vendredi 14 janvier 2011

LA BRIGADE CHIMÉRIQUE : LIVRE DEUX


LA BRIGADE CHIMÉRIQUE : LIVRE DEUX
EPISODE DEUX : CAGLIOSTRO
EPISODE TROIS : LA CHAMBRE ARDENTE

Ils sont nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d'eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d'effacer jusqu'au souvenir de leur existence. Marie Curie mourante a-t-elle réellement désigné le Nyctalope comme protecteur de Paris en 1934 ? Son biographe, la belle George Spad, se rend à l'hôpital américain de Neuilly pour interroger Jean Séverac, un ancien médecin militaire qui pourrait avoir été témoin de la scène. L'hypnotiseur Cagliostro, la sorcière Palmyre et une monstrueuse entité dimensionnelle perturbent la rencontre.

Il y a tout juste quelques jours, j’écrivais avec enthousiasme la critique du premier tome de La Brigade chimérique, cette bande dessinée semi-uchronique où les protagonistes principaux sont les super héros européens de l’entre deux guerres et où les auteurs, souhaitaient, justement, nous expliquer pourquoi ceux-ci, contrairement a ceux d’outre atlantique, ont disparus ; vaste programme a priori mais ceux qui ont lu ma critique, ou qui, tout simplement, connaissent déjà cette œuvre, savent parfaitement que la qualité, élément indispensable s’il en faut, est belle et bien présente, ce qui ne peut que ravir l’amateur de BD, tout heureux qu’il est (du moins, c’est mon cas) de passer un très bon moment et de découvrir un monde, que dis-je, un univers ainsi que des protagonistes hauts en couleurs que l’on n’est pas prêt d’oublier. Mais je m’avance un peu vite en besogne et force est de constater, qu’à l’heure où j’écris ces quelques lignes, je n’ai lu que deux volumes de cette saga et que la fin est encore loin (et accessoirement, pas de si tôt… a l’argent, où est tu malheureux ?) et qu’il est, justement, temps de voir ce que fameux deuxième tome a dans le ventre.

Inutile de tourner autour du pot trop longtemps, le livre deux de la Brigade Chimérique est dans la même veine que son prédécesseur ; tout ce que j’ai put dire, lors de la critique du premier, étant valable une fois de plus. Ainsi, et sans me répéter (car bon, comment dire, ca ne sert pas a grand-chose et en plus, j’ai écrit cette fameuse critique il y a a peine quelques jours), je me contenterais de saluer le développement, petit a petit, de l’univers de la BD dont on se familiarise de plus en plus. Bien évidement, ce deuxième volume, sans pouvoir être qualifier de prologue, n’en reste pas moins la suite de la mise en place des lieux, des personnages, ainsi que des tenants et des aboutissements de chacun : désormais, l’on est familiariser avec, par exemple, les Curies, l’on commence à comprendre les liens infructueux et la rivalité qu’ils entretiennent avec l’étrange Nyctalope dont le lecteur, par moments, peut fortement douter de lui. Aurait-il eu l’aval de Marie Curie ? Rien n’est moins sur, pourtant, le mystère demeure, et qu’en est-il de ce que l’on apprend de lui lors de la dernière page du troisième épisode qui clôt cet album ? Décidément, tout est fait pour entrainer le lecteur, au demeurant conquis, dans un sacré sac de nœuds rempli de mystères a dévoiler, ce qui, finalement, n’est pas pour me déplaire.

Mais à mes yeux, ce qui restera surtout de ce deuxième volume de la Brigade Chimérique, c’est le mot surprise : surprise, tout d’abord, parce que je ne m’attendais pas à ce que le personnage de George Spad prenne une place aussi importante, moi qui ne la prenais que pour un troisième couteau à la base, et personnellement, quand des auteurs me surprennent, quelque soit l’œuvre, c’est toujours un bon point pour eux, mais surtout, quand a la fameuse Brigade en elle-même qui fait enfin, attention au petit spoiler, son apparition. Et là aussi, deuxième bon point (est le fait d’être marier a une instit qui me fait les distribuer ? Peut être ?), car, en grand néophyte que j’étais en découvrant cette BD, je ne savais pas du tout (hormis quelques dessins entraperçus sur le net) ce qu’était véritablement cette Brigade dont tout le monde parle, mais si leur apparence ne m’étais pas inconnue, les révélations faites sur celle-ci m’ont littéralement scotché sur place lors de la lecture, et là, franchement, je tire bien bas mon chapeau aux auteurs de la chose, mais je n’en dirais pas plus, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte aux nouveaux lecteurs. Bref, un deuxième tome qui n’aura eu de cesse de me surprendre, du début à la fin, et ce, de façon positive, bien entendu.

Bien évidement, pour ce qui est des dessins de Gess, je m’en tiendrais à ce que j’ai déjà dit lors de la critique du premier tome : on adore ou on déteste mais personnellement, je les trouve fort bien, même si ce n’est pas trop mon style préféré, parfaitement adapté à l’œuvre. D’ailleurs, je commence petit à petit à me dire que celle-ci n’aurait pas été aussi abouti, qu’il aurait manqué un petit quelque chose avec un autre artiste. Par contre, je ne peux mettre de coté deux éléments qui me semblent important : tout d’abord, encore et toujours le format des albums, quel dommage mais cela, j’en ai déjà parlé ; deuxièmement, le style, justement, non fédérateur, risque d’en rebuter certains qui du coup, passeront à coté d’une excellente bande dessinée, ce que je trouve dommageable. Alors, a ceux-ci, je ne peux que leur conseilleur, si vraiment vous n’aimez pas ces dessins, de faire un effort car cela vaut le coup. Et surtout, ceux-ci sont loin d’être mauvais, bien au contraire.

Le deuxième volume de la Brigade Chimérique m’aura donc, comme le premier, conquis, définitivement pourrais-je même ajouter : que cela soit par l’univers, le synopsis de base, l’intrigue et ces développements, les deux nouvelles histoires proposées, toutes deux excellentes, m’auront, de par leurs implications, les personnages qui y apparaissent, et surtout, les révélations offertes aux lecteurs, mais aussi et surtout, ne l’oublions pas, les multiples clins d’œil a tant d’autres œuvres de l’époque, m’auront fait passer dans la catégorie du fan, tout simplement. Attendons maintenant, car il va falloir être, dans mon cas, patient, la suite de tout cela pour juger de la qualité a venir mais quelque chose me dit que je ne serais pas déçus.

4 commentaires:

Lord Orkan Von Deck a dit…

alors, il en impose le jean de Severac , non ?

Feanor a dit…

Franchement, oui, et pas qu'un peut!
Je l'aime bien celui-là et j'ai hâte de comprendre le pourquoi du comment de son rapport avec la Brigade.
Enfin, patience est mère de vertu...

Pour être tout a fait franc, je me disais que cette BD risquais d’être pas mal mais c'est encore mieux que je ne pensais. Très, très bonne surprise de ce début d'année pour moi

Lord Orkan Von Deck a dit…

Le docteur Severac est dans la chambre ardente, nous parlons en son nom. Si tu as envie d'approfondir, je te conseille fortement de visiter le site internet de la série

Feanor a dit…

Justement, je connais le site mais ne veut pas trop y aller tant que je n'aurais pas lu la série en entier, histoire de ne pas faire une découverte malencontreuse qui me gâcherais le plaisir de la lecture.

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