dimanche 26 juillet 2009

SLUMDOG MILLIONAIRE


SLUMDOG MILLIONAIRE

Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie. Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue. Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.

A moins d’avoir vécu, depuis le début de l’année sur une île déserte, il aura difficile de ne pas avoir entendu parler, au moins une fois (mais je pense ne pas me tromper que c’est plus qu’une fois) d’un certain film, Slumdog Millionaire, se déroulant en Inde, avec des acteurs indiens mais réaliser par des occidentaux, qui parle d’un type des bidonvilles qui participe au Qui veut gagner des millions local (a ce point, mon Dieu, c’est horrible de constater a quel point la mondialisation tue toute culture : où que l’on aille, on retrouve les mêmes émissions débiles, avec le même concept, les mêmes décors où seul le présentateur et la langue changent, bref, une horreur !) et qui, on s’en doute bien, finira par l’emporter (même si, une fois plongé dans le film, on perd légèrement nos certitudes…) et par partir avec la jolie fille de l’histoire, car tout film qui se respecte, qu’il soit bon ou mauvais, possède sa « jolie fille » (ici Freida Pinto), sauf, bien évidement, Laurence d’Arabie (ce qui ne l’empêche pas d’être excellant au demeurant…). Et comme l’on est à Bollywood (ou du moins, on s’en inspire), tout devra finir par une danse endiablée, sinon, cela ne ferait pas assez exotique et, franchement, cela serait tout de même dommage : un film avec des indiens, il faut bien que ça danse un peu, non ?

Bon, je caricature un peu la chose et j’exagère très légèrement une ou deux petites choses mais en gros, voilà ce qu’est Slumdog Millionaire, ce film sorti de nulle part et ultra récompensé aux Oscars (8 statuettes, pas mal non ???), où, tout du moins, ce que le grand public, dans sa très grande majorité aura retenu du film. Bien évidemment, celui-ci est un petit peu plus intéressant que cela, et si, lors des premières minutes, je me demandais vraiment pourquoi tant de bruit avait été fait autour de ce film, assez rapidement, je changeais d’avis pour me passionner par une histoire assez simpliste mais bigrement passionnante, oscillant entre des scènes du jeu a proprement parler, celles de l’interrogatoire, assez musclées, et les très nombreux et de plus en plus captivants flash-back qui nous narrent la vie du héros du jours, Jamal, de son voyou de frère et de la belle (car il faut bien une belle, non ?). Alors oui, Slumdog Millionaire est un bon film, incontestablement, mais pas non plus le gros truc auquel huit récompenses aux oscars auraient put laisser présager. Mais bon, tant pis dans le fond, on n’y passe de très bons moments et l’on ne s’ennuie pas une seule seconde. Certains trouveront peut être la chose un peu trop gnan-gnan, mais bon, rien que pour le jeu des enfants (qui ne sont pas des acteurs, faut il le rappeler) et pour une histoire sympathique, laissez vous tenter par ce Slumdog Millionaire diablement excitant et puis, un jour, qui sait, n’hésitez pas a franchir le pas et a regarder la véritable production locale ; vous verrez qu’elle vaut également le coup…

THE DARK SIDE OF THE MOON


THE DARK SIDE OF THE MOON

Pink Floyd (1973)

1-Speak to Me (Nick Mason) – 1:00
2-Breathe (David Gilmour, Roger Waters, Richard Wright) – 2:59
3-On The Run (David Gilmour, Roger Waters) – 3:35
4-Time/Breathe (reprise) (David Gilmour, Roger Waters, Richard Wright, Nick Mason) – 7:04
5-The Great Gig in the Sky (Richard Wright, Roger Waters, Clare Torry) – 4:48
Chant: Clare Torry
6-Money (Roger Waters) – 6:24
7-Us and Them (Roger Waters, Richard Wright) – 7:49
8-Any Colour You Like (David Gilmour, Nick Mason, Richard Wright) – 3:26
9-Brain Damage (Roger Waters) – 3:50
10-Eclipse (Roger Waters) – 2:04

