mardi 16 septembre 2014

EXILE ON MAIN STREET


EXILE ON MAIN STREET

The Rolling Stones

1 - Rocks Off (Mick Jagger/Keith Richards) 4:30
2 - Rip This Joint (Mick Jagger/Keith Richards) 2:23
3 - Shake Your Hips (Slim Harpo) 2:57
4 - Casino Boogie (Mick Jagger/Keith Richards) 3:31
5 - Tumbling Dice (Mick Jagger/Keith Richards) 3:42
6 - Sweet Virginia (Mick Jagger/Keith Richards) 4:25
7 - Torn and Frayed (Mick Jagger/Keith Richards) 4:17
8 - Sweet Black Angel (Mick Jagger/Keith Richards) 2:52
9 - Loving Cup (Mick Jagger/Keith Richards) 4:22
10 - Happy (Mick Jagger/Keith Richards) 3:02
11 - Turd on the Run (Mick Jagger/Keith Richards) 2:35
12 - Ventilator Blues (Mick Jagger, Keith Richards, Mick Taylor) 3:24
13 - I Just Want to See His Face (Mick Jagger/Keith Richards) 2:52
14 - Let It Loose (Mick Jagger/Keith Richards) 5:17
15 - All Down the Line (Mick Jagger/Keith Richards) 3:47
16 - Stop Breaking Down (Robert Johnson) 4:34
17 - Shine a Light (Mick Jagger/Keith Richards) 4:14
18 - Soul Survivor (Mick Jagger/Keith Richards) 3:47


Exile on Main Street
Musiciens : The Rolling Stones
Parution : 12 mai 1972
Enregistré : 10 juillet 1971 à 1972
Durée : 67:17
Genre : Rock
Producteur : Jimmy Miller
Label : Rolling Stones / Atlantic

Musiciens :
Mick Jagger : chant, harmonica, guitare, harpe
Keith Richards : guitare, chant, basse, piano
Mick Taylor : guitare, basse
Bill Wyman : basse
Charlie Watts : batterie
Bobby Keys : saxophone, percussions
Jim Price : trompette, trombone, orgue
Nicky Hopkins : piano
Ian Stewart : piano
Jimmy Miller : batterie, percussions
Al Perkins : guitare
Bill Plummer : contrebasse, basse
Billy Preston : piano, orgue
Amyl Nitrate : marimba
Clydie King : chœurs
Vanetta Field : chœurs
Jerry Kirkland : chœurs
Tamiya Lynn : chœurs
Shirley Goodman : chœurs
Mac Rebennack alias Dr John: chœurs
Joe Green : chœurs
Kathi McDonald : chœurs

Mon avis : Petit bond dans le temps de quatre ans dans la discographie des Rolling Stones puisque, après vous avoir parler de leur tout premier véritable chef d’œuvre, Beggars Banquet, dans le billet précédant, il est temps de s’occuper de leur dernier – car oui, au grand détriment des fans, même si le groupe existe toujours plus de quatre décennies après, plus jamais nous n’avons eu droit à des albums aussi excellents – monument, je veux bien évidement parler du mythique Exile on Main Street. Nous sommes en 1972, les Beatles se sont séparés depuis deux ans, le Flower Power est mort et il faut bien admettre que nos amis les Stones règnent désormais en maitres absolus sur le paysage musical mondial. Pourtant, ils reviennent de loin : Brian Jones est mort en 1969, il y eut Altamont et tout un tas d’affaires de dope qui ont donné une réputation – accessoirement justifiée – sulfureuse au groupe. Fort heureusement, le jeune Mick Taylor qui a remplacer Jones est un virtuose de la guitare et apporte un plus indéniable au groupe (qui a beaucoup perdu avec son départ) et, également, le petit séjour de nos cinq Stones et de toute leur clique de musicos, vrais-faux amis et autres parasites notoires, dans une villa du sud de la France va leur donner le cadre idéal pour qu’ils accouchent de ce monumental Exile on Main Street. Car oui, ce double-album, le premier de leur carrière, véritable melting-pot de tout ce qui se fait musicalement parlant outre-Atlantique et que l’on croirait venu tout droit du delta du Mississippi, dans ce vieux sud-américain que les Glimmer Twins vénéraient tant fut enregistré chez nous, au soleil et, accessoirement, dans des conditions pour le moins homériques : frénésie de drogues et d’alcool (sur ce point, le pauvre Gram Parsons ne s’en remettra jamais), filles faciles, tensions entre Jagger et Richards, enregistrements parfois chaotiques, l’ambiance est pour le moins spéciale… Pourtant, ça marche, et pas qu’un peu, Exile étant une pure petite merveille, certes critiquée à sa sortie mais reconnue à sa juste valeur avec le temps, sans hit véritable, certes, mais qui possède une cohésion certaine dont peut d’albums peuvent se vanter. La musique américaine fait par des anglais mais en mieux, c’était ça, à l’époque, les Rolling Stones, et c’est bien dommage qu’ensuite, ils se soient perdus en route…


Points Positifs :
- Exile on Main Street fut accueilli plutôt fraichement par la critique lors de sa sortie, pourtant, au fil du temps, il est apparu que nous avions affaire bel un bien un chef d’œuvre, un de plus mais hélas, le dernier.
- Aucun hit véritable dans ce double album, certes, mais que des bonnes chansons, un mélange des genres mais un son cohérant, de bout en bout, qui fait qu’il n’y a aucun temps mort.
- Véritable best-of des genres musicaux nord-américains avec le blues, le rock, la soul, la country etc.
- Ce n’est pas nouveau mais c’est fou ce que le trio Bobby Keys, Jim Price et Nicky Hopkins apportait alors aux Stones : plus que simples musiciens de studios, c’était quasiment des membres du groupe à part entière qui ont fait énormément pour la cohésion du son des Stones sur Exile.
- Même Richards qui chante complètement faux sur Happy passe bien.
- C’est difficile a expliquer mais certains albums possèdent un petit quelque chose mythique et justement, selon moi, Exile est l’un de ceux-là : l’écouter, c’est plonger dans un autre univers où l’on flirte avec la perfection.

Points Négatifs :
- Peut-être justement le fait qu’il n’y ait pas de véritable hit mais bon, est-ce vraiment nécessaire ? Après tout, mieux vaut un album rempli de bonnes chansons plutôt qu’un album qui possède un hit tandis que le reste est moyen voir pire…

Ma note : 10/10

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