vendredi 31 janvier 2014

LE MARAIS AUX SCORPIONS


LE MARAIS AUX SCORPIONS

Le Marais aux Scorpions est infesté d'épouvantables créatures, de brigands affamés, et de sorciers aux pouvoirs surnaturels. Mais pire encore, ce bourbier nauséabond est sillonné de sentiers sinueux dont personne n'a jamais pu relever le tracé. Ceux qui s'y sont essayés n'ont jamais vécu assez longtemps pour raconter leur aventure. Mais grâce à l'Anneau de Cuivre qu'une sorcière vous a donné, et qui vous permet de toujours savoir où est le nord, VOUS êtes celui qui pourra - peut-être - explorer les terribles marécages, et en dresser la carte. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, Bonne chance…


Le Marais aux Scorpions
Série : Défis Fantastiques n° 8
Auteur : Steve Jackson (US)
Titre original : Scorpion Swamp
Illustration de la couverture : Duncan Smith
Illustrations intérieures : Duncan Smith
Traduction : Camille Fabien
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : février 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400

Mon avis : Mine de rien, cela faisait belle lurette que les Livres dont vous êtes le héros n’étaient plus mis à l’honneur sur ce blog puisque la dernière fois, cela remontait à octobre 2012 avec un billet consacré à la sortie du dernier Défis Fantastique, Blood of the Zombies ; quant aux critiques à proprement parler, il fallait remonter à aout de cette même année avec La Sorcière des neiges. Bref, une éternité ou presque. Du coup, revenir aujourd’hui sur ce qui fut, dans les années 80, l’une de mes plus grandes passions me fait plutôt plaisir, surtout que le titre en question, ce fameux Marais aux Scorpions, étant l’un des premiers de la série, est également l’un des plus connus des fans. Mais si le coté nostalgique n’est pas anodin et si cette couverture, tant décriée par certains n’en reste pas moins inoubliable, est ce que ce huitième opus des Défis Fantastiques est un bon LDVELH ? Eh ben en fait, si l’on s’en tient aux nouveautés que son auteur, Steve Jackson (pas le co-fondateur du genre mais son homologue américain) apporte, on peut dire que oui puisque, pour la première fois, la possibilité qu’il nous ait donnée de retourner sur nos pas est une fort bonne idée (accessoirement, logique d’ailleurs mais passons sur les défauts d’un genre) ainsi que l’obligation, plus que d’habitude, de réaliser une carte tant il est facile de se perde dans ce marais – d’ailleurs, c’est l’un des buts de ce livre jeu. Autre bonne trouvaille, la possibilité d’entrer au service du « côté obscur » – accessoirement, il s’agit de la mission la plus compliquée mais aussi la plus passionnante. Cependant, malgré ces trouvailles ma foi fort bienvenues, comment ne pas reconnaitre que Le Marais aux Scorpions ne fourmille pas de nombreux points faibles : ainsi, a quasiment aucun moment, on a l’impression de traverser un marais, ce qui est un comble, puisque l’on erre de clairières en clairières en passant par des sentiers, les pieds au sec. Ensuite, si à la base, c’est une bonne idée de pouvoir repasser par des lieux déjà visités, la chose est inintéressante au possible et 9 fois sur 10, on se contente de traverser un endroit vide. Pour finir, si les trois missions différentes sont plutôt mal dosées et si celle où l’on sert un serviteur du mal est plutôt intéressante, celle où l’on joue les gentils est d’une facilité déconcertante en plus d’etre niaise au possible. Bref, un LDVELH qui possédait un potentiel certain mais qui, par ses défauts, s’avère bien trop moyen pour en faire un bon opus.


Points Positifs :
- Quelques nouveautés plutôt bienvenues comme, bien évidemment, la possibilité, enfin, de pouvoir revenir sur ses pas.
- L’importance de la carte au cours de l’aventure.
- Trois missions différentes qui correspondent à trois niveaux de difficultés.
- Les dessins de Duncan Smith ne sont pas exceptionnels mais apportent un certain style qui n’est pas désagréable.
- Les différents Maîtres, plutôt charismatiques. 

