dimanche 31 juillet 2011

ANOTHER GREEN WORLD



ANOTHER GREEN WORLD

Brian Eno (1975)

1 - Sky Saw (Eno) – 3:25
2 - Over Fire Island (Eno) – 1:49
3 - St. Elmo's Fire (Eno) – 3:02
4 - In Dark Trees (Eno) – 2:29
5 - The Big Ship (Eno) – 3:01
6 - I'll Come Running (Eno) – 3:48
7 - Another Green World (Eno) – 1:28
8 - Sombre Reptiles (Eno) – 2:26
9 - Little Fishes (Eno) – 1:30
10 - Golden Hours (Eno) – 4:01
11 - Becalmed (Eno) – 3:56
12 - Zawinul/Lava (Eno) – 3:00
13 - Everything Merges with the Night (Eno) – 3:59
14 - Spirits Drifting (Eno) – 2:36

Etant apparu comme un magicien touche a tout et avant tout bidouilleur au tout début des années soixante dix au sein du génialissime Roxy Music, Brian Eno, celui qui préférait chanter et s’amuser sur son synthé au fond de la salle pendant les concerts du groupe compris vite le piège que celui-ci pouvait représenter pour lui et, au bout de deux albums, décida de prendre ses cliques et ses claques et de se lancer dans ce qu’il faut bien nommer une carrière solo. Auteur d’albums pops, mais surtout expérimentaux a souhaits, le sieur Eno, après des débuts où le format chanson était encore utiliser bascula très rapidement dans l’ambient pur et dur tout en se lançant dans une très longue carrière – puisque non achevée – de producteur qui travailla tout bonnement avec les plus grands ; ainsi, que ce soit David Bowie et sa trilogie berlinoise, les Talking Heads, John Cale, Nico, Robert Fripp, U2 et beaucoup d’autres encore, depuis une trentaine d’années, le nom de Eno est associé, a la fois aux plus grands, mais encore plus que cela – et accessoirement, on n’en parle pas assez dans le petit monde de la musique – son importance dans l’évolution de celle-ci est plus que majeure. J’ai déjà eu l’occasion sur ce blog, de vous parler de celui qui est l’un de mes musiciens préférés (même s’il se prétend « non musicien »), que ce soit lors des critiques d’albums où il participait, mais surtout, bien évidement, dans ce qui est pour moi sa plus belle réussite, Before and after science, et aujourd’hui, c’est d’un autre album du maitre que je vais vous parler.

Pour beaucoup d’amateurs du sieur Brian Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno, Another Green World est considérer comme étant son tout meilleur album, et il est évidant que j’ai put le constater en lisant diverses critiques et avis a son sujet sur bien des sites. Personnellement, j’ai donc avoué ma préférence pour une autre de ses productions, Before and After Science, donc, paru plus tard et qui, selon moi, représente la quintessence de son œuvre (ainsi que le fait que, de part sa structure, ressemble beaucoup a Low et Heroes), mais cela ne m’empêche pas de reconnaître que celui-ci, cet autre monde vert dont le titre plaira tellement a nos amis écolos, est tout bonnement exceptionnel. Another Green World est donc le tout premier album d’Eno où celui-ci quitte le format pop a proprement parlé ; bien évidement, pas complètement puisque les superbes mélodies dont il a le secret comme St. Elmo's Fire, Golden Hours, I'll Come Running ou Everything Merges with the Night, par exemple, sont encore présentes (et cela se poursuivra par la suite) et c’est tout bonnement un plaisir sans nom que de les écouter, encore et encore, petites merveilles différentes en soient mais inoubliables, rehaussées fortement par le reconnaissable entre mille timbre de voix de Brian Eno, qui est certes tout sauf un grand chanteur, qui est certes limité, mais qui s’en sort tellement mieux et fait éprouver bien plus d’émotions que tant de pseudo chanteurs depuis des lustres. Mais ce qui fait la grande force de cet album, ce qui dénote indéniablement avec ses productions précédentes, ce qu’il fera de plus en plus par la suite, ce sont ses fameux instrumentaux (ici, nous n’en sommes heureusement pas encore a Music for Airports avec ses plages longues de dizaines de minutes) qui entrecoupent judicieusement l’album, qui le colorent de la plus belle des façons, certains assez rythmés, d’autres beaucoup moins, certains plutôt gais, d’autres bien plus sombres mais chacun indispensables, étonnants, novateurs a un point que l’on a parfois du mal a imaginer que tout cela fut enregistrer en 1975 (bigre, j’avais alors un an !). Ainsi donc, et accompagner de ses comparses, que ce soit Robert Fripp échapper de King Crimson et grand compère devant l’éternel, le ténébreux et lunatique John Cale accompagné de son violon (forcement) et même Phil Colins qui a l’époque, se contentait de faire ce qu’il faisait de mieux, c'est-à-dire, jouer de la batterie et surtout pas chanter, Brian Eno nous offre là un sublime album, qui marqua indéniablement l’univers musical a venir. Et pour la petite histoire, il est à noter que celui qui affirmait être tout sauf un musicien s’en sort plutôt très bien dans cet album, jouant de multiples instruments assez variés et, sur de nombreux titres, étant seul ou presque aux manettes.

Plus de trente cinq ans après, Another Green World n’a rien perdu de sa force et fait partie de ces albums que l’on écoute et réécoute en boucle, afin d’essayer de découvrir de nouveaux sons, des mélodies, des instruments qui nous auraient précédemment échappées (et ca marche). Bien évidement, pour les plus jeunes d’entre nous, cet album de Brian Eno ne leur dira pas grand-chose, les laissera probablement de marbre pour la plus part, habitués qu’ils sont a des genres et des sons complètement différents, mais il serait peut être temps qu’ils apprennent qu’a la base, il y avait des bidouilleurs de génies qui, il y a trente ans, ont créer les prémices de la musique d’aujourd’hui, et que parmi ceux-ci, Brian Eno était l’un des plus grands.

ARAWN : LA BATAILLE DE CAD GODDUN


ARAWN : LA BATAILLE DE CAD GODDUN

Monstre. Démon. Abomination. Les hommes imaginent que je suis le diable. Mais que savent-ils du Roi des enfers ? Que savent-ils du Bien et du Mal ? Les hommes... Des petites créatures fragiles qui vivent dans la crainte. Des êtres stupides, aveugles et bornés. Les hommes sont des ignorants... Je me nomme Arawn. Je suis le seigneur de la Terre Brûlée. Le Roi des enfers. Le souverain des morts. Les humains me Redoutent. Ils ont Raison. J'ignore la pitié. Je méprise la faiblesse. Je suis le Dieu de la colère. Le Dieu Vengeur... Je retrouvai Math sur la plaine de Cad Goddun. L'issue de la bataille ne faisait aucun doute. La victoire serait mienne. Et elle promettait d'être écrasante. Nous étions sur mes terres. Nous étions plus forts, plus nombreux. Et j'avais avec moi le chaudron de sang...Mais les dieux sont joueurs...

Déjà le troisième tome de la superbe saga de Dark Fantasy matinée de sauce celtique du plus bel effet, j’ai nommé, bien évidement, Arawn, le fameux récit par lui-même de la jeunesse du Roi des enfers, du souverain des morts, de ce Dieu de colère qu’est Arawn, de sa naissance suite au viol de sa mère, de son enfance avec les loups, de la conquête de son royaume, de son amour et, bien évidement, de l’accomplissement de son destin, c'est-à-dire, se battre a mort contre ses trois frères comme une vieille prophétie l’avait annoncée. Bien évidement, les habitués de ce blog auront put constater, en lisant les critiques des deux premiers volumes de la saga, que j’ai été plus qu’enchanter par celle-ci, qu’a mes yeux, en plus d’être une fort bonne surprise, elle mérite amplement le détour et est presque ce qui se fait de mieux, actuellement, dans le genre. Alors, La bataille de Cad Goddun, troisième tome d’Arawn est –il a la hauteur de ses prédécesseurs ? Excellente question a laquelle je vais vous répondre tout de suite.

Tout d’abord, un petit mot puisque je ne l’avais pas encore fait, sur les couvertures de la série. En toute sincérité, celles-ci sont superbes. Bien évidement, une couverture réussie ne signifie nullement que le contenu soit à la hauteur de celle-ci mais dans le cas qui nous préoccupe ici, c’est bel et bien le cas. Mais si des bonnes couvertures, il en existe des tas (ce qui n’est pas pour me déplaire), je me dois d’avouer que celles d’Arawn sont d’un très bon niveau, sans aucun doute supérieur a la moyenne ; en particulier la première – où l’on admirait le fameux héros de cette histoire, notre Seigneur des ténèbres assis sur son trône – et celle de ce tome trois, où, c’est autour du prétendu élu (mais accessoirement, sacré psychopathe), Math, d’être mis en valeur, arborant fièrement sa double hache magique (celle qui tue dès le premier coup porté, la classe quoi) au sein d’un décors fait de feu et d’éclairs du plus bel effet. Quant a la deuxième, celle où Siamh est mise en valeur avec un homme-loup derrière elle, tout en étant d’excellente facture, je la trouve moins belle que les deux autres… choix des couleurs ou peut être tout bonnement que celles-ci sont tout bonnement superbes. Mais ayant parlé des couvertures des trois premiers tomes, il est temps de plonger au fond du problème, c'est-à-dire, ce fameux troisième volume.

