vendredi 19 juillet 2013

WORLD WAR Z


WORLD WAR Z

La guerre des zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l'ensemble de l'humanité. L'auteur, en mission pour l'ONU – ou ce qu'il en reste – et poussé par l'urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d'âmes jusqu'aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Jamais auparavant nous n'avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l'existence - de la survivance - humaine au cours de ces années maudites. Prendre connaissance de ces comptes rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l'effort en vaut la peine, car rien ne dit que la Ze Guerre mondiale sera la dernière.

Il était plus ou moins prévu, lorsque je m’étais décidé à me replonger dans l’œuvre de l’un des maitres de la littérature de l’horreur, je veux bien évidement parler de Stephen King, en débutant par l’inoubliable et grandissime Ça, de poursuivre ensuite avec d’autres romans de celui-ci, et de faire donc, de cette période estivale, un été pour le moins horrifique. Or, alors que j’étais en pleine lecture du Fléau, l’envie me prit de faire une pause et d’attendre un peu avant de me lancer dans l’un des cycles les plus connus et plus appréciés de Stephen King, La Tour sombre : non pas pour une quelconque lassitude, bien au contraire (et ce, même si j’avais été un peu déçu par Le Fléau) mais davantage car, entretemps, l’envie me prit de découvrir un autre roman, World War Z. Celui-ci, pour etre tout à fait franc, j’en avais entendu parler depuis quelques années déjà, mais comme nous nous trouvions alors en pleine mode du tout Zombie (d’ailleurs, celle-ci n’est pas tout à fait achevée), je me suis dit, de prime abord, que ce roman n’était qu’un bouquin de plus qui ne faisait que surfer sur un effet de mode. Bien évidemment, je me trompais, désormais, j’en ai la certitude, mais poursuivons dans l’ordre. Et donc, comme chacun le sait, en ce début d’été, dans nos salles obscures sortait l’adaptation hollywoodienne de World War Z, avec un certain Brad Pitt en tête d’affiche ; bande annonce alléchante avec ces hordes de zombies à n’en plus finir, au début, je me suis dit que ce film pouvait valoir le coup. Cependant, au fil du temps qui passait, je me suis davantage intéressé à l’œuvre originale qu’au film, trop formaté blockbuster américain et, je le découvris, assez éloigné du roman a proprement parlé, surtout que les critiques du roman étaient pour le moins plus qu’élogieuses.

Et donc, une fois achevé la lecture du Fléau, World War Z m’attendait déjà de pied de ferme et sans plus attendre, je me suis lancer dans la lecture de ce roman post-apocalyptique ; une lecture qui, pour la petite histoire, ne me prit que quelques jours tant celle-ci m’a plu ! Car effectivement, comme bon nombre de critiques le laissaient sous-entendre, ce World War Z, œuvre d’un certain Max Brooks qui n’est ni plus ni moins que le fils de Mel Brooks (et oui, comme le monde est petit !) est un sacré bon livre, et pas qu’un peu ! Pourtant, une fois ce constat fait, il me faut alerter certaines personnes qui pourraient d’ores et déjà avoir l’eau à la bouche et qui pourraient se méprendre quant au contenu de cette œuvre : ne vous attendez nullement a un récit conventionnel où vous sera narrer la lutte entre l’espèce humaine et les zombies dans le sens commun du terme – c’est-à-dire, avec un groupe de protagonistes, une intrigue etc. – non, si vous voulez cela, allez donc regarder le film avec Brad Pitt en sauveur de l’humanité. World War Z, le roman, lui, est d’un tout autre genre et, de mon avis, c’est tant mieux ! En effet, ici, nous avons droit à une compilation, une fois le conflit achevé, d’une multitude de témoignages de survivants – militaires, politiques, civils – rapportés par un membre des Nations Unies. Du coup, pas de récit conventionnel à proprement parler mais de courts chapitres, chacun mettant en avant les souvenirs de ces témoins de l’apocalypse, et qui vont des débuts, avec l’apparition des premiers cas de zombifications en Chine, jusqu’à la fin et la victoire finale, après près d’une décennie de ce qu’il faut bien appeler comme étant le conflit le plus meurtrier que l’humanité ; quoi que, celui-ci n’est pas vraiment achevé à proprement parler à la fin de l’ouvrage. Et justement, ces témoignages, nombreux et variés, font tout l’intérêt de cette œuvre car ceux-ci nous permettent de connaitre une guerre de l’intérieur, avec toutes les horreurs qui lui sont liées, mais aussi les nombreuses erreurs des gouvernements, les défaites et victoires militaires, les hauts fait d’armes, les trahisons, bref, tout ce que l’on retrouve dans n’importe quel conflit – d’ailleurs, si ce roman traite d’une guerre totale contre des zombies, ces témoignages pourraient etre transposés dans un conflit traditionnel. Et donc, ce fut un véritable plaisir de se plonger dans ce conflit apocalyptique  par le biais du regard des survivants, ce choix narratif donnant à l’œuvre une dimension bien plus réussie que si nous avions eu affaire à un quelconque et banal récit de lutte contre des morts vivants.


Œuvre particulière donc, mais néanmoins réussie, World War Z nous démontre que, en partant d’un postulat de départ pas franchement original, on peut toujours innover et créer quelque chose qui se démarque grandement de la production habituelle ; sur ce point, Max Brooks s’en sort même très bien. Bien évidemment, en raison de cette même conception, certains pourront etre déçus par cette œuvre, je ne le nie pas, mais je pense que, dans l’ensemble, si vous aimez les récits de zombies, ou, plus simplement, apocalyptiques, alors ce World War Z est fait pour vous ; en tous cas, dans mon cas, j’ai été plus que conquis au point même que je me laisserais même tenter, éventuellement, par une autre production de Max Brooks, un certain Guide de survie en territoire zombie dont il est fait justement mention a plusieurs reprises dans le roman. Alors, les zombies repointeront-ils le bout de leur nez d’ici la fin de l’année sur ce blog ? Il se pourrait bien que oui ! 

jeudi 18 juillet 2013

EPIC – LA BATAILLE DU ROYAUME SECRET


EPIC – LA BATAILLE DU ROYAUME SECRET

Alors que le monde est plongé dans une bataille entre les forces du Bien, protectrices de la nature, et les forces du Mal, qui veulent sa destruction, une jeune fille se retrouve par enchantement dans un monde secret. Elle doit alors faire équipe avec une troupe de personnages fantaisistes et pleins d'humour pour les aider à sauver leur monde. Si elle réussit sa quête le monde réel sera lui aussi sauvé.


Tous les ans, ou presque, lorsque viennent les grandes vacances, il y a un passage obligé dont parfois, je me serais bien passé, je veux bien évidement parler de l’habituelle sortie familiale au cinéma afin d’aller voir un film pour enfants, non pas que ce soit désagréable en soit – après tout, je n’ai rien contre le fait d’aller au cinéma avec mes enfants – mais surtout que la plus part de temps, ces fameux films estivaux s’avèrent surtout etre de sacrés déceptions. Ainsi, entre L'âge de Glace : La dérive des continents l’année passée, Les Schtroumpfs en 2011, Le voyage extraordinaire de Samy et Shrek 4, il était une fin en 2010 ainsi que Là-Haut en 2009, seul ce dernier, véritablement, avait réussi à sortir son épingle du jeu, ce qui, il faut en convenir, est bien peu d’un point de vu statistique – allez, soyons charitables, Samy était sympa tout de même… Du coup, je dois avouer que je n’étais guère pressé de me rendre dans les salles obscures afin de me taper un énième film d’animation qui me gonflerait passablement, ayant même le mince espoir d’y échapper, espoir, vous l’avez compris, qui fut vain. Mais bon, au moins ais-je eu mon mot à dire et, parmi le peu de choix proposer, ais-je réussi à éviter Monstre et Compagnie numéro je ne sais combien, attirer que j’étais par la bande annonce d’un autre film pour enfants : Epic.


