dimanche 19 octobre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : NOBLIAUX ET SORCIÈRES


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : NOBLIAUX ET SORCIÈRES

Au coeur des monts du Bélier, en écarquillant les yeux, on peut repérer le royaume de Lancre, qui est encore plus petit qu'une panoplie de nudiste. En y regardant de plus près, on reconnaît trois sorcières qui reviennent de voyage. L'une d'elles, Magrat, va épouser le roi Vérence. Les noces sont pour bientôt.
Tout s'annonce comme le songe souriant d'une tiède nuit d'été.Pourtant il y a des imprudents qui, par maladresse, préparent le retour des Seigneurs. Des Nobliaux. Des Lumineux. Oh ! Les elfes sont beaux, et même gueulamour. Ils prennent tout. Et en échange, ils offrent la peur.
Alors les trois sorcières sont à la peine, et elles ne sont pas les seules. Nous avons réuni pour vous une affiche exceptionnelle : l'archichancelier Mustrum Ridculle, excusez du peu; le bibliothécaire de l'Université - quand vous refermerez ce livre, son "Oook !" résonnera encore à vos oreilles; et le deuxième plus grand amant du monde, Giama Casanabo - frissonnez, Mesdames !

Ce quatorzième tome des Annales du Disque monde voit le retour, pour notre plus grand plaisir des sorcières de Lancre. Souvenez vous, nous les avions laisser, a l'issue de " Mécomptes de Fées", revenir chez elles de façon détournée puisque celles ci avaient décidées de voir un peu du pays et de jouer les touristes.
L' histoire commence avec leur retour et un mariage est annoncé, celui tant attendu de Magrat avec le Roi Verence (ex-bouffon royal) et tout semble aller pour le mieux, ne serais ce quelques évènements plutôt singuliers qui vont vite mettre la puce a l' oreille a notre inimitable et irascible Mémé Ciredutemps.

Avant d'aller plus loin, je dois avouer que jusqu' a présent, les volumes ou apparaissent nos sorcières bien aimées sont des véritables réussites, pour les intrigues mais surtout grâce a leur caractère si différents qui les mettent régulièrement dans des situations hilarantes, en particulier entre elles.
Et " Nobliaux et Sorcières" et dans la même veine que ces prédécesseurs et tous ceux qui on aimer ceux ci, ne peuvent (ne doivent) que ce jeter le plus rapidement possible sur cette suite ou il n' y a pas grand chose a jeter.
Cette fois ci, Pratchett s'intéresse, enfin, aux Elfes.
Mais, comme il fallait s'y attendre, celui ci ne pouvait les utiliser de la même manière que le fond les milliers d'auteurs d' Heroic Fantasy, et c'est tant mieux!
Les Elfes sont beaux, graciles, minces, ont des oreilles pointues et sont "tellement" supérieurs aux humains? Oui, mais sur le Disque Monde, ce sont surtout des ORDURES!
Et rien que pour cette vision différente de ceux ci, " Nobliaux et Sorcières" mérite d'être lu.
C'est tellement rare que des auteurs osent sortir des Canons de Tolkien....

Mais si le duel entre nos sorcières (toujours égales a elles mêmes) et ces salauds d' Elfes occupe principalement la majeure partie du récit, celui ci ne serait pas aussi jouissif sans les innombrables seconds rôles qui le jalonnent ainsi que toutes les révélations que l'on y apprend.
Entre les différents occupants du château de Lancre, ceux du royaume, le rôle jouer par les forgerons, les danseurs de Moris, les jeunes sorcières prêtent a bousculer leurs aînées et les vieilles habitudes, la présence de quelques mages de l' Université de l' Invisible et celle de Casanabo, il y a vraiment de quoi faire et chacun a son rôle a jouer, le plus souvent comique d'ailleurs, quelque soit son importance dans le récit.
Mais, personnellement, c'est Ridculle qui pour moi emporte la palme de l' hilarité générale: entre la façon dont il traite ses subordonnés (pauvre économe) et sa passion amoureuse pour Mémé Ciredutemps, chacune de ses apparitions est un bonheur.

D'ailleurs, j'ai particulièrement apprécier cette "belle" histoire d'amour entre celle ci et l' Archichancelier (romantisme quand tu nous tient...), mais sans oublier une Magrat "Reine Guerrière", une Nounou Ogg égale a elle même, une flopée de personnages hilarants, une intrigue passionnante et des Elfes si différents des bonnes vieilles habitudes, c'est un ensemble de tout cela qui fait que "Nobliaux et Sorcières" est une parfaite réussite qui vous fera rire longtemps après avoir achever la dernière page...

vendredi 17 octobre 2008

LE TROISIÈME TESTAMENT : JEAN OU LE JOUR DU CORBEAU


LE TROISIÈME TESTAMENT : JEAN OU LE JOUR DU CORBEAU

Voici, heureux lecteur, le quatrième et dernier tome de cette grande série culte qu est Le Troisième Testament. Vous seront enfin dévoilées toutes les réponses aux nombreuses et angoissantes questions que vous vous posez depuis l'ouverture du premier tome...
Vous apprendrez l'existence d un treizième apôtre, parent du Christ. Ce serait même son frère... Toute l'énigme du Troisième Testament dépendrait de lui...
Et vous assisterez surtout au formidable affrontement final entre le terrible Sayn, le grand inquisiteur Guillaume de Beaujeu, Conrad de Marbourg et Elisabeth... Ils sont tous prêts à lutter jusqu à la mort pour récupérer le Testament qui pourrait bien annoncer la fin d une ère et résonner comme une nouvelle Apocalypse... Car le Troisième Testament est la lumière qui ramènera les égarés vers la vraie foi...
Alex Alice et Xavier Dorison nous ont concocté un véritable chef-d'oeuvre, un album gigantesque de 80 pages, qui clôt de manière magistrale une des plus belles séries de la bande dessinée moderne. Des planches superbes, des cadrages époustouflants, des couleurs flamboyantes, un scénario haletant et bouleversant... Bref, une jubilation totale.

