jeudi 21 mars 2013

GAME OF THRONES – SAISON II



GAME OF THRONES – SAISON  II

Après la mort du roi Robert Baratheon et d'Eddard Stark, la légitimité du roi Joffrey est contestée par Stannis et Renly, frères de Robert, tandis que Sansa Stark est retenue comme otage à Port-Réal. Robb Stark poursuit sa rébellion pour venger son père et libérer sa sœur, bien que personne ne sache où se trouve Arya Stark. Lord Tywin Lannister, père de la Reine régente Cersei et grand-père du roi, qui la détient sans le savoir, continue de son côté à lutter à la fois contre les Baratheon et contre les Nordiens de Robb Stark. Chaque camp cherche de nouveaux alliés, et la guerre se prolonge, ignorant la menace d'au-delà du Mur. En effet, Lord Jeor Mormont continue à guider la Garde de Nuit face aux Sauvageons, soutenu par Jon Snow, cherchant désespérément un moyen d'arrêter la marche de leur immense armée vers le sud. De l'autre côté du Détroit, après avoir perdu les Dothrakis, Daenerys Targaryen emmène ses dragons jusqu'à la cité de Qarth, où elle espère trouver un appui en vue de reconquérir les Sept-Couronnes.

Les modes se font et se défont, et je pense ne pas me tromper en affirmant que depuis que la chaine américaine HBO à adapter sur petit écran le cycle du Trône de fer sur le petit écran, nombreux furent ceux qui, soudainement, du jour au lendemain, sont devenus familiers de l’univers de Georges Martin, connaissant parfois celui-ci sur le bout des ongles, s’ils se sont lancés ensuite, bien entendu, dans la lecture des romans. Quant aux autres, ceux qui s’en tiennent à la série et la trouvent géniale, ne jurent que par elle, attendent fébrilement l’arrivée de chaque nouvelle saison, mais qui ont décidément bien du mal avec la lecture, voir même, pour certains (car ils existent), ne se doutent même pas que derrière ce Game of Thrones, il existe un certain A Song of Ice and Fire, nous avons là plus affaire a des gens qui papillonnent, au vu, comme je l’ai dit, des modes du moment : aujourd’hui, Game of Thrones est à l’honneur, dans trois mois, ça sera autre chose, et ainsi de suite… Pendant ce temps-là, moi-même qui ne me suis décidé à me lancer dans la lecture de cette œuvre qu’à la fin de l’été dernier, mais avant de regarder le moindre épisode de la série, et qui, assez rapidement, n’ai pu que constater les indéniables qualités d’une œuvre tout bonnement magistrale, comme j’ai pu souvent vous le dire sur ce blog au cours des derniers mois, je dois avouer que, depuis janvier dernier, je me sens un peu orphelin : le dernier volet d’Une danse avec les dragons étant paru et dévoré, je n’avais plus que deux choix devant moi, soit me replonger immédiatement dans la relecture de la saga, soit, passer à autre chose, ce, en attendant… que le sieur Martin, un jour ou l’autre (dans deux ans, trois ans, quatre ans), nous sorte la suite. Etant passé a autre chose, mais n’en ressentant pas moins un manque auquel il allait bien falloir que je m’habitue, contraint et forcé, j’eu tout de même la satisfaction de pouvoir atténuer ce fameux manque par le biais de la seconde saison que je n’avais pas encore vu – oui, je sais, comme d’habitude, je suis en retard sur tout le monde, mais qu’importe ?!


Début janvier dernier, alors que je n’en avais pas encore finis avec les derniers tomes du cinquième volume du Trône de fer, je vous avais parler, sur ce blog, de la première saison de ce Game of Thrones qui a fait couler tellement d’encre depuis sa première parution sur HBO, un certain 17 avril 2011. Et dans ce billet, si je n’hésitais pas à souligner les nombreux points positifs de cette adaptation, comme, selon moi, le choix des acteurs, des décors, des lieux de tournage et, surtout, le fait que dans les grandes lignes, le synopsis était plus ou moins fidèle à l’œuvre originale ce qui faisait que nous avions bel et bien là une adaptation plutôt réussie, je n’avais pas hésiter à pointer du doigt le fait que, malgré tout, si dans les grandes lignes, les scénarios étaient identiques, il n’en restait pas moins quelques différences, souvent inutiles par ailleurs, que dix épisodes, à mes yeux, me paraissaient bien trop court pour rendre justice au premier volume et que, en voulant chipoter un peu, même dans les points positifs (costumes, décors), certains détails m’avaient gêner comme cette Garde blanche qui ne l’était plus vraiment. Enfin bon, rien de catastrophique non plus puisque, au final, cette première saison de Game of Thrones, à défaut d’etre parfaite, n’en restait pas moins comme une fort bonne adaptation – et puis, dans le passé, n’avait pas-t-on trouver pire ?


