jeudi 29 août 2013

LE MAGICIEN D'OZ


LE MAGICIEN D'OZ

Dorothy, jeune orpheline, vit chez son oncle et sa tante. Tout irait pour le mieux si l'institutrice ne détestait pas son chien. C'est alors que Dorothy fait un rêve où elle se trouve transportée au royaume magique des Munchkins à la recherche de son chien. Les Munchkins sont des nains protégés par la bonne fée du Nord mais menacés par la méchante fée de l'Ouest. Pour retrouver son chien, Dorothy doit s'emparer des chaussures rouges de la mauvaise fée et aller voir le magicien d'Oz dans son palais d'Emeraude.


Depuis les débuts de ce blog, et ça ne date pas d’hier, je vous ai proposé un peu plus de 150 critiques de films, ce qui est peu paraitre peu pour certains, et beaucoup pour d’autres, et dans ce nombre plutôt conséquent à mes yeux, force est de constater qu’il y a eu un peu de tout : d’intemporels chef d’œuvres et de bien piètres navets, des comédies et des drames, des films de guerre et des films dits « de bonnes femmes » (ni voyez pas dans cette expression aucune condescendance à l’égard de la gente féminine, surtout que j’apprécie plutôt le genre), des œuvres de science-fiction et de Fantasy, d’autres historiques, un bon nombre tirées de romans célèbres, de beaux plantages, de belles réussites ainsi que des films anciens, d’autres récents. Bref, un petit melting-pot où tous les genres, toutes les origines, sont représentés et où, comme je l’ai dit, on peut parfaitement passer, d’une critique à l’autre, d’un chef d’œuvre intemporel a une bouse sans nom. Et donc, aujourd’hui, c’est plutôt du côté des chefs d’œuvres que je me tourne avec un film considéré depuis sa sortie, en 1939, comme étant l’un des longs métrages les plus réussis de l’histoire du cinéma, je veux bien évidement parler du Magicien d’Oz.

Intemporel, je pense que c’est le terme qui convient le mieux avec un film comme Le Magicien d’Oz : ainsi, prêt de 75 ans après sa sortie au cinéma, après tant de diffusions et de rediffusions sur le petit écran, qui auront fait de celui-ci l’un des films que j’ai le plus vu dans ma vie, mais aussi, après une évolution tellement marquante pour ce qui est des effets spéciaux sur grand écran et qui pourraient parfaitement ringardiser ce film musical qui, aux yeux de certains, n’est plus qu’une vieille chose désuète, je dois reconnaitre que ce fut avec une grande joie que j’ai, après quelques années, put revoir cette œuvre, que dis-je, cette merveille du septième art qu’est Le Magicien d’Oz. Il faut dire que cela faisait quelques temps que je souhaitais faire découvrir ce film à mes enfants : l’ayant vu pour la toute première fois très jeune, sur le petit écran, en compagnie de mes propres parents, l’idée que ma propre progéniture n’ai jamais eu l’occasion de le voir était presque une hérésie. En effet, il fallait, coute que coute, que je leur fasse découvrir cette petite merveille, voir aussi si comme moi, ils allaient etre autant émerveiller que je pus l’etre, la première fois que je le vis. Pour cette question, la nouvelle génération étant ce qu’elle est – c’est-à-dire, bourré de films, vidéos, jeux, émissions en tous genres – je ne pense pas que la comparaison soit possible, surtout que l’histoire du Magicien d’Oz, ils la connaissaient dans les grandes lignes. Mais si la magie ne fut pas la même, force est de constater que celle-ci n’en a pas moins fonctionné, et cela, c’est le plus important à mes yeux.


Mais au fait, comment un film qui est sorti l’année où débutait la seconde guerre mondiale, un film qui aura bientôt 75 ans d’existence, un film dont les effets spéciaux ne peuvent que faire sourire (pour ne pas dire plus) les plus jeunes d’entre nous, habitués qu’ils sont aux images de synthèses au cinéma et a des jeux vidéo qui ne sont plus depuis longtemps de simples traits qui se renvoient une balle, bref, comment un film comme Le Magicien d’Oz peut-il encore plaire de nos jours ? Eh bien, tout simplement est-ce le fait que, justement, un chef d’œuvre, par définition, c’est intemporel, et que ce qui plaisait au public en 1939, dans le cas présent, plait toujours autant en 2013 – d’ailleurs, un autre exemple pour un autre chef d’œuvre sortie à la même époque : Autant en emporte le vent n’a rien perdu de sa superbe, encore aujourd’hui. Le Magicien d’Oz était un sacré bon film lors de sortie, il l’est toujours en ce début de vingt-et-unième siècle et je pense ne pas me tromper en affirmant que, contrairement à bien d’autres œuvres du genre qui nous sont contemporaines, il le sera toujours dans 50 ou 100 ans. J’exagère, je me laisse emporter par mon enthousiasme pour ne pas dire mon aveuglement ? Pour certains, c’est peut-être le cas mais je pense ne pas me tromper lorsque, en regardant pour la énième fois ce film, je retrouve la même magie que je ressentais lorsque j’étais enfant.


Alors bien sûr, il y aurait énormément de choses à dire sur Le Magicien d’Oz, son scénario, ses effets spéciaux novateurs pour l’époque, les petites bonnes idées comme le début, en sépia, ses acteurs, franchement excellents et qui collent si bien à leurs personnages (Judy Garland, bien sûr, mais aussi Ray Bolger tellement bon en épouvantail et puis, l’excellentissime lion interprété par Bert Lahr), les décors, toujours aussi enchanteurs, et puis, car il s’agit avant tout d’un film musical, les chansons, souvent entrainantes au demeurant, surtout, bien évidemment, le cultissime Over the Rainbow interprété par Judy Garland et qui restera sans nul doute comme l’une des chansons les plus connues de l’histoire du cinéma. Bref, un film parfait de bout en bout, sur lequel il n’y a pas grand-chose à redire, qui certes, ne plaira pas aux habituels cyniques et autres amateurs de films d’actions décervelés, mais qui n’en restera pas moins, et a jamais, comme étant l’un des plus beaux chef d’œuvres du septième art et qui peut se revoir, encore et encore, sans que l’on ressente le moindre sentiment de lassitude. 

mercredi 28 août 2013

FORBRYDELSEN – SAISON II


FORBRYDELSEN – SAISON II

Le corps d'une avocate, présentant plus de vingt coups de couteau sur le torse et dans le cou, est retrouvé attaché à un arbre dans le mémorial de la Résistance danoise. Alors que les inspecteurs chargés du dossier piétinent depuis des jours, le chef de la police décide de se rapprocher de Sarah Lund, ancienne chef adjointe de la police de Copenhague – une décision qui ne sera pas reçue favorablement par tous. D'autant que cette affaire s'avère rapidement plus compliquée qu'il n'y parait. Le mystérieux meurtre de cette femme implique trois personnes de la police, de la sphère politique et de l'armée. La première n'est autre que Sarah Lund, le second est Thomas Buch, récemment nommé Ministre de la Justice, tandis que la troisième se trouve être un soldat en prison, Jens Peter Raben. Sarah Lund est de retour pour dix jours d'enquête à hauts risques...