Oui, bon, je suis d' accord, pour ce qui est du suspens, on repassera; mais c'est l'un des inconvénients avec les résumés ou les présentations de l' éditeur, ils en disent souvent beaucoup trop.
Mais peu importe au final, car ce qui compte, c'est de savoir si ce dernier tome a été ou non a la hauteur de nos espérances, et je ne vais pas aller par quatre chemins, n'y attendre la fin de ma critique pour vous annoncer que...
...oui, incontestablement oui.
J' ajouterais même qu'il clôt la saga de façon magistrale et que celle ci restera longtemps dans la mémoire de ceux qui auront eu la très bonne idée de la lire.
Mais commençons par le commencement...

Le Troisième Testament, malgré quelques légers accrocs mineurs, oscillait depuis le premier volume avec l' excellant: bon scénario, bons dessins, personnages charismatiques, intrigue tortueuse et passionnante. Rien qu' avec ce que l'on avait lu jusque la, il y avait de quoi être satisfait devant une telle réussite.
Mais il manquait le final, et celui ci est venu enfoncer définitivement le clou, rendant l' ensemble fort proche de la quasi-perfection.
Et quel final!
Tout d'abord, les auteurs n'ont pas rigoler cette fois ci et on sortis le grand jeu avec, tout bonnement, 80 pages somptueuses tant d'un point de vue scénaristique, que graphique (plus question d' errements comme dans le troisième volume), retrouvant tout ce qui avait fait la réussite du début de la saga et en la sublimant, pour notre plus grand plaisir.
Cette fois ci, tout y passe: les secrets sont révélés, les complots démasqués et chaque protagoniste finit par connaître son destin, qu'il lui soit fatal ou pas (et a ce propos, certains sont vraiment touchants).
Nous avons droits a de somptueuses batailles, des décors toujours aussi variés, et, au bout de tant de voyages et de lieux parcourus, une scène final dans un environnement grandiose et digne d'une telle fin...
Quand au secret, ce sombre et mystérieux secret qui risquait de plonger la Chrétienté dans le Chaos, il se révèle au delà de nos espérances et je dois avouer que je n' avais pas penser a quelque chose d' aussi énorme en débutant la lecture de cette saga.
Évidement, si vous avez lu le début de ce post, vous comprendrez de quoi je parle...

Incontestablement, le Troisième Testament fait partie de ce genre d' incontournables qu'il faut avoir lu au moins une fois, ne serais ce que pour ne pas passer a coté d'une oeuvre aussi magistrale au scénario bien ficelé et plein de rebondissements, que l'on a l'impression d'avoir déjà vu un nombre incalculables de fois, et qui portant, ne nous lasse pas une seconde.
Une réussite donc, pour son histoire, mais également par ses dessins (malgré quelques ratés dans le troisième volume) qui vont du très bon au sublime (en particulier les villes, somptueuses) et ses personnages, torturés a souhait, fourbes ou en quête de pouvoir dont certains vous révéleront bien des surprises...
... au point qu'au final, c'est bel et bien Elisabeth d'Elsenor qui apparaîtra comme le personnage le plus intéressant de la saga, celui qui aura le plus évolué et grandi au cours des quatre volumes tandis que le très charismatique Conrad de Marbourg, dans le fond, aura toujours été égal a lui même.

Mais, il est inutile de trop s' attarder sur les différents mérites de la saga dans son ensemble, car, la meilleur chose a faire, chers lecteurs, c'est de vous plonger, si vous ne l' avez déjà fait, dans la lecture de ce petit bijou de réussite qu' est Le Troisième Testament.
Vous ne le regretterez aucunement....

LE TROISIÈME TESTAMENT : LUC OU LE SOUFFLE DU TAUREAU


LE TROISIÈME TESTAMENT : LUC OU LE SOUFFLE DU TAUREAU

Conrad de Marbourg et Elisabeth poursuivent leur quête du Troisième Testament. Celui-ci contiendrait la véritable parole de Dieu, littérale et non plus interprétée par l'homme. Ce livre qui suscite toutes les envies, toutes les peurs, est ardemment recherché par l'Inquisition et par l'Ordre des Templiers. Ces puissances de l'ombre se dressent sur la route des deux aventuriers, prêtes à tout pour les empêcher d'atteindre leur but. Car la découverte du Testament pourrait bien annoncer la fin d'une ère et changer la face du monde...
Voici enfin le tome 3 du Troisième Testament, attendu par tous depuis deux ans. Un album aux planches superbes, faites de cadrages époustouflants et de couleurs flamboyantes, sur un scénario qui nous tient de plus en plus en haleine.

Je profite, alors que nous arrivons a la critique du troisième tome, pour vous parler d'un petit détail que je n' avais pas encore traiter, mais qui est tout de même évidant:
C'est fou ce que les différentes couvertures sont sublimes!
Alors, bien évidement, ce n'est pas le plus important dans une oeuvre, quelqu' en soit le genre, mais, reconnaissons tout de même que ce n'est pas désagréable et que la qualité graphique de celles ci ne font que renforcer celle de l'ensemble.

En parlant de qualité graphique, autant commencer par la puisque, malheureusement, ce tome 3 n'est pas du même niveau que ces prédécesseurs...
Je vous entends déjà hurler et protester mais je m' explique: loin de moi l'idée de critiquer le travail d' Alex Alice, le dessinateur, franchement, je donnerais cher pour avoir son talent. Cependant, si l'on est objectif une minute, on ne peut pas prétendre qu'il n' y a pas eu une petite (oh, toute petite) baisse de régime cette fois ci, et encore, ce n'est pas forcement au niveau du dessin, mais plutôt de l' encrage et des couleurs qui ne rendent pas vraiment justice a la qualité auquel l'on était habituer jusque la.
Et du coup, cela s'en ressent un peu et je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'aurait donner ce tome 3 du Troisième Testament si les graphismes avaient été du même niveau que les deux premiers volumes?
C'est un peu le problème lorsque l'on place la barre un peu trop haut...

