dimanche 30 août 2009

BABEL


BABEL

En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

Ah, quel dommage que j’ai été si fatigué ses derniers jours, au point, alors que je regardais ce magnifique film qu’est Babel hier soir, je me sois lamentablement endormi à un moment donné et ait eu le plus grand mal à suivre la fin. Pourtant, cette œuvre du réalisateur Alejandro González Iñárritu, que je ne connaissais pas le moins du monde mais dont ma femme me dit le plus grand bien, ne méritait pas que je tombe dans les bras de Morphée, bien au contraire, mais bon, que voulez vous, si cela m’est arrivé, ce n’est sûrement pas en raison de la médiocrité du film, loin de là mais tout simplement parce que à un moment donné, le corps ne suit plus. Pourtant, j’ai lutté, car incontestablement Babel méritait de repousser le sommeil de toutes mes forces.

Il existe plusieurs catégories de films, mais en gros, on pourrait, après moult regroupements et simplifications, en choisir deux : ceux au scénario simple et grand public, et les autres, plus compliqués et soit disant réservés a une élite. L’un comme l’autre est faux, après tout, dans les premiers, il existe d’excellentes œuvres, voir de véritables monuments du cinéma alors que dans la seconde catégorie, sous couvert de ce que les bobos appelleront l’Art, l’on trouve parfois d’indicibles horreurs irregardables, voir carrément de belles bouses. Quant à cette histoire d’élites et de beaufs, sincèrement, c’est ridicule : si les deux genres sont réels, l’ont peut parfaitement aimer la filmographie de Bergman et rigoler devant Fantomas. Bref, tout ceci pour vous dire que Babel, malgré la présence accrocheuse d’un Brad Pitt et d’une Cate Blanchett, les deux plutôt synonymes de grosses productions américaines, rentre plutôt dans la deuxième catégorie citée plus haut, de part la complexité de son scénario, mais que ceux qui en temps ordinaire, n’aiment pas trop réfléchir devant un film, feraient mieux de réfléchir à deux fois et de ne pas se passer d’un excellant moment. Mais bon, je plaide dans le désert et j’en suis conscient : les amateurs de bourrinages tout azimut n’apprécieront pas Babel et l’on n’y changera rien.

Enfin, je parle, je parle, de tout et de rien, mais pas du film, alors que bon, c’est tout de même le sujet de cet article à la base ! Franchement, comme dit en préambule, si je ne connaissais pas du tout Alejandro González Iñárritu jusqu’à hier soir, sincèrement, il va falloir que je me plonge dans sa filmographie car, au vu de cet excellent Babel, je serais curieux de voir ce que valent ses précédentes œuvres qui, en l’apprenant en farfouillant sur le net, semblent toutes construites sur le même procédé : des individus réunis par le destin a la suite d’un événement, véritable nœud gordien de l’intrigue. Dans Babel, l’élément déclencheur, c’est une simple balle, tirée par un petit berger marocain par vantardise qui va lier, aussi incroyable que cela puisse paraître, son sort et celui de sa famille, mais aussi celui d’un couple de touristes américains, d’une nounou mexicaine se rendant au mariage de son fils en compagnie des deux enfants dont elle à la garde et, pour finir, d’une jeune japonaise sourde muette, visiblement perturbée après la mort de sa mère et dont les relations avec les autres ne sont pas simples. Et c’est là qu’est tout le génie de ce film : ces différentes histoires, qui a priori, n’ont pas grand-chose a voir (franchement, bien malin celui qui devinera ce que la jeune japonaise à a voir avec le reste) entre elles vont se mêler, au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue jusqu’au dénouement final, ou plutôt devrais je dire, les dénouements, car malgré le fait qu’un lien existe entre les quatre récits, ceux-ci gardent toujours leurs particularités et leur fil conducteur. A la fois dramatiques, sombres et pessimistes, ces quatre récits, indépendants et liés, sauront transporter le spectateur dans une œuvre franchement réussie et captivante, qui restera longtemps dans les annales, et qui fait de Babel, un superbe film à voir absolument. Dommage que le sommeil…

jeudi 27 août 2009

LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE LABYRINTHE MAGIQUE


LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE LABYRINTHE MAGIQUE

Sur une planète inconnue, aux rives d'un fleuve immense, toute l'Humanité s'était retrouvée : ressuscitée ! Quarante milliards d'êtres, des plus obscurs aux plus célèbres : Ulysse, Jean sans Terre, Cyrano, Mozart... Et ordre leur avait été donné de remonter le fleuve jusqu'à sa source. La source de la vérité. Alors qu'ils voguent vers cette fabuleuse révélation, ils ne s'en déchirent pas moins en mesquines rivalités, en combats dérisoires - puisque chacun est immortel et renaît tôt ou tard. Les voici presque au terme du voyage, près de recevoir réponse à leurs questions, et les navires, futilement, luttent encore de vitesse... Lorsque enfin tous les mystères de la vie leur seront dévoilés, les hommes sauront-ils se dépasser et mériter cette Seconde Chance qui leur est offerte ?

