dimanche 22 août 2010

LE CYCLE DES ROBOTS : UN DÉFILÉ DE ROBOTS


LE CYCLE DES ROBOTS : UN DÉFILÉ DE ROBOTS

Dans Les robots, nous avons fait la connaissance du Dr Susan Calvin, robopsychologue de l'United States Robots, Inc. Nous la retrouvons ici dans une nouvelle série de récits consacrés aux robots positroniques, c'est-à-dire garantis inoffensifs et dévoués à l'homme. Mais un robot prévu pour l'environnement lunaire ne peut-il être dangereux sur Terre en raison de sa programmation même ? Un autre ne peut-il nuire aux humains en croyant les protéger ? Est-il concevable de risquer la vie d'un homme pour sauver l'existence d'un robot prototype, d'un fabuleux prix de revient ? C'est à de tels problèmes que Susan Calvin va être confrontée, mais surtout à la terreur innée que suscitent les robots chez l'homme de la rue, qui voit toujours en eux la monstrueuse création du Dr Frankenstein.

Après avoir lu Les robots, ce fut le plus naturellement du monde que je me suis plongé dans ce que l’on peut considérer comme étant plus ou moins sa suite naturelle, c'est-à-dire, Un défilé de robots. Comme dans le premier ci nommé, bien plus connu, celui-ci est un recueil de nouvelles (AL-76 perd la boussole, Victoire par inadvertance, Première Loi, Assemblons-nous, Satisfaction garantie, Risque, Lenny et Le Correcteur) mettant en scène des robots et tous les problèmes rencontrés avec ceux-ci, que cela soit dut a des contradictions liées aux trois lois de la robotique ou bien, en raison de la peur innée que ceux-ci provoquent chez bien des humains. Bref, le lecteur qui aura apprécié le premier tome, ne sera pas perdu et trouvera même un certain plaisir à replonger dans un univers connu, où il possède ses marques, ce qui peut être rassurant mais ne suffit pas forcement à faire de cette « suite » une œuvre aussi marquante que son prédécesseur. Car en fait, un problème non négligeable ce doit d’être souligné et porté à la connaissance de tous ceux qui n’auraient pas encore lu Un défilé de robots.

Ce qui faisait la grande force des Robots, en plus du sujet abordé cela va de soit, c’était que cet ensemble de nouvelles, écrites sur plusieurs années, avaient été liées pas Asimov dans un certain ordre chronologique, non pas de création, bien évidement, mais afin de créer une histoire complète des robots, des modèles les plus anciens a d’autres, de plus en plus évolués, et ce, jusqu'à que, visiblement, l’un deux ne devienne le Grand coordinateur de la fédération mondiale. En usant une interview du personnage principal du cycle, et accessoirement, l’un des préférés de l’auteur, la robopsychologue Susan Calvin, Asimov avait sut proposer une œuvre complète, avec un début et une fin, bien plus proche du roman que de la simple compilation de nouvelles. Or, le principal problème d’Un défilé de robots, justement, c’est que celui n’est qu’une compilation de nouvelles. Certes, une fois de plus, on retrouve les robots, la plus part du temps dans des histoires écrites sur le même principe que dans Les robots, mais aussi le docteur Calvin et l’US Robot, mais cette fois ci, dans le plus parfait désordre, sans lien entre elles ; l’on passe ainsi, au fil des pages, d’une nouvelle où l’on suit les péripéties amoureuses d’une femme à la maison désespérée et de son robot a tout faire, a d’autres, où ces mêmes robots sont tout bonnement encore interdits sur Terre. Et là, le bat blesse fortement puisque ce qui est bel et bien un véritable fouillis chronologique vient gâcher indéniablement le plaisir de la lecture, ce qui n’était pas le cas dans Les robots.

Pourtant, il serait injuste de nier les qualités des nouvelles proposées dans cet ouvrage car en toute sincérité, même si elles ne sont pas toutes d’égal qualité, un bon nombre d’entre elles sont du même acabit que celles que l’on avait put lire dans Les robots. Par exemple, un récit comme Lenny, où l’on voit jusqu’où peut aller l’amour que porte Suzan Calvin pour les robots est une petite merveille, et dans le sens contraire, c’est le jusqu’au boutisme de celle-ci, dans Risque, qui est mis en cause, tandis que dans Le correcteur, c’est un éminent chercheur qui est prêt a toutes les extrémités pour en finir avec les robots. Indéniablement, la qualité est au rendez vous, c’est un fait, mais, comme je l’ai souligné, le manque de lien entre les nouvelles et le désordre où celles-ci sont proposées, nuisent tout de même a la qualité finale de l’ensemble, ce qui est fort dommageable.

Finalement, Un défilé de robots n’est pas forcement nécessaire si vous n’êtes pas un inconditionnel d’Asimov, cependant, malgré les défauts que j’ai évoqué, et que l’on ne peut nier, la qualité est tout de même au rendez vous et cet ouvrage mérite le coup d’œil. Par contre, après coup, moi qui désirais me lancer tout de suite dans la lecture d’un autre recueil de nouvelles, Le robot qui rêvait, je pense que je vais m’en abstenir pour le moment et plutôt me lancer immédiatement dans La fin de l’éternité, qui promet davantage.

lundi 16 août 2010

SIDEWAYS


SIDEWAYS

Miles, un écrivain raté récemment divorcé, et son ami Jack, un acteur sur le point de se marier, décident de faire la route des vins dans la vallée de Santa Ynez, en Californie. Aussi différents que proches, ils n’ont en commun que les ambitions déçues et l'inquiétude face au temps qui passe. De dégustation en dégustation, Miles et Jack se noient dans l'amour du divin nectar et des femmes. Jack tombe sous le charme de Stéphanie, une séduisante serveuse, et met en péril son futur mariage. Miles, lui, entame une liaison avec Maya, sommelière. L'heure des remises en cause a sonné. Alors que la fin du voyage et le mariage approchent, Miles et Jack sont de moins en moins sûrs de vouloir rentrer. Se pose alors la seule vraie question qui vaille : quelle vie choisir ?