Il y a de cela environ un an, à quelques jours prêts, début septembre 2012, je vous parlais en des termes plus qu’élogieux d’une série danoise qui m’avait captivé comme rarement série me l’avait fait : Forbrydelsen ou The Killing tel que celle-ci est connu sous nos latitudes. Composé de 20 épisodes, un par jours d’enquête, cette série policière mettait en scène une inspectrice danoise, la cultissime Sarah Lund, une femme que l’on reconnait tout de suite à ses pulls inimitables et son côté un peu névrosée, qui enquêtait sur le viol et le meurtre d’une rare sauvagerie d’une jeune fille, Nanna Birk Larsen. Rythme soutenu, fausses pistes en tous genres, ambiance plutôt lourde, soin apporté aux nombreux protagonistes, liens avec le milieu politique danois et un suspense insoutenable avait fait, à mes yeux, de cette série, l’une de mes préférées de ces dernières années. Une série de fort bonne qualité, que les américains, bien évidemment, c’étaient empressés de copier, et qui nous démontrait, une fois de plus, l’immense qualité des nordiques pour le genre et que l’on connait, en France, depuis un certain Millénium.


Et donc, il y a un an, lors de ma critique de Forbrydelsen, je vous avais fait part du fait qu’il existait une seconde saison a cette série – d’ailleurs, il y en même une troisième mais pas encore sortie sous nos latitudes – et bien évidemment, je m’étais alors dit que, un jour où l’autre, il faudrait bien que je me laisse tenter par celle-ci, tout en, je l’avoue, doutant un peu de celle-ci : c’est que la première saison de Forbrydelsen avait été une telle réussite que je ne pensais pas qu’il fusse possible de faire aussi bien. Les mois passèrent, ARTE ne se décidait pas à diffuser cette fameuse seconde saison et, en rentrant de vacances en Vendée, ma femme eu l’excellente idée de se procurer la série en DVD – oui, je sais, je dois etre le dernier à ne pas télécharger – et dès celle-ci arriver dans notre boite aux lettres, ce fut avec un certain enthousiasme que nous nous replongions dans une nouvelle enquête de Sarah Lund.

Allez, je ne vais pas tourner plus longtemps autour du pot, cette seconde saison de Forbrydelsen est une parfaite réussite, d’ailleurs, j’irais même plus loin : elle est aussi bonne que la première, tout bonnement ! D’ailleurs, pour la petite histoire, s’il n’était pas arrivé mes soucis familiaux survenus en début de mois et l’on aurait vu cette saison en quatre soirs d’affilé – a raison de 2 ou 3 épisodes à chaque fois. La première saison de Forbrydelsen était captivante au possible et nous tenait en haleine sur vingt épisodes au point de n’avoir qu’une seule envie, découvrir la suite dès la fin de chaque épisode ? Et bien c’était pareil pour la seconde, sauf que, possédant celle-ci en DVD, je n’avais pas besoin d’attendre la diffusion sur ARTE. Une saison de même qualité, c’est-à-dire, toujours aussi proche de l’excellence pour ne pas dire du chef d’œuvre ? Je doutais que ce fusse possible, et pourtant… Oui, et pourtant, les scénaristes de Forbrydelsen, en dehors du fait que cette saison soit deux fois moins longue que la première, nous ont pourtant ressorti les mêmes ficelles qui avaient déjà fort bien fonctionner la première fois : ainsi, nous retrouvons une fois de plus notre sympathique et si joyeuse Sarah Lund avec un nouvel coéquipier (ici, l’excellent Mikael Birkkjær) et qui reprend du service suite au meurtre d’une avocate dont le corps fut retrouver dans un mémorial des soldats danois, et une fois de plus, c’est reparti comme dans la première saison avec toujours le même rythme haletant, des suspects a n’en plus finir, des coups de théâtre qui mettent à mal les certitudes des spectateurs, des politiques qui semblent savoir bien des choses mais aussi et surtout, toujours cette ambiance tellement spéciale, qui nous semble un peu exotique a nous autres français, ce côté sombre, parfois glauque ainsi que cette impression désespérée que tout le monde ou presque est pourri. Mêmes éléments donc, même structure narrative, bref, mêmes ficelles, et ça marche du tonnerre une fois de plus car, comme cela avait été le cas lors de la première saison, une fois le premier épisode regarder, il est impossible de lâcher prise et je n’ai eu qu’une seule envie, comme je vous l’avais dit : découvrir la suite le plus rapidement possible ! 


Bien évidemment, je ne dévoilerai pas les tenants et les aboutissements de l’intrigue, après tout, cela serait gâcher le plaisir de tous ceux et celles qui souhaiteraient tenter l’expérience Forbrydelsen ; disons juste que dans cette saison, Sarah Lund et ses pulls naviguera en eaux encore plus troubles que lors de la première saison, qu’elle devra se fricoter avec la grande muette, l’armée danoise, qu’une véritable affaire d’état est derrière tout cela et que l’on entendra parler de terrorisme, d’Afghanistan, de complots en tous genres, que le nouveau coéquipier de Lund aura un rôle important à jouer et qu’un tout nouveau Ministre de la Justice connaitra bien des désillusions. Pour le reste, je vous laisse le plaisir de la découverte d’une saison qui, comme je vous l’ai dit, est certes moins longue que la première, mais n’en reste pas moins aussi bonne. Et maintenant, que pourrais-je dire en guise de conclusion ? Hum, que j’ai vraiment hâte de découvrir la troisième saison de Forbrydelsen pardi !

