lundi 14 février 2011

MARMADUKE


MARMADUKE

Marmaduke est un chien danois adolescent taille XXL, gaffeur, et souvent à l'origine de catastrophes. Contraint de déménager avec sa famille en Californie, Marmaduke y voit l'opportunité d'un nouveau départ au royaume du sable, du soleil et du surf. Il décide de devenir le chien le plus cool du « Dog park » pour conquérir la belle Jézabel et impressionner ses nouveaux copains à 4 pattes. Mais comme souvent avec Marmaduke, ses plans ne se déroulent pas exactement comme prévu...

Après trois ans d’existence, je conçois parfaitement que mon blog est un véritable fouillis où l’on passe, selon les sujets, allègrement du coq à l’âne. Certains y verront un coté éclectique qui peut avoir son charme et qui apporte une certaine richesse a l’ensemble, les autres, probablement plus nombreux, n’y verront qu’un véritable bazar a coup sur représentatif du fouillis que peut être mon cerveau. Et parmi toutes mes nombreuses rubriques qui composent le Journal de Feanor, il est incontestable que celle qui représente le plus ce coté chaotique assumé est, indéniablement, celle consacrée au cinéma. Dans celle-ci, il y a tout et n’importe quoi et l’on passe sans transition, et comme si de rien n’était, des plus grands chefs d’œuvres du septième art aux navets les plus immondes en passant par des comédies romantiques a foisons, des films français aux titres improbables et a rallonges, mais aussi, ne l’oublions pas, une flopée de films en noir et blanc, des nanard mais aussi, ne l’oublions pas, d’autres que l’on qualifiera être destiner au plus jeunes d’entre nous. Ainsi, après le très sombre, mais alors ténébreux a souhaits, mélancolique au point de donner envie d’aller se pendre, La route, voilà qu’aujourd’hui, je vais vous parler d’un tout autre genre avec Marmaduke !

Oui, bon, je sais, quelque part, ce film est a la limite de mériter le qualificatif d’œuvre cinématographique ; oui, il serait tellement facile de le descendre, de pointer du doigt toutes les faiblesses d’un scénario qui, de toutes façons, tient sur la moitié d’un timbre poste, de railler ses protagonistes, humains et canins, sans relief, ces situations vues et revues des millions de fois depuis des lustres, ces gags vaseux, ce florilège de bons sentiments et ce happy end attendue des le générique de début, voir même quelques faiblesses constatées quant aux effets spéciaux, que l’on a déjà connus plus performants par ailleurs. Oui, cela serait facile, très facile même… trop ? Mais Marmaduke mérite t-il donc que je me déchaine contre lui ? Je laisserai cela aux autres, nombreux, qui ont put s’en donner à cœur joie, car personnellement, et même si cela peut en surprendre quelques uns parmi vous, oui, j’ai passé une bonne soirée hier et oui, et je n’ai pas honte de le dire, j’ai rigolé, et pas qu’une fois.

Bien évidement, il faut connaître le contexte, savoir se mettre un peu a la place des enfants, avoir envie de partager un bon moment, sans prises de têtes avec eux. Après, je reconnais que, même dans le genre divertissement familial, il existe mille fois mieux que ce pauvre Marmaduke, cependant, et de façon assez surprenante, j’ai accrocher a cette histoire débile mille fois vue et revue, sauf que là, cela se passe avec des chiens, d’un personnage mal dans sa peau qui arrive dans un nouvel endroit et qui essaye de s’intégrer tant bien que mal, ce qui, vous avez l’habitude, ne se fera qu’avec bien des difficultés, et où, entre bons sentiments sirupeux a souhaits, situations convenues, archétypes habituels comme le sportif, le meneur, la pom pom girl écervelée, la copine du meneur, l’intello, le peureux, le garçon manqué forcement amoureuse du grand dadais de héros qui lui ne jure que par la copine du meneur mais qui a la fin, bien évidement, ouvrira les yeux sur les vraies valeurs de l’amour et de l’amitié, le spectateur, jeune et moins jeune sera en terrain ultra connu, où aucune surprise ne sera au rendez vous, et se contentera de regarder ce Marmaduke, comme un énième remake d’une quelconque œuvre pour adolescent… sauf que c’est avec des chiens.

Et pourtant, comme je vous l’ai dit, j’ai tout de même accroché a Marmaduke, j’ai franchement bien rigolé, passé un bon moment, même si pour cela, il aura fallut mettre mon cerveau en mode « off ». Pourtant, ce film n’a rien pour lui, les situations, je les connaissais par cœur, les personnages, où du moins ce qu’ils représentaient, idem, et puis, tout cette flopée de bons sentiments était limite détestable… mais justement, comme je l’ai déjà dit, tout cela se passait avec des chiens, et justement, du coup, tout ce qui m’aurait horripilé en temps normal est mieux passé. Alors bien sur, ce n’est que Marmaduke, faut pas vous attendre a grand-chose de correct, c’est tout sauf du grand cinéma, mais bon, aussi débile soit-il, je préfère encore les aventures canines de ce grand dadais que de devoir me taper un pitoyable épisode de la non moins daubesques série qu’est Taxi

dimanche 13 février 2011

L’AUTOMATE DE NUREMBERG


L’AUTOMATE DE NUREMBERG

« Ai-je une âme, Père ? » Telle est la question que Melchior Hauser, le célèbre automate joueur d'échecs, veut poser à son créateur, Viktor Hauser. De la cour de Russie au quartier juif de Nuremberg, des brumes londoniennes aux chaleurs de l'Afrique, il part à la recherche de ses origines, mais sa quête pourrait bien lui réserver des surprises... Sur fond de campagnes napoléoniennes, un voyage initiatique à la croisée des genres pour entrer dans l'univers de Thomas Day.

Alors celui là, on pourra dire qu’il aura été expédié « vite fait bien fait » : commander jeudi soir, du travail, expédié par Amazon le vendredi, reçu très rapidement des le samedi matin et lu, encore plus rapidement et d’une seule traite hier soir vers vingt trois heures. Et aujourd’hui, ma critique de ce très court roman, pour ne pas dire une longue nouvelle de Thomas Day. Tient, puisque l’on parle du loup, ce n’est pas la première fois que j’ai à faire a cet auteur iconoclaste : c’était il y a environ trois ans et je le découvrais par un amusant roman Steampunk intitulé L’instinct de l’équarisseur, vie et mort de Sherlock Holmes, qui, sans être le summum de la littérature moderne, m’avait néanmoins suffisamment plu de part ses idées, son humour et son univers. Du coup, l’idée de découvrir une autre œuvre du sieur Day me trottait dans la tête depuis pas mal de temps. N’étant pas forcement attiré par ses romans ayant lieu dans l’archipel, nippon, ce fut avec curiosité d’une part, puis avec intérêt que je me lançai dans cet Automate de Nuremberg. Quoi que, au vu de son faible nombre de pages (120), il est difficile de dire « lancer ».