Avant de rentrer véritablement dans le vif du sujet, sachons rendre à César ce qui lui appartient car au moins, si Sideways doit briller pour une seule et unique raison, c’est au moins pour son sujet original ; enfin, pour une fois, le spectateur ne se retrouvera pas pour la énième fois devant du vu et du revu, car si l’intrigue en elle-même n’a rien d’exceptionnelle, le fond, lui, mérite a lui tout seul le détour puisque pendant les deux heures que dure ce long métrage, l’on suivra les deux protagonistes principaux en pleine route des vins californiens. Sincèrement, de mémoire, il me semble que je ne connaisse pas un seul autre film traitant du vin comme Sideways ait put le faire. Alors certes, tout ce qui a trait a la culture vinicole est plus une trame de fond, une espèce de décor, car le scénario va tout de même un peu plus loin qu’une simple balade au milieu des vignes, mais au moins, je dois avouer que sans être un fan de la chose, cela m’a plu, ne serais ce que pour le « dépaysement » que cela m’a procuré. Mais bon, comme vous vous en doutez, un « décor », dans le cas d’aujourd’hui, la route des vins, ne suffit pas pour faire un bon film, il faut pour cela bien d’autres éléments…

Et c’est là qu’à mon grand regret, le bas blesse. Car si quelques lignes plus haut, j’ai put écrire que Sideways, de part l’univers abordé était assez original, c’est bien là la seule chose que l’on peut mettre a son crédit. Pour le reste, et sans vouloir dire par là que nous nous trouvons forcement devant un mauvais film, le spectateur se retrouve en terrain connu et a la désagréable impression de « déjà vu ». Allons, ne nous voilons pas la face, combien de fois n’avons-nous pas regardé un long métrage traitant des états d’âmes de quadras divorcés en dépression chronique ? Souvent il me semble, trop souvent même. Et du coup, tout le coté novateur du film se retrouve un peu biaisé, car franchement, si l’on remplace les exploitations vinicoles californiennes par, disons, le monde de la finance, celui de l’architecture ou mieux, de la littérature, on pourrait ne pas changer grand-chose aux dialogues et au scénario pour se retrouver finalement avec des films quasiment identiques. Et cela, malheureusement, a du coup fortement nuit a l’intérêt que j’ai put porter a ce Sideways, finalement bien moins original qu’a première vu ; en effet, passé l’élément de surprise initial (bref, le monde du vin), le reste est finalement trop convenu et sans aucune surprise : le « meilleur ami » fêtard et grand séducteur devant l’eternel qui cause bien des tracas, on connaît, l’histoire d’amour inattendue naissante et qui se voit mise en danger, pareil, quant a l’ex-femme toujours présente dans la mémoire du personnage principal, là aussi, désolé mais ce n’est guère novateur…

Pourtant, cela est dommageable car Sideways possède, en plus de son univers original, quelques qualités à prendre en compte : les acteurs sont assez inspirés, en particulier Paul Giamatti dans son rôle d’alcolo maniaco-dépressif et il y a même, pour les connaisseurs, Sandra Oh que l’on avait plus l’habitude de voir en blouse blanche, ce qui plaira éventuellement a ses fans. De plus, certaines scènes du film sont assez touchantes, surtout quand le héros commence à regarder autrement son fameux « meilleur ami » mais qu’il continu, malgré tout, a lui sauver la mise, voir même hilarantes (allez donc récupérer un portefeuille chez un mari cocufier, tout un programme !). Mais bon, dans l’ensemble, même tout cela est loin d’être d’une originalité monstre et ne suffit pas forcement à faire que Sideways sorte vraiment de la masse de la production habituelle américaine. Enfin, disons qu’il se laisse regarder, et puis, ce n’est pas tous les jours qu’une intrigue se déroule au beau milieu des vignes…

dimanche 15 août 2010

HOMOGENIC


HOMOGENIC

Björk (1997)

1. Hunter (Björk) 04:15
2. Jóga (Björk, Sjón) 05:05
3. Unravel (Björk, Guy Sigworth) 03:21
4. Bachelorette (Björk, Sjón) 05:12
5. All neon like (Björk) 05:53
6. 5 years (Björk) 04:29
7. Immature (Björk) 03:06
8. Alarm call (Björk) 04:19
9. Pluto (Björk, Mark Bell) 03:19
10. All is full of love (Björk) 04:33

De l’Islande, cette ile lointaine mais n’en faisant pas moins partie de l’Europe, que sait on en général? Et bien, tout d’abord, certains vous parlerons de ces paysages désolés, de ces volcans, d’autres, des vikings, bien entendu, quelques uns, amateurs de football d’un certain âge, pourront vous citer quelques clubs islandais, comme le Valur Reykjavik par exemple, mais de cela, il en reste de moins en moins puisque cela fait longtemps, réforme des coupes d’Europe au cours des années 90 oblige, les « gros » ne rencontrent plus les « petits », d’autres, ayant suivis l’actualité récente, se souviendront probablement que l’ile fut en récession il y a quelques années, mais depuis, tant d’autres l’on suivit que cela est peut être sorti des esprits… mais au final, ce qui est sur, c’est qu’en fait, l’Islande est un pays mal connu, ce qui est dommage d’ailleurs, ne serais ce que pour ses somptueux paysages. Mais il existe une autre raison de connaître cette ile, et pas des moindres ; cette part de notoriété, l’Islande la doit a une curieuse petite chanteuse qui, depuis une vingtaine d’années, a su se faire connaître bien au-delà de ses frontières et qui accessoirement, a permis a bon nombre de ses fans de savoir situer cette ile sur un planisphère. Cette chanteuse, vous l’avez deviné, c’est Björk.

Je ne vais pas revenir sur la fructueuse carrière de l’islandaise, excentrique pour certains, « exotique » pour d’autres, mais au talent certain, que ce soit a ses débuts ou encore maintenant. Ce qui est certain, c’est qu’avec cet Homogenic, son troisième album en solo, paru en 1997 (hum, comme le temps passe vite, j’ai encore l’impression que c’était hier), Björk a probablement livrer son opus le plus abouti, pour beaucoup, et j’en fais parti, son meilleur, mais quoi qu’il en soit, le plus expérimental et celui qui, fort d’un incroyable succès a l’époque, finie par asseoir une bonne fois pour toute la musicienne islandaise au firmament des auteurs compositeurs des années 90. Car Homogenic est un cas a part presque dans la production musicale de l’époque, mais aussi de celle qui suivit : en quelques sorte, il est tout bonnement parfait, de bout en bout.

J’ai depuis fort longtemps l’habitude de dire, et je pense ne pas me tromper, que la principale différence entre les albums des années 60/70 et ceux qui suivirent, en particulier 90/2000, c’est que dans les premiers cas, l’on avait droit, sur un disque de, disons, 12 chansons par exemple, 9 bonnes ou excellentes, 2 moyennes et, parfois, une mauvaise. Or, depuis quelques années, c’est un peu le contraire, si l’on met les mauvaises de coté, l’on a plutôt un hit incontestable, voir dans le meilleur des cas, deux, tandis que le reste et bien trop souvent plus que passable. A cela s’ajoutant le fait, celui là objectif est parfaitement vérifiable, qu’autrefois, les groupes, chanteurs etc. sortaient un ou deux disques par an alors que de nos jours, bien souvent, il faut attendre quelques années entre deux opus. Bon, bien évidement, l’on me rétorquera que je fais indéniablement parti de ces fameux indécrottables qui ne cessent de se lamenter en chantant l’air que « c’était mieux avant » et que forcement, bloqué que je suis dans les sixties, je ne suis pas objectif. Or, je pense être ouvert et je sais apprécier des groupes modernes, ainsi que reconnaître la valeur quand je la rencontre, ce qui est bien évidement le cas de cet Homogenic, mais ce n’est pas le seul. Mais bon, comme tout cela est après tout une affaire de gouts personnels, il n’est peut être pas nécessaire de se lancer dans un débat sans fin mais plutôt de revenir a nos moutons.