Cependant, malgré une bande annonce sympa, un synopsis de départ qui avait éveillé ma curiosité – quand le petit peuple est présent, je me mets au garde à vous ! – et un design des personnages qui me convenait plus ou moins, on ne peut pas vraiment dire que je me suis rendu tout à l’heure vraiment confiant : après tout, cela restait un énième film d’animation pour enfants réalisé par nos amis américains (bref, méfiance), on allait encore se taper une 3D inutile et le danger que la déception soit au rendez-vous était grand… quoi que, quand on n’attend strictement rien du tout d’une œuvre, peut-on etre déçu par celle-ci ? Hum, je ne le pense pas. Enfin bon, dans le doute, et comme de toutes façons, je n’avais pas le choix, je m’étais dit, au moment où s’achevait les annonces publicitaires et que débutait le film, que si ça se trouve, Epic pouvait me faire passer un bon moment ? Et puis, si ce n’étais pas le cas, je savais déjà quelle serait la teneur de cette critique et j’escomptais même vous pondre un comparatif entre œuvres nippones et américaines…

Oublions tout de suite ce comparatif qui n’aura pas lieu d’etre aujourd’hui et que je réserve donc pour une prochaine fois car force est de constater que pour une fois, cette sortie ciné estivale ne s’est pas terminée en queue de poisson, bien au contraire ! Et oui, j’ai plutôt bien apprécié cet Epic – La bataille du royaume secret (le titre complet), et en toute sincérité, après coup, je reconnais que je ne regrette pas le moins du monde d’etre aller le voir. Alors certes, comme je vous le disais, le postulat de base avait tout pour me plaire : une humaine qui rentre en contact avec le petit peuple, celui-ci se livrant à une guerre entre forces de la nature et forces mauvaises qui tenaient à détruire celle-ci, cela avait de quoi, et malgré le manichéisme de la chose, faire quelque chose de potable. Et force est de constater que sans prétendre à aucun moment etre un quelconque chef d’œuvre, cet Epic sans sort plutôt bien, voir même très bien. Certes, on n’évitera pas certains défauts inhérents aux productions habituelles et qui font, pour ne souligner que la plus flagrante, que l’on soit toujours obliger de se taper des personnages qui tiennent le rôle de bouffons finis – ici, une limace et un escargot – de même, le tout regorge tout de même de bons sentiments a n’en plus finir et, comme je l’ai dit, d’un côté, nous avons les très gentils, de l’autre, bah, les très méchants. Or, malgré ce manque total d’originalité, l’ensemble fonctionne plutôt bien et l’on se surprend à etre captivé dès les premières minutes par une histoire qui, personnellement, m’aura tenu en haleine de bout en bout ! Pour rappel, il s’agit d’un film d’animation pour enfants, alors, suis-je si bon public que cela alors que la plus part du temps, je déteste le genre où est ce dut au fait que cet Epic possède quelques petites qualités qui feraient la différence ? Hum, je pencherais pour la seconde solution. Enfin bon, quoi qu’il en soit, la seule certitude que j’ai eu, c’est que malgré ses défauts, j’ai su passer outre et apprécier une intrigue parfois dure et émouvante par moments (attention, il y a des morts importants ici), une intrigue où l’humour est certes présent également, comme il fallait s’y attendre, mais où, fort heureusement, celui-ci est bien moins lourd que dans la concurrence.


Alors, Epic, un bon film d’animation ? Sincèrement, du moins, c’est mon avis, oui. Sans etre l’œuvre du siècle, sans etre franchement originale bien au contraire, en partant d’un scénario et d’un univers plutôt attractif, les auteurs de cette Bataille du Royaume secret ont su nous pondre une fort bonne histoire assez captivante et riche en émotions. Certes, il se pourrait fort bien que ce film ne reste pas dans les annales et qu’il marche moins bien que la concurrence mais personnellement, je l’ai bien aimé alors que, comme je vous le disais en préambule de cette critique, je n’en attendais rien de spécial. Personnages sympas, univers plaisant et intrigue captivante, les défauts existent certes mais ils n’empêchent pas qu’au final, Epic soit un bon petit film d’animation fort plaisant et qui, comme un certain Royaume de Ga’hoole il y a de cela quelques années, m’aura fait passer un fort bon moment, et ça, c’est le principal !

mercredi 17 juillet 2013

La Nouvelle Revue de l’Histoire 67 : Rome, ville éternelle


C’était l’une de mes grandes interrogations depuis le fameux suicide de Dominique Venner en plein cœur de Notre Dame de Paris le mardi 21 mai dernier : sans sa figure la plus emblématique, sans son mentor, sa revue, La Nouvelle Revue de l’Histoire allait-elle poursuivre son existence ? Interrogation légitime et dont je n’eus la réponse qu’au tout début du mois de juillet, lorsque j’ai trouvé en kiosque le tout nouveau numéro de la NRH, repris en main par un certain Philippe Conrad et fortement marqué, comme il fallait s’y attendre, par la disparition de Dominique Venner comme on peut le voir dans le sommaire ci-dessous :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°67 : Rome, ville éternelle
Juillet/Aout 2013

Rome, ville éternelle
- Aux origines de l’Urbs, de la légende a l’histoire
- L’héritage de Rome
- Les grandes dates de Rome
- Le miracle romain
- Comment l’Empire est devenu chrétien
- La papauté romaine au Moyen-Age
- La Rome de la Renaissance
- 1527 : le sac de Rome
- La seconde gloire de Rome
- La papauté face au défi de l’unité italienne
- La Rome de Mussolini
- De Rome a Cinecitta

- Editorial : Histoire, mémoire, identité
- Pour saluer Dominique Venner
- Hommages à Dominique Venner
- La Chine d’hier et d’aujourd’hui
- Maximilien Ier d’Autriche
- Juliette Récamier ou les secrets d’une dame blanche
- Jomini l’incompris
- De la gauche au capitalisme absolu
- Henri Béraud, l’épuré qui n’avait pas collaboré

Bien évidemment, et comme je vous le disais, les premières pages sont consacrés à rendre hommage à la mémoire a Dominique Venner et, au risque de choquer, il faut bien reconnaitre que ce sont les moins intéressantes de ce soixante septième numéro de la Nouvelle Revue de l’Histoire ; ceci n’ayant rien à voir avec les opinions politiques de celui-ci, sur lesquels je n’étais pas toujours d’accord, mais surtout dû au fait qu’un hommage, franchement, ce n’est pas bien passionnant. Mais fort heureusement, passer ce passage obligé, le reste est autrement plus intéressant et ce, particulièrement pour ce qui est du dossier principal de ce numéro, consacré à Rome, ville éternelle. Celui-ci, et comme il est de coutume dans la NRH, est fort bien écrit mais inégal : en effet, si la première partie, consacré à l’Empire Romain et aux Papes jusqu’à la Renaissance, mérite largement le détour, la suite, surtout la période, inévitable dans cette revue, qui traite de Mussolini et du Fascisme, beaucoup moins – mais, comme je le dis à chacune de mes critiques de cette revue, c’est là le gros point faible de la NRH, c’est-à-dire, ce besoin de se sentir obligés de nous parler de l’entre-deux guerres et du second conflit mondial. Mais malgré les qualités de ce dossier consacré à la ville éternelle, le problème qui se pose, c’est que je n’ai pas pu m’empêcher de faire la comparaison avec celui d’une autre revue, Les Cahiers de Science & Vie, Vivre à Rome au temps des Césars, et dont je vous ai parler en mai dernier – certes, celui de la NRH traite d’une période historique bien plus vaste mais justement, c’est là que le bât blesse, car, du coup, la richesse de ces deux mille et quelques années n’est pas traitée comme elle le méritait.

