jeudi 28 janvier 2010

Le Journal de Feanor a deux ans


Comme le temps passe vite, voila tout juste deux ans naissait Le Journal de Feanor, un blog parmi tant d’autres de part le monde, un blog sans prétention aucune, tout juste destinée a me faire passer un peu de temps a une époque de ma vie où je ne travaillais pas, un blog dont je ne me faisais guère d’illusions quand à sa durée de vie, que je voyais bien courte ; et pourtant, un blog qui, au fil du temps, accapara de plus en plus de mon temps, un blog qui évolua, a quelques reprises, tandis que je commençais a maîtriser petit a petit quelques outils informatiques (de base, je suis très loin d’être un expert), un blog fort différent, je le reconnais, de ces débuts, où l’humour était bien plus présent mais dont le contenu en lui-même changea, de part la force des choses : de l’actualité politique, sujet principal des premiers mois, il faut bien admettre que depuis quelques temps, je me préoccupe bien plus des critiques d’œuvres littéraires ou cinématographiques que du reste (et de la rubrique « cimetière » mais bon, à ma décharge, les célébrités tombent comme des mouches cet hiver).

Le manque de temps, le travail, la fatigue, les aléas de la vie font que j’ai moins de temps à consacrer au Journal de Feanor depuis quelques semaines, mais, ce n’est pas la première fois que je le dis ni la dernière je pense, je ne compte absolument pas arrêter, loin de là une telle idée. Non, au bout de deux ans, et en ayant conscience que ce blog est avant tout, et je tiens a le préciser pour ceux qui penseraient que je me prends au sérieux, un site amateur, où je vais aborder ou, éventuellement, donner mon avis sur tel ou tel sujet, mais mes divers articles, justement, n’engagent que cela : mon opinion, qui n’est pas forcement la meilleur, qui est peut être loin d’être exacte et qui n’engage que moi. Après, chacun est libre de se faire son opinion sur mes articles, de les critiquer ou autres, mais je ne suis pas là pour entrer dans des polémiques a n’en plus finir (comme cela m’est arriver deux ou trois fois avec un fan de l’OM et un autre de Bambi) : Le Journal de Feanor est pour moi un passe temps, certes prenant et auquel j’essaye d’apporter le plus grand soin, mais c’est tout.

Parfois, je me dis que je regrette un peu le ton plus gai des débuts : je mettais toujours un petit trait d’humour dans les sujets abordés, qu’ils soient du monde politique, des affaires ou autres. Au fil du temps, je suis peut être devenu plus sérieux. D’un autre coté, mes premières critiques de livres ou de films sont, de mon point de vu, ridicules, et je pense avoir fait des progrès notables la dessus. Pareil pour la présentation et la mise en page des articles. Je regrette aussi le manque de temps, il y a tant de sujets que j’aimerais aborder. Un exemple tout simple, sur ces derniers jours, entre l’intervention propagandiste de notre Empereur a TV Droite (TF1 pour les intimes), la Loi sur la Burqua, le procès Clearstream, le scandale de la Grippe du cochon (oh les vilains, ils nous auraient mentis ? C’est qui qui vous l’avais dit il y a un an ???) et ces membres de l’OMS rémunérés par les labos pharmaceutiques, les morts (encore) d’Ali le Chimique et de l’acteur de Bonanza, la critique a écrire du deuxième tome de Corum (vite, j’ai presque finis le troisième), ainsi que la dernière de Super Nanny et la Ferme Célébrité qui revient (oh non, pas ça !!!), il me faudrait presque deux jours seul pour rattraper mon retard. Bref, encore une fois, des sujets vont passer à la trappe. C’est cela qui me désole le plus, mais bon, il faut faire avec…

Enfin, je ne vais pas me lamenter davantage (je ressemble de plus en plus a une pleureuse) et je tenais, pour conclure, remercier ceux qui, anonymes ou non, me suivent régulièrement, que cela soit depuis les débuts ou depuis peu. Si de temps en temps, quelques uns de mes articles peuvent vous intéresser, cela me fait plaisir. En tout cas, je tenais à vous remercier, même si vous n’êtes pas nombreux et en espérant vous retrouver dans un an, pour le troisième anniversaire !

