mercredi 18 juillet 2012

DANTE'S INFERNO



DANTE'S INFERNO

Vous qui entrez, laissez toute espérance... Durant la troisième croisade, Dante a assisté aux atrocités de la guerre qui lui ont fait perdre la foi en Dieu. Dans la ville d'Acre, Dante doit garder des prisonniers de Sarasin pour le roi Richard Ier d'Angleterre. Vaincu par l'un d'entre eux, Dante va devoir traverser les cercles de l'Enfer, rencontrer plusieurs pécheurs reconnus, afin de pouvoir être pardonné pour ses pêchés. Le joueur se rendra ainsi compte des erreurs de Dante, erreurs qui pourraient bien lui coûter Béatrice...


Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, c’est avec un immense honneur que je vais vous proposer aujourd’hui la toute première critique d’un jeu PS3 dans le Journal de Feanor ! Et oui, après avoir enfin acquis, il y a tout juste quelques semaines la dernière-née des consoles de salon de chez Sony – qui n’est plus toute jeune, j’entends bien – comme je vous le disais dans un billet entretemps devenu légendaire (ah, la traditionnelle exagération latine), le moment est venu que je vous parle plus longuement de l’un des premiers jeux que je me suis procurer avec ma PS3, je veux bien évidement parler du premier soft auquel j’ai joué, et que j’ai achevé il y a quelques jours à peine : Dante’s Inferno !


La première chose qui saute aux yeux, avec ce jeu, si l’on fait abstraction de la beauté intrinsèque des graphismes et des animations – choses auquel il va bien falloir que je m’habitue, après une décennie de PS2 – c’est que l’on devine tout de suite de qui ses créateurs se sont inspirés pour le créer, les spécialistes et autres habitués savent ce que je veux dire, de God of War, bien évidement. Dès les premières minutes de jeu, que ce soit par la prise en main de Dante, les multiples combos à effectuer, les parades, l’évolution de ses pouvoirs voir même, quelque part, de par son look général – ici, la croix cousue a même la peau de Dante ressemblant bigrement aux tatouages rouges, eux aussi, du nouveau dieu de la guerre – pour ne pas parler de l’ambiance générale et de l’extrême violence du soft, tout, ou presque, renvoi a l’une des franchises les plus célèbres de chez Sony et qui fit les beaux jours de la PS2 puis de la PS3. Certes, dans les deux cas, nous avons des Beat'em all et il est bien connu que lorsque quelle que chose fonctionne, les autres développeurs ont tendance à le réutiliser ; d’ailleurs, sur ce point, je vous faisais déjà part de ce constat lors de ma critique de God of War II. Pourtant, ici, les points communs sont tellement flagrants que l’on sent que, plus que l’inspiration, les créateurs de Dante’s Inferno ont quasiment pompé tout ce qui avait fait le succès de son illustre ainé. Après, est-ce vraiment un mal en soit ? Certes, cela dénote déjà un sacré manque d’originalité et de prise de risque, cependant, au moins, l’amateur du genre sera en terrain connu, ce qui, je dois bien l’avouer, fut mon cas.

Bien évidemment, s’il ne faut rien attendre pour ce qui est de l’originalité de ce soft, au moins, il reste le synopsis même de celui-ci, et, ma fois, disons qu’il possède quelques solides arguments pour convaincre les amateurs du genre et autres amoureux de personnages torturés plongées dans un univers d’indicible horreur. Et là, un grand merci aux développeurs de nous avoir offert un jeu qui se déroule ni plus ni moins qu’en Enfer ! Oui, le seul, le vrai, l’unique… oui bon, enfin, celui décrit par un certain Dante Alighieri (vous voyez d’où vient le nom du personnage principal) dans La Divine Comédie, poème écrit dans les premières années du XIVème siècle et composé de trois parties : L’Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis. Le jeu, ici, est donc inspiré de la partie consacré à L’Enfer, et comme dans celui-ci, le joueur prendra en main Dante qui descendra tout au fond des neuf cercles infernaux accompagné par le poète Virgile. Enfin, quand je dis « inspiré », que tous ceux qui ont lus l’œuvre de Dante (le poète, pas la brute du jeu) prennent garde : ici, l’inspiration est à utiliser au sens large, très large du terme et ne sert que de décor, d’ambiance et de prétexte pour nous offrir quelques heures de bourrinages intensif. Est-ce là aussi un mal en soit ? Sincèrement, un strict portage de La Divine Comédie en jeu n’aurai pas intéressé grand monde – après tout, cela n’est que le récit d’un voyage, certes fantastique – et puis, franchement, qui n’a jamais rêver de descendre aux Enfers afin de dessouder des hordes de démons ? Ce n’est pas votre cas ? Ah bon ?! Bah, perso, c’était le mien !


Et sur ce point, je dois reconnaitre que ce fut un véritable plaisir que de suivre les péripéties de notre pauvre Dante – ici, un ancien croisé pas très propre sur lui – au fin fond des enfers a la poursuite de sa Béatrice : entre décors grandioses, paysages torturés, âmes tourmentées qui ne cessent de souffrir le martyre, adversaires souvent réussis et parfois coriaces, boss pour le moins impressionnants (avec une nette préférence pour Minos et Cléopâtre) ainsi que quelques moments de pure anthologie, nul doute que Dante’s Inferno réussi son coup et ne peut que plaire aux amateurs du genre avides de gore. Cependant, et malgré l’œuvre tout bonnement magistrale d’où est tiré ce jeu, malgré le potentiel disponible pour que celui-ci soit du même acabit qu’un God of War, il manque par moments du souffle épique qui émane des aventures de Kratos : je vous disais que les adversaires étaient réussis, c’est le cas mais ils ne sont pas si nombreux que cela en vérité ; de même, parfois, l’on sent un peu le manque d’inspiration des développeurs, surtout vers la fin avec le passage des dix défis qui peuvent être intéressants en soit mais qui dénote tout de même du remplissage, ainsi que la franche déception qu’est le Cocyte, terriblement court pour le dernier niveau de l’Enfer.