Car pour le reste, c'est toujours aussi sublime.
Décidément, il est incontestable que l'on se trouve devant une excellente BD et sur ce qui est du scénario, celui ci ne connaît aucune baisse de régime, bien au contraire.
Ce n'est pas qu'il s' améliore au fil des ouvrages, cela n'est pas vrai, mais il faut vraiment le voir comme un ensemble qui évolue, petit a petit et ou la maîtrise des auteurs, est totale; au moins, on sait que sur le sujet, ils savent parfaitement ou ils mettent les pied.
Cette fois ci, on ne peux plus dire que tel personnage est mis en retrait ou peu travailler, car tous commencent a se dévoiler, ce qui les rends bien plus attachants et les premières révélations commençant a se faire jour, certaines personnalités se dévoilent, même si des ombres de mystère subsistent...
... au point que le lecteur commence a ne plus savoir a qui se fier, en partie avec des dernières pages dramatiques, n' ayant plus qu'une certitude, ce fameux troisième testament sur lesquels tant de monde essaie de mettre la main doit vraiment dissimuler un secret terrifiant.

Mais, pour cela, il faudra attendre le quatrième et dernier tome qui promet d'être explosif!

LE TROISIÈME TESTAMENT : MATHIEU OU LE VISAGE DE L' ANGE


LE TROISIÈME TESTAMENT : MATHIEU OU LE VISAGE DE L' ANGE

Dieu apparut un jour à Julius de Samarie et lui confia un coffre. Il dit : "Ce coffre représente tout ce qu'un homme doit connaître. Je te le confie. Quitte ta terre et les tiens pour chercher l'endroit le plus secret du monde. Là, sans jamais l'avoir ouvert, tu déposeras le coffre. Telle est Ma volonté." Alors Julius quitta sa terre et les siens. Il trouva l'endroit le plus secret du monde et y déposa le coffre. Mais, au moment de partir, il ne put s'empêcher d'ouvrir le couvercle... Ce que le coffre contenait, Julius ne le vit jamais car Dieu ouvrit la Terre sous ses pieds et Julius y fut englouti pour l'éternité.
Telle est l'histoire de Julius de Samarie telle qu'elle fut retranscrite dans plusieurs codex. Mais ce qui ne fut jam ais écrit c'est que Julius a tenu un carnet de voyage... Ce qui ne fut jamais dit c'est que ce carnet a été trouvé par l'Église et placé en lieu sûr ... Ce que Conrad de Marbourg sait, c'est qu'il à été volé. Mais ce que personne ne sait, c'est par qui...
Intrigue policière ? Histoire fantastique ? Roman d'aventure ? Étude historique ? Le Troisième Testament est tout cela à la fois et bien plus encore : c'est de la bande dessinée à l'état pur, fascinante et spectaculaire. Alex Alice et Xavier Dorison confirment avec ce second album que, maintenant, il faudra se souvenir de leurs noms !

Ah, le cap toujours incertain du deuxième tome d'une saga!
C'est toujours a ce moment précis que l'on a la confirmation ou non si celui ci vient confirmer la réussite de la saga, si nos espoirs seront entendus ou bien, si le premier volume qui promettait tant n' était qu'un vulgaire pétard mouillé et que la suite sera bien plus morose.
Je vous rassure tout de suite, les nouvelles sont bonnes et l'on peut être confiant quand a l' avenir du Troisième Testament...

Cette fois ci, il n' y a plus a tergiverser, l'intrigue se poursuit sans temps morts, après un petit détour en préambule destiner a la complexifier, et l'on fait comme si l'on avait pas quitter une seconde nos héros et leur quête (comme quoi, cela a du bon de relire intégralement une série a la suite) qui, au fil des pages, devient de plus en plus passionnante.
A présent que les personnages principaux sont bien installer, la place est donné pour des nouvelles tètes qui jouent un rôle plus ou moins important et a ce propos, si du coté de ce que l'on appellera, par pure commodité, les "méchants", la réussite est présente, on ne peux pas dire que les autres aient tous bénéficier du même traitement, certains apparaissant légèrement moins travaillés que d'autres....
Mais il faut bien chipoter de temps en temps.

On voyage énormément dans ce deuxième tome, les héros parcourant de multiples pays aux paysages et aux villes superbement bien détaillées donnant un métissage agréable a l' ensemble, tandis que l' intrigue suit son cour, rendant de plus en plus complexe la résolution des diverses énigmes qui se posent a nous.
Sur ce point, il n'y a rien a redire: digne héritier de son prédécesseur, ce deuxième tome fonctionne parfaitement et nous laisse, de plus en plus, présager des révélations futures fort étonnantes. Si Conrad de Marbourg est égal a lui même, sa protégée commence enfin a devenir un peu plus intéressante, ce qui n'est pas plus mal et l'on commence a se douter que celle ci n' aura pas qu'un rôle de faire valoir a tenir...

Cependant, tout n'est pas parfait et c'est du coté des dessins que je me tourne.
Si certaines planches sont tout simplement sublimes, d'autres n'ont visiblement pas eu le même soins, en particulier lors des scènes d' action, ce qui nuit un peu a la qualité de l' oeuvre.
Mais bon, sans atteindre le niveau du premier volume, cette suite est suffisamment bien réussie et ne fait que confirmer la qualité de la série dans son ensemble, ce qui est déjà pas mal....

LE TROISIÈME TESTAMENT : MARC OU LE RÉVEIL DU LION


LE TROISIÈME TESTAMENT : MARC OU LE RÉVEIL DU LION

Août 1307. L'inquisiteur Conrad de Mabourg est convoqué par l'archevêque Elsenor afin de résoudre une étrange affaire : tous les moines de l'abbaye de Veynes ont été massacrés après avoir découvert une crypte renfermant un mystérieux reliquaire.
Commence alors une longue enquête au coeur des sociétés secrètes, à la recherche du Troisième Testament...