Comment pourrais-je, plus de 35 ans après sa sortie, alors que tout fut déjà écrit à son sujet et que tout le monde, au moins une fois dans sa vie, entendit l’un des deux titres phares de l’album, que sont Time et Money, ou, à défaut, au moins entendu l’intro de ce dernier, après des millions et des millions d’albums vendus, des années de présence ininterrompus dans les charts britanniques, comment pourrais-je donc, après les succès, les échecs, les crises de mégalomanie, les engueulades, les semi-reconciliations et les morts, comment pourrais-je donc revenir sur ce monument de la musique contemporaine qu’est The Dark Side of the Moon ?

Sincèrement, je ne vois pas. Que dire de plus en effet ? Franchement rien. Si les Pink Floyd furent, tout au long de leur carrière assez talentueux pour ne pas tomber dans le moyen voir le médiocre, s’il n’existe pas, a priori d’albums dits « faibles » dans leur discographie, il y a un album qui, plus que The Wall, monument inégalable et magnifique d’un Roger Waters en plein délire égocentrique, est véritablement au dessus des autres, c’est bel et bien ce Dark Side of the Moon, œuvre géniale de bout en bout, sans aucun défaut, qui voit chaque membre du groupe au sommet de son art et ce, dans un effort, à l’époque, encore commun pour parvenir à ce qu’il faut bien appeler une perfection.

Album mythique, pochette du même acabit alors que, franchement, elle est loin d’être extraordinaire, un son tout bonnement fabuleux, parfait, des titres ultra-connus et un groupe, qui atteint là son apogée en tant que tel. Ensuite, les choses commenceront à être différentes, même si la qualité sera toujours présente mais lors de la sortie de ce Dark Side of the Moon, il n’aurait pas été exagérer d’affirmer que les Pink Floyd étaient à ce moment là, le meilleur groupe au monde. Alors, même si le mur vaut son pesant de cacaouettes, écoutons encore et toujours cet album, qui une trentaine d’années après sa sortie, n’a toujours pas pris une ride, et laisse encore pantois, bien des musiciens…

MORRISON HOTEL


MORRISON HOTEL

The Doors (1970)

1-Roadhouse Blues (Jim Morrison - The Doors) 4:05
2-Waiting For The Sun (Jim Morrison) 4:00
3-You Make Me Real (Jim Morrison) 2:53
4-Peace Frog (Jim Morrison, Krieger) 2:50
5-Blue Sunday (Jim Morrison) 2:12
6-Ship Of Fools (Jim Morrison, Krieger) 3:11
7-Land Ho! (Jim Morrison, Krieger) 4:11
8-The Spy (Jim Morrison) 4:17
9-Queen Of The Highway (Jim Morrison, Krieger) 2:47
10-Indian Summer (Jim Morrison, Krieger) 2:36
11-Maggie M'Gill (Jim Morrison, The Doors) 4:23

Tient, deux choses me font sourire alors que j’écris ces quelques lignes : tout d’abord, je m’aperçois que je n’avais pas encore écrit la moindre critique d’un disque des Doors alors que leur musique m’accompagne régulièrement depuis bien des années. Deuxièmement, je trouve assez curieux que, alors que LA Woman soit mon disque du groupe que je préfère (et de loin) et que j’écoute le plus (probablement pour la raison précédente), mais alors, a des cadences industrielles, que, aujourd’hui, ce soit donc ce Morrison Hotel qui, bien que sympathique, ne soit pas leur meilleur production, loin de là.

