dimanche 29 mars 2009

LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE


LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE

Le Premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain.

Non mais qu’elle putain de claque j’ai pris hier soir, du genre que l’on n’oublie jamais, même si, avec le temps, celle-ci sera atténuée. Après tout, les émotions ne sont jamais aussi fortes que lors de la première fois, et je ne pense pas que, si un jours je revois ce film, j’éprouve les mêmes sentiments, ou du moins, pas avec autant d’intensité. Et, comme d’habitude, mais on ne me changera pas ainsi du jour au lendemain (surtout à mon age), j’étais plus que dubitatif devant le DVD lorsque je le vis dans les mains de ma femme hier : encore un film français, encore c’est fichus titres à rallonge, beurk ; moi qui rêvait d’aventure et d’évasion, de penser à tout sauf en train train quotidien, j’étais loin d’être servi avec ce « Premier jour du reste de ta vie ». Et pourtant, encore une fois je me suis trompé. Non pas que je n’avais pas besoin d’un genre complètement différent, mais qu’au vu de la qualité intrésèque du film, le jeu en valait amplement la chandelle (mais la prochaine fois, promis juré, je passe à autre chose !).

Ce qui fait la différence entre le cinéma français et américain, comme me le disait ma femme, c’est que dans le premier, on peut parfaitement s’identifier aux personnages, chose bien difficile dans le second. Et pour ce qui est de ce « Premier jour du reste de ta vie », il est plus qu’évidant que pour ce qui est de l’empathie, celle-ci est plus que forte. Le synopsis, d’une simplicité que l’on pourrait croire affligeante (et dans le genre, bon nombres de films se sont déjà cassés la gueule) accroche immédiatement le spectateur, et ce, tout simplement parce que la vie d’une famille, sur plusieurs années, avec les enfants qui grandissent, les parents qui vieillissent, les joies, les peines, les drames et les fâcheries parlent à tout le monde, parce que cela se passe ainsi dans toutes les familles. Du coup, comment ne pas se reconnaître dans ces personnages, qui parcourent deux décennies que ceux de ma génération et les plus âgés connaissent bien, les années 80 et 90 ; de même, les multiples clins d’oeils qui jalonnent le film comme un extrait de « Nulle part ailleurs » ou le premier « Tomb Raider » pour n’en citer que deux, ne peuvent que renforcer l’identification envers cette famille qui pourrait parfaitement être celle de chacun de nous, après tout, ces mêmes choses ont jalonner notre vie. Des exemples d’identification comme ceux là, le film en est rempli, et comme en plus, entre une BO accrocheuse et réussie et des acteurs tout simplement excellents dans leurs rôles, tous les ingrédients sont donc réunis pour faire du « Premier jour du reste de ta vie » une œuvre inoubliable et parfaitement réussie, de celles que l’on ne regrette absolument pas de découvrir et qui vous remuent les tripes en raison de tous les sentiments personnels qui, forcement, vous remontent à la surface. Une belle claque que je vous disais, et je ne mache pas mes mots. Et pour conclure, pour ce qui est des comparaisons avec le cinéma américain (pourtant capable de nous pondre d’authentiques chefs d’œuvres mais dans un style entièrement différent), celui-ci aurait été tout simplement incapable de nous bouleversés autant que ce « Premier jour du reste de ta vie ». Comme quoi, il faut savoir ne pas jurer que par Hollywood et s’intéresser au cinéma des autres pays, bien plus digne d’intérêt que l’on voudrait nous le faire croire. Sincèrement, malgré un titre à rallonge et les préjugés que l’on peut avoir envers le septième art tricolore, pourquoi se priver d’une telle réussite ? Cela serait impardonnable.

dimanche 22 mars 2009

MAGICAL MYSTERY TOUR


MAGICAL MYSTERY TOUR

The Beatles (1967)

1-Magical Mystery Tour
2-The Fool on the Hill
3-Flying
(Lennon / McCartney / Harrison / Starkey)
4-Blue Jay Way
(Harrison)
5-Your Mother Should Know
6-I Am the Walrus
7-Hello Goodbye
8-Strawberry Fields Forever
9-Penny Lane
10-Baby You're a Rich Man
11-All You Need Is Love