Malgré tout, Dante’s Inferno n’en reste pas moins un assez bon soft qui m’aura procuré de bons moments ; certes, ce n’est pas du niveau d’un God of War (mais là, c’est le top du top) mais cela n’enlève en rien le fait que je l’aurais suffisamment apprécié pour le conseiller à tous les amateurs de Beat'em all qui se respectent. Certes, ces quelques défauts et sa fin un peu trop rapidement expédié à mon gout l’aura empêché d’atteindre l’excellence mais même ainsi, pour un premier jeu PS3, je pense que j’en garderais un excellent souvenir. Cependant, que les plus sensibles d’entre vous prennent garde, Dante’s Inferno n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains, cela, de par son ambiance, les thèmes abordés et sa violence. Mais bon, que fallait-il attendre d’un soft se déroulant en Enfer ? 

dimanche 15 juillet 2012

OLYMPOS



OLYMPOS

Échappant au scénario d'Homère, Achille et Hector se sont alliés pour vaincre les dieux et assiéger leur forteresse martienne. Ils profitent de la porte ouverte dans l'espace par les Moravecs, qui leur apportent un sérieux appui. Mais la porte commence à se refermer... Sur Terre, les Voynix, qui ont longtemps été les serviteurs des Derniers Hommes, ont soudain entrepris de se révolter. Les Derniers Hommes, élevés dans la soie, vont devoir apprendre à se battre…

Il y a de cela presque un mois, je publiais sur ce blog la critique du roman Ilium, du célèbre Dan Simmons, auteur des géniaux Cantos d’Hypérion, cycle qui, il y a de cela environ deux décennies, fit sa renommée. Cependant, que les amateurs de ce dernier prennent garde : en aucun cas, et malgré un style assez plaisant, un humour savamment distillé, quelques bonnes idées et une intrigue, avouons-le, captivante, ce retour tant attendu du maitre dans l’univers de la science-fiction était à mille lieux de ce qu’il avait pu faire lors de l’écriture des Cantos, summum probable de Simmons qu’il n’atteindra, à mon avis, plus jamais – ne serais-ce, tout simplement, que par le simple jeu des comparaisons, forcément en défaveur. Cependant, dans son ensemble, et sans être un chef d’œuvre, Ilium tenait plutôt bien la route ; oh, certes, rien de quoi crier au génie, mais bon, cette idée de dieux grecs vivant sur Mars et qui n’ont pour loisir principal, que de suivre attentivement la Guerre de Troie, était assez bien trouvée en soit – cela et le reste. Mais je ne reviendrais, bien évidemment, pas dessus ; si cela vous intéresse, la critique d’Ilium est disponible sur ce même blog. Cependant, ce roman n’était que la première partie d’un cycle qui s’achevait, vous l’avez compris, avec Olympos.


La problématique principale qui se posait, pour moi, avec Olympos, c’est que, avant même que je n’attaque ses premières pages, j’en avais entendu dire tellement de mal – et pas qu’un peu, quand on lit des termes comme « merde », je pense que cela pose une œuvre – que ce fut avec une grande appréhension que je me suis lancé dans sa lecture. Appréhension compréhensible de par le fait que toutes les critiques allaient dans le même sens, appréhension renforcée par la connaissance avant coup d’un détail scénaristique d’Olympos pour le moins nauséabonds – mais je reviendrais dessus en temps utile. Et cette appréhension, non seulement, ne disparue jamais, mais finit, assez rapidement, par me convaincre du bien-fondé de tout ce que j’avais pu entendre au sujet de ce roman, ce qui fait que, forcément, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’une critique positive sera écrite au sujet d’Olympos. Suis-je trop dur envers cette œuvre ? Franchement, et malgré tout ce que vous lirez par la suite, non. N’aurais-je pas dut attendre avant de vous donner mon avis ? Sincèrement, a quoi bon ? De toutes façons, tout ce qui suit ne sera qu’une décente en règle d’un roman qui ne mérite pas grand-chose.

