mercredi 26 février 2014

LES LAMES DU CARDINAL – L’ALCHIMISTE DES OMBRES


LES LAMES DU CARDINAL – L’ALCHIMISTE DES OMBRES

Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d’Europe. Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d’élite, une compagnie clandestine d’aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d’élégance et d’astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal. Mais alors qu’ils ont rendez-vous, par une nuit d’orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d’un complot à venir, ils sont loin d’imaginer l’ampleur de la tragédie qui va s’abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l’Alchimiste des ombres…


Les Lames du Cardinal – L’Alchimiste des Ombres
Auteur : Pierre Pevel
Type d'ouvrage : Fantasy, Cape et d’Épée
Première Parution : 18 juin 2009
Edition Poche : 29 août 2013
Pays d’origine : France
Langue d’origine : Français
Editeur : Folio SF (Gallimard)
Nombre de pages : 416

Mon avis : Tout juste avant de partir pour une semaine du côté de la Belgique afin de prendre des congés bien mérités, je vous avais parlé sur ce blog du premier tome d’une trilogie française (cocorico pour une fois) qui avait fait énormément parler d’elle, et surtout en bien, depuis sa sortie, je veux bien évidement parler de l’étonnant et non moins excellent Les Lames du Cardinal, roman mêlant à la fois la Fantasy – dragons, magie – aux plus beaux fleurons de la littérature de Cape et d’Épée dont le plus bel exemple est, bien entendu, Les Trois Mousquetaires. Œuvre de Pierre Pevel, un auteur issu du monde du jeu de rôle, ce premier volume des Lames du Cardinal était rapidement apparu comme étant l’un des romans les plus réussis de ces dernières années, ne serais ce que pour son originalité. Mais qui dit premier tome dit forcément suite et donc, alors que je me trouvais en Belgique, j’ai tout simplement dévoré celle-ci en trois soirées environ, ce qui, en temps normal, est signe qu’un bouquin me plait. Alors, est ce que cela fut le cas ? En fait, oui et non puisque si indéniablement, ce fut avec un grand plaisir que j’ai poursuivi la lecture des aventures du Capitaine La Fargue et de ses fameuses Lames, si j’ai grandement apprécié que mon personnage préféré, Arnaud de Laincourt (eh oui, ce n’est pas Saint-Lucq), finisse par en faire partie, si un personnage comme l’Italienne, digne héritière d’une certaine Milady de Winter, ne pouvait que me plaire et si, une fois de plus, Pevel nous gratifie d’une intrigue toujours aussi captivante, au final, j’aurais été moins emballer par ce second volume de la saga : peut-être qu’il n’y a plus d’effet de surprise et que comme on est en terrain connu, on est moins enthousiaste, peut etre en raison d’une intrigue certes bonne mais un peu inférieure à la précédente ou peut etre que, pris entre le début et la fin de la saga (dont la critique ne tardera guère vu que je suis en train de l’achever), cet Alchimiste des Ombres est un peu pris en tenaille, l’auteur réservant le meilleur, et surtout, les révélations et la résolution de l’ensemble, pour son final ? Oui, peut-être un peu de tout cela mais quoi qu’il en soit, ce second tome des Lames du Cardinal n’en démontre pas moins que nous avons affaire à une excellente série.


Points Positifs :
- Tant de par l’ambiance générale, l’univers où se déroulent l’histoire et une intrigue toujours aussi captivante, nous sommes ici dans la lignée du premier tome ; bref, c’est du tout bon !
- Ah, Arnaud de Laincourt rejoint enfin les Lames !
- Un nouveau personnage et quel personnage : la belle et terrible espionne, Alessandra di Santi, dite l’Italienne.
- Moins d’action mais le coté intrigue qui prend le pas n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire.
- Fortement apprécié la mission de Leprat, ainsi que son final pour le moins tragique qui rehausse encore davantage tout le bien que je pensais sur ce personnage.

