lundi 20 octobre 2014

DARK SHADOWS


DARK SHADOWS

En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angélique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…


Dark Shadows
Réalisation : Tim Burton
Scénario : Seth Grahame-Smith
Musique : Danny Elfman
Production : Warner Bros
Genre : Comédie horrifique, Fantastique
Titre en vo : Dark Shadows
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 9 mai 2012
Langue d'origine : anglais
Durée : 108 min

Casting :
Johnny Depp : Barnabas Collins, un vampire de 1776, se réveille en 1972
Michelle Pfeiffer : Elizabeth Collins Stoddard, la matriarche de la famille Collins
Helena Bonham Carter : Dr Julia Hoffman, une psychiatre alcoolique employée à temps plein chez les Collins
Eva Green : Angelique Bouchard, une servante et sorcière vengeresse contre la famille Collins, devenue femme d’affaires
Jackie Earle Haley : Willie Loomis, l'homme à tout faire de Collinwood
Jonny Lee Miller : Roger Collins, le frère « bon à rien » d'Elizabeth et père de David
Chloë Moretz : Carolyn Stoddard, fille d'Elizabeth; rebelle et amatrice de Rock and Roll âgée de 15 ans
Bella Heathcote : Victoria Winters/Maggie Evans/Josette du Pres. La nouvelle gouvernante de David
Gully McGrath : David Collins, le fils précoce de Roger âgé de 10 ans
Alice Cooper : Lui-même
Ray Shirley : Mme Johnson, la vieille femme de ménage de Collinwood
Christopher Lee : Silas Clarney, le « roi des pêcheurs », aussi surnommé « le parrain de la Grande Bleue »
Ivan Kaye : Joshua Collins, le père de Barnabas
Susanna Capellaro : Naomi Collins, la mère de Barnabas
Justin Tracy : Barnabas Collins enfant
Alexia Osborne : Victoria Winters/Maggie Evans enfant

Mon avis : Je pense ne pas me tromper en affirmant que dans l’avenir, les amateurs de septième art reconnaitront sans le moindre problème que le duo cinématographique le plus marquant du tournant du vingt-et-unième siècle était celui composé des géniaux Tim Burton et Johnny Depp, car bon, comment dire, entre le nombre de longs métrages réalisés par l’un et où jouait l’autre et, reconnaissons-le, dont une bonne partie furent pour le moins excellents voir exceptionnels, il est clair que d’ores et déjà, à leur façon, ces deux-là ont depuis longtemps marquer de leur empreinte l’histoire du cinéma. Cependant, et même si je suis un grand fan depuis deux décennies du duo Burton/Depp, la grande qualité de leurs œuvres en commun ne signifie en aucune façon que, par moments, il y ait eu quelques loupées, et justement, il me semble plus que flagrant que ce Dark Shadows en est l’exemple type… Inspiré d’une vieille série nord-américaine totalement inconnue sous nos vertes contrées et servie par un casting d’enfer – sur ce point, il n’y a rien à redire – ce long métrage qui promettait énormément sur le papier, ne serais ce que pour le plaisir de retrouver Johnny Depp et Tim Burton ensemble, s’avère assez rapidement en-deçà de nos espérances : ainsi, malgré des premières minutes du film où la pâte burtonienne fonctionne à merveille, la suite s’avère franchement décevante, non pas que l’idée de voir un vampire débarqué, complètement déboussolé, en 1972, soit une mauvaise idée en soit, loin de là, mais surtout parce que, curieusement, la plupart des scènes ne fonctionnent pas… Ainsi, en oscille entre des gags convenus et sans surprises, des scènes plus violentes voir ridicules (la scène de sexe entre Johnny Depp et Eva Green) tandis que certaines sous intrigues sont oubliées en court de route et qu’une bonne partie des protagonistes sont sous-exploités. Pourtant, quand on regarde le casting et le synopsis de base, on pouvait se dire que ce Dark Shadows avait de quoi accoucher d’un fort bon film, or, il n’en est rien et malgré une esthétique pour le moins réussie, on finit pas s’ennuyer, petit à petit, jusqu’à arriver à la dernière scène, moment où l’on se dit : tout ça pour ça !? Oui, toutes les meilleures attentions du monde ne suffisent pas, loin de là et entre un Johnny Depp que l’on a connu plus fringuant et un Tim Burton qui se contente du strict minimum, la déception ne peut qu’être au rendez-vous… ce qui est dommage, après tout, le potentiel était là et il y avait vraiment de quoi faire mieux, mais bon, il faut croire que même les génies ont le droit de se louper parfois !?


