dimanche 30 janvier 2011

LA BRIGADE CHIMÉRIQUE : LIVRE CINQ


LA BRIGADE CHIMÉRIQUE : LIVRE CINQ
EPISODE HUIT : LE CLUB DE L’HYPERMONDE
EPISODE NEUF: TOLA

Ils sont nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d'eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d'effacer jusqu'au souvenir de leur existence. Jean Severac, George Spad et Irène tentent de décoder les derniers mots de Gregor Samsa. Ne pouvant les résoudre, ils font appel au club de l'hypermonde. Celui-ci abrite des feuilletonistes en activité. Ils transcrivent les histoires de leurs personnages. Pendant ce temps, le gang M et les Mécanoïdes de « Nous autres » surplombent Varsovie.

Cinquième et avant dernier volume de la saga super héroïque européenne de Fabrice Colin, Serge Lehman et Stéphane Gess, ce nouveau chapitre de la désormais culte Brigade chimérique m’aura, si l’on me pardonne l’expression et le langage un peu, comment dire, cru, tout bonnement laissé sur le cul ! Et oui, rien que ça. Mais disons qu’arrivé a ce stade de la série, les qualificatifs commencent sérieusement a me manquer pour la décrire ; la qualité est toujours élevée, je ne pense que le plus grand bien de cette bande dessinée et je pourrais, en toute sincérité, vous sortir des pages et des pages de louanges parfaitement assumées et justifiées de mon point de vu. Mais le pire, c’est que, après trois premiers tomes tout simplement parfaits et un quatrième qui m’avait un peu laissé dubitatif au départ avant que je n’en reconnaisse toute la valeur, voilà que débarque le cinquième et que des le premier de ses deux habituels épisodes qui composent chaque volume, j’ai dut revoir quasiment tout ce que je pensais au sujet de cette série, par le biais d’une révélation qui a agit comme un véritable coup de tonnerre, qui m’a pris complètement par surprise mais qui, a y regarder de plus prêt, est la plus logique du monde et était plus ou moins annoncé par le biais d’indices pas franchement flagrants a la base mais qui après coup s’éclaircissent. Bien évidement, comme cela arrive avec certaines œuvres (et là, on dépasse allégrement la simple catégorie de la bande dessinée), La brigade chimérique fait partie de ces créations qui méritent, pour en tirer toute la quintessence, une deuxième lecture. Cela sera chose faite des que j’en aurais finis avec le dernier volume, et là, fort d’une vision globale de l’intégralité de la saga, je pourrais me faire un jugement définitif, mais en attendant, Dieu que c’est bon !!!

Ce n’est bien évidement pas la première fois que dans cette série, l’on a droit a des révélations, il suffirait pour cela de repenser a tout ce qui avait trait aux mystères entourant le lien entre le Docteur Severac et les quatre entités composants la brigade chimérique et dont le point le point d’orgue avait été le troisième tome. Mais même si cela fut un moment important dans l’intrigue de la saga, comment ne pas faire de ce cinquième et avant dernier tome celui des révélations ? Car je m’explique, assez rapidement, on avait compris les liens entre Severac et la Brigade, restait juste à savoir le pourquoi du comment et quelques détails annexe en gros ; alors que là, la révélation du huitième épisode, intitulé Le club de l’Hypermonde, nous prend complètement par surprise, et sincèrement, bien malin celui qui s’en serait douté avant coup. Personnellement, ce ne fut pas mon cas, et si ensuite, j’ai put repenser a certains indices, certaines paroles énigmatiques plus ou moins tendancieux, je dois reconnaître que l’effet de surprise fut tout bonnement excellent. Mais plus que cela, c’est que, grande force des auteurs une fois de plus, celui-ci n’est pas juste un simple effet narratif réussi, non, bien au contraire, cette fameuse révélation, fracassante de part ses implications, vient sublimer un synopsis déjà excellent jusque là et, accessoirement, nous faire perdre quelques certitudes que l’on pouvait avoir sur certains des protagonistes les plus importants. Franchement, chapeau bas a Fabrice Colin et Serge Lehman.

Alors du coup, le neuvième épisode, Tola, apparaît un peu en retrait vis-à-vis de son prédécesseur, ce qui peut se comprendre au vu de ce que l’on venait tout juste d’apprendre dans celui-ci mais qui est, au demeurant, un peu injuste selon moi. Tout d’abord, saluons une grande scène que je pourrais presque qualifier d’anthologique du Nyctalope, décidément l’un des protagonistes les plus intéressants de cette série ; sincèrement, lorsque j’ai commencé à lire La brigade chimérique, je n’attendais pas des masses de ce type a moitié chauve avec du bide et qui, physiquement s’entends, ne pouvait pas franchement être qualifié de charismatique ; or, au fil des épisodes, le Nyctalope, de part son coté égocentrique, son désir presque égoïste de ne penser qu’a sa fameuse biographie, afin d’avoir sa place au panthéon des plus grands, bref, ce fameux protecteur autoproclamé de Paris, la ville lumière (pas mal pour un type qui, justement, vois dans l’obscurité), de part ses nombreux défauts est apparu bien plus intéressant que bien d’autres protagonistes, plus conventionnels eux. Bref, de mon point de vu, une excellente surprise, et je tenais à le dire (hum, a le redire). Mais pour en revenir a ce neuvième épisode a proprement parler, lui aussi a son lot de révélations et cette fois ci, c’est du coté de la délicieuse « garçonne » George Spad que l’on se tourne et on en saura beaucoup plus sur elle, ainsi que sur l’explication d’une fameuse affiche que l’on pouvait apercevoir dans son appartement dans l’épisode précédant (pour les plus observateurs, bien entendu). Alors, bien entendu, le rythme de cet épisode est un peu plus lent que d’habitude, la « faute » (même si c’est un bien grand mot) au fameux flash-back de George Spad, surtout que, le lecteur attendant avec impatience l’affrontement final, et accessoirement, la fameuse fin des super héros européens que l’on nous promet depuis le début de la série, il se pourraient que certains, du coup, ne l’apprécie pas, or, il n’en reste pas moins indispensable pour la compréhension de l’ensemble, de part ses révélations, mais aussi d’un point de vu narratif.

Bref, inutile de tourner encore autour du pot, oui, vous l’avez compris, mon avis quant a la valeur de La brigade chimérique n’a pas changer d’un iota. Disons même que plus on avance dans la saga et plus mon enthousiasme augmente, atteignant des sommets rarement atteints depuis belle lurette et me faisant dire que, décidément, cette série est un cas très sérieux dans l’univers de la bande dessinée française… Aurais-je déjà trouvé ma BD de l’année 2011 en janvier ? Hum…

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...