Points Négatifs :
- Forcément, l’effet de surprise n’étant plus là, on peut avoir tendance à ne plus etre aussi émerveiller ou enthousiasmer par un scénario qui reste pourtant de fort bonne facture.
- Ce second tome semble comme couper en deux, une partie où l’Italienne occupe une place de premier choix et une autre où… elle brille par son absence ; mais on comprend mieux les choses dans le dernier volume de la saga.
- Certaines Lames sont franchement sous-exploitées : Almadès, bien entendu, mais aussi Ballardieu.
- Mouais, bof le fameux Alchimiste des Ombres en tant qu’adversaire des Lames ; je m’attendais à mieux de sa part.

Ma note : 8/10

CORALINE


CORALINE

Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille...


Coraline
Réalisation : Henry Selick
Scénario : Henry Selick d'après le roman éponyme de Neil Gaiman
Musique : Bruno Coulais
Société de production : Laika Entertainment, Pandemonium
Genre : Animation
Titre en vo : Coraline
Pays d’origine : Etats-Unis, Russie
Parution : 5 février 2009
Langue d'origine : anglais, russe
Durée : 100 mn

Voix françaises :
Dakota Fanning : Coraline Jones
Teri Hatcher : Mel Jones / l'Autre Mère
John Hodgman : Charlie Jones / l'Autre Père
Robert Bailey Jr. : Wyborne « Wybie » Lovat
Keith David : le chat noir
Ian McShane : Mr. Bobinsky, l'étrange voisin
Jennifer Saunders : miss April Spink
Dawn French : miss Miriam Forcible
Aankha Neal, George Selick et Hannah Kaiser : les trois enfants fantômes

Mon avis : De Henry Selick, je pourrais affirmer sans problème que je ne connais pas grand-chose, ou presque, et justement, c’est ce « presque » qui fait toute la différence car en effet, et contrairement à ce que peut penser le grand public, dont je fus du nombre pendant longtemps, ce ne fut pas le grand Tim Burton qui se trouva aux manettes d’un certain L’étrange Noël de Mr Jack mais bel et bien le sieur Selick. Et donc, presque deux décennies après ce pur bijou du cinéma d’animation, le réalisateur revint sur nos écrans avec l’adaptation d’un roman du grand Neil Gaiman, un certain Coraline. En ayant entendu parler à l’époque, je dois reconnaitre que je l’avais oublier jusqu’à ce que mes enfants l’empruntent a notre médiathèque, et que, au cours de notre séjour en Belgique, la semaine passée, l’occasion me fut donc donnée de le découvrir… et, ma foi, d’un premier abord, il faut reconnaitre que si en aucune façon, ce Coraline ne peut se comparer à L’étrange Noël de Mr Jack, celui-ci étant largement au-dessus, niveau qualité, il n’en reste pas moins un fort sympathique long métrage d’animation qui mérite largement le détour, ne serait-ce que pour son intrigue, plutôt pas mal et angoissante a souhait pour les plus jeunes d’entre nous, son ambiance graphique qui possède un certain charme – bien aimé les yeux en forme de boutons – ainsi que son animation sans failles. Après, en comparaison de bien d’autres œuvres, cela reste plutôt simple et si je n’ai en aucune façon envie de dire du mal de ce film, je dois reconnaitre que celui-ci ne m’a pas emballer plus que cela… enfin, disons que si je l’ai regarder jusqu’au bout, si j’ai bien aimer certains trucs, dans l’ensemble, je n’ai pas accrocher comme cela m’est déjà arriver avec d’autres œuvres similaires. Mais bon, malgré tout, j’estime que ce Coraline vaut davantage le coup qu’un énième épisode de L’âge de glace ou d’autres pompes à fric équivalentes…


Points Positifs :
- Un univers et un choix graphique particuliers mais plutôt réussis, de même que la plupart des protagonistes dans l’ensemble.
- Les deux univers parallèles auquel on accède par le biais d’une porte, la petite fille qui y fait des allers retours… hum, de faux airs d’Alice au pays des merveilles ?
- Bien aimer l’idée de parents idéaux dans cet autre monde auquel on oppose les vrais, forcément bien moins permissifs.
- Les boutons en guise d’yeux : j’adore !
- Forcément, le chat… mais là, je ne suis pas objectif, j’aime les chats.

