dimanche 26 septembre 2010

FROM HELL


FROM HELL

En 1888, à Londres, dans les rues mal famées du quartier de Whitechapel, un tueur en série, surnommé Jack l'Eventreur, rôde. D'une étonnante précision, ce mystérieux personnage éventre, la nuit tombée, des prostituées. C'est ici qu'entre en scène l'inspecteur Fred Abberline. Cet agent de Scotland Yard comprend rapidement que ces crimes procèdent d'une mise en scène élaborée et supposent un « doigté » d'artiste, un sang-froid à toute épreuve et de solides connaissances en anatomie. Le policier, intuitif et visionnaire, dresse patiemment le profil de ce meurtrier hors normes et parvient à gagner la confiance de Mary Kelly, une jeune prostituée. Celle-ci va l'aider à résoudre cette périlleuse enquête.

Je dois reconnaître, avant de me lancer dans le vif du sujet que From Hell est peut être l’un des films, que dis-je, à coup sur le film que j’ai le plus visionner au cours de ces dix dernières années. Et paradoxalement, je n’avais jamais eu l’occasion d’en écrire sa critique et ce, même si depuis que ce blog existe, fin janvier 2008, j’aurais put le faire deux fois avant aujourd’hui. Mais bon, dans les débuts du Journal de Feanor, je me contentais, pour ce qui est du cinéma, des films vus sur grand écran (pourquoi ? Allez donc savoir, moi-même je ne me comprends pas toujours…). C’est donc pour ces deux raisons, que quelque part, la critique de ce film manquait indéniablement sur ce blog ; après tout, sans que ce soit le film de la décennie écoulée, loin de là une telle idée, quand on le regarde, et toujours avec le même plaisir, détail de prime importance et plutôt rare, au moins six ou sept fois, c’est que, quelque part, celui-ci a un petit quelque chose de marquant, et cela, je ne peux le nier.

From Hell, avant toute chose, n’est en fait que l’adaptation de la bande dessinée du célèbre auteur britannique Alan Moore. Ceci étant dit, je dois reconnaître deux choses qui a mon avis ont son importance dans la critique qui suit : tout d’abord, lorsque le film est sortit dans le déjà fort lointain mois de janvier 2002, je n’en savais rien et accessoirement, je n’appris ce fait que bien plus tard. A cela s’ajoute le fait que, en plus d’avoir découvert cette histoire par le biais du film, je n’ai jamais eu l’occasion de lire la BD, d’où le manque de repères non négligeables entre les deux œuvres. Ainsi, pour ce qui est de la critique, je me contenterais du matériel cinématographique et que les fans de la bande dessinée me pardonnent par avance mon manque de connaissance quant à celle-ci ; d’ailleurs, au passage, il me faudrait bien qu’un de ces jours, je m’y mette. Mais même sans l’avoir lu, je ne peux néanmoins en faire une totale abstraction, ne serais ce que connaissant le talent indéniable de son auteur, le génialissime Alan Moore.

A première vue, From Hell, pour les néophytes purs et durs, ne serait qu’une énième œuvre sur le célèbre Jack l’éventreur, ce tueur en série qui resta dans l’histoire pour ses meurtres rituels de prostituées dans les taudis du Londres de la fin du dix neuvième siècle. Un tueur qui, au demeurant, encore aujourd’hui, voit son identité être l’enjeu d’une multitudes d’experts de la chose plus ou moins sérieux et où naissent des hypothèses parfois fort pertinentes et troublantes, mais aussi complètement rocambolesques. Celle qui nous intéresse dans ce film, où plutôt, celle duquel Alan Moore s’inspira pour écrire son histoire (on va y arriver) et l’une des plus connues du grand public et selon son auteur, Stephen Knight, Jack l’éventreur ne serait en fait qu’un certain Sir William Gull, Médecin Royal de son état et qui aurait agis par vengeance suite a la liaison du petit fils de la Reine Victoria avec une prostituée, liaison d’où serait née une enfant. Sans rentrer dans les détails (je vous invite a la rigueur, si vous ne connaissez pas cette hypothèse, a vous renseigner sur le net, il existe tout un tas de sites sur le sujet), je me contenterais de dire que celle-ci, de part ses implications a souvent les faveurs du public (toujours friand, et je m’y inclus) de complots en tout genres, mais qu’elle n’en est pas moins fort décriée par les experts. Mais bon, comme de toute façon, il est quasiment certain que l’on ne connaitra jamais la véritable identité de ce fameux Jack l’éventreur, cela n’a pas une grande importance, surtout qu’au moins, cette hypothèse à donner un excellent scénario à Alan Moore, et donc, par ricochet, au film qui nous intéresse aujourd’hui.