vendredi 15 janvier 2010

LA VOIX DES MORTS


LA VOIX DES MORTS

Après l’assassinat de sa femme Sarah, l’architecte Jonathan Rivers a sombré dans un profond désespoir. Lorsque s’offre à lui une chance inespérée de communiquer avec la disparue, Jonathan n’hésite pas et rejoint les milliers d’adeptes de l’EVP (Electronic Voice Phenomenon) qui à travers le monde s’efforcent de capter la voix des morts. Sa tentative est couronnée de succès et Anna lui confie une mission : élucider le mystère autour de sa soudaine disparition. Jonathan décide de consacrer tous ses efforts à cette tâche qui tourne vite à l’obsession. Mais le monde de l’EVP, peuplé d’entités maléfiques, recèle de dangers qu’il est loin de soupçonner. A son insu, Jonathan entame une descente dans des abîmes dont il risque fort de ne jamais revenir…

Il y a une quinzaine d’années environ, je découvrais alors que j’atteignais l’age adulte, ce que l’on appelle communément la transcommunication instrumentale. A l’époque, ce que j’appris m’avait assez emballer puisque depuis des décennies, des chercheurs, mais aussi des gens comme vous et moi passaient une bonne partie de leurs journées leur magnétophone en main, enregistrant tout et n’importe quoi, le poste de télévision allumé, sur un canal ne recevant aucune chaîne, dans l’espoir de capter la voix de nos chers disparus. Bien évidement, arrivé là, la majeure partir d’entre vous doivent sourire doucement et ce dire que tout cela n’est que d’agréables foutaises ; cependant, même si je suis plus prudent et réservé quand a la provenance exacte du phénomène que je ne put l’être quand j’avais un peu moins de 20 ans, je suis loin de le nier : des clichés troublants existent, des enregistrements de voix également et si tout cela ne signifie pas que la vie après la mort existe et que se sont bel et bien les morts qui communiqueraient avec nous, rejeter le phénomène ne serait pas la bonne méthode a effectuer car après tout, il serait bien intéressant, selon moi de l’étudier, ne serais ce que pour le comprendre. Après tout, ce que l’on nomme bien souvent les phénomènes paranormaux ne sont que des phénomènes que la science ne peut expliquer, pour le moment ; rien ne dit qu’un jour, cela ne soit pas le cas. Bref, tout cela pour vous dire que la transcommunication instrumentale, quelque soit l’origine du phénomène, était un sujet que je connaissais bien, et qui m’intéressait.

Ainsi, il y a quelques années (en 2005 pour être précis), lorsque j’appris qu’un film traitant du sujet était sortit, cela éveilla immédiatement mon intérêt et, bien évidement, je m’étais dépêcher de me procurer le DVD. La voix des morts, puisqu’il s’agit de l’œuvre qui nous intéresse aujourd’hui m’avait légèrement déçu à l’époque, mais, avec le temps, et surtout un certain oublie quand à sa qualité, l’envie de le revoir me repris, ce qui fut chose faite ce matin. Et sincèrement, si mon opinion à propos de ce film n’était pas des plus enthousiaste jusqu'à alors, depuis, celle-ci s’est indéniablement dégradée.