“Magical Mystéry Tour” est un cas à part dans la discographie des Beatles et il n’est pas évidant, à première vue, d’en écrire une critique. La raison est toute simple, celui-ci n’est pas réellement un disque officiel comme peuvent l’être « Revolver » ou « Abbey Road » par exemple ; en effet, il s’agit de la bande originale du film (si l’on peut qualifier cette chose de film, ce qui est loin d’être acquis) du même nom, sorti fin 67, en pleine période psychédélique des quatre de Liverpool, et encore, cette fameuse BO ne comportait uniquement que six titres (les premiers en fait), ce qui fait que, franchement, avec du recul, il est incontestable que celle-ci était loin d’être vraiment indispensable puisque bon, sans être méchant, a part l’enchanteur « The Fool on the Hill » de Macca et l’extraordinaire « I Am the Walrus » de Lennon, le reste était loin d’être à la hauteur de ce que les Beatles nous avaient habituer jusque alors (mais, car il y a toujours un mais, encore une fois, ces mêmes titres sois disant inférieurs, valaient largement bon nombre de productions de l’époque, pourtant riche en talents divers). Bref, on ne peut pas dire que ce « Magical Mystéry Tour » débutait bien sa carrière : film ( ?) ou personne ne comprenait rien, y compris les principaux protagonistes, BO bien courte et bancale, il fallut attendre quelques années (1976 en Grande Bretagne pour être exact) et l’ajout de cinq autres titres, tous issus de 45 tours, pour rendre la chose bien plus intéressante. Car là, le niveau de l’ensemble monte en flèche, ne serais ce que par le duo inséparable « Strawberry Fields Forever » et « Penny Lane », les deux titres qui auraient dut apparaître sur l’extraordinaire « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » et qui l’auraient rendu encore meilleur (comme si cela était possible vu la qualité de celui-ci), deux bijoux magnifiques auxquels on joint le célèbre « All You Need Is Love », véritable hymne de l’été de l’amour ainsi que le sympathique « Hello Goodbye ». Du coup, pris dans son ensemble et pour quelqu’un qui ne connaît pas grand-chose en « Beatles », l’album peut s’avérer être excellant, au vu des titres proposés, pour la moitié de très haute volée. Mais bon, pour tous les autres, cela ne reste qu’une espèce de compilation, sympathique et indispensable lorsque l’on est collectionneur, mais d’un moindre niveau que les albums officiels. Mais bon, malgré cela, « Magical Mystéry Tour » vaut le détour, ne serais ce que par le fait que c’est plus agréable de retrouver des titres aussi bons que « I Am the Walrus » ou « Penny Lane » (pour ne citer qu’eux) dans ce qui reste un vrai faux album, que dans une compilation avec une soixantaines de titres.

SEPT VOLEURS


SEPT VOLEURS

Ebrinh et Ivarr, deux voleurs sans envergure, vivent tant bien que mal de leurs larcins dans les bas-fonds de Marmaëkard. Un matin, ils rencontrent deux nains qui souhaitent faire usage de leurs talents pour une mission risquée mais lucrative : s'emparer des richesses de leur peuple, qui dorment sous la montagne. Pour monter cette expédition, ils recrutent également un colosse chargé de transporter le butin et deux féroces orcs. Mais le fabuleux trésor des nains attise tant les convoitises que rien ne se déroulera comme prévu... “7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir !” 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.

Deuxième tome de la collection « 7 », ces « Sept Voleurs », sans atteindre les sommets de « Sept Missionnaires » ou des « Sept Psychopathes » n’en est pas moins une bande dessinée plutôt agréable, qui, sans être d’une grande originalité (franchement, l’Heroic Fantasy, on commence à connaître en long et en large depuis le temps), possède un certain charme qui nous permet, à nous autre lecteurs, de passer un sympathique moment de détente, à défaut d’être inoubliable. Certes, pour le chef d’œuvre, il faudra repasser, idem pour ses suivants, l’excellant et le bon, mais ce n’est pas trop grave puisque le moyen peut parfois suffire, et puis, après tout, c’est déjà mieux que le mauvais, non ?