Mais ce film, justement, quant en est-il ? A la lecture de multiples critiques sur le net, j’ai put constater que les avis sont multiples mais assez radicaux, dans les deux sens : certains on adorés, d’autres, tout simplement détestés. Et il est amusant de noter qu’une bonne partie de ceux-ci ont, justement, lu la BD avant de voir le film. Et moi, quel est mon avis ? Forcement, vous vous doutez bien que si, au fil de cette décennie écoulée, j’ai visionné From Hell a de multiples reprises, c’est que celui-ci m’a plut… ou alors, c’est que je suis complètement maso, mais je vous rassure, ce n’est pas le cas. Alors certes, nous sommes loin de nous trouver devant un chef d’œuvre impérissable, et je me doute bien que le format cinématographique et le calibrage hollywoodien a dut agacer les amateurs de l’œuvre originale. De même, personnellement, j’ai déjà vu notre sympathique et indémodable Johnny Depp dans des rôles plus marquants. Mais même ainsi, il y a tout un tas de petites raisons qui ont fait que, des la première fois que j’ai vu ce film, et cela continue encore maintenant, je ne peux pas m’en lasser et que le plaisir ressentit est toujours égal : tout d’abord, oui, Johnny Depp a déjà eut des rôles plus marquants dans sa carrière, mais j’adore cet acteur et je trouve que, sans être transcendant, son rôle d’inspecteur désabusé par les drames de la vie qui se perd petit a petit dans la drogue et qui utilise ses curieuses visions pour ses enquêtes lui va a ravir. Un autre que lui aurait été ridicule dans la peau de l’inspecteur Abberline, lui, on le croirait fait pour lui. Mais les autres acteurs ne sont en reste, en commençant par la charmante Heather Graham et sa rousseur enchanteresse mais aussi et surtout le sombre et nettement déranger Docteur Gull (Ian Holm) que l’on trouve tout a fait charmant au début mais que l’on voit, scènes après scènes, sombrer de l’autre coté. Et puis, il y a l’ambiance, cette Angleterre Victorienne, cette ville, Londres, avec son coté glorieux (la Reine, la noblesse, les bourgeois, les francs mâcons) et son coté obscur, que l’on dissimule mais qui n’en est pas moins majoritaire et réel : les taudis, l’extrême pauvreté pour ne pas dire la misère, le mépris des étrangers (forcement, un tel meurtrier ne peut être un anglais voyons !), celui des femmes, les prostituées que l’on ne nomme pas mais qui n’en existent pas moins. Et c’est ce Londres là que l’on parcourt tout au long du film, avec quelques incursions ponctuelles de l’autre coté du miroir, dans ce monde de gentlemans ou l’on exhibe des soit disant monstres de foires (Joseph Merrick) et où œuvrent des sociétés secrètes, ce Londres sombre, sale, dangereux, ou la mort rode de multiples façons, ce monde où des femmes sont massacrées, mais ce ne sont que des prostituées, ou les étrangers sont accusés, mais ce ne sont que des juifs, ce monde qui semble presque être en permanence sous une nuit perpétuelle.

Alors oui, certains pourraient trouver à redire sur certains points du film, sur certaines scènes, visiblement surjouées, et sur les différences avec l’œuvre originale, mais cela, je ne pourrais en juger. Mais quoi qu’il en soit, a mon avis, From Hell n’en reste pas moins un très bon divertissement, qui saura vous captiver de bout en bout, vous faire trembler tel un excellent polar avec ce petit coté dépaysant qu’est le Londres de l’époque victorienne, presque un personnage a lui tout seul tant l’ambiance de la ville sur ses habitants est pesante et omniprésente. Alors, n’allez pas non plus chercher la vérité absolue quant à l’identité de Jack l’éventreur dans ce film et contentez vous de prendre From Hell pour ce qu’il est avant tout : un excellent divertissement, ce qui, par ailleurs, est déjà pas mal.

samedi 25 septembre 2010

La Nouvelle Revue de l’Histoire N°50 : Vichy, le temps des énigmes


Ce n’est bien entendu pas la première fois que je vous parle de la Nouvelle Revue de l’Histoire (NRH pour les intimes), cette revue qui ne plait pas forcement a tout le monde car très fortement politiquement incorrect (ce qui, accessoirement, n’est pas plus mal en ce bas monde où tout le monde il est gentil et où personne n’ose dire ce qu’il pense de peur de déplaire), mais ce ne sera pas forcement non plus la dernière. Que l’on se dise, vu que ces derniers mois, j’ai enfin (après environ deux ans et demi d’hésitations et d’oublis) commencer a vous parler des revues que je suis habituellement ou que j’estime marquantes pour x raisons, je ne pouvais passer sous silence le cinquantième numéro de la NRH, anniversaire marquant s’il en est.

50 numéros, ce n’est pas rien quand on y pense, surtout pour une revue historique, genre plus développé que l’on ne pense de prime abord ; 50 numéros et environ huit ans d’existence a quelques mois près, numéros que je n’ai pas forcement tous achetés, loin de là (d’ailleurs, après coup, je le regrette surtout quand je pense a certaines bêtises que je me suis procurée sur la même période), mais qui ne m’ont jamais déçus. Car sans revenir sur le fond et la forme de ce magazine (pour cela, je vous renvoie a la chronique du précédant numéro), la Nouvelle Revue de l’Histoire est un bimensuel de fort bonne qualité, qui sort largement des sentiers battus officiels et qui, selon moi, mérite le détour.

Ainsi, l’achat de ce cinquantième numéro s’imposait le plus naturellement du monde à mes yeux. Cependant, un petit bémol s’impose après coup :

La Nouvelle Revue de l’Histoire
N°50, septembre/octobre 2010

Au sommaire :
VICHY
Le temps des énigmes
LES 50 DOSSIERS DE LA NRH
Une revue pas comme les autres
TURQUIE
La nouvelle politique de la Turquie
ENTRETIEN
Henry Laurens

Quel bémol ? Et bien, en fait, pour un cinquantième numéro, j’aurais peut être attendu plus pour marquer le coup que les quatre pages de couvertures des anciens numéros du magazine, d’où le contenu, comble de malchance, est à peine esquissé. Franchement, ce n’est guère enthousiasmant et plutôt décevant. Mais bon. Pour le reste, l’on retrouve sans surprise la qualité habituelle de la NRH avec ses dossiers plus ou moins longs, ses coups de gueule d’essais historiques, mais aussi ses coups de cœurs. Bien évidement, dans ce cinquantième numéro, le gros morceau est le régime de Vichy avec les habituelles interrogations qui peuvent tourner autour de celui-ci : comment est-il arrivé au pouvoir, qu’elles en furent les conséquences, qu’en fut-il de la collaboration d’Etat mais également, quel était l’état d’esprit d’une partie de l’intelligentsia française de l’entre deux guerres a l’égard de l’Allemagne. Vraiment intéressant même si Vichy n’est pas forcement mon sujet préféré de l’époque.