Nous avions laissé nos protagonistes a l’issu du tome précédant, prêts a s’affronter, avec, d’un coté, ceux que j’appellerais les jumeaux « bénis », accompagnés de leurs mère, et dits ainsi car leurs père était un héros, mort traitreusement assassiné dans son sommeil et qui, de part leur apparence – ah, de grands blonds aux yeux bleus – et leurs pouvoirs (la hache du soleil, le bâton de druide etc.) font, comment dire, nobles, tandis que de l’autre coté, le reste de la fratrie, les jumeaux « maudits », dont, parmi eux, Arawn, plus sombres, plus mesquins de part leurs pouvoirs (forcement, l’autre avec sa cape d’invisibilité qui en plus combat de loin avec un arc et des flèches, ca fait tout de suite moins héroïque que l’autre taré avec sa hache, quant a Arawn avec son espèce de Stormbringer local, forcement, difficile de faire plus antihéros) et dont le père n’était qu’un traitre et un meurtrier de la pire espèce. Et si cet antagonisme est ma fois fort bien trouver (même si, je sais, pas forcement original), les choses ne sont pas aussi simples que l’on pourrait le penser de prime abord puisque, finalement, qui provoque cette guerre entre les quatre frères si ce n’est ceux qui sont présentés comme étant les jumeaux « bénis », et surtout, le fameux élus (du moins, sa mère le vois ainsi) mais sacré dérangé au demeurant, le terrible Math !? Bref, les choses ne sont pas aussi simples que l’on pourrait le penser de prime abord, les motivations de chacun des frères, ainsi que celle de la mère de ce jolie monde, sont multiples, mais ce qui est certain, c’est que tout cela aboutie a une bataille tout bonnement monumentale qui occupe quasiment les trois quarts de ce troisième tome. Divisée en deux parties, celle-ci débute donc par un affrontement homérique entre les camps en présence, avec son lot de morts et d’actes de bravoure, de sang et de retournements de situations et s’achève ensuite pas un sublime face à face entre les quatre frères, d’une intensité phycologique rarement atteinte où ils ne font que discuter entre eux mais, où la violence des paroles et les conséquences de celles-ci sont infiniment plus terribles que le jeu des armes. Et tout cela finit mal, très mal pour Arawn, mais je ne vous en dirais pas plus histoire de ne pas trop gâcher l’effet de surprise ; disons juste que les dernières pages, qui se déroulent quelques années plus tard, entre décadence, accablement et tristesse, sont fort bien rendues et annoncent des lendemains terribles, surtout qu’au fil de cet album, on n’en apprend un peu plus sur l’un des protagonistes du premier tome.

Forcement, que dire au sujet de cette Bataille de Cad Goddun si ce n’est que celle-ci est dans la ligne droite de ses prédécesseurs, bref, que jusqu'à maintenant, cette série réalise tout bonnement un sans faute. Ronan Le Breton et Sébastien Grenier sont égaux a eux-mêmes, tant d’un point de vue scénaristique que graphique, l’intrigue est tout bonnement superbe, les dessins (enfin, les peintures) sublimes, mais tout cela, je vous l’ai déjà dit. Arawn est donc une excellente série, certes d’une violence extrême (et pas forcement uniquement physique) mais qui, entre son univers et surtout, la relation entre ses personnages principaux, est bien plus complexe que l’on pourrait le croire de prime abord. Quoi qu’il en soit, autour du quatrième tome désormais, qui, pour la petite histoire, est sortie récemment…

samedi 30 juillet 2011

ARAWN : LES LIENS DU SANG


ARAWN : LES LIENS DU SANG

Monstre. Démon. Abomination. Les hommes imaginent que je suis le diable. Mais que savent-ils du Roi des enfers ? Que savent-ils du Bien et du Mal ? Les hommes... Des petites créatures fragiles qui vivent dans la crainte. Des êtres stupides, aveugles et bornés. Les hommes sont des ignorants... Je me nomme Arawn. Je suis le seigneur de la Terre Brûlée. Le Roi des enfers. Le souverain des morts. Les humains me Redoutent. Ils ont Raison. J'ignore la pitié. Je méprise la faiblesse. Je suis le Dieu de la colère. Le Dieu Vengeur... Alors que ses quatre enfants sont partis à la conquête d’un royaume, à la poursuite d’une destinée hors normes qu’ils se disputent, Siamh se retrouve seule face aux nombreux dangers qui la guettent. Attaquée par quatre créatures de la nuit, la redoutable guerrière n’est cependant pas une proie facile. Alors que la vie de la belle ne tient plus qu’à un fil, celle du roi Gresholm prend fin lors d’un ultime banquet arrosé … de sang. Arawn s’empare définitivement du trône et conquiert dans la foulé les autres royaumes de Cymru. Un seul trophée manque cependant encore à son tableau de chasse : le corps et surtout le cœur de la reine Deirdre …

Bien évidement, comme vous pouviez vous en doutez suite a la lecture de ma toute dernière critique, vu a quel point le premier tome de Arawn, cette fameuse histoire – racontée par lui-même – de l’enfance du Seigneur des enfers de la mythologie celte m’avait plut, je ne pouvais plus attendre, avide que j’étais de découvrir la suite de la saga, et me suis donc procurer les trois autres tomes parus a ce jour. Prévue a la base en cinq tomes (mais un sixième, finalement, serait sur les tablettes également), la série de Dark Fantasy des sieurs Le Breton et Grenier est sans nul doute ce que j’appellerais sans exagération aucune un incontournable pour les amateurs du genre. Et pourtant, tout n’étais pas gagner a la base. En effet, je pense ne pas me tromper en disant que trop de Fantasy tue la Fantasy comme, autrefois, trop de SF rendait la majeure partie de la production tout bonnement inintéressante au possible. Bien évidement, cela ne signifie nullement qu’il n’existe pas des œuvres de qualité – encore heureux – mais la mode étant de nos jours – merci l’adaptation du Seigneur des anneaux – a la Fantasy, force est de constater que, depuis une bonne petite décennie, malgré quelques petites, la majeure partie des bande dessinées, films et autres romans sont loin de pouvoir être qualifier de véritables incontournables (et encore, je ne vous parle des sous Harry Potter et des romances avec des vampires, sinon, je ne m’en sortirais pas). Bien heureusement, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, il apparaît clair que cette saga, ce fameux Arawn, lui, est d’une tout autre trempe et que, même s’il ne plaira pas a tout le monde (les gouts et les couleurs ne se discutent pas), la qualité de celle-ci est indéniable, tant par son ambiance, son synopsis mais avant tout, de part ses qualités graphiques. Bref, une série de chez Soleil qui mérite le détour (personnellement, j’avais eu tellement de déceptions avec cette maison d’éditions que ce fut même une sacrée surprise), cela, j’en suis intimement persuader.

Le monde et les personnages étant présentés, comme il se doit, dans le premier volume de la saga, nous retrouvons donc la suite directe des pérégrinations de nos protagonistes dans ce deuxième tome fort judicieusement intitulé Les liens du sang. Oui car comme les lecteurs de Bran le maudit le savent (pour l’avoir lu), nous avons là quatre frères, deux paires de jumeaux de deux pères différents, dont le destin, apparemment, sera de se déchirer entre eux, quatre frères donc, dont on connaît a l’avance le sort de l’un d’eux, le fameux Arawn, le narrateur du récit, qui sont tous suffisamment charismatiques pour que chacun puisse être qualifier de héros de l’histoire (ce qui est suffisamment rare pour le souligner), mais aussi une mère, une formidable guerrière du nom de Siamh (qui curieusement, semble ne jamais vieillir tandis que ses fils deviennent adultes) qui les poussent a devenir de formidables guerriers, de grands conquérants, mais qui, obnubilé par la fameuse prédiction et son amour inconditionnel pour un seul de ses fils – en qui elle voit l’élu – risque de faire bien plus de mal que de bien. Et donc, dans ce deuxième tome, l’on suit, après un début où Siamh a maille à partir avec des hommes-loups (formidable combat superbement mis en images par un Sébastien Grenier tout bonnement sublime), la destinée de ces quatre frères qui, chacun a leurs façons, conquièrent un royaume. Bien évidement, l’intrigue s’attarde plus sur le sort du fameux Arawn et de ses amours avec la Reine Deirdre, celle qui est présentée comme étant son seul et unique amour de sa vie, ce qui est normal puisque celui-ci est le narrateur, mais les autres ne sont pas en restes, et le final, où ils se réunissent afin de fêter un heureux événement et suffisamment dramatique (en particulier dut aux relations entre des personnages qui, pour rappel, sont membres de la même famille) en soit et annonce des lendemains terribles.

Les liens du sang est donc un excellent second tome, peut-être, selon moi, inférieur au premier qui lui, plaçait la barre très haut (tant d’un point de vu narratif que graphique) même s’il s’en sort très bien. Désormais, l’intrigue est lancée, le destin, inéluctable – comme dans une bonne tragédie grecque – est en marche et l’on se doute que la suite va voir celui-ci se réaliser. Si Ronan Le Breton s’en sort toujours aussi bien pour ce qui est du scénario, que dire du travail de Sébastien Grenier si ce n’est que celui-ci est tout bonnement grandiose. Certes, j’ai préféré le premier tome d’Arawn, mais cela ne signifie nullement que celui-ci lui soit inférieur, disons plutôt que les décors étaient tellement variés que c’était un régal d’apprécier l’éventail de la palette de Grenier sur ceux-ci, dans le deuxième tome, l’intrigue se déroule bien plus en intérieur et il y a pas mal de batailles rangées, plus brouillonnes en soient. Mais quoi qu’il en soit, ces tableaux – car je ne peux que les qualifier ainsi – sont franchement sublimes et quand je repense a certains d’entre eux, comme celui où l’on voit le Roi d’un des royaumes conquis, chevauchant un sublime étalon (un cheval, n’allez pas imaginer autre chose), voir certains avec Deirdre, il y a de quoi être admiratif. Bref, mais bien évidement, vous l’avez compris, une série qui, sur ses deux premiers tomes, a fait plus que me conquérir. A voir maintenant ce que valent les deux prochains.

mercredi 27 juillet 2011

ARAWN : BRAN LE MAUDIT


ARAWN : BRAN LE MAUDIT

Monstre. Démon. Abomination. Les hommes imaginent que je suis le diable. Mais que savent-ils du Roi des enfers ? Que savent-ils du Bien et du Mal ? Les hommes... Des petites créatures fragiles qui vivent dans la crainte. Des êtres stupides, aveugles et bornés. Les hommes sont des ignorants... Je me nomme Arawn. Je suis le seigneur de la Terre Brûlée. Le Roi des enfers. Le souverain des morts. Les humains me Redoutent. Ils ont Raison. J'ignore la pitié. Je méprise la faiblesse. Je suis le Dieu de la colère. Le Dieu Vengeur...