Après une entrée en matière que je trouve un peu absurde (que voulez vous, il m’arrive parfois de tomber dans le n’importe quoi le plus total), intéressons nous un petit peu à ce que vaut réellement ces « Sept Voleurs ». Tout d’abord, le scénario, à priori peu original comme je l’avais déjà préciser se révèle suffisamment accrocheur pour ne pas ennuyer le lecteur ; en effet, on rentre facilement dans l’histoire, et ce, malgré cette sensation de départ que des quêtes de trésors, on les a mille fois lu ou jouer dans d’interminables parties de jeux de rôles. Sans être hautement charismatiques, les personnages sont toutefois corrects, dans la lignée du genre et peut être que le fait que l’on n’ai droit uniquement qu’a des voleurs est préférable au fait de se retrouver avec des paladins et autres magiciens : ok, ce sont des crapules sans fois ni loi, mais au moins, on ne se retrouvera pas avec un monde a sauver (mouais, juste un trésor à récupérer, c’est bon pour les faibles niveaux ça ?). Enfin, pour ce qui est des dessins, ceux-ci sont agréables à l’œil et collent plutôt bien à l’histoire, dont le synopsis évolue petit à petit, sans grandes surprises certes, mais avec un petit dénouement assez inattendu. Bien évidement, les « Sept Voleurs » ne sont pas une BD extraordinaire, et après lecture, on passera rapidement à autre chose, mais bon, malgré tout, en reprenant des formules archis connues et maintes fois utilisés, je trouve qu’il s’en sort assez bien et permet de s’octroyer un agréable moment de détente sans grande prise de tête, ce qui est déjà pas mal.

dimanche 15 mars 2009

LES AUTRES DIEUX ET AUTRES NOUVELLES


LES AUTRES DIEUX ET AUTRES NOUVELLES

Démons ! Ils sont légion dans l'univers de Lovecraft. Ils peuplent les rêves, la nuit, les cités obscures, nos rues, nos maisons. Depuis le grand lézard aquatique jusqu'à ces créatures hybrides, momies à têtes d'animaux qui hantent les catacombes pharaoniques... Même les chats, ont une aura étrange. On raconte qu'à Ulthar, ils se sont livrés à un sordide festin... Au-delà des monstres, il y a ce chemin qui mène vers l'Inconnu Le palais des Soixante-Dix Délices est l'une de ces merveilles. Situé dans la ville fabuleuse de Celephais, il égale en beauté les temples de Sarnath, la magnifique. Comment parvenir dans ces citadelles qui touchent au monde des Dieux et parfois aux marches de l'enfer ? Point n'est besoin d'être sorcier. Lovecraft nous montre le chemin...


Les Autres Dieux et autres nouvelles
Auteur : Howard Philipps Lovecraft
Type d'ouvrage : Fantastique, Horreur
Première Parution : 1920-1926
Edition Française : 1 janvier 1999
Titre en vo : Dagon
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Paule Pérez
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 123

Liste des Nouvelles :
Herbert West, réanimateur
Les chats d’Ulthar
Les autres dieux
L’étrange maison haute dans la brume
Celephais
La malédiction de Sarnath
La tombe
Prisonnier des pharaons

Mon avis : Les nouvelles que l’on trouve dans ce recueil, au nombre de 8, sont issues du célèbre Dagon, œuvre magistrale de part sa densité (30 nouvelles couvrant 32 ans de la vie de l’auteur), même s’il faut bien reconnaître que celles-ci ne font pas partis (loin de là) des titres majeurs que Lovecraft ait put écrire. Ah ! Lovecraft ! Ma première rencontre avec le célèbre auteur du mythe de Cthulhu date de 1995, alors que j’avais finis mon service militaire et que j’entrais dans la vie active : immédiatement, je tombais sous le charme de ces œuvres indicibles et de cette mythologie effrayante ou l’espoir n’existe pas et la folie toujours présente. Les autres dieux et autres nouvelles, ouvrage qui nous intéresse ici, fait partie de la collection Librio, excellente initiative où l’on pouvait trouver des textes majeurs pour pas grand-chose (10 francs à l’époque, une misère : 1€50). Certes, Dagon est plus complet, mais à défaut de le posséder, et vu que je souhaitais lire un ouvrage très court (une centaine de pages), mon choix se porta sur ces nouvelles, qui occupèrent ma soirée d’hier, me permettant de me replonger avec plaisir et angoisse dans l’univers de l’un mes auteurs préférés, un peu trop négligé depuis quelques années. Alors certes, toutes les nouvelles que l’on retrouve ici ne sont pas du même niveau d’intérêt, et, l’on passe allégrement des histoires typiquement Cthulhuiennes à d’autres, plus proches de La quête onirique de Kadath l’inconnue, œuvre de semi-Fantasy, plus éloignée du style horrifique habituel. Et, comme je l’ai écris précédemment, on est loin de ce que Lovecraft ait put produire de meilleur, cependant, malgré cela, ces nouvelles sont loin d’être bonnes à jeter, bien au contraire. C’est donc avec un certain plaisir que j’ai put me replonger dans le magistral et inquiétant Herbert West, réanimateur, sorte de Frankenstein pervers prêt à tout pour démontrer que la mort peut être surmontée, le subtil Les chats d’Ulthar, très court mais parfaitement réussi, le superbe La tombe, dans la plus pure tradition des œuvres du maître, comme Je suis d’ailleurs par exemple, mais aussi L’affaire Charles Dexter Ward, et, pour finir, Prisonnier des pharaons, qui nous dépayse un peu, nous entraînant dans les mystères insondables de l’ancienne Egypte. Les autres nouvelles sont, à mon avis, légèrement inférieures, mais valent néanmoins le détour, donnant à l’ensemble un intérêt certain qui me donne envie, après coup, de me replonger à l’occasion dans les autres œuvres de Lovecraft, et, un jour, de me procurer ce fameux Dagon, qui possède quelques petites perles que je n’ai pas encore (honte à moi) eu l’occasion de lire.