Bref, comme toute revue, et sur ce point, la NRH ne déroge pas a la règle, l’impression finale a beaucoup à voir avec le ce contenu. Cette fois ci, ce fut Vichy et cela éveillera particulièrement l’intention des amateurs. Par contre, je ne pourrais pas m’empêcher de ressentir une certaine déception due à un numéro d’anniversaire où celui-ci fut a peine abordé, et encore, pas d’une façon marquante.

dimanche 12 septembre 2010

PRINCESSE MONONOKÉ


PRINCESSE MONONOKÉ

Pendant l’ère Muromachi, au Japon, Ashitaka, le prince de la tribu des Emishis, est frappé d'une malédiction après avoir tué un dieu sanglier devenu démon. La chamane du village le dit condamné à devenir lui-même un démon. Il part dans le but de « porter sur le monde un regard sans haine », espérant y trouver la source de sa malédiction et un moyen de s'en débarrasser. Il se retrouve mêlé à une guerre entre les esprits de la forêt, animaux gigantesques et doués de parole (auxquels il faut ajouter San, la princesse Mononoké élevée par la louve Moro), et deux partis humains aux intérêts contradictoires : Dame Eboshi, dirigeante du village des forges qui souhaite détruire la forêt afin de permettre la prospérité à son peuple, et les samouraïs du seigneur Hasano, cherchant à dominer le village des forges car jalousant son fer.


Princesse Mononoké
Réalisation : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi
Production : Studio Ghibli, Tokuma Shoten, Nippon Television, Dentsu Music and Entertainment, Nibariki
Genre : Animation, Aventure, Drame, Fantasy
Titre en vo : Mononoke Hime
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Date de sortie : 12 juillet 1997
Durée : 134 mn

Casting :
Yōji Matsuda : Ashitaka
Yuriko Ishida : San
Akihiro Miwa : Moro
Yūko Tanaka : Dame Eboshi
Tsunehiko Kamijô : Gonza
Kaoru Kobayashi : Jiko
Sumi Shimamoto : Toki
Hisaya Morishige : Okkoto
Masahiko Nishimura : Kohroku