Points Négatifs :
- Pas vraiment l’impression de traverser un marais dangereux, on se croirait davantage en pleine ballade dans une forêt par moments.
- Revenir sur ses pas, c’est une bonne idée, mais vu que la plus part du temps, cela ne sert à rien, on peut dire que c’est un coup d’épée dans l’eau.
- La mission où l’on se met au service du gentil est d’une niaiserie et d’une facilité déconcertante ; d’ailleurs, je viens de refaire la partie sous les ordres de Gayolard et je n’ai même pas eu besoin de faire une carte, c’est pour dire !
- Dans sa grande partie, la faune et la flore du marais ne ressemble pas vraiment à ce que l’on pourrait s’attendre à trouver dans le marais.
- Peu de moments véritablement marquants.

Ma note : 5,5/10

mardi 28 janvier 2014

DÉTECTIVE DEE – LE MYSTÈRE DE LA FLAMME FANTÔME


DÉTECTIVE DEE – LE MYSTÈRE DE LA FLAMME FANTÔME

We Ze Tian est régente de l’Empire de Chine depuis la mort de son mari. De nombreux fidèles au souverain défunt s’opposent vivement à son couronnement. C’est dans ce contexte qu’elle décide de faire construire une statue de Bouddha géante. Dans cette statue, un homme prend soudainement feu. Chose étrange, la combustion semblait venir de l’intérieur de celui-ci. Parmi les travailleurs, le contremaître évoque une hypothèse divine : cet homme avait touché les bannières sacrées disposées dans la statue, alors qu’une superstition disait qu’une punition divine sera infligée à ceux qui la toucheraient. Cette théorie semble confirmée lorsqu’un second homme, qui a lui aussi touché la bannière pour tenter de prouver qu’il n’y avait aucun danger, meurt dans les mêmes conditions. L’impératrice décide finalement de faire appel au détective Dee, pourtant opposé à sa régence. Celui-ci aura pour mission de résoudre ce mystère avec l’aide d’une envoyée de l’impératrice, Shangguan Wan'er, ainsi que celle de l’enquêteur Pei Dong Lai.


Détective Dee – Le Mystère de la flamme fantôme
Réalisation : Tsui Hark
Scénario : Chen Kuo-fu
Musique : Peter Kam
Société de production : Huayi Brothers
Genre : Action, Thriller, Aventure, Fantastique, Wu Xia Pian
Titre en vo : 狄仁傑之通天帝國 (Dí Rénjié zhī tōng tiān dìguó)
Pays d’origine : Hong Kong, Chine
Parution : 29 septembre 2010
Langue d'origine : chinois
Durée : 122 minutes

Casting :
Andy Lau : Détective Dee
Li Bingbing : Shangguan Wan'er
Tony Leung Ka-fai : Shatuo Zhong
Chao Deng : Pei Dong Lai
Lu Yao : Li Xiao
Jinshan Liu : Xue Wong
Carina Lau : Impératrice Wu Zetian

Mon avis : Il fut un  temps, désormais lointain désormais (et c’est là où je ne peux m’empêcher de me dire que le temps passe vite, bien trop vite même à mon gout) où j’avais eu l’occasion de regarder tout un tas de films de sabres chinois, ces fameux Wu Xia Pian comme on dit là-bas, dont le représentant le plus connu sous nos vertes contrées est, bien entendu, un certain Tigres et Dragons, long métrage qui fit connaitre le genre au grand public occidental il y a plus d’une décennie. Cependant, ces dernières années, je dois reconnaitre que j’ai un peu délaissé le genre et que la dernière fois, de mémoire car je peux me tromper, que j’ai eu l’occasion de voir un film chinois, c’était La cité interdite, il y a deux ans déjà. Ainsi, lorsque je suis tombé sur la bande annonce de ce Détective Dee, diffusé hier soir sur ARTE, je me suis dit que ce dernier pourrait valoir le coup, même si, je le reconnais, je n’en attendais pas monts et merveilles… et, ma foi, heureusement d’ailleurs car bon, comment vous dire qu’au bout de même pas cinq minutes, j’avais compris que je m’étais embarquer pour une folle soirée de grand n’importe quoi, avec, d’entrée de jeu, une représentation de Pékin en mauvaises images de synthèses qui faisaient passer certaines reconstitutions historiques de seconde zone pour le summum de la technologie moderne. Mais ce n’était que le début puisque s’ensuivit un cerf qui parle (sic) puis une combustion spontanée qui aurait eu de la gueule si les informaticiens avaient posséder ne serait-ce qu’une once de talent. Or, ces défauts franchement gênants sont plutôt dommageables car sans posséder un scénario en béton, ce Détective Dee – Le Mystère de la flamme fantôme, se laisse pourtant regarder et possède quelques qualités indéniables, comme ses protagonistes, plutôt réussis même si un peu caricaturaux – Dee en est l’exemple type dans le genre infaillible – et un arrière-plan politique plutôt intelligent quant à l’exercice du pouvoir. Hélas, ces quelques bons points ne suffisent pas à pallier un scénario plutôt convenu et sans surprises ainsi que, comme je vous l’avais dit plus haut, des effets spéciaux franchement datés… bon bah, finalement, autant replonger dans le génial Il était une fois en Chine, surtout que cela commence à faire un bail que je ne l’ai plus regardé, quand à notre sympathique Détective Dee, je préfère l’oublier rapidement !