Points Positifs :
- Huit nouvelles de Lovecraft, le maitre de l’indicible, pour moins de deux euros, une somme modique surtout pour un contenu plutôt intéressant.
- Si l’ensemble est parfois inégal, force est de constater qu’il y a quelques petites perles comme Herbert West, réanimateur, La tombe et, bien entendu, Les chats d’Ulthar.
- Prisonnier des pharaons pour son côté dépaysant.

Points Négatifs :
- Bien évidement, si certaines nouvelles sortent du lot, il faut reconnaitre qu’une bonne moitié de celles-ci, sans être mauvaises, sont inférieures qualitativement parlant a celles citées précédemment.
- Nous sommes bien entendu loin de ce que Lovecraft a put publier par ailleurs et de ses plus belles œuvres, mais bon, ne crachons pas dans la soupe, surtout au vu du prix !

Ma note : 7/10

samedi 7 mars 2009

SEPT PSYCHOPATHES


SEPT PSYCHOPATHES

1941. Joshua Goldschmidt a mis au point un plan pour en terminer avec la guerre : recruter 7 hommes pour assassiner Hitler et choisir ces 7 tueurs parmi ceux qu’on appelle fous ou psychopathes, les seuls capables de raisonnement hors normes et dont les agissements ne seront pas anticipés par l’ennemi. Churchill ayant donné son accord, ils sont parachutés au-dessus de l’Allemagne… “7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir !” 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.

Rien de neuf avec ces « 7 Psychopathes », une bande dessinée lu et relue bon nombre de fois et qui, sans atteindre des sommets de qualité, n’en est pas moins fort agréable, même après « x » lectures. Premier tome de la collection « 7 », dont j’ai publier mes critiques personnelles sur ce blog (ici : http://feanor-journal.blogspot.com/2008/05/7-guerrires-7-rcits-7-missions-haut.html et là : http://feanor-journal.blogspot.com/2008/04/7-missionnaires-irlande-ixe-sicle.html ), il laissait envisager, à l’époque de sa parution, bien des promesses pour la suite. Certes, la qualité de la série oscilla par la suite entre le très bon et le médiocre, mais sans remettre en cause ce premier volume, toujours aussi agréable à la lecture au bout de presque deux ans.

« 7 Psychopathes » m’avait attiré en son temps pour deux raisons, son synopsis sur lequel je reviendrais, et son dessinateur, Sean Phillips, que les amateurs de comics connaissent bien et que j’avais découvert, quelques années auparavant sur un titre des X Men (désolé de ne plus me rappeler si c’était sur Uncanny ou New X Men, période Morrison, mais ma mémoire me fait défaut, le début de la vieillesse probablement). Certes, le style de celui-ci ne faisait pas que des heureux, mais je l’avais apprécié, et, forcement, ce fut avec un certain plaisir que je constatai qu’il était toujours aussi bon dans cet album européen. Après, on aime ou on n’aime pas, mais personnellement, je suis fan, même si j’admets que son style faussement brouillon peut déplaire à certains. Mais « 7 Psychopathes » ne vaut pas uniquement par ses graphismes, mais par son scénario qui à priori, pourrait ne pas paraître original mais qui réserve bien des surprises, et ce, jusqu’au bout : en pleine seconde guerre mondiale, un commando britannique est formé afin de tenter d’assassiner Hitler, mais là ou le sujet de cette BD est intéressant, c’est que ceux-ci sont choisis, n’ont pas leurs compétences en terme d’infiltration, militaires ou autres, mais pour leur diverses folies, allant du simple sentiment d’angoisse au sadisme pur. Persuadés que combattre le mal par le mal est la seule chance d’aboutir dans une mission aussi insensée, nos 7 psychopathes sont donc larguer en pleine Allemagne, entraînant le lecteur dans un défilé de rebondissements certains convenus, d’autres non, et plein de surprises, dont un dénouement plutôt, ma foi, inattendu. Fort agréable à la lecture, « 7 Psychopathes » est assez prenant et se finit vite, un peu trop d’ailleurs, tant l’action prend le pas sur les réflexions métaphysiques, mais n’en est pas moins une petite réussite, sans grande prétention certes, qui comblera d’aise l’amateur du genre et lui fera passer un bon moment. Un peu trop court hélas, mais bon, pourquoi s’en priver ?

