lundi 28 janvier 2013

Le Journal de Feanor a 5 ans !



Il y a très exactement cinq ans, et c’était déjà un lundi à l’époque, j’écrivais ces quelques lignes : « Faut bien commencer un jour et ben voilà, je me lance à mon tour dans la création d'un blog. Bon, je dois avouer que je ne sais pas trop ce que celui-ci va donner ni qu'elle direction je compte lui donner... Journal intime comme le laisse supposer son titre ? Non, je ne suis pas là pour tout étaler non plus !... Avis, opinions sur des sujets d'actualités ou autres qui me tiennent à cœur ?  Pourquoi pas ? Moyen de passer le temps en une période pas forcement productive actuellement ? Sûrement... Un peu de tout ça a la foi et de pleins d'autres choses.... Aller ! Je vais peut-être me bouger un peu vu l'heure !!! A bientôt. ». Un bien court billet où je ne disais pas grand-chose, mais qui en soit, fut le premier d’une longue, très longue série. Et alors que je publiais ces lignes, un lointain lundi de janvier 2008, je n’étais même pas sur alors que j’en écrirais d’autres, que ce blog, petit à petit, se développerais et prendrais une place non négligeable dans ma vie ; d’ailleurs, je ne le voyais pas alors vivre bien longtemps et encore moins etre toujours là… cinq années plus tard !

Car oui, vous l’avez compris, Le Journal de Feanor fête aujourd’hui ses cinq ans ! Une date importante donc, pour ce blog, que je ne pouvais pas, bien évidemment, passer sous silence. Alors bien sûr, j’aurais souhaité profiter de l’occasion pour relooker comme il se doit ce blog, lui donner une nouvelle apparence, un autre style, comme il m’arrive souvent de le faire quand l’envie me prend (pour la petite histoire, ce présent modèle est vieux d’un an, voir ici), cependant, après avoir passé près de deux heures à faire tout un tas d’essais, je n’ai rien trouver qui me convenait – il faut dire, à ma décharge, que Blogger, c’est sympa et vachement pratique mais ses modèles par contre son un peu limités pour quelqu’un qui n’est absolument pas doué en informatique. Enfin bon, tant pis, les grandes modifications seront pour une autre fois et je me serais tout juste contenter de un ou deux petits réajustements, comme la photo de profil qui elle aussi commençait à dater puisque datant d’avril 2011. Bref, pas de quoi sauter au plafond non plus.

Quoi qu’il en soit, et histoire de marquer le coup, je tennais à faire un bref résumé de ces cinq années écoulées du Journal de Feanor :

2008 : Les débuts, bien entendu, furent plus qu’hasardeux puisque à l’époque, je maitrisais mal le traitement de texte et, n’ayant pas vraiment d’idée directrice à donner au contenu de ce blog, je parlais un peu de tout et n’importe quoi, mais principalement de politique. Encore plus de fautes que maintenant, pas mal de changements en cours de route, ce ne fut que vers les derniers mois de l’année que, petit à petit, Le Journal de Feanor commença a devenir un peu plus intéressant.

2009 : Ayant passé une bonne partie de 2008 à la maison et reprenant le travail en 2009, j’eu bien moins de temps à consacrer à mon blog, pourtant, suite à ma décision d’accepter les commentaires, celui-ci commença a etre un peu plus connus et ce, même si ce n’était que d’un très petit nombre. Quoi qu’il en soit, des billets bien plus structurés, mieux écris et des sujets plus variés : peu à peu, Le Journal de Feanor prenait sa forme actuelle.

2010 : En soit, cette année ne se démarqua guère de la précédente, certes, il y avait bien quelques modifications par ci par là, les billets étaient de mieux en mieux écrits et les commentaires, plus nombreux, mais suite a des soucis personnels, 2010 fut l’année où j’ai publié le moins d’articles – d’un autre côté, ce fut aussi celle qui m’apporta le plus de joies mais ceci est une autre histoire. Une année de transition, donc, où l’évolution du Journal de Feanor se poursuivait tranquillement, mais sans grand bouleversements.

2011 : Rien de tel en 2011 puisque cette année aura marquer l’existence de ce blog avec des critiques de plus en plus longues, bon nombre de nouveaux habitués qui m’ont rejoint, la montée en puissance, petit à petit, des billets consacrés aux Playmobils, quelques records battus pour ce qui est du nombre d’articles publiés mais surtout, le lancement des grands travaux : décision, finalement, de donner un titre à mes billets (tellement logique que je me demande comment je ne l’ai pas fait dès le départ) mais surtout, remise à niveau de tous mes précédant articles… enfin, ce fut le début car la tache fut longue, très longue.

2012 : Finalement, l’année de la prétendue fin du monde qui ne vint pas, alors qu’elle avait débuté pour le moins tranquillement et dans la lignée de la précédente devint finalement l’année la plus faste de ce blog : excusez du peu mais déjà, les records de 2011 furent tous explosés alors que je ne m’y attendais pas du tout, ensuite, et plus important, vers la fin de l’année, j’ai enfin réussis à finir mes travaux sur ce blog – billets, titres, pas mal de changements à effectuer etc. – chose dont je commençais à douter et, pour finir, une énième évolution dans la mise en forme de mes billets avec davantage d’illustrations qu’auparavant. Mon seul regret ? Beaucoup moins de commentaires qu’auparavant, ce qui est dommage, mais bon, dans l’ensemble, 2012 fut une excellente année pour Le Journal de Feanor.

Bon bah voilà, il est bientôt 13h53 et l’heure est venue de fêter, cinq années précisément plus tard, les cinq années du Journal de Feanor (oui, j’ai des coups de folie comme ça), alors, bien entendu et comme il est de coutume en de tels occasions, je tennais a en profiter pour remercier tous ceux et celles qui sont des fidèles de ce blog et qui se reconnaitront forcément s’ils lisent ces quelques lignes, mais aussi, tous les autres, tous ces inconnus qui tombent ici par hasard et qui décident, finalement, de revenir occasionnellement ; à vous tous, un grand merci. Lorsque, il y a cinq ans, je me lançais dans la création de ce blog, je ne me voyais pas le continuer longtemps, d’ailleurs, il aurait pu en rester à un ou deux billets, finalement, le temps est passé et j’ai dépassé les 3000 articles depuis longtemps, comme quoi, on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. Mais quoi qu’il en soit, j’espère encore fêter bien des anniversaires du Journal de Feanor et, qui sait, un jour prochain, fêter ses dix ans !?

THE SECRET



THE SECRET

Chaque année 750000 enfants disparaissent aux États-Unis. La plupart d’entre eux sont retrouvés dans l’heure ou les jours qui suivent. En revanche, 0.3% d’entre eux disparaissent à jamais sans laisser de trace. A Cold Rock, petite ville minière isolée, plusieurs disparitions suspectes ont été répertoriées ces dernières années. Chaque habitant semble avoir sa théorie sur le sujet mais pour Julia, qui fait office de médecin dans cette ville sinistrée, ce ne sont que des légendes urbaines. Une nuit, son fils de 5 ans est enlevé sous ses yeux par un individu mystérieux. Elle se lance à sa poursuite sachant que si elle le perd de vue, elle ne reverra jamais son enfant.