Points Négatifs :
- Un scénario sans grande surprises, qui semble s’éparpiller un peu dans tous les sens par moments.
- Bon, franchement, quelques personnages secondaires ne sont pas forcément nécessaires et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue, même si je reconnais que les deux danseuses à la retraite m’ont bien fait rire avec leurs chiens.
- Un peu trop gentillet pour moi, même si je reconnais que certaines scènes peuvent toucher un jeune, très jeune public.

Ma note : 6/10

dimanche 23 février 2014

LA NOUVELLE REVUE DE L’HISTOIRE N°70


LA NOUVELLE REVUE DE L’HISTOIRE  N°70 – LA POUDRIÈRE DES BALKANS
Janvier/Février 2014

La poudrière des Balkans
- Histoire des Balkans
- Les guerres balkaniques de 1912-1913
- Les conflits balkaniques et la politique britannique
- 1914-1915 – La Serbie dans la guerre
- L’Armée d’Orient (1915-1919)
- L’échec du royaume yougoslave
- L’état oustachi de Croatie
- Le combat perdu des tchetniks
- Churchill et les résistances yougoslaves et grecques
- Yougoslavie : une désintégration programmée

Editorial : La « poudrière balkanique » toujours actuelle
Commémoration du centenaire de 1914 – Entretien avec le général André Bach
- Gaston d’Orléans, un adversaire de Richelieu
- Michel de Nostredame, un médecin des âmes
- L’avènement et le triomphe du marché
- L’aventure française au Sahara
- Quand la France était en Syrie
- Le septennat de Giscard d’Estaing

Mon avis : C’est souvent quand on s’y attend le moins que l’on est agréablement surpris (d’un autre côté, si l’on s’y attend, on n’est pas surpris non plus) et donc, alors que j’avais un apriori plutôt important en découvrant, il y a quelques semaines déjà, le sujet de ce premier numéro de La Nouvelle Revue de l’Histoire de cette année 2014, consacré aux Balkans, la lecture de ce dernier, effectuée pour sa majeure partie au cours de ma semaine passée en Belgique, s’est avérée pour le moins fort instructive. Il faut dire qu’alors que je m’attendais aux habituels lieux communs sur la problématique balkanique, assez rapidement, je me suis souvenu, en lisant le dossier principal, à quel point la NRH est capable non seulement de nous proposer des articles de fort bonne qualité mais aussi, et surtout, d’aller là où la concurrence ne va jamais. Ainsi, prenez l’exemple le plus flagrant : les guerres balkaniques qui ont précédé de peu le premier conflit mondial et que je connaissais de nom depuis mon adolescence sans en connaitre davantage que le nom ; c’est bien expliqué, fort instructif et plutôt intéressant au vu de ce qui arriva par la suite, ne serais ce que cette année, comme chacun sait (enfin, je l’espère), nous fêtons le centenaire de la première guerre mondiale. De plus, le reste du dossier est du même acabit et si avec celui-ci, on ne devient pas non plus du jour au lendemain incollable sur les Balkans au vingtième siècle, force est de constater que l’on apprend pas mal de choses sur une région, finalement, fort mal connue. Ajoutons pour finir quelques articles intéressants comme celui consacré à Gaston d’Orléans, le frère de Louis XIII voir même celui sur l’ancien président, Giscard d’Estaing et l’on a au final un numéro assez bon qui fait débuter de fort bonne manière cette nouvelle année à la Nouvelle Revue de l’Histoire.


Points Positifs :
- Un dossier principal plutôt bon et qui apporte un éclairage nouveau sur une région de l’Europe, les Balkans, que l’on connait finalement assez mal, et ce, alors qu’elle est au cœur de bien des conflits depuis longtemps.
- L’article consacré à Gaston d’Orléans, figure historique fort méconnue de l’Histoire de France.

Points Négatifs :
- Un petit bémol tout de même au sujet du dossier balkanique puisque celui-ci fait quasiment l’impasse sur la région post-vingtième siècle.
- Soit je suis ignare soit l’auteur de l’article sur Nostradamus à abuser de substances illicites lors de son écriture car je n’ai strictement rien compris ?!

