vendredi 29 novembre 2013

THE HOUR – SAISON II


THE HOUR – SAISON II

Londres, 1957 : après un véritable tour du monde, le journaliste Freddie Lyons est de retour en Grande- Bretagne, à la demande de Randall Brown, le nouveau patron des infos de la BBC. Brown secoue de fond en comble l'organisation interne de l'émission d'investigation « The Hour » : il prend des décisions sans en référer à la productrice Bel Rowley, menace de renvoyer l'animateur vedette Hector dont il ne supporte plus la nonchalance et les excès, et fait de Freddie le co-animateur de l'émission ! Mais si Brown est revenu de Paris, c'est surtout pour se rapprocher de l'une des membres de l'équipe.


Il m’aura fallu plus d’une semaine pour enfin trouver le temps de vous proposer la critique de la sixième saison de l’excellente série française,  Fais pas ci, Fais pas ça, comme vous avez pu le constater dans mon précédant billet, mais cette fois ci, je ne tarderais pas aussi longtemps pour vous parler d’une autre série, que j’ai découvert cette semaine, et dont j’aurais regardé l’intégralité de la saison sur trois soirées. Cette série, qui, au demeurant, est d’un genre qui se trouve aux antipodes des péripéties familiales des Lepic et des Bouley, nous vient d’outre-Manche est a pour nom : The Hour.


C’est fou comme souvent, l’on peut passer à côté de véritables petites merveilles dont on n’aurai jamais cru à quel point celles-ci pouvaient etre excellentes, et bien évidemment, si je vous dit cela, c’est que justement, pour ce qui est de la première saison de The Hour, eh ben, il faudra que j’attende, éventuellement, qu’un jour, ARTE ne se décide à la rediffuser – ou alors, je la téléchargerai, on nous rabat les oreilles que ce n’est pas bien mais bon, comment dire, vu que je ne suis fait pas parti de la famille régnante du Qatar et que la profession de gigolo ne m’a jamais attirer, il faut bien se débrouiller autrement sans se mettre dans le rouge et, accessoirement, son banquier à dos. Quoi qu’il en soit, si j’ai donc loupé cette première saison de The Hour, grâce a une collègue de ma femme qui avait regardé les trois premiers épisodes il y a de cela une semaine et qui en avait dit tout le bien qu’elle pensait, ce mardi, avec mon épouse, nous avons eu la fort bonne idée de voir ce que cette série britannique valait ? Et, ma foi, force est de constater que nous n’avons pas perdu notre temps, bien au contraire : deux épisodes en replay (je ne remercierai jamais assez le type qui a inventé ca) mardi, un autre mercredi, et, hier soir, les trois derniers de cette seconde saison, que je me suis taper jusqu’à minuit (ma femme, elle, étant entre temps tomber au champ d’honneur et plus précisément dans les bras de Morphée) , et ce, pour mon plus grand plaisir.

Oui, pour mon plus grand plaisir car si je n’irai pas jusqu’à affirmer que The Hour est la série de cette année 2013 (du moins, celle que j’ai regardé cette année, bien entendu), force est de constater qu’elle n’en est pas loin et que, en toute franchise, ce fut plus qu’une agréable surprise. Mais procédons dans l’ordre. Bon, tout d’abord, l’époque et le lieu : Londres à la fin des années 50, en pleine Guerre Froide et ce, a un moment où l’éventualité d’un affrontement nucléaire entre Etats-Unis et URSS n’était pas des chimères. Du coup, et bien entendu, nous retrouvons un certain coté retro plutôt plaisant, où hommes et femmes fument comme des pompiers, picolent allègrement (surtout les premiers) et où, bien évidemment, règne en maitre la mode tellement spéciale de l’époque : robes, coiffures, tailleurs, costumes, éléments du décor, un  vrai régal pour tous les amateurs de vintage. Et donc, comme dans la première saison, que je n’ai pas vue, l’intrigue tourne autour d’une émission de télé, The Hour (L’Heure en français pour ceux qui, décidément, ont un mal fou avec l’anglais), et plus particulièrement de son personnel : journalistes, présentateur vedette, productrice, etc. Un synopsis qui ne pouvait que me faire penser à un film, le très bon Good Night, Good Luck, avec un certain What Else… alias Mr George Clooney, bien entendu. Mais si le film de l’ancien héros d’Urgences depuis reconverti dans le café était en soit plutôt réussi, le format série de The Hour sublime le postulat de départ, les scénaristes disposant, bien évidemment, de davantage de temps pour parfaire leur histoire. Et, ma foi, force est de constater que celle-ci est tout bonnement excellente puisque, mêlant un scandale politique de grande ampleur, un propriétaire de club de soirée mal famé et, bien entendu, mafieux, le tout, sous une atmosphère de fin du monde – et si les bombes venaient a tomber – les six épisodes de cette seconde saison de The Hour sont tout bonnement excellents, de par l’intrigue, bien évidemment, captivante au possible, mais aussi, et surtout, de par ses acteurs… Que ce soit Ben Whishaw en jeune journaliste engagé et prêt à tout pour établir la vérité, dont le rôle lui va à ravir et qui possède un charisme fou, Dominic West, en présentateur vedette et arrogant qui, suite à ses divers déboires – alcool, prostituées – en devient tellement sympathique ainsi que, comment l’oublier, Romola Garai, productrice de la chose et véritable cœur d’artichaut a la Bridget Jones, notre trio principal est tout bonnement excellent et c’est un véritable plaisir que de les voir à l’écran, surtout que, le reste du casting n’est pas en reste, surtout lors des scènes où l’on retrouve Peter Capaldi (le nouveau Dr Who) et Anna Chancellor qui sont, de mon point de vu, de pures merveilles.


