tous les passionnés du genre même si, pour être honnête, celui-ci est surexploité et peut lasser a la longue. Néanmoins, avec un scénario intéressant et de très bons dessins, elle vaut largement le détour.

mardi 16 septembre 2008

SWEENEY TODD LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET


SWEENEY TODD LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, Lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett. Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l'égorger. L'astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l'encombrant cadavre, elle lui propose d'en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires...

C'est toujours avec un intérêt certain que je me plonge dans un nouveau Tim Burton, surtout si Johnny Depp est de la partie, comme c'est souvent le cas. Et on pourra dire que je l'aurais attendu celui-là, en fait depuis le début de l'année. N'ayant pas eu l'occasion de me rendre au cinéma lors de sa sortie, je dus donc attendre la sortie DVD (comme le temps peut paraître long parfois...) Mais ce qui est important, c'est mon impression finale, mais ne brûlons pas les étapes : Dès le générique, on se dit que l'on ne va pas rigoler avec ce Swenney Todd (bon, ok, le titre était plus ou moins explicite) en voyant tout ce sang dégouliné le long de l'écran. Et du sang, on va y avoir droit par hectolitres, un sang bien rouge jaillissant des cous des diverses victimes de notre brave Johnny Depp que l'on a rarement vu du mauvais côté de la force. D'ailleurs, puisque je débute par le sang, heureusement qu'il est là pour donner des couleurs (enfin dans son cas, une seule) a ce film très sombre ou le noir et le gris s’affrontent sans relâche afin d'obtenir le premier rôle. Il en sera ainsi quasiment tout au long de l’œuvre, sauf lors de rares passages pas forcément plus gaies, ce qui s’avère une belle réussite d’un point de vue esthétique.

Une fois de plus, Tim Burton enchante nos rétines et sa vision d'un Londres Victorien est un régal, loin des palais et des beaux quartiers, voici la véritable capitale de l’empire dans toute sa décadence. Du coup, forcément, les personnages ne dénotent pas dans le décor ou ils évoluent, qu'ils soient pauvres ou riches, tous possèdent un petit quelque chose d'inquiétant dans leurs allure, dans leurs regard qui renforcent leur charisme. Bien entendu, a ce petit jeu-là, Johnny Depp est, comme de coutume, magistral dans son rôle de psychopathe meurtri par la vie (et confirme une fois de plus son immense talent d’acteur transcender sous la direction du maître) mais sa partenaire, Helena Bonham-Carter soutient amplement la comparaison. Froide, le regard dément, calculatrice mais aussi rêveuse voir hystérique, la compagne du barbier et à la hauteur... Mais les seconds rôles ne vous laisserez pas indifférents, en particulier Alan Rickman, particulièrement vicieux et pervers....

Mais alors, ce film est génial ? Et bien en fait, pas tant que ça à mon avis. Ou du moins, disons que je m’attendais a beaucoup mieux, d'où une certaine déception (relative mais présente). Il n'y a certes rien à redire du scénario, des acteurs etc., or, même si nous nous trouvons la devant un fort bon film, il manque un petit « je ne sais pas quoi » qui l'aurait définitivement rendu culte. Est-ce le fait que les acteurs chantent tout au long du film ? Peut-être. Je savais pertinemment que Swenney Todd était une comédie musicale, du coup, je ne fus pas du tout surpris lorsque Johnny poussa la chansonnette dès les premières minutes. Ce que je ne m’attendais pas, c'est que 90% des dialogues soient chantés. Alors, ce n'est pas si gênant que cela mais peut être qu'un tout petit peu moins de chansons m'aurait davantage convenu ? Mais bon, je chipote sur ce côté atypique (qui, il faut le reconnaître, risque d'en faire fuir plus d'un) alors qu'au final, Swenney Todd est un film qui mérite largement d'être vu.