Points Positifs :
- Le fond politique du film qui traite de l’exercice du pouvoir et de tout ce qu’un dirigeant est prêt à faire, est plutôt excellent.
- Les personnages sont certes stéréotypés mais n’en restent pas moins plaisants et sur ce point, je les trouve plutôt réussis même si Dee est tellement infaillible et sûr de lui qu’il pourrait en devenir antipathique. Même chose pour l’impératrice, un véritable monstre politique comme je les aime ainsi que Pei Dong Lai, un enquêteur pour le moins charismatique.

Points Négatifs :
- Pour un long métrage aussi récent, j’ai rarement eu l’occasion de voir des effets spéciaux aussi ratés : que ce soit la ville, le palais, le port avec ses navires, les combustions spontanées, tout sent le faux a milles lieux et cela reste largement inférieur à bien des jeux vidéo, c’est pour dire !
- Le cerf qui parle : non seulement, c’est ridicule mais en plus, c’est mal fait !
- Le combat contre le soit disant grand prêtre, franchement loupée et trop exagéré.
- Le scénario se laisse regarder mais il est sans surprises et, assez rapidement, on comprend plus ou moins qui est le véritable coupable ; et je passe sur les incohérences de celui-ci car là, je pourrais etre méchant…

Ma note : 4,5/10

Le Journal de Feanor a 6 ans !


Il y a très exactement six ans, un nouveau blog voyait le jour par un billet où j’écrivais ces quelques lignes : « Faut bien commencer un jour et ben voilà, je me lance à mon tour dans la création d'un blog. Bon, je dois avouer que je ne sais pas trop ce que celui-ci va donner ni qu'elle direction je compte lui donner... Journal intime comme le laisse supposer son titre ? Non, je ne suis pas là pour tout étaler non plus !... Avis, opinions sur des sujets d'actualités ou autres qui me tiennent à cœur ?  Pourquoi pas ? Moyen de passer le temps en une période pas forcement productive actuellement ? Sûrement... Un peu de tout ça a la foi et de pleins d'autres choses.... Aller ! Je vais peut-être me bouger un peu vu l'heure !!! A bientôt. ». Un bien court billet où je ne disais pas grand-chose, mais qui en soit, fut le premier d’une longue, très longue série. Et alors que je publiais ces lignes, un lointain lundi de janvier 2008, je n’étais même pas sur alors que j’en écrirais d’autres, que ce blog, petit à petit, se développerais et prendrais une place non négligeable dans ma vie ; d’ailleurs, je ne le voyais pas alors vivre bien longtemps et encore moins etre toujours là… six années plus tard !

Car oui, cela fait donc précisément six ans aujourd’hui (ah, c’est vachement pratique tout de même de pouvoir écrire ces billets à l’avance et de les publier quand on veut) que j’ai débuter le Journal de Feanor et même si, désormais, je ne m’étonnes plus vraiment que celui-ci dure depuis si longtemps – après tout, cela fait belle lurette que j’ai pris, comment dire, ma vitesse de croisière et que celui-ci fait partie de ma vie – force est de constater que, en janvier 2008, je ne me voyais guère le faire durer bien longtemps ; d’ailleurs, pour etre franc, celui-ci aurait pu s’arrêter rapidement et ce fut par un concours de circonstances (je ne travaillais pas à l’époque, petit à petit, je me prenais au jeu, le fait que l’actualité politique, aux débuts de ce blog, ai bien contribuer à le faire vivre) que j’en suis venu à le développer, le faire vivre, évoluer, jusqu’au résultat final que vous avez désormais sur votre écran… quoi que, final, final, avec moi et mes multiples modifications, on est jamais sûr de rien…