Franchement, La voix des morts est l’exemple type de ce que le cinéma américain peut nous pondre de plus détestable. Prenez un sujet intéressant, ou qui du moins, mériterait que l’on le traite dans un film, de façon originale, un sujet peu connu du grand public comme la transcommunication instrumentale, qui, ce même public en est rester aux boules de cristal et aux coups tapés dans le mur, bref, tous les ingrédients pour en faire, pas forcement une réussite absolue, mais au moins, un long métrage qui brillera par son sujet, peu commun. Prenez donc le tout et Hollywood nous pondra un vulgaire machin, sorte de mélange entre le film a suspens et l’épouvante, où le suspens prend complètement le pas sur le sujet du film, qui est, faut il le rappeler, la communication avec les morts, et où des scénaristes visiblement peu inspirés, se sont cru obligés de dénaturer celui-ci pour faire du personnage principal, sobrement joué par un Michael Keaton sous anesthésiants, un espèce de voyants qui voit les scènes de crime et de danger avant que celles-ci ne surviennent… Pathétique selon moi, tout simplement et, du coup, une énorme déception renforcée par le fait que le début du film, sans être d’une extraordinaire originalité (la compagne du héros prend sa voiture et disparaît, celui-ci est triste, les semaines passent, le héros est triste, mais il continu a se plonger dans son travail car c’est un bon américain) laissait entrevoir une suite plus captivante, surtout au moment où un gus vient annoncer a notre brave Michael Keaton que sa femme est morte, puisqu’elle lui a annoncer, et que, par la suite, il lui explique en gros ce qu’est la transcommunication. A partir de là, deux choix se posaient pour les scénaristes : sortir des sentiers battus et nous parler du phénomène, avec tous les doutes, positifs et négatifs que l’on peut avoir quand a sa réalité, mais aussi de l’obsession que peuvent éprouver ceux qui ont perdus un proche pour essayer coûte que coûte, de rentrer en contact avec celui-ci, au point parfois d’entendre ce que l’on veut entendre (d’ailleurs, la phrase est prononcée dans le film, avant que cela ne dérape malheureusement). Bref, de quoi faire un excellent film, certes plus contemplatif et plus porté sur la réflexion mais qui aurait donné la part belle a la transcommunication mais aussi a la souffrance de ceux qui survivent. Le deuxième choix, ne chercher pas plus loin, c’est celui que nous avons eu au final (après tout, nous sommes a Hollywood les gars !) : le phénomène des voix malfaisantes, occasionnelle dans la transcommunication est poussé non seulement a son paroxysme, mais par-dessus le marché, ces « morts malfaisants » sont bigrement dangereux puisqu’ils n’hésitent pas a tuer, a pousser au suicide, a dévaster un appartement et, cerise sur le gâteau du grand guignolesque, a pousser un type a enlever, séquestrer et tuer des femmes ! Bigre, rien que ça ! De plus, comme si cela ne suffisait pas, plus on avance dans le film, plus on rentre dans le grand n’importe quoi, surtout lorsque le héros est prévenu par sa femme décédée de tel événement et qu’il court les rues pour essayer de sauver des vies… Non mais franchement, de qui se moque t’on ?... Je m’abstiendrait de vous parler du final, ridicule a souhait ; après tout, on ne tire pas sur une ambulance…

La voix des morts est une terrible désillusion, incontestablement. D’un sujet peu banal, voir jamais utilisé dans le cas de la transcommunication instrumentale, qui avait le potentiel pour en faire un film marquant, le spectateur aura droit au final a une espèce de mauvais film où se mêlent le suspens, l’horreur et le fantastique et où, tout le « folklore » lié à l’EVP (comme disent nos amis anglo-saxons) n’est la que pour servir de décor et de prétexte : remplacer les télés et les magnétos pas une table de Ouija et le résultat sera le même. Bref, un film très moyen, très consensuel, sans aucune surprise ni prise de risque, un film a oublié de toutes urgences !

BRIDGET JONES : L’ÂGE DE RAISON


BRIDGET JONES : L’ÂGE DE RAISON

Bridget Jones a enfin trouvé l'amour. Elle vit une passion idéale avec le séduisant Mark Darcy. Pourtant, l'apparente dévotion de celui-ci ne suffit pas à calmer les angoisses chroniques de la jeune femme. D'abord, il y a Rebecca, cette bombe abominablement jeune et horriblement séduisante, qui rôde. Et puis, il y a également l'ancien patron de Bridget, Daniel, toujours aussi honteusement irrésistible. Ajoutez à cela sa carrière de journaliste à mener aux quatre coins du globe sans oublier les conseils douteux de ses proches et vous avez une idée de l'ampleur de la catastrophe qui s'annonce. Pour sauver le bonheur qu'elle n'a même pas encore réussi à se construire, Bridget va devoir affronter le monde entier... en commençant par elle-même !