Ce samedi, j’avais vraiment envie de voir un film ; en effet, lassé d’une programmation télévisuelle qui n’en finit pas de descendre dans les fins fonds de la médiocrité, et, ayant trois enfants assez jeunes, ne pouvant sortir régulièrement (et puis, ce n’est pas non plus dans ma mentalité, je suis assez casanier) et ne recevant pas des gens tous le temps, je ne souhaitais pas, une énième fois, gâcher mon samedi soir par un zappage intempestif qui n’aurait, de toutes façons, aboutit a rien. Et comme j’étais bien trop crevé pour me lancer dans une partie endiablée d’un quelconque jeu vidéo et encore moins, pour m’occuper de ce blog – surtout que je n’avais rien à dire – autant, donc, passer une soirée cinéma… à la maison. Le problème, c’est que devant le choix plus que limité devant lequel nous nous sommes trouvés, notre choix, enfin surtout celui de mon épouse qui me disait qu’on lui avait dit que « ce film était pas mal », s’est donc porté sur ce The Secret, un long métrage littéralement inconnu au bataillon pour ma part, et dont je n’attendais strictement rien du tout de potable.

Ce fut donc plutôt dubitatif que je me suis installer devant mon téléviseur et, avant même que ne débute le film, c’était déjà mal partie : en effet, ayant constaté que le titre original de l’œuvre était The Tall Man, je me suis demander pour quelle obscure raison celui-ci était devenu The Secret en France ? En effet, autant je peux concevoir que l’on traduise le titre d’un film, autant modifier celui-ci pour nous en sortir un autre en anglais fait indéniablement partie de ces grandes énigmes de l’univers qui fort probablement, ne trouverons jamais de réponses. Mais bon, la problématique du titre étant restée sans réponses, les premières minutes de ce The Secret confirmaient lamentablement tout le mal que je pensais de cette œuvre : un bled paumé au fin fond de nulle part quelque parts aux Etats Unis, une ville où règne le chômage et où l’on se doute que la consanguinité a probablement fait des ravages ici et là, quelques habitants qui passent leurs journées dans le bar local et qui échafaudent des théories sur… le fameux mystère qui plane depuis quelques mois : mais qui a enlever une quinzaine d’enfants dont on n’a jamais retrouver la moindre trace ? Pédophile, tueur en série, créature de l’enfer, les hypothèses vont bon train et le seul à chercher en vain une réponse et un vieux flic probablement a six mois de la retraite tandis que le sheriff local, joué par William B. Davis, l’ex Homme a la cigarette de X-Files et obligé pour vivre de se retrouver dans une telle galère, ne semble pas forcément plus préoccupé que ça. Ajoutons à cela une héroïne rejetée par les habitants, Jessica Biel, et qui vit un peu à l’écart avec son fiston et une baby-sitter (ou colocataire, ou compagne ou autre) mais dont le mari, mort depuis quelques temps, était un notable local très apprécié et l’on vous pose le synopsis de départ de The Tall Man, oh pardon, de The Secret. Originalité proche du néant, impression de déjà vu, personnages stéréotypés et ennuie total, les débuts ne sont pas franchement engageants.


Et le summum du grand n’importe quoi survint lorsque, par une nuit, le fameux Tall Man, enfin, un individu plutôt grand et déguisé en tueur en série de films pour adolescents, vient kidnapper l’enfant de Jessica Biel, car franchement, pendant dix minutes, nous avons droit à une succession de scènes improbables voir ridicules : en effet, entre la façon de procédé du Tall Man lors du kidnapping (il casse un carreau, a le temps d’attacher la baby-sitter, d’allumer la radio et attends patiemment que, Jessica Biel, au lieu de se préoccuper de son fils, descend dans la cuisine, éteint la radio et ne le découvre) puis la fuite de celui-ci où, roulant dans un vieux van fatigué, il se contente de rouler à trois kilomètres heures pour que Jessica Biel le rattrape et se la joue Indiana Jones dans un grand moment de n’importe quoi, avant que ne survienne un improbable combat entre celle-ci et un chien a quoi suivra un accident de van pour le moins absurde (comme méthode de récupérer son gamin, il y a mieux selon moi mais bon…), force est de constater qu’à ce moment précis du film, je me demandais franchement ce que je faisais à regarder cette galère !?


Et puis, tout à coup, sans crier gare ni prévenir, survint la seule bonne idée de The Secret, le moment où tout bascule et que l’on se rende compte que tout ce que l’on croyait jusqu’à maintenant n’était que mensonges et qu’en fait, le coupable n’était pas qui l’on croyait, bien au contraire ! Et là, je me dis, spoiler ou pas ? Oh et puis zut, tant pis, je me lance et si vous souhaitez regarder ce film, n’allez pas plus loin, comme ça, vous serez prévenus. En fait, le coupable ou plutôt devrais-je dire, la coupable, c’est Jessica Biel et le prétendu Tall Man, celui du van, n’était qu’une mère venu récupérer son propre… fils, enlevé quelques semaines auparavant ! Bigre, pas mal comme retournement de situation, surtout que les motivations de tous ces enlèvements, si elles ont pu en gêner plus d’un (ce qui se comprend parfaitement au demeurant) sont pour le moins intéressantes : Jessica Biel, son mari qui en fait n’était pas mort et la baby-sitter (et d’autres) enlèvent des enfants issus de familles pauvres et les offrent gratuitement a des riches qui désirent adopter, afin de… je cite… les sortir de la crasse de la pauvreté, de l’imbécilité et du manque de culture de leur milieu et de leur permettre, argent et luxe aidant, de leur apporter… tout le bonheur du monde ! Oh la morale plus que scabreuse, oh les sous-entendus derrière tout cela, oh, ils ont osé se lancer dans une lutte des classes où le pauvre, comme chacun sait, n’est qu’un alcoolique demeurer et incestueux et les riches, bah… ils sont beaux, magnifiques, intelligents. Plutôt indigeste comme morale ? Je ne le nie pas, mais à la décharge de Pascal Laugier, le maitre d’œuvres derrière ce film, les larmes finales sont pour le moins ambiguës, et puis, au moins, même si l’on n’est pas d’accord avec le propos du film, on ne pourra pas nier que sa fin est originale.