Avant de rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire, la critique a proprement parler de ce premier tome de Arawn, intitulé Bran le maudit (déjà le titre, sans être original, est tout un programme), je tenais à vous raconter une petite histoire vis-à-vis de celui-ci. La semaine dernière, alors que je déambulais tranquillement à la FNAC des Halles, à Paris, je suis tombé complètement par hasard sur cette BD, présentée en tête de gondole. Forcement, n’en ayant jamais entendu parler, je me suis dit que cela devait être le premier tome d’une toute nouvelle saga. L’ayant feuilleter, j’ai tout de suite été fortement intéressé par son univers celtique, la beauté des dessins ainsi que le fait que le protagoniste principal soit tout bonnement, je cite, le Seigneur des ténèbres (du moins, il était présenté ainsi). Forcement, comme le meilleur moyen de résister à la tentation est d’y céder, je me suis dit que j’allais me le procurer, ce que je fis ce lundi. Entretemps, j’étais un peu dubitatif vis-à-vis de cette bande dessinée. Ayant passé le week-end à essayer d’en savoir plus a son sujet, j’avoue ne rien avoir trouvé a me mettre sous la dent (forcement, quant on oublie le titre, cela devient compliquer) parmi les diverses nouveautés de ces derniers mois. Je me suis également tapé l’intégralité du catalogue en ligne de Soleil, la maison d’édition et le résultat fut le même : rien. Une fois la BD en main, et surtout, le titre de celle-ci connu, je me rendis compte de ma méprise : certes, Bran le maudit était le premier tome d’une saga, mais celle-ci en était déjà au quatrième tome ! Immédiatement, la déception fut au rendez vous ; engluée dans la lecture de maintes BD en attente, de je ne sais combien de séries en cours ou prévues, je n’étais pas très chaud pour l’achat d’une série de quatre tomes dans les semaines à venir (car bon, quand je commence, j’aime aller au bout des choses) et j’ai donc regretté mon achat, me disant que, décidément, il faudrait qu’un jour, je fasse attention a mes achats compulsifs. Mais ces regrets ne durèrent pas bien longtemps, en fait, ceux-ci ont littéralement volé en éclats dès hier soir, suite a la lecture de ce fameux Bran le maudit qui m’a, et je pèse mes mots, tout bonnement époustouflé !

J’avoue qu’a la base, je m’attendais a une BD certes sympathique en soit, qui allait me faire passer un agréable moment mais j’étais loin, très loin du compte. Ce premier tome d’Arawn est tout bonnement excellent et fut, forcement, une fort agréable surprise à mes yeux, surtout suite a mes atermoiements et mes interrogations à son sujet. Tout d’abord, de part son univers, je ne pouvais qu’être conquis ; après, pendant des décennies, avoir été un parfait néophyte de ce qui avait trait a l’univers celtique (en gros, celui-ci ne m’intéressais guère), ces dernières années, j’ai petit a petit appris a le connaître et a l’apprécier a sa juste valeur, et ce, en particulier grâce a d’autres bandes dessinées – je pense a Keltos et Korrigans – mais aussi et surtout, grâce aux romans de Robert Holdstock, que je lis actuellement, comme Le Codex Merlin et, bien évidement, La forêt des Mythagos. Forcement, étant plongée dans cette ambiance celte, une œuvre typique de cet univers ne pouvait que me plaire. Bien évidement, encore fallait-il que la qualité soit au rendez vous, ce qui fut bien évidement le cas.

Car l’histoire d’Arawn commence de la plus belle des manières et tous les ingrédients d’une grande épopée y sont réunis dès ce premier tome : entre un héros maudit comme je les aime (oui, je l’avoue, je ne me lasse pas des personnages tourmentés… qui a dit Elric ?), une contrée peuplée de monstres terrifiants et typiques de cet univers celte, les prémices d’une romance tragique, une histoire de destinée entre quatre frères, qui forcement, ne pourra pas bien se finir (la aussi, j’aime particulièrement ces récits où, malgré tous leurs efforts, les héros ne peuvent aller a l’encontre de leur destin, aussi cruel soit-il) mais aussi et surtout, ne l’oublions pas, des personnages hauts en couleurs et assez charismatiques, ce premier tome de Arawn avait tout pour me plaire. Bien évidement, l’on pourra me rétorquer que tout cela n’est pas forcement original, que des héros tourmentés, on est habitué a force tellement ils sont nombreux, mais bon, la grande force d’un scénariste, selon moi, ce n’est pas uniquement de réaliser une œuvre originale en tout points mais également, chose ardue en soit, de réussir la gageure d’intéresser le lecteur avec un matériel de base archi connue et de renouveler, voir de sublimer celui-ci, chose qui, bien évidement, est parfaitement réussie par le sieur Le Breton. Quant aux dessins, je ne peux que m’incliner devant le travail de Sébastien Grenier ; personnellement, j’apprécie énormément de dessinateurs et de styles différents, mais là, chapeau bas pour ce premier tome : en toute sincérité, chaque page m’a donner l’impression de contempler de véritables tableaux dépeignant un monde rude, sauvage, mais également féerique. Que ce soit les premières pages, dans l’antre infernal du sombre Arawn qui donnent froid dans le dos, celles qui suivent, ces contrées enneigée où se déroule le combat entre la guerrière et le géant et, plus particulièrement, la scène de la foret, où l’un des fils rencontre le Seigneur des lieux (quel magnifique Cerf a demi-humain, celui-ci justifia a lui seul l’achat de cette BD) et qui, de part ses couleurs et son ambiance restera comme le grand moment, selon moi, de ce premier tome, Sébastien Grenier réalise là un presque sans faute, ce qui est notable.

Bran le maudit est tout bonnement un excellent premier tome pour une saga qui promet énormément. Bien évidement, celle-ci n’est plus toute récente et je peux me tromper quant a sa suite, déjà sortie, mais bon, quoi qu’il en soit, des séries qui débutent aussi bien, j’aimerais en découvrir plus souvent, et accessoirement, cela me change de pas mal de déceptions passées. Ainsi donc, pour moi, Arawn débute sous les meilleurs auspices, que ce soit de part sa qualité scénaristique, ses protagonistes, son ambiance qui ravira les amateurs de légendes celtes (et oui, Arawn est une figure légendaire et pas uniquement un personnage de BD) mais aussi, ne l’oublions pas, la qualité graphique de celui-ci. Bref, encore une énième série où je me lance, enthousiaste, mais personnellement, celle-ci, je ne la regrette absolument pas. J’espère juste que la suite sera à la hauteur ?

dimanche 24 juillet 2011

LA FORÊT DES MYTHAGOS : LAVONDYSS


LA FORÊT DES MYTHAGOS : LAVONDYSS

Des années se sont écoulées depuis la quête qui a mené les frères Huxley au plus profond de la forêt de Ryhope, ce vestige d'un lointain passé hanté par des créatures issues de l'inconscient collectif. Une quête qui laissait inexplorée une partie essentielle de ce territoire : le cœur de la forêt, le royaume ultime, la source de tous les mythes - Lavondyss. Tallis, une adolescente dont le demi-frère, Harry Keeton, a disparu quand elle était petite fille, va entreprendre à son tour le voyage, persuadée que Harry est toujours vivant, prisonnier du bois de Ryhope. Mais pour en franchir le seuil, toute une initiation est nécessaire. Et avant d'être en mesure de répondre à l'appel de Lavondyss, Tallis devra accomplir les rituels par lesquels la forêt s'offre et se protège à la fois, fait signe et se refuse...

En débutant la lecture du grand cycle de Robert Holdstock, La forêt des Mythagos, je savais à l’avance que le second tome de celui-ci, Lavondyss, allait probablement me poser quelques petits soucis. En effet, parmi les maintes louanges que j’avais put lire ici ou là sur ce cycle, parmi les nombreux avis enthousiastes de nombreux lecteurs, bon nombre de ceux-ci étaient bien plus dubitatifs vis-à-vis de celui-ci avec des avis plus que partagés qui oscillaient allègrement entre le tout simplement génial au plus que médiocre. Bien évidement, quand on se retrouve face a des opinions aussi tranchées, on se doute bien par avance qu’il y a forcement des explications a cela, et ce qui revenait le plus souvent – et ce, même parmi les critiques positives – était le fait que la lecture de Lavondyss était d’une complexité a toute épreuve, chose qui, forcement, pouvait en rebuter plus d’un. Forcement, après avoir lu le premier tome de La forêt des Mythagos (et après le Codex Merlin, déjà spécial en soit) dont le style narratif et le contenu était a mille lieux de la tristounette Fantasy post-Tolkien, je comprenais déjà pourquoi le cycle du regretter Robert Holdstock, même si excellent, n’était connu que d’un petit nombre ; trop éloigner des canons habituels du grand public, sa conception n’était pas faite pour celui-ci. Mais si en plus, ce fameux second tome ne réussissait pas à mettre d’accord même les plus fidèles amateurs de la forêt de Ryhope et de ses fameux archétypes mythologiques, force est de constater qu’il y avait quelque chose la dessous qui annonçait une lecture que je qualifierai, hum, disons ardue. Et pour sur, c’est ce qui arriva.