Avant de rentrer dans le vif du sujet et de tailler Olympos en règle, commençons par le seul point positif de la chose : Dan Simmons, s’il n’est plus que l’ombre de lui-même, n’en reste pas moins un compteur plus que correct et suffisamment doué pour, au moins, attiré assez l’intérêt du lecteur afin que celui-ci aille au bout du roman. Un exemple tout bête ? Malgré le je m’en foutisme total dans lequel m’avait plongé l’avancée de l’intrigue d’Olympos, je me suis décidé à le finir cette nuit ; ainsi, deux cent pages furent avalées d’une traite, et même si c’était du grand n’importe quoi, même si ce final (sur un ensemble de mille pages, sans compter Ilium, on peut considérer ces deux cent pages comme un final) était médiocre au possible et vint enfoncer davantage tout le mal de ce que je pensais de ce roman, le style d’écriture, la façon que possède Simmons de raconter une histoire fait que, bon gré mal gré, cela se lit convenablement – tout autre auteur, avec un scénario a la Olympos, je l’aurais abandonner depuis belle lurette, mais là, non ; pourtant, mon dieu que c’était nul ! Et puis, que c’est long, énormément long, indiciblement long, horriblement long, à n’en plus finir ! Le comble étant qu’en fait, il ne se passe pas grand-chose d’intéressant au fil de ces mille pages… mais ça se prolonge, Simmons, plutôt que d’aller droit au but, multiplie les situations, les descriptions inutiles, les pensées de ses nombreux protagonistes, les dialogues creux et les pleurnicheries (celles d’Harman étant le summum de la niaiserie) pendant des pages et des pages, tandis que l’action, elle, semble ne jamais avancer. Mais au fait, j’y pense, quelle action ? Certes, il y a bien quelques événements notables comme une courte description de la guerre des grecs et des troyens contre les dieux au début, le duel entre Achille et les amazones, la petite visite dans le Tartare, le combat final contre Zeus ainsi que quelques autres, mais tout cela est tellement noyer dans une masse chiante au possible, de néant scénaristique et comme en plus, ces fameux « événements intéressants », quand ils ont lieu, sont terriblement courts comparé au reste – pour rappel, mille pages – qu’au final, le lecteur ne peut qu’avoir l’impression qu’il ne s’est pas passer grand-chose, ce qui n’est pas faux, mais qu’en plus, il en ressort avec un sacré mal de crane ! Ajoutons à cela un récit qui ne cesse de se contredire tout au long du roman (Nestor meurt puis il est dit qu’il est vivant à la fin), des événements tout bonnement injustifiables d’un point de vue narratif (Prospero et compagnie au sujet d’Harman), des comportements incompréhensibles (grecs et troyens sont alliés, puis, en cinq minutes, ils ne le sont plus et à la fin, ils rigolent ensemble comme si de rien n’était), des personnages comme Odysseus (ou Ulysse 31) sortis d’on ne sait où dont on ne sait pas le fin mot de l’histoire, des explications qu’on attends tout au long des milles pages… et toujours, une fois celui achever, et une fin tellement… hum, comment dire… conne… où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil – grecs, troyens, humains à l’ancienne, juifs, Prospero, Ariel voir presque Caliban – et vous comprendrez qu’en aucun cas, mais alors, vraiment aucun, Olympos ne peut être considérer comme étant un bon roman.

Mais j’ai laissé le meilleur – ou le pire – pour la fin : dans les Cantos d’Hypérion, Simmons nous avait déjà proposé sa vision du mythe du juif errant, au demeurant, assez réussie, et dans celle-ci, juifs et palestiniens étaient traiter sur un pied d’égalité ; enfin, disons qu’on sortait du manichéisme gentil contre méchant. Or, ici, l’on sent que le sieur Simmons est tombé dans le militantisme sioniste de bas étage : écrit sous la présidence Bush Junior, le palestinien, et en règle générale, le musulman, dans Olympos, est considéré comme étant rien que moins qu’un vulgaire dégénéré de terroriste prêt à faire disparaitre toute vie sur terre afin de tuer les gentils juifs. Mais comme – a en croire Simmons – l’arabe n’est pas suffisamment intelligent pour y parvenir seul, il lui fallait l’aide d’un indécrottable antisémite de base, ennemi de la paix dans le monde et grand ami des terroristes, je veux bien évidement parler du… sonnez les trompettes : le français ! Fourbe parmi les fourbes selon Simmons, celui-ci donna donc la technologie nécessaire aux arabes pour créer, non seulement, l’une des fins du monde les plus ridicules qu’il m’ai été donné de voir dans une œuvre de fiction, mais aussi, l’une des plus détestable par ce que celle-ci laisse sous-entendre. Un peu plus haut, je vous disais que dans une critique d’Olympos, quelqu’un parlait de « merde » à son sujet… franchement, c’est aussi mon avis, et sincèrement, quand je pense qu’Ilium, sans être génial, laissait tout de même entrevoir quelques bonnes idées, et surtout, quand je repense a Hypérion, il m’est fort difficile d’admettre que Dan Simmons se soit autant fourvoyer dans une telle bouse !

jeudi 12 juillet 2012

L'ÂGE DE GLACE : LA DERIVE DES CONTINENTS



L'ÂGE DE GLACE : LA DERIVE DES CONTINENTS

Alors que Scrat poursuit inlassablement son gland avec toujours autant de malchance, il va cette fois provoquer un bouleversement d’une ampleur planétaire… Le cataclysme continental qu’il déclenche propulse Manny, Diego et Sid dans leur plus grande aventure. Tandis que le monde bouge au sens propre du terme, Sid va retrouver son épouvantable grand-mère, et la petite troupe va affronter un ramassis de pirates bien décidés à les empêcher de rentrer chez eux...


Dans la série « j’ai honte de vous parler de ça » voir même dans celle « j’avais pourtant juré de ne jamais payer pour voir une telle daube », je demande aujourd’hui… L’âge de glace, quatrième du nom ! Et oui, hier, toutes mes bonnes résolutions sont tombées à l’eau, tous mes principes les plus primordiaux se sont envolés, et, accessoirement, le peu de neurones qui me restaient encore se sont envolés tels des oiseaux migrateurs en partance pour des terres plus chaudes et plus accueillantes. Car dans le genre daubesque, franchement, il m’a rarement été donné de voir pire ; pourtant, au cours de quatre décennies, des bouses, j’ai eu l’occasion d’en voir des tonnes ! Mais bon, que voulez-vous, ainsi est la vie, et comme chacun sait, celle-ci est trop souvent bien cruelle.