Avec ce Troisième Testament, c'est a un gros morceau que je me suis réataquer, près de dix mois après l' avoir découvert pour la première fois.
Il arrive souvent que pour Noël, on reçoive des cadeaux qui nous plongent dans un abîme de perplexité et, pendant que l'on se demande ce que l'on va en faire, il faut tout de même sourire et vanter le choix de la personne qui nous l' a offert, ne serais ce que par la plus élémentaire des politesses mais également, pour ne surtout pas la vexer.
Or, ce ne fut pas le cas et ce fut avec le plus grand des sourires, que je découvris, en décembre dernier, les deux premiers tomes de cette saga qui furent immédiatement considérés comme mon meilleur cadeau de noël 2007.
Évidement, tout ceci ne vous intéresse pas le moins du monde, et vous avez raisons, mais commencer la critique des 4 albums qui composent (et ce, sur 4 post différents) le Troisième Testament n' étant pas une mince affaire, je me suis permis une petite introduction légèrement hors sujet mais qui vous montrait quel était mon état d' esprit a l' époque.
État d' esprit qui n' a pas changer le moins du monde après cette deuxième lecture...

11 ans après sa sortie, ce premier tome du Troisième Testament fait toujours aussi fort, avec lui, il n' y a pas a se poser trop de questions, on se doute que la saga sera grandiose et que la possibilité d'être déçu sera infime.
Tout d'abord, et mes plus fidèles lecteurs le savent désormais, cette série ne pouvait que me plaire de part son intrigue, l' époque ou elle se déroule et les différents protagonistes. Tout était réuni pour que je passe un très grand moment et pourtant, si l'on réfléchis bien, il n' y a rien de bien original dans le scénario:
Une fois de plus, l' Église en toile de fond avec ses éternelles intrigues, des secrets qui pourraient remettre en jeu les croyances de millions de fidèles s'ils étaient dévoilés, un héros désabusé qui cherche a se venger et l' époque, le moyen âge forcement.
Et pourtant, cela marche parfaitement.
Comme quoi, c'est souvent dans les vieilles marmites que l'on fait les meilleures soupes (enfin, quelque chose dans le genre) et que, même les idées les plus exploitées peuvent encore donner des histoires sublimes, si l'on a le talent de s'en donner la peine.

Et du talent, les deux auteurs on possèdent a profusion; que cela soit au niveau du scénario ou du dessin, il n' y a rien a jeter.
Le premier est une parfaite réussite, sachant éviter le piège du "déjà vu" pour nous entraîner dans de sombres histoires de complots a l' atmosphère proche du cultissime ' Nom de la Rose", dont l'on constate a chaque page les diverses inspirations.
De plus, il arrive souvent que dans un premier volume, l' auteur prenne son temps pour poser son univers et ses divers personnages, ce qui peut parfois se faire au détriment de l'intrigue qui, du coup, a du mal a se mettre en place. Hors, ce n' est absolument pas le cas cette fois ci et des les premières pages, le lecteur se trouve plonger dans une intrigue parfaitement maîtrisée et passionnante.
Le second, les dessins, sont de très bonnes factures et participent largement a la qualité finale de l'ouvrage. Si, malheureusement, quelques petites cases apparaissent parfois comme un peu brouillonnent, d'autres, bien plus nombreuses rehaussent largement le niveau et je ne parle même pas de la représentation des villes ou des paysages, tout bonnement parfaites au point que l'on a presque l' impression de se replonger en plein coeur du moyen âge.

Mais comment ne pas vous parler des personnages, en particulier du charismatique Conrad de Marbourg, aux faux airs de Sean Connery ( le Nom de la Rose, je vous le disais bien...), sur qui repose une bonne partie de l'intérêt de l' intrigue, héros désabusé au passé remplis de lourds secrets, archétype mille fois vu et revu et pourtant réussi.
D' ailleurs, du coup, Elisabeth d'Elsenor souffre de la comparaison et apparaît, a première vue moins intéressante. Mais ce n' est qu'un premier tome, ne l'oublions pas.
Et si certaines figures commencent a faire leur apparition, ce n' est que de facon fugitive et celles ci laissent entrevoir un potentiel certain...

Je pense que vous l' avez compris, "Marc ou le Réveil du Lion" est une parfaite réussite et ouvre magistralement la saga; ne possédant quasiment aucun défauts, son unique péché serait d'être peu original, mais même cela ne compte pas lorsque l'on voit le résultat final.
Une excellente BD, a lire absolument!

jeudi 16 octobre 2008

TERRA INFERNO : LA MONTAGNE QUI RÊVE


TERRA INFERNO : LA MONTAGNE QUI RÊVE

Londres, 1924. Une gigantesque créature extraterrestre de la dimension d’une montagne se matérialise au centre de la ville. Le choc produit par sa seule apparition rend les gens fous. Ils subissent des mutations, s’abandonnent à la violence.
Trente ans après, le Dieu cosmique est toujours là, comme endormi. Les légendes disent que lorsqu'il se réveillera, ce sera pour achever la destruction de l’univers. Nadia et Seth viennent à Londres pour escalader ce Dieu Montagne et lui voler ses trésors. Mais leur rencontre avec Spare, vieux magicien qui dit pouvoir vaincre ce Dieu monstrueux, les amènera bien plus loin dans leur quête. Reste à savoir si Spare est réellement un homme de confiance…

Continuions dans les relectures de mes vieilles (enfin, c'est une façon de parler) bandes dessinées en nous intéressant cette fois ci a ce premier volume de Terra Inferno.
Sorti en 2007, je me souviens qu' a l' époque, l' intrigue avait motivée mon achat (ainsi que la couverture mais chut, faut pas trop ébruiter que je suis capable de claquer dans les 12 euros environ juste parce que une couverture m'a plu...) mais que mon impression, après lecture, avait été des plus mitigées.
Qu'en est il, un an plus tard?
Et bien, pour être franc, je n' ais pas vraiment changer d' avis...
Mais je m' explique:

