vendredi 22 mars 2013

L'OMBRE BLANCHE – LA TRAQUE DU SANS-NOM



L'OMBRE BLANCHE – LA TRAQUE DU SANS-NOM

Alors que le jeune fils du roi Benedek est porté disparu suite à l'attaque d'un monstre sanguinaire, son bras droit et régent, le baron Akos, convoque les nobles de son royaume pour une battue en bonne et due forme. S'il existe une chance de survie pour le prince, elle doit être exploitée. Tous les dignitaires du régime doivent y participer. Mais pour cela, il faudra passer outre les rivalités qui opposent ces six familles, dont certains auraient tout intérêt à la mort de l'héritier. En effet, la santé du roi est fragile. Suite à un empoisonnement présumé, il ne dirige que depuis son lit où il est maintenu en vie. Lorsque la réunion a lieu, les caractères se confrontent, les absences sont remarquées et durement questionnées, les intentions de chacun sont pesées avec méfiance. Pendant que la chasse à la bête se prépare, des personnalités s'affirment pour prendre la direction des opérations. Les troupes se divisent pour couvrir le maximum de territoires dans un minimum de temps, jusqu'à ce qu'un groupe découvre des traces dans la neige. C'est le début des combats pour découvrir si le prince est encore vivant. Et le début des plans machiavéliques...


Mine de rien, cela faisait tout de même un certain temps que je ne vous proposais pas une bande dessinée récente, d’ailleurs, pour etre tout à fait précis, si j’avais plutôt bien débuté cette année 2013 avec les critiques du onzième tome de Requiem Chevalier Vampire et du troisième de Masqué, force est de constater qu’on ne pouvait pas dire autant du huitième volume des Druides, datant d’octobre 2012 et encore moins du premier des Derniers Argonautes, celui-ci étant paru en septembre de la même année. Et comme en plus, j’avais décidé d’avancer dans la lecture des différents tomes parus à ce jour de Prométhée (bon, la suite en avril) et surtout, des Aventures de Blake et Mortimer dont vous avez eu droit, cette semaine, a ni plus ni moins que quatre critiques, force est de constater que si, depuis quelques mois, j’ai lu bon nombre de bandes dessinées, on ne peut pas vraiment dire que je suive vraiment l’actualité de sorties de celles-ci. Fort heureusement, et histoire de changer un peu, il y a quelques semaines de cela, j’avais été intéressé par l’annonce de la sortie du premier tome d’une énième nouvelle série aux éditions Soleil (décidément, bien en verve depuis un an et demi sur ce blog), une de plus me direz-vous, L'Ombre Blanche. Et après n’avoir pas vraiment hésité quant à son achat, je me l’étais procurer au début de ce mois mais, n’avais pas encore trouvé le temps de m’atteler à sa lecture, ce qui fut chose faite hier.

Qu’est ce qui m’avait attiré dans cette bande dessinée, qui avait-il de plus qui avait fait que, une fois de plus, je n’avais pas pu m’empêcher de claquer 13 euros dans un premier tome d’une énième nouvelle série, comme si toutes celles que j’ai débuter, et que je n’ai pas finis, ne me suffisaient pas ? Eh bien, déjà, on ne peut pas dire que cela soit sa toile de fond qui m’ait vraiment attiré : dans un monde plus ou moins typique de Fantasy, L'Ombre Blanche, pour l’œil non avisé, pourrait parfaitement ne pas se démarquer de la concurrence, ce qui, au demeurant, serait fort dommageable. En effet, plus qu’une œuvre parmi tant d’autres et qui n’apportera pas grand-chose au Schmilblick, L'Ombre Blanche a, pour soit, le fait que, plus qu’un univers typique avec… bâillements… elfes, nains, chevaliers au grand cœur, paladins et nécromanciens assoiffés de pouvoir, ici, ce qui prime, c’est les relations pour le moins tendues entre les protagonistes, les divers complots ourdis par un peu tout le monde, ce qui, bien entendu, donne un coté paranoïaque a la chose, mais aussi, les nombreux coups de théâtre qui ne cessent de surprendre le lecteur, lecteur qui, au demeurant, ne sait plus où donner de la tête, échafaudant moult hypothèses quant à la culpabilité de chacun des protagonistes, ceux-ci ayant, qui plus est, la tendance à disparaitre les uns après les autres, ce qui n’arrange pas les choses. Du coup, plus qu’une œuvre de Fantasy à la Tolkien, c’est bien évidement du côté du Trône de Fer de Martin qu’il faut se tourner, ne serais ce que pour ce côté « tous salauds » qui ressort indéniablement des multiples individus de cette bande dessinée, et, franchement, ce n’est pas plus mal. Sincèrement, j’ai pris grand plaisir à lire cette BD, pour son scénario, tortueux au possible, bien entendu, pour ses protagonistes hauts en couleur, mais attention, ne vous attachez pas trop, mais aussi, pour ses dessins tout simplement superbes : je ne connaissais pas le sieur Antoine Carrion, mais j’ai plus qu’apprécier son coup de pinceau fin et semi-réaliste, son découpage précis, fluide, et ses cadrages variés qui ne cessent d’enchanter l’œil. Par ailleurs, sa colorisation aux tons assez froids, se révèle en parfaite adéquation avec l’ambiance générale, créant de véritables atmosphères épaisses et sombres propices à un complot décidément bien machiavélique.


Bref, vous l’avez compris, non seulement, je n’ai pas regretté mon achat, mais qui plus est, j’ai été plus qu’enthousiasmer par cette Traque du Sans-Nom, première partie de ce qui nous est présenté comme étant un dytique, cette Ombre Blanche. Original, scénario captivant au possible et qui ne laisse pas une minute de répit au lecteur, personnages réussis et planches superbes, les éditions Soleil nous offrent là (enfin, offrir est un bien grand mot puisque rien n’est gratuit en ce bas monde, hélas) une excellente bande dessinée qui promet énormément. Alors certes, j’ai bien souvent un peu trop tendance à m’éparpiller dans mes choix de lecture, je commence beaucoup de sagas et ne les achève pas toutes et, oui, j’ai pu, en certaines occasions, regretter mes coups de cœur, mais ici, je peux vous assurer que ce n’est absolument pas le cas !

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