Points Positifs :
- Inspiré d’une ancienne série américaine inconnue sous nos vertes contrées, Dark Shadows possède un synopsis de départ qui n’est pas déplaisant.
- Un casting franchement excellent et des acteurs, souvent pour la plupart, plutôt inspirés.
- Le début du film est du Tim Burton comme on l’aime.
- Décors, costumes, personnages charismatiques, sur ce point, il n’y a pas grand-chose à redire.
- Il n’est pas vraiment sympa Barnabas Collins, loin de là… en tous cas, ça nous change des héros trop lisses et sans saveur.

Points Négatifs :
- A aucun moment, le film n’a l’air de décollé, et d’ailleurs, pire que tout, au fil des minutes, on sent poindre un certain ennui avant la déception finale…
- Au vu du potentiel de départ, on était en droit d’en attendre davantage, surtout au vu du casting et quand on pense à tout ce que le duo Burton/Depp a fait auparavant.
- Mine de rien, Johnny Depp a déjà été plus fringuant en d’autres occasions ; il semble même fantomatique par moments, ce qui est un comble pour un vampire !
- Scénario qui part dans tous les sens, sous-intrigues oubliées en court de route… euh, une petite demi-heure supplémentaire n’aurait pas été inutile.
- Entre des gags qui ne fonctionnent pas et certaines scènes ridicules (comme la scène de sexe entre Johnny Depp et Eva Green), on a de quoi être déçus…

Ma note : 5,5/10

dimanche 19 octobre 2014

L'ATTAQUE DES TITANS – BEFORE THE FALL – TOME 1


L'ATTAQUE DES TITANS – BEFORE THE FALL – TOME 1

L’apparition soudaine des Titans conduit les Hommes à ériger de solides remparts derrière lesquels ils se retranchent pour échapper à l’extermination. Trente ans après la construction de ces murs, un monstre parvient à pénétrer dans le district de Shiganshina où il commet un massacre. Dans les rejets qu’il laisse de son festin est retrouvée une femme enceinte... et contre toute attente, son bébé a survécu... Une préquelle éblouissante qui lèvera le voile sur les origines du dispositif de manœuvre tridimensionnelle, soixante-dix ans avant les événements relatés dans la série principale !


L'Attaque des Titans – Before the Fall – Tome 1
Histoire originale : Hajime Isayama
Scénariste : Ryô Suzukaze
Dessinateur : Satoshi Shiki
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Action, Dark Fantasy, Dystopie, Horreur, Tragédie
Titre en vo : Shingeki no Kyojin – Before the Fall 1
Parution en vo : 9 décembre 2013
Parution en vf : 1 octobre 2014
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 176