Il est indéniable après lecture que ce Lavondyss fait partie de ce genre d’œuvres dont, si l’on devait donner une note entre un et cinq, les deux seraient tout simplement possible ; par contre, et je pense ne pas me tromper (enfin, je vois la chose ainsi), une note moyenne ne peut être possible et ce, tout simplement parce soit l’on adore, soit l’on déteste. Et les raisons pour ressentir des avis aussi différents, aux antipodes les uns des autres sont multiples : tout d’abord, comme je vous l’ai déjà dit, il y a le style de cette saga, aux antipodes, donc, de la production lambda de Fantasy, ensuite, force est de constater que si le premier tome de La forêt des Mythagos était déjà particulier en soit, son écriture, sa conception même restaient tout de même – dans un sens – assez conventionnel, ce qui, il faut en convenir, n’est absolument pas le cas avec Lavondyss. Ici, préparez vous a vous accrocher car la lecture sera ardue, atteignant des sommets de complexité rarement atteints – nous démontrant au passage tout le talent narratif de Robert Holdstock – ce qui m’a fait penser, par moments, qu’il serait presque plus simple de gravir l’Himalaya. J’exagère bien évidement mais je dois avouer qu’a certains moments, j’ai eu énormément de mal avec certains passages, chose qui ne m’étais jamais arrivé lors de la lecture du premier tome. Car dans Lavondyss, si un jour le cœur vous dit de vous lancer dans la lecture de ce roman, force est de constater que, en plus de vous armer de courage, vous allez devoir accepter le fait que la structure narrative est particulière, qu’il y aura pas mal d’aller retour dans le temps, que l’on commence a telle époque, que, sans presque sans apercevoir, on poursuit dans le passé avant de revenir au point de départ et que, surtout, en arrivant a un certain point du récit, un spectaculaire bond en avant dans le temps sera effectuer. D’ailleurs, le temps est l’un des éléments clefs de Lavondyss, et quand en plus, on se rend compte que celui-ci ne s’écoule pas forcement de la même façon et qu’en plus, il y a une belle petite boucle temporelle vers la fin (accessoirement, superbement bien trouvée et écrite), peut être que vous comprendrez a quel point j’ai put galérer lors de ma lecture. Mais quoi qu’il en soit, cela mérite le coup de s’accrocher, indéniablement. Alors certes, la première partie s’étale longuement et le lecteur peut parfois se demander où l’auteur veut en venir avec toute ces chapitres consacrés a l’apprentissage de la jeune Tallis qui, pour couronner le tout et complexifier la chose, semblent bien souvent décousus ; d’ailleurs, entre toutes les références a de multiples légendes (toutes différentes, quoi que…), celles a des procédés shamaniques qui parsèment le récit (et qui en agaceront voire noieront certains), des passages pas forcement clairs ou qui, de prime abord, semblent ne rien avoir avec le récit en court, cette première partie est tout bonnement un sacré défit a relever. Pourtant, même si on peut avoir du mal a tout suivre, quel plaisir finalement de la lire, surtout que, petit a petit, certaines révélations se font. Mais le grand tournant a lieu une fois que Tallis pénètre dans les bois, quand le récit semble prendre des tons plus conventionnels (pourtant, rien n’est moins sur), que de nouveaux protagonistes font leurs apparitions et que les énigmes se… complexifient a notre grand dam (au départ), mais c’est surtout là que l’on commence à se rendre compte où Robert Holdstock veut en venir et que la lecture (apparemment) apparaît comme étant plus simple. Pourtant, nous n’en sommes pas au bout de nos peines et tout en suivant les pérégrinations de Tallis et de Scathach (le jeune guerrier qu’elle vue en vision étant jeune) au sein de la forêt de Ryhope, approchant de plus en plus de son cœur, le fameux Lavondyss, la première forêt, celle qui arriva après l’âge glaciaire, le lecteur devra prendre en compte chaque détail, chaque élément voir même le moindre protagoniste (qui peut apparaître sous un trait, disparaître, puis réapparaitre par la suite sous une autre apparence) ou une simple parole car chaque paragraphe, aussi court soit-il, contient une information importante pour la suite du récit. Le détail peut s'imbriquer dans les rouages de l'énigme aussi bien dans le paragraphe qui suit que bien plus tard dans le récit. Car disons le : Lavondyss est avant tout un immense puzzle, d’une complexité rarement atteinte et qui ne trouve son dénouement et l’intégralité de la révélation de ses mystères que dans les toutes dernières pages et c’est a ce moment là, que la valeur de ce roman prend toute sa saveur, lorsque, admiratif devant le travail accompli par Robert Holdstock sur cette œuvre, le lecteur ne peut que s’incliner devant ce qu’il faut bien nommer une pure réussite.

Lavondyss n’est donc pas le genre de roman qui plaira a tout le monde, cela, je ne peux le nier, d’ailleurs, ce n’est que vers la toute fin, en découvrant les conséquences de l’imbrication de toutes les pièces du puzzle, lorsque je me suis rendu compte a quel point tout était murement penser, réfléchis, qu’un détail a telle page occasionnait quelque chose vers la fin mais aussi, et surtout, au début, en découvrant la réelle portée et valeur de cette œuvre que mon opinion, jusque là dubitative c’est faite et que j’ai put m’apercevoir a quel point Lavondyss était une véritable réussite. L'imagination de l'auteur est extraordinaire, parfois déroutante, parfois sanglante, parfois brumeuse, parfois délirante, parfois effrayante et certes, rarement rassurante, mais elle nous donne au final un récit extraordinaire, tout bonnement. Certes, c’est complexe, certes, on est parfois perdu, mais si l’on s’accroche, si l’on prend la peine d’aller jusqu’au bout et si – il faut bien l’avouer – l’on n’est pas un indécrottable allergique aux récits à la fois allégoriques et féeriques, si l’on accepte de quitter le train train quotidien de la Fantasy commerciale, alors, Lavondyss pourra vous plaire, indéniablement. Ce qui est amusant, c’est qu’en reprenant des éléments déjà vus dans le premier tome mais en les traitant sous une forme complètement différente, Robert Holdstock nous offre une première partie de cycle tout bonnement exceptionnelle, qui revisite totalement nos légendes, poussant celles-ci jusqu'à leurs retranchements et émerveillant, au passage, le lecteur devant une aussi incontestable réussite.

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°55 : Comment naissent les révolutions



« ¡ Viva la révolucion ! » pouvons nous crier en découvrant le sujet principal du numéro estival de la Nouvelle Revue de l’Histoire, le cinquante cinquième pour être plus exact. Et cette exclamation, je l’ai crié doublement puisque au départ, j’étais persuader que j’allais avoir droit a un superbe numéro sur La Vendée et la terreur, sujet qui en passionnera – je n’en doute pas – plus d’un mais qui ne m’enchantais guère. Bien heureusement pour moi, ce numéro, aperçu chez mon marchand de journaux a la Gare de l’Est, n’était qu’un hors série, la revue normale étant sortie quelques jours plus tard, avec un dossier qui, tout de suite, m’intéressait plus :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°55 : Comment naissent les révolutions
Juillet, aout 2011

Au sommaire :

Comment naissent les révolutions
- L’actualité troublante de « La révolte des masses »
- 1789, la seule grande révolution
- 14 juillet 1789 : la journée décisive
- La chute de Louis-Philippe
- 1848 : le « printemps des peuples »
- Les révolutions de 1848 en Europe
- Les révolutions de 1917
- Hitler prend le pouvoir
- Sociologie du fascisme et sociologie de la révolution
- Quand la révolution devient religion

- La transmission du savoir antique, entretien avec Guy Rachet
- La vocation de Rome
- Philippe de Ségur et Napoléon
- Bismarck : audace et réalisme
- La résistance de Londres a Vichy
- Céline : les énigmes persistent
- L’inspecteur Derrick et le mystère Reinecker
- La Lybie : un enjeu entre les puissances

Enfin bon, je veux bien crier « ¡ Viva la révolucion ! » mais le fait est que, curieusement, il n’est fait nul mention des fameuses révolutions d’Amérique latine qui, pourtant, selon moi, méritaient amplement leur place dans ce numéro de la NRH consacré aux révolutions – cela, je pense que vous l’avez compris – mais uniquement européennes. Bon, quelque part, cela ne me surprend guère puisque je sais pertinemment que La Nouvelle Revue de l’Histoire s’attarde beaucoup a l’Europe avant tout, cependant, je trouve plus que regrettable, pour une fois, cet eurocentrisme qui sur ce coup là, est assez malvenu. Forcement, comment ne pas être dubitatif, devant les révolutions occultées et remplacées par des thèmes maintes fois abordés comme – gros soupir d’ennuie – la montée d’Hitler au pouvoir, le fascisme et blablabla… Franchement, on s’en serait bien passé et, du coup, le dossier, qui débutais assez bien, finis par être bancal et finis même en queue de poisson.

Ceci étant dit, le reste du numéro n’est guère plus enthousiasmant (finalement, je vais finir par regretter le hors série sur la Vendée) puisque la plus part des articles ne m’ont pas vraiment intéresser, pour ne pas dire ennuyer, et, finalement, si Bismarck – car j’apprécie grandement le personnage – a sut éveiller mon intérêt, le plus gros point positif de ce cinquante cinquième numéro de la NRH aura été l’article consacré a L’inspecteur Derrick et a son auteur, Herbert Reinecker, assez bien écrit et instructif je trouve. Mais bon, même ainsi, cela fait bien trop peu pour que je puisse qualifier ce numéro estival de la NRH de correct. Espérons que celui de la rentrée soit d’un tout autre acabit.

samedi 23 juillet 2011

LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ


LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ

En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien. Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début de l’aventure… Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine. Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde - alors sous contrôle anglais - est le but ultime. Mais la route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets…

Etant complètement passé a coté de la sortie de ce film, en janvier dernier (cela, je viens de l’apprendre en effectuant une petite recherche, juste par curiosité), ce fut donc avec une certaine surprise pour ne pas dire tout bonnement un sentiment de perplexité que je découvris Les chemins de la liberté, où, plus précisément, lorsque ma femme acheta le DVD, il y a de cela quelques semaines. Forcement, je n’en avais jamais entendu parler, mais la chose, finalement, m’arrive assez souvent, ce qui ne signifie nullement que le film ne soit pas bon, bien au contraire ; a contrario, trop de publicité fait autour d’une œuvre n’est pas une garantie de qualité, bien évidement. Quoi qu’il en soit, le synopsis de base avait de quoi me plaire : en plein second conflit mondial – époque certes maintes et maintes fois abordée – un groupe d’hommes réussit à s’échapper d’un goulag et a traverser l’Asie jusqu'à parvenir jusqu’en Inde, a l’époque faisant partie intégrante de l’Empire britannique. A priori tiré d’une histoire vraie (chose à vérifier) mais surtout d’un roman, A marche forcée, œuvre Slavomir Rawicz, ancien soldat polonais envoyé aux goulags sous le régime stalinien, il m’apparaissait comme chose acquise que, a défaut de me plaire (pour cela, encore fallait il le voir pour en juger), au moins l’idée générale de départ était un bon point a mes yeux. Et si nous avons attendu quelques semaines avant de le voir, ce n’était pas forcement par manque d’envie mais plus par manque de temps et ce, jusqu'à dimanche soir où, finalement, nous nous sommes installés pour une petite soirée cinéma comme on les apprécie.