Et donc, alors qu’en ce mois de mars, j’allais avoir, par le biais de congés prolongés, la possibilité d’avoir pas mal de temps libre devant moi, je me suis décidé à voir ce que seconde saison avait dans le ventre : allait-elle confirmer les bonnes impressions que sa devancière m’avait laissées ? Allait-elle rendre justice à un volume, A Clash of Kings, moins spectaculaire que le premier, mais tout aussi excellent ? Et puis, surtout, c’était ici qu’allaient apparaitre des protagonistes hauts en couleur comme Stannis, Mélisandre, Asha Greyjoy, Ygrid, Brienne de Torth, Jaqen H'ghar ou Davos Mervault, bref, tout un tas de raisons d’etre impatient de découvrir ce que cette saison avait dans le ventre, surtout que dans celle-ci, entre le revirement de Théon, la bataille de la Néra et les péripéties de la Garde de Nuit au-delà du Mur, les moments forts ne manqueraient pas.

Tout débuta plutôt bien d’ailleurs, en fait, plus ou moins, s’il faut etre précis, jusqu’à la moitié, environ, de la saison. Jusque-là, tout ce que j’avais dit au sujet de la première saison était valable : nous n’avions là, au final, qu’une saison ni plus bonne, ni pire que sa devancière et je dois avouer que ces premiers épisodes, je les ai regardé avec un certain plaisir. Ah, j’étais en manque du Trône de fer, et bien, avec cette saison II, celui-ci était atténué. Et puis, sans crier gare, petit à petit, au fil des épisodes, puis, de plus en plus alors que l’on avançait dans l’intrigue, les petits défauts qui m’avaient déjà contrarier au cours de la première saison se firent de plus en plus insistants, les différences de plus en plus notables au point que, arriver à certains moments clés de l’intrigue, celle-ci prenait des tournures parfois différentes. Oh, pas dans les grandes lignes, bien sûr, mais, de différences en différences, de personnages absents en personnages modifiés dans leurs importances, cette saison prenait décidément une tournure de plus en plus déplaisante. Et si, par soucis de tout casé en dix petits épisodes, on pouvait admettre, a priori, que certains faits ou personnages étaient passé à la trappe, que certains événements ne se déroulaient pas vraiment de la même façon, comment ne pas bondir de rage en constatant, stupéfait, qu’un protagoniste comme Schlingue, ou plutôt Ramsay Bolton, est complètement absent, que les frères et sœurs Reed, eux aussi, ne sont pas là, et qu’en plus, entre une Asha Greyjoy qui devient Yara Greyjoy (mais pourquoi ?) et le fait qu’il faut se taper des modifications drastiques du scénario comme cette histoire d’amour entre Robb et une pauvre petite infermière de guerre qui s’étale en longueur ainsi que, pur délire des scénaristes, un meurtre gratuit de Jaime Lannister, complètement contraire à ce qu’est ce personnage, et qu’il sera bien difficile de justifier par la suite – car tout régicide qu’il est, son acte arrangea alors beaucoup de monde… hum, hypocrisie quand tu nous tiens ? Et, comme si cela ne suffisait pas, de l’autre côté du détroit, Daenerys a droit, elle aussi, a une refonte de ses aventures, comme si le parcours de celle-ci dans le second tome avait été jugé insuffisamment intéressant ?

Bien évidemment, au vu de tout ce que je viens de dire, vous comprendrez aisément que je n’ai pas été entièrement satisfait par cette seconde saison de Game of Thrones. Pourtant, celle-ci ne manque pas de qualités, dans le fond, il n’y a pas grand-chose à dire, j’en conviens, mais dans la forme, je trouve tout de même qu’à force de trop s’éloigner d’un matériel de base pourtant excellent, ce n’est pas forcément l’idée du siècle. Certes, je comprends qu’une adaptation ne peut pas etre parfaitement exacte, que, de toutes façons, limité par le temps et l’espace de dix épisodes, tout ce que j’avais trouvé dans le livre ne serait pas au rendez-vous, mais autant je peux accepter cet état de fait, parfaitement logique au demeurant, autant de purs délires comme le coup de folie meurtrier de Jaime est impardonnable, surtout qu’il n’apporte strictement rien à l’intrigue, bien au contraire. Mais bon, ceux qui ne connaissent pas les romans n’y trouveront probablement rien à redire, j’en conviens, et puis, ces nouveaux personnages que j’attendais avec impatience, ils sont tout de mêmes réussis dans l’ensemble – ah, Stannis et Mélisandre ! Quant à la bataille de la Néra, bah, elle a tout de même de la gueule, non ? Mais bon, ces points positifs ne m’empêchent pas de me dire que plus on avance dans cette série et plus je risque de trouver des raisons de raller, surtout en raison des différences, souvent inutiles, entre celle-ci et les romans. C’est tellement dommage pourtant : avec ses acteurs, ses costumes, ses décors, sa musique, son générique, et pour tout un tas de raisons, Game of Thrones est franchement une excellente série, mais ces différences, injustifiées par moments voir mêmes illogiques, gâchent indéniablement l’ensemble à mes yeux… ou alors, pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur, peut-être vaut-il mieux ne pas lire les romans ? 

6 commentaires:

Bacqué Huguette a dit…

Et si on considérait, tout simplement, que ce sont deux œuvres totalement différentes ? C'est le meilleur moyen de n'être pas déçu ! Bah, on verra bien !!!