Quoi qu’il en soit, Homogenic est un sacré bon disque, que dis-je, un excellent album, inoubliable et tout bonnement parfait. Avec celui-ci, il est évidant que Björk atteint là des sommets jusque là insoupçonnés, alors qu’elle avait déjà mis la barre plutôt haut auparavant, et qu’elle n’atteindra plus par la suite, même si le niveau, rassurez vous, restera plutôt bon. Mais cela est compréhensible dans la mesure où l’on peut dire sans exagération aucune qu’Homogenic est le chef d’œuvre de Björk, faisant parti de ses fameux albums où il n’y a décidément rien à jeter : que cela soit la pochette, où la diva apparaît transformé en une espèce de froide geisha sous la houlette styliste d’Alexander McQueen, au contenu, où, de Hunter à All is full of love, l’on plonge dans un univers où se croisent accordéons, cordes, clavecins et harpes, le tout matinée de musique électronique du plus bel effet, avec, bien évidement, dominant le tout, la voix inimitable et reconnaissable entre mille de Björk, qui se mêle à merveille à l’ensemble. Avec Homogenic, la diva islandaise souhaitait en quelque sorte « créer » ce que pourrait être la musique de son pays, et c’est donc a un formidable voyage onirique et merveilleux, qu’elle nous entraine, dans les paysages désolés d’une Islande sublime, où se mêle tradition et modernisme, l’exemple parfait étant, à mes yeux, le formidable Jóga.

Je dois avouer que je ne suis pas spécialement fan des chanteuses, tous genres confondus. Pour quelle raison, je n’en sais fichtre rien à vrai dire, probablement une affaire de gouts. Mais malgré tout, j’éprouve une affection particulière pour certaines d’entre elles comme Deborah Harry, Nico et, bien évidement, Björk. Et avec Homogenic, c’est toujours, même au bout de treize ans, le même plaisir que je ressens lors de chaque écoute, un peu comme si c’était la première fois. Probablement est ce la marque des très grands albums, tout simplement.

LE VOYAGE EXTRAORDINAIRE DE SAMY


LE VOYAGE EXTRAORDINAIRE DE SAMY

Alors qu'il se hisse hors de son nid sur une plage de Californie, Samy, petite tortue des mers, trouve et perd dans la foulée l'amour de sa vie : la jeune Shelly. Au cours de son périple à travers les océans qu'accomplissent toutes les tortues de mer avant de retrouver la plage qui les a vus naitre, Samy n'a de cesse de faire face à tous les dangers afin de retrouver Shelly. Accompagné de son meilleur ami Ray, ils sont des observateurs privilégiés de la façon dont l'homme affecte la planète. Mais il est alors secouru par ces mêmes humains. Il combat des piranhas, échappe à un aigle et part à la recherche d'un mystérieux passage secret. Un jour, enfin, après toutes ces aventures, Samy retrouve Shelly. Elle non plus ne l'a pas oublié...

Bon nombre de films destinés au jeune public sont désormais réalisés en 3D. La 3D, censée à priori améliorer la vision du film, projetant le spectateur au sein même de l’action, ne m’avait pas convaincue jusque là. En effet, après avoir vu des « Age de glace », « Là-haut » et autre « Shrek » en 3D, je ne comprenais toujours pas son intérêt et y voyait plutôt de multiples inconvénients : le port de ces lunettes spéciales bien souvent inadaptées aux enfants, ayant comme conséquence qu’on ressortait avec un mal de tête insupportable, sans compter le surcoût dont les multiplexes profitent honteusement, prenant en otage le public qui se voit contraint à chaque fois de payer toujours plus pour un matériel qu’il a déjà ! Enfin, que penser de la seconde vie de l’œuvre, notamment en dvd ou à la télévision ? Quel intérêt aura-t-elle sans 3D ?

C’est sur ces pensées négatives que j’ai accompagné aujourd’hui mari et enfants pour aller voir Le voyage extraordinaire de Samy, me préparant encore une fois à la future gêne occasionnée. Mais aujourd’hui ce ne fût pas le cas car la 3D a enfin trouvé grâce à mes yeux. Le voyage initiatique de cette petite tortue qu’on suit de l’éclosion de son œuf à sa vie de grand-père m’a semblé intéressant à de multiples égards. En effet, qu’attend-on d’une œuvre jeune public de nos jours ? Qu’elle soit accessible d’une part, car contrairement à ce que l’on imagine, la plupart des films jeune public de nos jours sont destinés à un public plus averti, et sont bourrés de gags qui se succèdent sans aucun intérêt scénaristique. Mais pourquoi pas en plus un intérêt pédagogique ouvrant des pistes de réflexions divers et variés ? On n’ira pas jusqu’à qualifier Le voyage extraordinaire de Samy de film écologique, quoique… Durant son périple, Samy croise tout de même un paquebot effectuant un dégazage sauvage, polluant ainsi l’écosystème merveilleux qu’on a traversé en sa compagnie, justifiant ainsi la fameuse 3D. Car dès le début du film, on plonge littéralement avec Samy, on découvre à travers ses yeux les merveilles des fonds sous marins, nous laissant bercer par l’enchantement. Grâce à la 3D, on se sent réellement observateur privilégié. La destruction de cet environnement nous touche donc d’autant plus, et peut permettre un débat futur avec les enfants. De plus, contrairement à la plupart des films sortis des studios Disney, on ne sombre jamais dans le manichéisme. L’homme est perçu comme quelqu’un de mauvais, de pollueur, on voit les déchets plastiques qui flottent dans l’océan pouvant causer la mort de certains animaux mais aussi de bon. Nul n’ignore que certaines tortues sont des espèces menacées et l’on suit également le travail de certains scientifiques qui tendent à les sauver et les préserver. Aussi, dans le passage où Samy atterrit en Antarctique, le thème du réchauffement de la planète est présent car le soigneur en vient à se dire qu’avec le réchauffement de la planète, on trouve même des tortues dans ces eaux glaciales… Enfin, le choix du narrateur, incarné par Samy devenu grand père, n’est pas dénué d’émotion. Et donne son sens au récit initiatique du film.

En conclusion, sans tenter d’entrer dans un débat philosophique injustifié, ce film nous permet à la fois d’en prendre « plein la vue » grâce aux trois dimensions et d’effectuer une quasi plongée « sous-marine », offrant en plus des perspectives de réflexion à approfondir en famille par la suite.

samedi 14 août 2010

Le retour de Casus Belli


Je tenais à écrire ce petit article afin de saluer le grand retour parmi nous d’un magazine qui pour les plus « anciens » d’entre nous (je tiens aux guillemets, non, non et non, nous ne sommes pas des vieux croulants !), rappellera de fort bon souvenirs, c'est-à-dire, Casus Belli ! Comme bien souvent, ce fut par le plus grand des hasards que je suis tombé sur cette bonne nouvelle, en fait, en me promenant sur un blog que je suis de temps en temps, Le règne de Mu, dont vous trouverez le lien ci-dessous :
http://leregnedemu.blogspot.com/

Les plus anciens, donc, ceux qui se souviennent des partis enfumées de jeux de rôle, a l’époque où cela se jouait autour d’une table, avec un maitre de jeu, des dés et des grosbills, et non pas encore devant un écran de PC, en ligne avec des joueurs du monde entier, ne pourront que verser une petite larme de nostalgie en découvrant cette nouvelle mouture, la troisième en fait, de ce magazine, culte pour certains.