Quoi qu’il en soit, après six années de critiques, six années de morts célèbres, de résultats de foot, d’actualité politique, d’événements majeurs mais aussi personnels, bref, six années finalement très riches où les changements furent nombreux, le Journal de Feanor poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin, visant, bien entendu, sa première décennie d’existence – mine de rien, c’est dans quatre ans ! Alors certes, ce blog a déjà connu des jours plus heureux et plus riches, ne serais ce que pour ce qui est commentaires et des personnes qui le suivaient, désormais bien rares, mais bon, comme je le disais lors de mon tout premier billet, il y a donc six ans désormais, le Journal de Feanor est avant tout un passe-temps que je fais pour moi-même et qui n’a franchement aucune prétention en tant que tel. Alors, bien évidemment, je n’en tennais pas moins à remercier les quelques personnes qui viennent encore jeter un coup d’œil par ici de façon plus ou moins régulière et qui se reconnaitront, quant à moi, je poursuivrais tranquillement ce blog, essayant de l’améliorer autant que je le puisse, et ce, tant que l’envie sera plus forte que la lassitude… et pour le moment, c’est toujours le cas !

lundi 27 janvier 2014

KRAKEN


KRAKEN

Billy Harrow est le spécialiste des céphalopodes au Musée d’histoire naturelle de Londres. Il organise les visites pour les collections privées, dont l’Architeuthis Dux (un calmar géant) est la pièce majeure. Lors d’une de ces visites, il constate avec horreur que le mollusque de huit mètres a disparu ! La vie de Billy bascule très vite : une branche secrète de la police vient l’interroger, il découvre l’existence d’une secte des adorateurs du Dieu Kraken et comprend qu’il existe un Londres souterrain et surnaturel…


Kraken
Auteur : China Miéville
Type d'ouvrage : Fantasy urbaine, Fantastique
Parution en vo : 7 mai 2010
Titre en vo : Kraken
Pays d’origine : Grande Bretagne
Langue d'origine : Anglais UK
Traduction : Nathalie Mège
Editeur : Fleuve noir
Nombre de pages : 559

Mon avis : Enfin, c’est avec la lecture de Kraken que je serais venu à bout de mon cycle consacré à cet excellent écrivain britannique qu’est China Miéville et que j’avais débuté, a l’automne dernier, avec la relecture de son chef d’œuvre, du moins à mes yeux, Perdido Street Station, et qui s’est poursuivi depuis avec The City & The City puis Lombres – la critique de ce dernier étant paru sur ce blog il y a quelques semaines à peine. Mais avant de passer à autre chose, a d’autres univers, d’autres romans et surtout, d’autres auteurs, il est temps de s’attarder un peu sur ce fameux Kraken, ouvrage pour le moins singulier de la part de Miéville et qui aura eu bien du mal à avoir un certain consensus à son égard, loin de là. Il faut dire que, échaudé par le nombre plutôt conséquent de critiques loin d’etre positives à son sujet, ce fut avec une méfiance certaine que je m’étais lancé dans la lecture de ce roman, mais bon, étant un admirateur de China Miéville, je me disais, histoire de me rassurer, que celles-ci étaient exagéré, que si ça se trouve, ce trop-plein de folie que l’on reprochait au britannique ne me gérerais en aucune façon et que, après coup, je finirais par trouver que Kraken était un bon roman… or, assez rapidement, je dut me rendre à l’évidence : si critiques il y avait à l’encontre de cette œuvre, c’est qu’elles étaient pour le moins justifiées. Alors oui, bien sûr, l’on ne peut nier que Miéville fourmille d’une imagination débordante et qu’il donne l’impression d’avoir milles idées à la minute, que oui, une fois de plus, il nous met en avant une ville – ici, Londres – véritable héroïne de son roman, du moins, sa partie cachée et complètement hallucinée, et oui, je ne le nie pas, l’auteur surfe à merveille sur l’effet de mode fin du monde, 2012 oblige, nous donnant ici sa vision de la chose, plutôt bien trouvée, sauf que… Sauf que, comme il a été dit par ailleurs, et je suis parfaitement d’accord là-dessus, trop c’est trop et dans ce Kraken, que j’imaginais autrement, force est de constater que Miéville, malgré un synopsis de départ plutôt intéressant, quelques personnages charismatiques (je pense particulièrement à Collingswood) et quelques indéniables bonnes idées, en fait beaucoup trop dans le délire, et que, dans ce genre de cas, soit on accroche, soit pas, et malheureusement, malgré quelques bons moments et un récit loin d’etre mauvais, a aucun moment, je n’ai véritablement accroché au récit, ce que je trouve fort dommage au vu du potentiel certain de celui-ci.