Bref, vous l’avez compris, j’ai particulièrement accroché à cette série et même si celle-ci possède, ici et là, quelques défauts comme quelques raccourcis faciles vers la fin de la saison par exemple, il me semble évidant que nous tenons là l’une des séries les plus intéressantes et réussie de ces dernières années – une de plus pourrais-je même ajouter – ne serais-ce que pour son trio d’acteurs principaux, tout bonnement excellents. Bien évidemment, j’espère qu’a l’occasion, je pourrais voir la première saison de The Hour, car franchement, six épisodes, c’est peu, très peu même… mais le pire, ce n’est même pas ça : en effet, sauf retournement de situation improbable, il n’y aura pas de saison III, et ce, alors que celle-ci s’achève avec un cliffhanger insoutenable (chut, pas de spoiler), alors, une pétition circule parmi les fans et Ben Whishaw est motivé pour une éventuelle suite, ne serais-ce que pour que la série ait une véritable fin. Alors, retrouverons-nous The Hour un jour ? Franchement, je l’espère, mais bon, c’est mal parti… 

FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON VI


FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON VI

D'un côté les Bouley : un couple qui refuse le modèle autoritaire de leurs parents, ils ont construit ensemble une famille recomposée. De l'autre côté, les Lepic, persuadés que les problèmes de la jeunesse actuelle sont essentiellement dus à la démission des parents, prônent un retour au mode d'éducation stricte qu'ils ont reçue et l'appliquent à leurs quatre enfants. Fais pas ci, Fais pas ça, une comédie inspirée de faits réels qui suit les aventures de deux familles incarnant deux méthodes d'éducation opposées... Alors que Tiphaine et Christophe s'installent ensemble dans un appartement et prennent leurs quartiers, les familles Lepic et Bouley font toutes deux face à des soucis d'ordre professionnel. Renaud Lepic, redevenu numéro deux, doit subir le joug de l'infâme Dumont, son supérieur hiérarchique tyrannique, pendant que Fabienne entre en compétition avec le directeur de cabinet pour remporter le délicat dossier de la «crèche municipale». Côté Bouley, c'est aussi la crise. Eliott voudrait une mère moins stressée et la pousse à démissionner. Mais Valérie peut-elle vraiment compter sur Denis pour faire bouillir la marmite ?


Ce mois d’aout dernier, je vous avais parlé sur ce blog (mais où aurais-je pu le faire ailleurs ?) d’une série française que, aussi incroyable que cela puisse paraitre, j’adore depuis des années, je veux bien évidement parler de Fais pas ci, Fais pas ça, comédie totalement déjantée et servie par une flopée d’acteurs tout bonnement excellents. Curieusement, ou pas, car ce n’est pas la première fois que j’ai agis de la sorte et ce blog mit son temps pour trouver son rythme de croisière qui est le sien désormais, il m’aura fallu bien des multiples visionnages des différentes saisons, ce qui a fait que, du coup, seul la troisième et quatrième eurent droit à leurs critiques dans le Journal de Feanor – je ne perds pas espoir qu’un jour, je puisse rectifier la chose. Bien évidemment, pour cela, il faudra attendre les rediffusions, et encore, espérer que l’on n’ait pas encore à subir les aléas des programmations de chaines, comme ce fut le cas cet été, la quatrième saison ayant été interrompue avant la fin, voir même, cet automne, quand France 4 se relança dans une énième rediffusion des saisons 3 et 4, encore, mais oublia la cinquième… Enfin bon, quoi qu’il en soit, là n’est pas le propos de ce billet puisque, bien évidemment, et comme tous les ans sensiblement a la même époque, France 2 annonçait la diffusion de la toute dernière saison en date de ce qu’il faut bel et bien appeler sa série phare, la sixième, donc, de Fais pas ci, Fais pas ça, et bien évidement, vous pouvez imaginer à quel point j’étais impatient de retrouver les Lepic et Bouley !


Mais alors, quid de cette tant attendue sixième saison ? Eh bien, tout d’abord, et même si par la force des choses, je n’ai jamais eu l’occasion de vous en parler, même si j’avais plutôt apprécier la précédente, la non présence de l’une de mes figures préférées de la série, je veux bien évidement parler de Fabienne Lepic, « partie chassée le caribou » comme dirait l’autre tandis que « Mr Lepic partait en couille », nous aura priver de l’un des éléments essentiel de Fais pas ci, Fais pas ça, si ce n’est, le meilleur, la relation Fabienne/Renaud. Car si j’apprécie bien les Bouley et que, bien entendu, Bruno Salomone est incorrigible, en toute sincérité, le duo Valérie Bonneton/ Guillaume de Tonquédec me semble un ton au-dessus dans l’humour, tellement décalé, surtout depuis que ce dernier, Renaud Lepic donc, a décidé de s’occuper davantage de sa famille : et dans le genre mec qui veut bien faire mais qui est complètement à l’ouest, franchement, il est difficile de faire mieux… ou pire ! Fort heureusement, lors de cette saison, le duo magique Fabienne/Renaud est reconstitué et ce, pour notre plus grand plaisir, ce qui entrainera tout un tas de situations pour le moins cocasses et hilarantes, pour ne pas dire cultes pour certaines – je ne me suis toujours pas remis d’un Renaud Lepic portant un tee-shirt où il est marqué Passion Zouk et qui cite les paroles d’une chanson pour le moins spéciale : « je te prend par devant, je te prend par derrière, est-ce que tu me sens ? ». Mais le pire, ou le meilleur, c’est selon, c’est que des fous rires, il y en a des tas par épisodes, et l’on sent bien qu’après une petite baisse de régime lors de la cinquième saison, les acteurs ont remis la barre très haut. Ajoutons à cela un scénario qui donnera bien des soucis aux adultes de la série comme le fait que les enfants ont tous grandis, et bien grandis, que Christophe et Tiphaine attendent un bébé, que Charlotte vit une grande histoire d’amour avec une… fille, que Denis est employé par une chef d’entreprise tyrannique qui n’aurait pas dénoté dans Le Diable s’habille en Prada, et vous comprendrez pourquoi cette sixième saison aura été tout bonnement excellente… mais bon, avec cette série, on commence à avoir l’habitude.


Pourtant, car il y a souvent un mais même au milieu d’un concert de louanges, comment les scénaristes de Fais pas ci, Fais pas ça ont-ils put nous pondre un dernier épisode aussi raté ?! Car aussi pénible que cela soit de l’admettre, ce fut bel et bien le cas : ainsi, entre le fait que celui-ci fut tournée visiblement en été ou au printemps, et que l’action est sensée se déroulée à Noël, et qu’a aucun moment, l’on ne se prend d’intérêt pour cette grève des ouvriers de la crèche municipale, force est de constater que pour une fin de saison, ce n’est franchement pas terrible – dommage que celle-ci ne se soit pas achevée sur l’épisode du mariage, tout simplement excellent. Le final, lui, est certes frustrant (ou attendait tellement la naissance du bébé) mais ne m’aura pas trop gêner, mais, du coup, nous laisse plus qu’impatient dans l’attente de la septième saison auquel on n’aura droit que dans… un an – cela sera dur, très dur de patienter jusque-là, mais bon, que voulez-vous, les bonnes choses sont ainsi, elles savent se faire attendre … 

samedi 23 novembre 2013

La Nouvelle Revue de l’Histoire 69 : 1943, la chute de Mussolini


Depuis quelques temps, grosso modo, depuis cet été, j’ai accumulé un retard plus que certain pour ce qui est de la lecture de mes revues, au point même que, hier soir, je ne savais même plus si j’avais achevé ou pas la lecture du cent-trente-neuvième numéro des Cahiers de Science & Vie consacré au Paradis et a l’Enfer (en fait, si, mais il aura fallu un coup d’œil sur ce blog pour le vérifier…). Mais si ce retard, plutôt important, existe bel et bien et que, une fois de plus, je me retrouve avec un nombre conséquent de revues à lire, comme cela arrive souvent avec la Nouvelle Revue de l’Histoire, je n’aurais pas pris énormément de temps pour lire le dernier numéro en date de la revue. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, place au sommaire :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°69 : 1943, la chute de Mussolini
Novembre/Décembre 2013