Long fut le chemin jusqu’à la Tour noir, et long fut également le récit pour y parvenir, Farmer prenant un malin plaisir, au cours des différents tomes comportant le cycle du Fleuve de l’éternité, a s’attarder longuement sur des a cotés qui, s’ils apportent une matière non négligeable a un univers suffisamment dense pour que l’on écrive une bonne trentaines d’ouvrages sur le sujet, pouvait parfois, lasser le lecteur qui avait parfois la désagréable impression que l’on s’éloignait trop souvent du fil du sujet principal. Mais ce choix, assumé par l’auteur, pouvait ne pas être désagréable et se comprendre parfaitement si, malheureusement, a contrario, certains pans de l’intrigue, vitaux eux, n’étaient complètement occultés ou raccourcis a leurs stricts minimums, ce qui, au vu de l’exhaustivité de l’œuvre est fort dommageable. Car ce défaut, déjà présent dans les volumes précédents, se retrouve à nouveau dans ce quatrième tome, mais de manière trop flagrante et trop importante, au point de gâcher partiellement la qualité d’une saga, jusque là, quasi parfaite.

Hélas, mille fois hélas, car, avec le Labyrinthe magique, le lecteur allait enfin pouvoir, au bout d’un si long récit, obtenir toutes les réponses à ses questions, qui, pour la plupart, trottaient dans sa tète depuis les toutes premières pages de la saga. Dans la ligne droite des tomes précédents, ce quatrième volume, enchaînais sur la fin du très long voyage des deux « navires fabuleux » qui parcouraient le fleuve depuis des décennies, celui du Roi Jean et celui de Sam Clemens, qui, comme on s’en doutait, allaient finir tôt ou tard par se rejoindre et régler quelques vieux comptes restés en suspens. Ainsi, après un préambule où l’auteur s’attarda sur les nouvelles recrues de chaque camps, la fin du voyage et les pensées, les doutes et les craintes des protagonistes principaux avant l’échéance finale, nous passons au duel tant attendu depuis si longtemps, et là, franchement, je dois vous avouer que personnellement, on n’en prend plein les yeux. Décomposer en trois parties, le combat aérien (fascinant), naval (apocalyptique et long) et, pour finir, le duel émouvant, drôle et dramatique (malheureusement) entre Burton et Cyrano, celui-ci restera longtemps dans les mémoires de tous ceux qui auront l’occasion de le lire et, incontestablement, ce combat final entre les troupes de Jean et de Clemens restera dans les annales, tenant toutes ses promesses. Mais, car il y a un mais, et il est plutôt de taille, Farmer, après avoir utiliser tant de personnages de premier plan, leur avoir donner une si grande importance, ne se donne même pas la peine d’en utiliser la majeure partie dans cet affrontement, ce qui, à l’extrême rigueur, peut se comprendre au vu du nombre de « héros » en jeu, mais pire, et là, c’est impardonnable, une fois celui-ci achevé, il n’est nulle part fait mention du sort de la plupart d’entre eux, ce qui est un comble. Et là survient le gros point négatif de l’œuvre : en effet, a quoi bon nous faire partager, pendant des centaines et des centaines de pages, les péripéties de Jack London, Tom Mix ou Kazz, par exemple, pour ne pas daigner nous dire ce qui leur ait arriver. Alors oui, on devine bien que ceux-ci ont trouver la mort dans le duel entre les deux navires, et que l’auteur n’était pas obliger d’inventer une mort héroïque ou importante pour chacun d’entre eux, mais ne pas en faire mention, ne serais ce qu’une seule fois, c’est exagérer. Même leurs compagnons, par la suite, n’éprouvent même pas la moindre pensée pour leurs compagnons de voyage (qui, faut il le rappeler, dura des décennies). Bref, vous l’avez compris, à mes yeux, nous avons là le gros point négatif d’une saga qui, jusque là, en dehors de quelques petites imperfections mineures, pouvait se vanter d’être parfaite. Pourtant, le coté que Farmer donne, dans son œuvre, à la mort, brutale, imprévisible et rapide, n’est pas pour me déplaire et possède un petit coté proche des 7 Samourais de Kurosawa, bien plus réel que les morts hollywoodiennes. Mais là, au vu des disparitions de certains, de deux choses l’autres : ou l’auteur les a oublier, où il y a eu des coupes dans le récit ?