Mon avis : N’y allons pas par quatre chemins et disons le tout net : selon moi, ce film d’animation est à mon avis le chef d'œuvre d'Hayao Miyazaki. Voilà, la chose est dite ; au moins, ainsi, vous savez par avance ce que j’en pense. Sortie en 1997 juste avant le magnifique Voyage de Chihiro, mais pas avant le fatidique, pour certains, an 2000 (vous vous souvenez du fameux bug ?) dans nos vertes contrées, Princesse Mononoké est une œuvre qui comporte les thèmes de prédilection de Miyazaki : légendes traditionnelles du Japon, conscience écologique, lutte entre l'Homme et la Nature, refus du manichéisme... On y suit les aventures du jeune prince Ashitaka, banni de son village à la suite de l'infection étrange qu'il reçu en combattant un curieux démon qui s’était emparé d’un sanglier géant doué de parole. Partant pour un voyage dans le Japon médiéval afin de découvrir qui est à la source de cette malédiction, il rencontrera un moine étrange et cupide, la grande dame Eboshi qui est à la tête d’un village de mineurs et de forgerons mais qui possède des cotés pour le moins philanthropiques (on s’aperçoit que les femmes du village sont toutes d’anciennes prostituées rachetées par Dame Eboshi), ainsi que San, la fameuse Princesse Mononoké qui vit parmi les loups et lutte pour défendre la grande Forêt. Le but d'Ashitaka est de « regarder sans haine » comme il est dit dans l’histoire, et devant cette lutte entre deux mondes, celui des humains et celui de la nature, apparemment irréconciliable, il ne cherchera pas à privilégier un seul point de vue, essayant de les concilier, tache ardue s’il en est. Princesse Mononoké nous montre donc l'ascension de l'homme face aux puissances ancestrales de la Nature, sans pour autant que le réalisateur cherche à nous convaincre que l'humanité est destructrice et mauvaise. Car ici, nous ne sommes pas le moins du monde dans un Disney, encore moins dans un quelconque film hollywoodien type : si vous êtes un adepte inconditionnel du manichéisme, cette œuvre de Miyazaki n’est pas pour vous. Mais si vous êtes un écolo pur et dur, une certaine partie de son message ne vous plaira peut être pas… Point de manichéisme ? En effet, les hommes, eux aussi issus de la Nature sont pleins de ressources telles que le désir de progrès, l'entraide et la quête d'un avenir meilleur pour les plus démunis. En face, nous découvrons le monde des anciens esprits de la Nature, guidés par le magnifique Dieu-Cerf de la Forêt, qui ne comprennent pas les hommes qui détruisent la Forêt et ne semblent avoir aucun respect pour ces entités millénaires. Ainsi, la jeune San, qui elle aussi est pourtant une humaine, est prête à tout pour stopper l'expansion des hommes, un conflit qui finira par mener à une terrible guerre. Et au cours de l’avancée de l’intrigue, le spectateur se surprend à trouver des points positifs dans les deux camps opposés, ce qui est pour le moins étonnant et accessoirement, rare : certes, le message écologique est fort, et l’on y adhère fortement ; après tout, comment ne pas prendre fait et cause pour cette foret ancestrale, magnifique, où errent des animaux que l’on pourrait qualifier de primordiaux, des dieux et des créatures féeriques des bois ? Mais d’un autre coté, comment ne pas éprouver de la sympathie pour ces villageois, travailleurs, courageux et drôles, et pour cette Dame Eboshi charismatique en diable, comme bon nombre des protagonistes de cette histoire, qui sous ses airs de dureté propre a son statut de chef, est presque une « mère » pour les villageois. Où l’on voit que tout n’est ni blanc, ni noir, même s’il y a bien quelques « méchants », les fameux samouraïs d’un quelconque seigneur de la guerre local ainsi que les envoyés de l’Empereur, et que du coup, prendre parti pour l’un des deux camps n’est pas chose aisée. La Nature est la Nature et il faut la préservée, cela va de soit ; mais au détriment de la vie humaine ? Les choses sont loin d’être aussi simples et sur ce point, Princesse Mononoké fonctionne à merveille. Techniquement, car il est temps d’en parler, le film est une splendeur. Les décors réalistes et magnifiques nous plongent dans un univers historiquement exact et empreint en même temps d'un profond mysticisme. L'animation des personnages et des créatures est époustouflantes et de nombreuses scènes d'actions sublimes entretiennent une incroyable tension tout le long du film. La musique de Hisaishi (ah, cette bande son, l’une des meilleurs qu’il m’ait été donné d’entendre dans une œuvre d’animation… j’avais même acheté la BO a l’époque de sa sortie) est parfaite et possède un grand sens épique. Les personnages, que cela soit le jeune prince Ashitaka prêt a tout pour réconcilier deux camps que tout oppose, San, la fille-louve, extrémiste dans ses sentiments au départ mais qui ne peut renier sa nature humaine, coincée qu’elle est entre deux mondes mais qui n’en choisira pas moins toujours celui de sa « mère » ou Dame Eboshi dont je vous ais parler un précédemment, sont tous charismatiques au possible, y compris les second couteaux, villageois, le moine, mais aussi, car il ne faut pas les oublier, loin de là, les fameux « animaux primordiaux », Moro la divinité louve, le vieux sanglier aveugle Ottoko mais aussi le Dieu-Cerf qui reste peut être coït pendant tout le film mais qui n’en dégage pas moins, malgré son apparence, un charisme peu commun. Quant au scénario, celui-ci est un modèle du genre : profondément intelligent et philosophique, présentant dans toute sa complexité les rapports de l'esprit humain aux forces du monde. On est donc immédiatement frappé par le génie visuel de l'œuvre ainsi que par sa portée intellectuelle qui mène à une réflexion nécessaire et gigantesque. Princesse Mononoké est donc le genre d'œuvre que l’on n’oublie jamais car elle laisse une trace profonde dans l'esprit de celui qui la voit, donnant le sentiment d'avoir assisté à un spectacle fascinant de beauté, de rage et de noblesse des sentiments. La réflexion qui s'en suit a une portée infinie, tant elle est au cœur de tous ceux qui se sont un jour posé la question de leur place dans le monde et de la responsabilité humaine par rapport à la planète. Princesse Mononoké est donc un des plus grands témoignages culturels modernes du Japon, un film fondamental et merveilleux, l'œuvre d'un authentique génie, Hayao Miyazaki, que je recommande donc fortement a tous ceux qui aiment le merveilleux, la rêverie, l’onirisme propre a ces paysages proposés et tout bonnement exceptionnels, mais aussi, tous ceux qui ne voient pas que de façon manichéenne, ceux qui n’ont pas peur de réfléchir et qui aiment qu’une œuvre, quel quelle soit, soit un peu plus qu’un simple divertissement. Bien évidement, pour ceux là, Princesse Mononoké est fait pour vous. J’avais découvert cette œuvre il y a prêt de dix ans, lors de sa sortie en France et j’en étais presque tombé amoureux. M’étant procuré le DVD a l’époque, cela faisait un certain temps que je n’avais pas eu l’occasion de le revoir mais là, sincèrement (et en VO pour la première fois, c’est toujours mieux), je viens de passer une excellente après midi… c’était presque comme si je le découvrais pour la première fois. En toute franchise, et sans exagérer, Princesse Mononoké est un vrai chef d’œuvre.


Points Positifs :
- Une magnifique fable écologique mais qui ne tombe jamais dans le fascisme vert puisque les deux points de vus, celui de la nature et celui des humains, sont abordés de la même manière avec leur qualités et leurs défauts. Bien sur, il y a une préférence pour le premier mais sans que l’on tombe dans l’excès.
- L’histoire en elle-même est magnifique avec ce héros déchiré entre deux mondes et qui ne souhaite qu’une chose, les réconcilier, cette fille louve indomptable et cette femme qui se moque complètement des anciens dieux et de la nature mais qui s’avère être une vrai mère pour les siens. Bref, ici, nous sommes à des années lumières du manichéisme traditionnel.
- Des personnages charismatiques : que ce soit les trois que je viens de citer ou le simple villageois, que ce soit l’esprit de la forêt ou le chef des sangliers, tous possèdent un petit quelque chose qui les rend attachants.
- Graphiquement, c’est une pure merveille et entre ses décors enchanteurs, ses personnages attachants, ses animaux primordiaux et ses esprits de la forêt, nos yeux ne peuvent qu’être émerveillés.
- Une bande originale à la hauteur de l’œuvre, c’est-à-dire, sublime.
- La poésie indéniable qui se dégage de l’ensemble, certains passages étant tout bonnement enchanteurs.
- Sans nul doute le chef d’œuvre de Miyazaki, qui n’a pas prit une ride, deux décennies plus tard et qui se revoit, encore et encore, sans le moindre problème.

Points Négatifs :
- Si vous êtes totalement allergique au cinéma d’animation ou bien un fasciste vert (bah oui, les humains aussi ont leur place dans cette œuvre), alors, passez votre chemin.