Du coup, ce soixante septième numéro de la Nouvelle Revue de l’Histoire, et premier post-Dominique Venner, ne restera probablement pas dans les annales, et ce, malgré quelques articles de qualités comme, pour ce qui est du dossier principal, une bonne moitié de celui-ci, mais aussi, pour le restant de la revue, des articles comme celui consacré à Maximilien Ier d’Autriche, principalement, un souverain plutôt méconnu, ainsi que quelques autres qui m’ont fait découvrir des personnalités intéressantes comme Juliette Récamier et Jomini. De bons articles, donc, mais loin d’en faire un numéro inoubliable… 

mardi 16 juillet 2013

SANCTUAIRE – USS NEBRASKA


SANCTUAIRE – USS NEBRASKA

Un jour de juin 2029, en plein cœur de la Méditerranée, dans la plaine abyssale du Levant. Le sous-marin nucléaire américain U.S.S. Nebraska est en plongée. Objectif : mission de surveillance des côtes syriennes. Pure routine. Soudain, un écho sur le radar de bord. Quelque part à 1 200 mètres de profondeur, une présence vient d'être décelée. L'U.S.S. Nebraska se faufile dans un entrelacement de falaises sous-marines avant de découvrir l'origine du signal : un submersible soviétique, immobilisé au fond d'une impressionnante cavité sous-marine de 300 mètres de hauteur. Étrange. À son bord, des cadavres enchaînés, comme s'il s'agissait de déments, et des tablettes antiques revêtues de caractères indéchiffrables par l'ordinateur de bord. Mais le plus incroyable reste à venir. Surgie de nulle part, une vision de rêve – ou de cauchemar – se dévoile aux yeux de l'équipe d'exploration sortie de l'U.S.S. Nebraska : un authentique sanctuaire taillé dans la roche et orné de visages de pierre... À bord du sous-marin américain plongé dans la stupeur, des événements mystérieux s'enchaînent. Tandis qu'un homme d'équipage est frappé par la peste, un autre semble perdre la raison. Il se met à détruire les machines avec frénésie et à tuer l'un de ses compagnons. Comme si la folie s'était glissée à bord de l'U.S.S. Nebraska. Comme si une étrange malédiction pesait sur lui depuis qu'il a découvert cet incroyable sanctuaire...

Les plus attentifs d’entre vous l’auront probablement remarqué mais depuis le début de cette année 2013, si l’on ne devait retenir qu’une seule bande dessinée, ce serait bien évidement fort captivant Prométhée du non moins excellent Christophe Bec, une œuvre dont le synopsis ne peut que plaire aux vieux amateurs de cette légendaire série qu’était X-Files et qui ravira les passionnés de paranormal, d’anciennes civilisations et de paléocontacts en tous genres. Et donc, en ce début de congés, j’en avais profité pour me procurer et lire les derniers volumes parus à ce jour, ainsi, mercredi dernier, je vous proposais sur ce blog ma critique du huitième tome de la série : Necromanteion. Cependant, même si j’étais plus que satisfait d’avoir rattrapé mon retard et donc, de n’avoir plus qu’à attendre, désormais, que ne paraisse les prochains tomes de Prométhée, je me suis retrouver un peu orphelin, c’est que l’univers me manquait et je n’avais pas forcément envie, du moins pour le moment, à passer à un autre genre de bande dessinées. Fort heureusement, Christophe Bec n’en était pas à son coup d’essai avec Prométhée et deux séries, une plus ancienne, Sanctuaire, et une en cours de parution également, Carthago, se trouvaient donc à ma disposition. Devant ce choix, j’ai opté pour la première, en trois volumes et achevé depuis belle lurette, principalement pour son synopsis de départ mais aussi par le simple fait que celle-ci étant finie, je n’allais pas me lancer dans une énième série en x volumes – Sanctuaire étant une trilogie. Et donc, laissant de côté les créatures antédiluviennes des abysses pour plus tard, je me suis procurer cet USS Nebraska, premier volume de ce Sanctuaire qui promettait tant.


Avant d’aller plus loin, une petite précision s’impose : dans Sanctuaire, Christophe Bec ne tient pas les rênes du scénario mais uniquement la partie graphique, pourtant, ce fait qui pourrait paraitre non négligeable si on le compare avec une série comme Prométhée, n’est pas gênant en soit, ne serais-ce que, encore une fois, nous avons à faire a une série qui flirte allègrement avec une certaine science-fiction : anciennes civilisations oubliées, catastrophisme ambiant, présence non négligeable de militaires, complots, les points communs apparaissent comme étant évidant. Mais histoire de rehausser davantage une trame de départ alléchante, le fait de savoir que le scénariste de la chose était un certain Xavier Dorison ne pouvait que m’enchanter : il faut dire que l’auteur du Troisième Testament et des Sentinelles n’est pas n’importe qui et que cela fait quelques années que ses créations me ravissent comme on a pu le voir dans mes critiques sur ce blog. Restait à savoir, bien entendu, si le duo Dorison/Bec allait etre à la hauteur de mes espérances…

Alors déjà, si comme moi, vous avez découvert les talents graphiques de Christophe Bec par le biais des premiers volumes de Prométhée (il passe rapidement le relais), les planches de ce premier volume de Sanctuaire risquent à coup sûr de vous surprendre : certes, l’on reconnait dans les grandes lignes le trait de Bec, mais bon, comment dire, il y a de cela plus d’une décennie, son talent n’était pas encore aussi bon qu’il ne le devint par la suite et cela se ressent tout de même pas mal. Certes, les planches n’en restent pas moins de bonne facture mais sans plus et si l’on peut parfaitement comprendre le choix des couleurs plutôt sombre et uniforme – l’intégralité ou presque de la trame narrative se déroulant dans un sous-marin – le fait d’avoir le plus grand mal à reconnaitre les nombreux protagonistes est hautement plus problématique : le visage de ceux-ci ont la désagréable tendance à se ressembler tous et encore heureux que certains portent une barbiche ou soient blonds, sinon, ça aurait été encore plus le fouillis ; et encore, par moments, entre le commandant qui devient brun ou d’autres qui semblent prendre du poids (ou en perdre) d’une case sur l’autre, je vous laisse imaginer la problématique principale de la partie graphique de cette œuvre. Ce qui est dommage d’ailleurs car le scénario, lui, est franchement bon. Oh certes, je n’irais pas jusqu’à  dire que celui-ci tient du chef d’œuvre absolu, cependant, débutant à Berlin vers la fin de la seconde guerre mondiale avec nos amis les soviétiques et se poursuivant ensuite dans un futur proche, 2029, avec l’équipage d’un sous-marin en mission près de la Syrie, ce scénario, dont on comprend dès les premières pages qu’il va nous entrainer du côté d’anciennes civilisations disparues et traiter de vieilles légendes de guerre entre les dieux et les hommes (ah, rien que l’expression me plait bien), et sublimement renforcé par ce sentiment d’oppression propre à la vie dans un sous-marin (surtout lorsque le mystère pointe le bout de son nez) est plus que prometteur ; je dirais même plus captivant, et ce, même si pour le moment, nous n’en sommes qu’au premier tome et à la mise en place de l’intrigue – quoi que, il s’en est passé des choses mine de rien !