Encore un bon petit film de bonnes femmes histoire de ne pas changer dont je vais vous parler sur ce blog ; à croire que, ces temps ci, j’y suis abonné. Bon, avant de commencer, je tenais à signaler un fait qui n’est pas nouveau mais qui m’a toujours passablement énervé au sujet de la programmation très souvent irrationnel de nos chaînes de télévision. Prenez n’importe quel film en x parties, que cela soit, par exemple une trilogie ou bien, qu’il y ait eu une suite de réalisée. La logique voudrait bien entendue que, lors d’un passage sur petit écran, l’on nous propose le premier avant le deuxième (et éventuellement le troisième s’il existe), ce qui me semble sensé. Or, si cela arrive, bien souvent, ce n’est pas le cas et l’on se retrouve avec ce qu’il faut bien appeler une totale aberration comme par exemple la diffusion du deuxième volet de telle trilogie sans que les autres ne paraissent à l’écran. Ainsi, par expérience personnelle, j’ai put constater que, pour ce qui est des premiers Star Wars, L’Empire contre attaque fut celui des trois qui fut le plus diffusé à la télévision française, devant Le retour du Jedi et, loin derrière, La guerre des étoiles, pourtant plus ancien. Pour quelle raison ? Allez donc savoir ce qui passe bien souvent par la tête de nos programmateurs TV ? Personnellement, c’est à n’y rien comprendre…

Tout cela pour vous dire, donc, que cette semaine, télé droite (TF1 pour les intimes) nous proposa le sympathique Bridget Jones : L’âge de raison, accessoirement deuxième volet de l’adaptation cinématographique du best seller du même nom. Le premier volet ? Et ben, comment dire, peut être est il rester perdu dans les limbes de la tour de TF1 mais quoi qu’il en soit, aucune trace de lui. Bon, je sais que je chipote, ce n’est pas bien grave, ces films ont été vus et revus maintes fois et sont connus par cœur, mais tout de même, je ne peux laisser passer un manque flagrant de respect envers le téléspectateur…

Ce long coup de gueule passé, rentrons donc dans le vif du sujet, c'est-à-dire, Bridget Jones (n’y voyez donc la aucune allusion a connotation sexuelle bandes de petits pervers). Bon, alors, que vaut-il véritablement ? Et bien, vous vous en doutez, il ne faut pas s’attendre a un chef d’œuvre du septième art, mais juste a un agréable divertissement qui, dans sa catégorie, fonctionne parfaitement et remplie amplement son rôle : le spectateur, connaissant logiquement le premier volet, retrouvera avec plaisir des protagonistes toujours aussi loufoques, des situations cocasses et passera un bon moment de détente, incontestablement. Cela, il le doit à un humour toujours aussi présent et, surtout, a un trio d’acteurs qui s’en donnent a cœur joie, Colin Firth, Hugh Grant et surtout la délicieuse Renée Zellweger, tout simplement parfaite dans ce rôle de jeune trentenaire en recherche de l’âme sœur. Cependant, il faut bien reconnaître en toute objectivité que ce Bridget Jones : L’âge de raison est inférieur au premier volet, Le journal de Bridget Jones, que l’on s’amuse peut être un peu moins en le regardant et que, si jamais vous voulez véritablement rire de bon cœur, autant vous jeter sur les romans (que, personnellement, j’avais lu à l’époque… et oui, il n’y a pas que la SF/Fantasy dans la vie) qui sont largement supérieurs. Mais, même ainsi, sans atteindre des sommets, il est évidant que si vous souhaitez vous détendre un bon coup, si les péripéties sentimentales de la sympathique Bridget vous font craquer, n’hésitez pas une seconde, ce film est fait pour vous. Après, il y a beaucoup mieux, c’est sur, mais les petits films dans le genre, cela ne fait pas de mal de temps en temps…