Quoi qu’il en soit, des le départ, saluons Thomas Day pour nous avoir, de part son synopsis de départ, rejoint une thématique récurrente dans l’histoire de la science fiction : celle de l’intelligence artificielle. Maintes et maintes fois, depuis un certain Frankenstein en passant par le Cycle des robots d’Asimov et tant d’autres, l’amateur moderne aura rencontrer maintes incarnations de ces créatures artificielles que certains nommeront robots, d’autres golems, voir même, comme dans le cas présent, automates. Mais si certains pourront, parfois à juste titre, trouvé le sujet rébarbatif vu le nombre de fois qu’il fut utiliser, Thomas Day le renouvelle en plaçant sa création, son fameux automate joueur d’échecs, au début du XIXème siècle et en dotant celui-ci de toutes les limitations que l’époque pouvait lui donner ; en effet, et contrairement a tous les robots ultra puissants que la SF nous a habituer depuis des lustres, notre sympathique automate en bois possède bien des faiblesses : petit de taille, mains a quatre doigts incapables de porter de lourdes charges, champ de vision limitée, mémoire réduite, mécanisme a ressort qui l’oblige a être « remonter » régulièrement par une tierce personne, notre joueur d’échecs est tout, sauf un surhomme robotique. Mais si Melchior est faible, il n’en possède pas moins un esprit brillant, un esprit qui doute, observe et s’interroge sur le monde, le sens de la vie et qui, comme de coutume, va se poser la fameuse question : « suis-je vivant ? »

D’ailleurs, qu’est ce que le vivant ? Peut-on qualifier Melchior d’être vivant comme en son temps, on a put se le demander pour Stephen Byerley, grand coordinateur terrestre mais néanmoins robot dans le cycle du même nom ou comme HAL 900 dans 2001, l’Odyssée de l’espace. Et le Golem du Rabbi Loew, l’était-il véritablement ? Ces interrogations, vieilles finalement comme le monde et qui dépassent le simple cadre de la littérature fantastique, chacun y trouvera sa propre réponse, suivant ses opinions et sa propre définition de ce qu’est le vivant. Et en lisant cet Automate de Nuremberg, ce court mais si réussit récit avec ce petit automate si intelligent et si attachant, peut être que bon nombre d’entre vous viendront a la même conclusion que moi : oui, Melchior est vivant.

Mais L’automate de Nuremberg, malgré son peu de pages, ne se cantonne pas à cela : Melchior n’est pas fils unique, et les expérimentations de son « père », de son fameux créateur, formidable figure de savant fou, elle aussi indéniable et indissociable du genre, ont abouti à d’autres résultats assez différents, deux frères qui ont tous deux moins bien réussi : Et là, le lecteur retrouvera avec surprise un certain Kaspar Hauser, le fameux enfant perdu de Nuremberg, dont la vie et la mort mystérieuse, et accessoirement véridique, défraya la chronique a l’époque et dont Thomas Day donne ici une explication, ma fois, assez intéressante, tandis que le second, le cadet, patauge tout au long du récit dans une folie métaphysique et meurtrière confinant au délire. Alors, entre les péripéties de Melchior qui de la Russie tsariste et vaincue par les troupes de Napoléon retourne en Prusse avant de rejoindre l’Angleterre puis le continent africain où l’on suivra son devenir, et le sort de ses frères, Thomas Day, entraine le lecteur dans une passionnante Uchronie qui, a l’heure où tant d’auteurs se sentent obliger de sortir des pavés monumentaux en X tomes qui débordent a rebord d’ennuie et de remplissage creux et inutile, on se plait a regretter que cet Automate de Nuremberg, lui, n’ait pas été légèrement plus long. Incontestablement une belle petite réussite qui brille tant par son scénario, son questionnement sur le sens de la vie et ce qu’est le vivant et ses personnages, assez attachants, que l’on n’est pas prêt d’oublier.

LA ROUTE


LA ROUTE

Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s'est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d'un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d'énergie, plus de végétation, plus de nourriture... Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. C'est dans ce décor d'apocalypse qu'un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d'objets hétéroclites - le peu qu'ils ont pu sauver et qu'ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L'humanité est retournée à la barbarie. Alors qu'ils suivent une ancienne autoroute menant vers l'océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n'a ni but ni espoir, il s'efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

Ah, les joies du samedi soir ! Bien souvent, le même problème se pose : si l’on n’est pas de sortie ou si l’on ne reçoit pas (ce qui, je l’admets, n’arrive pas tout les week-ends), ma femme doit subir mon gout immodéré pour les reportages historiques d’ARTE qui me passionnent au plus haut point, mais qui ont le dont de l’agacer fortement (bah, je ne comprends pas, c’était intéressant de voir la vie de Savonarole !? Et ne je vous ne dit pas a quel point le siège de Viennes par les troupes ottomanes éveilla mon intérêt !). Cependant, de temps en temps, nous réussissons à nous mettre d’accord sur un film, et là, l’intérêt de la soirée alterne entre l’excellant et le bof, suivant l’intérêt dudit film. Bien évidement, dit comme cela, notre vie semble ressembler à celle de petits vieux avec leurs habitudes, pourtant, quand vous allez être réveillé le lendemain matin vers six heures et demie, sept heures, sincèrement, vous perdrez vite l’habitude de sortir jusqu'à plus d’heures.

Ceci étant dit, hier donc, ma femme se procura deux films, La route, que nous avons vu, et un autre, français, comédie, a voir éventuellement un de ces jours. Bien plus intéresser par le premier, pour Viggo Mortensen que je n’arrive toujours pas a voir autrement qu’en Aragorn, et curieux par le sujet du film, mais sans être vraiment emballer, je réussis a convaincre mon épouse de le regarder (oui, elle penchait plus pour l’autre) et ce fut donc partie pour une soirée cinéma a domicile… ah, les joies d’être sous la couette devant son écran ; décidément, cela vaut mille fois une salle de cinéma ! Quand je vous disais que j’étais un petit vieux…

Bon, tout d’abord, on comprend tout de suite, des les premières minutes de La route que l’on ne va pas rigoler : un monde apocalyptique, quasiment plus d’habitants, des couleurs aussi chaleureuses que le gris, le noir, encore le gris mais plus foncé, un autre gris un peu plus nuancée, de temps en temps, un feu de bois vient apporter un peu de chaleur et puis hop, encore du gris. Et puis un homme et un enfant, poussant un caddy de supermarché au milieu de nulle part, plus de végétations, plus d’animaux ; un père (Aragorn, euh, Viggo Mortensen) et son fils, seuls, isolés, qui marchent sans but précis a part celui de rejoindre le sud, et la cote, ne pensent qu’a une seule chose : trouver de quoi se nourrir… mais aussi, veiller a ne pas être manger. Car par ailleurs, dans ce monde ravagé par on ne sait trop quoi (une guerre, une catastrophe, le film ne nous le dit pas), c’est aussi bien de ne pas trop croiser d’autres survivants : la plupart en étant réduits au cannibalisme, Aragorn… euh, Viggo Mortensen, ne cesse de se méfier de tout le monde, de protéger au mieux son fils et surtout, surtout, de lui répéter sans cesse qu’en cas de malheur, vaut mieux une balle dans la tête que de tomber aux mains de je ne sais qu’elle bande de brutes. Voilà le synopsis de départ de La route, et ma fois, sans être transcendantal, il est assez accrocheur, du moins, pour passer un bon samedi soir.