Ensuite, il reste aux survivants, sous la houlette de Burton, de finir le voyage jusqu’à la Tour noire, long et difficile, dramatique puisque l’un des protagonistes trouvera la mort près du but (sur ce point, l’intensité émotionnelle est parfaite, de même que l’implacabilité d’un destin décidément sans pitié. Puis, au bout de bien des peines, la Tour noire, enfin, le repaire des Ethiques, ou le lecteur, comme les personnages, trouveront enfin les réponses à toutes les questions : qui est X, le mystérieux inconnu et quels étaient ses buts secrets de trahir les siens, qui à ressusciter tous les habitants de la Terre et pourquoi, qui sont les Ethiques, et pourquoi, sur le monde du fleuve, certaines choses ne semblent plus fonctionner correctement ? Les réponses, on les aura attendues longtemps, et on les aura, enfin. Certes, peut être que le coté mystique proche du monothéisme déplaira à certains, mais, dans l’ensemble, celles-ci collent assez bien au récit et sont assez satisfaisante. Alors, une fois de plus, et tout en se rappelant à quel point le récit, a put, parfois, se perdre dans des méandres aussi sinueux que ceux du fleuve, on pourra déplorer que le passage ayant lieu dans la Tour soit, finalement, plus court que on aurait put l’espérer. De même, la résolution de l’énigme finale, toute astucieuse soit elle, m’apparaît cependant un peu rapide et le coté « on finit la saga en sautant de joie » m’a un peu laisser perplexe. Mais bon, malgré tout, et même si ce quatrième tome, malgré d’immenses qualités et des passages inoubliables, possède quelques défauts notoires et indéniables, que l’on ne peut que regretter, au final, le Labyrinthe magique clôt assez bien une saga qui fait partie, de façon certaine, des grands classiques de la science fiction. Alors oui, plutôt que « assez bien », j’aurais préféré « superbement » ou « magistralement », mais bon, que voulez vous, on ne peut pas toujours avoir tout ce que l’on veut.

Pour être tout a fait exact, la saga du Fleuve de l’éternité comporte un cinquième volume, considéré comme étant un peu a part puisque composé d’une nouvelle où apparaît le Christ (rien que moins) et un court roman, les Dieux du fleuve, qui nous narre la suite des aventures de Burton et de ses compagnons dans la Tour noire. Bien entendu, la critique de ce volume, un peu a part de la saga principale suivra dans les semaines à venir…

mercredi 26 août 2009

PES 2009


Objectivement, cet article aurait dut être écrit en juin dernier, voir même en mai, après tout, ce fut à ce moment là que j’eu l’occasion de jouer pendant quelques semaines, du boulot, à cet excellent jeu qu’est Pro Evolution Soccer 2009, ou, PES pour les intimes. Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, et même si ces dernières années, les jeux vidéos ont été laissés de coté, malgré le fait que je fut, à un moment, un très gros joueur (par la durée de temps consacré aux jeux, et non par mon poids, bien plus svelte ), je n’avais jamais eu l’occasion d’essayer ne serais ce qu’une seule fois cette légende qu’est PES et que les amateurs ont depuis longtemps considérés comme étant la simulation ultime de football sur consoles. La faute à d’innombrables FIFAS et, même, je le reconnais, au Monde des Bleus (pas terrible graphiquement mais excellent pour les tournois que je faisais avec mon frère). Bref, PES restait un parfait inconnu pour moi et cela aurait put continuer ainsi pour très longtemps, si, je ne l’avais pas essayé à mon travail, égayant un peu mes pauses déjeuners, que cela soit seul ou avec mes collègues.

Et sincèrement, après bon nombres de parties endiablées et de nombreux tournois, je n’ai aucune crainte de reconnaître, comme tant d’autres avant moi, que oui, PES est ce qu’il se fait mieux comme simulation de football. Je ne dis pas par là que la concurrence est dénué d’intérêt, bien au contraire (chacun possède ses qualités), cependant, contrairement à celle-ci, je peut vous assurez qu’au vu de la difficulté du jeu, le simple fait de marquer un but vous rempliera de bonheur, tant la chose peut s’avérer difficile. De plus, contrairement a FIFA, par exemple, il est impératif, pour évoluer, de débuter par le niveau le plus simple, afin de bien maîtriser les touches, surtout lorsque, comme moi, vous vous essayer pour la première fois a PES et que, pour couronner le tout, c’est sur X-BOX, et sa manette daubique, que je découvrais également par la même occasion. Mais après quelques petites raclées, une fois que l’on commence a maîtriser son sujet, je peut vous assurer que les parties ressembleront bigrement à celles que l’on regarde en Champions League, et là, cela sera le bonheur. Bref, il m’aura fallut du temps pour découvrir PES, mais désormais, si un jour je me rachète une console, il me semble évidant que c’est celui-ci que j’achèterais, sans aucune hésitation.

jeudi 20 août 2009

LE LION ROI DES ANIMAUX


LE LION ROI DES ANIMAUX

Entendons nous tout de suite, que tous ceux, qui me suivent depuis plus ou moins longtemps ou non, ou qui, par hasard, son tombés sur ce blog, et qui, en voyant cet article, croient forcement que je suis tomber sur la tète se rassurent tout de suite : non, je ne suis pas plus fou que d’habitude, et oui, ce livre a sa place ici. Pourtant, me direz vous, ce n’est qu’un vulgaire livre pour enfants, plus très récent de surcroît (1969, lors de sa parution, les Beatles sortaient Abbey Road !) et dont le contenu n’a franchement pas grand-chose de transcendant, je le reconnais bien volontiers. D’ailleurs, s’il n’y avait pas de raisons personnelles, oui, je vous l’admets, ce petit livre sans prétention n’aurait pas eu droit à un article dans le Journal de Feanor. Et pourtant…