mardi 12 janvier 2010

CLAUDIA CHEVALIER VAMPIRE : LA PORTE DES ENFERS


CLAUDIA CHEVALIER VAMPIRE : LA PORTE DES ENFERS

Prématurément décédée suite à un sacrifice raté, la gardienne de la porte des enfers renaît dans le chaos de Résurrection où elle est adoubée chevalier vampire sous le nom de Claudia Démona. Tout serait pour le mieux dans le pire des mondes n'était la clause de son contrat qui lui impose d'achever dans les six mois ses obligations terrestres. Hors personne n'est jamais ressorti des enfers...

N’y allons pas par quatre chemins, Claudia Chevalier Vampire est l’exemple type d’argent jeté par les fenêtres. C’était déjà mon avis depuis longtemps mais à la relecture de ce premier tome de cette série dérivée de l’extraordinaire Requiem Chevalier Vampire, ma conviction n’a fait que se renforcé. Les habitués les plus anciens de ce blog se souviendront peut être de mes louanges au sujet de la série de Patt Mills et Olivier Ledroit, publiées en décembre 2008 pour la majeure partie de l’œuvre, et en janvier 2009 pour le dernier tome paru et pour ceux qui connaissent la série, le nom de Claudia Demonia ne leur sera pas inconnu : la vampire sexy en diable, adversaire de Requiem aura suffisamment marqué les esprits. Au point d’en faire une série parallèle ? C’est ce que l’auteur a dut se dire puisqu’il y a quelques années paru donc ce premier tome (on en est a quatre, j’en suis resté au un) des aventures en solo de la belle mais dangereuse Claudia. A l’époque, j’était assez enthousiaste de découvrir ce que ça pouvait bien valoir et je n’avais pas hésité a me le procurer. Pourtant, la déception fut au rendez vous, et, même au bout de quelques années et après maintes relectures, je n’ai pas changer d’avis au sujet de ce que je considère comme un petit plantage, en comparaison de la série phare de cet univers, le fameux Requiem.

Bon, déjà, lorsque l’on est habitué aux chefs d’œuvres absolus que sont les planches d’Olivier Ledroit, il est difficile de se coltinner le sympathique mais bon, largement inférieur, Franck Tacito. Personnellement, je n’ai rien contre lui, d’ailleurs, son style n’est pas forcement désagréable. Cependant, les comparaisons sont fatalement inévitables et là, il n’y a pas photo, surtout que par-dessus le marché, l’ambiance graphique emprunte énormément à Requiem de part le découpage des planches et les éléments d’arrière plan. Du coup, l’on se retrouve avec un sous Ledroit bien loin de valoir l’original, ce qui est dommage pour un artiste qui méritait bien mieux. Ensuite, lorsque l’on est habitué au synopsis accrocheur en diable de Requiem, l’on ne peut que rester dubitatif devant celui de Claudia, bien moins passionnant avec cette histoire de gardienne qui doit sacrifié sa fille avant son vingt et unième anniversaire sous peine de gros ennuies. En plus, vient se greffer une sombre histoire de tueur de vampires qui ne m’a guère emballer, quand au personnage de Claudia, charismatique en diable dans Requiem, elle y perd beaucoup dans sa propre série, ce qui est un comble, apparaissant même parfois presque comme une vulgaire ado-nympho (c’est la fort désagréable impression que j’eu le malheur de ressentir) sans aucun intérêt ; le sommet de l’absurde étant atteint lorsque le fils de Dracula est abattu devant ses yeux et que celle-ci nous pond l’une des répliques parmi les plus idiotes qu’il m’ait été donné de lire : « Oui, Stefan, je te vengerai ! Amour de ma mort ! Ce qu’il y avait entre nous n’a pas duré, mais c’était spécial. ». Tu m’étonnes, tout au plus trente secondes grand maximum, du pathétisme pur… Et le reste n’est guère mieux, c’est pour dire le niveau.

