vendredi 29 novembre 2013

THE HOUR – SAISON II


THE HOUR – SAISON II

Londres, 1957 : après un véritable tour du monde, le journaliste Freddie Lyons est de retour en Grande- Bretagne, à la demande de Randall Brown, le nouveau patron des infos de la BBC. Brown secoue de fond en comble l'organisation interne de l'émission d'investigation « The Hour » : il prend des décisions sans en référer à la productrice Bel Rowley, menace de renvoyer l'animateur vedette Hector dont il ne supporte plus la nonchalance et les excès, et fait de Freddie le co-animateur de l'émission ! Mais si Brown est revenu de Paris, c'est surtout pour se rapprocher de l'une des membres de l'équipe.


Il m’aura fallu plus d’une semaine pour enfin trouver le temps de vous proposer la critique de la sixième saison de l’excellente série française,  Fais pas ci, Fais pas ça, comme vous avez pu le constater dans mon précédant billet, mais cette fois ci, je ne tarderais pas aussi longtemps pour vous parler d’une autre série, que j’ai découvert cette semaine, et dont j’aurais regardé l’intégralité de la saison sur trois soirées. Cette série, qui, au demeurant, est d’un genre qui se trouve aux antipodes des péripéties familiales des Lepic et des Bouley, nous vient d’outre-Manche est a pour nom : The Hour.


C’est fou comme souvent, l’on peut passer à côté de véritables petites merveilles dont on n’aurai jamais cru à quel point celles-ci pouvaient etre excellentes, et bien évidemment, si je vous dit cela, c’est que justement, pour ce qui est de la première saison de The Hour, eh ben, il faudra que j’attende, éventuellement, qu’un jour, ARTE ne se décide à la rediffuser – ou alors, je la téléchargerai, on nous rabat les oreilles que ce n’est pas bien mais bon, comment dire, vu que je ne suis fait pas parti de la famille régnante du Qatar et que la profession de gigolo ne m’a jamais attirer, il faut bien se débrouiller autrement sans se mettre dans le rouge et, accessoirement, son banquier à dos. Quoi qu’il en soit, si j’ai donc loupé cette première saison de The Hour, grâce a une collègue de ma femme qui avait regardé les trois premiers épisodes il y a de cela une semaine et qui en avait dit tout le bien qu’elle pensait, ce mardi, avec mon épouse, nous avons eu la fort bonne idée de voir ce que cette série britannique valait ? Et, ma foi, force est de constater que nous n’avons pas perdu notre temps, bien au contraire : deux épisodes en replay (je ne remercierai jamais assez le type qui a inventé ca) mardi, un autre mercredi, et, hier soir, les trois derniers de cette seconde saison, que je me suis taper jusqu’à minuit (ma femme, elle, étant entre temps tomber au champ d’honneur et plus précisément dans les bras de Morphée) , et ce, pour mon plus grand plaisir.

Oui, pour mon plus grand plaisir car si je n’irai pas jusqu’à affirmer que The Hour est la série de cette année 2013 (du moins, celle que j’ai regardé cette année, bien entendu), force est de constater qu’elle n’en est pas loin et que, en toute franchise, ce fut plus qu’une agréable surprise. Mais procédons dans l’ordre. Bon, tout d’abord, l’époque et le lieu : Londres à la fin des années 50, en pleine Guerre Froide et ce, a un moment où l’éventualité d’un affrontement nucléaire entre Etats-Unis et URSS n’était pas des chimères. Du coup, et bien entendu, nous retrouvons un certain coté retro plutôt plaisant, où hommes et femmes fument comme des pompiers, picolent allègrement (surtout les premiers) et où, bien évidemment, règne en maitre la mode tellement spéciale de l’époque : robes, coiffures, tailleurs, costumes, éléments du décor, un  vrai régal pour tous les amateurs de vintage. Et donc, comme dans la première saison, que je n’ai pas vue, l’intrigue tourne autour d’une émission de télé, The Hour (L’Heure en français pour ceux qui, décidément, ont un mal fou avec l’anglais), et plus particulièrement de son personnel : journalistes, présentateur vedette, productrice, etc. Un synopsis qui ne pouvait que me faire penser à un film, le très bon Good Night, Good Luck, avec un certain What Else… alias Mr George Clooney, bien entendu. Mais si le film de l’ancien héros d’Urgences depuis reconverti dans le café était en soit plutôt réussi, le format série de The Hour sublime le postulat de départ, les scénaristes disposant, bien évidemment, de davantage de temps pour parfaire leur histoire. Et, ma foi, force est de constater que celle-ci est tout bonnement excellente puisque, mêlant un scandale politique de grande ampleur, un propriétaire de club de soirée mal famé et, bien entendu, mafieux, le tout, sous une atmosphère de fin du monde – et si les bombes venaient a tomber – les six épisodes de cette seconde saison de The Hour sont tout bonnement excellents, de par l’intrigue, bien évidemment, captivante au possible, mais aussi, et surtout, de par ses acteurs… Que ce soit Ben Whishaw en jeune journaliste engagé et prêt à tout pour établir la vérité, dont le rôle lui va à ravir et qui possède un charisme fou, Dominic West, en présentateur vedette et arrogant qui, suite à ses divers déboires – alcool, prostituées – en devient tellement sympathique ainsi que, comment l’oublier, Romola Garai, productrice de la chose et véritable cœur d’artichaut a la Bridget Jones, notre trio principal est tout bonnement excellent et c’est un véritable plaisir que de les voir à l’écran, surtout que, le reste du casting n’est pas en reste, surtout lors des scènes où l’on retrouve Peter Capaldi (le nouveau Dr Who) et Anna Chancellor qui sont, de mon point de vu, de pures merveilles.


Bref, vous l’avez compris, j’ai particulièrement accroché à cette série et même si celle-ci possède, ici et là, quelques défauts comme quelques raccourcis faciles vers la fin de la saison par exemple, il me semble évidant que nous tenons là l’une des séries les plus intéressantes et réussie de ces dernières années – une de plus pourrais-je même ajouter – ne serais-ce que pour son trio d’acteurs principaux, tout bonnement excellents. Bien évidemment, j’espère qu’a l’occasion, je pourrais voir la première saison de The Hour, car franchement, six épisodes, c’est peu, très peu même… mais le pire, ce n’est même pas ça : en effet, sauf retournement de situation improbable, il n’y aura pas de saison III, et ce, alors que celle-ci s’achève avec un cliffhanger insoutenable (chut, pas de spoiler), alors, une pétition circule parmi les fans et Ben Whishaw est motivé pour une éventuelle suite, ne serais-ce que pour que la série ait une véritable fin. Alors, retrouverons-nous The Hour un jour ? Franchement, je l’espère, mais bon, c’est mal parti… 

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