Alors, longue vie au tout nouveau Casus Belli (qui je l’espère, durera plus longtemps que la deuxième mouture), et pour ceux qui aimeraient en savoir plus au sujet de ce magazine, je vous propose quelques liens qui pourraient éventuellement vous intéresser :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Casus_Belli
http://www.casus-belli.net/

Quant à moi, j’attends que tombe la paye pour éventuellement, m’en faire une opinion précise.

LE CYCLE DES ROBOTS : LES ROBOTS


LE CYCLE DES ROBOTS : LES ROBOTS

Susan Calvin est robopsychologue à l'United States Robots, Inc. Née en 1982, elle a aujourd'hui 75 ans. Ce livre relate ses souvenirs sur l'évolution du robot dans l'histoire humaine, depuis Robbie qui, en 1996, fut vendu comme bonne d'enfants jusqu'à Byerley qui devient Président de la Fédération Mondiale Terrestre en 2044. A travers ces récits, on voit comment le robot, d'abord esclave soumis à l'homme, parvient peu à peu à être son égal, avant de devenir son maître. Les souvenirs du Dr Calvin forment un livre au charme désuet qui fait revivre l'aube du XXIème siècle, époque où l'homme existait encore indépendamment de son compagnon de métal, le robot.

Forcement, il était plus ou moins logique que suite au Cycle de Fondation, je poursuive sur l’autre cycle majeur d’Isaac Asimov, celui qui le rendit célèbre, même pour les non amateurs de littérature fantastique, je veux bien évidement parlé du Cycle des Robots. En toute franchise, qui n’a jamais entendu parler des Robots, de la robotique dont le nom fut utilisé pour la première fois, et accessoirement a la grande surprise de son auteur, par Asimov en personne, et, bien évidement, des trois lois de la robotique ? Quelques uns peut être, mais dans la grande majorité des cas, et ne serais ce que pour ce qui est du mot « robotique », la plus part des gens, sans avoir lu ne serais ce qu’une seule ligne d’Asimov en ont déjà entendu parler, au moins une fois dans leur vie. Et tenez, prenez un exemple concret de l’importance qu’eut Les robots, non seulement dans le petit monde de la SF, mais également, si un jour, mais pourquoi n’y parviendrait-il pas, l’homme finisse par créer des robots aussi perfectionnés que ceux inventés par Asimov, les fameuses lois de la robotique, qui, pour rappel, sont celles-ci :

Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.

Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Le jour où l’homme créera des robots véritablement perfectionnés, et non des automates (mais nous n’en sommes pas forcement si loin que ca, regardez donc ce qui se passe au Japon), pensez vous donc que de telles lois ne seront pas utilisées en tant que soupape de sureté vis-à-vis des humains ? Que pourrait-on ajouter d’autre ? Pas grand-chose tant elles sont parfaites, et là, indéniablement, l’on sort du simple cadre de la science fiction, non ?

Mais au-delà de l’importance non négligeable des Robots dans l’histoire de la science fiction, que peut-on dire véritablement de celui-ci, en tant qu’œuvre ? Certes, cela fait longtemps que celle-ci est louée pour ses innombrables qualités mais combien de soit disant chef d’œuvres, que cela soit dans le domaine de la littérature, du cinéma ou de la musique, sont reconnus en tant que tel mais sont, soit difficiles d’accès, soient, après coup, laisse des impressions mitigées du genre « ah, finalement, ce n’était que ca ? ». Alors forcement, une question semble s’imposer d’elle-même : que vaut pour le lecteur moderne, c'est-à-dire, celui de 2010, les robots ?

Tout d’abord, il est bon de rappeler que ce premier volume du cycle est en fait un recueil de 9 nouvelles, plus ou moins longues et dont voici la liste : « Robbie », « Cycle fermé », « Raison », « Attrapez-moi ce lapin », « Menteur ! », « Le petit robot perdu », « Evasion ! », « La preuve » et « Conflit évitable ». Par le biais de celles-ci, pas forcement écrites dans l’ordre proposé, Asimov nous montre l’évolution des robots au sein de la société humaine, des premiers modèles, tout juste bon a servir de nounous pour enfants dans « Robbie », a Byerley qui deviendra coordinateur de la fédération planétaire et que l’on retrouve dans « La preuve » et « Conflit évitable ». Ces mêmes nouvelles sont à séparer en deux catégories, celles où intervient directement le docteur Suzan Calvin, la robopsychologue, et les autres, où sont mis en avant deux ingénieurs de l’US Robot, Powell et Donovan. Mais dans un cas comme dans l’autre, Asimov utilise, en plus de son fil conducteur qu’est l’interview du docteur Calvin, le même procédé : un problème survient sur un ou plusieurs robots et les protagonistes essayent d’y remédier par la réflexion et la logique, en sachant qu’a chaque fois, l’un des aspects des lois de la robotique sont mis en cause par tel événement qui les contredit et rend, en quelque sorte, un peu « détraquer » le robot en cause qui ne sachant plus quoi faire, se met a agir « bizarrement » au regard de sa programmation. Le fait que ce procédé revienne sans arrêt peut a première vu rebuter les plus perplexes d’entre nous, qui pourraient craindre que l’ennuie ne survienne assez rapidement, or, il n’en est rien et c’est là, il me semble, la grande force d’Asimov en nous offrant par le biais de nouvelles, des textes inventifs, forts bien choisis, a la logique imparable quant à ses implications et ses conclusions, mais aussi, parce que l’on pourrait appeler un certain sens du génie pour ce qui est de l’anticipation pure, en particulier dans l’évolution humaine/robot.

