dimanche 19 janvier 2014

INFERNO


INFERNO

L’étincelle est allumée quand le généticien énigmatique Mr Sinistre et le lord-démon N'astirh mettent leurs plans respectifs en mouvement – les deux centré autour d'une femme : Madelyne Pryor, femme de Scott Summers, le X-Man surnommé Cyclope. En attaquant les agents de Sinistre, les Maraudeurs, les X-Mens se retrouvent plongé dans une ville de New-York plongée en plein chaos par la horde des démons de N'astirh qui tourmente la population impuissante. Madelyne, qui apprend la vérité sur ses origines, décide de se venger de ses anciens compagnons et plus précisément de son ex-mari, Cyclope, et de Jean Grey tandis que, pendant ce temps-là, dans les limbes, les Nouveaux Mutants tentent le tout pour le tout afin de sauver leur amie, Illyana Raspoutine, de plus en plus tentée par le mal…


Inferno
Editeur : Marvel Comics
Scénario : Chris Claremont, Louise Simonson
Dessins : Marc Silvestri, Walter Simonson, Bret Blevins
Encrage : Dan Green, Bob Wiacek, Al Williamson
Genre : Super Héro
Titre en vo : Inferno
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : décembre 1988 – avril 1989
Langue d’origine : anglais

Liste des épisodes
Uncanny X-Men – 239-243
X-Factor – 35-39
New Mutants – 71-73

Mon avis : Déjà, pour commencer, cela fait belle lurette que je ne vous proposais pas de critiques de ces célèbres crossovers qui, que ce soit du côté de chez Marvel ou de chez DC, ont pu, surtout pour les premiers à mes yeux, marquer leur époque, ainsi, la dernière fois remonte a presque deux ans avec un certain Civil War, l’un des plus réussis évents de la dernière décennie écoulée. Mais avec Inferno, que j’avais en tête de relire depuis quelques mois, il faut remonter un peu plus dans le temps et plus précisément a la fin des années 80, c’est-à-dire, pour les connaisseurs, tout bonnement a l’âge d’or des X-Men ! Il faut dire qu’au moment de la sortie de ce crosover, un certain Chris Claremont tenait encore les rênes des enfants de l’atome et qu’à l’époque, celui-ci avait fait des X-Men la principale série de Marvel avec ses scénarios plus adultes et inoubliables. Pourtant, à la relecture de cet Inferno, de ce chant du cygne de cette pauvre Madelyne Pryor, personnage hautement tragique s’il en est, il apparait grandement que ce crosover, qui se voulait tellement marquant lors de sa sortie, ne peut en aucune façon rester dans les annales : il faut dire, à la décharge du maitre Claremont, qu’on ne lui avait pas facilité la tâche pour cela puisque, après avoir été obligé de se taper la résurrection imposée de sa Jean Grey quelques temps auparavant, celui-ci, malgré tout son talent, doit composer pour ce crosover avec le tristement célèbre duo Simonson, Louise au scénario et Walter aux pinceaux, bref, deux sacrés boulets qui tirent l’ensemble vers le bas, la première officiant également du côté de New-Mutants, ce qui laisse peu de marge de manœuvre a Claremont pour essayer de sauver ce qu’il peut, c’est-à-dire, pas grand-chose… Car si les épisodes d’Uncanny sont bien entendu les plus réussis, si la chute de Madelyne est inoubliable et Mr Sinistre tout simplement génial en grand manipulateur, le reste est tout simplement pathétique : ainsi, entre un scénario et des dialogues enfantins ainsi que des dessins ignobles chez X-Factor et New-Mutants, et un Cyclope qui se retrouve réhabiliter de la tête aux pieds alors que celui-ci avait tout de même était un sacré salaud en abandonnant femme et enfant, Inferno réussi l’exploit, malgré un synopsis de départ pourtant intéressant et quelques grands moments (en gros, les épisodes des X-Men, Madelyne, le pétage de câble de Havok, Mr Sinistre) d’apparaitre au final comme un sacré plantage, la faute à des auteurs pas à la hauteur de la tâche – Claremont ne pas tout faire – mais aussi au simple fait que les X-Men ne sont jamais aussi bons que lorsqu’ils restent dans leurs domaines de prédilection, le problème mutant, et en aucune façon dans des délires ou règnent magie noire et démons…


Points Positifs :
- La lente chute de Madelyne Pryor, personnage tourmentée et véritable héroïne de ce crosover, mais quel dommage que d’autres que Claremont aient touché à ce personnage.
- Mr Sinistre, bien entendu, l’un des adversaires des X-Men les plus emblématiques et les plus réussis et qui faisait ici ses grands débuts.
- Les épisodes d’Uncanny X-Men sont du niveau habituel pour l’époque, c’est-à-dire, quasiment parfaits, hélas, ils sont en minorités dans ce crosover.
- Un postulat de départ intéressant.

Points Négatifs :
- Louise et Walter Simonson, deux tacherons qui auront commis énormément de mal pendant leur passage du côté des séries X : forcément, du coup, les épisodes de X Factor et surtout des New Mutants sont une véritable souffrance pour bien des raisons.
- Mine de rien, il s’en sort bien Cyclope : il abandonne femme et enfant pour retrouver sa Jean Grey tout juste ressusciter, se comportant ainsi comme le dernier des salauds, et il en sort grandit – soit disant ce n’était pas de sa faute – et se permet même, oh hypocrisie suprême, de nous verser une petite larme de crocodile sur la mort de Madelyne…
- Mais qui fut le créateur de S’Ym, probablement l’un des méchants les plus ridicules de l’univers Marvel, qu’on le passe par les armes !
- Comme dans chaque crosover, il y a plein d’incohérences d’un épisode a l’autre, entre des personnages qui ne devraient pas etre la, d’autres qui se trouvent en deux endroits au même temps et d’autres qui meurent puis qui sont encore en vie…
- Les X-Men ne sont pas faits pour ce genre de récits qui lorgnent vers la magie, Inferno en est la preuve évidente.

Ma note : 4,5/10

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