Enfin, j’exagère peut être un peu car ce disque, leur avant dernier, est tout de même de fort bonne facture, possédant, par exemple, de petites perles comme Roadhouse Blues qui ouvre les hostilités en fanfare, ou Waiting For The Sun, tout simplement excellant. Tient, vous avez remarquer qu’il s’agit des deux premiers titres ? Et bien oui, et pour moi, voilà le fond du problème : avec une telle entrée en matière sur les chapeaux de roues, le reste apparaît du coup légèrement plus terne, voir fade, alors que la plupart des autres titres qui composent l’album sont loin de démérité et s’écoutent plutôt agréablement. Mais bon, incontestablement, quelque soit leur qualité, il est évidant que, contrairement a ce qui arrivera dans LA Woman ou l’ensemble des titres se vaut et atteint des sommets de bout en bout, c’est loin d’être le cas dans ce Morrison Hotel, honnête, sympathique, mais qui manque cruellement de titres forts et inoubliables pour devenir indispensable. Reste néanmoins une jaquette assez connue qui fit beaucoup pour un certain folklore du rock…

LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE MONDE DU FLEUVE


LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE MONDE DU FLEUVE

Le jour du grand cri, tous les humains qui avaient jamais vécu se réveillèrent, nus, sur les rives d'un fleuve immense, le Fleuve de l'éternité. Trente ou quarante milliards, issus de toutes les époques et de toutes les cultures, chacun parlant sa langue, chacun ayant sa conception de l'au-delà, et immensément surpris de se retrouver vivants. Parmi eux, des ressuscités célèbres en leur temps, l'explorateur Richard Burton, Sam Clemens, alias Mark Twain, Jean sans Terre, Hélène de Troie, Cyrano de Bergerac, Mozart, Ulysse. Et tous les autres. Tous se demandent qui a construit ce monde impossible, qui les a ramenés à la vie. Et pourquoi ? Il a fallu le talent immense de Philip José Farmer pour évoquer cet univers picaresque, démesuré, à la dimension du passé et de l'avenir de l'humanité, où se mêlent avec allégresse science-fiction, aventures et histoire authentique.

Il y a quelques mois décédait, à l’age vénérable de 91 ans, Philip José Farmer, l’un des plus grands auteurs de Science Fiction. Assez curieusement, je n’avais jamais eu l’occasion de lire un seul de ses ouvrages et si, au bout de quelques mois, c’est chose faite, cela n’a pas forcement a voir avec la mort de celui-ci mais plutôt suite aux conseils d’un ex-collègue de travail et de quelques recherches dans divers sites a propos de la célèbre saga qu’est Le fleuve de l’éternité. Ainsi, entre divers louanges qui laissaient présager du meilleur et un concept, la résurrection de l’ensemble de l’humanité ayant un jours vécu sur une étrange planète, qui forcement, m’emballa immédiatement, je ne pouvais que me lancer dans la lecture de l’un des cycles les plus célèbres de l’histoire de la SF. Ce qui est chose faite, à présent, avec ce premier volume, le monde du fleuve.

Mais alors, serais-je, comme tant d’autres avant moi, emballer par cette saga ou bien la déception aura-t-elle été mon seul et unique lot ? Franchement, inutile de tergiverser plus longtemps car oui, incontestablement, je n’ai pas le moins du monde été déçu par le premier tome du fleuve de l’éternité, bien au contraire. Certes, le postulat de base me plaisait énormément, mais cela ne signifiait pas que le contenu allait, lui, être à la hauteur de mes espérances. De même, ce n’est pas parce que ce cycle était vanté un peu partout qu’il m’aurait forcement plut ; cela arrive a tout le monde de ne pas être emballer par des œuvres a priori consensuelles. Mais bon, comme je vous l’ai déjà dit, ce ne fut pas le cas, bien évidement. Car des les premières pages, voir presque des les premières lignes du roman, les choses étaient plus ou moins entendues : j’allais avoir à faire à du très lourd et j’aurais énormément de mal à raccrocher. Pas forcement pour sa qualité exceptionnel, après tout, j’ai déjà, au cours de ma vie, lu bien des romans que je qualifierais de supérieurs, mais pour un ensemble de choses qui, mises bout à bout, m’ont attirer tel un aimant et feront, alors qu’au jours d’aujourd’hui, quatre tomes m’attendent encore pour que je connaisse le fin mot de l’histoire, que je risque fort de dévorer littéralement cette saga.

