vendredi 12 avril 2013

BLAKE ET MORTIMER – L’AFFAIRE DU COLLIER



LES AVENTURES DE BLAKE ET MORTIMER – L’AFFAIRE DU COLLIER

Olrik qui défraye la chronique des faits divers et se transforme tour à tour en passe muraille et en gentleman cambrioleur, voilà qui ne laisse pas d’étonner Blake et Mortimer ! Ces derniers se sont rendus à Paris pour une confrontation avec leur vieil ennemi au Palais de Justice. Mais le colonel, par un magistral tour de passe-passe et l’utilisation de complice extérieur, réussi à fausser compagnie à ses geôliers avant d’arriver au Palais. L’histoire ferait presque sourire nos deux Anglais, si le colonel ne les mettait au défi de l’arrêter avant qu’il ne commette quelque forfait. Or les feux de l’actualité sont alors braqués sur une affaire que d’aucun dans l’opinion publique française n’hésite pas à qualifier d’état. Sir Williamson, un richissime collectionneur Britannique, se propose de faire cadeau à la reine Elisabeth du collier de Marie-Antoinette, celui-là même qui fut à l’origine d’un retentissant scandale qui, à la fin de l’ancien régime, préluda à la révolution. Le prestigieux bijou doit être présenté à l’issue d’une réception que donne Sir Williamson chez le joaillier Duranton. C’est ce moment que choisit Olrik pour refaire surface et subtiliser le collier, au nez et à la barbe de Blake et Mortimer, eux aussi invités à la fête. Mais quelle curieuse stratégie pousse donc Olrik à informer par téléphone tous les journaux de son forfait ? Pour quelle raison harcèle-t-il le pauvre Duranton, déjà bien éprouvé par la disparition du bijou dans son hôtel particulier ?


Lors de mes derniers congés, en mars, j’avais lu quelques albums des célèbres Aventures de Blake et Mortimer, le fameux duo so british de l’inoubliable Edgard P. Jacobs, et, bien entendu, je vous avais proposé les critiques de ceux-ci sur ce même blog ; depuis, après avoir repris le travail, le temps à passer et je dois avouer que je n’avais pas trop Blake et Mortimer en tête, au point que, alors que j’avais emprunter ce septième volume de la saga à ma médiathèque, j’aurais attendu le tout dernier jour avant de le rendre pour le lire. Enfin bon, l’important, bien évidemment, aura été que je le fasse, mais, du coup, ces quelques semaines d’absence (la critique du dernier volume, Le piège diabolique, date tout de même du 21 mars dernier) auront fait que je n’étais plus autant enthousiaste qu’alors pour me replonger dans l’œuvre de Jacobs. Mais bon, comme dirait l’autre, quand il faut-il aller, faut y aller, alors, ce vendredi après-midi, je me suis poser un peu et me suis attaquer à L’affaire du collier, septième tome des Aventures de Blake et Mortimer.

Il faut dire d’entrée de jeu que déjà, avec la couverture, ça partait mal : en effet, celle-ci, où l’on voit l’ennemi juré de nos deux compères, le charismatique Colonel Olrik avec le fameux collier de Marie-Antoinette, est probablement l’une des plus moches si ce n’est la plus moche de la série ; alors certes, cela ne reste qu’une couverture et que celle-ci soit réussie ou pas, cela ne signifie pas que le contenu de l’album soit mauvais – d’ailleurs, sur ce point, Blake et Mortimer ont quelques fois eu droit à des couvertures… hum, comment dire… franchement ratées. Mais passé ce premier mauvais point, dès la première case, j’eu la mauvaise surprise de m’apercevoir que, une fois de plus, l’aventure allait se dérouler en France, plus précisément à Paris et dans sa proche banlieue, et comme cela fait tout juste trois albums que ça dure, je pense que, sur ce coup-là, Jacobs aurait pu nous faire « voyager » un peu plus, car bon, pour le dépaysement, on repassera. Du coup, l’on retrouve des lieux et des personnages désormais devenus habituels, comme l’inspecteur français, mais qui manquent franchement de charisme. Mais si la couverture et le choix du lieu où se déroulait l’aventure m’avaient déjà mortifié, le coup de grâce final fut le scénario en lui-même : ici, nulle machine sophistiqué, pas la moindre trace de science-fiction ou de fantastique mais tout juste une simple et banale enquête policière, un polar donc, un jeu du chat et de la sourie dans les rues et les égouts de Paris avec… soupir… Olrik, Blake et Mortimer. Alors certes, c’est sympa par moments, mais… par moments seulement et ceux-ci ne sont pas nombreux : prévisible au possible, le scénario n’apporte pas de grandes surprises et tout au long de l’album, l’on assiste à des courses poursuites, des coups de feu, des retournements de situations, mais tellement convenus qu’ils en perdent toute leur saveur. Pire que tout, le passage dans les catacombes parisiennes, qui aurait dut etre le point d’orgue de l’histoire, est, selon moi, plutôt ratée, la faute à un Jacobs pas franchement au sommet de son art et qui fit bien mieux précédemment, quand à l’histoire du Collier, sincèrement, je n’aurais pas vraiment accroché, le comble étant atteint par son propriétaire qui au début, souhaite le donner à la Reine d’Angleterre, et qui, à la fin, change d’avis comme si de rien n’était… et d’ailleurs, sans explications.


Bref, je pense qu’il est inutile d’en rajouter, je n’ai absolument pas accroché à cette Affaire du collier : les amateurs de la série et ceux qui l’auront apprécié pourront m’en vouloir mais sincèrement, j’ai trouvé cet album plutôt fade et sans grand intérêt, un peu comme si Jacobs, pourtant capable de nous livrer des histoires sublimes, tournait un peu en rond et s’était louper sur ce coup-là. Dommage tout de même puisque, jusqu’ici, et en dehors du premier album, Le secret de l’Espadon, un peu spécial dut à son ancienneté, j’avais plutôt bien accroché à cette série, mais là, je suis contraint d’admettre que j’ai connu, avec cette Affaire du collier, ma plus belle déception avec cette série. 

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