Le plus étonnant, c’est que cela soit la même personne qui ait écrit Requiem et Claudia tant cela parait invraisemblable ! Alors certes, j’en suis resté au premier tome, la suite étant peut être meilleure ? Mais bon, sincèrement, je n’ai jamais pris le risque de la découvrir. Incontestablement, Claudia souffre immensément de la comparaison avec la série phare dont elle est issue, mais en plus, il n’y a vraiment pas grand-chose à sauver la dedans. Les amateurs se contenteront de la belle Claudia que l’on peut voir dans Requiem, autrement plus intéressante, et passerons leur chemin sans s’attarder…

ETREINTES BRISÉES


ETREINTES BRISÉES

Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n'a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie. Cet homme a deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il dirige. Après l'accident, Mateo Blanco devient son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus diriger de films, il préfère survivre avec l'idée que Mateo Blanco est mort avec Lena, la femme qu'il aimait, dans l'accident. Désormais, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu'il écrit et à l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de celle-ci, Diego. Depuis qu'il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle très actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d'ironie et dans une amnésie qu'il a volontairement choisie ou, plus exactement, qu'il s'est imposé. Il a effacé de sa biographie tout ce qui est arrivé quatorze ans auparavant. Il n'en parle plus, il ne pose plus de questions ; le monde a eu vite fait d'oublier Mateo Blanco et il est lui-même le premier à ne pas désirer le ressusciter... Une histoire d'amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie et la trahison. Une histoire dont l'image la plus éloquente est la photo de Mateo et Lena, déchirée en mille morceaux.

En quelques sortes, Pedro Almodovar peut être considéré comme étant le parfait exemple de ma propre connerie. Oui, bon, je sais que cette entrée en matière peut paraître curieuse mais elle me semble nécessaire. Adolescent, j’avais découvert ce réalisateur espagnol et je l’avais immédiatement détesté. La raison ? Stupide, tout simplement : Talons aiguilles sorti en 1991 avait fait un tel buzz (hum, de mémoire, on n’utilisait pas cette expression à l’époque) médiatique, on voyait Victoria Abril partout et le nom d’Almodovar était sur toutes les lèvres, alors, du coup, du haut de mes quinze ans, j’avais décrété que c’était de la daube. Voilà, sans même prendre la peine de regarder le film. Puis, au fil des années, lors de chaque sortie d’une nouvelle œuvre du plus connu des réalisateurs ibériques, mon mépris allait en s’amplifient. Il faut voir aussi que les sujets de ces fameux films n’aidaient pas forcement puisque bien souvent, c’était toujours les mêmes : problèmes relationnels avec la maman, homosexualité, relations ambiguës entre les protagonistes, lourds secrets, coups de théâtre inattendus, retours en arrière incessants ; bref, à mes yeux, ce brave Pedro ne cessait sans arrêt de nous pondre le même film à chaque fois. Et cela, je l’avais décrété sans en voir un seul ! Quand je vous disais que j’étais con (enfin, certains doivent penser que je le suis toujours mais passons…). Et puis, un jour, je me suis lancé et j’ai aimé, tout simplement. Et puis, j’en ai vu un deuxième, un troisième et j’ai adoré, tout bonnement, au point que, au jour d’aujourd’hui, je n’ai aucun problème à vous dire que Pedro Almodovar fait parti de mes réalisateurs fétiches. Après tout, on dit bien que seul les imbéciles ne changent pas d’avis, non (Par contre, j’étais dans le même cas avec Quentin Tarantino et depuis que j’ai vu ses films, cela n’a fait que conforter mon avis peu reluisant sur lui mais bon, ceci est une autre histoire).