Bon, disons le tout de suite, il est incontestable que Les chemins de la liberté fait partie de ce genre de films qui aurait mérité d’avoir une fin différente, mais je reviendrais dessus en temps utile. Pour le reste, mon opinion est tout autre. En effet, mon intérêt pour un synopsis plus qu’aguicheur selon mes propres concepts et centres d’intérêt c’est révéler exact et en toute franchise, et je pense qu’il est inutile de tourner autour du pot, j’ai énormément apprécié cette œuvre. Bien évidement, il faut savoir garder toute proportion gardée et avouer que tout n’est pas parfait au long des deux heures – environ – que dure le film ; ainsi, je ne peut que regretter que la première partie, qui a lieu au goulag, n’ait pas été plus développer que cela, selon moi, il y avait largement matière a améliorer la vie des divers protagonistes dans le camp de travail sibérien, les conditions difficiles etc. De plus, mais cela était prévisible, j’aurais tellement aimé que – lieu, époque et protagonistes oblige – l’anglais ne soit pas utiliser mais plutôt le russe ; certes, c’est demander un petit peu la lune, mais bon, c’est toujours mieux selon moi que des acteurs parlant en anglais avec un accent slave. Mais ces quelques défauts (a quoi on ajoutera le final) ne sont que des détails mineurs qui ne mettent absolument pas en cause les immenses – et je pèse mes mots – qualités de cette œuvre. Car oui, c’est un superbe film, sans nul doute et qui, au demeurant, m’aura particulièrement surpris, et ce, dans le bon sens du terme. Habituer a tant d’œuvres a grand spectacle hollywoodiennes, avec ces grands plans larmoyants, ces stars qui surjouent l’émotivité et ces bandes originales omniprésentes, quel bonheur absolu de ne pas avoir a subir tous ces désagréments qui polluent – oui, qui polluent – tant de films depuis bien trop d’années. Car dans Les chemins de la liberté, ce qui transparait le plus a l’écran, c’est la sobriété de l’œuvre, des protagonistes et surtout – oh merci, surtout – la quasi absence de musique grandiloquente qui serait venue gâcher le tout. A la place, de superbes acteurs qui savent rester a leur place, ce contentant de jouer leur rôle, de la plus juste des façons, en particulier Ed Harris, en vieux briscard revenu de tout – presque un archétype – brisé par la culpabilité de la mort de son fils et surtout, Saoirse Ronan, actrice que je ne connaissais pas du tout, et qui apporte une touche de sensibilité bienvenue au milieu de tous ces hommes, eux-mêmes loin d’être des héros dans le sens noble du terme avec leurs faiblesses, leurs craintes et leur désespoir. D’ailleurs, un exemple tout simple : Colin Farrell en personne est particulièrement excellent, ce qui, il faut en convenir, ne lui arrive pas tout le temps, comme quoi, quand il le désire, ou quand il est diriger – ici par Peter Weir – par la bonne personne, il nous démontre tout son talent. Mais la chose la plus importante, ce qui m’a le plus plu dans cette œuvre, c’est indéniablement les paysages traversés, ces sublimes images qui parsèment le film, qui écrasent les protagonistes, que cela soit le froid terrible de la Sibérie ou l’indicible chaleur du désert de Gobie, le spectateur ne peut qu’être émerveillé (oui, bon, même si le tournage n’eut pas forcement eu lieu en ces territoires, il fallait s’en douter) par la nature dans toute sa splendeur, et ce, sans les habituels artifices que le cinéma a grand spectacle nous a trop habituer depuis des décennies. Car, comme je vous l’avais dit, ici, pas de bande son omniprésente, tout juste des hommes – et une femme – perdus dans une fuite sans fin dans une nature superbe mais hostile, avec comme uniques compagnons, leurs craintes, la souffrance, mais aussi, la mort.

Cette façon de faire, forcement, n’aura pas fait que des heureux et j’ai put constater, comme je m’en doutais, que bon nombre de personnes n’ont pas apprécié – voir ont carrément détesté Les chemins de la liberté – pour cette raison ; absolument pas conventionnel, sortant des sentiers battus, ce film dénote énormément dans sa construction, bien trop sobre pour un public qui ne va y voir la que longueurs et ennuie total. Pourtant, l’œuvre de Peter Weir est tout sauf longue, bien au contraire, que n’aurait-elle pas méritée de posséder une bonne petite heure de plus, car forcement, on n’en arrive a son principal défaut, dont je vous ai parlé au début : son final. Personnellement, je l’ai trouvé fort décevant en vue de tout le reste qui était jusque la parfait, mais comment ne pas se dire que la traversée de la Chine (qui pour la petite histoire est tout de même un pays gigantesque) et celle de la chaine de l’Himalaya n’auraient pas mérité d’être plus développer ? Sincèrement, tout cela est bien trop vite expédier pour être honnête. Mais ce n’est pas tout, les dernières minutes, franchement, étaient plus qu’évitables : je ne veux pas trop spoiler la fin mais comment croire que, au bout de près de soixante ans, le héros puisse retrouver sa femme, comme si de rien n’était ? Désolé mais ce happy end est bien trop tiré par les cheveux et ne peux, selon moi, que nuire fortement a cette œuvre.

Quoi qu’il en soit, malgré un final qui aurait franchement mérité un autre traitement, il me semble évidant que Les chemins de la liberté est un excellent film, portant en lui bien des qualités et qui a le bon gout de ne jamais trop en faire (sauf a la fin, hélas). Certes, il dénote fortement dans le petit monde du cinéma, certes, cela ne lui attirera pas que des admirateurs, mais sincèrement, il n’en est que meilleur et, quelques jours après l’avoir vu, je ne peux que me dire que si plus d’œuvres étaient du même acabit, cela ne serait pas plus mal.

mardi 19 juillet 2011

SEPT PIRATES


SEPT PIRATES

Jim Hawkins est devenu négociant. Mais les affaires ne marchent pas fort. Il pourrait bien devoir vendre son navire, l'Amiral Benbow. Mais arrive une étrange proposition : il est convoqué chez un notaire, Maître Balfour. Hawkins se rend chez ce notaire en compagnie du jeune Bjorn. Une surprise l'attend en passant la porte : d'anciennes connaissances sont convoquées aussi, comme le docteur Livesey, Ben Gunn, Dick et Chien Noir. Ils doivent retourner sur la fameuse île de Flint où quelques années plus tôt, ils avaient vécu une course au trésor. Un commanditaire, qui préfère garder l'anonymat, financera cette opération : récupérer le deuxième trésor de Flint qui serait resté sur l'île. Les six compagnons acceptent. Un septième homme les rejoindra en route... « 7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir ! » 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.

Lorsque j’ai débuté Le Journal de Feanor, dans mes toutes premières critiques consacrées a la bande dessinée, je vous avais (enfin, je dis vous mais même mes lecteurs habituels, et ils ne sont pas légions, les ont-ils lu vu que cela remonte a trois ans ?) parler d’une série de chez Delcourt intitulé tout sobrement Sept (ou 7 pour ceux qui préfèrent ce qui, j’en conviens, ne change pas grand-chose au problème) et qui, en sept albums (forcement) voyait sept scénaristes et sept dessinateurs nous proposer sept histoires différentes où les protagonistes principaux étaient au nombre de… sept, bien évidement. Pour tout vous avouer, la série avait assez bien commencé mais au fil des tomes, celle-ci c’était avéré être légèrement trop inégale selon moi, du moins, suffisamment pour que je l’abandonne en cours de route, la faute a un Sept Guerrières qui était, selon moi, tellement décevant et inintéressant au possible que je n’avais pas souhaité poursuivre l’aventure Sept. Pourtant, il y avait eu un titre excellent, comme Sept Missionnaires, véritable petit bijou plein d’humour, et, en y repensant, Sept Psychopathes voir même Sept Voleurs étaient pas mal dans leur genre, et ce, même s’ils n’étaient que des titres moyens. Mais bon, eternel problème de l’amateur de BD qui se doit de faire des choix, bien souvent cornéliens, j’en étais resté la. Du moins, jusqu'à maintenant.

Il y a quelques semaines, nos amis de chez Delcourt proposèrent un huitième titre (chose qui peut paraître saugrenue, il ne devait il pas y avoir que sept tomes ?) à la série : Sept Survivants et profitèrent de l’occasion pour en annoncer d’autres par la même occasion. Intrigué par la chose, je me suis dit qu’a l’occasion, je pourrais éventuellement me laisser tenter par une sortie future, du moins, si mes économies le permettaient, ce qui est, il faut l’avouer, chose difficile. Du coup, je me suis souvenu d’un autre tome de la série que je possédais et que je n’avais jamais critiqué sur ce blog – pour l’avoir lu auparavant – Sept Pirates. Personnellement, je n’en avais pas gardé un excellent souvenir mais le temps aidant, et entre un volume de Bleach et une autre BD sur mes tablettes depuis quelques temps et dont je vous parlerais bientôt, je me suis dit que cela ne me couterais pas grand-chose de le relire, prêt de quatre ans plus tard, afin que cette fameuse histoire de pirates ait enfin droit a sa critique sur ce blog.