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 138 – LES MYSTÈRES DE PARIS


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 138 – LES MYSTÈRES DE PARIS
Juillet 2013

Les mystères de Paris
Edito : Aux mystères de Paris
Cadrage : Le puzzle des origines
Interview : « Tout est mystère dans l’histoire de Paris » de Thierry Sarmant
I – Quand Paris sort de l’ombre
- Les morts nous racontent la vie parisienne
- Secrets de monuments
- Les misérables !
II – Quand Paris fait sa loi
- Police parisienne, l’enquête progresse
- Portraits criminels
- Peines capitales
- Libertés surveillées
III – Quand Paris fantasme
- Le bruit court…
- Coup de folie à Saint-Médard
- Cabinets de curiosités
- Les sociétés du mystère
IV – Quand Paris perd la tête
- Esprits des lieux
- Sciences sans consciences
- Un Paris insensé

Mon avis : Les mystères de Paris ! Bon, je dois avouer que lorsque j’ai découvert quel allait être le sujet de ce numéro de juillet des Cahiers de Science & Vie, je n’ai pas franchement sauté au plafond, bien au contraire : il faut dire que, déjà, à la base, je n’éprouve guère une grande passion pour la ville de Paris – est-ce le fait d’être depuis ma naissance un banlieusard qui la connait plutôt bien, peut être – et que, y travaillant depuis quatre ans et demi, devoir me taper un numéro des Cahiers alors que mes vacances débutaient, cela ne m’enchantait pas trop – oui, je sais, certains ne peuvent pas se passer de la capitale, moi, je me sens infiniment mieux lorsque je n’y met pas les pieds. Mais bon, même si le sujet ne m’enthousiasmait guère, je m’étais dit qu’il pourrait peut-être y avoir quelque chose d’intéressant à en tirer : après tout, c’était des mystères de Paris que celui-ci traitait. Enfin, comme j’avais l’impression d’avoir déjà lu tant de choses à ce sujet, je me demandais si ce numéro allait m’apprendre quelque chose de nouveau ? Eh ben en fait, oui. Assez rapidement, et alors que je ne m’y attendais pas vraiment, j’ai plutôt apprécié la lecture de ce numéro des Cahiers de Science & Vie. Partant des origines de la ville de Paris, encore obscurs au jour d’aujourd’hui même si l’on a fait des progrès depuis quelques années, c’est un fort intéressant voyage dans le temps que nous propose ce numéro, et qui, dès premiers sites gaulois a la ville telle qu’on la connait de nos jours, nous dévoile plus particulièrement la face obscure de la capitale française : en effet, entre légendes urbaines, lieux mystérieux, détour du côté de la pègre et de la police, messes noires, alchimistes, charlatans en tous genres, mysticisme, tables tournantes, musées pour le moins particuliers de par leurs contenus et recherche scientifique en tout genre, c’est un tout autre visage de Paris que nous dévoile ce numéro des Cahiers. Alors bien sûr, dans cet ensemble hétéroclite qui nous est proposé, tout n’est pas franchement nouveau en soi et il est évidant que ce n’est pas ici que l’on trouvera un magasine tout à fait original, mais bon, pour le style d’écriture, la qualité de l’ensemble mais aussi pour quelques « mystères parisiens » moins connus, je dois reconnaitre qu’au final, j’ai été plutôt agréablement surpris et qu’alors que je n’attendais pas grand-chose de ce numéro des Cahiers, et bien, celui-ci m’aura fait passer un fort bon moment de lecture.


Points Positifs :
- On pourrait penser tout connaitre sur la ville lumière et ses mystères ? Que nenni ! En effet, comme on le constate dans ce numéro, nombreux sont encore les énigmes qui parsèment la capitale française ; mystères de ses origines, de ses bas-fonds, de ses monuments, de ses affaires criminelles, il y a de quoi faire…
- Le sérieux habituel d’une revue qui est, de mon point de vu, le maitre étalon du genre dans la presse française : articles captivants, maquette agréable, contenu fort instructif. Bref, rien a dire, c’est parfait !

Points Négatifs :
- Il manque la partie historique plus moderne – grosso modo, les deux, trois derniers siècles – mais peut-être est-ce le sujet d’un futur numéro ?
- Bon, si vous détestez Paris, si vous êtes un indécrottable provincial qui ne supporte pas la ville lumière et ses habitants arrogants qui se prennent pour le centre du monde, bien évidement, ce numéro des Cahiers n’est pas fait pour vous.

Ma note : 7/10

lundi 26 août 2013

THE FULL MONTY


THE FULL MONTY

Dans le nord de l'Angleterre, la ville de Sheffield a subi de plein fouet la crise de la métallurgie des années 1980. Gaz est l'une des victimes de la morosité économique. Son horizon se limite aux usines désaffectées et aux friches industrielles. Séparé de sa femme, chômeur, Gaz se débrouille comme il peut pour conserver l'affection de son fils. Dans ce quotidien plutôt terne, la venue des Chippendales, un groupe de stripteaseurs, crée l'événement. Le succès phénoménal de ces messieurs inspire à Gaz une idée des plus saugrenues : monter son propre spectacle de déshabillage progressif. Aidé de son corpulent ami Dave, Gaz organise une audition pour recruter les membres de la fine équipe et organiser les premières répétitions dans un hangar...


Ce dimanche, dans ma critique de A single man, je vous disais qu’il m’arrivait souvent que, alors que je n’attendais pas grand-chose d’un film (ou d’une œuvre dans un sens plus général), je finissais au final par etre agréablement surpris, ce qui fut le cas, bien entendu, pour le long métrage de Tom Ford, mais aussi pour bien d’autres également. Ce constat, qui n’est pas une nouveauté pour moi, n’est certes pas une constante, mais a plutôt tendance à fonctionner assez souvent. Cependant, le contraire est souvent vrai également : en effet, combien de films (ou de bouquins, de bande dessinées, de disques etc.) ais-je porter aux nues pendant des mois voire des années avant de les voir et de finir par etre déçus ? De mémoire, un bien trop grand nombre. Certes, pas toujours, mais bon, vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, si parmi tous ces films sur lesquels j’ai pu me faire bien des idées pendant des années, nul ne doute que The Full Monty apparaissait en fort bonne position : après tout, celui-ci étant sorti en 1997 et comme nous sommes en 2013, vous vous doutez bien qu’en seize années d’attente (bigre, comme le temps passe vite), j’ai pu m’en faire des… films sur ce film !