Mais alors, cet Etreintes brisées, énième film du sieur Almodovar, que vaut-il réellement ? Disons le tout de suite, ici, on est à mille lieux, du moins à mon avis, d’une petite perle comme La mauvaise éducation, car il est incontestable que le réalisateur espagnol a déjà fait bien mieux. Pourtant, une fois de plus, sans atteindre des sommets, nous nous trouvons là devant un superbe film, assez marquant de par la justesse du jeu de ses acteurs : sublime Pénélope Cruz, forcement, mais aussi une petite mention spéciale selon moi a Blanca Portillo porteuse de lourds secrets ; les acteurs masculins n’étant pas en reste, bien entendu, en particulier Jose Luis Gomez dans le rôle du mari jaloux et cocu. Des acteurs inspirés, certes, mais un synopsis suffisamment accrocheur qui reprend, bien évidement, tous les habituels sujets de prédilection favoris d’Almodovar : problèmes relationnels avec la maman, homosexualité, relations ambiguës entre les protagonistes, lourds secrets, coups de théâtre inattendus, retours en arrière incessants (ah, que j’aime le copié/collé)… quoi que, a bien y réfléchir, pour une fois, on échappe presque (oui, presque) aux problèmes avec la maman (quoi que…). Du coup, sans être franchement original, Etreintes brisées, véritable hommage au milieu du cinéma et surtout ses actrices par d’ailleurs, est plus un film « à la Almodovar », sans grandes surprises mais qui n’en fonctionne pas moins a sa manière. Pour cela, il est vrai qu’il le doit beaucoup à un bon synopsis et a des acteurs inspirés qui font que le spectateur ne décroche pas un seul instant. De plus, pour finir, je tenais à signaler qu’étant maintenant un habitué des œuvres d’Almodovar, cet Etreintes brisées m’a plus marquer pas ses secrets moins marquants que d’habitude : a force d’échafauder des théories plus tortueuses les unes que les autres, j’ai apprécier que celles-ci soient finalement plus sobres (ceux qui ont vu le film comprendront peut être ou je veux en venir ?). Bref, peut être pas la meilleur œuvre de Pedro Almodovar, mais un film à ne surtout pas manquer, sans aucun prétexte (si l’on m’avait dit que je dirais cela il y a 20 ans, j’aurais rigoler…).

THE HOLIDAY


THE HOLIDAY

Une Américaine (Amanda) et une Anglaise (Iris), toutes deux déçues des hommes, décident, sans se connaître, d'échanger leurs appartements. Iris, va débarquer dans une demeure de rêve tandis que la distinguée Amanda découvre une petite maison de campagne sans prétentions. Les deux femmes pensent passer de paisibles vacances loin de la gent masculine, mais c'était sans compter l'arrivée du frère d'Iris dans la vie d'Amanda, et la rencontre de Miles pour Iris.

Je vous disais hier que certains événements avaient fait que, pendant quelques jours, j’avais d’autres chats à fouetter que de m’occuper de ce blog. Cependant, je dois reconnaître que lorsque des « imprévus » surviennent dans la vie, il est bon, parfois, de les oublier un peu en se détendant autrement ; d’ailleurs, cela permet, dans le cas d’un film par exemple, d’oublier (du moins partiellement) les soucis du quotidien ne serais ce que pendant deux heures, ce qui est déjà considérable. Et, à ce propos, rien de tel qu’une petite comédie américaine, sans prétention, où l’on sait par avance que l’on aura pas à se creuser les méninges (le genre « comédie » est plus conseillé que le drame psychologique quand on ne va pas bien, a moins d’aller se pendre ensuite). Et, a ce sujet, il est incontestable que The Holiday était parfait pour oublier les heures précédentes, et rien que pour ça, je ne remercierai jamais assez ceux qui ont eu l’idée de réaliser ce film.