Bref, ceci étant dit, l’on pourrait croire que l’on pourrait se jeter les yeux fermés dans la lecture des robots ; pourtant, quelques petits avertissements me semblent s’imposer : tout d’abord, il faut se remémorer que ces nouvelles ont été écrites il y a une soixante d’années, et que le style, a forcement vieilli ; certes, cela reste largement lisible, mais les lecteurs modernes, peu habitués de la chose, pourront y trouver à redire. De même, ne vous attendez pas a des personnages fouillés, charismatiques et travaillés au possible ; ceux-ci sont a peine esquivés, voir, pour certains, stéréotypés, mais bon, sachons se remettre dans le contexte de l’époque : on n’allait droit au but dans les années 40 et 50 et l’on ne perdait pas de temps en délires descriptifs et autres états d’âmes. Ainsi, si vous êtes un adolescent mordu de cycles de 10 volumes composés de tomes de 700 pages chacun, vous risquer de tiquer légèrement avec les robots. Mais cela serait dommage de ne pas découvrir une telle œuvre, qui elle, accessoirement, restera dans l’histoire. Alors, si vous n’avez pas peur de lire de la SF « old-school », je ne saurais trop que vous conseiller la lecture des robots, tant par son coté historique, son importance, mais aussi, et surtout, pour ses qualités, ce qui reste tout de même le plus important.

vendredi 13 août 2010

PEARL HARBOR


PEARL HARBOR

Amis depuis la plus tendre enfance, Rafe McCawley et Danny Walker sont deux brillants pilotes de l'armée de l'air américaine. La Seconde Guerre mondiale a commencé, mais les Etats-Unis n'ont pas encore engagé les hostilités. Rafe succombe bientôt au charme d'Evelyn Johnson, une jeune infirmière. C'est le coup de foudre. Mais ce dernier part combattre aux côtés des Britanniques. Evelyn et Danny sont, quant à eux, transférés sur la base américaine de Pearl Harbor. La paisible existence de ces deux jeunes gens bascule lorsqu'ils apprennent la mort de Rafe. Evelyn partage son chagrin avec Danny et un amour naît de leurs confidences. Rafe est pourtant vivant. En cette journée du 7 décembre 1941, les retrouvailles et les explications vont devoir être reportées à plus tard : au même moment, près de 200 bombardiers japonais surgissent dans le ciel d’Hawaï pour une attaque surprise.

Je n’y crois pas ! J’ai osé ! Oui, tout en ayant parfaitement conscience que je risquais tout simplement ma santé mentale, tout en sachant pertinemment ce qui m’attendais, et même, malgré mes promesses faites depuis des années comme quoi jamais je n’oserais visionner ce long métrage, je l’ai fais. En mon âme et conscience, sans que l’on m’oblige, sans menaces, et sans en tirer aucune satisfaction particulière (mais comment cela aurait été possible, non mais vraiment…), oui, ce film, Pearl Harbor, était diffusé à la télé hier soir, et oui, mille fois oui, j’ai osé le regarder. Je savais ce que c’étais, je n’ai pas eu peur et, bien évidement, celui-ci a été largement conforme a ce que j’attendais de lui. Car non, je ne m’étais pas tromper a son sujet, loin de là, bien au contraire ; déjà, lors de sa sortie, la bande annonce avait suffi a ce que je me fasse une opinion, et hier, au bout d’une longue soirée, j’en ai eu, le plus naturellement du monde, la confirmation de celle-ci : car oui, encore mille fois oui, Pearl Harbor est ce que l’on appelle communément un NAVET !

Attention, ne vous méprenez pas sur les termes employés ! J’ai bien dit un navet et en aucune façon, un nanard. Ce n’est pas la même chose, bien au contraire. Et bien souvent, le non spécialiste peu éventuellement confondre les deux, ce qui est, ma fois, fort regrettable. Mais alors, quelles sont les différences entre un nanard et un navet ? Et bien, ce n’est pas bien compliqué : les premiers sont drôles, a leurs dépens, certes, mais drôles quand même, les seconds, et bien, pas du tout ! Oui, l’on peut rigoler d’un nanard, que cela soit de ses faiblesses scénaristique, de ses décors en carton pate, de ses acteurs mauvais comme un sou (et dont certains sont devenus cultes) ou, par exemple, de ses titres a la mord moi le nœud etc. Les navets, eux, sont bien souvent des œuvres (hum…) qui a la base, possèdent les moyens nécessaires pour, au pire, en faire un film potable, mais qui, pour de multiples raisons (scénario mille fois vu et revu, folie des grandeurs du metteur en scène, sujets a « risque » comme l’habituel patriotisme américain ce que l’on retrouve dans le cas qui nous préoccupe ici), loin d’être le soit disant « chef d’œuvre » annoncé, le fameux « gros truc de la mort qui tue », n’est finalement qu’un truc pompeux, dénué du moindre intérêt. Alors oui, je l’affirme haut et fort, je préfère donc mille fois revoir pour la énième fois un péplum à la Maciste que ce fameux Pearl Harbor, n’en déplaise a beaucoup qui ne comprendront pas forcement un tel choix.

Mais enfin, Pearl Harbor a ses inconditionnels, je n’en doute pas, et je suppose que si l’un d’eux tombe sur cette critique, il va surement faire des bonds, cependant, j’assume mes propos : oui, il s’agit d’un navet, et d’un gros par-dessus le marché. Pourquoi ? Oh, ce n’est pas bien difficile en fait, d’ailleurs, les éléments négatifs sont en si grand nombre que ce film peut presque devenir un cas d’école ; tout d’abord, l’ensemble des travers des productions de l’Oncle Sam sont là : cette « reconstitution » soit disant historique de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, qui décida l’opinion publique américaine a rentrer dans la seconde guerre mondiale se retrouve entaché, histoire d’intéresser un temps soit peu la ménagère de moins de 50 ans (contre qui je n’ai rien de personnel, je tenais à le préciser), d’un petit tringle amoureux du pauvre, une jeune femme venant semer légèrement la zizanie au beau milieu d’un jolie petit « couple » d’amis, qui, tout de même, sauront outrepassé leurs rivalités amoureuses afin de luter contre l’envahisseur nippon. Bien évidement, l’un devra mourir, accessoirement, le moins beau gosse des deux et si tout cela sent a pleins nez le réchauffé, rassurez vous, ce n’est pas du tout une impression. Ensuite, qui dit film de guerre, dit bien souvent, hélas, grand guignolesque, surtout lorsque le film est d’origine US : oh, qu’ils sont vaillants ces deux braves petits gars qui échappent aux tirs fourbes et cruels des japonais, qui ont le temps de monter dans des avions et qui, a eux seuls, se lancent a l’assaut de l’escadrille nippone, en descendant je ne sais combien d’entre eux au passage ; mais c’est normal, voyez vous, ce sont des américains, et comme dirait l’autre dans le générique d’un dessin animé de ma jeunesse (trouvez lequel) : « il n’a peur de rien parce qu’il est américain » ! Car entre le courage hors du commun, la quasi invulnérabilité devant les balles et la supériorité évidente face a l’ennemi, on aurait presque put croire, en regardant ce Pearl Harbor, que si les deux protagonistes principaux étaient prêts au combat avant l’attaque japonaise, celle-ci aurait échouée ! Mais ce n’est pas tout : qui dit film américain, dit bien entendu drapeau ! Ah, la bannière étoilée en veux tu en voila ; sous l’eau, suite a l’attaque, fièrement dressée au vent, pour la revanche, et sur un cercueil, a la fin : quelque part, dans le cinéma hollywoodien, l’on peut dire sans exagérer que le drapeau US est un acteur a part entière, en tout cas, celui qui a tourner dans le plus grand nombre de films ! Et puis, la preuve finale des travers de nos amis américains : le film s’intitule Pearl Harbor il me semble, alors pourquoi donc le prolonger jusqu’à la riposte US sur le Japon ? Volonté de ne pas finir sur une note défaitiste (pourtant, au bout de soixante ans, on connaît un temps soit peu la suite de l’histoire…) avec une humiliante déroute américaine ? Je ne vois que cela comme explication.