Arriver à ce point de ma critique, il apparait évidant que les choses semblent mal engagées pour The Full Monty : ais-je donc été déçu au point de considéré, après coup, ce long métrage comme une bouse son nom ? Ne nous emballons pas, ce n’est pas ce que j’ai dit, loin de là. Bon, je ne reviendrais pas sur le synopsis du film puisque, entre le résumé proposé en préambule de cette critique et le fait, surtout, que depuis 1997, nombreux furent ceux et celles qui ont pu avoir le plaisir de le voir, il serait superflu que je m’attarde sur un scénario archi-connu qui voit une bande de pauvres gars au chômage dans une ville du nord de l’Angleterre sinistrée par la récession se mettre en tête de faire un spectacle de Chippendales afin de glaner quelques sous – les dits gars étant, comme vous et moi, de simples gens du commun, bref, avec du bide, maigres, chauves, vieux etc. Bref, tout sauf des canons de beauté, bien au contraire, et encore moins des danseurs et des athlètes… Non, comme je vous l’ai dit, le synopsis, tout le monde le connait et d’ailleurs, sans etre franchement génial en soit, il a tout pour nous offrir une fort agréable comédie… ce qui d’ailleurs est le cas, je ne le nie en aucune façon : effectivement, sur ce point, je n’ai pas été déçu et s’il m’a fallu patienter pendant seize longues, très longues années pour rire en regardant The Full Monty, et ben, on pourra dire que le jeu en valait la chandelle. Alors oui, ça ne vole pas bien haut, oui, les situations sont convenues pour ne pas dire très convenues même par moments, mais drôle, The Full Monty l’est indéniablement. Mais alors, où est le problème ?


Bah justement, c’est qu’en seize ans, ce film, je m’en étais presque fait une montagne, je me l’étais imaginer comme étant ce qu’il n’a jamais été, ni d’ailleurs n’a jamais prétendue etre, c’est-à-dire, un grand film. Non, The Full Monty est une comédie sans nul doute sympathique et qui, de par ses protagonistes et son synopsis, nous fait bien rire. De même, ce film possède une bande originale du tonnerre (entre Donna Summer et son Hot Stuff et Hot Chocolate avec son superbe You Sexy Thing, pour ne citer que mes préférés) et sur laquelle il n’y a rien à redire, mais bon, est-ce le fait qu’a la base, The Full Monty n’était qu’une comédie réussie mais sans plus ou bien le fait qu’a force, je l’ai imaginer plus beau qu’il ne l’était, force est de constater qu’au final, si je devais donner une note sur 20, je me contenterais probablement de la moyenne ; bon, aller, un 11 ou un 12… Un exemple où j’ai été déçu ? La cultissime scène de l’ANPE locale : vue et archive un nombre incalculables de fois, celle-ci ne dure même pas une minute dans le film et aurait presque pu passer inaperçue… Enfin bon, j’aurais au moins passé une bonne petite soirée, j’aurais bien rigolé, et franchement, c’était déjà pas mal, mais bon, de la a prétendre que c’est culte, non, je ne trouve pas.

dimanche 25 août 2013

A SINGLE MAN


A SINGLE MAN

Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu'une série d'évènements vont l'amener à décider qu'il y a peut-être une vie après Jim.


Ce n’est pas la première fois que, sur ce blog, je vous dis que bien souvent, alors que je n’attends pas spécialement grand-chose d’une œuvre (tout genre confondus mais ici, c’est surtout du cinéma que je parle), je finis par etre plus qu’agréablement surpris par celle-ci. Alors certes, cela n’arrive pas toujours, ne tombons pas dans l’excès inverse, mais bon, je dois avouer qu’il est plutôt agréable, lorsqu’une telle chose m’arrive, de découvrir les qualités d’une œuvre dont bien souvent, on ne connaissait même pas l’existence. Et bien évidement, le dernier exemple en date de cette constatation est ce film, A single man, diffusé mercredi dernier sur ARTE (forcément, cela n’allait pas etre TF1, M6 ou une vulgaire chaine de la TNT qui allait nous proposer ce genre de films) et que j’ai regardé grâce à mon épouse, celle-ci le connaissant, alors qu’à la base, je ne comptais même pas regarder le petit écran – comme quoi, tout n’est pas à jeter non plus, faut juste regarder les bonnes chaines.

Colin Firth, qui pour moi sera toujours marquer par sa participation dans Le Journal de Bridget Jones (oui, je sais, il n’a pas fait que ça, bien au contraire, mais bon, que voulez-vous, il existe des films, comme ça, qui marquent plus que d’autres… et puis, rien que de le revoir avec ce pull en laine ridicule, je ne peux pas m’empêcher de sourire), n’en reste pas moins un acteur que j’apprécie particulièrement, et même s’il est loin d’etre un beau gosse dans le sens premier du terme, force est de constater que j’aime bien son allure générale, ce flegme typiquement britannique et cette impression détachée qui émane de lui – cela et son talent artistique, bien entendu. Et dans ce A single man, force est de constater que le sieur Colin Firth nous démontre une fois de plus toute l’étendue de son talent : jouant le rôle d’un homosexuel, dans l’Amérique du début des années 60, désespéré suite au décès de l’amour de sa vie et qui veut en finir avec la vie, celui-ci est tout bonnement excellent et nous livre une fort belle performance, très touchante même par moments. Mais A single man, bien entendu, ce n’est pas uniquement le jeu d’acteur de Colin Firth : que ce soit les autres acteurs, et plus particulièrement Julianne Moore, toujours aussi bonne dans des rôles de femmes au bord du gouffre, ainsi que l’histoire en elle-même – au passage, tiré du roman éponyme du Britannique Christopher Isherwood – certes mélancolique en diable mais tellement accrocheuse, sans oublier, une esthétique tout bonnement parfaite – certaines scènes sont tout bonnement somptueuses, que ce soit par les angles de caméras où les décors – tout est quasiment parfait dans ce long métrage. Alors bien sûr, le rythme voir l’intrigue en elle-même, ainsi que le déroulé de celle-ci, plutôt lente, pourra déplaire à bon nombre de personnes, mais bon, comme chacun sait, les gouts et les couleurs…


Fort bonne surprise dans cet océan de grisaille que furent pour moi ces deux dernières semaines – et pourtant, l’intrigue de ce film n’est pas des plus joyeuses, bien au contraire – A single man, comme je vous l’avait dit, long métrage dont je n’avais jamais entendu parler, est une œuvre qui mérite franchement d’etre vue : fort belle histoire sur l’amour, l’amitié et le sens de la vie, ou de l’envie de survivre suite à un décès, Tom Ford nous livre là un film touchant, a l’esthétisme enchanteur et plutôt éloigné des canons hooliwwodien habituels ; mais attention, A single man n’est pas simple d’accès et je pense que, pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur, il faut déjà, à la base, apprécier ce genre d’œuvres mélancoliques. Mais bon, avec une fort belle histoire d’amour, un Colin Firth égal à lui-même, c’est-à-dire, fort bon, et un esthétisme qui touche parfois au sublime, à mes yeux, ce savant mélange d’ingrédients aura fait que j’aurais passé un fort bon moment ; ah, si cela pouvait arriver plus souvent… 

FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON IV


FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON IV

D'un côté les Bouley : un couple qui refuse le modèle autoritaire de leurs parents, ils ont construit ensemble une famille recomposée. De l'autre côté, les Lepic, persuadés que les problèmes de la jeunesse actuelle sont essentiellement dus à la démission des parents, prônent un retour au mode d'éducation stricte qu'ils ont reçue et l'appliquent à leurs quatre enfants. Fais pas ci, Fais pas ça, une comédie inspirée de faits réels qui suit les aventures de deux familles incarnant deux méthodes d'éducation opposées... Les Lepic ne sont pas d'accord sur la stratégie à adopter face aux phobies de Charlotte qui est terrorisée par le nouveau voisin, M. Lenoir, depuis qu'elle l'a vu creuser un trou dans son jardin. Chez les Bouley, Denis a du mal à gérer sa nouvelle notoriété en tant que coach.


Jeudi dernier, je vous avais parlé pour la toute première fois sur ce blog de l’une de mes séries préférées, au demeurant, française (je tiens à le souligner car en temps normal, je n’éprouve guère une grande passion pour celles-ci, du moins, les actuelles car si l’on remonte un peu dans le temps, il en est tout autrement, mais bon, ceci est une autre histoire dont je vous parlerais peut-être un jour ?), une petite comédie sans prétentions dont la sixième saison devrait bientôt débarquée sur nos écrans, je veux bien évidement parler de Fais pas ci, Fais pas ça. En effet, cet été, France 2 avait eu la bonne idée de rediffuser pour la énième fois cette série dont je ne me lasse jamais, même si, je dois le reconnaitre, je pense qu’à force, je connais les deuxième, troisième et quatrième saisons par cœur – la première, je ne l’ai jamais vu et la cinquième, une seule fois, et encore, pas en entier. Et donc, jeudi dernier, je vous proposais alors, vu que je ne l’avais jamais fait jusque-là, la critique de la troisième saison de Fais pas ci, Fais pas ça, tout en promettant que celle de la saison suivante viendrait très bientôt – les deux derniers épisodes devant être diffusés ce vendredi. Or, tel ne fut pas ma stupéfaction, pour ne pas dire ma colère, en m’apercevant avec effroi que France 2, plutôt que de diffuser la fin de la quatrième saison, avait préféré nous proposer à la place… bâillements… Patrick Sébastien et son divertissement Les années bonheur en vacances – pour mon coup de gueule, voir ici : Après D8, au tour de France 2.


Dépité par ce choix de la chaine du service public – payé, au demeurant, par notre redevance audiovisuelle – je me morfondais devant un mois d’aout où décidément, tout allait de travers ou presque, tout en relativisant la chose : après tout, ce n’étais pas un drame non plus, surtout que, comme je vous l’ai dit, cette quatrième saison, si je ne l’avais pas déjà vu deux ou trois fois… Enfin bon, quoi qu’il en soit, et même si les deux derniers épisodes m’étaient passés sous le nez, les ayant déjà vu, je me suis dit que j’écrirais tout de même cette critique : après tout, non seulement, je la connais presque par cœur cette quatrième saison mais en plus, ces dernières semaines, je l’ai bel et bien vu et put me la remettre en mémoire, alors… et puis bon, j’allais attendre quoi ? De la revoir dans un ou deux dans son intégralité ? Non, autant le faire tout de suite et en etre débarrasser.


Alors bien sûr, comme je vous l’avais déjà dit lors de la critique de la troisième saison, j’aurais presque put vous proposer un seul et unique billet surtout que, dans les grandes lignes, il est inutile, il me semble, de revenir sur tout le bien que je pense de cette série, de ses acteurs etc. Cependant, et même si je regrette que dans cette quatrième saison, on n’ait pas l’occasion de voir notre très cher Bruno Salomone pousser la chansonnette (voir même Valérie Bonneton hilarante lors du final de la saison III), force est de constater que, une nouvelle fois, tout ce qui fait l’intérêt de cette série est toujours au rendez-vous : un humour jamais vulgaire mais toujours imparable, des situations du quotidien fort bien détournées et qui en deviennent cocasses et même, ce qui n’était pas simple au bout de quatre saisons, un renouvèlement de l’intrigue par le simple fait que, dans les deux couples, les deux « femmes au foyer », Fabienne Lepic et… Denis Bouley, prennent l’ascendant d’un point de vu professionnel, la première en devenant élue (ce qui donne certains des meilleurs gags de ces épisodes) et le second en devenant un coach reconnu, surtout que son épouse, Valérie Bouley, se retrouve désormais au chômage. Ajoutons à cela un Renaud Lepic toujours égal à lui-même, c’est-à-dire parfait (ah, le coup de « de la part du cobra »), une Fabienne au langage toujours aussi cru (« mais Renaud, elle a vu ta verge, ce n’est pas grave » etc.), de nouveaux voisins, interprétés par Anthony Kavanagh et Frédérique Bel, et l’on se retrouve au final, une fois de plus, avec un parfait cocktail d’humour comme on n’en voit que bien trop rarement sur le petit écran. Dommage juste que France 2 m’ait privé du plaisir de revoir les deux derniers épisodes de la saison… pff, les salauds !

jeudi 22 août 2013

FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON III


FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON III

D'un côté les Bouley : un couple qui refuse le modèle autoritaire de leurs parents, ils ont construit ensemble une famille recomposée. De l'autre côté, les Lepic, persuadés que les problèmes de la jeunesse actuelle sont essentiellement dus à la démission des parents, prônent un retour au mode d'éducation stricte qu'ils ont reçue et l'appliquent à leurs quatre enfants. Fais pas ci, Fais pas ça, une comédie inspirée de faits réels qui suit les aventures de deux familles incarnant deux méthodes d'éducation opposées...Comme chaque année, chez les Lepic, les parents de Renaud arrivent pour fêter Noël. Mais Bon Papa aurait caché des choses à Bonne Maman... Chez les Bouley, Valérie débute son congé maternité. Son gynécologue lui demande de rester zen, mais rien ne va l'y aider : Denis se fait renvoyer de la maison de retraite, et Tiphaine est en pleine histoire d'amour...