Ma note : 10/10

mardi 7 septembre 2010

LA FIN DE L’ÉTERNITÉ


LA FIN DE L’ÉTERNITÉ

L'Éternité veille sur vous ! L'Eternité modifie le passé pour le bien de l'Humanité. Elle élimine les inventions dangereuses, avant même qu'elles n'aient été imaginées, et supprime dans l'œuf les apprentis tyrans. Andrew Harlan est un Éternel, chargé d'empêcher l'invention de la bombe atomique au XXème siècle. Au cours de sa mission, il rencontre la mystérieuse Noys Lambent. Cette dernière l'incite à comprendre que l'Éternité, en annihilant tout droit à l'erreur, finira par paralyser l'évolution de l'espèce humaine. Faut-il détruire l'Eternité ? Qui est réellement Noys Lambent ? De 1945 au XXIVème siècle, une véritable guerre temporelle éclate, opposant un homme aveuglé par l'amour et une communauté toute-puissante. Avec ce roman, Isaac Asimov s'offre le plus inattendu des préludes au cycle de Fondation.

Depuis sa première édition, en 1955, La fin de l’Éternité (avec un H majuscule puisqu’il s’agit d’une organisation) est un roman un peu a part dans la très longue et fournie production de l’écrivain américain d’origine russe, Isaac Asimov. S’il est effectivement bien moins connu pour le néophyte que des œuvres majeures comme Fondation ou Les robots, ce roman n’en est pas moins considéré, pour les amateurs, comme étant l’un des tous meilleurs du « maitre ». De plus, si l’on se souvient qu’il faut prendre l’intégralité de l’œuvre d’Asimov comme étant un seul et unique cycle, si celle-ci s’achève avec le Cycle de Fondation, La fin de l’Éternité en est tout bonnement son début (bien évidement, je ne me préoccupe guère des divers ajouts d’autres auteurs). Car des événements décrits dans ce roman découleront tout ce qui suivra par la suite : l’ère des robots, la conquête spatiale, l’avènement de l’Empire Galactique puis sa chute avant, bien entendu, la Fondation. Par ce simple constat, tout amateur qui aura donc, au moins, lu les deux cycles majeurs d’Asimov se doit, a mon avis, de ne pas passer a coté de La fin de l’Éternité, pour son importance mais aussi, pour sa qualité intrinsèque, ce qui n’est pas négligeable.

Bien évidement, en lisant le quatrième de couverture, le lecteur aura compris que le sujet principal traité dans ce roman est le voyage dans le temps, élément maintes fois abordés par je ne sais combien d’auteurs depuis des lustres (La machine à explorer le temps, ca vous dit quelque chose ?). Mais cette fois ci, pas de voyage d’exploration a proprement parler, ni véritablement de « paradoxe du grand père », car si ces deux éléments, indissociables de toute littérature temporelle ne sont pas complètement absents de l’œuvre, celle-ci va beaucoup plus loin que ce que le lecteur a l’habitude de trouver dans ce genre précis puisque cette fois ci, c’est tout bonnement la manipulation du temps poussé a son paroxysme par une entité, l’Éternité, qui est au cœur du récit. Celle-ci, une société a dominance quasi exclusivement masculine et fortement hiérarchisée œuvre depuis des siècles au « bien être de l’Humanité ». Bien évidement, un bien être selon les concepts des membres de l’organisation : ainsi, ceux-ci manipulent allègrement le temps au fil des millénaires afin de maintenir la société humaine dans un certain confort, permettant certaines évolutions, en interdisant d’autres comme par exemple l’usage de l’atome ou l’exploration spatiale, et modifiant ainsi la réalité ad vitam aeternam, lors de chaque changement de celle-ci. Les temporels, ainsi nommes t’ils tous ceux qui ne font pas partie de l’Éternité, ne se doutant de rien (ou presque, seuls quelque uns ont connaissance de l’existence de ces quasi demi-dieux, sans savoir véritablement le fond du problème et de leurs agissements), sont alors soumis aux aléas des changements de réalités, certains disparaissant, d’autres mourant plus tôt ou plus tard que dans la réalité précédant tandis que certains se retrouvent avec une personnalité totalement différente. Ainsi, sur des milliers et des milliers de siècles, l’Éternité veille en secret, agissant sur le temps comme bon elle le souhaite, sauf en deux périodes : le primitif datant d’avant l’invention du voyage dans le temps, et les mystérieux siècles cachés, dans le futur.

C’est donc avec ce postulat de départ tout bonnement excellant et alléchant que le lecteur aborde la lecture de La fin de l’Éternité et il suivra donc les pas Andrew Harlan, un Technicien, la caste la plus honnie de l’Éternité puisque ce sont eux qui effectuent les fameuses changements temporels, qui, lors d’une mission apparemment anodine, va rencontrer une mystérieuse femme, Noys Lambent et qui, suite a cela, va commencer a douter de plus en plus sur le bien fondé de l’Éternité, allant, par amour, jusqu'à renier ses convictions. Bien évidement, j’ai résumé au maximum l’intrigue puisque je préfère laisser au lecteur le plaisir de la découverte et des quelques rebondissements d’une intrigue que je qualifierais sans exagération aucune comme étant excellente. Mais si, dans le plus pur style d’Asimov, on retrouve bon nombre d’éléments habituels comme le personnage principal bourru et maladroit avec les femmes, une organisation agissant dans l’ombre et moult rebondissements, La fin de l’Éternité vaut indéniablement pour les thèmes abordés, le bien fondé des manipulations de masse, le choix du libre arbitre de l’espèce humaine mais aussi sur les forces et les faiblesses de celle-ci puisque même les si puissants Éternels sont parfois faillibles.