Ce n’est pas la première fois que je vous parle de ce film sur ce blog. Dans les premiers mois d’existence du Journal de Feanor, je n’écrivais pas les critiques des DVD, ainsi, le jour où je me suis décidé (ce qui était logique mais je tâtonnais pas mal à l’époque), j’écrivis un long post où je donnais mes divers avis sur une dizaine de films vu auparavant, comme on peut le voir ici : http://feanor-journal.blogspot.com/2008/09/au-fil-des-semaines-je-me-suis-aperu.html . Le problème, c’est que du coup, ceux-ci se retrouvèrent avec des critiques qui tenaient sur deux ou trois lignes, comme celle de The Holiday :

« La, c'est ce que l’on appelle bel et bien un film de bonnes femmes, disons même qu'il en est le digne représentant. Romantisme, humour et forcement, tout ce finis bien, c'est bel et bien le genre de truc agréable a regarder et ou l'on se dit que l'on passera un bon moment sans ce prendre la tète.
Et en plus, il y a Kate Winslet! »


Mouais, bon, ça fait un peu léger, vous ne trouvez pas ? Forcement, du coup, ce film (mais c’est valable pour les autres) se devait d’avoir une critique légèrement plus développée.

Comme je vous le disais en préambule, donc, The Holiday est le genre de film que l’on regarde avec plaisir, en sachant pertinemment a l’avance que l’on ne se prendra pas la tête en réfléchissant, même si je dois reconnaître qu’il faut aimer le genre « films pour bonne femmes » ; c’est mon cas (a petites doses tout de même) et personnellement, je préfère cela aux films d’action pour décérébrés (qui peuvent néanmoins être de bons anti-dépresseurs également, l’on peut aussi mettre son cerveau en veilleuse devant ceux-ci). Bien évidemment, si l’histoire est sympathique, si les acteurs sont plutôt bons, il ne faut pas trop se leurrer, nous ne nous trouvons pas là devant un chef d’œuvre du septième art, bien au contraire. Cependant, disons le tout net : The Holiday n’a aucune prétention a en être un : pur produit destinée au commerce comme Hollywood nous en produit des tonnes par an (ils sont livrés par semi-remorques), il n’est ni meilleur, ni pire que la masse. Tout au plus pourra t’on se passionner pendant la durée du film pour deux sympathiques histoires d’amour sans prétention, et, de façon plus personnelle, cela m’aura au moins permis de voir Kate Winslet dans un rôle plus léger que d’habitude. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose a en dire, mais c’est le genre qui veut surtout cela. Mais tout de même, vu le jour où je l’ai revu, sincèrement, je dois reconnaître que ce soir là, The Holiday m’a fait un bien fou.

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année 2010


Voila, une année s’achève et une autre commence, nous pouvons définitivement dire adieu à 2009 et saluer comme il se doit 2010. Un peu partout dans le monde, en tenant compte du décalage horaire bien entendu, l’on fête avec plus ou moins d’enthousiasme cette nouvelle année qui débute, et, comme d’habitude, l’on aura droit, dans les divers médias, à tout un tas d’images nous montrant des gens, issus de tous les pays, faisant la fête, souhaitant la bonne année, des feux d’artifice, des feux de voiture (spécialité française mais que l’on montre un peu moins, faudrait pas gâcher les festivités) et, histoire de ne pas changer, il y aura bien un reportage ou deux sur les premières naissances de ce début d’année. Bon, la routine quoi…

Alors oui, je sais, le nouvel an, je m’en fiche un peu, même beaucoup en fait ; après tout, qu’est ce que ça change ? Rien du tout, il faudra bien se lever pour aller bosser, les problèmes n’auront pas disparus d’un coup de baguette magique. Mais bon, dire cela alors que 2010 vient tout juste de commencer peut paraître rabat-joie. Mouais, mais tant pis, c’est ainsi que je vois les choses. Mais bon, même si sincèrement, je me fiches pas mal réveillon de fin d’année, je sais pertinemment que beaucoup de personnes y accordent une très grande importance alors, malgré tout, je tenais a saluer tous les lecteurs de ce blog, en espérant que l’année qui débute leur soit profitable, qu’ils aient la santé, plein d’argent et d’amour, etc… Bref, en gros, je leur souhaite à tous et a toutes une très bonne et heureuse année 2010 !
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