Dans un monde idéal, mais comme chacun sait, les mondes idéaux, cela n’existe pas, bref, imaginons tout de même qu’une telle utopie existe, eh ben, je vous aurai parlé sur ce blog depuis longtemps de cette excellente série… française (et oui) qu’est Fais pas ci, Fais pas ça, car bon, comment dire, si je n’ai pas mémoire d’avoir regardé celle-ci lors des débuts du Journal de Feanor, en 2008, depuis, je suis devenu un inconditionnel de cette petite série sans prétention, au point d’avoir vu les saisons 2, 3, 4 et 5 un nombre plutôt conséquent de fois (enfin, sauf la dernière, diffusée qu’une seule fois sur le petit écran) et ce, sans jamais m’en lasser – pour la petite histoire, je n’ai jamais eu l’occasion de regarder la première saison, au demeurant, différente dans sa conception de la suite et qui lorgnais du côté de la télé-réalité, mais bon, avec un petit peu de chance, ce n’est que partie remise. Bref, dans un monde idéal donc, je vous en aurais parlé, chacune des saisons ayant eu droit à sa propre critique, or, comme vous l’avez compris, ce ne fut pas le cas. Les raisons sont finalement à la fois simples et peu compréhensibles : tout d’abord, pendant de longues années, les séries étaient un peu les parents pauvres de ce blog, et ce n’est que depuis l’année dernière que celles-ci ont droit à leurs critiques – ah, si je pouvais revenir en arrière et changer les choses… Et même ainsi, alors qu’en 2012, j’aurais pu aborder le cas Fais pas ci, Fais pas ça (la série étant rediffusée grosso modo tous les ans), je n’en fis rien ; pourquoi ? Excellente question si ce n’est le manque de temps, l’oubli ou je ne sais quel prétexte absurde. Enfin bon, cette injustice flagrante (car c’en est une) se devait d’etre réparée et finalement, après tant d’années, ce qui est probablement la série la plus drôle du moment, du moins à mes yeux, est enfin mise à l’honneur sur mon blog !

Rediffusée cet été, sur France 2, en attendant la sixième saison qui arrivera sur nos petits écrans bientôt, cette année, j’ai un petit peu pris le train en marche, loupant au passage les deux premières saisons de la série – enfin, pour la première, c’est devenu une habitude – et c’est donc par la fort bonne troisième saison que j’ai retrouvé, il y a de cela quelques semaines, mes deux familles préférées que sont les Lepic et les Bouley : d’un côté, les petits bourgeois cathos un peu coincés mais tellement drôles, de l’autre, les bobos gauchistes et écolos (enfin, vous en connaissez des bobos de droite ?) tout aussi amusants. Deux familles que tout oppose mais finalement plutôt liées, deux familles fort bien représentatives d’une certaine France d’aujourd’hui, deux familles à qui il arrive tout un tas d’événements du quotidien et qui les mettent dans des situations abracadabrantesques  dont on ne se lasse pas. Bien évidemment, je pourrais en dire beaucoup sur ces deux familles respectives, sur les travers de chacune d’entre elles et de leurs membres, que ces personnages à la fois tellement banals mais tellement attachants et dont on ne se lasse pas. Car il faut dire que l’une des grandes forces de cette série, l’un des points qui fait que celle-ci captive autant son petit noyau de fidèles, ce sont justement les acteurs principaux : Bruno Salomone, Guillaume de Tonquédec, Valérie Bonneton et, a une moindre mesure (mais ce n’est que mon avis), Isabelle Gélinas, s’en donnent toujours autant à cœur joie dans leurs pitreries et force est de constater que même si parfois ils en font des tonnes dans le grand guignolesque et les situations ubuesques, la mayonnaise prend toujours aussi bien, surtout que, sous le couvert de l’humour, bien souvent, des sujets autrement plus sérieux sont abordés : un exemple justement lors de cette troisième saison étant le quatrième épisode de celle-ci intitulé Le miracle de la vie et qui traite de la mort de façon fort judicieuse, et ce, même si l’humour est toujours présent.


Bien évidemment, vous parler de cette série saisons par saisons n’est pas chose aisée, surtout que, par la force des multiples rediffusions, j’en possède une vision plus globale – et, accessoirement, vu le retard pris avec mes critiques, alors que je vous parle de la saison III, j’en suis déjà à la fin de la quatrième. Et comme par-dessus le marché, c’était la toute première fois que je mettais à l’honneur cette série sur ce blog, cette critique n’aura probablement pas été aussi parfaite que je l’aurai escompté, vu que je me serais attardé un peu trop sur le synopsis général de celle-ci au lieu de me concentrer uniquement sur la troisième saison. Mais bon, et en essayant de faire mieux la prochaine fois – et en théorie, sauf gros retard, ça ne devrait plus trop tarder – je tennais néanmoins, en guise de conclusion, de rappeler que cette troisième saison de Fais pas ci, Fais pas ça est franchement excellente, que la qualité déjà entraperçue dans la deuxième saison est toujours là, les acteurs étant même un peu, selon moi, un poil au-dessus. Centré sur deux périodes – la fin de la grossesse de Valérie Bouley et la période de Noël, puis, quatre mois plus tard, le lancement de la carrière de coach de Denis Bouley – cette troisième saison est un véritable concentré de situations cocasses et souvent cultes (le spectacle de Noël, le pseudo buzz sur le net de Denis, le frère de Renaud Lepic, l’épisode du cercueil gardé à la maison, la chanson sur la malbouffe de Fabienne Lepic pour ne citer que ceux qui m’ont le plus marqués) dont je ne me lasse pas le moins du monde et que j’ai pris énormément de plaisir à revoir en ce mois de juillet. Bref, la preuve que les français aussi savent faire de bonnes comédies, et comme je vous l’ai dit en préambule, sans grands moyens et sans prétentions, ce qui est notable en soit… 

dimanche 18 août 2013

AUTREFOIS LES EXTRATERRESTRES – MYTHES ET RÉALITÉS


AUTREFOIS LES EXTRATERRESTRES – MYTHES ET RÉALITÉS

Le 24 juin 1947 les OVNI – on les appelait encore soucoupes volantes – font leur apparition officielle au-dessus des Etats-Unis ; depuis lors, ils n’ont cessé de nous captiver par leurs prodigieux spectacles, tantôt chimériques, tantôt provocants. Pourtant, quel que soit le nom qu’on lui donne, le phénomène OVNI remonte vraisemblablement à des millénaires, peut-être même à l’aube de l’humanité. Comment s’est-il manifesté ? Quelles traces a-t-il laissées ? L’auteur analyse sans complaisance les indices du passage de ces êtres venus d’ailleurs et n’hésite pas à traquer les faux mystères qui empoisonnent la littérature spécialisée. Des récits traditionnels de l’Inde aux figures rupestres de l’Europe du Sud, des « avions » boliviens aux Dogus, ces étranges statuettes japonaises, les indices sont nombreux qui témoignent que quelque chose s’est produit autrefois, quelque chose qui a marqué d’une empreinte indélébile notre inconscient collectif. Richard D. Nolane se passionne depuis toujours pour les énigmes de notre monde. Auteur de nombreux romans et essais, il collabore à la collection La Mémoire de l’Humanité (Larousse) et prépare un livre sur les monstres marins.