Sauf que, ce retournement de situations peut etre une bonne idée, cela n’empêche pas que celui-ci, finalement, apporte bien plus d’incohérences qu’autre chose : dans les comportements des protagonistes, tout d’abord, comme la mère qui s’en va seule libéré son fils déguisée en tueur en série au lieu de prévenir les autorités, celles-ci, qui n’arrêtent pas Jessica Biel quand elles le peuvent facilement (lorsqu’elle arrive dans le café, il suffit de lui passer les menottes), celui même de celle-ci qui, au lieu de prendre la fuite, fait un gentil dodo chez elle tandis que – grand n’importe quoi – la population en colère, qui pour rappel, se trouve devant la demeure de celle qui a enlever et fait disparaitre une quinzaines d’enfants, attends gentiment toute la nuit devant la porte que le jours se lève, et c’est du même acabit jusqu’à la fin, ce qui vous laisse une idée de l’intérêt de la chose. En lisant bon nombre de critiques d’autres internautes au sujet de The Secret, je me suis aperçu que ce qui revenais principalement, c’était la morale plus que douteuse du film et même si, bien entendu, je ne peux cautionner de tels agissements, quelque part, cela ne me dérange pas puisque je pars du principe que dans une œuvre, l’on peut mettre en avant de parfaits salauds et qu’aborder des sujets qui fâchent ou qui font polémique est une bonne chose. Mais là où The Secret est indéfendable, c’est qu’il est très mal réalisé, que les incohérences se succèdent les unes aux autres, que les comportements des personnages ne sont pas logiques et qu’au final, nous avons là un sacré navet ! Super, on dirait que je les collectionne depuis quelques temps… 

mardi 22 janvier 2013

LE TRÔNE DE FER – UNE DANSE AVEC LES DRAGONS



LE TRÔNE DE FER – UNE DANSE AVEC LES DRAGONS

Tyrion Lannister, membre éminent de la famille régnant sur Westeros, n'aurait jamais imaginé en être un jour réduit à jouer les bouffons. Capturé par des esclavagistes lors de la traversée qui devait l'amener à Meereen, puis vendu à un riche marchand, il doit apprendre à maîtriser l'art difficile de la joute à dos de cochon pour assurer sa propre survie. Mais peu importe la manière, seul compte le résultat : s'il faut en passer par là pour attirer l'attention de Daenerys Targaryen, qui a rétabli la paix dans sa cité en épousant Hizdahr zo Loraq et rouvert les arènes de combat, ainsi soit-il.  Au moins a-t-il réussi à garder la tête sur les épaules, une prouesse dont ne peuvent se targuer tous les nains du royaume. Pendant ce temps, au Nord, les portes de Winterfell demeurent obstinément closes, tandis que la forteresse disparaît peu à peu sous un épais manteau de neige. Ses occupants, victimes d'un mystérieux tueur en série, finissent par se demander si les remparts servent à les protéger de l'assaut de moins en moins probable des troupes de Stannis Baratheon ou à sceller leur tombeau. Car l'Hiver n'a jamais été si proche…


L’on a coutume de dire que toutes les bonnes choses ont une fin, et même si dans le cas qui nous préoccupe ici, je veux bien évidement parler de cette extraordinaire saga qu’est Le Trône de Fer,  le mot « fin » n’est pas vraiment exact puisque la série est loin d’etre finie et qu’il faudra patienter encore bien des années avant d’en voir le bout, pour ce qui en est du matériel publié par Georges Martin, c’est bel et bien le cas et, désormais, il va falloir s’armer de patience tout en guettant la moindre nouvel venue d’outre-Atlantique sur un nouveau chapitre prépublié (Theon ou Ariane Martel) et une éventuelle future date de sortie pour le sixième tome, date qui, vous vous en doutez bien, sera forcément repoussée. Mais le mot « fin » convient parfaitement, du moins, pour ce qu’il en est de cinquième tome de la saga, cette fameuse Danse avec les dragons que l’on ne risque pas de trouver sous son format original, en France, avant l’année prochaine, et qu’il aura donc fallu se coltiner sous son découpage façon Pygmalion, façon de faire hautement critiquable selon moi, mais d’un autre coté, qui se comprend parfaitement dans un monde où faire de l’argent passe de toutes façons avant le respect du lecteur. Et donc, après avoir tout bonnement dévoré ses prédécesseurs, Le bûcher d’un roi et Les dragons de Meereen, et vous avoir proposer leurs critiques sur ce blog, il est temps, alors que j’ai finis cette Danse avec les dragons en fin de semaine dernière, de m’attarder sur cette troisième partie du cinquième tome du Trône de fer, ou quinzième tome façon Pygmalion.

Tout d’abord, et comme je vous le signalais lors de la critique des Dragons de Meereen (hum, cela fait beaucoup de titres avec le mot « dragon » dedans), il m’aura fallu patienter un peu plus d’une semaine (une éternité !) avant de me procurer son successeur, sorti chez nous le 9 janvier dernier. Mais si l’attente fut pour le moins longue de mon point de vue, surtout que je n’osais rien lire d’autre entre-temps, force est de constater qu’il m’aura fallu bien moins de temps pour dévorer Une danse avec les dragons : un peu moins d’une semaine, et encore, sans lire tous les jours. Rapide, oui et non car avec du temps libre, je n’étais pas loin de me le taper en une traite tant celui-ci m’aura captivé. Il faut dire pour cela que, depuis que j’ai débuté ce qu’il faut bel et bien appeler cette grande aventure qu’est Le trône de fer, au mois d’aout dernier, mon intérêt pour celle-ci n’aura, a aucun moment, diminué, preuve une fois de plus de la façon qu’a ce diable de Martin de savoir captiver ses lecteurs avec son intrigue à la fois originale, complexe, parfois inclassable, ses très nombreux personnages hauts en couleurs et tous intéressants au possible et son suspens, omniprésent de bout en bout, qui fait que, quasiment à chaque page (et force est de constater qu’elles se comptent par milliers depuis les débuts), l’on peut s’attendre à tout et son contraire : retournements de situations, morts, surprises etc. Et donc, sur ce point, ce quinzième volume de la saga, qui pour rappel, est la dernière partie du cinquième tome, démarre sur les chapeaux de roues et fourmille de grands moments marquants tout au long de ses pages et ce, jusqu’aux derniers chapitres qui laissent bon nombre de protagonistes, soient morts, soient bien mal en points – et c’est partie pour quelques années à se demander ce qu’il adviendra d’eux ! Du coup, alors que dans les deux tomes précédant, l’action n’avançait pas énormément, ici, Martin accélère grandement le tempo, peut-être même un peu trop d’ailleurs puisque les tous derniers chapitres auraient mérités probablement d’etre un peu plus développés, et je pense surtout, en disant cela, à celui consacré à Jon, l’un des plus importants, scénaristiquement parlant quant à ses conséquences et qui me semble bien court. Mais en dehors de ce petit iota, il n’y a décidément rien à redire : Une danse avec les dragons, c’est du tout bon (oh la vieille rime pourrie) et entre des protagonistes qui prennent de la profondeur comme Jon Connington, un questionnement toujours pas résolu quant au prétendu Aegon, un Barristan Selmy qui a enfin droit a ses propres chapitres, ceux-ci étant un pur régal, la suite des mésaventures de ce pauvre Theon qui n’en finit pas de payer sa félonie, mais aussi, car comment les oublier, Tyrion qui s’est mis dans de beaux draps, Daenerys et ses mésaventures avec ses dragons et, bien entendu, la grande énigme quant au sort de Jon Snow, force est de constater que cette Danse avec les dragons aura été à la hauteur de mes espérances. Et si en plus, l’on ajoute la folle tentative de Quentin (où comment réussir à rendre intéressant un personnage a peine apparu) et surtout, le magistral chapitre où une Cersei Lannister doit défilée nue dans les rues de Port Real et qui restera sans nul doute dans les mémoires, sans omettre l’énième mort de la saga (et oui, encore un) dans un épilogue inattendu et lourd de conséquences et vous comprendrez à quel point la lecture de ce tout dernier tome, paru à ce jour, du Trône de fer m’aura plus qu’enthousiasmer.