Mon avis : Cela va faire bientôt un an, en décembre prochain pour être plus précis, que j’ai découvert un manga pour le moins exceptionnel et qui aura réussi la gageure de me réconcilier avec le genre, je veux bien évidement parler de l’œuvre de Hajime Isayama, le désormais cultissime L’attaque des Titans. Mais si avec neuf tomes sortis sous nos vertes contrées (bientôt dix) et une version animé tout aussi excellente et que je suis depuis la rentrée sur France 4, comme je le disais ici même, je suis toujours aussi enthousiaste vis-à-vis de cette série, je dois reconnaitre que j’étais légèrement plus dubitatif quant à ce Before the Fall, préquelle de la saga principale tirée d’un roman et qui est censé se déroulé 70 ans avant la série principale. Auteur et dessinateur différent, nouveaux protagonistes, je craignais franchement que cette préquelle ne soit pas à la hauteur du manga original ; oh, bien sûr, être aussi excellent, c’était impossible, de même, quand une série commence à pondre des séries dérivées, on peut  douter fortement de l’intérêt de celles-ci… cependant, malgré mes craintes, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire, paradoxalement parlant, que si ça se trouve, Before the Fall pouvait avoir son intérêt : après tout, l’univers de L’attaque des Titans est si intéressant qu’il y aurait effectivement de quoi faire pour nous sortir des histoires intéressantes sur celui-ci, et sur ce point, justement, voir l’humanité livrée aux Titans avant que le dispositif de manœuvre tridimensionnelle n’existe est justement une bonne idée, la donne étant carrément changée, ne serait-ce qu’en combat face à des géants de plusieurs mètres dont le point faible est justement situé à la base du cou. Hélas, toutes les bonnes idées ne suffisent pas à accoucher de bonnes histoires et justement, du moins, c’est mon impression finale à l’issu de ce premier tome, pour le moment, non seulement Before the Fall est une franche déception mais qui plus est, même si je n’en attendais pas monts et merveilles, force est de constater que je n’aurai jamais pensé être aussi déçu… Protagonistes stéréotypés et peu charismatiques, scénario sans aucune surprise, héros peu attachant et dessins qui ne sont certes pas mauvais mais bon, comment dire, qui ne sont pas transcendants non plus font que, du moins, pour le moment, cette préquelle de L’attaque des Titans est loin, mais alors très loin de la qualité de la série originelle… Alors bien entendu, il se peut que la suite soit d’un autre acabit, je ne le nie pas, mais franchement, je demande à voir tellement ce premier tome m’a déçu…


Points Positifs :
- Le coté instructif de Before the Fall, justement, c’est de suivre une histoire se déroulant dans le même univers que dans L’attaque des Titans a une époque où l’humanité était encore plus démunie – faute de dispositif de manœuvre tridimensionnelle – face aux Titans.
- Cela commence très fort, je ne le nie pas, avec l’attaque de ce Titan qui à lui tout seul, tue quelques milliers de personnes.
- J’ai apprécié les deux membres du Bataillon d’Exploration que l’on voit au début.
- Une femme enceinte dévorée par un Titan, son bébé encore en vie malgré cela… mouais, l’idée n’est pas mauvaise.

Points Négatifs :
- Sincèrement, quel manque d’originalité a tous les niveaux : que ce soit au niveau de l’intrigue qui est sans surprises et qui fait vue et archivue, et les protagonistes qui le sont tout autant et dont le charisme rivalise même pour certains avec celui d’une huitre, tout cela commence bien mal…
- C’est un héros ce gus !? Pas de charisme, déjà chiant et qui plus est, encore un mec qui semble porter toute la misère du monde sur ses épaules… eh ben ça promet ! Mais le pire, c’est sa copine, gnangnan au possible…
- Bon, point de vu dessins, ce n’est pas le haut niveau non plus… et pourtant, dans la série principale, Hajime Isayama ne brille pas par ceux-ci, c’est pour dire…
- Elle est moche la couverture, n’est-ce pas !?

Ma note : 4,5/10

samedi 18 octobre 2014

SARAH – LES ENFANTS DE SALAMANCA


SARAH – LES ENFANTS DE SALAMANCA

De nuit, Sarah et son mari David font en route pour leur nouvelle maison, un chalet perdu en pleine nature, aux abords de Salamanca, un petit bourg forestier de Pennsylvanie. A la frayeur subite d’une biche qui traverse dans leurs phares, succède l’angoisse sourde provenant du chalet voisin, une bicoque ornée de têtes de cerf et de carcasse de voitures. Leur nouvelle maison est en revanche beaucoup plus cosy et les alentours sont d’un calme intégral. Au réveil de leur première nuit, d’un sommeil royal, ils découvrent pourtant la cuisine ravagée, semble-t-il pas un animal sauvage. Les jours qui suivent sont occupés par David à tenter d‘apprivoiser son nouveau job (garde forestier), et par Sarah à s’immerger dans son nouveau quotidien. Les autochtones de Salamanca ne sont guère aimables envers elle. L’unique école est en ruine depuis 20 ans… mais où donc vont les enfants ? Sa question restera sans réponse. Le shérif lui conseille même de garder une arme en permanence à proximité : les animaux sauvages sont dangereux dans le coin, parait-il. Plus tard, le chauffagiste appelé en urgence pour un chauffe-eau en panne, remonte quatre à quatre de leur cave. Il se sentait épié, à travers les planches de ce tunnel mystérieux, creusé à même le sol. Et puis voilà que les corps de deux touristes sont retrouvés écrasés en bas d’un profond ravin, une chute a priori causée par des fauves, en amont, à en croire les profondes morsures…