Il y a quelques semaines, alors que je regardais quelques vieux livres donnés par ma belle mère pour les enfants, ma curiosité fut attirée par celui-ci en particulier et, en le feuilletant plus attentivement, le doute fit place à la certitude : oui, je le connaissais et très bien même puisque j’en avais posséder un exemplaire vers la toute fin des années 70 et que ce fameux Lion Roi des animaux fut longtemps l’un de mes livres préférés, dont je ne me lassais pas. Puis, forcement, le temps passa et celui-ci ne résista pas aux ravages du temps puis de la mémoire, tout aussi terrible, voir plus. Alors, comme dans un espèce de voyage dans le temps, et plus précisément dans mon propre passé, dans cette période bénie de la jeunesse où les problèmes étaient bien moindres et les responsabilités inexistantes, je me replongea dans la rapide (et énième lecture) de ce petit livre qui me plaisait tant, lorsque j’avais six ans environ et curieusement, malgré tout le temps passé (près de trois décennies), les joies et les peines, les échecs et les réussites, les choses dont je suis fier et d’autres pas vraiment, les changements survenus au cours de ma vie, le fait que je sois devenu père, et bien, sincèrement, ce fut avec un grand plaisir que je relus donc cette petite histoire où les animaux offrent chacun un cadeau à leur Roi, le lion, et que même les présents des plus insignifiants, comme l’araignée ou l’oiseau mouche, trouvent autant grâce aux yeux du souverain que ceux des autres. Rien de bien transcendant, je vous l’avait dit, mais franchement, quel plaisir de redécouvrir cette petite histoire et quelle joie : pendant un court instant, j’étais a nouveau un petit garçon insouciant de six ans… Alors, rien que pour cela, ce Lion Roi des animaux sera conservé précieusement dans ma bibliothèque ; après tout, cela serait dommage que mes enfants abîment un tel trésor !

BURN AFTER READING


BURN AFTER READING

Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué à une réunion ultrasecrète au quartier général de l'Agence à Arlington, en Virginie. Malheureusement pour lui, il découvre rapidement l'objectif de cette réunion : il est renvoyé. Cox ne prend pas très bien la nouvelle. Il rentre chez lui à Georgetown pour écrire ses mémoires et noyer ses ennuis dans l'alcool - pas nécessairement dans cet ordre. Sa femme, Katie, est consternée, mais pas vraiment surprise. Elle a une liaison avec Harry Pfarrer, un marshal fédéral marié pour qui elle décide alors de quitter Cox. Quelque part dans une banlieue de Washington, à des années-lumière de là, Linda Litzke, employée au club de remise en forme Hardbodies Fitness, a du mal à se concentrer sur son travail. La seule chose qui l'intéresse, c'est l'opération de chirurgie esthétique d'ampleur qu'elle désire subir. Elle compte sur son collègue, Chad Feldheimer, pour faire son boulot à sa place. Linda est à peine consciente que le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, est fou d'elle, même si elle rencontre d'autres hommes via Internet. Lorsqu'un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine. Alors que Ted se fait du souci, persuadé que "rien de bon ne sortira de tout ça", les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle, occasionnant une série de rencontres aussi dangereuses qu'hilarantes...

Déception. Voila le mot qui m’est venu à l’esprit des le générique de fin de ce film que j’ai longtemps attendu et qui m’aura laissé sur ma faim, au point que, une fois le DVD rangé dans son boîtier, j’ai préféré ne même pas en parler avec ma femme (qui fit de même), préférant attendre un peu plus de 24 heures pour que je reconnaisse (comme elle) que, et bien, comment dire, tout ceci était franchement pas terrible du tout.

J’ai conscience, en écrivant ces quelques lignes, que je choquerais bon nombre de personnes, mais que voulez vous, ce Burn after reading ne méritait pas tout le tapage médiatique et les louanges qui lui furent adressées lors de sa sortie il y a quelques mois. Et pourtant, il avait tout pour réussir : un duo de réalisateurs fameux, les frères Cohen, dont la réputation n’est plus à faire, une flopée de tètes d’affiches non négligeables comme Georges Clooney, pour le coté séducteur et revendicatif (la barbe lui va si bien décidément), John Malkovich, dont je m’avoue fan et Brad Pitt pour… et bien, c’est Brad Pitt quoi ! Que voulez vous de plus ? Et puis, un synopsis qui ne se prenait pas au sérieux et qui promettait de bons moments de fous rires et de burlesque avec une intrigue à la mord mois le nœud où se mêlent de faux espions, des agents de la CIA pathétiques et des femmes vraiment pas très claires ; bref, il y avait véritablement de quoi faire de Burn after reading une petite réussite, à défaut d’en faire un grand film, ce que l’on ne demandait pas non plus (ne soyons pas naïfs les amis…).