Voilà, comme je vous le disais en préambule de cette critique, désormais, c’est finis ; certes, pour le moment car la saga, elle, ne l’est pas, mais bon, désormais, il va falloir attendre, armée d’une grande patience car Georges Martin, aussi talentueux soit-il, n’est pas connu pour sa rapidité d’écriture – surtout que le bougre a plutôt tendance à s’éparpiller à droite et à gauche, ce qui n’arrange pas le problème, bien au contraire. Bien évidemment, l’on pourra me rétorquer que Martin est libre de faire comme il l’entends, ce qui n’est pas faux, mais bon, quelque part, c’est un peu frustrant comme sensation, surtout que le bonhomme n’est plus tout jeune et que, comment dire, on ne sait jamais de quoi demain sera fait ?! Quoi qu’il en soit, si devoir patienter est gage d’un résultat final aussi excellent que ne l’est la saga jusqu’à maintenant, alors, je suis prêt à le faire sans problèmes, disons juste que je ne suis pas habituer à cela : jusqu’à ce que je me lance dans la lecture du Trône de fer, je n’avais jamais lu un cycle qui n’étais pas achever, aimant par-dessus tout finir ce que je commence et ne pas attendre, mais bon, quelque part, je savais où je mettais les pieds lorsque, en aout dernier, je me suis lancer dans la saga de Georges Martin. Une œuvre phénoménale, et je n’exagère pas le moins du monde, une œuvre qui, et même si je n’aime pas dire cela, a bouleversé ma vie, du moins, pour ce qui est de mes loisirs : en toute sincérité, des œuvres marquantes, j’en ai lu des tas, et des excellentes comme les habitués de ce blog ont pu le constater, mais des aussi bonnes que Le trône de fer, franchement, non. Enfin bon, désormais, il va falloir passer à autre chose, a d’autres lectures, beaucoup d’autres lectures en attendant qu’un jour ne sorte The Winds of Winter, le sixième et peut-être avant dernier tome de la saga, et là, ça va etre très difficile, après tout, on ne quitte pas aussi facilement un univers, des personnages et une œuvre aussi magistrale que Le trône de fer aussi facilement… espérons juste que le prochain roman que je lirais ne souffrira pas de la comparaison. Quoi qu’il en soit, et dans l’attente de replonger de nouveau dans ce chef d’œuvre, je tennais juste a remercié ce diable de Georges Martin pour m’avoir captivé, comme rarement je l’ai été, ces derniers mois, a lui, un grand merci !

DISTRICT 9



DISTRICT 9

Des extraterrestres réfugiés sur la Terre depuis 20 ans deviennent un problème international explosif. Parqués dans le District 9, leur destin est entre les mains d'une multinationale, le MNU, qui s’intéresse à leur extraordinaire armement qui ne fonctionne qu'avec de l'ADN extraterrestre. Wikus un agent de terrain du MNU, contracte un mystérieux virus qui se met à modifier son ADN. Cet homme qui permettrait de déchiffrer la technologie alien devient l'individu le plus recherché. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9.


Le cinéma (mais cela est valable pour n’importe quel genre comme la littérature, la bande dessinée ou la musique par exemple) a ceci de formidable que l’on ne peut jamais etre sur qu’une œuvre, tant qu’on ne la pas vue, nous plaira ou pas. Certes, dire cela est plus qu’évidant, j’en conviens, après tout, comment juger un film sans l’avoir regardé ? Car même si certains ne s’en privent pas – le genre d’individus qui ont un avis sur tout et n’importe quoi et qui estiment que celui-ci prime sur celui des autres – une œuvre, quelle qu’elle soit, se doit, si l’on veut la critiquer en toute honnêteté, d’etre vu dans son intégralité. Pourtant, bien souvent, ce n’est pas facile, vous pouvez me croire, mais bon, autant quelques fois, alors qu’on n’attendait pas grand-chose d’un long métrage, l’on s’aperçoit, au cours du visionnage, qu’on est agréablement surpris, autant le contraire est vrai, et là, bien entendu, c’est un autre problème.


Sorti dans les salles en 2009, j’avais depuis entendu pas mal de louanges à l’égard de ce film sud-africain et produit par un certain Peter Jackson, ce qui fait que j’éprouvais depuis longtemps une certaine curiosité a, éventuellement, le regarder si un jour l’occasion se présentait. Ce fut chose faite il y a un peu plus d’une semaine où ce District 9 fut diffusé à la télé, chose louable de nos jours tellement le petit écran est saturé d’émissions de télé réalité, séries et énièmes rediffusions de navets vus, revus et archie revues. Du coup, une petite nouveauté – du moins, si ce mot, de nos jours, a encore un quelconque intérêt – c’est une bonne chose. Et puis, il faut dire qu’avec son synopsis de départ pour le moins accrocheur – des extraterrestres arrivés sur Terre vingt ans auparavant, au-dessus de Johannesburg et depuis lors, parqués dans une réserve tenant du bidon ville et du camp de concentration et soumis à la vindicte raciale des humains, nous renvoyant bien entendu a bien des pans honteux de notre propre histoire – District 9 disposait de solides atouts pour en faire un bon film. Ajoutez à cela un quasi-consensus de la part des critiques, tant professionnelles qu’amateurs vis-à-vis de ce film et vous comprendrez ma hâte de voir ce qu’il valait. D’ailleurs, pour etre tout à fait franc, j’étais on ne peut enthousiaste mais surtout confiant a l’idée de le regarder… au point même d’etre parvenu, chose incroyable, à convaincre mon épouse, en temps normal, totalement allergique à tout ce qui est science-fiction et Fantasy, à le regarder en ma compagnie. Mal m’en a pris d’ailleurs, car bon, comment dire ? Oh, je vais vous expliquer pourquoi…