1943, la chute de Mussolini
- Le bilan du Ventennio Nero
- Le débarquement de Sicile
- 8 septembre 1943 : un armistice humiliant
- Otto Skorzeny enlève Mussolini
- La République Sociale Italienne
- La Decima Flottiglia MAS
- La mort de Mussolini
- Robert Brasillach et la fin du fascisme
- 1943, l’année fatale pour l’Europe

- Editorial : Le fascisme est devenu un objet d’histoire
- Regard sur le Christianisme – Entretien avec Jean-Louis Harouel
- Alphonse de Lamartine, un romantique en politique
- Richard Wagner et la France
- Eleanor Roosevelt, une femme influente sous influence
- Farouk, un monarque diffamé
- La prise de pouvoir de l’art dit « contemporain »

Et c’est reparti : comme c’est le cas deux fois sur trois avec la Nouvelle Revue de l’Histoire, nous avons droit pour la énième fois à un numéro dont le sujet principal a pour cadre temporel la première moitié du vingtième siècle et, plus précisément, les années de l’entre deux-guerres et la seconde guerre mondiale – et la première alors, surtout que dans quelques mois, l’on fêtera le centenaire de son commencement ? Bref, vous l’avez compris, déjà, pour moi, c’était fort mal parti… non pas que Mussolini et le fascisme italien (après tout, le premier, les autres n’ayant fait que s’en inspirer) ne soient pas un sujet inintéressant, loin de là, mais bon, comme je l’ai dit, à force de nous proposer toujours la même chose, on finit par se lasser, quel que soit la qualité de l’ensemble. Alors oui, ce dossier principal n’est pas dénué d’intérêt, mais bon, qu’aurais-je appris à sa lecture ? En fait, pas grand-chose car entre quelques articles pour le moins tendancieux pour ne pas dire admiratifs du régime mussolinien et d’autres qui reviennent sur des événements que tout le monde connait, il n’y a décidément pas grand-chose à se mettre sous la dent, le comble étant atteint avec le long article sur Brasillach, complètement hors-sujet : bah oui, désolé de le dire mais il me semblait que c’était la chute de Mussolini qui était au programme, et non les états d’âmes d’un amoureux du fascisme – du coup, on n’a droit qu’à une seule page sur la mort du Duce, une honte ! Et, car ce n’est pas finis, histoire d’enfoncer le clou, le dernier article du dossier et qui nous explique le plus sérieusement du monde que l’année 1943 fut un tournant pour l’Europe est pour le moins… hum, dérangeant selon moi : certes, en effet, avec la défaite de l’Axe, américains et soviétiques se sont partagés le monde, mais bon, sans etre un admirateur de ses deux-là, bien au contraire, aurais-je applaudit a une victoire germanique au vu de ce qu’était le régime Hitlérien ? Et puis bon, le suicide européen, quelque part, eu lieu lors de la première guerre mondiale, la seconde n’étant que le coup de grâce final à la domination européenne sur le monde.

Du coup, avec un dossier principal peu réussit et d’une banalité affligeante, sans oublier quelques cotés un peu tendancieux, il aura fallu se tourner vers les quelques articles généraux pour trouver une certaine qualité a ce numéro, et là, ma foi, entre le fort instructif qui nous dévoile une Eleanor Roosevelt inattendue, et qui m’a donner envie d’en connaitre davantage sur ce singulier personnage, ainsi que ceux consacrés à Alphonse de Lamartine et Richard Wagner, l’on se dit que, finalement, l’on aura pas perdu tout son temps et surtout son argent. De même, sans partager l’avis excessif des auteurs sur l’art contemporain (une affaire de gouts et même si je suis loin d’etre fan, j’apprécie bien certaines choses), l’article coup de poing qui lui est consacré n’en reste pas moins fort intéressant et plutôt instructif. Mais bon, malgré ces quelques articles de qualité, au vu du dossier principal, je garderais un souvenir négatif de ce numéro de la NRH : manque total d’originalité de celui-ci, hors-sujet flagrant par moments et rien de franchement nouveau, c’est dans les occasions comme celles-ci où je me demande si ça vaut franchement le coup de me procurer tous les numéros de la Nouvelle Revue de l’Histoire, une revue avec laquelle je ne suis pas toujours d’accord mais dont je reconnais malgré tout la qualité de bon nombre de ses articles… sauf que cette fois ci, celle-ci n’était franchement pas au rendez-vous, hélas… 

lundi 18 novembre 2013

SAGA – TOME I


SAGA – TOME I

Dans l'arrière-salle d'une carrosserie, Alana, une jeune femme portant des ailes dans le dos et ancienne soldate et Marko, un lunien orné de cornes de bouc et ayant des dons pour la magie, vivent des instants merveilleux avec la naissance d'Hazel, leur petite fille. Cet enfant n'aurait pourtant jamais du naître. Alana et Marko viennent tous deux de planètes différentes et d'espèces en guerre depuis longtemps. Considérés comme des parias, ils sont recherchés de toutes parts. Un baron robot et des soldats de la coalition les ont retrouvés et les tiennent en joue. Trois luniens font aussi irruption. Par miracle, le couple et leur bébé parviennent à s'échapper et à mettre la main sur une carte. Sur celle-ci figure un lieu synonyme d'espoir : la forêt de la fusée. Là-bas, ils pourront quitter Clivage et se rendre sur une autre planète. Mais leur fuite ne se fera pas sans danger, car les différents camps ont engagé des mercenaires indépendants, réputés pour leur méthode expéditive et leurs résultats...