Et ces choses me direz vous, qu’elles sont elles ? La résurrection, bien évidemment, postulat de base de l’intrigue qui voit, l’ensemble de l’humanité ayant un jours vécu sur Terre renaître mystérieusement sur une planète, où coule un fleuve a la taille quasi infinie. Et, forcement, l’ensemble de questions qui en découlent : pourquoi cette résurrection, comment et dans quel but ? Et les auteurs, quels sont ils ? Des Dieux, des extraterrestres, des humains du futur, et encore une fois, dans quel but ? Oui, éternel et inlassable question qui revient sans cesse : pourquoi ? Car forcement, comme dans toute bonne histoire qui se respecte (sinon, on s’ennuyait rapidement), des hommes et des femmes vont essayer de percer les nombreux mystères de leurs résurrection, et ce sont donc eux que l’ont vas suivre, dans des pérégrinations diverses et passionnantes, avec à leurs tètes un Richard Burton, véritable personnage historique qui gagne à être connu, charismatique en diable qui fera tout pour essayer de percer les mystères qui le (nous aussi) hante (nt). Alors, personnellement, ce fut avec un grand plaisir que je suivis, au cours de cet excellant premier tome, les aventures de Sir Burton et ses compagnons avec leurs hauts et leurs bats, leurs combats et leurs rencontres diverses ainsi que, les premières révélations qui, loin de nous éclairer, entraînent de nouvelles questions… Un excellent début de cycle que ce Monde du fleuve qui pose rapidement un univers original et bien plus intéressant que l’on pourrait le croire, des personnages plutôt plaisants (même si Burton est vraiment au dessus de la mêlée) et une intrigue qui ne s’attarde pas inutilement en chemin afin d’aller rapidement a l’essentiel. Bref, un premier volume qui laisse présager du meilleur pour la suite…

LE LABYRINTHE DE PAN


LE LABYRINTHE DE PAN

Espagne, 1944. Fin de la guerre. Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tenais à me ridiculiser un petit peu en préambule de cette critique mais bon, comme qui dirait, celui qui pose une question peut paraître idiot cinq secondes tandis que celui qui se tait l’ait toute sa vie, de même, personne ne possède la science infuse est ce qui peut paraître évidant à beaucoup de personnes ne l’est pas forcement à d’autres, et inversement. Alors oui, je passe pour un con en vous révélant que pendant près d’une semaine (en fait, entre dimanche soir dernier et vendredi matin, jours de la révélation), je me suis demander si Guillermo del Toro et Benicio del Toro étaient la même personne, ou plutôt, pour être exact, si Benicio existait réellement, faisant de Guillermo a la fois un réalisateur et un acteur ??? Moquez vous de moi autant que vous le voulez, cela ne me gène pas le moins du monde, mais sincèrement, sur le coup, j’ai eu un gros doute, finalement résolut quelques jours plus tard (ah, d’accord, ils sont deux, et même pas frères ou cousins…), comme quoi, comme vous pouvez le constater, je suis très loin d’être parfait ou d’avoir la science infuse (mais cela, les mauvaises langues ne m’auront pas attendus pour me le faire savoir) mais bon… Enfin, je papote, je papote et je m’aperçois surtout que je ne parle absolument pas du sujet qui nous préoccupe aujourd’hui (déjà que j’ai une semaine de retard, en plus, je ne suis pas pressé de me lancer), c'est-à-dire, le film.