Je conçois parfaitement que tout un tas de personnes aient pu trouver que District 9, à défaut d’etre un grand film, soit un bon film, je n’ai aucun problème quant au fait que beaucoup l’aient apprécié et aient accroché à son scénario ; après tout, comme on a coutume de le dire : les gouts et les couleurs, cela ne se discute pas. Mais justement, dans mon cas, et malgré un postulat de départ on ne peut plus intéressant et au potentiel certain, j’ai trouvé que ce film tenait davantage du navet que du nanard, car qui plus est, et histoire d’enfoncer encore plus le clou, je n’ai même pas rigolé en le regardant. Hérésie que de dire cela ? Aux yeux de certains, sans nul doute, mais a un moment donné, j’estime qu’il faut arrêter de se voiler la face et de prétendre qu’un film est bon uniquement car il repose sur une bonne idée et que, la technologie actuelle le permettant, les effets spéciaux ont atteint un tel niveau qu’on est sûr d’en prendre plein la vue et que les extraterrestres ressembleront a des extraterrestres et pas à des types dans des costumes en caoutchouc voir pire, des peluches animées – mais là, au moins, District 9 aurait été drôle et mon avis aurait été bien plus nuancé.  Au lieu de quoi, qu’avons-nous au final ? Un début ma foi fort bon, lorsque les gros bras du MNU viennent expulser les Aliens de leurs taudis pour les envoyer dans un autre camp de concentration, plus éloigné des habitations humaines et qui fourmille de bonnes idées comme le fait de faire signer les avis d’expulsion, histoire de faire semblant de légaliser le coup de force. De plus, le personnage principal, le moustachu, aussi egocentrique qu’incompétent notoire, est tout bonnement parfait dans son rôle : prétentieux, raciste et limité intellectuellement, nous avons là le parfait exemple de cette catégorie d’individus que l’on surnomme les « petits chefs », oui, les mêmes que vous rêvez d’expédier faire un séjour en Sibérie. Mais passer, grosso modo, les vingt premières minutes du film – la séquence de l’expulsion en gros – l’intérêt de celui-ci tombe un peu au début, beaucoup ensuite, et alors que l’on espérait attendre une œuvre qui se serait davantage attardée sur les relations entre humains et extraterrestres, qu’avons-nous au final ? Un individu, le moustachu, infecté par une substance alien et qui le fait se transformer petit à petit en crevette, la multinationale pour qui il travaillait qui se met à sa poursuite dans l’espoir de le disséquer pour étudier ses gènes mutants et des scènes de combats qui se succèdent, les unes aux autres, jusqu’au grand n’importe quoi final où dans un mecha, le moustachu se coltine tout un tas de mercenaires tandis que le vaisseau alien, avec à son bord – séquence émotion – un papa crevette et son fiston s’en retournent chez eux en promettant de revenir un jour pour aider le gentil moustachu…


Débile ? C’est mon avis, et même s’il est en contradiction totale avec la majorité, je n’en démordrais pas une seule seconde : à mes yeux, District 9 est un navet sans nom ! Pour tout ce que j’ai dit auparavant, bien entendu, mais également pour son vide scénaristique, ses combats surréalistes et hors propos, ses protagonistes stéréotypés au possible et inintéressants, en dehors du moustachu qui doit avoir toute ma sympathie pour… sa moustache, son coté mièvre par moments – oh le gamin alien qui ne crève pas et qui doit disposer de la même option « invulnérabilité » que les gamins US dans les films américains – et la déception que j’ai ressenti à le regarder, car le pire dans tout cela, c’est que ce fichu film disposait d’un potentiel certain mais que, malheureusement, cela ne dura pas bien longtemps. Bref, au final, il m’aura fallu trois ans pour me rendre compte que tous mes espoirs à l’égard de District 9 étaient vains, mais au moins, maintenant, je sais ce qu’il en est et à l’avenir, je serais davantage méfiant… Mais au fait, avant d’en finir : les scénaristes n’aiment pas les nigérians ou quoi ? Qu’est-ce qu’ils en prennent dans ce film !

dimanche 20 janvier 2013

Sciences & Avenir HS 173 : Les origines de nos croyances



Force est de constater que depuis quelques semaines, j’aurais lu tout un tas de revues et si la période comprise entre septembre et début décembre avait été faite de vaches maigres, depuis, je me suis largement rattrapé, la preuve en étant le nombre plus que conséquents de billets consacrées à celles-ci depuis fin 2012. Ainsi donc, aujourd’hui, c’est du dernier hors-série en date de Sciences & Avenir que je vais vous parler, celui consacré aux Origines de nos croyances, sujet fédérateur et intéressant au possible pour les amateurs du genre.

Sciences & Avenir HS n°173 : Les origines de nos croyances
Janvier/Février 2013

Les origines de nos croyances
- Edito : Minuit païen
- Rencontre : Yvonne de Sike : « la fête est liée à la survie depuis des millénaires »
- Repères : Calendriers célestes
I – Les fêtes
- Et Noël tomba le 25 décembre
- Au rythme du soleil et de la lune
- Pâques, le jour du grand passage
- Quand l’homme prend la peau de l’ours
- Carnaval, folle fête à l’envers
- Interview : Jean Hurstel : « la fête est par essence transgressive »
II – Les figures
- La malédiction du dragon
- Des bienheureux pas très catholiques
- Le temps sacré de la Légende dorée
- Marie, une idole est née
- La Bretagne, entre faux saints et vrais dieux celtes
- Le dolmen, le Coran et les Dormants d’Ephese
- Les nouveaux chamans, guérisseurs à tout faire
- Interview : Raphaël Lioger : « Le culte de l’énergie a remplacé celui de Dieu »
III – Les lieux
- Retour aux sources sacrées
- Du fil d’Ariane au fil du Christ, les allégories du labyrinthe
- Du païen jusque dans les églises
- Arbres : des croyances populaires bien enracinées
- Interview : Dominique Bourg : « On ne peut plus adorer la nature comme une divinité »

En temps normal, je ne me procure que de façon plus qu’occasionnelle les divers numéros de Sciences & Avenir, et ce, que ce soit la revue normale ou ses hors-séries, la faute à des sujets qui souvent,  et en dehors de quelques exceptions, ne me passionnent guère ces dernières années – et puis, ne disposant pas d’un compte en banque illimité, je ne peux pas non plus tout acheter. Pourtant, je dois reconnaitre que, juste après Noël dernier, je suis tombé sur cet hors-série, je n’ai pas hésité longtemps avant de l’acheter, mais il faut dire que le sujet de celui-ci, pour une fois, ne pouvait que me plaire : les origines de nos croyances. Vaste débat certes loin d’etre original, j’en conviens, mais qui m’intéresse au plus haut point, surtout que vu le faible prix de cet hors-série, cela valait franchement le coup. Alors, bien entendu, bon nombre des sujets traités dans ce numéro ont déjà été abordés moult fois par ailleurs, je ne le nie pas et si vous souhaiter du neuf, ce n’est pas forcément ici que vous le trouverez ; sur ce point, c’est probablement le principal défaut que l’on peut trouver à cet hors-série de Sciences & Avenir : son manque flagrant d’originalité et plus que tout, son absence de matériel nouveau, ce petit plus qui en aurait fait un incontournable. Mais pour le reste, si vous n’êtes pas un familier de ce sujet ou si, contrairement à moi, vous n’avez pas lu des tonnes d’articles sur les croyances, légendes et autres mythologies comparées, alors ce magazine est incontestablement un bon début pour vous lancer dans un sujet oh combien passionnant et qui vous captivera au plus haut point. Enfin bon, malgré tout, j’aurais tout de même appris deux ou trois petites choses comme cette coutume, encore vivace de nos jours, d’hommes qui se déguisent en ours ainsi que cet étrange culte où catholiques et musulmans se rendent ensemble auprès d’un dolmen où seraient censés dormir au sein de celui-ci les sept dormans…

samedi 19 janvier 2013

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°64 : La fin des Habsbourg



Avant chaque nouveau numéro de la Nouvelle Revue de l’Histoire, c’est toujours le même cinéma qui recommence : espoirs que, pour une fois, on ait droit à un sujet original, craintes, surtout, d’avoir à se taper pour la trente sixième fois un sujet en rapport de près ou de loin avec la première moitié du vingtième siècle et plus précisément l’entre deux-guerres, tout cela, en sachant que de toutes façons, même si le dossier principal n’a rien à voir avec cette période historique, on y aura tout de même droit. Du coup, vous imaginez ma joie en découvrant le sujet de ce premier numéro de l’année 2013, consacré aux Habsbourg, non seulement parce que celui-ci me plait, mais aussi… enfin, vous avez compris… hein quoi, comment, la dynastie des Habsbourg prend fin au vingtième siècle ? Oui mais bon, que voulez-vous…