Bref, vous l’avez compris, dans l’ensemble, j’aurais été satisfait de ce premier tome de Sanctuaire et même s’il y aurait énormément de choses à dire au sujet des dessins, et plus particulièrement sur ces fameux visages qui se ressemblent tous tellement, le scénario, oppressant, mystérieux et captivant au possible rehausse indéniablement le niveau, surtout pour ceux qui, comme moi, sont des amateurs du genre. Du coup, et en attendant donc que ne paraisse le prochain tome de Prométhée, je pense que j’aurais de quoi passer de forts bon moments avec cette série, surtout que je suis pressé de connaitre le fin mot de l’histoire. Alors, vivement la suite !

lundi 15 juillet 2013

ODYSSEUS


ODYSSEUS

Dans un XIIe siècle av. J.-C. mythologique, dix ans après la fin de la Guerre de Troie, Ulysse, roi de l'île d'Ithaque, n’est toujours pas rentré parmi les siens. Seuls les membres et serviteurs de la maisonnée d'Ulysse persistent à le croire encore en vie : Pénélope, sa fidèle épouse, son fils Télémaque, qui ne l'a pratiquement pas connu, Laërte le vieux père d'Ulysse et quelques-uns des plus fidèles, principalement Mentor, précepteur de Télémaque. Les parents et serviteurs fidèles d'Ulysse se battent pour maintenir l’ordre sur l’île fragilisée et envahie par les prétendants de Pénélope, qui comptent forcer la reine à se remarier et ainsi à désigner un nouveau roi. Pénélope se demande si elle doit renoncer à Ulysse pour le bien d’Ithaque. Télémaque lui, subit les brimades des prétendants et peine à s'affirmer comme un vrai guerrier. Les prétendants eux-mêmes ont pris le parti de s'unir dans leurs revendications contre Pénélope, mais leur union est fragile, chacun ambitionnant de devenir le futur roi. Parmi les serviteurs du palais se trouvent des esclaves troyens dont Eurynomé, qui faisait partie de la famille royale, et est tentée de tirer parti des tensions sur l'île pour venger la mort de ses proches et la destruction de sa cité. Pour Cléa, fille d'Eurynomé, Troie n'est qu'un vague souvenir de sa petite enfance, et elle s'obstine dans un amour dangereux pour Télémaque.


Ne vous ai-t-il pas déjà arrivé, au cours de votre vie, de vous retrouver devant une œuvre, et d’avoir l’impression d’etre le seul, ou presque, à y avoir trouvé une quelconque qualité ? Ne vous ai-t-il pas déjà arrivé d’avoir cette impression d’etre dans une minorité, d’etre quasiment seul contre tous, et de trouver du positif là où la grande majorité ne voit que médiocrité ? Ne vous ai-t-il pas déjà arrivé, du coup, d’avoir envie, justement, de défendre cette œuvre, d’expliquer à la face du monde que non, ce n’est pas parce que la plus part des gens vont dans le même sens, vous devriez faire de même ? Et puis, pour quelle raison après tout ? N’avons-nous plus le droit d’avoir nos propres opinions personnelles, n’avons-nous plus le droit d’avoir nos gouts, qui ne sont pas forcément ceux des autres, n’avons-nous plus le droit d’affirmer que cette œuvre sur laquelle il est si facile de taper, eh ben, nous, nous ferons le contraire ? Ce droit, et au risque de passer pour quelqu’un qui « a des gouts de chiottes » aux yeux de la majorité, je le prends, et d’ailleurs, avec un grand plaisir, car oui, aujourd’hui, j’ai envie de défendre une œuvre qui a mon avis, le mérite.


Vous l’avez compris, il s’agit de la dernière série en date de nos amis d’ARTE : Odysseus, une vision moderne et accessoirement, assez éloignée du texte d’Homère et qui fut diffusée, chaque jeudi soir, chaque semaine depuis le mois de juin dernier. Alors bien sûr, des versions de l’Iliade et de l’Odyssée, au bout de quasiment trois mille ans, nous en avons eu des tas, et que celles-ci soient fidèles à l’œuvre originale ou pas, tout a chacun, ou presque, est familier avec des événements légendaires comme la Guerre de Troie, l’amour entre Paris et Hélène, le combat à mort entre Achilles et Hector, le Cheval de Troie, le retour semé d’embuches d’Odysseus a Ithaque, les Sirènes, Circé, Pénélope et les ses prétendants etc. Ce qui fait aussi que, du coup, il n’est pas évidant, devant une œuvre qui fait indubitablement parie du patrimoine culturel européen pour ne pas dire mondial, de crée quelque chose de véritablement original et qui se démarque de ce qui a déjà pu etre fait auparavant, souvent de fort bonne manière au demeurant. Ici, Frédéric Azémar, le maitre d’œuvre de cette série, eu l’excellente idée de s’intéresser à ce qui se passait a Ithaque, avant le retour du messie – Odysseus ou Ulysse si vous préférez – de mettre en avant des personnages comme Pénélope, Télémaque et Laërte, par exemple, puis, une fois Odysseus de retour, se démarquer grandement du texte d’Homère, et de nous montrer un homme brisé par la guerre, les atrocités, la perte de son innocence mais aussi, par un retour tout aussi horrible, un homme absent pendant vingt ans, qui découvre que pendant qu’il courait l’aventure, sa patrie a appris à se passer de lui, mais surtout, un fils entretemps devenu homme et qui n’est pas forcément ce à quoi il s’attendait. Ce postulat de départ, ma foi, est sans nul doute le grand point fort de cette série et même si j’étais légèrement un peu dubitatif au départ, je dois reconnaitre que non seulement, j’ai assez rapidement accrocher à celui-ci et que, épisodes après épisodes, j’appréciais de plus en plus cet Odysseus.


Mais tout n’est pas parfait non plus dans cette série et s’il elle a été autant critiqué, c’est qu’il y avait bel et bien raison à cela : tout d’abord, comment ne pas souligner le manque de moyens de cette production franco-italo-portugaise ? Un budget global égal à celui du premier épisode de la série Rome, c’est tout de suite un monde d’écart mais explique surtout, du coup, les décors plutôt simplistes et un nombre de figurants peu importants – ce qui se remarque surtout dans les scènes de batailles, l’ultime de celles-ci étant l’exemple parfait. Mais des moyens inférieurs à ceux des habituelles séries américaines font-il que cela en soit une raison pour décrier une œuvre ? Selon moi, non car à mes yeux, l’essentiel était ailleurs : les relations entre les personnages, l’avancée de l’intrigue et des enjeux avec un coté plus théâtral qui en aura choqué plus d’un mais qui ne me déplu guère. Et sur ce point, du moins c’est mon avis, les acteurs sont plutôt crédibles voir plutôt bons dans leurs rôles et si, bien évidemment, Alessio Boni se démarque grandement en Odysseus/Ulysse, les autres, Niels Schneider (excellent Télémaque), Caterina Murino ou Karina Testa, pour ne citer que les plus importants, s’en sortent fort bien. Alors bien sûr, sur le net, l’on trouve bon nombre de critiques plutôt négatives quant au jeu des acteurs, mais cela n’a-t-il pas davantage à voir avec le fait que ceux-ci soient européens, méconnus et que la langue soit le français… sans oublier, une fois de plus le manque de moyens ? Après tout, et je le reconnais, moi-même, je n’ai pas pu m’empêcher de le faire, lorsque l’on est habituer à des séries comme Game of Thrones, The Tudors ou Rome, comment ne pas les comparer à cet Odysseus qui ne joue décidément pas dans la même catégorie ? 