Ce n’était pas la première fois que je regardais le Labyrinthe de Pan, mais le plaisir, près de deux ans après l’avoir découvert à l’écran, n’a pas changer d’un iota, bien au contraire. Ce fut donc avec un certain enthousiasme que je me lançais donc dans ce fort beau film, de Guillermo (donc) del Toro, emprunt d’un onirisme enchanteur dans un univers mêlant à la fois le fantastique, le conte de fées, a la réalité la plus brutale, la fin de la guerre civile espagnole. Il est assez rare que des genres aussi différents que le merveilleux et la guerre soient mélangés dans des films, mais force est d’admettre que ceux-ci fonctionnent à merveille dans cette œuvre qui ravira plus les amateurs de contes de fées que de guerre, cela est incontestable. En effet, l’élément « militaire » n’est là qu’en toile de font de l’intrigue, celle-ci se déroulant quelques années après la guerre civile espagnole, après la victoire des troupes franquistes alors que de rares poches de résistance républicaines poursuivent vainement le combat. C’est donc dans ce contexte de guerre, de brutalité et de mort que la jeune Ofelia, héroïne de l’histoire, se retrouve après avoir, en compagnie de sa mère en ceinte, rejoint son beau père, le cruel commandant du camp, le terrible Capitaine Vidal (magnifiquement interprété par un Sergi López bigrement inspiré et diabolique a souhait, que l’on aime détester dans ce film). Et alors, la jeune fille va sans cesse osciller entre ce réel, si dur et cruel, et ce merveilleux, a la fois enchanteur et inquiétant mais à la violence bien codifiée (l’ogre, sublime, le crapaud géant) dont on ne sait, tout au long de l’histoire si celui-ci doit être pris pour argent comptant ou si, tout ceci n’est issu que de l’imagination de la jeune adolescente qui trouve ainsi, telle une Alice, un moyen d’échapper a sa triste réalité. Et c’est justement là que réside l’une des grandes forces du film, ce vas et vient constant entre deux mondes très différents et ou seul Ofelia semble aller, de l’un à l’autre, au point que le spectateur ne peut que se dire que, forcement, tout ceci n’est que le résultat d’un imaginaire particulièrement devélopé. D’ailleurs, personnellement, c’est bien ce que je pense, ou, du moins, ainsi que je vois cette œuvre avec néanmoins un petit bémol, un petit doute que je ne peut m’empêcher d’avoir vers la toute fin, lorsque la jeune fille s’évade. N’y aurait il pas une part de réel dans tout ceci ? Probablement pas, sûrement même. Cependant….

Et donc, si l’intrigue est incontestablement une belle réussite, si les acteurs sont tous excellents, n’oublions pas la bande son et le visuel, donnant à l’ensemble un coté enchanteur et oppressant à la fois. A la réalité de la guerre répond un univers certes de contes de fées, mais pas le genre auquel l’on s’est habitué, celui de Disney, si fade et sans grand intérêt. Non, l’univers du Labyrinthe de Pan renvoie aux contes d’entant, de ceux qui plaisaient aux enfants tout simplement parce qu’ils étaient effrayants. Et incontestablement, le film de Guillermo del Toro (et pas Benicio lol) l’est, effrayant, ne serais ce que par une violence parfois très crue et non cachée, mais aussi et surtout grâce a ce décor inquiétant, oppressant, sombre et ces personnages qui ne le sont pas moins, comme le Pan du titre, ce faune a la fois attirant et repoussant (ne sent-il pas la terre, la chèvre, comme le dit Ofelia, mais n’est il pas, dans le fond, bien plus « humain » qu’un Vidal ?). Et cette bande son, qui tout au long du long métrage, nous accompagne, véritable ode aux films du genre (gothique, fantastique avec des petits relents du jeu Medievil, il faudra que je revérifie cela d’ailleurs…) ? Bref, difficile de trouver des défauts a un film a prioris sans grande prétention, mais qui, indéniablement, ne pourra que plaire aux amateurs du genre et qui est une belle réussite. Certes, les gros bourrins et les amateurs d’hémoglobine et d’action passeront leur chemin, ne trouvant aucun intérêt a ce soit disant conte pour enfants mais cela n’est pas important, après tout, le Labyrinthe de Pan n’est pas pour eux, ce qui n’est pas plus mal. Quand au conte de fée, oui, mais pour grands enfants…