Or, contre toute attente (du moins, pour moi), ce fut le plantage total, la magnifique déception comme je n’en connaît que deux ou trois par an (tous genres culturels confondus), la débandade ultime, digne d’un adolescent qui s’apprête enfin à conclure pour la première fois de sa vie et qui, au bout de dix secondes, doit bien se rendre à l’évidence que cette première fois ne restera pas dans les annales. Burn after reading, c’est un peu tout cela : les ingrédients pour réaliser une bonne soupe étaient réunis, et l’on se retrouve avec de la bouillie que le chien, après avoir analyser d’un air méfiant, négligera pour retourner se coucher (et oui, comme quoi, les animaux, contrairement à nous, préfèrent avoir le ventre vide que de manger des trucs pas très nets…).

Pourtant, l’on rigole bien en de multiples occasions, et les acteurs sont parfaits dans leurs rôles à contre courrant (à ce propos, mention spécial à Brad Pitt qui joue un parfait demeuré) mais franchement, enlevez donc les trois cadors et remplacez les donc par de parfaits inconnus et il ne restera pas grand-chose de ce film. Incontestablement, le trio Clooney, Pitt, Malkovich porte ce long métrage sur ses épaules, mais même ainsi, et quelques soient leur talents (incontestable) et leur implications (ainsi que des seconds rôles) dans celui-ci, non, je suis désolé mais cela ne suffit pas à en faire un bon film. Du burlesque, d’accord. De l’humour, pareil. Et je ne suis pas contre un peu d’auto dérision. Mais là, la mayonnaise ne prend pas, ou trop peu et Burn after reading donne, du coup, l’impression fort désagréable d’être ce genre de films auxquels il manquait un petit quelque chose pour ne pas être rater. Car franchement, pour moi, et malgré toutes les promesses, il l’est, est pas qu’un peu…

LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE NOIR DESSEIN


LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE NOIR DESSEIN

Long de trente millions de kilomètres, le Fleuve de l'éternité serpente sur une planète qui semble avoir été spécialement conçue pour accueillir les quarante milliards d'humains - célèbres ou obscurs - tous ressuscités aujourd'hui. Qui les a fait revivre et dans quel dessein ? Des esprits curieux s'interrogent, notamment Ulysse, Mark Twain, Cyrano de Bergerac... Apparaît alors à quelques-uns des ressuscités un mystérieux inconnu. Selon lui, la clé de l'énigme se trouve dans une tour géante, au pôle Nord. C'est là que les maîtres de la planète préparent leur effrayant projet... Décidés, intrépides, les hommes partent à l'assaut de la tour, remontant le fleuve sans fin. Parviendront-ils à empêcher la mise en oeuvre du noir dessein ?

Attention ! Que tous ceux qui, dans le Bateau fabuleux, avaient été surpris par la multiplication des intrigues et l’arrivée massive de nouveaux protagonistes venus remplacés les anciens se préparent car une fois de plus, Farmer complexifie son intrigue et c’est donc à une véritable avalanche de nouvelles tètes et d’histoires secondaires liées à celles ci que le lecteur fera face. Au point que, bien souvent, la trame narrative s’écarte du fil principal pour se perdre, parfois, dans des sujets un peu trop éloignés du départ, ce qui, indéniablement, pourrait en rebuter certains, attirés par le postulat de base du cycle, mais qui, a force de voir de nouveaux personnages faire leur apparition et reléguer dans un quasi anonymat les anciens, pourraient commencer à avoir un certain sentiment de lassitude. Surtout que, pour ce qui est des réponses aux questions posées depuis les toutes premières lignes du début de la saga, il faut avouer que ce troisième tome n’apporte guère d’éclaircissements (mais pour cela, il faut attendre le final, forcement) ; au contraire, si certaines petites avancées dans la résolutions de quelques énigmes mineures ont lieux, de nouveaux mystères font leurs apparitions (comme par exemple le fait que les résurrections n’aient plus lieux) et l’on ressort au final avec davantage de questions que de solutions à ces diverses énigmes. Bref, vous l’aurez compris, le Noir dessein, troisième tome du Fleuve de l’éternité, est un petit pavé qui complexifie l’intrigue de façon peu commune entre ces nouveaux personnages, le retour des anciens, les rebondissements littéralement inattendus qui laissent pantois le lecteur, et de nombreuses digressions et de longs passages qui n’ont parfois pas grand-chose à voir avec l’histoire principal.