Certes, j’exagère probablement un peu mes propos et sans nul doute, les amateurs de ce genre de productions industrielles que nous livrent les américains depuis des années, ces licences a rallonges, déclinés en moult épisodes – et encore, je fais l’impasse sur les adaptations ratées en jeux vidéo – ad vitam nauseam, me tomberont dessus à bras raccourcis, me traitant de pseudo-intello méprisant, arrogant et egocentrique qui ne jure que par ARTE et d’obscures dessins animés bulgares, une espèce de bobo de banlieue pavillonnaire qui ne sait pas apprécier l’humour, le vrai, qui plait tant aux petits qu’aux grands, celui qui fait mouche a tous coups – vous voulez une preuve de mon indicible erreur : L’âge de glace, Madagascar, Toy Story et compagnie, ça marche du feu de dieu au cinéma, en tout cas, bien plus que mes obscurs productions moldaves. Certes, c’est exact, mais par expérience, cela fait bien longtemps que je sais pertinemment que succès n’a jamais été synonyme de qualité. Et avant qu’un petit malin vienne me sortir l’excuse de l’anti-américanisme primaire, je répliquerais par un certain Là-haut, pourtant dans la même veine que les titres précités mais qui lui, au moins, possédait un semblant de scénario et pouvait se regarder avec plaisir. Ce qui, et je persiste et je signe, ne fut absolument pas le cas avec cette quatrième mouture de L’âge de glace.

Les trois premiers, je ne les ai jamais vu et sincèrement, j’aurais préféré ne pas avoir à me taper celui-là, mais bon, la vie de famille a ses obligations et comme la météo n’est pas clémente, que les sorties en extérieure sont plus que limités et que les enfants souhaitaient aller au cinéma, j’avais le choix entre L’âge de glace 4 et le dernier Madagascar – hein, quoi, ils étaient trop jeune pour The Dictator ? Mince alors – bref, à mes yeux, entre la peste et le choléra. Et donc, suite à une interminable séance de bande annonces et de publicités qui annonçaient la couleur, ce fut, dès les premières secondes, une longue, très longue descente aux enfers, mais sans la présence rassurante d’un Virgile, non, seul avec moi-même, pétrifié devant un tel ramassis de stupidité crasse, devant une telle compilation de ce que les américains savent faire de pire (pourtant, lorsqu’ils sont motivés… ou quand ils ne cherchent pas à se faire de l’argent à tous prix, qu’est-ce qu’ils peuvent être bons), ayant, pour seule satisfaction, deux choses : le fait que ma femme, à mes côtés, n’en menait pas large non plus, et puis… bah, le fait que mes enfants, eux, y trouvaient leur compte ; c’était le principal après tout. Mais que ce fut dur ! Oh, ils sont bien sympas les personnages de L’âge de glace, c’est bien réalisé, on sent la maitrise routinière de véritables professionnels derrière tout cela, mais, pas forcément dans le bon sens du terme : scénario non seulement insipide mais en plus, vu et revu des milliers de fois (il suffit de remplacer un mammouth par un chien, ou un tigre, ou une adolescente ou un robot, c’est toujours pareil), des dialogues creux et souvent débiles, des rebondissements tellement… euh, rebondissant… que je les devinaient à l’avance, une indigestion de bons sentiments tellement crasse que j’en avais la nausée, une 3D tellement inutile (mais bon, c’est la mode, il faut les comprendre) qu’a aucun moment, mais alors, vraiment aucun, je n’ai vu son intérêt, des méchants tous méchants, des gentils tous gentils et puis une méchante mais qui ne l’ai pas vraiment et qui finira forcément par rejoindre les gentils, a quoi l’on peut ajouter une bande son d’une nullité affligeante, une utilisation de symboles de la culture mondiale pathétique ainsi qu’un manque d’humour – un comble – tellement flagrant que, du coup, une œuvre d’Ingmar Bergman en deviendrait presque comique. Bref, rien pour sauver cet Âge de glace 4, qui m’aura délesté d’une poignée d’euros, qui m’aura fait passer un bien mauvais moment et qui m’aura laissé dubitatif quant au fait que ce genre de… euh… trucs, machins… puisse tant plaire ?! Ah, si, il y eut tout de même un point positif que j’ai oublié de vous dire, et accessoirement, pas des moindres : quand ça se finit, qu’est ça fait du bien ! Un véritable régal !!!

mercredi 11 juillet 2012

Les Cahiers de Science & Vie n°130 : Mondes perdus : Peut-on encore les sauver ?



Comme je vous l’avais dit en mai dernier, dans mon billet consacré au cent vingt neuvième numéro des Cahiers de Science & Vie et qui avait pour sujet l’astronomie, désormais, plutôt de de paraitre tous les deux mois, celle qui est ma revue préférée sort toutes les six semaines, et ce, à ma plus grande joie ; ainsi, et comme en plus, ces dernières semaines, j’aurais lu ou relu pas mal d’anciens numéros, nous retrouvons aujourd’hui le dernier en date, le cent trentième qui a pour sujet principal les dangers qui pèsent sur les merveilles du patrimoine de l’humanité ; pas seulement les plus connues, comme les pyramides d’Egypte, seules survivantes des anciennes Merveilles du monde, pas seulement celles qui sont considérées comme les nouvelles Sept merveilles du monde (et dont je compte vous parler suite à ce billet), mais toutes, c’est-à-dire, tout le patrimoine mondial de l’humanité, qui, pour moult raisons présentées ici, pourrait bien, à plus ou moins longue échéance, disparaitre dans les sables du temps.