Mais une fois de plus, est-ce vraiment un mal ? Selon moi, pas le moins du monde. Alors certes, avec quelques millions de plus au budget, je ne nie pas que cet Odysseus ait eu davantage de gueule, mais bon, dans l’ensemble, et en faisant avec les moyens du bord, je trouve que finalement, ils s’en sont plutôt bien sortis et ce, même si tout n’est pas parfait. Bien évidemment, cette critique ne changera rien au fait que la plus part de ceux et celles qui auront regardé cette série n’en garderont pas un grand souvenir et que bon nombre d’entre eux l’auront critiquer et moquer allègrement, mais bon, comme il est coutume de dire, tous les gouts sont dans la nature et dans mon cas, j’ai plutôt bien aimé Odysseus ; alors oui, ce n’est pas le truc du siècle non plus, il y a quelques défauts et le manque de moyens est évidant, mais dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécier cette nouvelle vision de l’Odyssée, une version éloignée de l’originale, certes, mais qui n’en possède pas moins un certain intérêt, ne serais ce que pour cet Odysseus tellement éloigné de celui auquel on ait habituer et finalement, tellement plus récent. 

jeudi 11 juillet 2013

LE FLÉAU


LE FLÉAU

Il a suffi que l'ordinateur d'un laboratoire ultrasecret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l'Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %.Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun. Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l'Homme sans visage, l'Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L'incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau. C'est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.

Il y a de cela un mois, je publiais sur ce blog la critique de ce qui est, à mes yeux, le chef d’œuvre de Stephen King, ce véritable monument d’horreur qu’est Ça, un roman que j’avais lu pour la toute première fois à la fin de mon adolescence, il y a de cela deux décennies environ, et que, vingt ans plus tard, avait garder toute son intensité au point que je le considère encore – et malgré toutes mes nombreuses lectures faites au cours de ma vie – comme l’un des meilleurs bouquins qu’il m’ait été donné de lire jusqu’à maintenant. Et donc, le fait de relire Ça m’avait donné envie de me replonger dans l’œuvre d’un écrivain que j’appréciais fortement étant plus jeune, et que j’avais franchement mis de côté depuis quasiment vingt ans, et pour cela, deux choix se présentaient devant moi : soit relire certaines œuvres que je possédais déjà comme Simetière, Charlie ou Carrie, soit m’attaquer à d’autres titres du maitre, particulièrement ceux reconnus par la critique et les fans comme étant les meilleurs de King : Le long cycle de La Tour Sombre et donc, Le Fléau dont je vais vous parler aujourd’hui. Car même si à la base, j’étais parti pour me lancer dans La Tour Sombre (deux volumes achetés déjà), la longueur de celle-ci fit pencher la balance pour ce fameux Fléau, une œuvre dont j’avais entendu énormément de bien à son sujet, une œuvre que je connaissais bien évidement depuis longtemps, du moins, pour ce qui était de sa trame générale, cette fameuse super grippe qui, s’échappant d’un laboratoire secret de l’armée américaine, allait ravager l’espèce humaine, l’annihilant quasiment totalement… Bref, un synopsis de départ plus qu’alléchant et qui promettait énormément. Mais le résultat final allait-il etre à la hauteur de mes espérances, c’est ce que je vais vous expliquer ci-dessous :

Après coup, il apparait que Le Fléau peut parfaitement se diviser en deux parties distinctes et qui, de mon point de vu, n’ont pas le même intérêt, même s’il faut tout de même relativiser mes propos comme vous le verrez plus tard. Tout d’abord, le meilleur du récit selon moi, là où Stephen King s’en sort le mieux, c’est avec le déclenchement de cette fameuse super grippe et la propagation de cette pandémie qui, pour rappel, est mortelle à 99,4% : bref, une fin du monde comme on les aime, cette fois ci par le biais d’un virus, qui plus est, fabriqué par la main de l’homme, ici, le gouvernement américain dans un contexte de Guerre Froide – pour rappel, Le Fléau fut écrit à la toute fin des années 70, à l’époque de l’URSS, et même si la version que j’ai lu est celle de la fin des années 80 (King republia le roman dans sa version d’origine), à cette époque, le bloc soviétique était toujours d’actualité. Et donc, cette première et très longue partie de l’œuvre est tout bonnement exceptionnelle en soit, et même si certains pourront trouver que tout cela est d’une longueur peu commune, que King aurait pu faire l’impasse sur bien des événements décris dans ces pages (ne connaissant pas la première édition du Fléau, je ne pourrais pas faire les comparaisons), personnellement, j’étais tellement captiver par le récit que cela ne m’a en aucune façon gêner. D’ailleurs, j’irais même plus loin : à mes yeux, la partie la plus intéressante du roman, la plus réussie, celle qui m’aura le plus marquer, c’est cette lente description de l’avancée de la Super Grippe et de la fin d’une civilisation, avec, comme il fallait s’y attendre, le ressenti de très nombreux protagonistes, survivants malgré eux d’un monde qui s’effondre a une vitesse folle autour d’eux. Ajoutons à cela une description à faire froid dans le dos (mais tellement plausible) des manipulations d’un gouvernement américain qui préfère mentir jusqu’au bout et qui, voyant sa fin, décide de ne pas tomber seul, les ravages non dissimulés de la maladie – comme d’habitude chez King, personne n’est à l’abris et les descriptions sont souvent horribles – et vous comprendrez les raisons qui ont fait que j’ai tout bonnement accrocher à cette première partie.


Pourtant, je serais légèrement moins ditirambiques pour ce qui est de la suite. Certes, les premiers pas de la communauté à Boulder sont plutôt bien réussis et une fois de plus, il est fort intéressant de voir comment King nous présente la reconstruction d’une communauté humaine avec tous les aléas et les problèmes qui se posent, surtout lorsque celle-ci commence  à prendre de plus en plus d’importance. Par contre, je n’en dirais pas autant de ce qui est l’un des autres points majeurs de cette œuvre, je veux bien évidement parler de l’opposition entre la représentante du bien, Mère Abigaël, une vieille noire de 108 ans qui possède indéniablement des dons de prophétie, et son penchant maléfique, le charismatique Randall Flagg, qui lui aussi, et à sa manière, a réuni autour de lui sa propre communauté. Car si en fait, l’opposition entre les deux communautés, les deux façons de pensée, pouvaient etre intéressantes en soit – surtout que, comme le dit l’un des protagonistes, le vieux sociologue, Glen Bateman, les affrontements entre communautés survivantes seront un passage obliger, la fameuse nature humaine – le fait que Stephen King y ait mêlé mysticisme, magie et religion (un peu trop à mon gout) gâche un peu l’ensemble ; et le récit post-apocalyptique du départ de se transformer en Seigneur des Anneaux moderne où Las Vegas serait le Mordor et Randall Flagg, Sauron. Alors certes, ce choix scénaristique aura certainement plu à bon nombre de lecteurs – du moins, c’est ce qu’il m’a semblé en lisant les diverses critiques de l’œuvre – mais personnellement, et même si j’ai apprécié Mère Abigaël et Randall Flagg (tous deux plutôt intéressants en soit et fort charismatiques), la fin du roman, trop fantastique à mon gout, sera venu gâcher mon appréciation finale.