Alors forcement, je ne peux, en guise de conclusion, que vous conseiller vivement la lecture de La fin de l’Éternité. Œuvre de première importance dans la production d’Asimov, je pense qu’elle mérite amplement d’être plus reconnue à sa juste valeur. Car en plus de la qualité de son intrigue, des thèmes abordés et de ses protagonistes, celle-ci est indispensable pour la compréhension de quelques mystères dans les cycles suivants comme la disparation du voyage dans le temps que l’on ne retrouvera plus par la suite (Asimov préférait une SF plus « plausible », plus scientifique) mais aussi pourquoi l’espèce humaine est la seule dans toute la Galaxie, condition sine qua non a la réussite du plan Seldon comme le découvrira Golan Trevize a la fin de Terre et Fondation. Bref, un must a découvrir de toutes urgences.

dimanche 5 septembre 2010

L’HISTOIRE SECRÈTE – L’ÂGE DU VERSEAU


L’HISTOIRE SECRÈTE – L’ÂGE DU VERSEAU

Le 4 avril 1968, le révérend Martin Luther King est assassiné sur le balcon de son motel de Memphis, d'une balle gravée de mystérieux symboles. Habité depuis des années par une mystérieuse âme sombre, le producteur Howard Hugues supervise ce meurtre depuis sa voiture et désigne un coupable à ses sbires, parmi une liste de petits délinquants : James Earl. Au même moment, à San Francisco, l'archonte Reka endosse le rôle de gourou pour la petite bande de hippies parmi lesquels elle vit. Après avoir ingéré une dose démentielle d'acides, elle réussit son voyage quantique et mystique : elle se retrouve spirituellement téléportée dans un des infinis mondes parallèles du « multivers ». Elle émerge dans les ruines du temple de Kor, en 1919, et croise un soldat prénommé Itzak. Son expérience s'arrête là, faute d'énergie. De retour parmi ses hippies, elle a alors une idée lumineuse pour procurer l'énergie nécessaire à un plus long voyage vers Kor, qui semble être un nœud névralgique de l'Histoire. Elle propose d'organiser un gigantesque rassemblement de hippies, une vaste procession de plaisir qui devrait théoriquement lui conférer beaucoup de puissance. Sex, Drug and Rock’n roll : ce sera le concert de Woodstock...


L'Histoire Secrète – L'Âge du Verseau
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 septembre 2010
Nombre de pages : 54

Mon avis : Après une attente pour le moins longuette, le dernier tome, La fin de Camelot, datant de mai dernier, ce fut avec un certain plaisir, mais aussi une certaine crainte que je me suis procuré le tout dernier tome en date de L’Histoire Secrète, L'âge du Verseau. Crainte car bon, comment dire, la première fois que j’ai vu la couverture de cet album, avec Jimmy Hendrix, j’ai eu peur que Jean-Pierre Pécau n’en fasse un agent des Archontes, ce qui, de mon point de vu, aurait été pour le moins absurde. Fort heureusement, il n’en fut rien, comme quoi, il arrive encore au scénariste d’avoir des moments de lucidité ! Mais pour ce qui est de e volume en lui-même, en toute franchise, et sans exagération, je pense, après lecture, que nous avons là l’exemple type du bon tome de cette déjà longue, mais pas si ancienne que ca, saga qu’est L’Histoire Secrète. Ni meilleur, ni pire, que la moyenne, ce dix-neuvième volume comblera d’aise les amateurs du cycle et laissera froid ceux qui n’y ont jamais accroché. Mais pour ce qui est de ceux-ci, s’ils n’ont jamais accroché a L’Histoire Secrète, cela m’étonnerais qu’ils n’aient pas abandonné la partie depuis longtemps. A moins d’être limite maso, cela va de soit. Cependant, sans être totalement extraordinaire, L’Âge du Verseau n’en est pas moins un bon tome, sans réelle surprise, certes, puisque au fil des années, le lecteur est plus que familier avec l’univers du cycle et le modus operandi des auteurs, mais il m’a fait passer un bon moment, et ce fut donc avec plaisir que je me suis replonger dans la suite de la saga. Alors, peut être que le fait qu’il y ait eu un peu plus d’attente que d’habitude entre l’avant dernier volume et celui-ci y ait jouer pour quelque chose mais même sans cela, je pense que je l’aurais apprécier a sa juste valeur. Car des qualités, L’Âge du Verseau n’en manque pas : inutile de revenir sur les dessins, je le fais a chaque fois et si vous êtes fans de Kordey, ceux-ci vous combleront, surtout que cette fois ci, il livre peut-être sa meilleure prestation sur la série. Ensuite, le scénario de Pécau, là, une fois de plus, celui-ci tant a vouloir expliquer le moindre événement de l’histoire de l’humanité par, soit l’intervention des Archontes, soit par le jeu que se livre les diverses forces en présence. Et bien entendu, nous sommes gâtés, presque jusqu'à l’indigestion : l’assassinat de Martin Luther King, le Printemps de Prague, le LSD, le Summer of Love, Woodstock (il ne manquait plus qu’Hendrix agent des Archontes), les liens entre la mafia russe et le Kremlin et on a même droit aux univers parallèles et, après un petit clin d’œil a un certain Indiana Jones, effet de mode oblige, le calendrier des mayas et la fin du monde pour décembre 2012 ! Alors certes, je reconnais que c’est parfois gros a avaler et que cela peut en agacer plus d’un, mais personnellement, ayant accepté la chose depuis belle lurette, et prenant la chose au second degré, disons que cela ne me gène plus vraiment et que, parfois, je trouve certaines idées bien trouvées. Pas toutes, loin de la, mais quand même. Alors, si vous êtes comme moi un mordu des péripéties des Archontes, si vous êtes un incorrigible amateur des « histoires cachés » et des manipulations ou sociétés secrètes en tout genre, si voir la sensuelle Reka au beau milieu des hippies ne vous effraie pas et si vous savez être indulgent envers les délires parfois gros comme une maison du père Pécau, n’hésitez pas une seconde, ce dix neuvième volume de L’Histoire Secrète est fait pour vous. Mais bon, d’un autre coté, si vous avez lu tous les tomes jusqu'à maintenant, c’est que, quelque part, vous êtes légèrement fans sur les bords…