vendredi 6 mars 2009

REVOLVER


REVOLVER

The Beatles 1966

1-Taxman (George Harrison) – 2:39
2-Eleanor Rigby – 2:07
3-I'm Only Sleeping – 3:01
4-Love You To (George Harrison) – 3:01
5-Here, There and Everywhere – 2:25
6-Yellow Submarine – 2:40
7-She Said She Said – 2:37
8-Good Day Sunshine – 2:09
9-And Your Bird Can Sing – 2:01
10-For No One – 2:01
11-Doctor Robert – 2:15
12-I Want to Tell You (George Harrison) – 2:29
13-Got to Get You into My Life – 2:30
14-Tomorrow Never Knows – 2:57

Et si c’était lui le numéro 1, le plus grand album de tous les temps, celui que tous les musiciens du monde auraient souhaiter réaliser avant eux, ou qui essayent de reproduire depuis ? Certes, dans la plupart des classements officiels, « Sgt. Pepper's » occupe la première place, mais son plus grand rival, est incontestablement ce sublime, extraordinaire « Revolver », paru en 1966, et qui marque incontestablement un tournant dans la carrière des Beatles : avant lui, ceux-ci n’étaient qu’un groupe exceptionnel, après, ils devinrent tout bonnement universels, rejoignant à jamais le firmament des plus grands musiciens de l’Histoire. Car, au moment où sortit le septième album de leur carrière, il était évidant que le temps des débuts était bien loin, ce qui était déjà évidant avec « Rubber Soul » et que la sophistication musicale allait atteindre des sommets insoupçonnés. Abandonnant définitivement les concerts qui les lassaient, les Fab Fours allaient devenir de véritables bêtes de studio, avides de nouveautés et repoussant toujours plus loin les limites de leur créativité.

Parfait de bout en bout, « Revolver » voit les Beatles, au sommet de leur art, nous livrer 14 magnifiques bijoux (dont trois d'Harrison, un record !) : que cela soit les guitares électro-acoustiques d’ « I’m Only Sleeping », les cordes d’ « Eleanor Rigby », la sitar d’Harrison sur un « Love You To » qui plaira aux plus réfractaires de la musique indienne (mon Dieu, l’intro à la harpe !) ou un « Yellow Submarine » qui mériterait à lui tout seul un post, la barre est mise très haut. Et la basse ! Cette basse que McCartney révolutionne a lui tout seul, la mettant en avant de façon envoûtante, comment ne pas parler de cette basse. Incontestablement, Paul McCartney fut le plus grand joueur de basse de tous les temps, en plus d’être génial cela va de sois, mais au fil des années, on a eu tendance à l’oublier. Et Lennon, qui non contant d’être au meilleur de sa forme, nous livre ce qui, à mes yeux, fut le meilleur titre de l’album (voir l’un des plus réussis du groupe), « Tomorrow Never Knows » au son tellement moderne, encore de nos jours, véritable prouesse pour l’époque, avec son mélange de guitares saturées que l’on fait défiler dans tous les sens, à l’envers etc, sa batterie hypnotique, ce coté planant : un véritable monument. Tout comme l’album dans son intégralité tant musicale qu'artistique, de part sa pochette, la première pop-art.