Ma note : 7/10

EDWARD AUX MAINS D'ARGENT


EDWARD AUX MAINS D'ARGENT

Une grand-mère raconte une histoire à sa petite fille pour lui expliquer d'où vient la neige qui tombe sur la ville. Cette histoire commence avec un jeune homme appelé Edward créé par un inventeur vivant seul dans un sombre château perché sur une colline. Mais l'inventeur meurt avant d'avoir pu achever son œuvre, laissant Edward avec des ciseaux aux lames extrêmement acérées à la place des mains. Edward vit donc seul dans ce sinistre château jusqu'au jour où Peg Boggs, représentante en cosmétiques, se présente à sa porte. Voyant que le jeune homme, timide et inoffensif, vit seul sans avoir le moindre lien avec le monde qui l'entoure, elle décide de l'emmener au sein de son foyer situé dans une tranquille banlieue résidentielle. Edward commence alors à partager la vie de Peg, son mari Bill, et leur fils Kevin âgé de 12 ans. Il devient très vite le nouveau centre d'intérêt du quartier et est d'abord accueilli à bras ouverts, ses talents de tailleur de haies et de coiffeur lui valant l'admiration et les sollicitations de toutes les voisines.


Edward aux mains d’argent
Réalisation : Tim Burton
Scénario : Caroline Thompson, Tim Burton
Musique : Danny Elfman
Production : 20th Century Fox
Genre : Fantastique, drame romantique, comédie
Titre en vo : Edward Scissorhands
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 14 décembre 1990
Langue d'origine : anglais
Durée : 105 min

Casting :
Johnny Depp : Edward
Winona Ryder : Kim Boggs
Dianne Wiest : Peg Boggs
Anthony Michael Hall : Jim
Alan Arkin : Bill Boggs
Kathy Baker : Joyce Monroe
Vincent Price : l'inventeur d'Edward
Robert Oliveri : Kevin Boggs
O-Lan Jones : Esmeralda
Dick Anthony Williams : Officier Allen
Conchata Ferrell : Helen
Caroline Aaron : Marge

Mon avis : Plus de deux décennies après sa sortie, que dire de plus au sujet de ce fameux Edward aux mains d’argent, œuvre culte pour beaucoups et qui marque, mais faut-il le rappeler, la toute première collaboration entre deux des figures les plus marquantes du septième art de ces dernières années, je veux bien évidement parler du réalisateur génial Tim Burton et de l’acteur qui l’est tout autant, Johnny Depp, les deux, visiblement, semblant etre nés pour que leur destin se croise et nous offrir de purs chef d’œuvres !? En fait, pas grand-chose car bon, comment dire, je pourrais revenir sur la magie indéniable qui transparait de ce long métrage, quasiment à chaque séquence, de ce côté indéniablement fataliste, qui nous montre bel et bien que si l’on est différent, si l’on ne rentre pas dans la norme, la vie normale – dans le sens des masses, j’entends bien – est impossible, de cette fort belle histoire d’amour certes pas originale et condamnée dès le départ mais qui n’en fonctionne pas moins, de la fort belle performance du sieur Depp, aux antipodes de ce que l’on connaissait de lui dans 21 Jump Street – bigre, ça m’avait fait un beau choc à l’époque – sans oublier bien entendu, l’hommage appuyé de Burton a un cinéma fantastique dont il deviendra rapidement son plus magnifique représentant ; oui, je pourrais revenir sur tout cela mais comme cela a déjà été dit, maintes et maintes fois, à quoi bon ? Oui, Edward aux mains d’argents et un film magnifique, qui plait toujours autant aux jeunes générations (l’ai testé sur mes enfants) et qui, sans etre non plus un chef d’œuvre absolu du septième art, n’en reste pas moins un excellent film, d’une poésie rare et qui, plus de vingt ans après, se laisse encore regarder, encore et encore…


Points Positifs :
- Indéniablement, la magie qui se dégage de l’ensemble, ce côté féerique mais aussi fataliste qui ne quitte pas le spectateur tout au long du film ; et oui, on sait par avance que tout cela ne finira pas bien mais bon, c’était écrit que deux personnages issus d’un monde aussi différents n’auraient pas droit au bonheur.
- Décors, musique, mise en scène : Tim Burton au sommet de son art.
- Le personnage d’Edward, bien évidemment, charismatique en diable de par le look, mais sublimé par un jeune acteur dont on entendra énormément parler par la suite : Johnny Depp.
- La scène où Winona Ryder danse au beau milieu des flocons de neige est franchement inoubliable.