Mais arrivé là, une petite précision s’impose : que tous ceux qui se croiraient devant un énième remake a la Mad Max passent leur chemin : dans La route, il n’y a quasiment aucune scène d’action. Certes, dans un tel contexte de fin du monde, les bandes armées pullulent, il y a bien des tarés qui ne dénoteraient pas dans Hokuto no Ken, mais on ne les croise quasiment jamais, ils ne sont là quasiment, excepté de rares apparitions, que comme une menace cachée, implacable et mortelle. D’ailleurs, La route est tout sauf un film d’action comme certains pourraient le penser de prime abord : le père et le fils marchent, ils discutent, ils remarchent, dorment, doutent, parlent des méchants et de ce qu’il y a de noble à être un gentil, remarchent encore, trouvent a un moment donné un havre de paix, reprennent la route, font quelques rencontres et puis c’est tout. Et ce rythme, répétitif et très lent déplaira a coup sur a beaucoup, mais aux autres, a tous ceux qui réussiront à s’accrocher (je l’avoue, j’ai manqué de m’endormir en dix minutes) ou habitués au genre presque contemplatif, La route sera une agréable surprise. Enfin, peut être pas si agréable que cela, car le film est triste, mélancolique, sans grand espoir ; après tout, que peuvent espérer les rares survivants de l’humanité dans ce monde dévaster, qui se meurt inlassablement peu à peu ? Rien, et le spectateur sait pertinemment que tout cela finira mal pour les deux protagonistes, ou au moins pour un. Mais même ainsi, cette histoire est touchante et au fil du film, on se surprend a accrocher, a s’identifier et a admirer ce père qui ne vit plus que pour une seule chose, son fils, son Dieu comme il le dit a un vieil homme rencontré au gré de ses errances. Mais ce père qui depuis toujours survit tant bien que mal pour son enfant, qui ne cesse de lui inculquer, dans ce monde maudit, des valeurs, réussira t-il a gardé son humanité jusqu’au bout ? Telle est la principale question de La route, et je vous laisse le regarder pour le découvrir par vous-mêmes.

Sans être franchement génial, La route n’en est pas moins un film profond, bien plus intéressant que l’on pourrait le croire et qui donne a réfléchir après coup : si demain, c’était la fin du monde, comment agirions nous, perdrions nous notre humanité, ne serions nous pas que de vulgaires bêtes sauvages prête a tout pour survivre ? Sincèrement, la question mérite d’être posée, en particulier au jour d’aujourd’hui où, après avoir survécu a la Guerre froide, l’Homme pourrait s’autodétruire de par son comportement envers la nature ou pour une quelconque et rapide guerre pour les ressources énergétiques. Quant à Viggo Mortensen, son cas commence décidément, au fil des films, à devenir de plus en plus intéressant et au vu de l’étalage de son jeu d’acteur dans La route, je ne devrais plus l’appeler Aragorn…

samedi 12 février 2011

GRAAL HS 3 – DONJONS & DRAGONS


GRAAL HS 3 – DONJONS & DRAGONS
Octobre 1989

Sommaire :
- Au commencement était le jeu : Tout ce qu’il faut savoir sur Donjons & Dragons
- C’est loin l’Amérique : Par notre envoyée spéciale aux USA
- Guide des scénarios : Tous les scénarios critiqués et notés
- Soft Parade : Informatique et jeux de rôles font-ils bon ménage ?
- Le temps des pionniers : Interview de FMF, Fabrice Sarelli et du célèbre Gros-Bill
Thrud le barbare : La BD
- Erudit – jeu : Vous croyez connaître les règles d’AD&D ? Ce jeu test vous prouvera le contraire.
- Les conflits entre PJ : Le sel de la partie
- Les pièges de Grimtooth : Démoniaque…
- Ah, les petits monstres ! Ils sont sales et puants, mais on les aime bien.
- L’univers des poisons : Prudence ! Enfilez vos gants et retenez votre respiration
- Etes-vous un Orc ? : Et aurez vous le courage de faire ce jeu-test ?
- Les cartes blessures : Les essayer, c’est les adopter !
- Jouez un monstre : Etes-vous tentez par un rôle de composition ?
Les chasseurs de tête : Un scénario AD&D réservé aux PJs monstres
Les égouts de Cuush : Un scénario AD&D, une sale affaire où tout n’est pas très propre.
- Payer ses erreurs : Si vos joueurs ne font pas ce qui était prévu, comment s’en tirer en improvisant un scénario.
- Le monastère maudit : Scénario D&D ou AD&D petit niveau, une nuit de pleine lune, une sombre histoire de vol de bétail.
- L’Eolide : Une nouvelle classe de personnage
Le renégat : Les PJ traquent un Eolide renégat
- Sortilèges : Les sortilèges pour la … nouvelle classe. Alors là, si l’on n’est pas complet sur le sujet !
- Pauvres aventuriers… : L’alignement dans Donjon déchaine toujours les passions
Les groseilles sauvages : L’aide de jeu la plus débile du siècle
- Concours : Saurez vous faire encore plus profondément débile que l’aide de jeu précédente ?
- Le salon de l’artefact : Une foire aux objets réservée aux MJ

Mon avis : Aujourd’hui, j’ai tenu a vous proposer un magazine qui sort un peu de l’ordinaire, du moins, si on le compare avec tous ceux dont j’ai put vous parler sur ce blog depuis que celui-ci existe, un magazine consacré a un genre tomber en désuétude depuis des années (et la montée en force des jeux vidéos), je veux bien évidement parler des jeux de rôles, genre majeur des années 80 et dont le plus bel étalon était, bien entendu, Donjons & Dragons. Ca tombe bien, ce numéro de la depuis longtemps défunte revue Graal, un hors-série, lui était consacré. Adolescent, par manque de moyens pécuniaires, je ne m’étais procurer que quelques rares numéros de la cette revue, et, parmi ceux-ci, ce dernier, consacré a Donjons & Dragons est incontestablement le plus intéressant et celui que j’ai le plus lu, ce qui fait que, presque trente ans après sa sortie, c’est avec un certain plaisir que je me suis replonger dedans, ce qui me rappela pas mal de bons souvenirs. D’ailleurs, pour ce qui est des articles en eux-mêmes, je dois avouer que ceux-ci sont très bons et que d’un point de vu d’aides de jeux, il y a pas mal de bonnes idées comme les fameuses cartes blessures qui a elles seules venaient donner du piment aux combats parfois soporifiques a la D&D. Mais ce n’est pas tout, entre la loufoque aide de jeu destinée à la cueillette des groseilles sauvages (sic), un long article consacré a une nouvelle classe ma fois intéressante, l’Eolide, pas mal de scénarios ou de réflexions pertinentes sur l’alignement des personnages, les monstres de bas niveaux ou comment les utiliser, les pièges, les poisons ainsi que, numéro spécial oblige, des articles de fond sur la création de Donjons & DragonsTSR et des souvenirs de vieux routards de joueurs français, ce Graal hors série vaut largement le détour pour tout vieux amateur de D&D qui se respecte. Bref, un excellant numéro qui, en le relisant, m’a rappeler pas mal de bons souvenirs et qui mérite le détour. Pour les curieux qui ne le posséderaient pas et qui, éventuellement, penseraient à se le procurer, ce Graal hors série est en vente sur quelques sites. Après, faut vraiment être fan de la chose aussi…


Points Positifs :
- Un numéro indispensable pour tous les vieux fans du jeu de rôle culte, Donjons & Dragons. Certes, il accuse un certain age, cependant, au vu de son contenu, assez riche et varié, il n’en reste pas moins fort intéressant lors de sa lecture.
- Si on n’échappe pas, numéro spécial oblige, a un récapitulatif en règle de D&D et de son histoire, le plus passionnant reste les très nombreuses aides de jeux, souvent bien écrites, parfois loufoques mais souvent pertinentes – le plus bel exemple étant celles sur l’alignement ainsi que la façon dont on peu user des monstres de faibles niveaux.
- Ayant connu cette époque, j’ai souvenir que bon nombre des revues spécialisées d’alors étaient loin d’être d’une grande qualité (trop de pub la plupart du temps), or, dans le cas présent, ce numéro est vraiment très bon dans son genre et, surtout, très complet.
- Mine de rien, l’idée des cartes pour les blessures était une idée intéressante.