Alors, certains me diront que Pearl Harbor n’en reste pas moins un film spectaculaire, que les scènes de l’attaque nippone sont à couper le souffle, etc. etc. Mouais, je l’avoue, celles-ci ont de la gueule, un peu comme celle du débarquement dans Il faut sauver le soldat Ryan (un autre navet ? Oh, je n’oserais pas… quoi que ?), mais en toute franchise, ouvrez un peu les yeux : évidement qu’elles sont spectaculaires, nous sommes en l’an 2000 tout de même ; ce qui aurait été grave, c’est qu’elles ne le soient pas ! Après tout, la technologie aidant, et avec un budget conséquent, la moindre des choses est qu’au moins, les scènes de combats en jettent. Mais même ainsi, est ce suffisant pour sauver le film du naufrage ? Non, a mes yeux, pas le moins du monde : un film, ce n’est pas seulement de l’esbroufe, il faut un contenu, une âme et pas uniquement des paillettes et des cascades spectaculaires, et sur ce point, Pearl Harbor est plus proche du vidéo-clip que du long métrage.

C’est donc pour toutes ces raisons, qu’incontestablement, pour moi, Pearl Harbor est un magnifique navet. Je sais pertinemment que la frontière entre navet et nanard est parfois bien mince, mais dans le cas présent, il n’y a pas de doutes à avoir. D’ailleurs, une seule scène nous le prouve : celle où un Roosevelt, excédé devant la pleutrerie de ces conseillers et de son Etat majors, dans un grand moment d’émotion se lève (sic !!!) de son fauteuil roulant et se met debout, en disant un truc dans le genre « si je peux le faire, vous pouvez le faire »… enfin à peu près ca. Personnellement, il faut le voir pour le croire tellement c’est ridicule, mais bon, depuis un certain Independance Day (Le navet par excellence) où un Président des USA montait a bord de son chasseur a réaction pour aller affronter les envahisseurs extraterrestres, plus rien ne m’étonnes dans le cinéma. Alors, pendant que l’on laisse ce pauvre Roosevelt se retourner dans sa tombe, une seule chose me vient à l’esprit alors que je conclue cette critique : « et le pire, c’est que ca marche ! ». Oui, c’est cela le pire…

dimanche 8 août 2010

WHATEVER WORKS


WHATEVER WORKS

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l'autre. Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit. Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman...

Bon, avant d’aller plus loin, que tous ceux qui ne supportent absolument pas le moins du monde Woody Allen passent leur chemin, ce film n’est pas pour vous. Pourquoi, et bien tout simplement pour la simple et bonne raison que Whatever Works est l’un des derniers et énièmes films du réalisateur juif new-yorkais préféré des intellectuels français. D’ailleurs, pour être tout a fait franc, il y a encore quelques années, j’aurais également passé mon chemin, sans aucune discussion possible (chose un peu concon dite ainsi puisque ce blog étant le miens et puisqu’y écris 99,99999% des articles publiés au jour d’aujourd’hui, j’ai forcement vu ce film, donc, je ne pouvais pas passer mon chemin, mais bon, je crois que je divague littéralement là… c’est grave docteur ?), mais ma femme m’ayant fait découvrir quelques films de celui-ci (Woody Allen), ce qui dans sa famille est une chose obligée, j’ai depuis largement révisé mon opinion a son sujet, enfin pas entièrement puisque je le trouve toujours aussi moche mais bon, la n’est pas le problème. Bref, mais je ne sais plus trop où j’en suis, les autres, ceux qui aiment le père Woody, ne passez pas votre chemin, faites comme moi et installez vous confortablement devant votre téléviseur, ou vous voulez (personnellement, rien de tel à mes yeux que mon lit, l’oreiller légèrement surélevé, l’extase totale quoi !), et lancez vous donc dans cet énième (mais combien en a-t-il fait le bougre ?) film de Woody Allen (qui, pour ceux qui ne suivraient pas, tourne actuellement a Paris avec une certaine Carlita, la femme de qui vous savez… oui, je sais, c’en est à mourir de rire).

Bon, des le départ, le ton est donné lorsque le personnage principal, un vieux soit disant génie qui parcourt le film dans des tenues improbables, suite a une discussion avec ses, hum, comment dire, amis, connaissances, gars qui passaient par la, se tourne vers la caméra, c'est-à-dire, l’écran, et ce met à… nous interpeller, se lançant dans un long monologue, nous prenant a partit et abordant ainsi le sujet principal du film, sa fameuse histoire qu’il à a nous raconter. Ca commence de façon loufoque ? N’ayez crainte, cela sera ainsi pendant tout le film ; après tout, il est bien stipulé sur l’affiche que nous avons à faire a une comédie, n’est ce pas, donc… Et sincèrement, si vous souhaiter passé un agréable moment, si vous voulez rigoler, si les élucubrations d’un vieux aigris egocentrique vous attirent, si l’amour juif new-yorkais ne vous fais pas peur, si vous êtes prêt a croire qu’une jeune fille issue d’un trou perdu du fin fond de la Louisiane est prête a tomber amoureuse de ce même vieux aigris et egocentrique, si vous voulez voir des ménages a trois, des changements d’orientations sexuels de la part de conservateurs purs et durs, bref, si vous aimez, ou n’ayez pas peur des films de Woody Allen, alors, incontestablement, Whatever Works est fait pour vous… si ce n’est pas le cas, et bien, c’est simple, vous savez ce qu’il vous reste a faire : passez donc votre chemin.

L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS


L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS

Avec sa troupe de théâtre ambulant, « l'Imaginarium », le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...

Je suis perplexe. Même quatre jours après avoir vu ce film, l’Imaginarium du Docteur Parnassus, je ne sais toujours pas si je l’ai aimé ou non, ce qui, en toute franchise, ne m’arrive pas tous les jours. Bon, prenez une œuvre, n’importe laquelle, que cela soit un film, un roman, un disque, n’importe quoi pourra parfaitement faire l’affaire, même un obscur épisode de Louis la brocante : on peut aimer, détester, adorer, trouver cela génial, a gerber, moyen, passable, avec des qualités et des défauts, mais au final, ce qui est sur, c’est que l’on a une opinion sur celle-ci ; cette évidence, a ma grande stupéfaction, n’a pas fonctionner avec le dernier long métrage en date de Terry Gilliam. Cela avait commencé lors du générique de fin, mais a ce moment là, je m’étais dit qu’avec une nuit de sommeil et un peu de recul, j’allais y voir plus clair. Allons bon, ce ne fut pas le cas, et nous en sommes maintenant a quatre jours passés, et je ne suis pas encore arrivé à me faire une opinion précise sur cet étrange Imaginarium du Docteur Parnassus. Alors, que faire ? Le revoir rapidement, afin de m’en faire une idée précise ? Franchement, cela ne me tentes guère, ce qui pourrait signifier que celui-ci ne m’a pas vraiment plut. Bon, ce n’est pas une bonne nouvelle pour le film, mais au moins, c’est déjà un début d’opinion : voilà, je ne l’ai pas aimé. Et bien non, en fait, je ne peux même pas affirmer cela. Là, franchement, cela devient inquiétant. Oui, je suis perplexe, très perplexe même.