Ce premier volume de Terra Inferno n' est pas, a proprement parler, un ratage complet, loin de moi une telle affirmation, il n' est pas foncièrement mauvais, mais je le trouve néanmoins moyen, et ce, malgré un concept de base qui avait su attirer mon attention.
Des créatures Cthuloides vivant en plein Londres, une humanité mutante ou folle (ou les deux a la fois), cela ne pouvait que me plaire.
Pourtant, des le départ, la déception était présente, et ce, tout simplement parce que je n' ai absolument pas accroché aux dessins.
Certes, je n' ai pas la prétention d' affirmer que l' artiste est un mauvais dessinateur, mais je n' aime pas son style, même si je reconnais qu'il s' est bigrement bien débrouillé avec les monstres; la dessus, il n' y a rien a redire. Par contre, pour ce qui est des humains, c'est une autre affaire... De plus, certaines cases semblent un peu trop vides a mon goût, voir, parfois bâclées.
Dommage, le parti pris de coloriser l'ensemble avec des teintes rougeâtres était une bonne idée, mais cela n' as pas suffit a réhausser le niveau.
Alors, me direz vous, ce qui compte, c'est le scénario!
Et vous n' avez pas tort.
Cependant, après un bon début qui promettait énormément, la suite est moins passionnante et au final, on ne sait pas très bien ou l'auteur veut en venir?
A sa décharge, disons qu'il ne s' agit que d'un premier tome mais je reste néanmoins perplexe sur la suite et ne l' attends pas, je l' avoue, avec une grande impatience...

Terra Inferno, a sa deuxième lecture m' a finalement laisser avec un arrière goût de gâchis; de bonnes idées mal exploitées, un scénario qui ne sait pas ou il va, des personnages qui auraient gagner a être un peu plus travailler mais qui possèdent un potentiel certain et des dessins, qui, franchement, m'ont rebutés.
On verra bien ce que donnera le deuxième volume et si celui ci réussira a rehausser un niveau qui, jusque la, est assez moyen.

LES ENFERS


LES ENFERS

À Venise, en l’an 27 de l’ère dominitienne, le palais Asanti est plongé dans une demi-pénombre. Saria est au chevet du prince, son père. Réunissant ses dernières forces, celui-ci lui confie une petite boîte joliment ouvragée, surmontée d’une tête de démon. La fillette est surprise par ce qu’elle y découvre… Trois clés : une rouge, une noire et une blanche.
"...Saria, seule l’une d’entre elles ouvre la porte de l’Ange, celle qui mène au pouvoir suprême !! Des rois, des tyrans ravageraient des continents pour s’en emparer. Éloigne-toi d’ici au plus vite !"
Orlando, fidèle serviteur du prince Ansanti, s’enfuit avec l’enfant à travers les couloirs tortueux du palais. Une barque va les mener loin de la cité et de ses dangers.
Des années plus tard, âgée de dix-huit ans, notre héroïne, surnommée La Luna par le peuple de Venise, va se trouver confrontée au frère du défunt, le doge, ainsi qu’à l’ange Galadriel, tous deux à la recherche des clés…
Cette première collaboration entre deux géants – l’un, maître incontesté de la science-fiction, l’autre, scénariste européen le plus remarqué – nous fait découvrir une Venise futuriste et décadente et va nous conduire… aux Enfers.

Ce qui est souvent amusant avec les petits résumés que je vous propose en préambule de mes critiques, c'est que certains détails font que je n'ai parfois, pas grand chose a ajouté a l'oeuvre du moins au déroulement de l' intrigue. De plus, les deux auteurs seraient connus? Je veux bien le croire mais personnellement, même au bout de un an, je ne sais toujours pas qui ils sont (je devrais peut être faire un tour sur google...).

Mais en dehors de ces considérations sans grande importance, que peut on retenir de cette BD?
Tout d'abord, ce n'est pas une nouveauté, de mémoire, j' avais du l'avoir comme cadeau d' anniversaire, ou pour Noël, l' année dernière, et j' avais été perplexe de prime abord.
Pourtant, un an environ après l' avoir découvert, je dois avouer que cette deuxième lecture est bien mieux passer, comme quoi, parfois, il ne faut pas se fier aux premières impressions.
Si la couverture est, a mon avis, ratée et peu attirante, le contenu est tout autre.
Et avant tout autre chose, je me dois de commencer par les dessins, splendides de Paolo Serpieri: Chaque case fourmille de détails et est un plaisir pour les yeux et, franchement, c'est avec ce genre de BD que l'on comprend pourquoi la Bande dessinée Européenne est bien plus considérée comme un art que les comics ou les mangas...
Les personnages sont détaillés, a la fois superbes ou inquiétants, suivant leur personnalités, les décors sont a tomber par terre tant le mélange entre Venise de la Renaissance et futuriste paraissent crédibles.
Alors, bien entendu, pour ce qui est du scénario, ce n' est pas la première fois que l'on a droit a ce genre d' histoires ou se mêlent Démons, prêtres fanatiques et course frénétique au pouvoir suprême.
De ce coté la, rien de neuf sous le soleil.
Pourtant, celui ci fonctionne parfaitement et l'on ne lâche pas l' album tant que l'on n' est pas arrivé a la dernière page, n' attendant qu'une unique chose: connaître la suite.
Et a ce propos, vu que Les Enfers sont sortis il y a plus d'un an, avec un peu de chance, cela ne devrait plus trop tarder.

Au final, nous nous trouvons certes devant une oeuvre qui n'est pas d'une originalité extrême mais qui est néanmoins de qualité et qui vaut amplement le détour.
Quand je vous disais qu'une deuxième lecture change parfois les choses...