Comme vous avez pu le remarquer, si jamais vous suivez ce blog et non si vous êtes tomber sur ce billet complètement par hasard, depuis la fin de cet été, je me suis replonger dans l’une de mes anciennes passions, en toute sincérité abandonnée depuis quelques années, je veux bien évidement parler des Comics – pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, mais qui ne le sait pas, les comics sont en fait la bande dessinée nord-américaine, mais attention, j’y reviendrais, celle-ci ne se limite pas au genre superhéroique, loin de là. Ce grand retour, donc, eu lieu par le biais du second numéro de la revue X-Men, publié par Panini et, accessoirement, relancé pour la énième fois, au mois de septembre dernier – enfin, c’est quand je l’ai lu, bien entendu. Et donc, si emballer que j’étais par la reprise en main des enfants de l’atome par un certain Brian M. Bendis (qui avait fait de même, quelques années auparavant, avec les Vengeurs, les tirant un peu du caniveau où ils se trouvaient depuis des lustres), je me relançais, pour la troisième ou quatrième fois (car au cours de ma vie, les comics et moi, ce fut une longue histoire faite de séparation et de réconciliation), dans la lecture acharnée du genre superhéroique, l’envie d’aborder d’autres thèmes que celui, surreprésenté des types portant des costumes moulants, des capes et un masque, car oui, comme je le laissais entendre précédemment, les comics, malgré ce que l’on pourrait penser, ce ne sont pas que des super-héros, bien au contraire…


D’ailleurs, il y a de cela quelques jours à peine, je publiais sur ce blog la critique du second tome de l’une des œuvres majeures de ces dernières années outre-Atlantique, je veux bien évidement parler de Walking Dead : ici, nul individu costumé à l’horizon mais juste des gens, comme vous et moi, qui doivent survivre dans un monde infesté de zombis. Bref, une bande dessinée aux antipodes de ce l’on trouve, on plutôt, que le grand public pense trouver dans les comics ; mais, comme vous l’avez compris, Walking Dead n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Cependant, je dois reconnaitre que si les auteurs nord-américains disposent de plus d’une corde à leurs arcs, même moi (et il suffit de jeter un œil à mon libellé Comics pour s’en rendre compte), je me suis un peu trop limité aux histoires de super-héros ; certes, celles-ci sont les plus nombreuses et parmi celles-ci, il existe bel et bien de fort bonnes choses, mais comme je souhaitais m’ouvrir a autre chose, éveiller ma curiosité et découvrir des œuvres plus originales, je m’étais mis en quête d’une BD différente, et, bien sûr, de qualité. Celles-ci, forcément, existaient, encore fallait-il tomber sur celle qui posséderait un petit je ne sais quoi qui ferait battre mon cœur, qui me pousserait à me lancer dans un nouvel univers, découvrir de nouveaux personnages et, qui sait, me captiverait pendant des années…

Le hasard faisant souvent fort bien les choses, ce fut donc, alors que je me contentais de lire quelques critiques sur diverses œuvres, tous genres confondus, et ce, sur le net, que je suis tombé sur cette singulière œuvre du nom de Saga : une couverture pour le moins curieuse, avec une femme fée tenant dans ses bras un bébé et un homme portant des cornes de bouc (pas dans ses bras mais sur son crâne, mais bon, je pense que vous m’avez compris), un synopsis pour le moins accrocheur avec une histoire, que l’on pourrait trouver banale – bah oui, Saga, c’est surtout un Roméo & Juliette dans un univers de Space Opéra – mais qui fonctionne toujours, des dessins qui me plaisaient plutôt – excellente Fiona Staples que je ne connaissais pas du tout mais qui possède un petit quelque chose qui fait que j’ai accrocher immédiatement a son style – et des personnages fort charismatiques, et ce, malgré leur étrangeté. Curieusement, et sans que je ne me lance plus avant dans la lecture des critiques de cette œuvre, je me disais que je tennais quelque chose de grandiose : quelques dessins, le synopsis et l’affaire était pliée pour moi. Et, après avoir lu et relu moult avis sur cette œuvre, après m’etre procurer le premier volume de celle-ci et, donc, après avoir enfin trouvé le temps de la lire ce matin, confirmation fut faite que oui, Saga était plus qu’une bonne BD, c’était peut-être un chef d’œuvre… Et je pèse mes mots !

Que ce soit de par son scénario, tout bonnement excellent et où l’auteur, Brian K. Vaughan, qui avait un peu délaissé les comics ces dernières années avant de revenir avec ce Saga (pour la petite histoire, je vous ai déjà parlé de lui sur ce blog il y a quelques années avec l’excellent Pride of Bagdad), nous offre, comme je l’ai déjà dit, un Roméo & Juliette à la sauce Star Wars, ses personnages, hauts et couleurs et charismatiques au possible, que ce soient les parents de Hazel, bien entendu, le fantôme, Isabel, l’étrange homme a tête de poste de télévision, le Prince Robot IV, mais aussi, les chasseurs de prime, la Traque, mi- femme mi- araignée et son ex-amant, le taciturne Le Testament, toujours accompagné de son énigmatique Chat Mensonge, force et de constater que nous avons le droit à une galerie de fortes têtes que l’on est pas prêt d’oublier de sitôt. Un scénario excellent et qui tient la route, des protagonistes fort bien réussies, une toile de fond intéressante, un univers ma foi fort bien réussi, et malgré une certaine violence, une certaine dose d’humour savamment dosée et on se retrouve au final avec une œuvre tout bonnement excellente mais qui, selon moi, n’est pas à mettre entre les toutes mains : de par sa violence, bien évidemment, mais aussi pour ses scènes de sexe pour le moins crues (mais qui, contrairement à bien d’autres œuvres, ne tournent pas au vulgaire et semblent plutôt logique dans le déroulement de l’intrigue ; bref, pas de voyeurisme ici) et un langage qui l’est tout autant… quoi que, nous sommes en 2013 et probablement que de nos jours, tout cela ne choquera plus grand monde ?!


Le premier tome de Saga est composé des six premiers volumes de la série et, en toute sincérité, je ne les ai pas lu mais carrément dévorer tellement ceux-ci m’ont plu. Avec cette toute nouvelle série, paru aux USA l’année dernière et arrivée sous nos vertes contrées il y a quelques mois à peine, on ne peut que reconnaitre tout le talent de Brian K. Vaughan qui nous a donc sortit de son imagination une œuvre qui apparait immédiatement comme étant majeure et qui, en quelques numéros à peine, a déjà fait parler beaucoup d’elle – certaines scènes y étant, bien entendu, pour quelque chose, mais je reviendrais dessus ultérieurement… Oui, car bien évidement, après une telle claque, car comment appeler mon ressenti autrement, comment ne pas avoir envie de filler chez mon libraire afin de me procurer le second volume de Saga et, ainsi, découvrir la suite des péripéties de Alana, Marko, leur petite fille et tous les autres bien sûr !? Car là, je tiens à coup sur le truc de l’année !

JELLY SPLASH


JELLY SPLASH

Reliez des lignes colorées de Jellies à travers plus de 100 niveaux irrésistibles. Pourquoi ne pas plonger dans le jeu et se délecter de Jelly Splash ?