Certes, selon les goûts de chacun, « Revolver » ne sera pas forcement considéré comme étant le plus grand album des Beatles, mais à mes yeux, cette place lui revient de droit. Une quarantaine d’années après sa sortie, celui-ci n’a rien perdu de sa force, nous montrant la créativité d’un groupe tout simplement génial, qui savait encore, à ce moment là, tirer dans le même sens. Pour la petite histoire, « Revolver » fut le premier CD que j’acquis, il y a une bonne quinzaine d’années, et au bout de tant de temps, je ne me suis jamais lassé de l’écouter, encore et encore, comme si c’était la première fois : la marque des chefs d’œuvres probablement.

lundi 2 mars 2009

LES CHRONOLITHES


LES CHRONOLITHES

La vie de Scott Warden bascule le jour où il est témoin de l'apparition du premier Chronolithe à Chumphon, en Thaïlande. Ce monument hors du commun célèbre la victoire du seigneur de la guerre Kuin. Mais cette victoire n'aura lieu que dans vingt ans et trois mois. Qui peut bien être ce Kuin dont on ignore tout ? Et comment ce monument a-t-il pu venir quasi instantanément du futur ? Autant de questions auxquelles vont tenter de répondre Scott et son ancien professeur de physique, Sulamith Chopra, pendant qu'autour d'eux le monde semble s'écrouler, dans l'attente de l'avènement de Kuin. Un grand roman de science-fiction aux allures de thriller scientifique empreint, comme souvent chez Robert Charles Wilson, d'humanisme et de mélancolie.

Décidément, au bout de deux livres, je pense que j’ai cerné le principal défaut, à mes yeux, de Robert Charles Wilson : celui-ci à de superbes bonnes idées, la dessus, il n’y a rien à redire, par contre, et c’est là que la bat blesse, il n’arrive pas à les développer comme elles le mériteraient. Le résultat, du coup, est soit catastrophique, soit décevant. Et si cette fois, nous n’avons pas droit (heureusement !) à une fin digne du pathétique « Darwinia », on ne peut pas dire que « Les Chronolithes » soient une grande réussite, car, malheureusement, le résultat final est encore loin de nos espérances. Pourtant, je dois reconnaître que le postulat de base était enchanteur et qu’il possédait un potentiel plutôt accrocheur : des monuments, issus de l’avenir, apparaissaient mystérieusement en de multiples contrées du globe, annonçant un futur conquérant, Kuin, apparemment invincible. Il y a quelques mois, en lisant le résumé de la couverture, je n’hésitait pas une seconde à me procurer cet ouvrage tant il promettait. Or, mais vous l’avez compris, la déception n’en fut que plus rude.

D’un certain coté, « Les Chronolithes » doivent beaucoup à « Darwinia » : celui-ci avait été un tel navet (et pourtant, cela me coûte de l’écrire tant il promettait), que, du coup, je me lança dans cet autre ouvrage de Robert Charles Wilson avec la plus grande méfiance. Et avec raison, car, après un bon début (l’apparition du premier Chronolithe) qui laissait encore présager de bonnes choses, même s’il n’était pas franchement original, au bout de quelques pages, on comprend rapidement que, plutôt que d’avoir à faire à un excellant roman de SF ou une poignée de personnes vont essayer par tous les moyens d’empêcher l’inéductable arrivée de leur futur conquérant, on aura droit aux problèmes conjugaux et paternels d’un héros maussade, à sa recherche de sa fille devenue ado et disparue après être partie en vadrouille au Mexique (la partie la plus pénible du livre), et, à une fin ultra prévisible ou, celui-ci et ses compagnons ont à faire à (bâillement) quelques jeunes terroristes d’une milice pro-Kuin. Car de celui-ci, on n’en saura pas plus (qui est il, d’où vient il, ce genre de choses), ce qui, dans certains cas peut marcher, par exemple lorsque le récit est passionnant, mais qui dans « Les Chronolithes », est plutôt gênant vu que sa présence aurait peut être redonner un certain intérêt au récit ? Certes, le héros et quelques uns de ses compagnons cherchent bien à empêcher les conquêtes de Kuin, mais bon, de façon occasionnelle : l’auteur perd trop de temps à détailler les états d’âme d’un personnage principal dont on se moque tant il est peu charismatique ainsi qu’a développer les petites vies de ses proches, oubliant quasiment le sujet principal du roman : les fameux Chronolithes et Kuin. Alors, même s’il est supérieur à « Darwinia » (mais c’était peut être difficile de faire pire ?), « Les Chronolithes » déçoivent fortement, puisque, à la place d’un sympathique roman de science fiction, on se retrouve presque avec un polar pseudo scientifique, possédant de bonnes idées, mais absolument pas développées. Encore un bof, dommage…
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