Points Positifs :
- Un album qui renoue avec ce que l’on a put avoir de meilleur depuis que cette longue saga existe : un synopsis plus tassé, tout un tas de bonnes idées et de références parfois étonnantes mais bien choisies ; bref, pour le fan de cette série (oui, il en existe encore), c’est par moments un véritable régal que de lire cet Âge du Verseau.
- Un Jean-Pierre Pécau au sommet de sa forme et qui nous abreuve de références historiques a toutes les pages tout en les liant a son jeu entre Familles. Parfois, ça a du mal a passé, ici, ce n’est pas le cas et même ce qui parait le plus absurde passe plutôt bien.
- Je pense ne pas me tromper en affirmant que rarement Igor Kordey à livrer une aussi bonne prestation sur cette série, peut-être même celle-ci est la meilleure depuis les débuts.
- Rendons a César ce qui lui appartient et donc, a Len O'Grady qui y est pour beaucoup pour ce qui est de la mise en valeur des dessins de Kordey : quelle colorisation superbe !
- Scénaristiquement, il s’en passe des choses et entre la disparition, après nous avoir accompagné depuis si longtemps – Notre-Dame des Ténèbres – de Curtis, et la surprise de découvrir un Itzak, porté disparu depuis la fin de la guerre – Le Crépuscule des Dieux – encore en vie et a Kor, nous sommes gâtés.

Points Négatifs :
- Je pense que le problème avec cette série, c’est principalement son inconstance et, du coup, la méfiance qui s’installe pour les fans qui ne savent jamais a quoi s’en tenir, un mauvais tome pouvant succéder a un autre, plutôt bon. Ici, L’Âge du Verseau est l’un des meilleurs de la série, mais bon, rien ne nous dit que le prochain ne soit nul !?
- C’est quand même par moments fortement exagéré toutes ces références et manipulations historiques ; pour Pécau, tout, absolument tout, est lié aux Ivoires et aux Familles, mais si certaines choses passent, pour d’autres, c’est un peu plus dur à avaler…
- Petit bémol : tout au long de l’album, on nous bassine avec l’été de l’amour et, a en croire ce que l’on lit, celui-ci aurait eu lieu lors du festival géant de Woodstock. Grave erreur messieurs ! Le Summer of Love, c’était en 1967, quant au festival qui en fut son point d’orgue, ce fut celui de Monterey. Qu’on se le dise. Monsieur Pécau, vous nous avez habitués à mieux !

Ma note : 7,5/10

vendredi 3 septembre 2010

BO de FFVI et FFVII


J’avais écris il y a tout juste quelques jours que ces dernières semaines, je passais pas mal de temps à jouer ; FIFA2010 a la maison, le premier Final Fantasy au travail ou dans les transports (mais aussi dans le jardin, pour accompagner une clope, voir dans les toilettes ; pratique les téléphones). Et le simple fait de rejouer au tout premier épisode du RPG le plus célèbre au monde, et accessoirement, le plus vendu, ma replongé quelques années en arrière, à l’époque où je les enchainais les uns a la suite des autres. Comme de nombreuses personnes (non, je ne vais pas me la jouer comme certains qui à les écouter auraient joué à toutes les versions jusqu’au VI en japonais ou américaines ; il en existe, certes, mais beaucoup moins que ce que la légende prétend), j’avais découvert les FF (pour faire plus court) et les RPG à la japonaise avec la sortie européenne, en 1997, sur la vieille mais si sympathique Playstation, de Final Fantasy VII. Et depuis, je connus ma période faste entre les diverses suites a la saga de Squaresoft mais aussi les opus de la concurrence, investissant même dans une Play modifiée afin de pouvoir jouer a tous les jeux non sortis en Europe : FF VI, bien sur, mais aussi le V et le IV, FF Tactics, Chrono Cross, Xenogears etc. Puis, au fil des années et des bouleversements de ma vie, mais aussi de quelques grosses déceptions, comme FFX, je laissais tombé les RPG d’abord, les jeux en règle général ensuite… jusqu’au retour de l’année dernière quand j’ai à nouveau investi dans une console. Mais, même si cela faisait un paquet d’années que j’avais laissé de coté les RPG, ceux-ci, et surtout les FF ne m’avaient jamais véritablement quittés ; ils m’avaient trop marqués pour cela.

Ainsi donc, jouer a cette version moderne du premier Final Fantasy (bah oui, ce n’est pas l’original), comme je vous le disais, m’a donc rappeler tout un tas de souvenirs et je dois donc vous avouer que depuis quelques jours, je ne voit que par les FF et leurs dérivés : vidéos me rappelant tout un tas de scènes cultes, dessins, visites de sites spécialisés, musiques ; je passe une bonne partie de mon temps a me replonger dans mes souvenirs, vieux d’une dizaine d’années, et dont j’avoue que certains m’ont vraiment marqués plus que je ne l’aurais cru. Que cela soit des vidéos (merci Youtube) de scènes aussi célèbres que la mort d’Aerith dans FFVII où bien, celle de l’opéra dans FFVI, pour ne citer que deux exemples parmi les plus connus, celles-ci fonctionnent encore et encore, comme au premier jour. Idem, bien évidement, pour ce qui est de la BO.

