mercredi 1 janvier 2014

LE PASSÉ


LE PASSÉ

Ahmad, qui vit désormais à Téhéran, arrive à Paris. Après quatre années de séparation, il revient à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre qu’il y a un nouvel homme, Samir, dans la vie de Marie. Il est aussi le témoin du conflit violent qui oppose Marie à sa fille adolescente, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour comprendre le trouble de Lucie dévoilent une série de secrets tragiques… Comme si le passé entravait inexorablement la liberté de chacun.


Le passé
Réalisation : Asghar Farhadi
Scénario : Asghar Farhadi
Société de production : Memento Films Production
Genre : Drame
Titre en vo : Le passé – Gozashte en persan
Pays d’origine : France
Parution : mai 2013
Langue d'origine : français
Durée : 130 mn

Casting :
Bérénice Bejo : Marie
Tahar Rahim : Samir
Ali Mosaffa : Ahmad
Pauline Burlet : Lucie, la fille aînée de Marie
Elyes Aguis : Fouad, le fils de Samir
Jeanne Jestin : Léa, la fille cadette de Marie
Sabrina Ouazani : Naïma, l'employée de Samir au pressing

Mon avis : Pour un premier film en cette année 2014, force est de constater que j’aurais préféré un tout autre genre, mais bon, comme on ne fait pas toujours ce que l’on veut mais aussi, et ce détail a son importance, comme les choix proposés étaient loin d’etre enthousiasmants, je me suis laisser convaincre, alors que j’étais pour le moins dubitatif au départ, par une bande annonce qui, ma foi, était pour le moins alléchante. Oh certes, c’était un film français typique, c’est-à-dire, avec tous les défauts (mais aussi les qualités, ne soyons pas mesquins) du genre, bref, un film qui s’intéressera davantage a une tranche de vie de personnages d’une banalité confondante plutôt que de nous faire rêver ; mais bon, comme il existe de bons films français, pourquoi Le passé n’en aurait pas fait partie ? Surtout que, finalement, celui-ci débutait plutôt bien et que, la première partie du long métrage se laisse regarder même si on a du mal à tout comprendre entre ce type qui débarque de Téhéran pour divorcer d’une femme qui doit se remarier, qui revoit des filles qui (mais on l’apprend plus tard) ne sont pas les siennes (mais c’est tout comme) et qui, ma foi, a une tête plutôt sympathique. Malheureusement, le réalisateur de la chose, le sieur Asghar Farhadi, iranien de son état, dans la grande tradition du cinéma français dit « qui fait réfléchir » et surtout, où on ne comprend rien et où on se fait chier, malgré de bonnes idées et des acteurs plutôt inspirés – en dehors de Bérénice Bejo dont je n’ai pas apprécié la prestation – se décide à rendre compliquer ce qui aurait pu, aurait dut, etre simple, s’attarde sur une infinie de points de détails, cassant indéniablement le rythme du film, au point même que, plus celui-ci avance, plus la lutte contre Morphée est féroce. Et lorsqu’arrive enfin, au bout de plus de deux heures, la scène finale de ce film, c’est harassé et avec un mal de tête monumental que je me suis levé afin d’aller me faire un café afin de me réveiller, ce qui, veut tout dire au sujet d’un film finalement trop français dans sa conception selon moi, mais dans ses travers et en aucune façon dans ses qualités…


Points Positifs :
- Une intrigue certes soft, mais plutôt tordue et pleine de rebondissements, comme je les aime.
- Des acteurs plutôt bons dans l’ensemble, y compris les plus jeunes, par contre, je n’ai pas accroché à Bérénice Bejo qui semble en faire des tonnes par moments.

Points Négatifs :
- Bon, déjà, la durée, ce film aurait parfaitement put se contenter d’une heure vingt, une heure et demi au grand maximum car, c’est fou ce que, assez rapidement, l’intrigue tourne en rond et les longueurs se font sentir, mais a un point où j’ai finis avec un mal de tête carabiné – et ce n’est pas une blague.
- Comme je l’ai signalé plus haut, je n’ai pas accroché à Bérénice Bejo : entre son jeu d’actrice et son personnage, franchement antipathique, c’est l’un des points noirs du film.
- Certes le scénario est tordu, certes il y a des rebondissements inattendus, mais malheureusement, ceux-ci ne parviennent pas à relancer l’intrigue, la faute à un rythme, ou plutôt, une absence de rythme franchement navrante.
- Ce long métrage semble couper en deux : on débute avec l’un des personnages masculins, principalement, puis, vers le dernier tiers du film, on ne le voit quasiment plus et c’est l’autre qui prend le relais.
- Franchement, j’aime bien les films où il faut se prendre la tête mais là, trop c’est trop, surtout avec de telles longueurs qui ont pour don de nous faire dormir…

Ma note : 4/10

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