Commencer cette critique par une constatation que j’ai déjà pu faire a de multiples reprises n’est certes pas la façon la plus originale qui soit, j’en conviens, cependant, comment ne pas etre encore dubitatif devant l’évolution prise par les jeux vidéo depuis que l’explosion des Smartphones ? En effet, et tandis que sur les consoles de salon, le crédo est d’aller toujours plus loin dans l’évolution graphique et technologique, depuis quelques années, et sans minimiser l’importance des ventes sur PS3 et XBox (bientôt remplacées par des consoles dites nouvelles générations comme on peut le voir ici) et la sortie de titres pour le moins majeurs, comment ne pas reconnaitre que, au jour d’aujourd’hui, les softs auxquels les gens jouent le plus possèdent des graphismes d’un autre âge et une simplicité qui renverraient l’ensemble de la profession quasiment dans les années 80 ?! Car bon, comment dire, pendant que sortent d’énièmes versions de Tomb Raider ou d’Assassin’s Creed, comment ne pas se dire qu’en cette année 2013, nous avons surtout joué a des opus comme Temple Run II et surtout Candy Crush Saga, pour ne citer que deux des plus connus. Mais enfin, quelque part, cela est logique : une console de salon, par définition, on l’utilise dans le salon, bref, chez soi, tandis qu’un Smartphone, et ben, on le trimballe partout ce qui fait que, que l’on soit dans les transports en commun, sur le quai d’une gare, dans les WC (bah quoi), ou au travail en attendant que le temps passe, tout simplement, rien ne nous empêche de jouer, encore et encore, à nos jeux favoris, surtout que, et c’est un élément  à prendre en compte, pour la plus par de ses softs, la gratuité est de mise (sauf si l’on est suffisamment stupide pour payer mais pourquoi le faire si cela ne s’avère pas nécessaire ?). Alors, un retournement de situation inattendu qui reléguerait les jeux de salons aux oubliettes ? Non, nous n’en sommes pas là, surtout que l’un n’empêche pas l’autre, bien au contraire ; mais bon, constater qu’en 2013, je sais par avance que je passerais bien plus de temps sur un titre du genre Candy Crush Saga que sur un énième Tomb Raider est une réalité que j’ai parfaitement assimilé et qui ne me gêne pas le moins du monde.

Et donc, si aujourd’hui, je reviens encore sur ce constat, c’est que, bien évidemment, je mets sur ce blog à l’honneur un énième opus que j’ai découvert il y a peu de temps et qui, en quelques jours à peine, s’est révélé etre, comme ses prédécesseurs, toujours aussi prenant : Jelly Splash. Ici, les choses sont simples : s’inspirant grandement d’un Candy Crush Saga et de toute une flopée de jeux du même genre, ce nouveau soft, auquel on peut également jouer sur Facebook (encore un point commun) ne révolutionnera en aucune façon le genre, bien au contraire – mais bon, malgré son succès phénoménal, Candy Crush ne le faisait pas non plus. Ce constat, qui nous rappelle donc que c’est toujours dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs soupes – entendez par là ce que vous voulez – pourrait en amener certains, et j’en fais partie, à se dire qu’un jeu tout aussi prenant, mais original, serait préférable. Mais bon, que voulez-vous, sur console, c’est pareil, c’est toujours les mêmes genres qui reviennent, encore et encore (pour ne pas dire les mêmes titres) et point de vu originalité, depuis les années 90, j’ai parfois l’impression que l’on a perdu celle-ci en route. Enfin, peu importe puisque ici, ce qui compte, c’est que le jeu soit, premièrement, réussi, deuxièmement, captivant au possible : Jelly Splash répondant parfaitement a ses deux critères, que demander de plus ? Alors bien sûr, les amateurs de Candy Crush Saga qui en auront finis avec celui-ci où qui en ont marre de bloquer pendant des jours et des jours sur tel niveau qui semble impossible à passer avant de, par miracle, réussir et etre de nouveau bloquer deux ou trois niveaux plus loin (hum, c’est moi ça) seront en terrain plus que familier : toujours des décors enfantins et sympathiques, pas de bonbons mais des petites créatures, des Jellies, a dégommer en faisant des lignes, une interface verticale pomper sur qui vous savez, même système de vies qui vous oblige à patienter ou à en demander sur Facebook (en vain), diverses missions comme dépasser un certain score, éliminer du limon sombre etc. et, pour finir, la possibilité pour ceux qui ont de l’argent à jeter par les fenêtres d’acheter des aides qui, dans ce genre de jeux, n’ont sont pas forcément. Mouais, pour l’originalité, on repassera… sauf que, sauf que ça marche tout de même : est-ce le concept qui est de toute façons tellement bon que quoi qu’on nous propose, on aimera, est-ce les graphismes qui, ici, sont pour le moins réussis (enfin, dans le genre), est-ce la possibilité de pouvoir faire des lignes en diagonale (ce qu’on ne pouvait pas réaliser dans Candy Crush, à mon grand désarroi) mais quoi qu’il en soit, il ne m’aura fallu que quelques parties pour que je réalise que, moi aussi, j’étais devenu accro a Jelly Splash !


Bref, sans révolutionner en aucune façon le genre, loin de là, Jelly Splash s’avère etre un bon petit jeu comme on les aime, au concept d’une simplicité enfantine mais qui s’avère etre diabolique et suffisamment prise de tête comme il se doit – enfin, en dehors de ce fichu niveau 40 sur lequel je bloque depuis hier après-midi, je trouvais les niveaux plus simples que sur Candy Crush – et qui, fort probablement, vous fera passer de grands moments vidéoludiques et même, quand enfin vous viendrez a bout du fameux niveau 40, hurler de joie dans les WC – ou en tout autre lieu ou aura lieu la chose. Rien de neuf sous le soleil, certes, mais bon, à sa décharge, si Jelly Splash ressemble comme deux gouttes d’eau a Candy Crush Saga, il est loin, très loin même d’etre le seul, sauf que lui, il est plutôt réussi, et pour avoir tester d’autres softs du même genre, je peux vous assurer que je suis loin d’accrocher aux autres, bien au contraire. 