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°64 : La fin des Habsbourg
Janvier/Février 2013

La fin des Habsbourg
- L’assassinat de l’Autriche-Hongrie
- Les Habsbourg : une chronologie
- L’impératrice Marie-Thérèse
- Joseph II, le despote éclairé
- La Hongrie rebelle
- Sissi, reine des hongrois
- François-Ferdinand, l’héritier problématique
- L’armée multinationale à l’épreuve de la guerre

Editorial : Un samouraï d’occident
- L’Europe au défi de son histoire : entretien avec Pierre Manent
- Camille Jullian et Vercingétorix
- Henri VIII et le schisme anglais
- Mémoires d’un janissaire
- Louis XV expulse les jésuites
- Une histoire des gauches en France
- De Paris à la Decima MAS
- Pino Rauti, ultime « chemise noire »
- L’Afrique – Mythes et mensonges : entretien avec Bernard Lugan

Bon, avant toute chose, si les deux précédant numéros avaient été loin de m’enchanter – Les droites radicales en Europe ne m’intéressaient pas le moins du monde et Le conflit du trône et de l’autel avait été une franche déception – force est de constater que ce tout premier numéro de l’année 2013 dépassa mes espérances ; oh certes, tout n’est pas parfait mais au moins, pour une fois, je ne me serais pas ennuyer avec une désagréable impression de déjà vu, quant à la déception, eh ben, elle n’aura pas été présente, bien au contraire. Cela, bien entendu, dut a un dossier consacré aux Habsbourg, plutôt intéressant car sujet rarement abordé dans les magazines spécialisés, et plutôt bien écris ; même s’il aurait gagné à etre plus complet de mon point de vu. Et donc, du coup, du moins pour ce qui est du dossier principal de ce soixante quatrième numéro, le contenu de celui-ci fut aussi bon que la couverture qui annonçait la couleur en arborant fièrement un François Joseph que les inconditionnels d’une certaine Sissi connaissent bien, du moins, sous une version plus jeune et fortement romancée. Celle-ci, au demeurant, a droit à son propre chapitre, ce qui, de mon point de vu, est plutôt une bonne chose car l’on a trop tendance à oublier – mais est-ce la faute des films qui lui sont consacré – son importance historique, ne serais-ce que pour son lien avec la très rebelle Hongrie.

Mais si le dossier principal est à la hauteur de nos espérances, quant-est-il du restant de la revue ? Eh bien, il y a du bon et du beaucoup moins bon : tout d’abord, et de façon un peu curieuse, un article consacré à Henri VIII qui revient sur son conflit avec la papauté qui finit par aboutir à la religion anglicane et qui avait parfaitement sa place dans le numéro précédant (d’ailleurs, je vous avais dit à l’époque que notre sympathique Henri VIII était le grand absent du dossier consacré aux conflits entre trône et autel), c’était pour le bon, principalement. Le moins bon, lui, nous renvoi aux habituels travers de la NRH, c’est-à-dire, l’habitude de retrouver tout le temps des articles sur des sujets qui ne changent pas : nous avons donc ici droit pour la énième fois à Vercingétorix, a des considérations sur l’avenir de l’Europe mais aussi… bâillement… un petit retour du côté de la seconde guerre mondiale. Dommage car ces articles prennent une place non négligeable au détriment de sujets plus intéressants de mon point de vu comme le court article consacré aux janissaires et celui sur l’expulsion des jésuites. Enfin bon, tout n’est donc pas parfait, certes, mais dans l’ensemble, et surtout grâce à son dossier principal, ce soixante quatrième numéro de la Nouvelle Revue de l’Histoire n’en reste pas moins un bon cru, comme on aimerait en voir plus souvent ; espérons juste que le prochain soit du même acabit, voir mieux. 

dimanche 13 janvier 2013

Les Cahiers de Science & Vie 134 : L'invention du temps



Il y à a peine plus de deux semaines, fin décembre dernier, je vous racontais, dans le billet consacré au cent-trente-deuxième numéro des Cahiers de Science & Vie, L’Homme et la machine, à quel point j’avais pris un sacré retard avec les derniers numéros en date de ce qui est l’une de mes revues préférées, tous genres confondus ; ainsi, s’il m’avait fallu quelques mois pour venir à bout de ce numéro, depuis, j’ai amplement rattrapé mon retard puisque, quelques jours après, le trois janvier, je publiais ici même la critique de son successeur, Codes et langages secrets, et aujourd’hui, c’est autour du tout dernier numéro paru à ce jour, d’etre mis à l’honneur comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Les Cahiers de Science & Vie n°134 : L'invention du temps
Janvier 2013

L'invention du temps
- Cadrage : Comprendre la nature du temps
- Interview : « La prévision a été le maître mot des grandes civilisations agricoles » de Dominique Fléchon
I – Le temps observé
- Le Soleil et la Lune pour guides
- Le jour, le mois, l'année
- Des cadrans grecs au calendrier romain
II – Le temps fabriqué
- La vie au son des cloches
- Les calendriers du Livre
- Ingénieuses horloges à eau
- La ville prend le contrôle du temps
- L'heure se mécanise
- Musée imaginaire : L'allée des garde-temps
III – Le temps mesuré
- La seconde pour mesurer le monde
- Les horloges gagnent le large
- Du chaos horaire au temps universel
IV – D'hier à aujourd'hui
- L'atome bouscule la mécanique
- Rythmes synchrones
- A chacun son heure
- Interview : « Quelle théorie pour concilier les temps modernes de la physique ? » d'Etienne Klein

Magazine davantage scientifique qu’historique, les Cahiers de Science & Vie, s’ils n’en abordent pas moins l’histoire de l’humanité au cours de ses divers numéros, le font davantage par le biais de l’évolution des sciences humaines, ce qui fait que, quel que soit le sujet abordé, nous avons toujours droit à une chronologie hautement intéressante de ceux-ci : ainsi, dans ce numéro de janvier 2013, c’est le temps qui est mis à l’honneur, et plutôt, son invention datant de la nuit des temps, et des diverses façons qu’il fut représenté, calculé, et ce, jusqu’aux techniques modernes de notre temps. Bien évidemment, et comme il est de coutume, c’est toujours aussi instructif, et ce, même si tout n’est pas si simple parfois à comprendre – mais je pense que, décidément, je ne serais jamais doué pour ce qui est de la compréhension des techniques, aussi simples soient-elles. Cependant, une fois de plus, le plaisir de la découverte fut au rendez-vous, et cela, particulièrement pour ce qui est des plus anciennes techniques de mesure du temps : bien souvent, et quelque soient les sujets, c’est toujours les périodes les plus anciennes de notre histoire qui me passionnent le plus. Alors certes, je n’irais pas jusqu’à dire que le thème de ce mois, le temps, m’aura captivé au plus haut point, mais bon, l’une des grandes forces des Cahiers de Science & Vie, depuis que je lis ce magazine, c’est que le contenu est tellement bien écris et complet que l’on finit toujours, d’une manière ou une autre, par y trouver son bonheur, et, mine de rien, c’est ce qui fait tout l’intérêt d’un bon magazine.