Depuis que j’ai appris à lire, et croyez-moi, ça remonte à Mathusalem, des romans, des bandes dessinées, des essais, des magazines et même des Livres dont vous êtes le Héros, j’en ai lu des tonnes – tellement même que cela fait bien longtemps que j’ai perdu le compte. Il faut dire que, depuis tout petit, et je tiens cela de mes parents qui bien qu’issus des classes populaires et étant immigrés me donnèrent depuis toujours le gout de la lecture, les livres et moi, c’est une grande histoire d’amour. Et donc, parmi cette quantité fort importante d’ouvrage divers que j’ai pu lire, et pour m’en tenir uniquement aux livres à proprement parler (laissons les BD et autres magazines de coté), je pense ne pas me tromper en affirmant que l’un des livres, si ce n’est le livre que j’ai le plus lu au court de ma vie est cet Autrefois les Extraterrestres – Mythes et réalités. Car cet essai consacré au phénomène OVNI et sorti en 1993, œuvre d’un Richard D Nolane (dont je vous ai déjà parlé sur ce blog grâce aux BD Millénaire et Démon) fut pendant bien des années, un livre que je lisais, au minimum, une fois tous les six mois. Il faut dire que lorsque celui-ci sortit, j’avais alors tout juste dix-huit ans et qu’à l’époque, j’étais pas mal attiré par tout ce qui avait trait au paranormal ; mais cet ouvrage, contrairement à bien d’autres, possédait un petit quelque chose en plus qui, à mes yeux, le fit devenir immédiatement culte !


Mais au fait, pour qu’avait donc de plus cet Autrefois les Extraterrestres – Mythes et réalités, pourquoi cet ouvrage et pas un autre, pour quelle raison celui-ci se démarquait tellement à mes yeux, en tous cas, plus que d’autres œuvres du même genre, genre, au demeurant, où l’on a souvent l’impression de lire et de relire sans arrêt les mêmes choses ? Eh ben, pour quelques raisons, souvent simples par ailleurs, que je vais vous expliquer : tout d’abord, si je m’intéressais déjà aux phénomènes paranormaux au sortir de mon adolescence, Autrefois les Extraterrestres – Mythes et réalités fut le premier livre du genre que j’ai lu de bout en bout – et comme chacun sait, une première fois, cela marque toujours l’esprit, surtout quand les souvenirs sont bons. Mais davantage qu’une première entrée dans le genre, si cet ouvrage du sieur Nolane m’avait autant marquer à l’époque, c’est par le sujet qu’il traitait : les apparitions d’OVNI au fil des âges, les anciens astronautes, les étranges reliques du passé peu explicables en l’égard des techniques d’alors, mais aussi le fait que les premières vagues médiatiques au sujet des objets volants non identifiés ne dataient pas de la fin de la seconde guerre mondiale (comme on ne le cesse de nous le dire) mais des dernières années du XIXème siècle avec les fameuses vagues d’Airships (dont je vous ai déjà parler sur ce blog, voir ici : Vagues d'Airships de 1897 et 1909). Bref, toute une part du phénomène OVNI qui m’était alors totalement inconnue et que je découvris, comme vous pouvez le deviner, avec un immense enthousiasme.


Mais si par ce fait, Autrefois les Extraterrestres – Mythes et réalités ne pouvait que plaire à un jeune adulte encore rempli de rêves et d’espoirs quant aux phénomènes inexpliqués (au demeurant, imaginez telle ne fut pas ma joie lorsque j’ai découvert X-Files quelques années plus tard), l’autre grande force de ce livre tient au style pour le moins particulier de son auteur, Richard D. Nolane : simple d’accès, parfois humoristique, celui-ci prend de plus un malin plaisir à décrier les théories (pour ne pas dire les élucubrations) les plus fumeuses d’auteurs bien moins scrupuleux (avec en tête de liste, Erich von Däniken, of course !), auteurs dont les ouvrages sont parsemées de grosses inepties et de quelques bonnes idées mais qui ont fait énormément de mal au genre, lui faisant perdre toute crédibilité d’entrée de jeu. Et donc, ce parti pris plutôt bien trouvé de Richard D. Nolane de traquer sans relâche les faux mystères de notre passé est un plus indéniable qui apporte, du moins si l’on croit à la chose, un semblant de sérieux au livre ; et ce, comme je vous l’ai dit, toujours avec humour… quoi que lorsque Nolane s’en prend à la revue Science & Vie, c’est en des termes bien plus virulents mais, quelque part, plutôt compréhensibles : après tout, je me souviens bien de la teneur éditoriale de ce magazine vis-à-vis de la vie extraterrestres à l’époque, celle-ci étant jugé impossible ou presque… oui, le temps a bien changé depuis.

Mais au fait, maintenant que j’ai dit tout le bien que je pensais au sujet de ce livre lorsque je l’ai découvert, qu’en est-il maintenant que j’ai vingt ans de plus et que, pour ce qui est du paranormal, je suis un peu moins ouvert (voir crédule par moments) que lorsque j’étais jeune, que je n’avais pas de bide et beaucoup plus de cheveux ? Eh bien, si mon regard est désormais bien plus critique qu’alors, force est de constater que sans etre parfait, Autrefois les Extraterrestres – Mythes et réalités est toujours aussi intéressant deux décennies plus tard. Bien évidemment, depuis, j’ai eu l’occasion de davantage me familiariser avec le phénomène, de découvrir bien des théories farfelues et, désormais, sans nier qu’il y ait put, éventuellement, quelques contacts (observation ?) avec des entités venues d’un autre monde dans notre passé, de plus penser à d’anciennes civilisations disparues qui aurait laissée quelques artefacts qu’a des liens avec des Aliens ; et encore, pour ce qui est de ces fameuses civilisations perdues, ne pensez pas à une quelconque Atlantide de science-fiction qui aurait maitriser l’arme atomique comme certains auteurs nous la présentent. Quoi qu’il en soit, si, comme il fallait s’y attendre, relire Autrefois les Extraterrestres – Mythes et réalités ne m’apporta pas le même plaisir qu’il y a vingt ans, je dois avouer que cela ne m’a en aucune façon déplut, bien au contraire : d’ailleurs, nostalgie quand tu nous tiens, cette relecture fut plutôt agréable et, du coup, je me laisserai bien retenter, a l’occasion, par d’autres ouvrages de Richard D. Nolane et datant eux aussi du début des années 90, celui sur les monstres marins et celui sur le Yéti et les créatures terrestres, deux petits bijoux cryptozoologique qui méritent vraiment le détour. Mais bon, on verra cela un jour… 