Les Cahiers de Science & Vie n°130 : Mondes perdus : Peut-on encore les sauver ?
Juillet 2012

Mondes perdus : Peut-on encore les sauver ?
- Edito : Maux et merveilles
- Cadrage : Des armes de destruction massive
- A titre d'inventaire
- Le plus vaste musée du monde
- Les bouddhas de Mes Aynak assis sur une mine
- Interview : « Le plus préoccupant, c'est l'urbanisation croissante, destructrice du patrimoine » de Francesco Bandarin
I – La mauvaise gestion
- Pompéi ou l'exposition létale
- Lascaux, un bestiaire rendu à la terre
- Tourisme de masse, l'attraction fatale
- Machu Picchu
- La Vallée des rois
- Venise
- La grande muraille de Chine
- Pétra, usée par le défilé de ses admirateurs
- Sana'a, beauté fanée
- Ghana, des temples en perte de traditions
- Hasankeyf, trésor millénaire jeté à l'eau
- Taj Mahal, un éclat voilé de noir
- Leh, vaincue par abandon
- Les archives de pierre de l'Indus
II – Les blessures de guerre
- Les pillards du Printemps arabe
- L'Irak panse ses plaies
- Le patrimoine palestinien en quête d'identité
III – Les coups de la nature
- Entre nature et culture, des liaisons dangereuses
- Chan Chan, capitale soluble
- Tombouctou, l'orient terni de la perle du désert

Je passerais rapidement sur le magazine en lui-même : en effet, à force de chanter les louanges des Cahiers de Science & Vie ces derniers temps, vous aurez compris que tout le bien que je pense de cette revue est une fois de plus au rendez-vous ; qualité des articles, simplicité de ceux-ci qui les rendent accessibles au plus grand nombre tout en gardant un coté sérieux, approfondissement, pour le lecteur, de sa culture générale, et ce, avec plaisir, tout cela fait que, une fois de plus, ce numéro des Cahiers plaira aux amateurs du genre, devenant même, de par son sujet, un indispensable à posséder de toute urgence.

Car justement, c’est l’urgence qui prime ici ; l’urgence devant cette liste de sites tous plus extraordinaires les uns que les autres, l’urgence de voir ces sites de notre patrimoine historique disparaitre à tout jamais, et ce, comme je vous l’ai déjà dit, pour de multiples raisons : ainsi, que ce soit de par l’instabilité politique de certains pays, par le manque de moyens, par un je m’en foutisme le plus total mais aussi, en raison de catastrophes naturelles, actes de vandalismes, vol, erreurs lors des restaurations, tourisme de masse ou tout simplement par le biais de l’usure du temps, le lecteur, en parcourant ce magazine qui nous entrainera aux quatre coins de la planète, ne pourra qu’être effrayer devant l’inéluctable sort qui semble réservé à ces merveilles : leur disparition, pour une bonne partie, a plus ou moins brève échéance. Car malheureusement, quel que soient toutes les bonnes volontés au monde, et elles ne sont pas toujours au rendez-vous, le plus difficile à admettre, c’est de se dire qu’un jour, nous perdrons a tout jamais tout un pan de notre passé, de notre culture, de notre histoire. Et un homme sans histoire, comme chacun sait, n’est plus grand-chose.

Le dernier article de ce numéro des Cahiers de Science & Vie est consacré à la mythique citée de Tombouctou. Cruelle ironie de l’histoire puisque, au moment où paraissait ce numéro, la ville subissait les dommages de fous de Dieu qui s’en prennent aux mausolées et manuscrits, les détruisant sans vergogne et ce, dans une quasi indifférence générale. Le sort de Tombouctou, aussi tragique soit-il, n’en reste pas moins comme étant la plus triste des mises en garde, que dis-je, des preuves que notre patrimoine, si l’on ne fait rien pour le préserver, finira par disparaitre. Et sincèrement, tout cela est bien mal partie et un jour, il sera trop tard pour revenir en arrière.

lundi 9 juillet 2012

L'ORDRE ET LA MORALE



L'ORDRE ET LA MORALE

Avril 1988, Île d'Ouvéa, Nouvelle-Calédonie. 30 gendarmes retenus en otage par un groupe d'indépendantistes Kanak. 300 militaires envoyés depuis la France pour rétablir l'ordre. 2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue. Mais en pleine période d'élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale...