Alors du coup, et alors que tout cela était très bien parti, au final, j’aurais été finalement un peu déçu par Le Fléau, du moins, pour ce qui est du dernier tiers du roman, trop fantastique à mon gout. Alors bien sûr, et ceux qui me connaissent le savent bien, j’aime le fantastique, la science-fiction, la Fantasy, sauf qu’ici, à la base, nous avions un formidable récit post-apocalyptique qui aurait quasiment put se suffire a lui-même, sans qu’on lui ajoute une touche de fantastique et ce côté de lutte éternelle entre le bien et le mal, surtout que, comme on le voit a un moment donné du récit, finalement, si l’on prend les gens individuellement, il n’y a guère de différences entre les habitants des deux communautés ; sauf que King ne s’attarde guère sur le sujet et préfère expédié tout le monde au diable dans un final pour le moins explosif et meurtrier… Ce qui me fait penser à un autre défaut, toujours selon moi, du roman : le fait qu’ici, les morts des personnages, et elles sont nombreuses, ne sont pas toujours à la hauteur de nos espérances voir de l’importance de certains. Oui, dommage là aussi surtout quand je repense à certains d’entre eux. Bref, quelques défauts pour le moins majeurs à mes yeux mais qui, malgré tout, ne me font pas oublier toutes les qualités qu’il y a par ailleurs dans ce roman, surtout dans la première moitié de celui-ci, quasiment un modèle du genre, mais ces défauts, donc, auront fait que, pour moi, au lieu d’etre un chef d’œuvre, Le Fléau n’est qu’un fort bon roman, enfin, c’est déjà pas mal… 

mercredi 10 juillet 2013

PROMÉTHÉE – NECROMANTEION


PROMÉTHÉE – NECROMANTEION

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
2019.
25 ans avant les premiers « événements de 13H13 », Hassan Turan assiste attentif à l’étrange rituel auquel se prête son père. Ils sont en Grèce, à Epire, au sud de Parga, et le père du futur archéologue pénètre nu le sanctuaire du Necromanteion accompagné d’un mouton. Tels les anciens, il s’apprête à emprunter la « route » d’Hadès et traverser symboliquement trois portes en fer pour entrer dans le royaume des morts. Répétant les mêmes rites que ses ancêtres, il arrive au bout de son périple devant une « porte liquide » qu’il traverse. Lorsqu’il retrouve son fils quelques jours plus tard, il a vieilli de 20 ans… Aujourd’hui prisonnier avec quelques compagnons dans la ville de Providence, à une période indéterminée, Hassan cherche le moyen de regagner « leur réalité ». Ayant réussi à trouver à Springfield, Massachussetts, un avion capable de rallier l’Europe, l’équipage prend le cap vers la Grèce. Hassan est persuadé qu’en revivant l’expérience vécue par son père, ils ont une chance de sortir de leur drôle de prison… Pendant ce temps, tandis que Spaulding apprend les pouvoirs miraculeux que possède le cube trouvé au fond du sinkhole de Maracaibo, la Présidence américaine organise la survie de ceux qu’elle a décidé de sauver…


Comme je vous le disais pas plus tard que samedi dernier, lors de ma critique de  La théorie du 100eme singe, septième tome de cette excellente série qu’est Prométhée, il n’aura pas fallu bien longtemps pour que je vous propose celle du huitième volume, Necromanteion, sortit il y a tout juste quelques semaines à peine et qui est, au jour d’aujourd’hui, le dernier tome paru dans le commerce – mais comme les fans de cette série de science-fiction le savent bien, c’est loin d’etre finis. Etant en vacances et disposant de suffisamment de temps libre devant moi, mais aussi, en ayant un peu marre d’attendre entre chaque volumes alors que ceux-ci étaient tous sortis, je m’étais dit que ce mois de juillet serait parfait pour me mettre à jour pour ce qui est de cette série, ne serais ce que pour, en attendant que ne paraisse la suite dans quelques mois, je puisse également passer à autre chose et découvrir d’autres bandes dessinées. Et donc, quid de ce huitième tome, de ce Necromanteion où cette Porte des Enfers dont le nom renvoi curieusement a une découverte effectuée il y a de cela quelques mois et dont je vous avais parlé sur ce blog comme on peut le voir ici : La porte des enfers découverte en Turquie.

Eh bien, déjà, que dire de plus au sujet de ce huitième opus de Prométhée, que pourrais-je ajouter de nouveau à tout ce que j’ai bien put vous dire précédemment ? En toute sincérité, pas grand-chose et plus le temps passe, plus je découvre, dévore et prend un grand plaisir à la lecture de chaque nouvel album, je me dis que cette série, de par sa structure, est plus à prendre dans son ensemble que séparément : ainsi, quelque part, Prométhée fait partie de ces bandes dessinées qui méritent une critique globale, qui ne peuvent se comprendre et apprécier qu’avec son début et sa fin, et ce, même si chaque album est un régal, je ne le nie pas. Car une fois de plus, et l’on commence à avoir l’habitude depuis le temps, ce huitième album ne déroge pas à la règle vis-à-vis de ses prédécesseurs et une nouvelle fois, nous suivons la suite du déroulement de l’intrigue, ou plutôt des diverses intrigues avec tous ces protagonistes principaux qui, chacun de leurs côtés, poursuivent leur chemin : et même si le groupe de l’archéologue Hassan Turan, pour rappel, bloqué dans une dimension parallèle ou dans le futur, est ici mis en avant – particulièrement au vu de son lien avec cette fameuse Porte des Enfers ou Necromanteion – la place qu’occupe la journaliste, qui, à peine engagée par le Président des Etats Unis, découvre effrayée quels sont les plans de celui-ci face à la menace extraterrestre, ainsi que celle de notre ancien dirigeant de la NASA, toujours uniquement préoccupé par la volonté folle de sauver son épouse, condamnée sur un lit d’hôpital, n’est pas négligeable. Mais ces destins parallèles, ainsi que ceux des autres personnages, qui se lient ou pas pour le moment, tous plus passionnants les uns que les autres, ne sont que l’un des centres d’intérêts de ce huitième opus où, une fois de plus, l’on retrouve pêle-mêle : religions, mythologies, sciences, théories fumeuses, complot d’envergure, interventions Aliens, réalité parallèle, continuum espace-temps, faits avérés, l’ensemble s’entrechoquant de fort belle manière… une nouvelle fois pourrait-on ajouter.