Et bien ma fois, cela ne m’arrive pas souvent (quoi que) mais ma mémoire, pour ce qui est de ce Sept Pirates m’a joué bien des tours puisque, après sa relecture dimanche dernier, par une fin d’après midi tristounette, mon opinion a son sujet a bien changer. Pourtant, pendant des années, ce titre de la série Sept faisait partie, en compagnie de Sept Guerrières, de ce que je surnommais les « ratages » de la saga, or, qu’elle ne fut pas ma surprise en me replongeant dans cette histoire de pirates et surtout, de me rendre compte a quel point j’ai put me tromper. Mais tout n’est pas parfait, et je vais commencer par vous parlez de l’élément négatif de cet album selon moi, ses dessins. Je suis vraiment désolé mais je n’accroche absolument pas au style du sieur Tim McBurnie qui oscille entre vrai-fausse peinture où je ne sais quoi d’autre (indéfinissable pour moi), qui doit probablement avoir ses adeptes, qui possède sans doute du talent, mais qui n’est pas pour moi. D’ailleurs, cela est assez dommage car c’est surtout ces dessins que j’ai retenu au fil des années, oubliant le scénario et comme je n’avais pas accroché, j’étais loin, très loin d’être motivé pour une relecture. Bien évidement, j’avais tord et ce, justement, grâce a un scénario qui rattrape largement le coup et qui nous démontre une fois de plus, par A+B, que ce qui compte avant tout, c’est une bonne histoire (le contraire, c'est-à-dire, de beaux dessins avec une intrigue indigeste passant moins bien voir pas du tout a mes yeux). Car il faut féliciter le scénariste, Pascal Bertho, pour ce qu’il faut bien appeler une belle petite réussite ; imaginant une suite au fameux récit de R.L.Stevenson, L'île au trésor, nous retrouvons donc dans ce Sept Pirates des protagonistes connus pour ceux qui ont lu le roman (ah, lointains souvenirs de jeunesse) comme Jim Hawkins, devenu adulte, le docteur Livesey, Ben Gunn, Chien Noir et Dick. Et bien évidement, l’intrigue nous entraine une nouvelle fois dans une nouvelle chasse au trésor parfaitement réussie et qui possède tous les traits du genre avec son lot d'actions, d'abordages, de trahisons et de trésors cachés ainsi qu’un pirate haut en couleur, un certain capitaine Jeckhide (hommage à une autre œuvre de Stevenson : Dr Jeckyll et Mister Hyde) qui est tout sauf original - méchant, sans véritable honneur, cruel etc. – mais qui fonctionne a merveille. Ajoutons a cela un final qui en surprendra plus d’un mais qui s’avère tout de même prévisible et logique et sans nul doute, le lecteur ne pourra qu’apprécier ce Sept Pirates.

Voilà donc un récit de 62 pages que l'on lit avec plaisir et que l'on ne se lassera pas de relire et ce, même si pendant quelques années, j’en ai pensé le contraire. Quoi qu’il en soit, malgré mes vieux aprioris infondés et le fait que je n’ai pas accroché aux dessins, il est clair que cette bande dessinée, bien que plus toute récente maintenant, mérite le détour pour tous les amateurs d’histoires de pirates et d’aventure sans prise de tète en général. Et, du coup, Sept Pirates m’aura redonné envie de me replonger dans cette série, Sept, que j’avais mise de coté, ne m’étant pas procurer les deux derniers volumes et ce, au moment où d’autres titres paraissent. Décidément, ca en fait des bande dessinées a acheter.

dimanche 17 juillet 2011

BLEACH : MEMORIES IN THE RAIN


BLEACH : MEMORIES IN THE RAIN

Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Un beau matin, Ichigo est réveillé par une peluche qui parle ! Il s'agit en fait du Mod Soul que Ichigo a récupéré et mis l'âme dans une peluche pour enfin l'appeler Kon. Très vite, Ichigo demande un jour de congé à Rukia : l'anniversaire de la mort de sa mère est proche ! Toute la famille d'Ichigo prend un jour de repos et va se recueillir sur la tombe de Masaki Kurosaki. Au cas où, Rukia suit la petite famille dans son bref voyage. C'est alors qu'un Hollow se manifeste. Hollow remuant de mauvais souvenirs chez Ichigo.

Tout d’abord, avant de rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire, la critique a proprement parlé du troisième tome de Bleach, je dois avouer que j’aurais eu un peu plus de mal que prévu pour me le procurer : l’ayant commander sur Priceminister il y a de cela un peu plus d’une semaine, j’ai reçu assez rapidement – mardi – mon colis, sauf que, a ma grande stupéfaction, au lieu du troisième tome, ce fut le deux – que j’avais déjà – que j’ai reçu. Personnellement, cela fait presque dix ans que je commande en ligne et je n’avais jamais eu de problèmes véritables jusque la, comme quoi, il fallait bien que ca arrive un jour. Et puis, comme problème, je dois reconnaître qu’il y a bien pire puisque après avoir pris rapidement contact avec le vendeur, celui-ci me renvoya le bon tome et j’ai put le recevoir – enfin – hier matin, ce qui, tout de même, est assez rapide quand on n’y pense. Bien évidement, tout est bien qui finis bien et c’est ce qui compte, mais bon, on pourra dire que je l’aurai attendu ce tome 3.

Ceci étant dit, que vaut donc ce troisième tome des aventures d’Ichigo Kurosaki, apprenti Shinigami, que nous avions laisser, au bout de deux bons volumes, de plus en plus persuader de son rôle a jouer vis-à-vis des Hollow, ces fameuses âmes damnées a sauver, enfin, pas toutes comme on a put le voir dans le tome précédant ? Et bien, tout d’abord, commençons par le gros point négatif – mais aussi le seul – de ce Memories in the rain : la couverture. Personnellement, je n’ai rien de personnel a l’encontre d’Orihime Inoue, même si celle-ci est loin d’être mon personnage préféré, bien au contraire, mais l’avoir en couverture, alors que la jeune adolescente n’apparaît quasiment pas dans les deux cent pages et quelques qui composent ce tome, il y a de quoi être légèrement dubitatif. J’aurais préféré quelque chose en rapport avec le contenu, surtout que celui-ci est tout bonnement excellent et qu’il y avait de quoi faire, mais bon, l’auteur aura préféré continuer dans la présentation de ses protagonistes principaux dans les premiers tomes, ce qui est souvent habituel chez les mangas par ailleurs mais ce qui nous donne au final, des couvertures peu engageantes la plus part du temps. D’ailleurs, sur ce point, je trouve cette façon de faire un peu regrettable et quand je pense aux superbes couvertures de la bande dessinée européenne voir des comics US, je ne peux qu’éprouver quelques regrets.

Ceci étant dit, mais comme dirait l’autre, il n’y a pas mort d’homme, force est de constater que Memories in the rain est, jusqu'à maintenant, le tout meilleur tome de Bleach ; certes, a ce point de ma lecture, je n’en suis qu’au troisième volume, mais ce détail n’en est pas moins important et ce devait d’être signaler. D’ailleurs, celui-ci dénote fortement avec ce que les amateurs de mangas peuvent avoir l’habitude puisque pour une fois, un tome complet est consacré à une intrigue complète, avec un début et une fin, ce qui étonne de prime abord (après tout, ces tomes ne sont que des compilations de chapitres bien plus court) mais finalement, est une assez bonne chose puisque par moments, on se croirait presque devant un quelconque album européen. Qui plus est, l’intrigue est tout bonnement excellente puisque l’on en apprend bien plus sur le passé tragique d’Ichigo, et sur sa culpabilité vis-à-vis du décès de sa mère lorsqu’il était enfant ; du coup, non seulement le lecteur apprécie ces révélations sur ce drame qui marqua profondément (et a juste titre) le personnage principal de cette histoire ainsi que sa famille qui apparaît là – en particulier le père, jusque la, élément surtout comique – plus sérieux pour ne pas dire tourmenter, ce qui donne quelques scènes très bonnes voir même touchantes. Bien évidement, une grande partie de ce troisième tome de Bleach est consacrée à un combat contre un Hollow (accessoirement, bien plus puissant que ses prédécesseurs) mais cette fois ci, tant par son intensité que par ses implications, cet affrontement prend une importance jusque là jamais atteinte : comme il est dit dans ce tome, cette fois ci, Ichigo ne se bat pas pour les autres mais pour lui-même, et cela change beaucoup de choses, y compris la vision de notre jeune héros quant a son rôle de Shinigami. A cela, ajoutons un petit rapprochement entre celui-ci et Rukia ainsi que la première apparition – sous forme de peluche – de Kon et on se retrouve au final avec un excellent tome, que dis-je, le meilleur jusqu'à maintenant.

Indéniablement, Memories in the rain est un premier tournant dans la longue – très longue – saga qu’est Bleach, un épisode sombre, emprunt de nostalgie et émouvant, cette fois ci, le lecteur ne se trouve pas devant une simple compilations de combats successifs entrecoupés d’humour ; d’ailleurs, celui-ci est bien moins présent dans ce volume. Les protagonistes commencent à prendre de la profondeur, on n’en sait bien plus sur leur passé et, quant a leurs adversaires, certains d’entre eux apparaissent comme étant tout bonnement dotés d’une force peu commune (dans la grande tradition des mangas où les héros se tapent des ennemis de plus en plus fort a chaque fois). Bref, un très bon tome de Bleach, indéniablement, une série qui me plait de plus en plus.

mardi 12 juillet 2011

BLACK SWAN


BLACK SWAN

Nina est ballerine au sein du très prestigieux New York City Ballet. Sa vie, comme celle de toutes ses consœurs, est entièrement vouée à la danse. Lorsque Thomas Leroy, le directeur artistique de la troupe, décide de remplacer la danseuse étoile Beth McIntyre pour leur nouveau spectacle, Le Lac des cygnes, son choix s’oriente vers Nina. Mais une nouvelle arrivante, Lily, l’impressionne également beaucoup. Le Lac des cygnes exige une danseuse capable de jouer le Cygne blanc dans toute son innocence et sa grâce, et le Cygne noir, qui symbolise la ruse et la sensualité. Nina est parfaite pour danser le Cygne blanc, Lily pour le Cygne noir. Alors que la rivalité de Nina et Lily se mue peu à peu en une amitié perverse, Nina découvre, de plus en plus fascinée, son côté sombre. Mais s’y abandonner pourrait bien la détruire.