Alors, est ce que tout cela signifierait que le Noir dessein marque un coup d’arrêt dans la qualité intréseque de la saga ? Franchement, à mes yeux, ce n’est pas mon avis. Certes, je conçois que de nombreux lecteurs pourront trouver lassant toutes ces multiplications de protagonistes a n’en plus finir et d’histoires secondaires, surtout que, du coup, l’on n’avance pas des masses dans l’intrigue principal. Cependant, passé un petit tant d’adaptation dans le tome deux, où Clemens remplaçait Burton comme tète d’affiche, ce fut donc le tout naturellement du monde que je ne fut pas surpris de voir arriver de nouveaux personnages principaux, et ce, en grand nombre d’ailleurs (a ce propos, de mémoire, j’ai rarement lu une œuvre comportant autant de ce que l’on pourrait qualifier de « héros », ou de protagonistes principaux, si l’on préfère ce terme a l’autre, plus manichéen). Et qui dit nouvelles tètes, dit forcement nouvelles intrigues, nouveaux buts, nouvelles idées pour essayer de parvenir a cette fameuse et mystérieuse Tour Noire (désormais, c’est par la voie des airs, par le biais d’un dirigeable que certains vont se lancer dans ce voyage digne des Argonautes). Et c’est là qu’a mon avis, s’opère une sélection parmi les lecteurs de la saga : soit l’on accepte cela et l’on accroche, soit l’on commence à trouver que l’on tourne un peu trop en rond et l’on commence à trouver toute la chose fort lassante, ce qui est dommage mais fort possible… Personnellement, donc, je fais parti de la première catégorie et donc, forcement, mon avis sur la saga n’a pas changé d’un iota au bout de trois tomes : l’œuvre est culte !

Alors, comme dans ma précédente critique du tome précédant, tout n’est pas parfait et l’on retrouve certaines imperfections déjà entraperçues auparavant dans ce Noir Dessein : quelques lapsus de l’auteur, certains événements trop vites expédiés alors qu’ils méritaient que l’on s’y attarde davantage alors que, contrairement, d’autres sont un peu longs. Mais tout ceci n’entache en rien l’excellente qualité du cycle, que l’on peut qualifier sans exagération de chef d’œuvre absolu dans la production de Farmer. D’ailleurs, ce qui me gène le plus dans tout ceci est d’un tout autre ordre et est plus lié a l’égocentrisme habituel du peuple américain qui ont un peu trop l’habitude de ne voir que par leur trop courte Histoire personnelle, un peu comme si le reste du monde était négligeable. Alors certes, des personnages comme Burton ou Cyrano de Bergerac (qui prend ici toute son ampleur, enfin !) sont là, mais parmi les protagonistes principaux, combien de citoyens américains ou nord américains ? Clemens, Jack London, Firebass, un cow boy, un trappeur, Frigate et bien autres sont un peu trop omniprésents, a mon goût, alors que, en étant objectif une minute, l’on se rend compte que la très longue Histoire de l’Humanité aurait put nous proposer une flopé de protagonistes autrement plus intéressants qu’un homme des bois canadien ou qu’un acteur de western du début du siècle. Ce petit défaut, propre à bon nombres d’œuvres nord américaines n’enlève rien à la qualité du cycle de Farmer, mais me laisse, néanmoins, un petit goût amer…

Enfin, malgré ces quelques petits défauts sans grande conséquences, le lecteur pourra se rattraper en se passionnant pour une intrigue, certes de plus en plus complexe mais toujours aussi bonne, et sera heureux d’apprendre que Burton et ses compagnons seront de retour et que Clemens et les siens, désormais séparés, seront toujours présents. Entre eux et les petits nouveaux, bien nombreux, l’équilibre n’est pas toujours respecté mais pour ce qui est des rebondissements et des moments de bravoure, soyez rassurez car ils seront légions. De plus, que le lecteur se prépare à sortir son mouchoir car de premiers drames vont faire leurs apparitions (alors que désormais, apparemment, nul ne peut plus renaître à la vie ?!). Alors, entre intrigues multiples mais qui s’emboîtent finalement diablement bien, des coups de théâtres en tout genres, des trahisons, des rencontres assez « chaudes » et une intrigue qui monte, certes lentement mais sûrement, le lecteur ne restera pas insensible au charme de cette saga, qui voit, avec ce troisième tome, l’annonce d’alléchantes et futures révélations tant attendues. Et pour ceux qui aiment les moments épiques, qu’ils relisent donc l’arriver du dirigeable à la Tour Noire et les événements qui s’ensuivent, ou bien, l’action commando de Cyrano dans le navire du Prince Jean : deux points d’orgue d’un tome riche, complexe et qui fait honneur à la série et qui ne donne qu’une seule et unique envie, de s’attaquer le plus rapidement possible à la suite, afin que les mystères du Monde du fleuve nous soient enfin dévoilés…

LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE BATEAU FABULEUX


LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE BATEAU FABULEUX

Vous souvenez-vous de ce fleuve immense sillonnant une planète inconnue ? Sur ses rives se sont retrouvés des milliards d'humains ressuscités. Et parmi eux, il y a des "noms" : Cyrano de Bergerac, Tom Mix, Ulysse, Hermann Goering, Mark Twain... Bref, des gens dynamiques, désireux de comprendre et d'agir. Alors Mark Twain (qui n'a pas oublié son cher Mississippi) décide de construire un navire pour remonter aux sources du fleuve. Il serait tout à la joie de la folle entreprise si sa femme ne le chagrinait : elle s'est éprise de Cyrano ! Autre ennui : Goering, devenu un non-violent, s'oppose à l'aventure... Mark Twain est têtu et le bateau fabuleux sera achevé. Pour voguer sur quelles eaux tumultueuses et maléfiques ?