Tout d’abord, et avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire, le film en lui-même, il me semblait nécessaire de m’attarder sur les événements qui l’on inspirer : cette fameuse prise d’otage sur l’ile d’Ouvéa, en 1988, d’une trentaine de gendarmes français par des indépendantistes Kanak. Cette précision, je le pense, est nécessaire pour comprendre le film, et ce, quel que soit votre âge : les plus jeunes qui n’étaient pas nés à l’époque, forcément, mais aussi les autres, ceux de ma génération ou les plus âgés, qui le temps ayant fait son œuvre, ne se souviennent pas forcément de ce qu’il s’est passé alors. Pourtant, l’affaire, comme vous pouvez vous en doutez, fit grand bruit alors : survenue entre les deux tours de l’élection présidentielle en France, les conséquences de cette prise d’otage furent immédiatement amplifiées par le contexte politique plus que tendue d’alors : depuis deux ans, le pays connaissait une cohabitation entre un président de gauche, François Mitterrand, et un gouvernement de droite, le premier ministre étant Jacques Chirac. Les deux hommes, alors, se livraient alors une guerre sans merci et cette prise d’otage, ou plutôt, la façon dont celle-ci devait se résoudre, pouvait peser sur le second tour des présidentielles qui opposait les deux hommes. Bien évidemment, il y eut un assaut de l’armée, pas mal de morts du côté Kanak dont certains, ne le cachons pas, pour le moins suspects et surtout, ensuite, une immense polémique : certains prétendirent que le gouvernement Chirac souhaitait la manière forte afin de glaner les voix des électeurs du Front National, indispensables pour battre Mitterrand. Comme chacun sait, cela ne suffit pas puisque le président socialiste l’emporta assez nettement, mais la polémique, elle, ne cessa pas et depuis une vingtaine d’années, la seule certitude que l’on a au sujet de cette affaire, c’est que, justement, entre zones d’ombres et non-dits, exactions voir mêmes assassinats, l’affaire de la prise d’otage d’Ouvéa est l’une des pages sombres de l’histoire récente de notre pays.


Connaîtrons-nous un jour la vérité ? Franchement, rien n’est moins sûr : un état, quel que soit son régime politique, possède pas mal de squelettes dans son placard et je ne pense pas qu’un jour, la lumière soit faite sur cette affaire ; non seulement, bon nombre des protagonistes sont encore vivants, non seulement, un camp politique de notre pays, la droite (aujourd’hui l’UMP, alors, le RPR), pourrait ne pas voir cela d’un très bon œil mais en plus, le peuple de Nouvelle Calédonie, lui-même, le souhaite-t-il ? Certains, sans nul doute, oui, mais les autres ? Ce qui est sûr, c’est qu’entre la version officielle et ce film, vous vous en doutez, il y a un monde, cependant, la prudence est de mise lorsque l’on se trouve devant une telle œuvre : après tout, il serait tentant de prendre pour argent comptant ce que nous narre Mathieu Kassovitz dans son long métrage, alors que, vous vous en doutez, la vérité, elle, doit nager entre les deux versions de l’histoire. Ainsi, les preneurs d’otage n’étaient probablement pas les sauvages coupeurs de têtes présentés par la presse française de 1988, mais, d’un autre côté, étaient-ils les doux rêveurs, les simples pères de familles pris dans un engrenage et une situation qu’ils n’avaient pas souhaitée, version présentée dans L’ordre et la morale ? Difficile de juger et il me semble qu’un « entre les deux » soit la meilleure, pour ne pas dire, la seule réponse convenable a une telle interrogation.


Alors, forcément, Mathieu Kassovitz en pris plein la gueule avec ce film ; c’était attendu et cela ne surpris pas grand monde. La polémique ne pouvant qu’être au rendez-vous avec, bien entendu, un tel sujet, mais surtout, pour la version dite « partisane » de celui-ci. Ainsi, et comme il fallait s’y attendre, les médias de droite s’en donnèrent à cœur joie ; il faut dire que c’est de bonne guerre puisque ici, Jacques Chirac et Bernard Pons sont ouvertement mis en cause. Du coup, on accusa – à tort ou à raison - Mathieu Kassovitz d’avoir créé une œuvre de propagande, une œuvre à charge, une œuvre partisane, bref, en gros, d’être un bon petit soldat de la cause socialo-communiste. Pourtant, imaginez un instant qu’effectivement, la version présentée dans L’ordre et la morale soit la plus proche de la vérité, imaginez qu’effectivement, le gouvernement Chirac ait tout fait pour qu’il y ait un bain de sang, cela, pour glaner quelques voix à l’extrême droite, imaginez que l’on ait tout fait pour empêcher, de fait, une solution pacifique à cette prise d’otage ? Imaginez donc que ces interrogations, qui existent tout bonnement depuis les faits, donc, depuis 1988, soient exactes ; vous vouliez que Mathieu Kassovitz ne les présente pas, ne s’en inspire pas pour faire son film ? Si une vérité est dérangeante, doit-on l’occulter au nom d’un je ne sais quel principe à la noix qui voudrait que l’on n’ait pas le droit de dénigrer la version officielle ? Alors certes, L’ordre et la morale est partisan, mais probablement parce qu’il fallait qu’il en soit ainsi.


Forcément, avec un tel film, le sieur Kassovitz connut encore quelques démêlés, cette fois ci avec la profession ce qui donna le savoureux et désormais célèbre « J'encule le cinéma français » suite à l’unique nomination de L’ordre et la morale aux Césars, en janvier dernier. Certains, par cette tirade, n’auront vu là que le pétage de câble d’un egocentrique en mal de reconnaissance, ce qui fut, je l’avoue, un peu mon avis de prime abord, pourtant, après avoir vu le film, je comprends complétement à la fois la colère de Mathieu Kassovitz, mais aussi pourquoi la profession ne pouvait pas le récompenser : avec un tel sujet, c’était couru d’avance, c’est que l’on n’aime pas faire de vagues dans notre beau pays, nous ne sommes pas aux Etats Unis ici, et puis bon, comment dire, on va tout de même récompenser un film qui mettrait en cause des gens avec qui on est copain, vous imaginez les problèmes que l’on va avoir !? J’exagère en disant cela ? Oh, pas forcément mais peu importe. La seule chose qui compte, après tout, c’est le film, et oui, en le regardant hier soir, j’estime qu’ils les méritaient ses récompenses : pour ses acteurs, en particulier les locaux, accessoirement pas professionnels pour un sous, pour ses décors, ses paysages, sa tension dramatique, le coté filmé caméra à l’épaule, ses nombreuses scènes intimistes, sa bande son, souvent oppressante, sa tension qui s’en va montant, tout au long de l’intrigue et ce, jusqu’à l’inéluctable assaut final. Oui, pour tout cela, il les méritait ses récompenses, mais bon, il en fut autrement, alors certes, L’ordre et la morale n’est peut-être pas un grand film au sens premier du terme, mais dans le genre coup de poing, il fait parfaitement mouche et rien que pour revenir sur l’un des événements les plus honteux de l’histoire récente de notre pays, je pense qu’il valait largement le coup de le regarder. 