Points Négatifs :
- Les effets spéciaux commencent à dater et à se voir, mais bon, c’est normal vu le bond technique de ces dernières années et puis, ça n’enlève en rien la magie du film.

Ma note : 8,5/10

dimanche 16 février 2014

BLUE JASMINE


BLUE JASMINE

Jasmine, qui se prénomme en réalité Jeannette, a vécu une vie confortable comme femme au foyer et épouse de Hal, riche homme d’affaire new-yorkais. Tout s’est écroulé brutalement lorsqu’il est apparu que Hal était un escroc et que celui-ci a été arrêté et s’est suicidé en prison, la laissant sans le sou et criblée de dettes. Lorsqu’il a découvert les malversations de son père et la complicité passive de sa belle-mère, qui signait tout ce que lui demandait Hal sans comprendre les montages financiers, le fils de Hal, Danny, a quitté la maison sans laisser d’adresse. Jasmine, qui entend refaire sa vie et trouver du travail, se rend à San Francisco auprès de sa sœur Ginger, mère divorcée avec deux enfants. Celle-ci conserve une rancœur encore vive envers sa sœur et envers Hal : quelques années auparavant, son ancien mari Augie et elle, avaient gagné 200 000 $ à la loterie, un gain qui aurait pu changer leur train de vie, mais Jasmine les a convaincus de confier cet argent à Hal pour faire fructifier l’investissement et ils ont tout perdu. Ginger fréquente un mécanicien nommé Chili, que Jasmine méprise ouvertement mais Ginger lui rétorque quʼau moins lui est honnête.


Blue Jasmine
Réalisation : Woody Allen
Scénario : Woody Allen
Musique : Christopher Lennertz
Production : Perdido Productions, Sony Pictures Classics
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Blue Jasmine
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 26 juillet 2013
Langue d'origine : anglais
Durée : 98 min

Casting :
Cate Blanchett : Jasmine
Sally Hawkins : Ginger, la sœur de Jasmine
Alec Baldwin : Hal, le mari de Jasmine
Bobby Cannavale : Chili, l'amoureux de Ginger
Andrew Dice Clay : Augie, l'ex de Ginger
Peter Sarsgaard : Dwight
Michael Stuhlbarg : Dr. Flicker, le dentiste
Louis C.K. : Al, l'ingénieur du son
Alden Ehrenreich : Danny, fils Hal, élevé par Hal et Jasmine
Max Casella : Eddie, l'ami de Chili

Mon avis : Hier, je reconnais que j’ai été très dur à l’encontre d’un film, La voleuse de livres, œuvre a l’intrigue pour le moins sympathique mais portant tant de défauts en elle qu’elle en devenait presque insupportable à mes yeux, chose qui m’arrive de plus en plus souvent avec le cinéma d’outre-Atlantique. Pourtant, avec ce Blue Jasmine, que j’ai eu le plaisir de découvrir hier soir, je tenais à vous prouver que je suis loin d’etre sectaire et que oui, le cinéma américain est capable, quand il le désire, de nous proposer autre chose d’autrement plus excitant que de la simple soupe grand public tellement fadasse… Alors bien entendu, ici, il est difficile de parler de cinéma hooliwwodien à proprement parler puisque, avec Woody Allen, nous sommes à mille lieux du genre, et justement, pour faire suite un peu à mes propos d’hier, il est amusant de constater que si je n’apprécie nullement le personnage Allen en tant que tel et sa part d’ombre, pour ce qui est de ses films, plus le temps passe et plus je les apprécie ; comme quoi, on pourra dire une fois de plus qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Mais quoi qu’il en soit, ici, avec Blue Jasmine, Woody Allen nous livre une fois de plus le genre d’œuvre auquel il nous a habituer depuis longtemps, une histoire qui met en avant les relations humaines forcément compliquées entre des personnages qui ne le sont pas moins, une œuvre franchement drôle mais a l’humour plutôt fin mais aussi et surtout, une œuvre où éblouie tout bonnement une Cate Blanchett au sommet de sa forme, qui nous livre là une performance d’actrice exceptionnelle, à la fois drôle et tragique dans son rôle d’ancienne bourgeoise complètement allumée et paumée dans un monde bien plus terre à terre que celui qu’elle fréquentait auparavant. Les scènes cocasses s’enchainent les unes après les autres, Cate Blanchett semble jouer sur le fil du rasoir et on n’attend qu’une chose, qu’elle bascule totalement dans la folie, le reste du casting est tout aussi cintré et le mélange du tout accouche d’un excellent long métrage qui vient nous rappeler que oui, mille fois oui, en Amérique, ont fait encore des bons films, même si ceux-ci ne sont pas forcément grand public…


