samedi 20 avril 2013

LA QUÊTE DE L'OISEAU DU TEMPS – LA CONQUE DE RAMOR



LA QUÊTE DE L'OISEAU DU TEMPS – LA CONQUE DE RAMOR

Le légendaire chevalier Bragon pense en avoir fini avec sa vie aventureuse dont les exploits ont fait les heures les plus riches des conteurs d'Akbar. À présent qu'il est vieux, il n'aspire plus qu'au repos, retiré qu'il est dans sa ferme des hauts plateaux du Médir. Mais la tranquillité n'est pas de mise pour les héros. Un jour vient à lui Pélisse, jeune vierge sauvage et rousse aux formes généreuses, accompagnée de son Fourreux, animal étrange aux mystérieux pouvoirs. Elle lui apporte un message de sa mère, la princesse-sorcière Mara, elle-même ancienne maîtresse de Bragon. La situation est grave : Ramor, le dieu maudit, va bientôt sortir de la conque où les dieux l'avaient enfermé pour contenir sa soif de pouvoir. La destruction et la mort s'étendraient alors sur Akbar sans que quiconque puisse s'y opposer. Il ne reste que huit jours avant la « nuit de la saison changeante » où s'achèvera l'enchantement qui retient Ramor prisonnier. Mara a besoin de l'Oiseau du Temps, car il est le seul capable d'arrêter le temps, ce qui lui permettrait d'achever, avant la fin des huit jours, la trop longue incantation qui lie Ramor à la conque. Mais la première épreuve de la quête sera d'aller récupérer la Conque de Ramor, jalousement gardée par Shan-Thung, le prince-sorcier de la Marche des Terres Éclatées. Sollicité par son ancien amour, agacé par la fougue et l'insolence de Pélisse qui prétend être sa fille, Bragon sort sa fidèle faucheuse de son étui et s'embarque sans plus d'hésitation dans ce qui sera la plus hasardeuse des entreprises jamais vues sur Akbar : La Quête de l'Oiseau du Temps !...

Comme les habitués de ce blog l’auront remarqué, depuis le début de cette année, je m’étais lancer dans la lecture de l’intégralité de la saga d’Edgar P. Jacobs, je veux bien évidement parler des Aventures de Blake et Mortimer, probablement l’une des œuvres, avec Tintin bien entendu, parmi les plus représentatives de ce que l’on appele la bande dessinée franco-belge. Etant complètement passé à côté de cette saga jusqu’à aujourd’hui, j’avais, pour une fois, réfléchis un petit peu et avait donc profité de la médiathèque qui se trouve au bout de ma rue pour pouvoir la découvrir sans débourser le moindre centime, ce qui, il faut l’avouer, est chose rare dans mes habitudes vu que je suis du genre à gaspiller mon argent en bêtises mais que je devrais faire bien plus souvent. Quoi qu’il en soit, au fil des premiers mois de cette année, vous avez eu à loisir l’occasion de lire (ou pas) les quelques critiques de cette saga, en commençant, bien entendu, par Le secret de l’Espadon, en février dernier, jusqu’à L’affaire du collier, il y a de cela quelques jours à peine – curieusement, les deux tomes qui m’avaient le moins intéressés, mais ceci est une autre histoire. Et donc, samedi dernier, c’était dans le but d’aller emprunter le dernier tome du sieur Jacobs (la série se poursuit au-delà mais avec des auteurs différents), Les trois formules du professeur Sato, que je me suis rendu à ma médiathèque, et, oh surprise, telle ne fut pas ma stupéfaction en m’apercevant que celui-ci était… indisponible ! Pestant contre cette guigne qui n’en finissait pas (vu que la dernière fois, déjà, c’était le cas), j’en conclus que les dieux devaient etre contre moi mais ne m’en laissait pas moins abattre ; après tout, je disposais d’un plan B.