Bref, vous l’avez compris, j’ai une nouvelle fois accroché à ce nouveau tome de Prométhée, et, quelque part, ce n’est plus une surprise pour personne au vu de tout le bien que j’ai pu dire, au cours de ces derniers mois, au sujet de cette série : Pionner 10 réapparait mystérieusement sur Terre, tel un prophète de mauvaise augure, l’humanité n’en a plus pour très longtemps avant l’invasion Alien, deux jours, de nouveaux phénomènes paranormaux et légendes sont mis en avant, comme cette fameuse Porte des Enfers (curieux tout de même de retrouver cette ziggourat mésopotamienne qui me fait bigrement penser à celle d’Ur en Grèce, mais bon) et les amateurs de complots en tous genres se raviront en entendant parler du fameux et mystérieux projet HAARP … et pendant ce temps-là, le gouvernement américain, fidèle à lui-même, poursuit ses mensonges, et devant la catastrophe et génocide à venir, se prépare à sauver une certaine élite de l’Humanité… je vous laisse deviner qui en fait partie… Excellent tome, une fois de plus, pour une excellente série, sauf que… sauf que, désormais que j’ai rattraper mon retard et que je possède l’intégralité des volumes parus à ce jour, et bien, désormais, je vais devoir faire comme tous ceux qui suivent cette série, c’est-à-dire, attendre patiemment la sortie du prochain tome de Prométhée, et ça, ce n’est malheureusement pas pour tout de suite… mais quelque chose me dit que pour ce qui est de Christophe Bec, je n’ai pas à attendre bien longtemps !

mardi 9 juillet 2013

SURVIVAL RUN WITH BEAR GRYLLS


SURVIVAL RUN WITH BEAR GRYLLS

Parfois, il faut courir pour survivre ! Dans Survival Run with Bear Grylls, développé par F84 Games, vous devez courir pour survivre et échapper au grizzly le plus implacable qui soit. Traversez divers environnements pour gagner des pièces et des larves dorées tandis que vous mettez vos nerfs à rude épreuve. Dans Survival Run, les menaces se tapissent dans le moindre recoin !

Il y a de cela environ trois mois, a quelques jours prêt, je vous avais parler sur ce blog de l’un des jeux qui m’ont le plus enthousiasmer depuis le début de cette année, un jeu qui ne paye pas de mine si on le compare avec tous ceux qui sortent sur consoles, un jeu qui semble avoir au moins quinze ans de retard, ceci s’expliquant par le fait qu’il soit sorti sur Smartphone, mais un jeu au succès certain et mérité, je veux bien évidement parler de Temple Run II – oui car celui-ci a eu un prédécesseur que j’ai également télécharger mais auquel je n’ai quasiment jamais joué. Bien évidemment, je ne vais pas revenir sur ce qu’est Temple Run aujourd’hui, après tout, il suffit de lire la critique que je lui ai consacré pour connaitre mon avis qui est, pour la petite histoire, hautement positif, cependant, et pour le distraits, c’est-à-dire, les deux ou trois personnes qui ne sauraient pas encore ce qu’est une course sans fin, je tennais a rappeler, avant de rentrer dans le vif du sujet, quel est le but de ce jeu : courir, courir, encore et encore, en évitant des obstacles, en sautant, en glissant, et ce, tout en récoltant un maximum de pièces et de bonus censés nous aidés à aller le plus loin possible… jusqu’à ce que, tôt ou tard, l’on finisse par perdre en se prenant un mur, en tombant dans le vide ou en finissant griller par des flammes – car oui, une course sans fin, comme son nom l’indique, ça n’a pas de fin, sauf quand on finit par perdre, cela va de soi. Ceci étant dit, et alors que trois mois après avoir écrit et publier cette critique, je continus encore à jouer quotidiennement a ce second volet de Temple Run, aujourd’hui, c’est un autre jeu du même type qui est mis à l’honneur : Survival Run with Bear Grylls.


Ah, mais qui ne connait pas l’incorrigible et inimitable – voir, le complètement cintré – Bear Grylls, héros de sa propre émission : Man vs Wild (dont je vous avais déjà parlé sur ce blog l’année passée), ou donc, cet ancien des forces spéciales britanniques, partant seul avec son caméraman et son preneur de son, se retrouve projeté en terrain hostile – jungle, désert, montagne etc. – et doit, par tous les moyens, retrouver trace de la civilisation, cela en se débrouillant tout seul et avec les moyens du bord, c’est-à-dire, en nous vantant les immenses qualités nutritives des vers et des lézards qu’il engloutit afin de se nourrir, en dormant dans une carcasse de chameau afin de se protéger du froid des nuits désertiques ou en, tel un fauve, en dévorant une carcasse de zèbre ; bref, âmes sensibles, s’abstenir ! Et donc, ce sacré Bear Grylls, casse-cou et expert en survit des temps modernes, charismatique en diable mais, comme je vous l’ai dit, légèrement atteint du cerveau (car bon, il faut tout de même l’etre un peu pour faire ce qu’il fait, non ?) nous revient depuis quelques temps non pas à la télévision, mais dans le domaine du jeu vidéo, et plus précisément, dans celui des applications pour Smartphones avec ce Survival Run qui rappelle bigrement un certain jeu qui l’a précédé…

Car bien évidement, vous l’avez deviner, même si j’aime bien Bear Grylls, même si je ne me lasse pas, quand l’occasion se présente, de voir et de revoir des épisodes de Man vs Wild, force est de constater que ce Survival Run est tout de même un sacré pompage de Temple Run : alors bien évidement, dans le genre « Course sans fin », je peux comprendre qu’il est tout de même difficile de faire franchement original et que, d’une manière ou d’une autre, tous les jeux ou presque finissent par se ressembler, mais bon, à chaque partie de Survival Run, comment ne pas penser à son illustre prédécesseur, comment ne pas reconnaitre certains items identiques, comment ne pas se dire que tout de même, les développeurs du soft auraient pu essayer de nous pondre un truc un peu plus original ? Pourtant, et à ma grande surprise, malgré ce constat de pompage, je ne dénigrerais pas totalement Survival Run with Bear Grylls, et ce, pour quelques petites raisons que je vais vous expliquer : tout d’abord, si d’un point de vu graphique, j’ai une préférence pour Temple Run II, ici, il faut tout de même louer les décors qui sont bien plus nombreux – forêt, désert, marais, montagne neigeuse, banquise, rivière, un réel effort est indéniablement effectué ici alors que dans Temple Run, et bien, c’est tout le temps ou presque la même chose. Ensuite, c’est un truc tout bête mais le fait de jouer Bear Grylls, c’est marrant, certes, sans plus, mais marrant tout de même, surtout qu’en plus, celui-ci dispose d’un ensemble de matériel et de véhicules pour le moins conséquents et, mine de rien, c’est plutôt une bonne chose afin d’aider notre aventurier à aller le plus loin possible. Et de l’aide, justement, il en aura bien besoin car la difficulté n’est pas évidente… 


Alors bien sûr, Survival Run with Bear Grylls est inférieur à Temple Run II et si vous ne deviez en choisir qu’un seul, je ne peux que vous conseiller le second, cependant, malgré son manque d’originalité et un pompage plus qu’évidant, ce petit soft n’en possède pas moins quelques petites qualités qui peuvent, j’en suis persuader, satisfaire bon nombre de joueurs – et puis, n’oublions pas que tout cela est gratuit et que, que l’on veuille ou pas, c’est tout de même un sacré argument de par les temps qui courent, surtout que ce Survival Run est loin d’etre un mauvais jeu, bien au contraire et que, même s’il n’atteint pas le niveau de la licence Temple Run, il mérite tout de même le détour pour les amateurs de courses sans fin mais aussi, ne l’oublions pas, les fans de Bear Grylls qui ressentiront un certain plaisir à retrouver ici leur aventurier préféré. 

lundi 8 juillet 2013

ASSASSIN'S CREED II


ASSASSIN'S CREED II

Le récit reprend exactement là où le premier Assassin's Creed s'est arrêté : Desmond est face à des inscriptions étranges écrites en sang sur le mur de sa chambre qu'il voit grâce à la « vision d'aigle ». Lucy entre et lui demande de rentrer à nouveau dans l'Animus. Il assiste alors à la naissance d'un certain Ezio Auditore da Firenze. Les deux fuient ensuite rapidement le bâtiment d'Abstergo. Arrivé à un entrepôt qui semble être la cachette des Assassins, Lucy explique qu'elle voudrait avoir Desmond dans leur camp. Elle lui propose de s'entraîner rapidement grâce à l'effet secondaire de l'Animus qui lui permettra d'acquérir l'expérience d'Ezio, son ancêtre. Desmond accepte et rencontre le reste de l'équipe : Rebecca Crane qui s'occupe de l'Animus 2.0 des Assassins, et Shaun Hastings, tacticien et historien sarcastique. Desmond ne tarde pas à rentrer dans la machine… Desmond se retrouve donc à Florence, en 1476, dans la peau d'Ezio, un jeune noble séducteur de 17 ans. On découvre sa famille, sa petite amie et ses ennemis. Un jour, sa famille est accusée de trahison, victime d'une conjuration. Son père et ses deux frères sont exécutés devant ses yeux. Il doit quitter la ville avec sa mère et sa sœur, se réfugiant dans le village de Monteriggioni où son oncle Mario tient une villa. Il lui révèle que le jeune homme est un Assassin, tout comme son père qui a été tué par les Templiers. Il débute alors sa quête de vengeance contre ceux qui ont tué les membres de sa famille.