samedi 18 juillet 2009

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : CARPE JUGULUM


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : CARPE JUGULUM

Jour de fête au pays de Lancre : Vérence (ex-membre de la Guilde des Fous) et Magrat (ex-sorcière), le couple royal, vont baptiser leur petite fille. Vérence a invité bon nombre de familles nobles du coin mais il a commis une erreur de taille en conviant les Margopyr, vieille famille de vampyres du royaume voisin. Lassés de leur vieux château, ces vampyres amateurs de vin rouge ont bien l’intention de s’installer à demeure à Lancre. Les sorcières Mémé, Nounou et Agnès sont décidées à leur faire la peau. Mais comment combattre des vampyres qui mangent des petits fours à l’ail et se baignent dans l’eau bénite ?

Après quelques mois, ce fut avec un plaisir non dissimulé et une certaine impatience que je m’attelais a la lecture du vingt quatrième tome des célèbres Annales du disque Monde de l’inimitable Terry Pratchett. Pour être franc, cela faisait longtemps que j’attendais ce moment, février plus précisément, alors que, depuis juin 2008, j’avais dévorer l’intégralité de la saga parue en livre de poche. L’effet de manque fut indéniable, surtout au début, et même si d’autres ouvrages de qualité me firent plus que patienter, la sortie de Carpe Jugulum fut pour moi une petite délivrance : j’avais vraiment hâte de retrouver cet univers loufoque a souhait et ses personnages attachants et hauts en couleurs. De plus, le fait que ce nouveau tome ait pour protagonistes principales les sorcières de Lancre était pour moi la cerise sur le gâteau tant je les apprécie depuis leurs débuts dans l’inoubliable Trois Soeurcières.

Pourtant, après avoir lu les dernières lignes de ce Carpe Jugulum, la perplexité et les sentiments contradictoires se bousculait en moi, au point que je n’arrive pas vraiment, une semaine après, à me faire une opinion précise sur la valeur de cet ouvrage. Bon, intransèquement, il serait fort exagéré de prétendre que les aventures de nos sorcières préférées sont ratées, cela serait faux : la qualité propre a la saga est toujours présente et si l’humour est moins présent qu’au début de celle-ci, cela fait bien longtemps que les Annales ont évolué des Monty Pithons a un humour plus fin et qui privilégie les relations entre les personnages, bien plus travaillés qu’aux débuts. Bref, tout ceci pour vous dire que ce n’est sûrement pas pour cela que Carpe Jugulum n’atteint pas les sommets excomptés. De plus, l’histoire en elle-même est assez plaisante et plutôt original malgré un sujet maintes fois abordés dans la littérature ou le cinéma : le vampirisme. Car Pratchett, fidèle à lui-même, nous offre avec ces vampyres (comme ils aiment à se faire appeler dans le livre) un magnifique hommage au genre plus que connu en nous ressortant toutes les légendes connues, que dis-je, archiconnues sur les morts-vivants les plus célèbres au monde : tout y passe, comme l’ail, les pieux, les cercueils, les serviteurs bossus au point de ridiculiser les vampires en règle général et leur habitude de laisser traîner chez eux tous les moyens de les vaincre ; en se croirait dans un film de la Hammer, ce qui n’est pas pour me déplaire. Et c’est donc avec un certain plaisir que l’on les découvre, essayant, de faire main basse sur le royaume de Lancre face a des sorcières pour le moins en grandes difficultés. Car ces vampyres ne sont pas des rigolos, bien au contraire, et rien que pour voir finalement Mémé Ciredutemps en mauvaise posture, cela valait le coup.