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LES PETITS DIEUX


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LES PETITS DIEUX

Or il advint qu'Om, le grand dieu, prit la parole en ce temps-là, et s'adressa en ces termes à Frangin, l'Èlu : "Psst !" Frangin s'arrêta au milieu d'un coup de binette et fit du regard le tour du jardin du temple. "Pardon ?" lança-t-il. C'était une belle journée du printemps prime. Les moulins à prières tournaient joyeusement dans le vent qui tombait des montagnes. En altitude, un aigle solitaire décrivait des cercles. Frangin haussa les épaules et retourna à ses melons. Le grand dieu Om s'adressa derechef à Frangin, l'Èlu : "T'es sourd, mon gars ?"
C'est une bien lourde responsabilité qui allait s'abattre sur les frêles épaules du jeune novice : il ne s'agissait de rien de moins que de prévenir une guerre sainte. Car il est des hérétiques, voyez-vous, pour prétendre au rebours du dogme de l'église, que le monde est plat et qu'il traverse l'univers sur le dos d'une immense tortue...

Décidément, ce qui est amusant avec les Annales du Disque Monde, c'est que c'est souvent les livres ou l'on attend pas grand chose qui s' avèrent les tout meilleurs. Si c'est avec impatience que l'on se plonge dans une nouvelle lecture des aventures des sorcières de Lancre ou du Guet, les tomes dits indépendants ne sont, incontestablement, pas attendus de la même manière.
On se dit: "Tient, un nouveau volume? Qu' est ce que cela va donner? Et au fait, il est long ou pas parce que le suivant, lui, y a Rincevent etc..."
Et comme souvent, on a tort.
Et c'est le cas avec ces Petits Dieux qui, personnellement, resteront longtemps dans ma mémoire.

Bon, d' emblée, je dois reconnaître que le sujet de ce treizième tome m' intéressait puisqu'il abordait la religion. Cependant, comme je viens de l' expliquer, le fait qu'il soit "indépendant" me faisait douter au départ. Sentiments contradictoires qui furent, au bout de quelques pages (et de quelques jours, j'ai eu un peu de mal a rentre dans l' histoire par manque de temps surtout)balayés par la sensation que je me trouvais devant une petite perle.
Cette fois ci, Terry Pratchett s'éloigne a des années lumières de l'humour burlesque a la Rincevent pour une autre variété bien plus subtile; moins présente de prime abord, mais qui ne servirait plus que comme toile de fond tandis que le but même de l'ouvrage, lui, était mis en avant de bout en bout.
Car " Les Petits Dieux" sont une oeuvre noire, bien plus sombre que les autres volumes des Annales, ce qui bouscule un peu nos habitudes, ce qui n' est pas plus mal.
Mais cela se comprend car le sujet traité, l'intolérance des religions entre elles avec tout ce que cela entraîne (guerres saintes, inquisition, sacrifices, non respect des autres) n'est pas, a priori, un sujet comique (attention, je n' affirme pas que celui ci n' est pas présent).

Et c'est avec une histoire qui commence banalement avec un novice d' Omnia ( une théocratie fort semblable au Judéo-Christianisme) au nom ridicule, Frangin qui rencontre une tortue qui s' avère être, tout bonnement, son Dieu, Om, que Pratchett va nous entraîner dans un long voyage critique de l' intolérance religieuse et cela, de façon magistrale.
Tout y passe, y compris ces fameux Dieux, qui semblent si puissants mais qui s' avèrent si dépendant des croyances Humaines : l'inquisition, toujours aussi terrible, les guerres saintes, les autodafés de livres (l'homme n' a pas besoin de savoir), les contrastes entre religieux, philosophes et militaires, a la fois si dissemblables et pourtant, parfois si proches.
Et, bien évidement, tuer les infidèles qui prétendent que la Terre est plate alors que, tout le monde sait bien que c'est un disque posé sur 4 éléphants, eux mêmes posés sur une tortue...
Ou comment retrouver Gallilé dans le Disque Monde.

Forcement, tout finira bien.
Mais avant cela, il en faudra des pérégrinations a Frangin et ses compagnons dans une histoire splendide, qui fait énormément réfléchir.
Une histoire ou les protagonistes principaux sont, pour la plupart, forts bien réussis ( a ce sujet, Vorbis est tout simplement culte!); une histoire qui nous permet de ne pas oublier que les religions, a travers les âges, on été responsables d' innombrables conflits, de destructions et de morts...
Surtout que l'on ne l'oublie jamais.

Et pourtant, elle se meut...

mardi 14 octobre 2008

Desperate Housewives - Saison III


Finalement, au bout de plusieurs semaines, je me décide enfin a vous parler un petit peu de Desperate Housewives.
Et plus particulièrement de la saison 3, débutée depuis début septembre sur M6 (désolé, je n' ais pas Canal +). Vous vous dites que j' ai pris mon temps? Effectivement, mais que voulez vous, parfois, l' actualité est bien trop riche pour que que je l' occulte pour un série....

Bon, avant toute chose, je ne vais pas vous mentir en vous affirmant que je suis un fan absolu de Desperate Housewives.
C'est une série sympathique, souvent drôle, mais qui possède bien trop des travers habituels des productions US pour, a mon avis, rentrer dans les annales; en particulier un problème récurent des séries modernes, le plantage inévitable de la saison 2.
Si la première saison avait été un heureuse surprise, ce ne fut pas le cas de la suivante, dont la qualité fut bien moindre. Non pas que l'humour particulier de nos héroïnes se fut éteint, mais il était indéniablement moins présent. De plus, l' impression de tourner en rond se fit vite sentir, un peu comme si les auteurs ne savaient plus trop quoi inventer.