Il y a de cela un an environ, à quelques jours près, j’avais enfin, après bien des années d’attente, une Playstation III, ce qui allait me permettre de remiser ma bonne vieille PS2 au placard et pouvoir finalement jouer a des jeux dits « nouvelle génération » ; d’ailleurs, et dès un certain Dante’s Inferno, premier jeu auquel je jouais, je ne pouvais que constater la différence graphique qui s’était faite entre les deux générations de consoles. Pourtant, dès le troisième volet de God of War, je ne pouvais que constater que, aussi beaux soient ces premiers jeux auxquels j’avais eu le plaisir de jouer (l’on peut ajouter une énième version de FIFA), quelque part, il me manquait encore le jeu qui me ferait rentrer dans une nouvelle ère vidéoludique : après tout, qu’est donc God of War III si ce n’est qu’une version plus belle que son prédécesseur mais moins réussie, selon moi, dans l’ensemble. Et ce jeu, celui qui m’aurait fait aller bien plus loin dans mon expérience vidéoludique, cela aurait pu etre le grandiose Skyrim, sauf que, malgré des mois à y jouer, occasionnellement, je ne l’ai jamais achevé – et a l’occasion, il faudra que je revienne dessus afin d’expliquer le pourquoi du comment. Puis, vers le mois de février de cette année, l’envie me pris de me lancer dans un jeu dont j’avais entendu parler depuis longtemps, un jeu dont j’avais entendu bien des louanges à son sujet : le second volet d’Assassin’s Creed.


Dans les grandes lignes, cela faisait quelques années que je connaissais plus ou moins le synopsis de la saga Assassin’s Creed : ici, on était dans la peau d’un assassin (forcément) a diverses périodes de l’Histoire (Croisades dans le premier, Italie de la Renaissance dans le second, Guerre d’Indépendance Américaine dans le troisième et Pirates pour le quatrième, à sortir vers la fin de l’année) et qui était en conflit contre les Templiers – oui je sais, dit comme cela, le scénario a l’air de tenir sur un timbre-poste, pourtant, il n’en est rien. Et si j’avais hésité quelques temps, après son achat, à me lancer dans ce jeu, c’est qu’en fait, je savais parfaitement qu’une fois plonger dedans, j’aurais bien du mal à le quitter, et sur ce point, je ne me suis pas tromper le moins du monde : je voulais un jeu qui ne soit pas un simple énième épisode d’une saga débutée sur PS2 et aux graphismes améliorés ? Alors Assassin’s Creed était bel et bien ce qui me fallait ! Et si je m’attendais à un grand jeu, ce que je ne savais pas, c’est que celui-ci allait dépasser toutes mes espérances !


Liberté totale ou presque, sentiment d’immersion comme au bon vieux temps (je parle de certains grands jeux de l’époque bénie de la première Playstation), graphismes tout bonnement somptueux et grandioses avec ces villes – Florence et Venise surtout – tout bonnement monumentales, sublimement bien reconstituées et où l’on prend un plaisir fou à parcourir de long en large, scénario de folie et captivant au possible, apparition de toute une foule de personnages historiques, ce qui ne peut que ravir un amoureux de l’Histoire comme moi, bref, les superlatifs et les qualités de ce jeu sont telles qu’il me serait fastidieux de toutes les nommées ; disons surtout qu’avec Assassin’s Creed, j’atteignais enfin une autre dimension vidéoludique, j’avais enfin ce que je voulais… tenez, un simple exemple : cette liberté quasi-totale ! Mais quel plaisir de faire ce que l’on veut, de se balader ou bon nous semble, de jouer les touristes dans des villes comme Florence, Venise, de parcourir la campagne Romagne, de monter à cheval, prendre des gondoles, grimper sur les toits et jouer les casses cous, se mêler a la foule, de jour, de nuit, mais aussi, de constater que telle église ou monument que l’on a escalader (avant de réaliser un spectaculaire « saut de la foi ») existe bel et bien, que quelque part, c’était presque comme si l’on avait effectué un voyage dans le temps et que l’on se trouvait dans cette magnifique Italie de la Renaissance !


Mais Assassin’s Creed, second du nom (puisque, comme ce fut le cas il y a bien des années pour Tomb Raider ainsi que pour God of War, tous deux de grands jeux, je me suis lancer dans ces sagas par le biais du second épisode) c’est également un scénario en béton, un scénario avec un protagoniste principal, Ezio, bonne petite tête a claque au début avec ses nombreux « Va benne » mais qui, assez rapidement et au fil du déroulement de l’intrigue, prend une sacrée consistance et s’avère etre, au final, charismatique en diable. Un scénario dont le postulat de départ, la vengeance, est loin d’etre original, mais qui s’avère diablement bien ficelé et plein de rebondissements, surtout que les auteurs du jeu ne se sont pas privés pour nous en faire voire des vertes et des pas mures : survol de Venise sur une aile volante fabriquée par Léonard de Vinci, séquences a la Prince of Persia afin de retrouver l’armure du héros du premier volet, missions diverses et variées avec tout un tas de possibilités pour y parvenir, énigmes à gauche et à droite et bien sûr, en trame de fond, cette lutte sans fin contre les Templiers qui vous mènera même jusqu’au… mais chut, autant préserver la surprise pour ceux qui n’auraient jamais jouer à ce jeu. Surtout que la fin, stupéfiante de par son contenu, vaut franchement le détour ! 


Bref, vous l’avez compris, je n’ai pas aimé Assassin’s Creed II, je l’ai adoré ! Et si God of War avait été, pour moi, le jeu de l’année 2012, nul ne doute que je tiens d’ores et déjà celui de 2013, au point même que je me suis empressé, dès ce matin (je l’ai achever hier soir), de passer commande du premier volet et que, même le troisième, qui se déroule dans une période historique qui ne m’intéresse pas le moins du monde – la Guerre d’indépendance américaine, franchement, ce n’est pas ma tasse de thé – eh bien, je pourrais fortement me laisser tenter, c’est pour dire ! Alors bien sûr, cet Assassin’s Creed II date déjà de 2009 et certains pourront sourire en me voyant m’extasier pour un jeu qui n’est plus tout jeune, mais peu importe, un grand jeu, ça n’a pas d’âge, surtout que là, ce n’est même pas un grand jeu mais quasiment un chef d’œuvre ! Comment, j’exagère ? Sincèrement, pour le concept, l’histoire, les graphismes et le personnage principal, je pense que non. 
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