vendredi 16 août 2013

CALCULATING GOD


CALCULATING GOD

Un vaisseau extraterrestre se pose sur le toit du Royal Ontario Museum de Toronto. Une créature à six jambes et deux bras demande alors le plus calmement du monde de rencontrer un paléontologue. Mis en présence de Tom Jéricho, spécialiste réputé des invertébrés, l’être explique que les civilisations de la galaxie, dont les résidents de sa planète natale, furent victimes de bouleversement écologiques similaires à ceux subis par la terre. Ce qui démontre à l’évidence l’existence de dieu… Reste à savoir quels sont ses réels desseins. Pour Jéricho, évolutionniste invétéré, le choc est rude : non seulement il découvre que les hommes ne sont pas seuls dans l’univers, mais le voilà confronté à un dilemme métaphysique aux conséquences extraordinaires.

Malgré les années, nombreuses au demeurant, qui se sont écoulées depuis ma première lecture de ce roman, je me souviens encore parfaitement comment j’avais été emballé par le résumé du quatrième de couverture la première fois où je suis tombé sur ce Calculating God. De mémoire, cela c’était passé dans un magasin, Gare de Lyon, les quelques mois où je vivais à Melun, en 2006. Immédiatement acheter, lu plutôt rapidement, à l’époque, j’avais plutôt apprécié cette œuvre du canadien Robert J. Sawyer. Bien évidemment, ce que j’ai pu préciser lors de ma critique précédente, consacrée aux Hommes dénaturés de Nancy Kress est valable pour ce Calculating God : il y a quelques années, je n’avais pas encore le même bagage pour ce qui étais de la littérature fantastique, ce qui fait que, le temps ayant passé, j’en étais venu à relativiser ma bonne impression d’alors ; après tout, Calculating God était-il aussi bon que je le pensais en 2006 ou bien, ayant peu lu de Science-Fiction à l’époque (j’étais plus un familier de Fantasy, d’Horreur et de romans dits « normaux » ainsi que d’essais), ne l’avais-je pas un peu trop surestimé ? Question pour le moins pertinente et auquel, bien évidemment, je peux vous répondre aujourd’hui, quelques semaines après sa relecture.

Bon, ne perdons plus guère de temps, oui, si on le compare avec d’autres genres du même genre, force est de constater que Calculating God est inférieur aux chefs d’œuvres de la SF ; ce fait, incontestable, n’est pas forcément désobligeant pour le roman de Robert J. Sawyer puisque, après tout, tous les romans ne sont pas non plus inoubliables. Et puis, malgré cela, et même si tout est loin d’etre parfait, bien au contraire, cette relecture m’aura au moins permis de constater que je ne m’étais pas forcément tromper quant à l’intérêt de cette œuvre, car oui, celle-ci en possède, et pas qu’un peu. Ainsi, pour ce qui est des points positifs de ce roman, comment ne pas mettre en avant cette curieuse rencontre entre l’humanité et des Aliens, ceux-ci étant venus ouvertement sur notre planète non pas dans un quelconque but belliciste mais pour l’étudier : ici, ce ne sont pas les dirigeants de la planète ou les militaires qui sont contactés mais des scientifiques voir même des gens du commun – accessoirement, au grand dam des premiers cités. Ce postulat de base, plutôt bien trouvé, est l’une des premières bonnes trouvailles de Robert J. Sawyer. La seconde est davantage liée quant à la structure du roman en lui-même, celui-ci étant surtout composé d’un dialogue entre les deux protagonistes principaux : le chercheur, condamné par un cancer, Tom Jéricho, et l’Alien, Hollus, celui-ci, pour la petite histoire, essayant au fil des pages de convaincre son interlocuteur de la logique de l’existence d’un grand créateur de l’Univers, Dieu. Et la vient la troisième excellente idée de Calculating God : des extraterrestres qui croient en Dieu et qui d’ailleurs, s’étonnent que l’existence de celui-ci ne soit pas admise au sein de la communauté scientifique de notre planète, ce qui entraine, vous le devinez, des dialogues exquis et souvent captivants, et ce, même si parfois, Robert J. Sawyer, qui s’est visiblement renseigné sur la totalité des sujets traités dans l’ouvrage, part dans des explications peu évidentes à suivre pour les néophytes.


Cependant, comme je le signalais, tout n’est pas parfait dans Calculating God, bien au contraire, et justement, ses défauts, plutôt nombreux, empêchent du coup ce roman d’atteindre le niveau de qualité qu’il aurait pu avoir : oui, les dialogues et le synopsis de départ son plutôt pas mal, mais pour ce qui est du scénario en lui-même, on ne peut pas vraiment dire que celui-ci vole bien haut puisqu’il est quasiment inexistant ; ensuite, l’auteur s’attarde parfois un peu trop dans les lamentations de Tom Jéricho et même si celui-ci se sait condamné par un cancer, a-t-on besoin de se le voir rappeler sans arrêt toutes les deux ou trois pages ? Et puis, la dernière partie du roman est loin d’etre réussie puisque, entre l’attentat des deux fous de Dieu et la fin, franchement bizarre, peu compréhensible et trop vite expédiée, force est de constater qu’on se retrouve avec la désagréable impression que Robert J. Sawyer aurait pu nous offrir un fort excellent roman mais qu’il s’est un peu trop loupé pour que ce soit le cas. Dommage, Calculating God n’était pourtant pas dépourvue de bonnes idées et puis, les dialogues entre le paléontologue et l’Alien sont plutôt bien réussis, mais tout cela est malheureusement trop insuffisant pour faire de ce roman une œuvre totalement réussie. Enfin bon, tout n’est pas à jeter non plus et si le cœur vous en dit, se laisser tenter par ce roman ne vous déplaira peut-être pas si vous n’en attendez pas monts et merveilles. 
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