Points Positifs :
- Le synopsis de départ est indéniablement bien trouvé avec la disparition du corps de l’Architeuthis Dux et ce que cela sous-entend, vu que la chose parait impossible techniquement parlant.
- Oui, c’est un fait que Miéville en fait des tonnes dans son Londres parallèle, mais le bougre maitrise son sujet, c’est un fait.
- Collingswood : la jeune policière est franchement le personnage le plus réussi du roman.
- Le Tatoué, Goss et Subby, autres protagonistes haut en couleurs.
- Une fin plutôt inattendue et surprenante mais qui permet au moins de finir sur une fort bonne note !

Points Négatifs :
- Trop c’est trop et il est plus qu’évidant que dans Kraken, China Miéville en fait des tonnes : je pense qu’un peu de sobriété dans son délire n’aurait pas été une mauvaise chose.
- Tant de bonnes idées gâchées, selon moi, par cette exagération sans fin, mais quel dommage !
- Tout de même eu un peu de mal à comprendre l’évolution de Billy Harrow au sein du récit ou alors, j’ai loupé un épisode… ce qui n’est pas impossible d’ailleurs !?
- Miéville se fout un peu du monde avec la fin de Dane : nous avons là l’un des protagonistes les plus importants du récit et sa mort est ridicule, sans aucune grandeur, tombant complètement à plat.

Ma note : 6/10

LE VENT SE LÈVE


LE VENT SE LÈVE

Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde. Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Naoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.


Le vent se lève
Réalisation : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi
Société de production : Studio Ghibli
Genre : Animation, Biographie
Titre en vo : 風立ちぬ (Kaze tachinu)
Pays d’origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Parution : 20 juillet 2013
Durée : 126 mn

Voix originales :
Hideaki Anno : Jiro Horikoshi
Miori Takimoto : Naoko Satomi
Hidetoshi Nishijima: Honjo
Masahiko Nishimura : Kurokawa
Stephen Alpert : Kastrup
Morio Kazama : Satomi
Keiko Takeshita : La mère de Jirô
Mirai Shida : Kayo Horikoshi

Mon avis : Je pense ne pas me tromper en avouant que la toute première fois que j’ai entendu parler du grand Hayao Miyazaki, ce fut au tout début de l’an 2000, lorsque sorti sous nos vertes contrées, et en grande pompe, l’un de ses plus beaux chef d’œuvres, l’inoubliable Princesse Mononoké, sans nul doute, du moins, à mes yeux, l’un des plus grands films d’animation de tous les temps. D’ailleurs, pour dire la vérité, nombreux furent ceux qui connurent le maitre de l’animation nippone à ce moment-là, même si, depuis, nombreux aussi sont ceux qui prétendent l’avoir adoré depuis bien avant – probablement les mêmes qui raillaient ses productions auparavant, quand il était à la mode de critiquer tout ce qui venait du pays du soleil levant. Mais quoi qu’il en soit, aujourd’hui, et bien des années plus tard et après avoir rattraper une bonne partie de mon retard pour ce qui est des œuvres du maitre, voici que sortait, enfin, sur nos écrans, la dernière œuvre en date de Miyazaki, accessoirement, celle qui devrait etre sa toute dernière si celui-ci ne revient pas sur sa décision, je veux bien évidement parler du Vent se lève. Bon, sur ce film d’animation, je pense que tout, ou presque, a déjà été dit depuis longtemps et avant même d’aller le voir, hier après-midi, je m’en étais plus ou moins fait une idée : il faut dire que l’idée d’une biographie ne m’enchantait guère, habituer que j’étais a d’autres œuvres de Miyazaki qui lorgnaient davantage vers le fantastique et le merveilleux, du coup, j’étais pour le moins dubitatif, et sur ce point, je ne me suis pas tromper : alors oui, nous avons indéniablement affaire a un superbe film, oui, l’animation est sans failles, certaines séquences sont fort belles, la musique est superbe et, avec mon cœur de midinette, j’ai franchement été bouleversé par la tragique histoire d’amour des deux héros du film. De même, pour ce qui est du fait que Miyazaki ai choisi de narrer l’histoire du concepteur des chasseurs bombardiers japonais Mitsubishi A6M, appelés « Chasseurs Zéro », avions parmi les plus meurtriers du dernier conflit mondial, ne m’a en aucune façon gênée, contrairement aux habituels insatisfaits de tous poils, non, pour moi, Le vent se lève, c’est surtout l’histoire, finalement très triste, d’un homme qui ne vit que pour sa passion et ses rêves – ici, construire l’avion parfait – au point même de délaisser ses proches, s’empêchant finalement de vivre sa vie, le parallèle, bien entendu, entre Jiro et Miyazaki étant plus qu’une évidence par ailleurs. Cependant, et même si ce film possède bien des qualités, cela ne reste que la biographie d’un ingénieur en aéronautique que l’on voit souvent derrière sa planche a dessins et à faire des essais, certes loin d’etre inintéressant, je ne le nie pas, mais par moments plutôt ennuyant, et ce, à mon grand regret…