Points Négatifs :
- Cela reste, bien entendu, une revue très spécialisé et qui n’éveillera l’intérêt que des vieux amateurs des jeux de rôles. Les autres, forcément, resteront de marbre devant ce numéro et ce genre d’un autre age.
- Je ne nie pas que, pour moi, l’effet nostalgie est plutôt important et que, du coup, je ne suis probablement pas très objectif.

Ma note : 7,5/10

vendredi 11 février 2011

BOHÈME


BOHÈME
LES RIVES D’ANTIPOLIE
REVOLUTSYA

Après la révolution industrielle, l'Europe a été submergée par une substance étrange et dangereuse, l'écryme. Reliées par un fragile réseau de traverses d'acier, seules quelques cités gouvernées par l'aristocratie capitaliste émergent dans cette mer corrosive. Mais sous le joug de la Propagande, la révolte gronde... Quand un dirigeable porteur d'une précieuse cargaison clandestine s'échoue dans l'écryme, c'est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison. Dans la même zone, un régiment de hussards en mission de reconnaissance a été décimé par une mystérieuse crise de folie. Seul survivant, le commandant Léon Radurin doit fuir les foudres de la Propagande. Pour Louise et Léon, c'est le début d'un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d'une cité perdue : Bohème.

Bon, avec Bohème, de l’écrivain français Mathieu Gaborit, je me retrouve devant un immense problème, du genre peu commun pour être tout à fait exact. Celui-ci, que j’ai déjà put rencontrer en visionnant des films ou en lisant des bande dessinées et bien plus rare avec les romans : peut être que je me trompe moins devant mes choix de lecture, peut être aussi est de la chance ? Qui sait, quoi qu’il en soit, ce n’est pas non plus la première fois que cela m’arrive, malheureusement devrais-je ajouter, mais cela est rare, rarissime même. Ainsi, quand cela arrive, c’est comme si je recevais un sacré choc a l’estomac ; et comme en plus, ces jours ci n’ont pas été des plus inoubliables, bien au contraire, on pourra dire que Bohème, indéniablement, sera venu m’achever une bonne fois pour toutes.

Bien évidement, en lisant ces quelques lignes, vous avec compris que mon opinion a l’encontre du roman (en fait, un recueil composé de deux nouvelles : Les rives d'Antipolie et Revolutsya) n’est pas des plus positives. Ainsi, autant commencer par ce que j’aurais préféré a la lecture de ce Bohème, j’ai nommé, sa couverture de l’édition Folio SF ! Œuvre de Sam Van Olffen dont j’ai put vous parler de son travail et de son blog sur le Journal de Feanor en décembre dernier, celle-ci est une pure merveille, tout simplement. Le problème, et ce n’est pas un petit problème, loin de là, c’est qu’en fait, c’est tout, ou presque. Alors oui, Bohème possède une belle couverture, l’une des meilleures qu’il m’ait été donné de voir, mais a quoi bon si le contenu n’est pas a la hauteur ? J’ai déjà put vous le dire maintes fois dans au cours de mes critiques BD, et les vieux routards le savent bien, il faut toujours se méfier des couvertures alléchantes. De même, pour la bande dessinée, ce qui compte, c’est le scénario, bien plus que les dessins. Alors, vous imaginer ce que cela peut donner pour un roman ? Sincèrement, une formidable catastrophe.

J’étais pourtant prévenu, avant même de me plonger dans la lecture de Bohème. Cela a-t-il put jouer sur mon impression finale ? Sincèrement, je ne le pense pas le moins du monde ; les avis négatifs trouvés a droite et a gauche sur le net se sont tout bonnement avérés exacts, voir, pour certains, en-deca de la réalité du roman. Pourtant, je me faisais une joie à lire une bonne petite histoire Steampunk dont je n’attendais pas grand-chose mais qui pouvait, du moins je l’espérais, me faire passer un agréable moment. Que nenni ! Bohème est assez court, même pas 400 pages pour l’édition de poche, mais le lire, et surtout le finir fut une intense souffrance, comme j’en ressens rarement. La dernière fois que j’ai put me prendre une telle claque (dans le mauvais sens du terme), cela fut avec Darwinia dont je vous ais parler il n’y a pas si longtemps lors de la critique du Maitre du haut château, autre désillusion, mais moindre tout de même : il faut savoir relativiser. Et ben, décidément, ces temps ci, mes lectures ne sont pas des plus enthousiasmantes…

Pourtant, sachons rendre a César ce qui lui appartient : Bohème aurait put être un superbe roman tant le postulat de base, sans être grandiose, n’en était pas moins attractif. Du Steampunk en veux tu en voilas, de la vapeur, des machines, de la ferraille de tous les cotés, des hauts de formes, etc., bref, tous les amateurs du genre seront aux anges, et surtout, ne seront pas dépayser. De plus, la fameuse écryme, cette substance qui a recouvert la Terre entière, ce qui fait que ne subsiste plus que quelques mégalopoles isolées reliées entre elles par des routes, des rails ou la voie des airs (en dirigeable, en ballon pardi !), apporte un petit plus a cet univers, lui donnant une touche pittoresque de bon aloie. Le problème, car ceux-ci surgissent vite, c’est que si je disais que les amateurs de Steampunk ne seront pas dépayser, cela ne sera pas forcement le cas pour tous les autres, peu ou pas du tout familiers du genre : Mathieu Gaborit écrit pour le fan, le vieux routard, celui qui ne sera pas choquer par tel élément du décor, tel automate ou tel mode vestimentaire, mais ne décrit rien, pas même une simple ligne. Et personnellement, sans être non plus un spécialiste absolu du Steampunk, je sais ce que c’est, j’ai lu des bouquins, mais le style de Gaborit, personnellement, c’est du jamais vu et m’a fais parfois penser a de la littérature pour jeunesse, ou a des vieux souvenirs (en moins bon) des romans de TSR se déroulant dans l’univers de Donjons & Dragons. Je suis dur ? Réaliste surtout : aurai-ce été un immense effort que de nous décrire un petit peu l’univers, comment on en est arrivé là, pourquoi un tel monde ? Je ne sais pas, quelques lignes au moins ? Faut croire que oui. Mais ce n’est pas tout, ce vide explicatif, ce coté « je raconte une histoire a la Steampunk vite fait pour le fan de base », on le retrouve a tout instant dans le roman : a aucun moment, Mathieu Gaborit ne daigne ne serais ce qu’une seule fois décrire véritablement ses personnages, les lieux, les intrigues en place, les jeux de pouvoirs, du coup, tout cela apparaît assez creux, et un manque total d’immersion se fait jour : comment, en toute sincérité, s’intéresser a l’histoire tandis que les événements se succèdent les uns après les autres, parfois sans but, voir carrément avec des gros oublis et de sacrées belles incohérences !? A ce niveau, sincèrement, c’est du jamais vu quasiment, et, a bien y réfléchir, je commence a trouver Darwinia supérieur, c’est pour dire…

Pourtant, la première nouvelle, Les rives d'Antipolie, se laissait lire, a défaut de laisser un souvenir impérissable, le personnage de Louise Kechelev possédait indéniablement un potentiel certain, ne serais ce que par son curieux et, ma fois, bien trouvé, métier, celui d’Avocat duelliste (ce qui donna l’une des uniques bonnes scènes du roman, celle du duel), quant a Léon Radurin, je ne vais pas pousser mémé dans les orties en faisant de lui un Elric de Melniboné, mais bon, a ce moment du récit (les premières pages), on avait envie de le suivre, de voir ce qui allait lui arriver, et si, cette première nouvelle souffrait déjà grandement de tout ce que j’ai put dire précédemment, au moins, il s’agissait d’un récit, certes pas fantastique mais qui se laissait lire et qui, surtout, n’annonçait pas les horreurs a venir.

