samedi 20 avril 2013

LA QUÊTE DE L’OISEAU DU TEMPS – LE TEMPLE DE L’OUBLI



LA QUÊTE DE L’OISEAU DU TEMPS – LE TEMPLE DE L’OUBLI

En chemin sur le fleuve Dol, Pelisse, Bragon et l’inconnu rencontrent la Princesse-sorcière Mara. Elle est venue à leur rencontre pour récupérer la conque de Ramor. Elle leur annonce aussi que la quête n’est pas finie. Il reste 8 jours avant la renaissance de Ramor et Mara a besoin de temps pour pouvoir faire l’incantation qui va permettre de condamner Ramor à rester dans sa conque. Pour cela, elle envoie Bragon et Pelisse trouver l’oiseau du temps qui seul peut faire gagner du temps à Mara. Le problème, c’est que personne ne sait où vît l’oiseau. Le seul endroit connu sur Akbar qui détienne le secret, se trouve dans le temple de l’oubli. Or, il s’avère aussi que c’est l’endroit le plus dangereux d’Akbar. Les Jaisirs, gardiens du temple, n’osent même pas y pénétrer. La seconde épreuve semble beaucoup plus difficile que prévue pour Bragon. Malgré la difficulté, ils partent vers le temple car des Jaisirs ont tenté de voler le grimoire des dieux dans la cité de Mara. Le temps presse. Bragon et ses compagnons vont devoir vite partir. Mara impose au groupe d’emmener avec eux l’ancien amant et rival de Bragon, Bodias, le seul à pouvoir les guider jusqu’au temple…


Indéniablement, ce samedi restera à jamais marqué, du moins, pour ce qui est de ce blog, par une bande dessinée culte depuis trois décennies sous nos vertes contrées, je veux bien évidement parler de La Quête de l’Oiseau du Temps, œuvre des sieurs Le Tendre et Loisel, respectivement au scénario et aux dessins. En effet, et comme vous pouvez facilement le constater vu qu’il s’agissait de mon billet précédant, après avoir abordé cette saga avec la critique du premier tome, La Conque de Ramor, que je lisais pour la toute première fois, cela, trente ans après sa sortie, je n’ai pas perdu de temps et me suis lancer dans l’autre album que j’avais emprunter à ma médiathèque, le second volume de la saga, Le Temple de l’oubli. Et donc, après avoir trouvé les débuts de cette Quête de l’Oiseau du Temps plutôt bons mais, comme je vous l’avais dit, sans que cela ne me fasse sauter au plafond non plus (hum, disons que je le classe dans la moyenne haute), j’étais pour le moins impatient de découvrir ce que valait le second tome de la saga…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins ni même perdre du temps inutilement à tourner autour du pot puisque, en effet, si les débuts de la saga m’avaient plutôt plus, cette suite m’a fait comprendre pourquoi l’œuvre de Le Tendre et Loisel est considérée par beaucoups comme étant un chef d’œuvre du genre. Et oui ! Si dans ma précédente critique, j’avais pas mal insisté sur les quelques points négatifs que l’on pouvait trouver au premier volume, tout en insistant que ceux-ci étaient surtout le fait de l’ancienneté de la saga – trente ans – et de la difficulté qu’un adolescent de maintenant aurait à s’y plonger – cela, tout en relevant que celle-ci n’en était pas moins d’excellente qualité – ici, je me préoccuperais davantage d’insister sur ses très nombreux points positifs, car, et vous l’avez compris, pour qu’une bande dessinée soit considérée comme étant un chef d’œuvre, c’est qu’elle doit en posséder quelque uns (de points positifs), et là, force est de constater qu’il y a légions. Déjà, et comme c’était déjà le cas avec La Conque de Ramor, nous avons là un récit qui, en un seul album, est d’une telle richesse que cela en devient troublant ; bien entendu, cela est plus dû au fait que, de nos jours, les albums de bande dessinées insistent probablement davantage sur les dessins, et les grandes planches qui remplissent si bien les pages, que sur le scénario à proprement parler, ensuite, ce constat étant fait, on comprend pourquoi une œuvre comme La Quête de l’Oiseau du Temps est devenue culte avec tout juste quatre albums (je mets de côté ses suites) alors que, de nos jours, rien que pour nous raconter l’intégralité de l’intrigue, on aurait à se taper entre huit et dix albums. Car si La Conque de Ramor était une sacrée bonne intrigue, Le Temple de l’Oubli, lui, va encore plus loin et le scénario, pourtant très bon a la base, atteint des sommets auxquels je ne m’attendais pas : oui très chers lecteurs, c’est peut-être de la bande dessinée « a la papa », mais fichtre que c’est bon !!! Et puis, il y a, mais comment l’oublier, Loisel, qui n’avait peut-être pas encore atteint son niveau de maitrise actuel, mais qui fournissait déjà des planches pour le moins sublimes, l’œil du lecteur, admiratif, alternant entre les personnages, charismatiques au possible, et les décors, souvent somptueux, surtout la fameuse citée des Jaisirs, le peuple du désert, là où se trouve ce fameux temple de l’oubli…

Alors vous l’avez compris, nous atteignons donc, avec ce second tome de La Quête de l’Oiseau du Temps, quasiment ce que l’on peut appeler sans problèmes la perfection, et quelque part, j’en suis le premier surpris ; alors certes, je me doutais bien que si l’on chantait tant de louanges sur cette bande dessinée depuis trois décennies, ce n’était probablement pas pour rien, et puis, je connais tout de même le travail de Loisel depuis belle lurette, mais sincèrement, je dois reconnaitre que je ne m’attendais pas à ce que cette BD soit aussi bonne, et franchement, c’est ce second volume, Le Temple de l’Oubli, qui me la fait comprendre ! Excellent de bout en bout, tant de par son intrigue que par ses dessins, celui-ci fourmille de bonnes idées, quasiment une, au moins, par pages, et, de plus, est empreint de cet humour particulier (mais moins lourd que dans d’autres œuvres datant de la même époque), matinée d’érotisme par moments, qui était l’une des marques de fabrique d’une certaine Fantasy a la française autrefois. Mais une Fantasy à la fois proche et fort différente que celle auquel on est habitué (c’est-à-dire, Tolkien et sa cohorte d’imitateurs ainsi que Donjons & Dragons), une Fantasy où l’on trouve de drôles de créatures (le ver des sables, ici, étant finalement la plus commune), où les montures ont décidément de drôles d’apparences et où, à la place des nains et des elfes, l’on a des peuples pour le moins singuliers qui nous dépaysent grandement. Bref, vous l’avez compris, avec ce second volume de La Quête de l’Oiseau du Temps, cette œuvre prend une tournure épique et surtout, un intérêt grandissant, avec ses protagonistes hauts en couleurs, ce monde étrange et fascinant et, surtout, les questions que ne peut s’empêcher de se poser le lecteur en arrivant aux dernières pages : et si les choses n’étaient pas aussi simples qu’on pourrait le penser ? Hum, il semblerait bien que cela soit le cas, mais pour en savoir plus, il faudra patienter un peu pour la suite…

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