Cependant, ceux ci surent rebondir des la troisième saison et, franchement, jusqu'à maintenant, j' avoue avoir retrouver un certain plaisir a la suivre.
Bon, parfois, les situations semblent vraiment un peu trop cocasses pour être crédibles, mais ce n' est pas une nouveauté avec cette série qui reste tout de même un bon divertissement.
Du coté des personnages, la sublime Bree y est pour beaucoup, même si elle semble plus éteinte que pendant les deux premières saisons ou elle était parfaite ( et au passage, la véritable héroïne, bien loin devant l'inintéressante Susan...).
Si Gabrielle monte en force et nous offre des grands moments de rire avec Carlos, ceux que je préfère sont incontestablement Tom et Linette.
Ah Tom!
Mon personnage préféré dans la série, ou du moins, celui a qui je m' identifie le plus....
Quant a Susan, désolé mais je ne la supporte pas elle, ses peines de coeur et son Mike; la plupart de ses scènes sont souvent d'un ennuie profond a mes yeux...

Enfin, quelques soient les personnages (et a ce sujet, les personnages secondaires ont parfois une importance capitale), pour le moment, cette troisième saison semble bien partie ou du moins, bien mieux que la précédente et comme je suis un éternel curieux et que je n' ais pas pu m' empêcher de voir de quoi il en retournait dans les deux saisons a venir, je me dis qu'il y a encore de quoi passer d' agréables moments devant sa télé, chaque mardi soir.
Dommage qu'il subsiste quelques petites imperfections (persos parfois oubliés, intrigues longuettes et qui se résolvent subitement en 2 minutes), Desperate Housewives aurait put être une excellente série, elle se contentera d'être bonne...
... ce qui n' est pas une tare.

samedi 11 octobre 2008

L’HISTOIRE SECRÈTE – LUCKY POINT


L’HISTOIRE SECRÈTE – LUCKY POINT

Juin 1942, Curtis Hawke, capitaine de la Royal Air Force (et affilié à la Maison d’Erlin), survole l’Océan Pacifique à bord d’un bombardier. Le vol se fait à fleur de vagues pour éviter tout risque d’être repéré. L’objectif à atteindre : un atoll sous contrôle des « japs ». Ces derniers sont d’ailleurs mécontents, car leur allié allemand ne leur a pas fourni un jeu complet d’ivoires noirs (comme pour Pearl Harbor) qui protégerait leur flotte de toute attaque ennemie. Le problème pour les forces nazies est en effet de pouvoir concevoir des jeux en quantité. Tous doivent attendre que le site de fabrication T4 tourne à plein régime. Mais tout patient qu’ils soient, ils ne peuvent éviter l’assaut d’Hawk et la destruction de leur base secrète. Au QG, la nouvelle réjouit Erlin, même si le scepticisme de l’amiral, responsable du commandement, devant l’utilisation de sa panoplie de magicien, agace l’Archonte au plus haut point. Il fait pourtant à nouveau preuve de ses talents pour repérer la flotte japonaise et permettre son anéantissement… Au même moment, en Allemagne, dans une usine désaffectée de la Ruhr, deux jeunes résistants découvrent un triste spectacle : des milliers de dents en or, des centaines de scalps de femmes soigneusement alignés… Un peu plus tard, ils approchent un étrange labyrinthe constellé de signes mystérieux. Sans le savoir, ils viennent de découvrir le fameux site T4 où horreur et abomination permettent la création des cartes si recherchées. Cette découverte est bientôt transmise à Reka…


L'histoire Secrète – Lucky Point
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 septembre 2008
Nombre de pages : 48

Mon avis : S’il y a au moins quelque chose de positif avec L’Histoire Secrète, œuvre des sieurs Jean-Pierre Pécau et Igor Kordey, c’est qu’au moins, le rythme de parution étant soutenu, on a pas besoin d’attendre des lustres pour découvrir la suite de la série, du coup, quelques mois a peine après la sortie du onzième tome, Nadja, en mai dernier, nous voici avec un nouveau volume, Lucky Point. Fort heureusement d’ailleurs qu’il ne faille pas trop patienter entre deux tomes car il est très facile de s’embrouiller dans le scénario tellement fouillis de Jean-Pierre Pécau et que, a chaque fois, une relecture du tome précédant n’est pas inutile, ne serais-ce que pour voir où en est l’histoire… Et donc, cette fois ci, tandis que le second conflit mondial bat son plein, les Etats-Unis sont désormais entrés en guerre, ce qui ajoute divers théâtres d'opérations évoluent les divers protagonistes, parfois juste le temps de quelques pages. Pour ce qui est du dépaysement, comme dans le tome précédant, il n’y a pas de problèmes, et on prend plein la vue : Pacifique, Désert du Nevada, Marseille, Beyrouth, Londres, Allemagne, on va encore voir du pays, ce qui est également le cas pour ce qui est des évènements historiques qui se bousculent, ainsi que les explications cachées d'un Jean Pierre Pécau parfois en pilotage automatique et qui essaie a tous prix de caser les Archontes et les cartes derrière chaque bataille, attentat, décision ou projet secret. Bien sur, cela se comprend si l'on suit le raisonnement du scénariste, mais parfois, cela a tendance à devenir légèrement fouillis. Surtout pour ce qui est des protagonistes de l’intrigue : a chaque nouveau volume, Pécau nous présente de nouvelles tètes, pour la plupart connues – il y a ce brave Jacques Bergier cette fois ci – et celles-ci jouent un rôle plus ou moins important. Cela n'est pas, a priori, un défaut en soit. Le problème, c'est que, du coup, certains des personnages principaux jouent un rôle ridicule dans le déroulement de l’intrigue ou sont complètement oubliés. Un exemple, un seul : depuis combien de temps ne voit on pas Dyo ? Mais bon, si vous avez accrocher a cette saga, surtout que celle-ci est bien plus intéressante depuis le début du second cycle, vous passerez outre ce défaut récurant tout en vous demandant ou tout cela va mener, et, surtout, si le treizième volume annoncé sera bel et bien le dernier ? Après tout, vu qu’on nous a déjà fait le coup une fois, pourquoi leur faire confiance !?