Car avec Revolutsya, c’est le grand coup de pied dans la fourmilière du bon sens donné par un Mathieu Gaborit déchainé : les personnages secondaires disparaissent ou font de la figuration au fin fond de la salle (mais très très grande la salle et encore, celle-ci n’apparaît qu’une fois), tout un tas de nouveaux font leur apparition, rassurez vous, aucun n’est charismatique, on se demande a quoi ils servent, eux-mêmes se posant probablement la question, et le récit alterne entre un tel puis un autre, allant d’événements en événements, de combats soporifiques en discussions creuses tandis que chaque page nous entraine de plus en plus loin dans le grand guignolesque entre une lute risible entre un pouvoir soit Tsariste, soit des Metropolite, soit de la Propagande (carton rouge monsieur Gaborit pour avoir oser donner un tel nom !) contre des révolutionnaires bolchéviques (l’action se déroulant a Moscou, forcement, les rouges sont la), avec des monstres auquel on n’a rien demander mais qu’on a jeter au beau milieu de tout ca avant que le final, l’un des plus ridicule qu’il m’ait été donné de voir, ne survienne, où après une scène de sexe (carré blanc les enfants) pour le moins ridicule, Louise accouche en quelques minutes et donne naissance a une figure christique qui va changer le monde ! Alléluia mes amis, c’est finis !

Car la bonne nouvelle, arrivé à ce moment là, c’est que c’est la fin justement. Alors oui, on n’a pas compris grand-chose, on ne sait pas trop où l’auteur a voulut en venir et pourquoi un tel délire mystique au final ? Alors oui, on rigole car on se rend compte que Mathieu Gaborit à oublier que Louise était attendue a sa sortie de la demeure d’Igor Bladiek, et accessoirement, par des gens dont on se demande comment ils peuvent faire cause commune après les événements de la première nouvelle ? Oui, tout cela sent le grand n’importe quoi, le truc vite fait mal fait, et surtout, pas finis, mais juste un détail qui, selon moi, a son importance : doublez ou triplez le nombre de pages, jetez les incohérences aux orties, insufflez de la vie et un souffle épique au récit, rendez crédible l’univers, bref, donnez le postulat de base a un autre écrivain (ou a un Gaborit motivé, je ne sais pas ?) et je suis sur que ce Bohème pourrait vraiment avoir un bon petit potentiel. Là, franchement, c’est une blague…

vendredi 4 février 2011

2012


2012

Les Mayas, l'une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l'ont confirmé, les numérologues l'ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps... Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés...

Ah oui, c’est vrai, avec tout cela, j’avais faillis l’oublier : dans un peu moins de deux ans, nous seront tous morts ! La fin du monde, car c’est bien de cet événement sans précédant que je vous parle aujourd’hui, aura lieu, précisément, le 21 décembre 2012, ce qui fait que, pour notre plus grand regret, on n’aura même pas le temps de réveillonner et de recevoir nos habituels cadeaux que nous amène le Père Noël (oh non, pas ca, l’apocalypse pouvait pas attendre quelques jours de plus ?), d’ailleurs, sur ce point, je ne donne guère de chances quant a la survie de ce brave Père Noël, comme nous, il y passera, ainsi que la petite sourie, les cloches de Pâques, Nessie, le Yeti et tous les autres, tout cela sous le regard attentif des OVNIS qui eux, bien malins, admireront le spectacle de l’espace. Bon, je m’égare un peu, voir beaucoup car le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, ce n’est pas vraiment la fin du monde soit disant annoncée par le calendrier des Mayas pour fin 2012, mais plutôt le film qui a pour propos, justement, cette fameuse catastrophe qui en effraient tant. Bien évidement, sans la première, pas de film, mais je tenais néanmoins, avant de rentrer dans le vif du sujet, de vous préciser que cet article sera consacré, non a la théorie, mais a 2012, le film.

J’avoue sans honte que cela faisait quelques semaines que je souhaitais regarder ce fameux 2012, sorti en salle en 2009, et qui fit alors couler pas mal d’encre et voir enfler la polémique a ce moment là, la NASA y étant même aller de son petit coup de gueule, mal placé selon moi, a l’encontre du sujet du film et de son déroulement, pointant du doigt les nombreuses incohérences scientifiques du scénario et arguant même que celui-ci pouvait instaurer un climat de panique dans la population mondiale, ce qui, au vu de la réaction de la plupart des gens que je fréquente et que je croise dans la vie de tous les jours ne me semble pas vraiment être le cas, comme si nous n’avions pas d’autres chats a fouetter que de nous préoccuper d’une énième fin du monde après avoir « survécu » a la dernière annoncée, celle de l’an 2000. Pour moi, indéniablement, la NASA eut tort de monter au créneau de la sorte : après tout, et même si Roland Emmerich à pomper sans vergogne sur tout un pan de la sous culture catastrophistes en vogue depuis des décennies (oui, il n’a rien inventé), peut-on le lui rapprocher ? Sincèrement, je pense que non : la fameuse date fatidique annoncée par les Mayas approchant, il était normal qu’un film, voir plusieurs sur le sujet sortent sur nos écrans, cela s’appelle « exploiter le filon commercial » et si cela peut gêner quelques irréductibles intellos, cela n’a rien de répréhensible en soit ; après tout, personne ne nous oblige à regarder ce que l’on n’aime pas. Ensuite, 2012 est avant tout un film, et non un documentaire scientifique, donc, je ne vois pas très bien ce que la NASA, et d’autres scientifiques, sont venus faire dans cette histoire ? Les a-t-on vus critiquer les impossibilités flagrantes des pouvoirs magiques d’un Harry Potter ? Les a-t-on vus critiquer a tout va, en gros, tous les films de science fiction, tous ceux de Fantasy, tous ceux où l’on voit des voyages dans le temps, des découvertes de monde perdus, ceux ou des robots se transforment en véhicules, ceux ou des types contrôlent le magnétisme ou même, carrément, tous ces films d’action tout simplement pas crédibles pour un sous et ou des types survivent a mille morts, se relevant sans cesse malgré leurs blessures au mépris de tout bon sens (Bruce Willis étant le champion hors catégorie du genre) ? Bah non, alors, mes amis de la NASA, si vous critiquer 2012, aller donc faire de même avec cette simili d’Hélène et les garçons du moment, j’ai nommé Twilight ; et oui, les vampires n’existent pas eux non plus, alors, ca serait bien que l’on arrête de mettre dans la tête des jeunes adolescentes des histoires à dormir debout aussi absurdes ! J’exagère ? Franchement, peut être mais je ne pense pas : un film, un livre, une bande dessinée, bref, n’importe quelle œuvre, est avant tout de la fiction. Et celle-ci, ne reflète pas forcement la réalité, ceci étant valable en fait pour tout, y compris les romans Harlequins (bah, vous y croyez a ces eternels histoires d’amour ou la bonne rencontre et épouse un millionaire ? Aussi crédible que Rambo qui a lui tout seul se tape toute l’Armée Rouge en Afghanistan dans Rambo III.). Donc, selon moi, toute personne normalement constituée aura vu, ou verra un jour, 2012, pour ce qu’il est : un simple film de divertissement, et c’est tout. Ensuite, il y a les cas désespérés, ceux qui attendent la fin du monde en contant les jours, ceux qui voient des complots partout, ceux qui se sentent espionner par des petits gris (les extraterrestres, pas les escargots) en permanence : a ceux là, 2012 ne leur fera pas grand mal ; après tout, ils n’auront pas attendu la sortie de ce film pour tout connaître de la prophétie Maya. Bref, je ne vois pas trop pourquoi un tel déchainement a l’encontre de ce film ? A moins, peut être, pour des raisons autres ?