Points Positifs :
- Cela fait belle lurette que Miyazaki n’a plus rien à prouver et, justement, on retrouve ici le maitre avec tout ce qui a fait sa force depuis des années : une animation sans failles, de forts beaux dessins et quelques séquences, oniriques ou réelles, franchement réussies.
- Oui, Jiro est un sacré égoïste, oui, il ne se pose guère de questions sur le devenir de ses créations (d’ailleurs, Kastrup le lui dit bien) mais d’un autre côté, Miyazaki réussit la gageure de nous captiver par moments au gré de ses multiples essais, échecs puis réussites.
- Excellente retranscription du Japon de l’entre-deux guerres.
- L’histoire d’amour, tragique à souhait et tellement triste : on est certes à mille lieux de Disney et quelque part, cela fait du bien !
- La bande son, j’ai franchement accroché à celle-ci !

Points Négatifs :
- Arrivé à un moment donné du film, j’ai commencé à trouver qu’il y avait un peu trop de longueurs : alors oui, je n’ai rien contre le fait de suivre l’histoire d’un ingénieur mais bon, au bout d’un moment, le voir tracer des traits a la règle derrière sa planche a dessins, cela fatigue un peu.
- Tellement habitué que j’étais au côté fantastique des autres œuvres de Miyazaki que son absence dans Le vent se lève m’a un peu perturbé.
- Je pense que l’intrigue aurait gagné à voir Jiro pendant le second conflit mondial, au moins, à voir ses créations, le résultat de tant de travail pour assouvir son rêve, a l’œuvre…
- C’était quoi ce bruit pendant le tremblement de terre ?!

Ma note : 7,5/10

dimanche 26 janvier 2014

METROPOLIS – TOME I


METROPOLIS – TOME I

Pour le Lieutenant Gabriel Faune, du bureau de contrôle de l'Interland, c'est une journée comme les autres qui débute sur la terrasse d'un café de Metropolis. Une coupe de champagne au petit matin, et la nécessité de consigner sur un carnet les phénomènes mystérieux dont il a été le témoin. Un an plus tôt, le centre de la ville a été victime d'un drame sans précédent. Une explosion énorme qui a ravagé les fondations de la Tour de la Réconciliation, et un tueur fou qui abattait au fusil tous ceux qui intervenaient pour porter secours aux blessés. La Place de la Réconciliation et sa tour spectaculaire sont pourtant le fruit d'un effort de paix sans précédent entre la France et l'Allemagne, porté par Aristide Briand et Gustav Stresemann. Les deux pays pacifiés depuis plus de soixante ans ont construit cet Interland dont Metropolis est le symbole, devenue une ville phare de la modernité et de la volonté politique. Mais la mégapole semble douée d'une forme de vie propre, générant des mystères dont Faune veut percer les secrets. Il est mandaté pour une enquête particulière suite aux attentats. Il va alors découvrir petit à petit l'ampleur de ce que cachent les sous-sols de la ville...