mercredi 9 janvier 2013

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE – AMOURS DÉFUNTES



REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE – AMOURS DÉFUNTES

Heinrich Ausburg, soldat nazi de la seconde guerre mondiale, trouve la mort sur le front de l’Est. Au lieu d’accéder au paradis ou en enfer, il se retrouve projeté sur Resurrection, planète ressemblant à la Terre, mais où les terres sont les mers, et vice-versa. Il se retrouve Chevalier Vampire, caste dirigeante et puissante, adoubé sous le nom de Requiem, et découvre les « joies » de sa nouvelle Vie sur cette planète où l’on rajeunit, au lieu de vieillir… Requiem en a terminé de son combat avec Dragon. A présent, il compte retrouver Rebecca, malgré l'opposition franche et violente de Leah. Une tempête des limbes, une des plaies s'abattant sur Résurrection, stoppe leur dispute et les sépare. Rebecca erre quant à elle entre les immeubles effondrés. Sa route croise alors celle de l'exclus Dragon. Ce dernier est devenu l'ami de Requiem mais ici-bas, l'amitié passe bien après sa propre nature de vampire... Au même instant, aux abords du château de la comtesse Báthory, Dame Mitra subit la vengeance de Dame Vaudou. Mais son acte de trahison provoque le réveil des gardiens. De quoi regretter son geste...

Il y a de cela un peu plus d’une décennie, en l’an 2000, non seulement, nous avions, déjà à l’époque, échappés a la fin du monde (ainsi qu’au bug de l’an 2000, la belle farce), mais faisions également connaissance avec une toute nouvelle bande dessinée du nom de Requiem Chevalier Vampire ; à l’époque, et aussi incroyable que cela puisse paraitre pour les plus jeunes d’entre vous, nos amis morts vivants étaient certes célèbres – mais quelque part, ils l’ont toujours été – mais beaucoup moins à la mode que de nos jours. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle production du génialissime Olivier Ledroit aux pinceaux, et scénarisé par le britannique Pat Mills, avait su gagner les faveurs d’un certain public amateur d’un genre franchement pas politiquement correct pour un sous : ainsi, avec son protagoniste principal peu recommandable – un ancien SS devenu vampire – porteur d’une morale plus que douteuse et vivant ses aventures en Enfer, Requiem, de par son originalité, ses superbes dessins, mais aussi, son humour noir, ses multiples références (à qui savait les reconnaitre, j’entends bien) et son coté parfois malsain se démarquait un peu de bon nombre de la masse d’une production pas toujours enthousiasmante. Enfin, personnellement, je dois avouer que j’avais bien accrocher aux débuts d’une saga que je n’ai découvert que quelques années plus tard, de mémoire, en 2004, si mes souvenirs ne me trompent pas. Et puis, le temps passa et les albums se succédèrent lentement, très lentement, dans un rythme de parution plutôt lent, les uns aux autres, années après années, sans qu’on ne voit la fin d’une saga qu’on ne pensait pas devoir etre aussi longue. Et avec ces nouveaux albums, de nouveaux personnages apparaissaient, l’intrigue se complexifiait davantage, au point même que, parfois, on ne savait plus trop où les auteurs voulaient en venir, mais bon, et même si le nombre de voix discordantes se faisaient de plus en plus nombreuses, personnellement, j’aimais bien retrouver l’univers de Requiem, quand un nouvel album daignait pointer le bout de son nez, et même si je ne ressentais plus forcément le même plaisir qu’aux tous débuts, à chaque fois, c’était un mini événement en soi – et puis bon, quelque part, j’avais hâte de voir comment tout cela allait finir.


J’ai peut-être pris mon temps pour me lancer dans la lecture de ce onzième tome de la saga vampirique de Requiem, mais au moins, on ne pourra pas dire que je ne lui ai pas donné toutes les chances pour que cela se déroule au mieux : relecture de son prédécesseur immédiat, Bain de sang, paru mi-2011 (une éternité), histoire de me remettre un peu dans le bain de l’intrigue en court, oreiller bien callé derrière ma tête, couette toute chaude pour que je sois installé le plus confortablement possible et tout aurait été pour le mieux si ce n’avait été un mal de dos qui me pris alors ; prémices des désillusions à venir ? Hum, qui sait ? Comme je vous l’ai dit, au fil des parutions, je voyais bien, ici et là, que de plus en plus de lecteurs portaient un jugement pour le moins sévère à l’encontre de la tournure de cette série, que les critiques se faisaient plus nombreuses et que, bien souvent, certains jetaient tout bonnement l’éponge. Pourtant, jusque-là, j’avais tenus bon : oh certes, ce n’était plus aussi bon qu’au début, cela aussi je vous l’ai dit, mais je me disais que dans l’ensemble, c’était tout de même convenable… mais il faut croire, finalement, que chacun a ses propres limites et que lorsque celles-ci sont dépassées, nier l’évidence n’est plus possible.

Et là, je pense que vous comprenez où je veux en venir : oui, aussi pénible que cela me soit de vous l’avouer, j’ai été déçu, très déçu même par ce onzième tome de Requiem, comme jamais je ne l’avais été jusqu’à ce jour. Déjà, les premières pages qui nous montraient les visions de Mary Shelley sur les bords d’un lac en Suisse et où apparaissait un Heinrich – ou Thurim ? – sanguinaire, m’avaient un peu laissé perplexe : en temps normal, chaque nouvel album débute par la mort d’un protagoniste de l’intrigue, là, où je n’ai rien compris, ou, tout cela n’a servi qu’à nous montrer la vision du monstre de Frankenstein ? Un peu léger selon moi, mais bon, quelque part, ce n’est pas le plus grave. Non, le pire, ce fut la suite, voir même, tout le reste de l’album, et là, ce fut tout bonnement catastrophique : est-ce la fin de la série qui approche ou une volonté des auteurs de nous remontrer l’intégralité du casting mais nous avons droit a, dans une succession de pages et de scènes parfois sans grand liens les unes avec les autres, a tous les personnages ou presque apparus jusque-là dans Requiem, ainsi, que ce soit dans trois cases ou quelques pages, chacun a droit à son petit quart d’heure de célébrité, sa petite mise en avant, mais le problème, c’est que cela est amené de façon tellement maladroite que cela en devient confus. Du coup, on passe d’untel à machin, de truc a bidule, mais surtout, dans un fouillis le plus total le plus souvent incompréhensible voir même pénible. Par-dessus le marché, dans un grand moment de n’importe quoi, Pat Mills qui jusque-là était plutôt bon dans sa manière de distiller un humour noir dans la série, se perd littéralement dans une logorrhée pénible, hautement fatigante a la lecture et surtout, pas drôle pour un sous. Ajoutons à cela des protagonistes aux réactions incompréhensibles et ridicules, comme le samouraï devant Rebecca, et même Heinrich vers la fin… mais si ce n’était qu’eux… Quant au personnage de la couverture, ce Roi Arthur léonien du nom de Ruhtra, pourtant superbe en soit, ne vous laissez pas abusés : le combat contre Dracula, ce sera pour la prochaine fois ! Bref, pas de sitôt !