Je me suis dit, que l’une des choses qui aurait put ne pas plaire a certains, c’est que l’on nous montre, en plus bien entendu de la fameuse fin du monde, le comportement des puissants de ce monde. Et celui-ci est loin d’être des plus nobles, comme il fallait s’y attendre, mais comme on le voit trop rarement sur grand écran ; en effet, dans les films ou téléfilms catastrophistes de touts poils, on est habitué a que, après une période de réticence plus ou moins longue, l’on prévienne finalement les populations avant que celles-ci prennent la fuite, soient évacuées ou aillent casser des vitrines en guise de protestation. Dans 2012, rien de cela : tout est planifié au plus haut lieu, le G8 et tout un tas d’autres pays, dans le plus grand secret, les moyens mis en œuvre pour préserver les futurs survivants, les œuvres d’art, les animaux etc. sont fait dans le plus grand secret tandis que ceux qui essayent de dévoiler la vérité sont retrouvés mystérieusement morts. Quant aux survivants, ne nous leurrons pas, on les connaît d’avance : chefs d’Etats, ministres, hauts gradés militaires et, forcement, tous ceux qui ont les moyens de se payer le fameux passe pour leur survie : hommes d’affaires, stars du sport, de la musique. Bref, dans 2012, les choses sont clair, nettes et précises : vous êtes riches, vous survivez, vous ne l’êtes pas, bah, tant pis pour vous. Mais dans le fond, le pire, ce n’est pas forcement ce que le film nous montre, c’est tout juste de savoir que, si jamais une catastrophe dans le genre devait survenir, et bien, cela se passerait ainsi. Et cette évidence, cruelle mais hautement réaliste, aura peut être gêné plus que la fin du monde en elle-même. De là à dire que c’est pour cette raison que certains sont tombés a bras raccourcis sur ce film est un bien grand pas que je ne franchirais pas, mais tout de même, je suis sur qu’un film comme Indépendance Day, accessoirement, un sacré navet, où le Président des USA prend son avion de chasse pour aller botter le cul aux envahisseurs aliens cela fait plus plaisir que de voir des milliardaires russes, américains ou des Emirats du Golfe se payer leur survie a un milliard la place.

Ceci étant, après m’être longuement fait l’avocat du diable avec 2012, il est temps, désormais, de le déglinguer en bonne et due forme ! Et oui, aussi surprenant que cela puisse paraître au vu de tout ce que je viens d’écrire, je ne vais pas maintenant chanter les louanges de ce film, tout simplement parce que celui-ci ne le mérite pas. D’ailleurs, mettons les choses au point tout de suite : en soit, 2012 n’est pas franchement mauvais, c’est un film catastrophe comme il en existe tant, avec un sujet qui ne me laisse pas indifférent, même si je n’y crois pas le moins du monde pour ce qui est du 21 décembre 2012, des effets spéciaux tout à fait extraordinaires par moments et qui possède, à la fois, les qualités et les défauts du genre. Oui, j’ai aimé le coté plausible de l’intrigue, ce fameux complot des gouvernements pour cacher la vérité comme je l’ai dit précédemment, oui, voir ainsi des villes entières disparaitre, des voitures s’envoler dans tous les sens, toutes ces destructions et même, le truc impossible mais spectaculaire au plus haut degré, le tsunami qui ravage l’Himalaya, franchement, il n’y a rien à redire, chapeau bas messieurs ! En plus, un petit détail personnel m’a ravi : habitué jusqu'à l’écœurement que les américains sauvent le monde a eux seuls, cela m’a fait plaisir que cela soit les chinois qui aient construits les Arches, et ce, même si, Hollywood oblige, ce sont des américains qui ont découvert la chose et qui ont annoncer la catastrophe, mais bon, pour une fois qu’ils ne sont pas seuls, on ne va pas râler. Et puis, ce qu’il y a de bien dans les films catastrophes, c’est justement les scènes fortes, celles où des personnages plus ou moins importants meurent : de La tour infernale à 2012, en passant par Titanic et tant d’autres, tous ces films ne seraient rien sans tous leurs morts ; rien de morbide la dedans, c’est juste le genre qui vaut cela. Et sur ce point, oui, 2012 fonctionne par moments, certains étant assez intenses, voir même troublants comme la scène où le scientifique indien et sa famille s’apprêtent a mourir, mais là, c’est probablement mon coté émotif qui a jouer (le père qui dit adieu a son fils et qui sait qu’il ne pourra pas le sauver m’a fait froid dans le dos). Sauf que, comme je l’ai dit, par moments…

Car malheureusement, il faut le reconnaître, tous les défauts du genre sont bel et bien là, gâchant indéniablement le film : bah tient, quand est ce que dans un film Hollywoodien, ils vont nous tuer l’un de ces fichus gosses des héros !? J’en peux plus, tout le monde peut mourir sauf eux ! Ils ont quoi, une protection spéciale, des jets de chance imparables, trop de points de vie ? Ah le petit indien, il peut bien crever mais c’est normal, c’est un indien, les autres, pas de soucis, ils y réchappent tous, mêmes les antipathiques, mais blancs, russes. Je m’énerve mais c’est un problème récurant dans pas mal de films US, comme s’ils n’osaient pas tuer des enfants, comme si, dans la vie réelle, ceux-ci ne mourraient jamais ? Mais ce n’est pas tout, ce n’est qu’un détail parmi beaucoup d’autres. Tenez, encore une fois, l’on peut constater que les moches, enfin, pour les canons hollywoodiens, n’ont pas une grande espérance de vie : amusant de constater que, quand on est gros, que l’on fume ou que l’on dit des gros mots, hop, on se fait zigouiller ; quand on est russe aussi, a croire que certains vivent encore en pleine Guerre froide ? Mais cela, c’est de l’habituel en quelque sorte, un peu comme ce président des USA qui ne prend peut être pas son avion pour sauver le monde mais qui préfère, tel le capitaine qui coule avec son navire, mourir héroïquement avec les siens… comme c’est beau, j’en ai presque la larme à l’ œil. Ce qui est plus gênant, c’est de devoir se taper des incohérences, non pas scientifiques, mais de simple bon sens, comme l’écrivain raté qui s’en va sauver sa marmaille, son ex-femme et le compagnon de celle-ci et qui, tout au long du film, échappent a la mort pour quelques centimètres au moins deux cent ou trois cents fois : tremblement de terre, explosion volcanique, immeubles qui s’effondrent, voitures et trains qui volent, chute d’avion en pleine montagne, ils se permettent même le luxe de traverser un building de bureaux, en voiture, et de s’en sortir comme si de rien n’était ; bref, un grand n’importe quoi qui ne cesse a aucun moment du film et dont l’on se serait fort bien passé. Et puis, car ce n’est pas finis, revenons un peu aux fameuses scènes de destruction : oui, elles sont somptueuses, je vous l’ai déjà dit et je le confirme encore, mais finalement, si rares en soit : Los Angeles ravagé par un tremblement de terre, la caldeira du Parc national de Yellowstone entre en éruption, destruction de Washington, du Vatican, d’Hawaï et de Las Vegas, et on voit aussi la statue du Christ Roi de Rio de Janeiro s’effondrer, et puis, en gros, c’est tout… Hoh, les gars, et des symboles comme la Tour Effel, les pyramides, des villes comme Londres, Moscou et Tokyo, celle-ci apparaissant quelques secondes dans le scénario par le biais d’un coup de fil et puis on ne voit rien. On aurait aimé en voir plus, voir vraiment la fin du monde et pas seulement celle des Etats-Unis, comme d’habitude majoritaire. Alors on a bien la destruction du Vatican, spectaculaire, mais pas celle de la Mecque, tournée mais non incluse au montage pour, selon Emmerich, ne pas « provoquer une fatwa » ; pff, dans quel monde vis t’on ? Bref, cette pauvreté des images, dans ce qui est tout de même l’élément essentiel du film, la destruction du monde, vient porter le coup de grâce final à une œuvre déjà bien mal engagé.