Comme je vous le disais dans mon article précédant – celui consacré au décès du chorégraphe Roland Petit – cela faisait longtemps que j’avais envie de regarder ce fameux Black Swan, ce film sorti en début d’année, consacré a l’univers de la danse mais aussi et surtout a celui de la folie et qui avait reçu maintes louanges tant du public – ma femme l’avait vu au cinéma et avait été dithyrambique a son sujet – que des critiques spécialisés. Bien évidement, le fait que l’intrigue se déroule au sein d’une compagnie de ballet pouvait, au vu de mes gouts, être un frein non négligeable quant a mon appréciation finale de ce film, cependant, je dois avouer que j’étais assez optimiste quant a celui-ci : tout d’abord, son réalisateur, Darren Aronofsky, celui la même qui nous avais offert, il y a quelques années, Requiem for a dream, un excellent long métrage que j’avais apprécier (même si je ne le considère pas comme un chef d’œuvre comme certains) ; ensuite, Natalie Portman, qui joue là le rôle principal, une actrice que j’aime bien même si je pense que je la verrais toujours en Padmé Amidala (inutile de vous dire dans quel saga, n’est ce pas ?) et dont les plus enthousiaste avaient crier haut et fort que sa prestation dans Black Swan était grandiose ; ensuite, le fait que le second élément de l’intrigue soit la folie, ce qui n’était pas pour me déplaire, j’aime assez les personnages torturés, qui en prennent – comme dirait l’autre – plein la gueule ; et puis, pour finir, bien évidement, a force d’entendre tellement de bien au sujet de ce film, comment ne pas en attendre des monts et des merveilles, car oui, définitivement oui, Black Swan était ce que l’on nomme Le film a voir, d’où, forcement, mon impatience et mon enthousiasme lorsque, le DVD lancé, celui-ci débuta.

Et là, catastrophe. A ma grande stupéfaction, a mon grand regret, tous mes espoirs se sont envolés et la déception fut au rendez vous. Cela me peine énormément d’avoir à dire cela, mais malheureusement, je n’ai pas apprécié Black Swan. Pourtant, comme je vous l’ai dit, tous les éléments positifs pour qu’il en soit autrement étaient au rendez vous, or, je n’ai, a aucun moment, accrocher ; pire même, j’ai passé mon temps à piquer régulièrement du nez ce qui, pour moi, est toujours un signe de profond ennuie total. Ce ne fut pourtant pas faute d’essayer, de résister au sommeil qui me gagnait, oui, j’ai luté pour Black Swan, oui, j’ai luté pour aimer ce film, mais non, hélas, ce ne fut pas le cas. Alors, arrivé a ce moment précis, une question ce pose et elle me semble importante : est ce mon état de fatigue qui a fait que jamais je ne suis rentrer dans l’intrigue – ce qui est fort possible car celle-ci est complexe – ou bien, est ce que, n’ayant pas accrocher a celle-ci, le sommeil me gagna ? Personnellement, et moins de trois jours après avoir vu Black Swan, je n’arrive toujours pas répondre a cette question. Bien évidement, j’étais fatiguer, cela, je ne peux le nier et il est difficile d’être juste envers une œuvre quand, toutes les dix minutes, on ferme les yeux. Le problème, car problème il y a, c’est que, une fois le générique de fin arrivé, bah, j’étais loin d’être fatiguer et je ne me suis pas coucher si tôt que cela ensuite ? D’où, vous comprendrez bien, mes interrogations quant à ce film. Du coup, que faire ? Personnellement, je ne vois qu’une seule et unique solution, le revoir – en parfaite condition, j’entends bien – et me faire une opinion définitive quant a celui-ci : si je m’endors derechef, alors, j’abandonnerais la partie et ne me ferais plus guère d’illusions quant a Black Swan, après tout, on ne peut pas tout aimer. Mais si, cette fois ci, j’accroche, alors les choses seront différentes et je saurais rendre à César ce qui est à César et louer les qualités de cette œuvre. Et s’il faut réécrire une critique sur ce film dans l’avenir, je le ferais (ca serais une première par ailleurs sur ce blog), mais bon, pour le moment, nous n’en sommes pas la.

Bien évidement, je suis déçu en écrivant ces quelques lignes. Pour Black Swan, avant tout, car, comme je vous l’ai dit, dont j’attendais énormément, mais également par le fait que je n’arrive pas vraiment à me faire une opinion quant a celui-ci. Quant je pense à tous ces excellents éléments scénaristiques qui font la force de cette œuvre et que j’ai tout de même remarqué, que ce soit la dureté de la vie quotidienne d’une compagnie de ballet et en particulier du fait d’être la nouvelle étoile de celle-ci, quant on voit la relation particulière, pour ne pas dire plus que destructrice entre une mère – visiblement frustrée d’avoir mis un terme a sa carrière – et de sa fille – Natalie Portman – maintenue dans un isolement forcé et qui ne semble vivre, surtout pour sa mère, que pour devenir une grande danseuse ; quand on voit, également, le sort d’une étoile déchue – Winona Ryder que l’on retrouve avec plaisir – décidément peu enviable, et puis, quant on voit ces jalousies au sein de la troupe, ce chorégraphe limite pervers – excellent Vincent Cassel, et oui – et puis cette folie, de plus en plus omniprésente au fur et a mesure que l’on avance dans l’intrigue, au point que, arrivée a un moment donné, on ne sait même plus ce qui est vrai ou pas. Et ce final, bigre ce final, tout bonnement grandiose (que, pour la petite histoire, j’ai vu deux fois vu que la première, je commatais comme une grosse larve), grandiloquent, féerique, émouvant et époustouflant (les qualitatifs me manquent) que je ne suis pas prêt d’oublier de si tôt et qui m’aura marqué, et ce, même pour une bille en danse comme moi. Ah mais au fait, et si c’était ca aussi le problème, la danse ? Je n’aime pas la danse, c’est un fait indéniable ; cela aurait-il joué ? Difficile à dire, comme je vous l’ai dit, Black Swan se doit d’être vu une seconde fois, sans cela, je ne pourrais pas me faire une idée tout a fait précise. Je n’ai pas pour habitude de donner une seconde chance aux films, mais dans ce cas là, cela est nécessaire et il se pourrait bien, qu’un de ces quatre mains, je publie une nouvelle critique afin de louer les qualités de Black Swan. Ou alors, cela ne sera que la confirmation que, malgré celles-ci, ce film ne soit décidément pas pour moi ?

samedi 9 juillet 2011

BLEACH: GOODBYE PARAKEET, GOODNITE MY SISTA


BLEACH: GOODBYE PARAKEET, GOODNITE MY SISTA

Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Ichigo est parti à la recherche de Chad, lui-même poursuivi par un Hollow en ayant contre sa perruche ! Alors qu'il le recherche, Ichigo tombe sur sa sœur Karin qui est très mal en point. Il n'a alors d'autre choix que de ramener Karin chez eux tandis que Rukia continue à chercher Chad. Cependant le Hollow repère Rukia et l'attaque. Résistant et attaquant le Hollow, Rukia est sur le point de se faire manger lorsque Chad intervient in extremis pour la sauver. Neutralisant facilement le Hollow, Chad et Rukia sont soudainement attaqués par des mini-bestioles du Hollow.

Comme je le laissais sous entendre lors de la critique du premier tome de Bleach, il y a tout juste quelques jours, j’ai décidé que, sauf si cela se justifiait, les critiques a venir de cette saga seraient plus courtes que toutes celles que j’ai l’habitude de vous proposer, et ce, quelles soient consacrées a des œuvres issues du monde de la BD, bien entendu, mais aussi de la littérature, du cinéma, des Livres dont vous êtes le héros, de la musique ou autres. En effet, depuis les tous débuts du Journal de Feanor, et même si je suis encore loin d’avoir atteint un niveau acceptable selon mes critères, j’ai particulièrement évolué quant au contenu et la longueur de mes critiques (il suffit pour cela de jeter un œil, par exemple, a celles des deux premières années) ; bien évidement, cela est normal, c’est ce que l’on appelle l’expérience : plus on en fait, mieux elles sont. Cependant, quant on se retrouve devant une série comme Bleach, par exemple, qui au Japon en est a cinquante tomes, force est de constater que je ne me vois pas – même si, avec deux misérables volumes, je suis encore très loin de la fin – écrire cinquante critiques tout aussi longues les unes que les autres sur la même œuvre ; cela peut être le cas avec la bande dessinée européenne, par exemple – et encore, on ne se retrouve pas avec autant de tomes devant soit – mais avec les mangas, où bien souvent, ces fameux volumes ne sont que des compilations pas souvent ordonnées d’une seule et même histoire, c’est un peu plus compliquer. Ainsi, voila comment je vais procéder : chaque volume à venir de Bleach – car je compte bien évidement me les procurer tous (oui, je sais, je dois être fou) – aura droit a sa propre critique, cependant, je me contenterais de signaler plus ou moins rapidement – suivant le contenu – ce qui m’a plu ou pas. Agissant ainsi, ces critiques seront forcement plus courtes que d’habitude, ce qui m’évitera de tourner autour du pot inutilement et surtout, de me répéter inutilement. Bien évidement, suivant les volumes, certaines critiques pourront être plus longues mais cela dépendra énormément de l’importance des événements scénaristiques de ceux-ci. Ceci étant dit, et bien dit pour la dernière fois – d’ailleurs, cela pourra être valable pour d’autres mangas à venir -, il est temps de voir ce que ce deuxième tome de Bleach a dans le ventre.