samedi 16 novembre 2013

SANCTUAIRE – MÔTH


SANCTUAIRE – MÔTH

Alerté par un mystérieux signal de détresse, l’USS Nebraska, sous-marin nucléaire américain, s’engage au fond d’une gigantesque faille rocheuse. Là, l’équipage découvre l’entrée d’un sanctuaire antédiluvien. Ils y envoient une première équipe de reconnaissance… qui ne donne aucun signe de vie sitôt la porte du sanctuaire refermée. Le commandant décide alors d’aller sauver ses hommes en prenant la tête d’une seconde équipe. A l’intérieur du sanctuaire orné d’inquiétantes sculptures sumériennes, ils sont immédiatement pris en chasse par une créature démoniaque. Au même moment, une folie meurtrière s’empare des membres de l’équipage. Sabordé par l’un d’entre eux, le sous-marin est en péril. Les officiers se disputent deux alternatives. Les plus égoïstes veulent s’enfuir à bord d’un bathyscaphe ne pouvant contenir que 5 personnes, et laisser l’équipage périr dans l’implosion du submersible. Les autres optent plutôt pour une hypothèse plus hasardeuse : percer la cloison supérieure de la faille et faire sortir tout le monde… en plein cœur du désert syrien ! Ils sont encore bien loin d’imaginer la véritable problématique de leur situation…

Au tout début de mes congés estivaux, en juillet dernier, je vous avais présenté le premier tome d’une énième bande dessinée (car bon, comment dire, le genre est plutôt pas mal représenté sur ce blog), un certain Sanctuaire, paru au tout début des années 2000 et œuvre d’un duo d’auteurs pour le moins fort talentueux : Xavier Dorison (Troisième Testament et les Sentinelles) et Christophe Bec (Prométhée). Partant d’un postulat de départ qui n’était pas forcément original en soi – un lieu clos, le sous-marin nucléaire américain, la découverte d’anciennes ruines cyclopéennes, une menace indicible et tout qui part en cacahouètes pour ne pas dire autre chose de plus cru – ce premier volume n’en s’en était pas moins avéré etre plutôt agréable suite a sa lecture, ce que la suite, Le puits des abîmes, avait confirmer. Cependant, tout n’était pas parfait non plus : si le scénario tenait suffisamment la route, comme je l’ai dit, le manque d’originalité se faisait tout de même sentir, mais plus que cela, les dessins de Christophe Bec, ne me semblaient pas forcément à la hauteur de ce que celui-ci a réalisé par la suite, sur d’autres œuvres. Car si pour les décors, il n’y avait rien à redire, les visages des différents protagonistes, prétendument copiés sur ceux d’acteurs hollywoodiens (bon, j’ai reconnu Johnny Deep par contre, Bruce Willis, je n’ai jamais su qui c’était) bien trop semblables entre eux, faisaient que, la plus part du temps, on se perdait à se demander qui était qui – déjà que les personnages n’étaient pas vraiment charismatique, vous imaginer la galère lors de la lecture !? Enfin bon, malgré cela, les deux premiers volumes de Sanctuaire, s’ils ne révolutionnaient pas le genre, restaient tout de même dans la moyenne haute du genre et laissaient envisager un final du même acabit.

Ce final, justement, j’ai pu le fantasmer pendant un peu plus de deux mois puisque ce n’est qu’il y a quelques jours à peine que je me le suis procurer et lu – depuis la rentrée, entre les économies à faire suite à mon déménagement et pas mal d’achats de Playmobils, les bande dessinées furent reléguées de coté en attendant des jours meilleurs. Et donc, le week-end dernier (oui, il m’aura fallu du temps pour m’atteler à l’écriture de cette critique), j’étais assez confiant quant au contenu de ce dernier tome de Sanctuaire, même si, après coup, je pense que j’aurais probablement dut relire ses prédécesseurs afin de me rafraichir la mémoire, quoi que, cela n’aurait probablement rien changé au problème. Hein, quoi, comment, quel problème ? Eh bien, comment dire, disons que ce troisième volume de Sanctuaire, répondant au doux nom de Môth (le fameux dieu sur lequel tombe l’équipage de l’USS Nebraska au cours de ses pérégrinations) fut loin, bien loin d’etre à la hauteur de mes espérances, me laissant avec une impression plus que mitigée. Mais alors, qu’est-il arrivé au cours de ce troisième tome, surtout que, comme je l’ai rappelé dans le paragraphe précédent, jusque-là, si cette bande dessinée n’était pas forcément un chef d’œuvre, elle n’en était pas moins plutôt bonne dans l’ensemble ? Disons que si dans les grandes lignes, il n’y a pas grand-chose à dire, si les qualités et les défauts présents précédemment sont toujours au rendez-vous, bref, que tous les éléments étaient au rendez-vous pour que ce final soit à la hauteur des débuts de la saga, ici, les points négatifs prennent malheureusement le pas sur les positifs : les dessins, bien entendu, mais là, il n’y a rien de nouveau, on a compris le problème de Bec depuis les toutes premières pages de la saga, mais surtout, le scénario, oui, surtout le scénario. Selon moi, Sanctuaire fait partie de cette catégorie de BD qui partent avec un postulat de départ excellent ou, du moins, plutôt bon, mais qui pèche par une conclusion loin d’etre à la hauteur des espérances qu’on pouvait avoir. Certes, cette fin, en soi, n’est pas mauvaise et, aussi pessimiste et terrible soit-elle (attention spoiler : afin d’éviter à l’humanité de connaitre une éternité de souffrance dans les mains d’un dieu maléfique, l’un des héros préfère en finir avec elle, provoquant de fait un génocide), elle convient parfaitement a la série, cependant, quel dommage que tout cela ne soit pas un peu développée, quel dommage que les auteurs n’aient pas un peu mieux broder l’ensemble, quitte a qu’un que la saga soit composé d’un quatrième tome. Car en l’état, il manque un petit quelque chose, malheureusement…


Après quelques jours de recul, je ne peux tout de même m’empêcher de me demander si je n’aurais été plus indulgent avec ce dernier tome de Sanctuaire si je n’avais pris autant de temps pour le lire ? Une lecture de l’intégralité de la saga qui ne ce serrait pas étirée dans le temps aurait-elle changé quelque chose ? Je ne sais pas, peut-être un peu mais je ne démordrais pas un iota sur mes principales critiques, c’est-à-dire, le fait que les dessins pèchent pas mal pour ce qui est du visage des protagonistes, ce qui embrouille le lecteur, et que le final me semble plus qu’expédié par les auteurs. Bien entendu, cela reste un avis personnel et dans l’ensemble des critiques que j’ai pu lire au sujet de ce dernier tome de Sanctuaire, je dois reconnaitre que les avis sont plutôt positifs, mais bon, si j’ai été déçu, je ne vais pas m’en cacher non plus. Enfin bon, malgré un final en deçà de ce à quoi je m’attendais, cette trilogie des sieurs Dorison et Bec n’en reste pas moins une bonne BD, plutôt plaisante et qui aurait pu atteindre un pallier qualitatif supérieur si ce n’étais tous ces défauts. Enfin bon, on ne peut pas toujours tomber sur des chefs d’œuvres non plus, même si on voudrait que ce soit toujours le cas… 