Feanor a dit…

C’est une façon de voir les choses, mais pour moi, sans les romans, pas de série télé, nous avons là bel et bien une même œuvre, différente, certes, car l’une est l’adaptation de l’autre, mais bon, personnellement, autant je peux concevoir qu’une adaptation n’est jamais fidèle au matériau original, que des différences existent, que certains éléments sont oubliés, que des raccourcis se doivent d’etre faits afin de pouvoir caser l’essentiel, il y a des choses que je n’accepte pas et, dans le cas présent, ce que fait Jaime a son cousin : c’est tout bonnement en contradiction totale avec ce qu’est le personnage et surtout, ce qu’il va devenir, ils vont s’amuser les scénaristes à le rendre plus sympathique après cela ?! Et puis, la petite histoire d’amour de Robb, c’est un peu trop fleur bleu vis-à-vis du Robb du roman qui lui, trahit son engagement envers les Frey afin que sa demoiselle, avec qui il a fauté, ne soit pas déshonorée – et ne pas reproduire, éventuellement, ce que son père avait fait vis-à-vis de sa mère, avec Jon Snow. Et puis mon préféré, Théon, quid de sa relation avec Ramsay ?
Enfin bon, j’aime la série par certains côtés, je ne le nie pas, mais… ce sont ces détails qui me chagrinent… enfin, je dois etre un sacré intégriste qui ne jure que par les romans surtout !

Les tests de Gridou a dit…

j'ai découvert ton blog il y a quelques semaines en cherchant des informations sur les vikings et je remercie la recherche Google de m'avoir menée à toi !

J'ai commencé à lire le premier tome, je l'ai trouvé soporifique, je l'ai posé et cela m'a permis de m'évader en regardant la série... Pas de regret pour le moment même si je pense qu'un jour je me plongerai dans cette saga littéraire, probablement quand je n'aurai plus la série à me mettre sous la dent.

Feanor a dit…

La problématique qui se pose avec le roman, ce n’est pas vraiment sa longueur ou le fait qu’il ne soit pas encore finis mais l’extrême difficulté qu’il y à a rentrer dedans : en effet, outre un style soutenu et pas évidant d’accès (mais ça encore, ce ne fut pas vraiment un problème pour moi), le nombre de protagonistes est tellement important que l’on s’y perd très facilement, surtout que, nous autres lecteurs français n’avons droit qu’à un appendice tronqué, où l’on ne trouve que quelques noms parmi les plus importants, ce qui est insuffisant. Or, cette aide est nécessaire au départ pour tout comprendre.
Par contre, une fois que l’on commence à comprendre qui est qui, quels sont les jeux d’alliances etc., alors, c’est un véritable régal et, sincèrement, un grand moment de lecture.
La problématique qui se pose avec le roman, ce n’est pas vraiment sa longueur ou le fait qu’il ne soit pas encore finis mais l’extrême difficulté qu’il y à a rentrer dedans : en effet, outre un style soutenu et pas évidant d’accès (mais ça encore, ce ne fut pas vraiment un problème pour moi), le nombre de protagonistes est tellement important que l’on s’y perd très facilement, surtout que, nous autres lecteurs français n’avons droit qu’à un appendice tronqué, où l’on ne trouve que quelques noms parmi les plus importants, ce qui est insuffisant. Or, cette aide est nécessaire au départ pour tout comprendre.
Par contre, une fois que l’on commence à comprendre qui est qui, quels sont les jeux d’alliances etc., alors, c’est un véritable régal et, sincèrement, un grand moment de lecture.
Après, tout le monde n’est peut-être pas fait pour Le Trône de fer, c’est surtout une question de gouts aussi, quant au fait de savoir qui de la série ou des romans s’achèvera en premier, hum… vu que Martin est extrêmement lent et que bien souvent, aux USA, les séries sont supprimées avant leur fin, difficile a dire…

Les tests de Gridou a dit…

Oh tu sais, je suis une fan de Stephen King donc les 'livres à rallonge' ne me dérangent pas du tout.

Je pense que mon tort a été de penser que j'allais directement atterrir dans un monde imaginaire, un peu à la Tolkien, ce qui n'a pas été le cas. Au lieu de ça, j'ai découvert des conspirations, des mensonges et autres massacres, j'aurais dû commencer ce premier tome libre d'esprit, cela m'aurait évité une déception.

Mais je ne désespère pas, je compte bien le remettre dans ma valise pour les vacances, histoire de me laisser le temps de rentrer dedans comme tu dis...

Feanor a dit…

Pour le jour où tu reprendras la lecture du Trône de fer, voici le lien de La Garde de Nuit, un site et un forum très complet sur le sujet (je n’y suis pas inscrit mais j’aime bien y trainer de temps en temps) :
http://www.lagardedenuit.com/wiki/index.php?title=Portail:Tr%C3%B4ne_de_Fer
Et ici, pour le premier volume, les appendices complets traduits de la VO, bien pratique pour ne pas se perdre au milieu de ces deux cent et quelques personnages dont on nous balance le nom en dix pages (ah, si je l’avais eu au début !) :
http://www.lagardedenuit.com/wiki/index.php?title=Appendices_AGOT

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