dimanche 8 juillet 2012

TOUS LES SOLEILS



TOUS LES SOLEILS

Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul. Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…


Bon, n’y allons pas par quatre chemins et posons tout de suite la question qui peut fâcher : qui, en toute bonne foi, avait connaissance de l’existence de ce film, qui, en septembre 2011, eu ouï dire que celui-ci sortait en salles, qui, maintenant qu’il est disponible en DVD, se l’est procurer ? Oui, bon, je sais, un tel préambule peut paraitre, que dis-je, est prétentieux au possible et mes propos pourraient laisser entendre que, connaissant ce long métrage, je me place au-dessus de la masse dans un pur délire de mégalomanie a la José Mourinho ; cependant, je vous rassure tout de suite et, d’ailleurs, puisque je parle de masse, force est de constater que dans le cas présent, j’en fais partie. Car oui, et même si je sais pertinemment que ce Tous les soleils ne m’a pas attendu pour être, à la fois connu, vu et apprécier – à sa juste valeur, j’y tiens particulièrement – je me dois de vous avouer que personnellement, si ce n’avait pas été ma femme, je serais passé tout bonnement à côté de l’une des comédies les plus fraiches et agréables de ces derniers mois.

Ainsi, après les remerciements d’usage envers elle, je me dois, rapidement, de vous expliquer comment j’en suis venu a, hier soir, voir ce film : ce samedi, donc, mon épouse avait pour mission de nous trouver un petit DVD pour la soirée et une bande dessinée, pour moi – le tome 2 de Masqué, qu’évidement, elle n’a pas trouvé… grrr…  – et donc, elle revint sans BD mais avec deux films : L’ordre et la morale (normalement, on le vois ce soir) et donc, ce Tous les soleils ; bref, à première vue, une déception vu qu’il s’agissait de deux films français. Mais bon, le père Feanor, on le connait à force et vous savez pertinemment que quand je commence à râler devant un film français, c’est qu’en fait, je vais l’aimer, voir souvent, bien plus que de raison. Et devant ma mine dubitative, ma femme, donc, me rappela qu’elle avait justement vu cette comédie au cinéma, lors de sa sortie, qu’il était un peu passé inaperçue à l’époque, mais que franchement, c’était une bonne petite surprise et qu’il était bien marrant (je vous fais un résumé vite fait), et donc… et donc, oui, ça me disait bien quelque chose, je me souvenais de ce qu’elle m’avait dit au sujet de ce Tous les soleils, de son humour, de ce type qui refuse de sortir de chez lui tant que Berlusconi serait au pouvoir, de sa demande d’asile politique etc. et, vous vous en doutez, mon choix fut vite fait quant au film a voir en priorité – comment, vous vous seriez laissé tenter par L’ordre et la morale ? Ah… pas moi mes amis !

Et sincèrement, non seulement, je n’ai pas regretté mon choix, mais qui plus est, ma femme avait amplement raison au sujet de ce film. Œuvre de Philippe Claudel (ne me demandez pas qui sait, je ne suis pas un grand spécialiste en cinéma français quoi qu’à force, il serait peut-être temps que je le devienne), cette comédie est une formidable bouchée d’oxygène pure, une petite pépite de plaisir absolue à voir et à revoir sans modération aucune ; en cette période de crise, où les médias ne cessent de nous bassiner avec la récession et la dette, où le gouvernement socialiste a peine élu commence déjà à décevoir et où en plus, la météo, depuis un an (mais c’est encore pire depuis quelques mois) nous en veut décidément a mort, rien de tel qu’une œuvre comme Tous les soleils (déjà le titre, quoi que, je me contenterais d’un seul de soleil) pour que l’on retrouve le sourire, que dis-je, la banane carrément ! Car en partant d’un synopsis somme tout assez simpliste – un veuf qui ne s’est jamais recasé et qui vit avec sa fille, désormais adolescente, et son frère, révolutionnaire raté dans l’âme, et qui finira bien, car nous sommes dans une comédie, par retrouver l’amour – et pas vraiment original, le sieur Philippe Claudel, sans grandes prétentions mais avec des acteurs plus que motivés et inspirés, en particulier les deux italiens qui jouent les deux frères (chacun, loufoques a leurs façons) et une histoire, somme toute banale mais qui touche et va droit au but, nous offre un formidable moment de cinéma, un pur petit divertissement enjouée, gai, franchement drôle et surtout, aussi lumineux que le soleil du titre, aussi lumineux que ce sublime accent italien qui parsème les presque deux heures que dure le film.