Tout d’abord, il est indéniable que tous ceux qui auront aimé le premier tome de ce manga ne pourront qu’être enthousiasmés par cette suite ; continuant à mettre en place son univers et ses protagonistes, l’auteur, Tite Kubo, dans la ligne droite du précédant, poursuit son récit tranquillement, de part l’avancée de l’intrigue, mais sous un rythme toujours aussi vif pour ce qui est de son contenu. En effet, ce qui ressort tout d’abord de Bleach, c’est ce coté captivant au possible qui ne vous lâche pas d’une semelle ; je ne sais pas ce que donnera la suite de cette saga mais pour le moment, au bout de deux tomes, j’ai l’impression que je pourrais tout lire sans problèmes d’une seule traite, ce qui, il faut l’avouer, est tout de même positif pour une œuvre. Au moins, on ne s’ennui pas une seule minute et c’est tant mieux. Du coup, que ce soit avec la première partie de ce deuxième tome, où se poursuit et se conclut l’intrigue où Chad, un colosse tranquille occupe un rôle de premier choix et se retrouve menacé par un Hollow pour le moins vicieux (ce qui donnera un final un peu différent et qui, accessoirement, nous en apprendra plus sur le fonctionnement de la Soul Society et du sort des âmes perdues) qui en veut, apparemment, a un perroquet (si, si, vous ne rêvez pas) mais aussi la seconde, véritable festival humoristique au début – et la dessus, Tite Kubo va tout de même assez loin, étant même assez cru parfois, mais cela est plus marrant qu’autre chose – et qui nous montre une autre image (toujours) de la Soul Society avec cette âme artificielle condamnée a mort car non-conforme aux attentes placées en elle, le récit s’oriente finalement vers un coté un peu plus sérieux et l’on s’aperçoit que les tenants et les aboutissements sont plus ambigus qu’on pouvait le croire précédemment. Quoi qu’il en soit, cette intrigue m’aura particulièrement plu, en particulier pour les deux ou trois fous rires du début, mais surtout pour les nouveaux protagonistes qui font leur apparition comme cet étrange et mystérieux commerçant en affaire avec les Shinigami ainsi que les nouvelles révélations sur l’univers général de cette série.

Vous l’avez compris, ce deuxième tome de Bleach, portant le doux titre de Goodbye Parakeet Goodnite my sista – marrant les titres de ce manga – aura tout bonnement confirmé tout le bien que je pensais de celle-ci pour le moment. Oscillant toujours entre une violence non dissimulée et un humour ravageur, les protagonistes de Bleach sont suffisamment charismatiques pour que le lecteur s’y attache rapidement, quant a l’intrigue, celle-ci est tellement prenante qu’il en est tout bonnement impossible de décoller ; une fois commencer, on ne repose le bouquin qu’a la dernière page. Et comme en plus, il faut reconnaître que les dessins de Tite Kubo sont assez attirants et plutôt bien faits (oui bon, je sais, c’est du manga mais c’est pas mal tout de même), les personnages étant assez expressifs, les cases pas forcement vides comme c’est souvent le cas par ailleurs et le découpage dynamique font que pour le moment, Bleach atteint quasiment un sans faute. Maintenant, attendons de découvrir pour voir ce que cela donnera.

mercredi 6 juillet 2011

BLEACH: THE DEATH AND THE STRAWBERRY


BLEACH: THE DEATH AND THE STRAWBERRY

Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Bleach est l'œuvre d'un mangaka prometteur, Taito Kubo, et le dernier succès des Editions Shueisha. Manga d'action au rythme trépidant, au graphisme soigné et à l'intrigue palpitante, Bleach est la nouvelle bonne surprise du manga au pays du Soleil Levant.

Après m’être replonger dans l’univers des mangas avec la relecture des cinq premiers volumes de Hunter X Hunter (mais au fait, c’est quand que j’attaque la suite ?) puis la découverte de la dernière série en date de Kaori Yuki, The Royal Doll Orchestra, il est temps désormais de me lancer – sans mettre de coté les BD européennes, cela va de soit, surtout que j’en ai pas mal en réserves – dans l’un des phénomènes de la dernière décennie au pays du soleil levant, je veux bien évidement parler de Bleach. J’ai découvert, un peu par hasard et surtout en zappant – c’est fou ce que l’on peut découvrir avec une télécommande en main – la version animé de ce manga sur la chaine Direct Star il y a de ca quelques mois déjà et, même si je ne regardais celle-ci que de façon plus qu’épisodique, je dois reconnaître qu’après des sentiments d’abord mitigés a son encontre – je ne voyais la qu’une énième série de bastons qui se succèdent a des bastons – , je me suis petit a petit pris au jeu, et, assez rapidement, j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce fameux Bleach. Pour cela, et internet et décidément formidable, j’ai donc appris que ce manga, œuvre d’un certain Tite Kubo (désolé mais il s’agit là d’un parfait inconnu pour moi) était un véritable monument au Japon, carrément vendu a plus de soixante millions d’exemplaires depuis sa sortie en 2001 et composé de cinquante tomes (sic), ce qui m’a tout d’abord laissé songeur, puis, encore plus enthousiaste quant a découvrir ce manga. Cependant, comme je ne possède pas – hélas – d’un compte en banque extensible à souhait, et que, ces derniers temps, les sorties BD étaient assez importantes, j’ai donc laissé l’achat du premier tome de Bleach pour une occasion plus propice. Et, le hasard faisant bien les choses, celle-ci arriva plus rapidement que prévue puisque ce fut a la brocante de ma ville, il y a quelques semaines (dont je vous en avais parlé) que je suis tombé sur les deux premiers tomes de ce manga qui m’attirait tant ; ni une, ni deux, je me les étais acheter pour une somme correcte et, hier, j’ai donc enfin lu ce premier tome de Bleach.

Mais alors, après tout ceci, qu’est ce que j’en pense ? Et bien, je dois reconnaître que c’est encore mieux que je ne le pensais, et oui ! Surtout qu’entre le moment où je me suis acheté ces deux tomes et celui où je me suis décidé à lire le premier, c'est-à-dire, hier, j’avais comme une espèce de petite appréhension, comme si je m’attendais à être déçu. De plus, le cinquième et dernier tome de The Royal Doll Orchestra m’avait tellement déçu il y a quelques jours que, du coup, mon enthousiasme vis-à-vis des mangas avait légèrement baissé ; rassurez vous, celui-ci est largement remonté a la hausse, et pas qu’un petit peu. Bon, tout d’abord, commençons par tous les défauts que l’on peut trouver dans ce premier tome, car ceux-ci existent tout de même : déjà, les protagonistes, force est de constater que ceux-ci, du moins, ceux qui sont apparus dans ce premier tome, sont tout sauf originaux ; que ce soit par l’apparence, les caractères etc. le lecteur averti de mangas où élevé au Club Dorothée sera en terrain plus que connu et ne trouvera rien de neuf. Cela est également le cas pour les lieux, les situations d’une banalité affligeante – des lycéens, franchement, on a l’habitude – et qui pourraient jouer en la défaveur de la série. A cela, ajoutons les petits détails parfois agaçants des mangas comme ces protagonistes féminins parfois niais, des gouttes de sueurs en veux tu en voilas, des personnages qui deviennent tout petit ainsi que l’humour nippon typique. Bref, on aime ou on n’aime pas et si, personnellement, cela ne me gènes pas trop en temps normal, cela peut vite devenir problématique si le scénario, lui, ne tient pas la route. Or, bien heureusement, celui-ci est à la hauteur !

Partant d’un postulat de base particulier – le héros, Ichigo Kurosaki qui possède le don de voir les fantômes se retrouve, suite a une rencontre avec une Shinigami (un être qui protège les âmes humaines) investi des pouvoirs de celle-ci et affronte ses premiers Hollows, forme bestiale d’âmes perdues un peu contre son gré – l’intrigue est tellement captivante qu’il est tout bonnement impossible de décrocher avant la dernière page. Pourtant, dans ce premier tome de Bleach, l’auteur se contente de présenter ses premiers personnages, son univers et son synopsis de base, chose parfaitement normale, mais tout cela à un tel rythme que le lecteur oublie rapidement que ceux-ci ont un air de déjà vu pour ne s’intéresser qu’a une intrigue qui ne s’essouffle jamais. Et puis, pour ce qui est des protagonistes, oui, ils ne sont pas si originaux que ca, mais ils n’en sont pas moins bigrement charismatiques quant on y pense. Bien évidement, dans ce premier tome, intitulé The Death and the Strawberry, le héros, Ichigo Kurosaki, et la Shinigami, Rukia Kuchiki, écrasent tous les autres protagonistes de part leur présence – y compris la trop niaise selon moi, Orihime Inoue – mais en attendant que d’autres personnages importants ne fassent leur apparition, force est de constater que le duo Ichigo/Rukia fonctionne à merveille. Et puis ce synopsis donne vraiment envie d’en savoir plus : entre la mystérieuse Soul Society et ces âmes perdues – les Hollows – que l’on combat pour les sauver d’elles mêmes, l’auteur nous propose là de bons éléments pour tenir en haleine le lecteur et lui donner envie de découvrir la suite. Bien évidement, dans ce premier tome de Bleach, on n’échappe pas aux poncifs du genre comme ce garçon « destiné » qui est tout sauf enthousiaste à devenir un Shinigami mais qui, petit a petit, et bien évidement, commence à changer d’avis et a prendre son rôle plus au sérieux, et ce, même s’il est un râleur. Alors oui, la aussi vous me direz que cela n’a rien de bien original, mais pourtant, ca marche quand même, et pas qu’un peu !

Bref, vous l’avez compris, j’ai été plus qu’enthousiasmer par la lecture de ce premier tome d’une longue, très longue série, ce qui, bien évidement, ne peut que m’entrainer de nouveaux problèmes que je qualifierai d’ordres logistiques : cinquante tomes a se procurer, a lire et a écrire les critiques, ca promet, surtout que pendant ce temps là, d’autres BD sortent, des séries sont en cours etc. Bref, un sacré foutoir à venir et des choix cornéliens à faire (personnellement, je pense que j’écrirais des critiques plus courtes pour les prochains tomes de Bleach) quant au choix des BD à acheter, et il n’y en a pas qu’un peu. Mais bon, j’ai tellement été conquis par ce premier volume de Bleach que, indéniablement, je ne peux pas passer a coté d’un tel manga ; après, c’est a moi d’arrêter de fumer (depuis le temps que j’en parle) et les économies faites (en plus de ma santé) me permettront de résoudre une bonne partie de mon problème pécuniers. Mais que cette série vaut le coup, sincèrement, c’est plus qu’une certitude.

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