lundi 1 septembre 2008

L'EMPREINTE DE L'ANGE


L'EMPREINTE DE L'ANGE

Alors qu'elle vient chercher son fils Thomas dans un goûter d'anniversaire, Elsa Valentin remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse. Elle le sent, elle en a l'intime conviction : Lola est sa propre fille. Obsédée par ce sentiment inexplicable, elle cherche à en savoir plus sur l'enfant. En s'introduisant dans la vie de la fillette, Elsa rencontre sa mère, Claire Vigneaux, qui s'inquiète du comportement étrange de cette femme qui rode autour de sa fille. Elsa est-elle folle ? Dangereuse ? Mais que s'est-il passé six ans auparavant ? S'engage alors un face à face animal entre deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer...

Lorsque l'on ne va au cinéma qu’une ou deux fois dans l’année (enfin, pour 2008, c'est la troisième! J’aime me contredire tout de suite), on a toujours l’espoir d’aller voir un excellent film, ou du moins, un film que l'on attend avec impatience. Du coup, lorsque l'on se retrouve devant la salle de ciné et qu'il faut essayer de batailler pour ne surtout pas aller voir un film français, la tension peut vite monter. Bien évidement, je finis par céder et ce fut donc en maugréant que j’allai a voir ce fameux Empreinte de l'ange qui ne me disait, mais alors pas grand chose... L’éternel problème du cinéma français. Je ne vais pas me faire que des amis mais j’apprécie celui ci a la télévision, pas au cinéma. Ou, plutôt, vu le peu de fois ou j’ai l'opportunité de sortir, cela me gonfle au plus haut point que d'aller en voir un. Pourtant, je dois avouer que j’aime bien en règle général et que je suis rarement déçu mais, a l’aise, dans mon lit et, rappelons le, devant ma télé ! Et ce qui devait arriver arriva.

J’ai franchement apprécié ce film (et oui, je me contredis une fois de plus); de plus, j’ajouterais que je n’ai éprouvé aucun regret de m’être fait convaincre (enfin, je n’avais pas vraiment le choix non plus...). Que l’histoire au départ ne semble pas être transcendantale et ne révolutionneras pas le Septième art importe peu car, d'un scénario a priori banal (une femme un peu timbré croit reconnaître son enfant décédé en rencontrant une petite fille) on se prend vite au jeu de l'intrigue de part ses rebondissements bienvenus, voir étonnants. L’histoire est assez bien ficelée et je mets au défit quiconque de trouver le dénouement final (est ce sa fille ou non?) sans douter à plusieurs reprises et pencher vers l'une ou l’autre hypothèse. Personnellement, ce fut ce qui m’arriva. Mais plus que le scénario subtil, c’est le jeu des deux actrices principales, Catherine Frot et Sandrine Bonnaire qui est la grande force de ce film, surtout la première. Je n’ai pas vu énormément de longs métrages de Catherine Frot et, du coup, je dois avouer que je ne la connais pas tant que ça; a part une allure a priori sympathique, mon opinion était plutôt neutre...mais la, quel jeu d'acteur ! Franchement, elle est excellente dans un rôle d'une profonde tristesse et, ou il faut bien l’avouer, parfois dérangeant car la folie n’est jamais bien loin, nous faisant sans cesse douter tout au long du film (ce n'est pas sa fille ! a bah, peut t'être ? c'est sur que oui ! Non ? Définitivement non ? Pourquoi pas oui ? Parce que non ?), ce qui révèle une certaine maîtrise dont bon nombres d’actrices (et d'acteurs) plus huppés soient loin de posséder toute la palette.

Alors, non, je ne vous révélerais pas la fin, car cela serait gâcher irrémédiablement votre plaisir, enfin, si cela vous dit d'aller voir un film français. Mais cela serait fort réducteur de s'en tenir a cela... car L’empreinte de l'ange est un bon film, profond, triste et bouleversant. Comment, je me contredis une fois de plus ? Bah oui quoi, on peut changer d’avis ? Non ?

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