Vous l’avez compris, j’ai été hautement déçu par ce onzième volume de Requiem, cet Amour défuntes qui semble sonnez le glas, et de quelle manière, d’une série dont la fraicheur et l’originalité tellement jouissive des débuts se sont depuis, fortement dilué dans les méandres des années et d’une succession de nombreux albums finalement néfastes a une intrigue qui aurait fortement gagné a etre plus courte. Mais si, jusque-là, l’on pouvait pester a raison sur l’intérêt ou pas de prolonger artificiellement la série, l’on se disait qu’au moins, le final serait probablement à la hauteur de nos espérances, or, quand on voit le résultat de ce onzième tome, on ne peut que craindre le pire pour la suite. A mes yeux, Amours défuntes aura été mauvais, très mauvais, et c’est, de mon point de vu, une bien grosse déception ; mais le pire, désormais, c’est que je me demande comment Mills et Ledroit réussiront à rattraper le coup après un tel plantage ?!

mardi 8 janvier 2013

LES DERNIERS ARGONAUTES – LE SILENCE DES DIEUX



LES DERNIERS ARGONAUTES – LE SILENCE DES DIEUX

Un beau jour, les Dieux ont cessé de parler aux Hommes, les abandonnant aux désastres et au désespoir. Un seul homme peut mener à bien la quête qui restaurera l’équilibre du monde : Jason, le héros légendaire qui, jadis, emmena les Argonautes chercher la toison d’or. Mais les temps ont changé; Jason est devenu un vieil homme hanté par de terribles souvenirs. Il va cependant accepter de partir pour une ultime aventure à la tête d’une bande de héros que rien ne semble prédestiner à entrer dans la légende… Cette trilogie d’Heroic Fantasy nous emmène dans un monde inspiré des mythes grecs, pour un récit à la fois épique et poétique, riche en action et en émotion.


Mine de rien, ces derniers temps, j’ai pris pas mal de retard avec les nouveautés BD ; ainsi, entre pas mal de sorties que j’ai loupée, faute de moyens (je n’ai pas non plus un compte en banque extensible à souhait, et puis, c’était les fêtes de fin d’année), mais aussi, faute de temps, car certaines acquisitions trônent tranquillement dans ma bibliothèque dans l’attente que je les lise, on ne peut pas dire que je me sois franchement tenu à jour depuis, grosso modo, le mois de novembre dernier. Certes, depuis lors, j’ai pu vous parler de quelques petites nouveautés, mais au vu de tout ce qui a pu paraitre – a un tel point que je ne savais même plus où donner de la tête – ce n’était qu’un stricte minimum. Quoi qu’il en soit, je compte bien, en ce début d’année 2013 – enfin, dans les premiers mois car pour janvier, je suis déjà à sec et nous ne sommes que le huit du mois – rattraper mon retard, ce qui, à n’en pas douter, ne sera pas une mince affaire, mais bon, avec du temps, tout est possible.

Et parmi ces bande dessinées en retard, l’une d’elles était ce premier volume d’une toute nouvelle série (encore une, et après, vous vous étonnez que je n’ai pas assez de temps ni d’argent pour tout compléter) de chez Glénat et intitulé Les nouveaux argonautes. Et pour ce qui est du retard, vu que celle-ci date tout de même de la rentrée dernière (septembre), on pourra dire que j’aurais mis du temps à me le procurer ; pourtant, malgré cela, je dois avouer que je n’en étais pas moins impatient de voir ce que cette BD pouvait bien avoir dans le ventre ?! Car pour moi, qui dit Argonautes me renvoi immédiatement à l’un de mes films préférés de tous les temps, je veux bien évidement parler du célèbre Jason et les argonautes, sorti sur les écrans en 1963 et avec l’inoubliable Todd Armstrong dans le rôle du héros, le génial Ray Harryhausen aux effets spéciaux et des scènes, ah, des scènes, tout bonnement cultes comme celle où Talos, le géant de bronze, s’en prend aux argonautes, mais aussi et surtout, le combat final contre les squelettes ! Mais si le film et la légende de Jason est plus ou moins connue du grand public, je n’ai pas pu m’empêcher, en lisant cette énième version du mythe, de penser à une autre œuvre, Le Codex de Merlin du regretté  Robert Holdstock, où un Merlin bien plus jeune, des siècles avant sa rencontre avec Arthur Pendragon, faisait équipe avec un certain Jason vieillissant. Car ici, vous l’avez compris, Jason n’est plus qu’un vieil homme, meurtri par les ans et surtout par le meurtre de ses deux fils perpétré par son épouse Médée, des années auparavant, un Jason aigri, loin du héros flamboyant de la légende, finalement, plutôt proche de la version d’Holdstock, mais un Jason qui devra reprendre du service à bord de l’Argo, et avec un nouvel équipage, pour une nouvelle mission : comprendre pourquoi les dieux ne s’adressent plus aux humains, et, accessoirement, trouver une solution à ce mutisme.

Et c’est donc avec ce postulat ma foi, plutôt original (personnellement, vu que ce n’est pas souvent que l’on a le droit d’avoir une bande dessinée dont l’intrigue se déroule dans la Grèce antique, je ne vais pas cracher dessus) que débute ce premier tome où, bien entendu, les auteurs mettent tranquillement en scène leurs univers et leurs personnages. De ce côté-là, peu de surprises, nous sommes en terrain convenu puisque reprenant des créatures mythologiques assez typiques (mais bon, c’est normal) quant aux nouveaux argonautes, on ne peut pas vraiment dire que ceux-ci brillent par leur originalité – un poète limite peureux, un satyre plus comique qu’autre chose, une amazone forcément farouche, un prince manchot au grand cœur, une sorcière au fort potentiel érotique qui risque de faire tourner quelques têtes et… Jason, bien entendu, dans le rôle du vieux roublard aigri qu’il est devenu – mais leurs traits de caractères les rendent finalement plutôt sympathiques ; disons qu’ils ne sont pas déplaisants et qu’on a envie de suivre leurs aventures, aventures qui semblent promettre si le reste de la saga est du même acabit que ce premier volume : se lisant plutôt bien, assez captivant, on sent bien que l’on n’a pas affaire à un chef d’œuvre, mais bon, cela reste tout de même une bande dessinée plutôt agréable et qui ne se prend pas la tête, et puis, surtout, même si les dessins peuvent en déconcerter plus d’un, personnellement, j’ai bien aimé le style de ceux-ci, et plus particulièrement le choix des couleurs, un peu sépia. Bref, un bon premier tome pour ces Derniers argonautes qui laisse présager, espérons-le, de lendemains aussi bons que ce que nous avons pu trouver dans ce Silence des dieux.
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