Or, la, patatras, tout ce bel agencement s’effondre alors que Carpe Jugulum avait tout pour réussir. Les vampyres, qui promettaient tant, s’avèrent finalement bien peu charismatiques et peu développés alors que l’on attendait énormément d’eux (et il y avait de quoi faire). Mémé est en danger ? Hum, oui et non, après tout, on la voit juste marcher pendant la quasi-totalité de l’histoire, soutenue par un prêtre de Om, heureusement bonne trouvaille du livre. Et que dire de la présence des Nac Mac Feegle, dont on se demande encore a quoi ils ont véritablement servis dans l’intrigue ? Le problème de Carpe Jugulum est surtout le suivant : de très bonnes idées a la base, mais pas forcément développées comme elles auraient put l’être, des personnages peu charismatiques voir amorphe, ce qui est plutôt inhabituel chez Pratchett. Bref, une petite déception, indéniable, alors que, sincèrement, tout ceci avait vraiment de quoi être énorme. Vraiment dommage tout de même… Mais bon, malgré tout cela, les fidèles de la saga ne se priveront pas de quelques bons moments, et de ses vampyres si originaux…

samedi 4 juillet 2009

ZUMA


ZUMA

Neil Young (1975)

1-Don't Cry No Tears - 2:34
2-Danger Bird - 6:54
3-Pardon My Heart - 3:49
4-Lookin' For a Love - 3:17
5-Barstool Blues - 3:02
6-Stupid Girl - 3:13
7-Drive Back - 3:32
8-Cortez the Killer - 7:29
9-Through My Sails - 2:41

Un petit bon en avant dans la discographie pléthorique de Neil Young avec ce huitième album, Zuma, paru en 1975, après une période assez sombre dans la vie du loner. Avant de rentrer dans le vif du sujet, une petite explication s’impose sur le fait que je ne vous propose pas les critiques dans l’ordre de leurs parutions : comme pour un roman que je lie ou un film que je regarde, celles-ci sont faites plus ou moins au moment où je les écoute (ou, dans le cas d’un disque, réécoute serait plus juste, mais bon, passons). D’où ce petit bon en avant jusqu'à Zuma, et l’impasse sur des albums majeurs comme Harvest ou Tonight's the Night. Cette justification ne se justifiait peut être pas mais bon, c’est fait.

Assez curieusement, depuis plus d’une douzaine d’années que je connais ce disque, Zuma m’a toujours laisser une impression mitigée, comme si je n’arrivais pas, même au bout de tant d’écoutes, a me faire une opinion bien précise de cet album. D’un coté, je reconnais que celui-ci est assez bon, comportant des titres assez réussis, dont certains inoubliables, comme par exemple Drive Back ou Cortez the Killer, mais, personnellement, je ne suis jamais très motivé a l’écouter, hésitant toujours fort longuement a mettre le CD dans le lecteur, comme si celui-ci allait me mordre. Où, plus sérieusement, comme si ce disque était trop moyen pour mériter une écoute attentive. Alors qu’il n’en est rien. Zuma, même si ce n’est pas un disque extraordinaire, il faut bien le reconnaître, vaut largement le détour, composé de bons titres, assez rocks, au son assez brut, assez différent de ses prédécesseurs mais qui, malgré mes éternels doutes, s’écoute assez bien. Curieusement, je ressens les mêmes choses pour la chanson phare de l’album : le fabuleux Cortez the Killer. A chaque fois, pendant des mois, je vais me dire que finalement, ce titre n’est pas si génial que ça et puis, finalement, lorsque je l’écoute, et que la longue intro débute et se prolonge langoureusement, je change instantanément d’avis et je ne peut que me dire : quel putain de bonne chanson !

Au final, je sais pertinemment que Zuma ne sera jamais mon disque préféré, mais, néanmoins, il recèle bon nombre de titres de qualités et son écoute se révèle assez agréable. Neil Young, moins dépressif que sur Tonight's the Night (mais celui-là, je l’adore, d’où mon manque d’objectivité probablement) apparaît toujours aussi en forme pour notre plus grand plaisir, et puis, il y a ce tueur de Cortez, et rien que pour ce titre, le disque vaut le déplacement. Par contre, quel dommage que la jaquette soit si moche…
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