Donc, depuis un peu plus d’une semaine, je me passe en boucle les bandes originales de mes deux FF favoris, le VI et le VII, et là, sincèrement, je suis aux anges (comme quoi, parfois, il m’en faut peux) : entre, pour ce qui est Final Fantasy VI, l’intro, le thème des combats contre les boss, celui contre Ultima Weapon (ou Atma ou autre chose, je ne sais plus), celui de l’opéra, du train fantôme ou celui du combat final contre Kefka (et bien d’autres) et, pour ce qui est de Final Fantasy VII, l’intro, également, le thème d’Aerith, celui inoubliable du combat final contre Sephiroth, celui de Cid voir aussi, dans un ton bien plus léger, celui du Gold Saucer (etc. etc. il y en tant que la place me manque dans les deux cas pour tous les citer), il y a donc de quoi faire et j’alterne entre les deux BO (au passage, j’en profite pour saluer le talent du compositeur, Nobuo Uematsu), au grès de mes humeurs et de mes envies…

D’ailleurs, pour ce qui est de mes envies, c’est fou ce que je suis tenté d’en refaire un (mettons de coté le premier) ; alors, le VII, fait trois fois dont la dernière a 100% me tente moins, mais le VI, lui, c’est une autre affaire. Ou bien, un que je n’ai jamais fait ? Le XII par exemple (désolé mais le X n’est pas pour moi) ? Mais bon, ca prend du temps aussi alors je ne sais pas trop ? On verra… Déjà, finissons le premier. Quoi qu’il en soit, un peu de nostalgie ne fait pas de mal et me replonger dans l’univers des FF m’a rappeler tellement de bons moments videoludiques…

FIFA 2010


FIFA 2010

Continuons dans le football (décidément, je ne vais pas me faire que des amis aujourd’hui) mais cette fois ci, sur console, puisqu’il est temps que je vous parle un peu, mais alors un tout petit peu, de la mouture 2010 de FIFA. Bon, inutile de tourner autour du pot puisque tout joueur, quelque soit la console qu’il possède, voir même sur PC, a, un jour ou l’autre, entendu parler, a défaut de jouer, a l’un des nombreux opus de la très fournie gamme de jeux sportifs de chez Electronic Arts. Cette formidable vache a lait de la firme américaine dure depuis plus d’une quinzaine d’années, et depuis le temps, que de générations de « gamers » se sont donc évertués, au fil de moult éditions, a jouer a leur sport favori, de leur salon, ce qui, il faut bien l’avouer, est plutôt confortable.

Dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, c’est donc FIFA 2010 qui nous intéresse puisque, accessoirement, le football est mon sport favori depuis belle lurette. Cela, vous l’avez probablement remarquer, a votre grand regret, si vous venez de temps en temps sur ce blog, mais si vous êtes un inconditionnel qui regarde tout depuis le début (euh, s’il y en a un seul, qu’il se manifeste, je serais curieux de voir a quoi il ressemble), vous vous rappelez probablement que ce n’est pas la première fois que je traite d’un FIFA sur le Journal de Feanor, comme on peut le voir sur les liens suivants :
FIFA 2007:
http://feanor-journal.blogspot.com/2010/02/fifa-07-autres-temps-autres-lieux-autre.html
FIFA 99:
http://feanor-journal.blogspot.com/2010/02/fifa-99-que-de-souvenirs-mais-que-de.html
Et donc aujourd’hui, le 2010.

Mais alors, si entre des versions ayant plus de dix ans d’écart, des articles se justifient-ils fort logiquement, peut-on en dire autant entre le 2007 (puisque je le possède) et la dernière mouture en date (avant que la version 2011 ne sorte d’ici quelques semaines), la 2010. Il y eut-il de considérables changements en… trois ans ?

Et bien, pour être tout à fait franc, pas tant que ca en fait. Oh, bien entendu, d’un point de vu graphique, il y a un mieux, incontestablement, mais bon, encore heureux. Mais bon, pas de quoi sauter au plafond non plus puisque, possédant la version PS2, les différences sont mineures (par contre, sur PS3 que j’ai essayé, quelle claque !). Enfin, pour avoir réessayé le FIFA 2007 il y a un peu plus d’une semaine juste pour voir, j’ai put remarquer que les couleurs sont plus réussies et les joueurs mieux faits dans l’ensemble. Sinon, pour le reste, tout ce que j’ai écrit dans la critique du 2007 est valable pour le 2010. Ou presque. Donc, je vous renvoie à celle-ci.

Car pour la énième fois, le principal problème des FIFA n’a pas changer d’un iota ou presque : le manque flagrant des clubs des pays de l’est de l’Europe. Alors oui, miracle, on a droit au championnat russe cette année, ce qui est une bonne chose, mais les autres, tous les autres, quant est ce qu’on les aura ? Quant aura-t-on le droit de pouvoir affronter dans le jeu des équipes comme le Dynamo de Kiev, l’Etoile Rouge de Belgrade, le Dynamo de Zagreb, le Steaua Bucarest, le CSKA Sofia, l’Honved Budapest et tant d’autres ??? Franchement, j’en ai plus qu’assez de ces quatre divisions anglaises si c’est pour se priver d’équipes qui elles ont marqué l’histoire des Coupes d’Europe. Et comme en plus, la possibilité de créer des équipes se limitent à … deux (sic !), et la création de joueurs, tout juste une douzaine, on fait donc contre mauvaise fortune bon cœur et on abandonne…

C’est tout de même dommage parce qu’un d’autre coté, et comme dans FIFA 2007, le fait de pouvoir se lancer dans de monstrueux tournois avec 64 équipes, crées de toute pièces avec ses formations préférées, est toujours aussi prenant (un tournoi remporter il y a quelques jours, je viens a peine de me lancer dans un autre avec un niveau de difficulté plus élevé, ah, le bonheur !). Mais bon, une fois de plus, il manque le petit plus, toujours le même, qui ferait que les FIFA, a mes yeux, seraient tout simplement parfaits. Peut être le prochain j’espère ?
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