Points Positifs :
- Pour être tout à fait franc, Lucky Point n’est ni meilleur, ni pire que les tomes précédents, la série semble avoir enfin trouvé son rythme et si, pour diverses raisons, force est de constater que c’est loin d’être génial, cela reste plutôt intéressant a lire.
- Comme d’habitude, Jean-Pierre Pécau se plait à user du moindre événement, de la moindre petite anecdote historique, afin de les lier à sa fameuse histoire parallèle ; c’est bien entendu une façon de faire à double tranchant mais depuis quelques tomes, je trouve que cette façon de faire marche plutôt.
- Changement de coloriste : Len O'Grady succède a Chris Chuckry mais dans l’ensemble, cela n’est pas trop gênant.
- Certes, il y aura toujours l’éternel débat au sujet d’Igor Kordey et son célèbre style tellement particulier, mais bon, sans être génial comme ce fut le cas, par exemple, sur Les Sept Piliers de la Sagesse, il n’en livre pas moins une prestation acceptable.

Points Négatifs :
- Depuis le tome précédant, Nadja, je trouve que Jean-Pierre Pécau complexifie pas mal son scénario, multipliant de plus en plus les références historiques ; certes, c’est toujours agréable de voir comment il utilise tel figure historique ou comment il se plait a nous abreuver d’anecdotes, mais bon, parfois, trop c’est trop, et s’il continue sur cette lancée, on risque de frôler l’overdose.
- A force de multiplier les protagonistes, certains sont par moments quasiment oubliés et n’apparaissent plus, ou presque – comme je l’ai dit précédemment, quid de Dyo !?

Ma note : 6,5/10

jeudi 9 octobre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : MÉCOMPTES DE FÉES


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : MÉCOMPTES DE FÉES

Une vieille sorcière à l'agonie lègue sa baguette magique (qui transforme toutes choses en citrouilles) à Magrat Goussedail, à charge pour celle-ci d'aller à Genua, au bout du monde, et d'empêcher le mariage du prince local avec une servante. Deux autres sorcières, Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg, l'accompagnent dans un voyage qui fera traverser bien des royaumes.
Arrivées à destination, elles rencontrent le petit chaperon rouge et les trois petits cochons. Il faut se rendre à l'évidence : les trois sorcières sont sur le territoire des contes, où elles seront soumises aux redoutables pouvoirs de l'imaginaire manipulés par la "bonne fée" Lilith.
Les servantes sont là pour épouser les princes et les mères-grands pour se jeter dans la gueule du loup.
Mais quand Magrat vient au bal chaussée de verre, le destin hésite et Mémé Ciredutemps se bat contre sa propre soeur, semant la panique chez les convives. On a l'impression qu'elles se sont trompées de conte, mais une chance leur sera encore donnée de rentrer chez elles pour y raconter leurs exploits.

Ce douzième volume des Annales du Disque Monde voit le retour des trois sorcières de Lancre, et ce, pour notre plus grand plaisir.
Souvenez vous, nous avions laisser Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail a l' issu du sublime " Trois Soeurcières", ou elles étaient aux prises, dans la plus pure tradition Shakespearienne, avec des complots, des fantômes et autres usurpateurs du trône.
Véritable petit bijoux d'humour et hommage non dissimulé au maître, " Trois Soeurcières" pouvait présenter des avantages mais aussi des inconvénients a ses héroïnes:
Si le plaisir de les retrouver était certain, le jeu des comparaisons était inévitable.
Alors, quel en est le verdict?
C' est a quoi je vais essayer de répondre du mieux que je pourrais dans les lignes suivantes.

Tout d'abords, je dois reconnaître que j' attendais avec impatience la suite des aventures de nos trois soeurcières et, comme vous avez pu le constater en lisant le résumé un peu plus haut, les voir plongées dans un univers de contes de fées promettait énormément.
Et a ce sujet, je n' ai pas été déçu.
Les clins d' oeil aux contes sont légions et, sans aucune exagération, tous réussis. Que cela soit la Belle au Bois Dormant, le Petit Chaperon Rouge, le Magicien d' Oz ou même les Trois Petits Cochons, ceux ci viennent égailler le récit, pour notre plus grande joie et a ce propos, Terry Pratchett a, une nouvelle fois, parfaitement obtenu un résultat au delà de nos espérances.
Les situations cocasse s' enchaînent a un rythme effréné et, il faut bien l' avouer, sur ce terrain la, nos sorcières sont impayables, ne serais ce que grâce a leurs caractères si différents les unes des autres qui leur en fait voir de toutes les couleurs.
Le récit se décompose en deux parties: le voyage de nos héroïnes (le plus réussit a mon avis) et, leur séjour a Génua.
Si la première restera dans les annales (c'est le cas de le dire) comme une odyssée ubuesque et inoubliable, le second, mème si l' aspect humoristique est toujours présent, n' en est pas moins plus sombre.
A ce propos, l' auteur réussi a nous surprendre en nous dépeignant ce fameux royaume de conte de fées comme une copie de la Louisianne, ce a quoi, je dois avouer que je ne m' attendais pas le moins du monde. Cependant, après un petit a priori géographique, je trouve que Pratchett sans sort plutôt bien, et que son idée n' était pas mauvaise, ne serais ce que pour mettre en parallèle la magie Occidentale que l'on connaît bien, et le Vaudou.

Alors, " Mécomptes de Fées" est il est une réussite?
Sincèrement, c'est un bon livre, plaisant a lire et ou l'humour n' est jamais bien loin.
Mais pour répondre a ma question posée en préambule, " Trois Soeurcières" lui est intrésequement supérieur, ce qui n'est pas désobligeant pour ce conte de fée qui vous fera passer un très bon moment, ne serais ce que pour nos sorcières préférées...

...J' y pense; et si en plus, je vous disais que Gollum lui même fait une courte apparition?
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