Points Positifs :
- Cate Blanchett, bien entendu : une performance tout simplement éblouissante de la part de l’actrice australienne qui nous fait montre de tout son immense talent. Woody Allen lui a offert un rôle à sa mesure mais celle-ci a su le sublimer.
- Tout en traitant de sujets pour le moins sérieux, Blue Jasmine est franchement drôle : par le biais des acteurs, excellents et loufoques mais aussi d’un scénario qui l’est tout autant.
- Cela fait du bien des petits films comme ça qui ne se prennent pas au sérieux mais diablement plus intéressants que les blockbusters hollywoodiens.
- Je n’aime pas Woody Allen mais je lui reconnais un sacré don de mise en scène et un style qui marche toujours autant.

Points Négatifs :
- J’ai eu beau chercher, je ne trouve pas, après, je pense que c’est le genre d’œuvres où on accroche ou pas…
- Certaines scènes, peut-être un peu trop rapidement expédiées ?

Ma note : 8/10

samedi 15 février 2014

LA VOLEUSE DE LIVRES


LA VOLEUSE DE LIVRES

L’Allemagne, sous le Troisième Reich : alors que les nazis multiplient les autodafés, Max Vandenburg, un jeune juif qui a perdu les siens, trouve refuge auprès de Hans et Rosa Hubermann qui vivent dans les environs de Munich, tout près du camp de Dachau. La jeune Liesel, dont la mère ne peut s'occuper d'elle, est élevée par le couple. Elle se prend d'affection pour le jeune homme. Celui-ci est contraint de rester caché dans la cave et ne doit surtout pas sortir sous peine d'être arrêté et envoyé dans les camps. Pour le distraire, Liesel, passionnée de lecture, se met à voler des livres pour son ami. Mais rapidement l'étau se resserre autour de la famille...


La voleuse de livres
Réalisation : Brian Percival
Scénario : Michael Petroni
Musique : John Williams
Production : Fox 2000 Pictures, Studios de Babelsberg
Genre : Drame
Titre en vo : The Book Thief
Pays d’origine : Etats-Unis, Allemagne
Parution : 15 novembre 2013
Langue d'origine : anglais
Durée : 131 min

Casting :
Geoffrey Rush : Hans Hubermann
Sophie Nélisse : Liesel Meminger
Emily Watson : Rosa Hubermann
Sandra Nedeleff : Sarah
Ben Schnetzer : Max Vandenburg
Hildegard Schroedter : Frau Becker
Nico Liersch : Rudy Steiner
Carina N. Wiese : Barbara Steiner
Martin Ontrop : Herr Lehmann
Kirsten Block : Frau Heinrich
Joachim Paul Assböck : l'officier SS
Roger Allam : la Mort

