jeudi 13 janvier 2011

CityVille


Je suis indéniablement un con. Voilà, la chose est dite, je ne m’en cache pas le moins du monde, et puis, pourquoi le nier après tout ? Bigre, quelle entrée en matière radicale ! Pourtant, j’estime sincèrement qu’elle était nécessaire ; je vais vous expliquer pourquoi alors que, après quelques jours sans m’occuper du Journal de Feanor, pour des raisons de planning surchargé mais aussi et surtout de flemmardise aigue, j’ai devant moi, une petite période de repos (en gros, jusqu’à lundi soir, merci les RTT) avant que les choses sérieuses ne reprennent vraiment au boulot.

L’affaire commença le vendredi 31 décembre 2010. Nous étions en début d’après midi, au travail, et avec un collègue, alors que nous nous mortifions devant tant d’inactivité en attendant de rentrer chez nous pour le réveillon, nous tombâmes, par le plus grand des hasards, sur un petit jeu sur Facebook du nom de CityVille. Voilà, le nom est lâché, ainsi que le pourquoi de ma connerie. Car CityVille rimerait-il avec connerie ? Pas forcement mais dans mon cas, oui, mille fois oui.

Pendant des mois et des mois, je me suis, du haut de la tour d’ivoire qu’est mon ego, mesquinement moqué de mes cousines qui occupaient leur temps libre a bâtir des fermes, des cafés et je ne sais quoi d’autre sur le réseau social le plus célèbre au monde. A chaque fois que j’allais sur leurs profils, il n’y avait que ca : « machin a fait ceci, truc a fait cela », le matin, l’après midi, le soir et même, parfois, la nuit ce qui me laissait pour le moins perplexe et me faisait dire : « mais qu’elle sacrée connerie ! ». Mais comme l’on dit : « fontaine, je ne boirais jamais de ton eau »… et ce qui devait arriver, arriva !

Mais pour reprendre ma petite histoire, nous nous lançâmes immédiatement (d’abord lui, mais je me hâtai de le suivre) dans la construction de nos petites villes respectives… et depuis, et bien, comment dire ? Bah, on y est encore ! Mais au fait, CityVille, c’est quoi ? Et bien, c’est un concept vieux comme le monde (enfin, du point de vue videoludique) où l’on doit, petit a petit, construire une ville, l’agrandir, nourrir ses habitants, bâtir des logements, des commerces, etc. Bref, rien de neuf sous le soleil, sauf que, vu comment c’est fait (on est limité a chaque fois par des unités d’énergie qui fondent comme une glace au soleil), on n’y joue jamais bien longtemps… enfin, oui et non : dix minutes par ci, dix minutes par la, et encore un petit peu, au final, sur une journée, cela peut faire pas mal, tout cela dépendant du temps que l’on a pour trainer sur le net, bien évidement. Mais le pire, c’est que ce truc, a priori, ce n’est pas du tout ma tasse de thé : si en un temps lointain, j’ai put passer des journées complètes (oui, je n’exagère pas du tout) sur des simulations comme Civilization II par exemple, car le concept – développer sa civilisation, l’améliorée, bâtir un territoire, faire la guerre a ses voisins etc.- me passionnait, je ne peut pas dire que celui de CityVille soit vraiment mon truc ; et pourtant, je ne décroche pas. Quand je vous disais que j’étais con.

Con, voir maso sur les bords. Car avec CityVille, Facebook oblige, si vous n’avez pas trente six millions d’amis qui y jouent et qui vous aident car l’entraide est fondamentale dans ce jeu, cela va être rapidement compliqué, très compliquer même ; et comme, grand sauvage devant l’eternel que je suis, j’en ai pas des masses (même pas trente, et encore, merci la famille, les collègues de boulot et les gens que je ne vois plus devant, euh, quinze ans parfois) et que, par-dessus le marché, personne ou presque n’y joue, je me retrouve avec le score faramineux de… attention, sonnez les trompettes, quatre voisins (mon collègue, ma femme, une cousine et la Samantha du jeu qui est voisine avec tout le monde) !!! Ouah, chouette alors ! Mais bon, je continue malgré tout, bâtissant petit a petit, récoltant de l’argent virtuel (a ce propos, ne tombez pas dans l’arnaque de dépenser votre fric, réel lui, pour améliorer votre ville, cela ne reste qu’un jeu), construisant des monuments qui ne sont mêmes pas finis etc. Quand je vous disais que j’étais con.

Bah oui parce que bon, j’estime que moi, personnellement, je mérite le qualificatif de con, de grand maitre con même ! Je ne critique pas CityVille en tant que jeu, cela peu être un agréable passe temps si on n’y passe pas ses journées et surtout, surtout, si l’on ne commence pas à faire flamber sa carte bleue. Mais moi, tout de même qui ait tant critiqué et me suis tant moquer de ceux qui jouaient a ce genre de jeux, moi qui trouvait tout cela tellement con, comment voulez vous que ne je dise pas, aujourd’hui, que je ne le crie pas sur les toits mêmes : « oui, je suis un con !!! »

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