lundi 18 mars 2013

ZOOROPA



ZOOROPA

U2 – 1993

1 - Zooropa - 6:32
2 - Babyface - 4:02
3 - Numb - 4:20
4 - Lemon - 6:58
5 - Stay (Faraway, So Close!) - 4:58
6 - Daddy's Gonna Pay For Your Crashed Car - 5:20
7 - Some Days Are Better Than Others - 4:17
8 - The First Time - 3:45
9 - Dirty Day - 5:24
10 - The Wanderer - 5:42

L’on a coutume de dire que la première fois, c’est souvent celle dont on garde les meilleurs souvenirs et même si cette maxime ne se justifie pas dans tous les cas (après tout, des première fois ratées, cela arrive), dans d’autres, cela se confirme amplement. Prenez par exemple cet album, Zooropa, huitième opus de ce qui fut, dans les années 80/90, probablement le plus grand groupe au monde, U2 ; ainsi, encore aujourd’hui, vingt ans après sa sortie, celui-ci reste, indéniablement, à mes yeux, mon préféré, et même si je n’ai jamais eu l’occasion d’écouter l’intégralité de la discographie du groupe irlandais, je pense ne pas me tromper le moins du monde en affirmant qu’il le restera à jamais. Choix pour le moins singulier estimeront les fans d’U2 ? Sans nul doute, surtout que, et même si désormais, les irlandais ne sont plus vraiment en haut de l’affiche (mais qui, de leur génération, l’est encore, hélas, personne), lorsque l’on affiche ses préférences vis-à-vis de ce groupe, d’autres albums tiennent le haut du pavé : ainsi, que ce soit The Joshua Tree, Achtung Baby, War ou The Unforgettable Fire, il y aurait décidément de quoi faire, mais moi, comme je vous l’ai dit, je préfère, et de loin, ce Zooropa, souvent pourtant tellement décrié par certains. Mais alors, pour quelles raisons ? Je vous l’ai dit en préambule, la première fois, c’est souvent la meilleure, et dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, Zooropa fut le premier disque de U2 que j’ai acheté, ce qui ferait une bonne explication si, comme il fallait s’en douter, il n’y avait pas autre choses derrière ce choix…


Les plus attentifs l’auront probablement remarquer, il est curieux que, ayant connu l’heure de gloire du groupe, je ne me soit décidé à acheter que leur huitième album, il faut dire que, dans les années 80, si U2, par la force des choses, ne m’était pas inconnu, je n’avais pas vraiment pour coutume d’acheter des disques à l’époque, la chose musique ne m’attirant pas plus que cela alors. Du coup, ce ne fut que sur le tard que je me suis véritablement lancé, lorsque, jeune adulte, je me suis mis à rattraper mon retard musical et a, finalement, acheter des albums. Etant souvent un néophyte, je m’étais alors particulièrement aidé d’un hors-série de Rock & Folk, Les 300 meilleurs disques de tous les temps (dont il faudra vraiment que je vous parle un jour), et qui, aussi discutable soit-il (et il l’était), me permis de découvrir des dizaines et des dizaines d’albums pour le moins mythiques. Et donc, ce fut par le biais de ce hors-série que j’ai découvert Zooropa, et il me suffit de lire la critique de celui-ci, pour me convaincre que je devais me procurer cet album, ce que je fis, et ce que je n’ai jamais regretté jusqu’à aujourd’hui.

Car si j’aime autant Zooropa, si, encore en 2013, 20 ans après sa sortie, je ne me lasse pas de l’écouter, encore et encore, c’est que, justement, celui-ci représente quasiment tout ce que j’aime dans la musique : mélange des genres, audace, bricolages, et, pour couronner le tout, la présence du génialissime Brian Eno. Ce type, probablement l’un des musiciens les plus importants de la musique de la fin du vingtième siècle, et peut-être aussi le moins connu pour les non-initiés, j’en suis un fan absolu depuis des années et jamais, au grand jamais, je n’ai été déçu par un disque où il était présent, que ce soit ses albums perso, ses débuts dans Roxy Music et, bien entendu, ses innombrables collaborations musicales qui vont, en gros, et pour ne citer que les plus connus, de David Bowie aux Talking Heads sans oublier, bien entendu, U2, qu’il chapotait depuis quelques albums avant ce Zooropa. Et donc, pour ses raisons, mais aussi et surtout pour le contenu de cet opus, Zooropa ne pouvait que me plaire : en effet, avec ses faux-airs berlinesques qui m’avaient laissé de si bons souvenirs, ce disque est tout bonnement, de mon point de vue, époustouflant. Ici, les titres défilent et ne se ressemblent pas, sauf, dans leur étrangeté, tous, en effet, sont à mille lieux des débuts du groupe et de ce rock soit disant héroïque qui avait fait leur gloire : industriel par moments, comme avec Daddy's Gonna Pay For Your Crashed Car, lorgnant du côté du rap avec Numb, chanté par The Edge, voir même carrément dansants comme Lemon, que, pour la petite histoire, je ne trouve absolument pas long, et où Bono réalise de véritables prouesses vocales, tout, ou presque, est quasiment parfait dans cet album, y compris le très curieux The Wanderer qui le clôt et chanté par le grand… Johnny Cash en personne, l’homme en noir devenant, le tant d’un titre, un étrange cow-boy électronique… mélange des genres, encore et encore ! Oui, ce fameux mélange des genres qui, toujours, me fera préférer ce genre d’albums a d’autres, plus conventionnels, et, qu’accessoirement, j’ai énormément plus de mal à écouter jusqu’au bout.


Zooropa, que personne n’attendait véritablement lors de sa sortie en 1993, restera probablement a jamais comme un disque discuté dans la discographie de U2, adulé par certains, franchement détester par d’autres, cet album ne laisse pas indifférent, mais que certains aient put le qualifier de commercial, franchement, cela me rend perplexe : Pop, qui suivra, l’est, indéniablement, est, accessoirement, tellement moins intéressant, mais Zooropa, avec son seul véritable hit, Stay (Faraway, So Close!), pas le moins du monde. Quoi qu’il en soit, et a tout jamais, je garderais une place particulière pour cet album, œuvre d’un groupe qui, en son temps, fut tout bonnement génial… mais bon, ceci est bien entendu une autre époque, révolue, d’ailleurs, on achetait même des disques à l’époque, c’est pour dire !

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