Mon avis : Avec les années qui s’écoulent, le temps qui passe et moult visionnage de films hooliwwodien, j’avoue que j’ai de plus en plus de mal avec ceux-ci ; oh certes, je reconnais que ce n’est pas la première fois que je le dis sur ce blog, de même, ce constat ne m’empêche pas, parfois, de tomber sur de très bons films, cependant, dans une large mesure, tous les défauts que l’on retrouve dans la quasi intégralité des productions venues d’outre-Atlantique font que bon nombre de longs métrages qui auraient trouver grâce à mes yeux dans le passé me deviennent tout bonnement insupportables désormais. Ainsi, prenez donc l’exemple le plus récent, cette Voleuse de livres dont je n’attendais certes pas monts et merveilles mais pas non plus une franche déception, or, et à mon grand déplaisir, assez rapidement dans le film, j’avais compris que mon impression finale allait etre plutôt négative. Il faut dire qu’à côté d’un scénario plutôt convenu et sans grandes surprises, au manichéisme omniprésent, le peu d’intérêt que je pouvais éventuellement ressentir pour une histoire qui, pourtant, se laisse plutôt bien regarder (sur ce point, je reconnais que nos amis américains possèdent ce don indéniable de savoir captiver le spectateur, chose que tout le monde n’est pas capable, bien au contraire), est battu en brèche par un nombre plutôt important d’incohérences scénaristiques dont la principale est la ridicule habitude que dans tout film US dont l’histoire se déroule à l’étranger, les gens écrivent en anglais – bon, qu’ils le parlent avec un accent allemand, c’est une chose, mais de là à ce que le moindre ouvrage soit en anglais où que l’on écrive dans la langue de Shakespeare, c’est tout bonnement absurde. Mais bon, la jeune Liesel lit donc des ouvrages en anglais dans une petite ville germanique des années 30/40 sans que personne ne trouve quoi que ce soit à redire, le réalisateur semble obliger de nous rappeler à quel point les nazis étaient des salauds (ce qui était vrai d’ailleurs) sans pointer du doigt les bombardements aériens alliés sur les populations civiles, certains personnages promettaient énormément avant d’etre quasiment zapper du scénario et la fin survient comme un cheveu sur la soupe avec tout un tas de morts mais pas une seule goutte de sang… quant au narrateur, la Mort en personne, sincèrement, j’éviterais de tirer sur une ambulance… Dommage, l’histoire commençait bien, il y avait de bonnes idées, les acteurs n’étaient pas mauvais mais Hollywood étant passé par là, j’oublierai très rapidement cette Voleuse de livres.


Points Positifs :
- S’il y a au moins un point positif à souligner dans ce film, ce sont les acteurs avec, en tête de lice, la jeune Sophie Nélisse, plutôt excellente dans son rôle, le reste du casting étant assez correct.
- Une idée de départ pas originale pour un sou mais qui partait tout de même sous de bonnes bases avant de dérailler en court de route.
- Malgré ses nombreux défauts, La voleuse de livres se laisse néanmoins regarder, c’est déjà ça, et puis, il y a quelques scènes sympas même si elles sont loin d’etre transcendantes.

Points Négatifs :
- Je suis désolé et même si cela fait un peu le mec qui chipote sur des détails, à mes yeux, si un film est censé se déroulé en Allemagne, comment se fait-il que les livres, les journaux sont écrits en anglais et comment se fait-il que quand les protagonistes écrivent, ils le fassent en anglais ? Diantre mais un minimum de crédibilité, ça ne ferait pas de mal, vous ne trouvez pas ?!
- Trop de bons sentiments du côté des héros de l’histoire, un manichéisme trop marqué (il y a même un gamin qui est un véritable petit salaud), bref, une fois de plus, Hollywood est passé par là mais pas pour les bonnes raisons.
- J’ai détesté l’idée que la Mort soit le narrateur de l’histoire. Oui, bon, je sais, c’était ainsi dans le roman original mais tout de même, je trouve cela un peu saugrenu et ai du mal à trouver le lien avec une intrigue finalement très terre à terre.
- Bigre, dans La voleuse de livres, quand on meurt suite à un bombardement, on est gentiment aligné sur le sol, avec des vêtements a peine recouvert de poussière et pas la moindre blessure, pas la moindre goutte de sang, bref, on avait presque l’impression qu’ils dormaient…

Ma note : 4/10
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