Le premier volume du Fleuve de l’éternité s’était achevé alors que Richard Burton et ses compagnons se préparaient, une fois encore et après maintes péripéties, a partir en quête de la mystérieuse Tour noire, ce monument semi légendaire où vivraient les responsables de la résurrection générale de l’humanité toute entière sur le monde du fleuve, les non moins étranges Ethiques. Ainsi, après avoir suivi Burton, Alice, Frigate et les autres dans leur exploration de cette planète, ou, plus précisément, de ce long et sinueux fleuve sur les rives duquel, l’Homme commençait, au fil des années, a bâtir de nouvelles nations et, bien trop souvent, a retomber dans ses travers, je m’attendais à les retrouver dans ce deuxième tome. Ainsi, tel ne fut pas ma surprise (et je dois reconnaître que je ne m’y attendais pas le moins du monde) en constatant assez rapidement que ceux-ci seraient tout simplement absents dans ce volume, a part, pour Burton, quelques allusions lointaines. Alors certes, je savais pertinemment que de nouveaux personnages allaient faire leur grande entrée dans le récit, mais au point de bouter dehors les « héros » auxquels l’ont s’était attaché, je dois avouer que cela m’a causer un léger choc (et ce, même si je me doutais bien que ceux-ci reviendraient tôt ou tard dans le cycle). Quoi qu’il en soit, ce simple constat signifiait bel et bien deux choses : nombreux seront les protagonistes de cette œuvre et, surtout, malgré les préférences de untel sur un autre, mieux vaut se préparer a se passer de ses « poulains » pendant de longs moments, en commencent par ce tome deux du cycle, qui en est le parfait exemple.

Après ce petit préambule, rentrons donc dans le vif du sujet et intéressons nous donc à ce fameux Bateau fabuleux. Car une fois l’effet de surprise passé et après avoir compris que l’on ne verras pas une seule seconde Burton et ses compagnons tout au long du deuxième tome, l’on finit, au bout d’une période d’adaptation plus ou moins longue suivant le lecteur (le temps de se faire aux nouveaux protagonistes et a l’intrigue principale), irrémédiablement, par retrouver les grandes trames du cycle du Fleuve de l’éternité et en particulier les grandes questions que tout a chacun se posent : mais pourquoi une telle résurrection, comment et dans quel but, qui sont ces mystérieux Ethiques, comment accéder à cette mystérieuse Tour noire et, quel sera le sort de l’humanité ? Car nombreux sont ceux qui se posent ces questions et, parmi eux, un certain Sam Clemens (alias Mark Twain), un autre « contacté », comme Burton, par le mystérieux inconnu, le soit disant rebelle des Ethiques. Et alors que l’on aurait put s’attendre, comme dans le premier volume, a une succession de voyages au court du fleuve (c’était un peu ce à quoi je m’attendais), l’on se rend assez rapidement compte qu’en fait que Farmer nous entraîne tout au long du récit, dans la description de toute la mise en place nécessaire à la construction de ce fameux bateau fabuleux. Et là, tout y passe : création d’un Etat, enjeux politiques internes et relations avec les voisins, quelles soient houleuses ou amicales, trahisons et manœuvres politiques diverses, commerce, logistique, longs descriptifs de l’industrie et des moyens nécessaires à l’accomplissement du but ultime de ce deuxième tome : la construction du plus grand bateau à aubes de l’Histoire, qui permettra à Clemens et ses compagnons, de partir en quête de la Tour noire. Du coup, l’on se retrouve, tout en étant dans le même univers et que les objectifs n’ont pas changés d’un iota (oui, il s’agit bien d’une suite), avec un récit bien différent que dans le Monde du fleuve, peut être moins romanesque mais tout autant passionnant et captivant. Alors oui, l’action est moins présente (mais non absente, rassurez vous), et ce, au détriment de la psychologie des personnages, mais la force de Farmer, est de maintenir le niveau de qualité de l’œuvre et l’intérêt du lecteur pour celle-ci à un haut degré, et ce, malgré tant de changements.