Alors oui, l’Imaginarium du Docteur Parnassus est un film maudit, des le départ ; a des problèmes financiers importants, Terry Gilliam dut faire face a un autre impondérable, la mort de l’un de ses acteurs principaux, Heath Ledger, décédé début 2008, ce qui, dans de nombreux cas, aurait ni plus ni moins été fatal quand au sort de ceux-ci, c'est-à-dire, que tout aurait été annulé. Contre vents et marrés, pourtant, l’ex-Monty Python alla jusqu’au bout afin de conclure son long métrage, bénéficiant de l’aide (car oui, dans ce cas là, on peut dire que ce fut le cas) de Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law, remplaçants chacun le personnage joué par Ledger en certains moments de l’intrigue, permettant ainsi de conclure, par une pirouette scénaristique, de conclure les scènes non tournées jusque là. Bref, vous l’avez compris, on ne peut pas dire qu’à la base, l’Imaginarium du Docteur Parnassus fut vraiment aidé par le sort, et que rien ne s’annonça aussi facile que prévu. Or, soyons franc car tout ceci sert un peu, pour certains, d’excuse quant a la relative déception finale quant à cette œuvre, et remettons les choses en place : les problèmes d’argent, soit, cela n’aide pas, mais quand au voit certains chef d’œuvres réalisés avec peu de moyens, cela relativise un peu les choses ; la mort de Ledger, oui, sacré coup, mais son remplacement fonctionne plus ou moins bien d’un point de vu scénaristique (même s’il aurait mérité d’être un peu plus expliqué, cela n’aurait pas fait de mal d’ailleurs). Bref, oui, tout cela n’a pas aidé, mais le problème principal est probablement ailleurs, et quelque part, il est d’ordre différent : regarder un peu les derniers films de Gilliam, Les frères Grimms par exemple…hum, rien de bien transcendant en comparaison avec Brazil, forcement, voir même L’armée des 12 singes. Voudrais-je dire par la que Terry Gilliam a perdu le feu sacré, qu’il n’est plus capable de nous sortir un grand film ? Pas forcement, mais disons que depuis quelques années, il a du mal, indéniablement, et cet Imaginarium du Docteur Parnassus en est évidement la preuve éclatante.

Car malgré une intrigue plutôt accrocheuse, du moins suffisamment mystérieuse pour que l’on plonge dedans, malgré des acteurs inspirés, certains effets ma foi assez réussis, et quelques moments de folie et autres bizarreries bienvenus, l’ensemble ne fonctionne pas, ou très peu, que par moments même. On est là à des années lumières de Brazil et de L’armée des 12 singes, les deux références pour moi de Gilliam, et cela se voit, se sent, et franchement, déçoit. Car la qualité, que l’on espérait au rendez vous, n’est pas là, ou pas toujours, et c’est tellement dommage au vu du potentiel que je ne peux me dire qu’il y en ressort indéniablement un certain gâchis, une impression de « peut mieux faire ». Gilliam aurait peut être dut aller beaucoup plus loin dans la loufoquerie, éviter les simplistes clichés de la fille qui rêve d’une simple petite vie normale avec un mari, des enfants et des meubles IKEA dans un pavillon de banlieue, il aurait dut, également, pousser plus loin la rivalité entre ce bon docteur et le Diable, ces paris sans fin etc. Bref, quelque part, le potentiel était là, on sentait qu’il y avait de quoi faire un bon film, d’où une relative déception.

L’Imaginarium du Docteur Parnassus, pourtant, se regarde facilement du moins, si l’on n’est un habitué du réalisateur, car pour les autres, c’est une autre affaire, forcement. Et malgré la déception, qui tient plus au fait que l’on était en droit d’attendre bien plus au vu du potentiel initial de l’œuvre, au final, il est difficile de se faire une véritable opinion : bien, pas bien, moyen ? Impression curieuse en tout cas que fut la mienne : j’ai accroché a l’intrigue mais pas tant que cela, j’ai aimé les protagonistes mais les ait parfois trouvé creux voir stéréotypés, la loufoquerie était la mais pas tant que ca finalement, le visuel de l’univers proposé m’attirait, indéniablement, mais il manquait un petit quelque chose pour que cela soit parfait. Oui, probablement le problème de ce film : il manquait le petit plus qui aurait fait que cet Imaginarium du Docteur Parnassus aurait été, tout simplement, un bon film.

LE CYCLE DE FONDATION : TERRE ET FONDATION


LE CYCLE DE FONDATION : TERRE ET FONDATION

La Terre. Tout porte à croire que le légendaire berceau de l'humanité se trouve au cœur d'un vaste plan à l'échelle galactique, destiné à garantir en coulisses la pérennité de la civilisation : une synthèse parfaite entre le matérialisme de la Première Fondation et le mentalisme de la Seconde, mise en œuvre par une mystérieuse puissance. Mais comment trouver une planète que beaucoup croient mythique, et dont toute trace a inexplicablement disparu des archives galactiques ?

Terre ! Terre ! Plus que jamais, la quête de la Terre, notre bonne vieille Terre, est le cœur principale de l’intrigue de ce dernier volume du Cycle de Fondation, et bien entendu, c’est donc a un long et périlleux voyage à travers la Galaxie qu’Isaac Asimov entrainera ses lecteurs dans un long récit, bien différent de part le fond et la forme, ce qui était déjà le cas dans le tome quatre, de la première partie du cycle. Un roman étonnant donc de prime abord, mais pas uniquement dans son style d’écriture, forcement différent des débuts comme je l’avais déjà dit lors de la critique de Fondation foudroyée, mais aussi de part ses implications quant au nœud narratif du cycle dans son ensemble, c'est-à-dire, la remise en cause claire et nette de la fameuse psychohistoire et du célèbre Plan Seldon, rien que ca ! Ainsi, c’est pour ses raisons, et quelques autres, que ce tome final, depuis sa parution il y a une vingtaine d’années, fait débat dans la communauté des fans de l’univers crée par Asimov, les déchirant parfois, les uns trouvant que celui-ci conclue bien le cycle, d’autres détestant tout bonnement, les derniers, dont je fais parti, étant un peu partagé, que cela soit dans un sens comme dans l’autre. Pourquoi donc ? Je vais essayer de vous l’expliquer sans faire de révélations de l’intrigue qui pourraient forcement gâcher le plaisir de la découverte aux nouveaux lecteurs, ce qui, il me semble, n’est pas chose aisée.