lundi 11 novembre 2013

WALKING DEAD – CETTE VIE DERRIÈRE NOUS


WALKING DEAD – CETTE VIE DERRIÈRE NOUS

Partis chasser le gibier pour le groupe, Rick et Shane s’engueulent autour de la relation que ce dernier a entretenue avec Lori, la femme de Rick. Voyant Shane tenir son père en joue avec son fusil, Carl, le fils de Rick, tire et tue son co-équipier. Une fois l’enterrement effectué, Rick, en chef du groupe, décide que la troupe doit partir. Les problèmes ne sont pas seulement liés aux zombis : sur la route, de nombreux véhicules gênent le passage. Ainsi en poussant une voiture en travers de la chaussée, Rick voit arriver une ombre qu’il pointe avec son arme. Il s’agit pourtant bêtement de survivants, au nombre de trois. Le plus âgé est Tyresse, père de Julie seconde rescapé, accompagnée de son petit ami Chris. Rick se lie rapidement d’amitié avec ce nouveau quadragénaire, faisant de lui un membre actif du groupe dans la protection des zombis. Un soir, Lori a l’air troublé et s’écarte du feu de camp. Rick s’approche d’elle et lui demande, inquiet, ce qui ne va pas. Sa femme lui avoue alors qu’elle attend un nouvel enfant…


Walking Dead – Cette vie derrière nous
Scénario : Robert Kirkman
Dessins : Charlie Adlard
Encrage : Charlie Adlard
Couleurs : Cliff Rathburn
Couverture : Tony Moore
Genre : Fantastique, Etrange, Horreur
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Walking Dead – Miles Behind Us
Pays d’origine : Angleterre, Etats-Unis
Parution : 24 novembre 2004
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 02 juin 2007
Nombre de pages : 144

Liste des épisodes
Walking Dead 7-12

Mon avis : Il y a donc environ un an, a quelques jours prêts, je vous avais parler sur ce blog du premier volume de Walking Dead, célèbre série post-apocalyptique, disant alors tout le bien que je pensais d’un comics bien plus original que la moyenne (car bon, comment dire, la plus part des comics ont pour sujet les super héros) et ce, même si le thème des zombis, en lui-même, ne l’est pas vraiment, original j’entends. D’ailleurs, ce fut justement l’une des raisons qui avait fait que, pendant des années, j’avais laissé de côté cette œuvre, estimant, a juste raison, que le genre zombie (comme celui des vampires ou celui des jeunes garçons magiciens a cicatrice sur le front) était trop à la mode, bref, que trop de zombis tuaient les zombis. Pourtant, en franchissant le pas et en découvrant ce premier volume de la saga de Kirkman et Moore, j’avais découvert une œuvre diablement intéressante, qui sans renier les canons du genre, bien au contraire, s’intéressait davantage aux relations entre les personnages… humains, bien entendu… la menace des morts vivants, bien évidement toujours présente, n’étant que la toile de fond d’une intrigue où ceux-ci auraient pu être remplacer facilement par n’importe quel autre menace : extraterrestre, vampires, communistes, etc. Et donc, après une année où j’ai eu l’occasion de me lancer dans la lecture de quelques autres œuvres post-apocalyptiques comme Le Fléau ou, justement, histoire de rester dans le petit monde des zombis, l’excellent World War Z, finalement, fin octobre, je me décidais à me procurer le second volume de Walking Dead ; franchement, il était temps pour une série que j’avais décidé de suivre. Forcément, vu qu’une année c’était écoulé entre les deux tomes, avant de me lancer dans Cette vie derrière nous, titre de ce second volume de Walking Dead, une petite relecture de son prédécesseur s’imposait, ce que je fis avec plaisir, et donc, après m’être remis en tête les protagonistes et l’intrigue en court, j’étais fin prêt pour la suite des événements : trois décès à l’issu du premier volume, dont un dramatique, celui de Shane, notre petit groupe qui décide enfin de prendre la route, les zombis toujours présents et aussi dangereux et, bien évidemment, l’interaction entre les personnages qui prime sur l’ensemble, d’un point de vu scénaristique, même si de nouvelles têtes font leurs apparition et que, dans ce second tome, nos survivants ne se contentent plus d’être retrancher dans leur camp, nous sommes donc en terrain connu, et sur ce point, c’est toujours aussi excellent. Robert Kirkman maitrise fort bien son sujet, nous livrant une intrigue pesante et des personnages hauts en couleurs, malgré le fait que ceux-ci ne soient que de simples « mesdames et messieurs tout le monde » complètement paumés dans un monde devenu fou, ce qui donne, une fois de plus, un fort bon album où les scènes intimistes alternent avec celles dramatiques. Du coup, le principal changement est ailleurs, et il est de taille : le changement de dessinateur. Exit l’excellent Tony Moore qui m’avait enchanté dans le premier tome pour le britannique Charlie Adlard et là, comment dire… si l’on reste dans le noir et blanc de circonstance qui fait la marque de cette œuvre, personnellement, j’accroche beaucoup moins au style d’Adlard, ce qui est un peu embêtant puisque celui va garder les rênes de la série… Du coup, que dire de ce second volume de cette fort bonne saga qu’est Walking Dead ? Eh bien, justement, sans atteindre des sommets qui en auraient fait sans nul doute un chef d’œuvre, nous avons là une fort bonne série post-apocalyptique qui reprend donc tous les canons du genre mais qui, comme je l’ai souligner, met l’accent principalement sur les relations entre les divers protagonistes, celles-ci étant fort bien narrées au demeurant – d’ailleurs, sur ce point, les habitants de la ferme où arrivent Rick et ses compagnons sont fort réussis dans leur volonté de préserver les zombis. Reste bien sûr, selon moi, la problématique des dessins : sincèrement, je n’ai strictement rien contre Charlie Adlard mais j’appréciais tellement le style de Tony Moore, plus précis, que j’avoue avoir eu un peu de mal. Mais bon, comme je l’ai dit, il va falloir que je m’y fasse puisque Adlard, par la force des choses, est le principal dessinateur de la série. Reste maintenant la grande question : attendrais-je encore un an pour lire le troisième tome ? 