Metropolis
Editeur : Delcourt
Scénario : Serge Lehman
Dessins : Stéphane de Caneva
Couleurs : Dimitris Martinos
Genre : Uchronie, Fantastique, Policier,
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 8 janvier 2014
Nombre de pages : 96

Mon avis : C’était indéniablement l’un des moments les plus attendus de ce mois de janvier 2014, ce premier tome de cette toute nouvelle tétralogie du sieur Serge Lehman, un auteur que j’ai eu la grande joie de découvrir il y a maintenant trois ans, par le biais de son chef d’œuvre qu’est La Brigade Chimérique, où on nous expliquait comment l’Europe, qui fourmillait de super-héros avant la seconde guerre mondiale, a vu ceux-ci disparaitre Œuvre indéniablement culte pour tous ceux qui ont eu la chance de la découvrir, La Brigade Chimérique aura sans nul doute été l’une des bande dessinées les plus réussies de ces dernières années, faisant entrer son créateur au panthéon des auteurs à suivre, et il faut dire que, depuis, celui-ci est revenu sur le devant de la scène avec deux autres titres : Masqué, une autre tétralogie qui m’aura finalement déçu (il me manque le dernier tome pour me faire une idée plus précise de ce que vaut vraiment cette série) et L’Homme truqué, un one-shot dont l’action prend place avant les événements relatés dans La Brigade. Et donc, en attendant la sortie prochaine et tant attendue du Nyctalope, en ce début d’année, donc, sortait ce Metropolis, nouvelle vision de la célèbre mégalopole de Fritz Lang dont on avait déjà eu droit à une version de la part de Lehman dans La Brigade Chimérique. Sauf qu’ici, aucun super-héros à l’horizon et ce, même si, comme le lecteur le comprend assez rapidement, une certaine part de fantastique est bel et bien à l’œuvre au sein de la ville. Et donc, si j’avais été pour le moins échaudé par l’expérience Masqué, force est de constater que, dès les premières pages de ce Metropolis, j’ai retrouvé tout ce que j’apprécie chez Serge Lehman : intrigue complexe, utilisation crédible et plutôt bien trouvée de figures historiques, multiples références qui raviront ceux qui les reconnaitront (et encore, je suis sûr d’en avoir louper), un personnage principal plutôt charismatique aux origines pour le moins obscures, ambiance pour le moins réussie et qui ne peut que captiver le lecteur, avide de connaitre le fin mot d’une histoire qui promet, avec ce premier tome, de nous entrainer très loin… Ajoutons à cela des dessins certes spéciaux de Stéphane de Caneva mais qui collent fort bien au récit, lui donnant indéniablement un style et vous comprendrez qu’elle peut etre ma grande impatience de connaitre la suite… mais bon, là, il va falloir etre patient, très patient même puisque ce n’est pas pour tout de suite !


Points Positifs :
- Du Lehman en grande forme, du moins, c’est l’impression que j’ai ressentie en lisant ce premier tome de Metropolis : scénario en béton, ambiance particulière, synopsis de départ bien trouvé (la mégalopole est le symbole de la paix franco-germanique qui dure depuis le conflit de 1870 entre les deux nations) et des événements pour le moins étranges qui promettent énormément.
- Au début, le protagoniste principal, Gabriel Faune, ne paye pas de mine, mais assez rapidement, on sent un sacré potentiel dans ce personnage ; espérons que nos attentes à son égard ne soient pas déçues.
- Comme uchronie, l’idée est plutôt bien trouvée est originale : pas de première guerre mondiale, je crois que c’est la première fois qu’on y a droit ?!
- La partie graphique est excellente, tant au niveau des dessins de Stéphane de Caneva que du choix des couleurs de Dimitris Martinos ; franchement, une belle réussite !
- Quelques grands moments dès ce premier volume, avec, en point d’orgue, l’attentat, tout simplement spectaculaire, mais aussi, la découverte des corps sous la Tour…

Points Négatifs :
- Un peu dubitatif quant aux références a M le maudit de Fritz Lang, logique puisqu’il s’agit de l’autre chef d’œuvre du créateur de Metropolis (le film) mais bon, je me demande où Lehman veut en venir ? Bon, après, c’est le premier tome est si ça se trouve, il en sortira de bonnes choses.

Ma note : 8,5/10
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