Alors oui, j’ai défendu 2012 sur ce qu’il me semblait juste a mes yeux, de même, j’ai put apprécier certaines idées et le coté spectaculaire de la chose, hélas, dans l’ensemble, il y a bien trop de défauts pour que je puisse considérer l’œuvre de Roland Emmerich comme un bon film, loin de là. Par contre, et même si j’ai été globalement déçu, j’avouerais que les américains possèdent tout de même le don de captiver le spectateur : oui, c’est n’importe quoi, oui, ca énerve, mais (un grand mais puisque par-dessus le marché, j’ai regardé 2012 en VF, une catastrophe, et avec une image pas franchement terrible) tout de même, je reconnais que j’en ai pas perdu une miette…

mardi 1 février 2011

LE MAÎTRE DU HAUT CHÂTEAU


LE MAÎTRE DU HAUT CHÂTEAU

En 1947 les Alliés capitulent devant les forces de l'Axe. Pendant qu’Hitler impose la tyrannie nazie à l'est des États-Unis, l'Ouest est attribué aux Japonais. Quelques années plus tard, la vie reprend son cours dans la zone occupée par les Nippons. Ils apportent avec eux l'usage du Yi-King, le livre des transformations, célèbre oracle chinois. Pourtant, dans cette nouvelle civilisation, une rumeur étrange circule. Un homme vivant dans un Haut Château, un écrivain de science-fiction, a écrit un ouvrage qui raconte la victoire des Alliés en 1945…

Hum, depuis combien de temps je l’avais dans ma bibliothèque ce fameux Maitre du haut château ? Trois ans, probablement quatre même, et encore, peut être plus. En fait, je n’en sais rien, sauf que cela fait un sacré bout de temps que je me l’étais procurer, alors que je le connaissais depuis une bonne quinzaine d’années et que je me promettais, comme cela m’arrive souvent, de le lire un de ces quatre matins ; ce que je fis, finalement, la semaine dernière. Il faut dire que ce roman du célébrissime auteur de science fiction, Philip K. Dick, est, depuis sa parution en 1962, un véritable classique de l’Uchronie, considéré par beaucoup comme, rien de moins qu’un véritable chef d’œuvre. Ayant entendu pour la première fois parler de ce classique dans un vieux numéro de la revue Donjons Magazine, au début des années 90, comme cela fut le cas par ailleurs pour Elric, je connaissais donc le synopsis de départ qui nous était proposer : les alliés ayant perdu la seconde guerre mondiale, le monde se trouvait occupé par l’Allemagne et le Japon, et, accessoirement, les Etats-Unis occupés par les deux grands vainqueurs du conflit. Postulat de départ, donc, qui me rappelait celui d’une autre Uchronie, Fatherland, de Robert Harris que j’avais eu l’occasion de lire il y a un près de quinze ans, et qui m’avais énormément plu alors, a quoi il fallait ajouter le fait que nombreux étaient ceux qui vantaient les louanges du Maitre du haut château, faisait que j’avais hâte de voir ce que valait véritablement celui-ci, et ce, même si j’ai pris mon temps pour me décider a le lire. Mais comme chacun sait, rien n’est jamais acquis par avance et pour ce qui est des gouts de tout à chacun, il n’était pas forcement dit que ce roman que tants de lecteurs portaient aux nues, me plaise.

Effectivement, comme le ton de ma dernière phrase pouvait le laisser présager, je n’ai pas franchement été emballé par Le Maitre du haut château. C’est donc ca le fameux chef d’œuvre tant parler ? C’est donc ca le fameux soit disant plus grand roman Uchronique, celui sensé représenter le genre ? Franchement, je suis dubitatif, surtout que c’est un genre que, personnellement, j’adore, et dont je ne me lasse pas, mais je préfère mille fois des œuvres comme Roma Aeterna, Pavane ou, justement, Fatherland, pour ne citer que quelques exemples selon moi significatifs, a ce fameux Maitre du haut château. Pourtant, tout ne m’a pas rebuté dans cette œuvre de Philip K. Dick : ce monde alternatif, dominé par les anciennes forces de l’Axe, entre des nazis de plus en plus radicaux et qui, sous des couverts spectaculaires de maitrise scientifique comme l’exploration et la conquête spatiale, l’assèchement de la Méditerranée et bien d’autres prouesses équivalentes n’en ont toujours pas finis avec leurs génocides tandis que le régime se déchire entre diverses factions rivales, et des japonais, bien moins évolués techniquement parlant, vivant dans le passé, encore et toujours, entre leur consultation quotidienne du Livre des transformations, le fameux Yi King (ouvrage chinois qui permet d'avoir des oracles à l'aide de tirages au sort) et leurs gouts immodérés pour tout ce qui a trait au passé des populations occupées (dans le cas présent, des objets, quels qu’ils soient, du folklore d’avant guerre américain), me parait assez crédible, surtout par le fait que, ayant remporter la seconde guerre mondiale, les deux nations n’ont, du coup, pas évolué de la même façon que dans le monde réel, bref, en tant que puissances économiques axées sur elles mêmes mais néanmoins fortement soumises a leurs vainqueurs vis-à-vis desquels ils éprouvent des complexes, Dick nous présentant, dans le roman, que cela pourrait être l’évolution des Etats-Unis, par le biais de ses personnages, admirateurs de l’un ou l’autre régime. De même, ce fameux Yi King qui occupe une place si majeure dans le récit, au point d’en désappointer certains comme j’ai put m’en apercevoir d’ici de là m’a assez intéresser, ainsi que les rapports, ma fois assez judicieux entre l’occupant japonais et l’américain de base ; personnellement, les dialogues, les incompréhensions mutuelles entre deux cultures différentes, dont une, rappelons le, dominante, fut par moment un véritable petit régal. De même, le concept d’Uchronie dans l’Uchronie, était, a la base, une excellente idée, sauf que…