Points Positifs :
- Comme dans le premier tome, ce qui fait la grande force de Walking Dead, ce sont les relations entre les protagonistes, en tous cas, davantage que la toile de fond – les zombies – qui, finalement, ne servent que de prétexte au scénario de Robert Kirkman. Bien évidement, au vu des circonstances et des nouveaux drames qui bouleversent notre petite communauté, c’est toujours aussi passionnant.
- C’est fou ce que Robert Kirkman est doué pour nous retransmettre les sentiments humains: amour, haine, jalousie, colère... une vrai palette d’émotions !
- Scénaristiquement, c’est toujours aussi bon et comme notre petit groupe voit enfin du pays, rencontre de nouvelles têtes et fait même un petit séjour du coté d’une ferme un peu particulière, il s’en passe des choses !
- Justement, le crédo vis-à-vis des zombies des habitants de la ferme est plutôt bien trouvé ; fort dangereux mais intéressant.

Points Négatifs :
- Je n’ai vraiment rien de personnel a l’égard de Charlie Adlard, mais bon, sincèrement, en perdant Tony Moore, Walking Dead perd énormément en qualité pour ce qui est des dessins. Certes, Adlard n’est pas un tâcheron mais il ne tient pas la comparaison avec le cocréateur de la série, surtout que si dans l’ensemble, cela reste correct, pour ce qui est des finitions, particulièrement des visages, c’est plus que léger…

Ma note : 8/10

mardi 5 novembre 2013

TRANSFORMER


TRANSFORMER

Lou Reed, 1972

1 – Vicious (Lou Reed) 2:58
2 – Andy's Chest (Lou Reed) 3:20
3 – Perfect Day (Lou Reed) 3:46
4 – Hangin' Round (Lou Reed) 3:35
5 – Walk on the Wild Side (Lou Reed) 4:15
6 – Make Up (Lou Reed) 3:00
7 – Satellite of Love (Lou Reed) 3:42
8 – Wagon Wheel (Lou Reed) 3:19
9 – New York Telephone Conversation (Lou Reed) 1:33
10 – I'm So Free (Lou Reed) 3:09
11 – Goodnight Ladies (Lou Reed) 4:21


Le dimanche 27 octobre dernier (il fallait que ce soit un dimanche), disparaissait, comme vous le savez probablement, l’une des figures les plus importantes de la musique populaire occidentale de la seconde moitié du vingtième siècle, je veux bien évidement parler de Lou Reed. L’une des plus importantes, certes, mais pas la plus connue, bien au contraire, car le sieur Lou, entre ses débuts chaotiques au côté de son vieux compère John Cale avec le Velvet Underground qui, en plein Flower Power et d’amour niais en veux-tu en voilà, nous narraient les tréfonds de l’âme humaine, vendant au passage, au mieux, un millier de disques – mais comme le dit plus tard Brian Eno, chaque personne qui en acheta un forma un groupe – et une carrière en dents de scies qui ne le vit connaitre le succès qu’a une seule reprise, on ne peut pas vraiment dire que notre regretté Lou Reed disposait de toutes les cartouches pour se faire connaitre du grand public. Mais comme dirait l’autre, « fuck le grand public » car les vrais amateurs, eux, connaissaient l’animal… après, pour ce qui était de l’apprécier, c’était une autre affaire mais peu importe. Lou Reed nous a donc quitter, il y a de cela un peu plus d’une semaine et même s’il n’était plus connu que d’une poignée de gens, avec sa disparition, le monde de la musique a perdu, une fois de plus, l’un de ses grands noms.


Et donc, je ne pouvais pas rendre meilleur hommage à celui-ci qu’en vous proposant la critique, justement, du seul album qui le vit connaitre le succès, je veux bien évidement parler de Transformer, son second opus en solo après avoir quitté le Velvet au début des années 70. Trop facile comme choix ? Certes, et je ne le nie pas, mais bon, quelque part, c’était ça ou un disque du Velvet, et comme cela faisait longtemps, justement, que je n’avais pas eu l’occasion d’écouter cet album, je me suis dit que l’occasion de le faire était parfaite ; dont acte.

Et justement, ce fut un véritable plaisir que de me replonger dans ce superbe album, de réécouter certains titres comme Vicious, Andy's Chest, Satellite of Love, le sublime Perfect Day et, forcément, le parfois trop célèbre Walk on the Wild Side (probablement la seule chanson de Lou Reed que tout le monde connait même si la plus part des gens ne savent pas qu’elle est de lui), de me souvenir à quel point j’appréciais cet album et de me demander, du coup, par quelle aberration cela faisait aussi longtemps que je ne l’écoutais pas ?! Mais bon, quoi qu’il en soit, plus de quatre décennies (comme le temps passe vite) après la sortie de ce Transformer, alors que tout et son contraire fut raconté, souvent de fort belle manière, au sujet de cet album, que pourrais-je ajouter de plus que de simples banalités ? Que le père Lou, sorti du caniveau ou presque par un Bowie fan du personnage et alors au sommet de sa gloire, doit énormément a celui-ci ainsi qu’a Mick Ronson, le premier produisant la chose et le second nous livrant une performance aussi bonne si ce n’est meilleure que dans un certain The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, mais que, malgré cela et quoi qu’on pourrait en penser, les titres sont tous de Lou Reed et que malgré l’habillage et les postures glam, malgré l’importance indéniable des deux anglais, nous avons là un Lou Reed au sommet de sa forme et qui nous livre une prestation et un album de tout premier ordre. Que ce soit les chansons, les mélodies, les paroles et les sujets traités, le père Lou sans donne à cœur joie, nous entrainant, comme à son habitude, dans les bas-fonds de New-York aux cotés de prostituées, de travestis, de gays en veut-tu en voilà, de camés notoires, de fêtards indécrottables et d’individus qui, franchement, n’ont pas une vie facile… Et au-dessus de tout ça, toujours la voie de Lou Reed, parfois chantant, souvent parlant, portant sur l’ensemble un regard désabusé, le siens.


Comme il se doit, Transformer ne fut pas très apprécié par une certaine frange des fans du personnage : forcément, un artiste maudit qui ne vend jamais plus d’une centaine d’albums, cela ne peut paraitre suspect que lorsqu’il réussit. Du coup, pour cette raison, l’album fut blacklisté par certains et Bowie condamné à l’échafaud, ce qui me semble pour le moins ridicule. A mes yeux, Transformer est bel et bien un bon disque, que dis-je, un grand disque et fort probablement, du moins c’est mon avis, le meilleur de la carrière de Lou Reed en dehors de sa période Velvet Underground ; après, bien entendu, les gouts et les couleurs… Quoi qu’il en soit, entre les compositions de Lou Reed dont certaines sont tout bonnement géniales, l’implication de Mick Ronson vraiment excellente et un Bowie qui chapote le tout – en nous livrant quelques magnifiques chœurs de ci de là – nous avons au final un album mythique, l’un de ceux que tout amateur digne de ce nom se doit de posséder dans sa discothèque, bien entendu. 
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