Indéniablement, depuis les débuts du cycle de Fondation, et au fur et a mesure que celui-ci avançait, que pouvait donc attendre le lecteur lorsqu’il arriverait a la dernière page du dernier tome ? Et bien, cela peut paraître d’une simplicité enfantine mais comme souvent, il est inutile de chercher les complications puisque toutes ces milliers de pages couvrant l’histoire de la Fondation ne laissaient entendre, comme conclusion logique, que l’on parvienne a la fin a ce fameux et tant attendue second Empire Galactique annoncé par le maitre absolu de la psychohistoire, Harry Seldon. Or, et on l’avait compris des le final du quatrième tome, les choses ne seront pas aussi simples que cela. Et le début de Terre et Fondation, malgré les nombreuses interrogations de Golan Trevize, l’homme qui « choisis », lui-même ne sait pas trop pourquoi, Galaxia, le lecteur se doute bien que le plan Seldon est de plus en plus de l’histoire ancienne, du moins, tel qu’il fut annoncé des le départ. Et justement, c’est la que le bas blesse fortement pour certains, et les décennies d’écart entre la première partie du cycle et la seconde y sont pour beaucoup : indéniablement, a la base, lorsqu’Asimov « conclue » son cycle de Fondation tel qu’il aurait dut en rester la, c'est-à-dire, avec Seconde Fondation, les dernières pages promettaient l’avènement, dans le futur, de ce fameux second Empire Galactique. C’était, a ce moment là, une évidence que personne ne peut remettre en cause. Or, des les premières pages de Fondation foudroyée, le plan Seldon et la psychohistoire sont tout simplement remis en cause tant par la première que par la seconde Fondation, et l’on nous annonce qu’une troisième force agirait dans l’ombre, force que, on le comprend à la fin du volume, n’est pas Gaïa (bref, on se retrouve avec une quatrième alors). Et rien que pour cela, bon nombre de lecteurs crièrent au sacrilège, position renforcée, forcement, par le dernier volume, qui va beaucoup plus loin dans la remise en cause du postulat initial. Le problème c’est que l’on ne peut s’empêcher de se demander comment l’auteur aurait conclu son cycle s’il l’avait poursuivie sans aucune interruption ? Le second Empire Galactique aurait-il vu le jour comme annoncé ? Fort probablement car l’Asimov des années 80, plus vieux et malade, n’était plus le même, ce qui se comprend, que celui des années 50, d’où, probablement une vision différente des choses, peut être un plus grand pessimisme parfois envers une espèce humaine qu’il ne voit plus survivre en tant qu’espèce individuelle en tant que telle. Cela donna Gaïa, et bien sur Galaxia, la quête de la Terre, la chute, en quelque sorte, de la psychohistoire et du plan Seldon, mais aussi, toutes ces discussions métaphysiques qui parsèment les six cent et quelques pages de Terre et Fondation. Car l’on discute énormément dans ce cinquième volume, bien plus que précédemment d’ailleurs, et toujours avec les mêmes protagonistes : Trevize, l’homme sur qui tout repose, uniquement parce qu’il est censé avoir de bonnes intuitions (rien que ca remet immédiatement en cause la psychohistoire), cynique, obtus et qui essaye de comprendre son choix, opposé a Joie, issue de la planète Gaïa, donc, en faisant partie de façon intégrale, avec, au milieu pour essayer de tempérer les choses, l’érudit Pelorat. Et ces discussions, qui reviennent en permanence, souvent de façon bien trop répétitives, ce qui laisse penser que l’auteur aurait bien put nous sortir un ouvrage un peu plus court, occupent facilement les deux tiers de l’œuvre, rien que ca. Et cela, forcement, cela peut lasser, d’ailleurs, ce fut mon cas au début.

Mais malgré tout, et avec du recul, indéniablement, je considère que, malgré des défauts et une longueur pas forcement nécessaire, ce Terre et Fondation est une bonne conclusion pour le cycle. Certes, et je ne m’en cache pas, j’aurais souhaité, finalement, que l’on aille jusqu’à l’avènement de ce fameux second Empire Galactique dont on nous avait tellement rabattu les oreilles ; cela ne sera pas le cas, a la place, on aura autre chose, mais chut. Inutile d’en dire trop. Car si le lecteur pouvait avoir ses propres espoirs quant a une conclusion qui lui aurait davantage plu, il est indéniable que celle proposer par Asimov, est tout de même assez magistrale, et d’ailleurs, complètement inattendue ; franchement, l’effet de surprise fonctionne parfaitement, et bien malin aurait été celui qui se serait, avant coup, douter des tenants et des aboutissements de celle-ci. Mais plus que nous surprendre, il faut reconnaître qu’avec ce final, Asimov réussis le tour de force de le crédibiliser, en rejetant, du même coup, presque tout ce que ce a quoi on s’attendait depuis le début du cycle, tout en le liant au passage, a tous ses autres cycles, que cela soit celui des Robots, Trantor etc. Car il est bon de rappeler pour les novices que chez Asimov, l’on pourrait considérer qu’il existerait un seul et unique grand cycle, pas forcement écrit dans l’ordre (bien au contraire) et qui irait de La fin de l’éternité a Terre et Fondation.

Terre et Fondation surprendra indéniablement le lecteur qui sera arrivé jusque là, tant par ses différences que par tout ce qu’il remet en cause jusque là. Certains l’aimeront, d’autres non, mais il est évidant qu’au final, on se retrouve avec un excellant roman, qui n’ira peut être pas dans le sens attendu au début, mais qui conclue fort excellemment le cycle de Fondation, et l’œuvre d’Asimov dans son ensemble. Et même ceux qui, au court de la lecture, auraient parfois trouvé lassant les innombrables prises de têtes entre Trevize et Joie devront admettre que, parfois, celles-ci avaient un certain charme. Idem pour ce qui est des révélations finales : que n’ais je entendu que celles-ci étaient exagérées, qu’Asimov avait cette fois ci été bien trop loin. Franchement, le pire, c’est que cela fonctionne d’une façon plus qu’éclatante, le tout étant d’une logique implacable ; un exemple ? Les fameuses interrogations de Golan Trevize quand à la faille du Plan Seldon, pourtant d’une simplicité enfantine. Comme lui, je me suis demandé pendant deux tomes complet de quoi il s’agissait, et finalement, lorsque l’homme de Terminus trouva la solution, cette fameuse « loi » obligatoire pour que le plan Seldon soit valable (un peu comme les lois de la robotique, qui auront également leurs places), elle m’apparut comme tellement évidente que je ne put m’empêcher de me dire que n’importe qui de censé y aurait pensé par lui-même ; ce qui ne fut le cas de personne, moi y compris.

Terre et Fondation a ses détracteurs, indéniablement, mais au final, il me semble qu’il conclu fort bien un cycle tout bonnement légendaire, que tout amateur de SF se doit de lire au moins une fois dans sa vie. Certes, l’on pourrait trouver à redire quant a ce cinquième tome, mais cela reste une affaire de gouts personnels mais aussi d’acceptation de remise en cause des faits établit et des attentes initiales. Mais malgré les opinions souvent contradictoires vis-à-vis de ce dernier tome du cycle, il me semble évidant que Fondation, quoi qu’il en soit, est un monument de la littérature fantastique du vingtième siècle, tous genres confondus. Et je ne pense pas exagéré énormément en affirmant cela…
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