L’on avait aimé la bravoure de Burton ? On se passionnera pour ce raleur de Clemens, a la personnalité bien trouble, parfois peu reluisante et jusqu’au boutiste. L’on avait aimé les voyages du premier tome ? La gérance d’un Etat et ses relations avec ses voisins nous passionnerons. L’on avait aimé la présence d’un homme de neanderthal et d’un extraterrestre dans le premier tome ? Les protagonistes de la suite seront plus conventionnels, si l’on fait abstraction du peu conventionnel « géant préhistorique », l’attachant Joe Miller, mais tout autant, voir plus charismatiques : n’est ce pas Cyrano de Bergerac, Jean sans Terre ou Eric la Hache, pour ne citer que trois exemples parmi une foule de petits nouveaux tout autant indispensables que captivants. Et, bien sur, on avait adoré tous les mystères entourant la résurrection de l’humanité, le sort à plus moins longue échéance de celle ci et les Ethiques ? Rassurez vous, ceux-ci sont toujours présents et s’en trouvent mêmes sublimés car plus l’on avance dans l’œuvre, plus de nouveaux indices nous sont donnés, plus nos certitudes et nos hypothèses volent en éclat, car, alors que les dernières pages de ce Bateau fabuleux s’achèvent, une chose est certaine, la route sera encore longue pour nos protagonistes et bien malin sera celui qui peut prétendre connaître la solution de toutes les énigmes, qui ne cessent de croîtrent…

Bref, un deuxième tome a la fois différent mais tout aussi passionnant que son prédécesseur, qui réussit à se renouveler tout en maintenant la qualité du cycle et qui donne envie de se plonger dans la suite. Malheureusement, malgré tous les louanges déjas cités, je ne peux passer sous silence quelques incohérences, dues la plupart du temps à des oublies, un peu trop nombreuse à mon goût qui ne remettent pas en cause la cohésion du récit mais qui peuvent parfois apparaître gênantes au lecteur. Enfin, malgré celles-ci, le Bateau fabuleux vient confirmer ce que son prédécesseur promettait : le Fleuve de l’éternité est un excellant cycle. Puisse la suite être du même acabit.

LÀ-HAUT


LÀ-HAUT

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant... Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l'imagination.

Il est loin le temps où les dessins animés régnaient en maîtres sur l’animation enfantine. La technologie aidant, les œuvres destinées aux plus jeunes sont, depuis longtemps, réalisées en images de synthèses, et ce, avec plus ou moins de succès. Aux tous débuts, au début de la décennie précédente, seules quelques scènes portaient la marque de l’informatique, puis, vinrent les Shrecks et autres Toys Story, véritables révolutions à l’époque de leurs sorties même si maintenant, ce genre d’œuvres d’animations est devenu la norme, au point que le dessin animé pur, est devenu, au jour d’aujourd’hui, l’exception dans un genre de moins en moins destinée aux enfants mais de plus en plus aux adolescents, voir, car il ne faut pas se leurrer, aux adultes. Cependant, pour un Shreck (1 ou 2, le 3 se fera sans moi) ou un Ratatouille, qui eux valent le détour, combien d’autres, et ils sont légions, sont très loin de mériter le prix d’une place de cinéma et peuvent être considérer comme de beaux ratages, et ce, malgré tout la publicité faite autour ?

Rassurez vous tout de suite, si Là-haut est loin d’être un chef d’œuvre, je ne peux le classer dans la catégorie « gros navet formaté pour se faire un max d’argent » (même si en disant cela, c’est un peu paradoxal puisque je ne connais pas beaucoup de producteurs qui réalisent une œuvre sans arrière pensées pécuniaires, mais bon, passons…) et je dois vous avouer que j’ai passer un moment assez sympathique, en le regardant. Alors oui, cette histoire d’un vieux bonhomme aigri par la perte de sa femme n’est pas franchement originale à première vue, cependant, curieusement, cela m’a assez touché et je me suis un peu mis a la place de ce pauvre vieux, qui n’avait jamais osé accomplir son rêve de jeunesse qu’il avait avec son épouse et qui, une fois celle-ci morte, décida de partir pour un long voyage plein d’embûches, pour un monde perdu tout droit sorti d’un certain roman de Conan Doyle (raison de plus pour que cela me plaise). Ajoutez donc à cette belle histoire d’amour, un dirigeable tout droit sorti des années 30 appartenant à un explorateur comme on en fait plus, des graphismes vraiment réussis (mais bon, depuis le temps, on a l’habitude) et quelques scènes d’actions et d’humour assez plaisantes et vous comprendrez que, à défaut d’être le film d’animation de l’année, Là-haut n’en est pas moins intéressant et mérite le détour, ne serais-ce que pour une petite sortie familiale où vous ne vous ennuierez pas le moins du monde. Et puis, contrairement à bien d’autres animes du même genre, et malgré un trop plein peut être de bons sentiments (mais il est difficile d’en réchapper hélas dans les productions américaines) et un scout que j’aurais personnellement baffé (désolé, lui, je n’ai pas du tout accroché), ce qu’il perd en gags idiots et autres références destinés aux ados et aux adultes, Là-haut le gagne en sobriété qui sert parfaitement l’intrigue (mais pas au point que l’on s’endorme, rassurez vous) et qui fait que celui-ci, pour une fois, plaira autant aux grands qu’aux petits (qui, il faut bien le reconnaître, ne saisiront toutes les subtilités d’un Shreck, par exemple, que lorsqu’ils auront un peu grandit). Bref, vous l’avez compris, si vous avez des enfants, n’hésitez pas une seconde. Et si ce n’est pas le cas, et bien, ce vieux monsieur qui s’envole dans sa maison pourrait quand même vous plaire ?
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