Certains films connaissent une notoriété bien souvent parfaitement injustifiée, d’autres, eux, ne sont connus que d’une petite poignée de bienheureux qui sont conscient de la chance qu’ils possèdent d’être tombés – peu importe comment – dessus, et de les apprécier à leurs juste valeur. Indéniablement, Tous les soleils entre dans cette seconde catégorie : film peu connu, comédie sans grande prétentieux, il n’en reste pas moins étonnamment bon et surtout, particulièrement jouissif en cette période de morosité qui n’en finit décidément pas. Mais bon, ce fameux soleil finira bien par revenir ; après tout, Berlusconi a bien finis par quitter le pouvoir, n’est-ce pas ? 

lundi 2 juillet 2012

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 103 – D'OÙ VIENNENT LES MÉGALITHES ?



Juin avait été un mois fortement marqué par le nombre de billets que j’avais pu consacré à ce que je considère comme étant ma revue préférée, je veux bien évidement parler des Cahiers de Science & Vie, et il se pourrait bien que ce mois de juillet naissant aille dans le même sens puisque, entre le dernier numéro sortit en kiosques, le 130, que je n’ai pas encore finis de lire, et un ancien numéro, vieux de quatre ans, que je me suis procurer il y a quelques semaines et dont je vous parle aujourd’hui, nul doute que les Cahiers risquent fort, une fois de plus, de marquer de leur empreinte les semaines à venir :

Les Cahiers de Science & Vie n°103 : d'où viennent les Mégalithes ?
Février/Mars 2008

D'où viennent les Mégalithes ?
- Editorial : Roc à vif
I – La pierre se fait monument
- Dolmens, menhirs et mégalithisme
- Tour du monde des mégalithes
- L'Europe en marche vers la révolution
- « Tant que dureront les pierres » Interview de Jean-Paul Demoule
II – Mégalithes, mode d'emploi
- Les dolmens, antichambres de l'éternité
- Stonehenge : Lumière sur les pierres sacrées
- Carnac, chef de file des alignements
- Malte. Dans le sanctuaire de la déesse
III – Epreuves d'artistes
- Dans l'intimité des constructeurs de mégalithes
- Comment ils ont déplacé les montagnes
- Une nouvelle grammaire des signes
- L'art fait aussi sa révolution
IV – D'hier à aujourd'hui
- Pierre de légendes
- Comment faire parler les pierres
- Les derniers faiseurs de mégalithes
- « Survivances en Asie du Sud Est » Interview d'Antonio Guerreiro

Pour la petite histoire, dont, je pense, tout le monde s’en fout, ce cent troisième numéro des Cahiers de Science & Vie est paru au même moment où je débutais ce blog, c’est-à-dire, il y a quatre ans et demi a peu de choses près ; bien évidement, à l’époque, je n’écrivais pas de billets consacrés aux revues, cela n’étant venus que deux ans plus tard, mais pour ce qui est de ce numéro consacré aux Mégalithes, et comme je vous le disais en préambule, il m’aurait été difficile de vous en parler à l’époque puisque je ne l’ai acheter que le mois dernier, lors d’une commande spéciale d’anciens numéros que je souhaitais lire. Et franchement, si j’avais apprécié celui consacré au mythe arthurien, dont je vous ai parlé il n’y a pas très longtemps, ce numéro ci, lui, fut un véritable régal.

Déjà, ce qui fait la différence avec le précédent numéro des Cahiers de Science & Vie dont je vous ai parlé sur ce blog, c’est l’originalité incontestable du sujet principal de ce cent-troisième numéro : ainsi, si tout le monde ou presque connait plus ou moins bien le Roi Arthur et tout le folklore qui l’accompagne, il en est autrement des Mégalithes, encore nimbées, finalement, d’une aura mystérieuse qui ne les a pas quittés depuis des millénaires. Car, ce qui ressort principalement de ce numéro des Cahiers et des excellents articles qui le composent, c’est que l’on ne sait pas grand-chose sur ce, ou plutôt, devrais-je dire, ces peuples qui, un peu partout dans le monde – car le phénomène n’est pas uniquement européen, bien au contraire – ont élevés des rochers monumentaux pour diverses raisons dont, certaines, ne nous sont pas encore claires. Ce peuple, ces peuples, bien plus anciens que les gaulois dont on nous rabâchait les oreilles avec leurs menhirs (rien de plus faux), cette civilisation mégalithique dont les traces principales qu’elle a laissées étant, finalement, ces somptueux monuments cyclopéens, ce numéro des Cahiers essai, au mieux, de nous dévoiler tout ce que l’on sait d’eux, de leurs origines, leur histoire, leurs coutumes et surtout, leurs créations, au jour d’aujourd’hui, c’est-à-dire, à la fois pas grand-chose et bien plus qu’autrefois. Car, petit à petit, l’on fait des découvertes, de nouvelles hypothèses sont avancées et en effectuant des comparaisons avec les derniers bâtisseurs de Mégalithes (car oui, il en existe encore à notre époque), nous en savons de plus en plus sur nos anciens ancêtres, et leur formidables créations. Bien évidemment, ce ou plutôt ces anciens peuples garderont a jamais (manque d’écriture oblige) une importance nappe de mystère mais quoi qu’il en soit, tant que leurs œuvres, quatre ou cinq fois millénaires, seront debout, nous ne pourrons pas les oublier ; et ce numéro des Cahiers de Science & Vie, captivant au possible, leur rend le plus hommage qu’il soit. 
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