Car, comme chaque amateur de bande dessinée le sait bien, nombreuses sont les œuvres cultes qui parsèment l’histoire de celle-ci, et, justement, il y en avait une autre, fort bien connue au demeurant, qui était sur mes tablettes depuis un temps certain : La Quête de l'Oiseau du Temps ! Œuvre de Le Tendre pour le scénario et du célèbre Régis Loisel pour les dessins, nous avons là l’une des bande dessinées les plus cultes de ces trente dernières années ; d’ailleurs, pour etre tout à fait franc, je ne m’imaginais même pas que cette saga était aussi ancienne vu que le premier tome, celui qui nous préoccupe aujourd’hui, La conque de Ramor, a tout juste trente ans. Certes, après coup, et connaissant Loisel depuis un temps plus que certain, l’âge de cette BD est pour le moins logique, surtout que, au début des années 90, le dessinateur se lançait dans son autre chef d’œuvre, je veux bien évidement parler de l’adaptation de Peter Pan – autre œuvre à découvrir, un de ces jours, et qui est sur mes tablettes, oh, depuis près de vingt ans au bas mot. Et bien entendu, La Quête de l'Oiseau du Temps était plus ancienne… mais trêve de tergiversations sur l’ancienneté de l’œuvre en elle-même, quoi que, comme vous le verrez, cela aura son importance, est intéressons-nous un peu à celle-ci, et plus précisément à ce premier tome. Je vous l’ai dit, avec La Quête de l'Oiseau du Temps, nous tenons là l’une des bande dessinées les plus connues de ces trois dernières décennies, une BD, donc, qui, comme Thorgal par exemple, est plus de ma génération que de celle qui nous a succéder. Bien évidemment, au vu de son âge, nous avons là une œuvre moins moderne, le genre que les plus jeunes d’entre nous surnommeront de « Fantasy à la papa », ce qui n’est pas forcément péjoratif en soi. Sauf que… sauf que, du coup, les canons du genre s’en trouvent bien évidement forts différents et qu’il est bien plus difficile a un adolescent, en 2013, de plonger dans cette œuvre, habitué qu’il est à un style narratif et des dessins complètements différents. De même, l’une des premières impressions qui ressortent de cette BD, et personnellement, j’avais ressenti la même chose avec Les chroniques de la lune noire, dont j’avais lu les trois premiers tomes il y a deux ans avant d’abandonner en chemin, c’est que, par moments, au fil des planches, l’on ne peut s’empêcher de se dire que certaines choses ont plutôt mal vieillies. Oh certes, pas au point de gâcher le plaisir de la lecture, prétendre le contraire serait inexact, mais bon, là où un Thorgal s’en sortait plutôt très bien, ce n’est pas autant le cas avec cette Quête de l’Oiseau du Temps.

Mais alors, au vu de tout ce que je vous ai dit, vous vous dites que je n’ai pas trop apprécié ce premier tome de La Quête de l'Oiseau du Temps ? Eh bien en fait, aussi surprenant que cela puisse paraitre, si ! Alors certes, je dois reconnaitre que je m’attendais a mieux, certes, oui, la chose a plutôt pris un petit coup de vieux, mais dans l’ensemble, nous tenons tout de même une sacrée bonne bande dessinée : scénario un peu convenu mais plutôt bon, personnages assez attachants et variés, dessins de Loisel tout simplement excellents et qui nous rappellent à quel point le gars est tout simplement doué, mais aussi et surtout, un premier tome bien plus dense et intéressant que ceux que l’on peut trouver de nos jours ! En effet, dans la bande dessinée moderne, les premiers tomes servent surtout à mettre en place la saga, l’univers, les personnages et l’action ne débute réellement, la plus part du temps, que dans le second, or, ici, dans cette Conque de Ramor, nous avons un premier tome qui ne se contente pas de faire les présentations et qui va bien plus loin, avec une quête déjà fort bien avancée et moult événements importants déroulés. Alors certes, l’on peut trouver l’ensemble vieillot, mais les anciennes bande dessinées avaient également du bon et l’on découvrait davantage de choses dans un tome que, de nos jours, en trois ou quatre… Bref, au final, et même si je n’ai pas excessivement sauté au plafond, j’aurais plutôt apprécié ce premier tome de La Quête de l'Oiseau du Temps, de par son scénario et ses dessins, celui-ci mérite largement tout le bien dit à son sujet depuis longtemps ; alors certes, j’attends de voir la suite pour voir si celle-ci est à la hauteur de ce premier tome, mais bon, je ne vois pas non plus pourquoi cela ne serait pas le cas ?!

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