Tous ces éléments, à la fois excellents, bien trouvés et qui avaient, du moins, éveiller ma curiosité, ne suffirent absolument pas a me satisfaire pleinement, et fait que, indéniablement, je ne peux que qualifier Le Maitre du haut château comme étant une sacrée belle déception. A aucun moment, je ne suis entré dans l’histoire, ou plutôt, cet incessant chassé croisé entre les récits de divers personnages qui vivent leur petite vie, sans quasiment jamais se rencontrer ; en toute sincérité, cela m’arrive rarement de ne pas trouver un tel sentiment d’ennuie profond lors de mes lectures, et cela est dut en grande partie a ces protagonistes, sans grand relief, auquel je ne me suis jamais un temps soit peu identifié (hum, de mémoire, la dernière fois que j’ai eu un tel panel, cela fut lors de ma lecture de Darwinia, il y a près de trois ans) : franchement, oui, j’ai compris pourquoi untel se mettait a créer des bijoux, du moins, quel était sa place dans le récit, ainsi que ses implications dans un ensemble plus vaste, sauf que, comment dire, je m’en fous, tout simplement. Voilà là le nœud du problème en fait. Le Maitre du haut château dispose, a la base, de très bonnes idées ainsi qu’un univers attirant, enfin, du point de vu narratif cela va de soit, sauf qu’en suite, bah, j’ai lu le tout sans grande passion, sans envie, en perpétuelle attente que subitement, une petite lumière vienne étinceler l’ensemble et me fasse changer d’avis. Or, à mon grand regret, je suis arrivé a la fin sans que cela n’arrive.

Un petit mot, pour finir, sur la conclusion du Maitre du haut château. Abrupte serait le terme exact tant celle-ci est expédier a la va vite, pourtant, le concept, ma foi intéressant, et l’explication donné a l’écriture de ce fameux livre interdit, cette Uchronie dans l’Uchronie, La Sauterelle pèse lourd, avec ces sous entendus de ce qu’est véritablement le réel, était assez bien trouver, sauf que, une fois de plus, du moins a mes yeux, l’ensemble est gâché : machin arrive dans le fameux Haut château, qui en fait, n’en est pas vraiment un, elle discute deux minutes avec le fameux écrivain, ils consultent le Yi King, apprennent la vérité (en deux ou trois lignes), machin s’exclame, l’écrivain est en colère on ne sait pas bien pourquoi puis a l’air de s’en foutre royalement, et puis, c’est tout, machin s’en va et c’est finis. Et le père Dick plante le lecteur avec cette fin ultra rapide qui me laissa sur ma faim… Bah en fait, je pense que c’est l’ensemble du Maitre du haut château qui me laissa sur ma faim, mais aussi, et là, c’est une certitude, avec l’envie pressente de passer rapidement a autre chose.

LES 101 DALMATIENS


LES 101 DALMATIENS

À Londres lors de sa promenade quotidienne, un dalmatien nommé Pongo tombe, éperdument amoureux d'une belle dalmatienne répondant au nom de Perdita. Leur maître et maîtresse respectifs, nommés Roger et Anita, connaîtront d'ailleurs un coup de foudre identique... Et c'est ainsi que, quelques mois plus tard, qu'ils sont tous réunis sous le même toit pour voir Perdita donner naissance à quinze adorables chiots. Ce moment de bonheur aurait pu être parfait si Cruella d'Enfer, une créatrice de mode obsédée par la fourrure, ne faisait pas kidnapper les chiots avec la ferme intention de s'en faire un manteau.

Mettons les choses au point tout de suite ; quelque part, ce film n’a pas sa place sur ce blog : ce n’est que le remake (et vu ce que je pense des remakes, ce n’est pas un bon point pour lui) du célèbre dessin animé de Walt Disney paru en 1961 mais cette fois ci avec des acteurs, il n’apporte strictement rien a l’œuvre originale, et encore moins a l’histoire du cinéma. Après tout, cette nouvelle version des 101 Dalmatiens, datant de 1996, est tout juste un film que l’on qualifiera de familial, sans aucune prétention, que l’on regardera donc, forcement, en famille, et puis, en gros, c’est tout, ou presque. Bref, vous l’avez compris, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé et les fidèles du Journal de Feanor se demanderont probablement qu’elle mouche a bien put me piquer pour que je perde mon temps à consacrer un article (certes plus court que d’habitude) a un film comme ca ? Evidement, au vu de mes gouts habituels, disons qu’il fait un peu tache, mais comme, depuis les débuts de ce blog, ma rubrique « cinéma » fut celle qui eu le plus a souffrir de mes hésitations ou mes oublis, voir de je m’en foutisme des débuts, je me suis promis, depuis longtemps que, désormais, chaque film que je verrais aurais son article. D’où celui-ci consacré a la version cinématographique des 101 Dalmatiens.

Et pourtant, j’aurais put ne jamais voir ce truc. Sortit en 1996, nous sommes début 2011, on pourra dire a juste raison que j’aurais pris mon temps, et encore fallut-il un concours de circonstances pour que je le fasse : mon fils le plus jeune étant malade depuis la fin de la semaine dernière, je le garde a la maison, et hier matin, il désirais voir un dessin animé, choisis finalement ces fameux 101 Dalmatiens (le film) sauf que, ne se sentant pas bien, il me demanda de rester avec lui, ce que je fis, pas franchement ravis par la chose. N’attendant pas grand-chose de ce film, pour ne pas dire rien du tout, étant même persuader que j’allais m’endormir, j’eu alors la surprise de me prendre au jeu, petit à petit, et même, oui, je l’avoue, de rigoler… Et bah oui, et pourtant, ce film n’apporte rien de neuf comme je l’ai déjà dit, l’histoire des 101 Dalmatiens, je la connais pour avoir vu le dessin animé je ne sais combien de fois, et puis, après tout, ce n’est qu’une comédie familiale, alors… mais au fait, vous vous attendiez a quoi ? A que je regarde M le Maudit ou 12 hommes en colère avec mon fils de quatre ans et demi ? Non, bien évidement. Alors oui, les comédies familiales, même si cela n’apporte rien au cinéma en général, et bien, cela peut avoir son utilité, et pas des moindres justement, celle de passer un super moment en… famille ! J’aurais toujours le temps par la suite d’initier mes enfants a de vrais bon films, mais pour le moment, des trucs comme les 101 Dalmatiens, je trouve cela parfait.

Oui j’ai passé un très bon moment, j’ai bien rigolé avec mon fils, ce n’est surement pas le plus grand rôle de Glenn Close mais celle-ci n’en est pas moins tout bonnement parfaite en Cruella, a croire qu’elle était née pour cela, les chiens étaient particulièrement amusants, surtout que, point hautement positif, on n’a pas eu droit aux habituels animaux parlants avec leurs effets spéciaux a la noix, et puis, petite cerise sur le gâteau, la surprise de voir ce bon vieux Docteur House (Hugh Laurie pour les intimes) dans un rôle différent de celui qui le rendit célèbre et qui me rappela aux bons souvenirs de ses débuts aux cotés de Rowan Atkinson dans la série comique autrefois diffusée sur ARTE, La vipère noire. Alors oui, tout cela ne fait pas des 101 Dalmatiens un grand film, ni même, soyons honnêtes, un bon film, mais au moins, celui-ci m’aura fait passer un bon moment de rigolade avec mon fils et rien que pour ca, ca valait le coup.

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