Sarah – Les enfants de Salamanca
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Bertrand Denoulet
Couverture : Jaouen
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantastique, Action, Horreur
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 08 mai 2013
Nombre de pages : 64

Mon avis : Avant de rentrer dans le vif du sujet, bref, la critique de ce premier tome de Sarah, énième création du sieur Christophe Bec à avoir droit aux honneurs sur ce blog, une petite précision s’impose : la ville de Salamanca où se déroule l’intrigue n’est pas celle que l’on pourrait penser, c’est-à-dire, la ville espagnole, mais en fait, une bourgade nord-américaine située dans l’état de New-York, ce qui, vous en convenez, n’est pas tout à fait la même chose, ne serait-ce que point de vu ambiance. Cette petite déception passée, car en fait, croyant que Bec nous proposait un récit se déroulant en Espagne, j’étais curieux de voir ce que cela pouvait donner, force est de constater que, une fois de plus, on ne peut que constater que la qualité est bel et bien au rendez-vous ; ainsi, et un peu dans la lignée de Pandémonium, dont je vous ai parlé sur ce blog il y a quelques semaines, dans Sarah, Christophe Bec nous propose un récit que l’on a vu mille fois au cinéma et qui penche largement dans l’horreur, l’angoisse et le suspens. Ainsi, dans un coin paumé au milieu de nulle part et où, très rapidement, semble peser de lourds secrets sur son passé plus ou moins récent (et forcément pas très joli joli), un couple, et plus particulièrement une héroïne, Sarah donc, qui elle aussi, porte en elle un passé pour le moins lourd (kidnappée et violée par un pédophile lorsqu’elle était enfant), va vite se retrouver devant tout un tas d’événements pour le moins inquiétants : d’abord, leur cuisine est visitée, ensuite, les locaux ne semblent pas vraiment les accepter puis leurs voisins les plus proches semblent ne pas être très clair… Bien entendu, dit comme cela, tout ça ne semble pas être d’une grande originalité, j’en conviens, d’ailleurs, je ne cache pas le fait qu’un film, avec le même scénario, n’aurait en aucune façon un avis favorable de ma part… mais ici, c’est Christophe Bec qui est aux commandes et comme à chaque fois, comment ne pas reconnaitre son talent certain pour la narration et la mise en place de son intrigue !? Les événements s’enchainent, la tension augmente petit à petit et il en est de même pour le suspens ce qui fait que, comme à chaque fois, et alors que l’on se disait au début que cette fois ci, on tomberait finalement sur une œuvre de Bec qui nous décevrait, en fait, il n’en est rien : c’est captivant de bout en bout et même si Sarah ne brille pas par sa grande originalité, le talent de Bec fait que l’on accroche au récit et qu’ensuite, il devient impossible de le lâcher avant sa dernière page…


Points Positifs :
- Partant d’un synopsis qui ne brille pas par une originalité stupéfiante, force est de constater que le sieur Bec réussi une fois de plus le pari de tenir en haleine le lecteur avec des éléments du genre vus et revus mais qui fonctionnent parfaitement dans le cas présent.
- Une bourgade paumée au milieu de nulle part, un lourd secret sur celle-ci, des habitants peu loquaces voire franchement antipathiques, des voisins plus qu’inquiétants, des morts et une héroïne qui a subi des sévices sexuels dans son enfance et qui depuis, semble ne plus être seule dans sa tête ; bref, question ambiance, on est servi !
- Une bonne entrée en matière que ce premier tome et une fois celui-ci achevé, on a qu’une seule envie, découvrir la suite bien entendu !
- Stefano Raffaele a fait mieux depuis Sarah mais bon, dans l’ensemble, ses dessins sont corrects.

Points Négatifs :
- Un certain manque d’originalité, il faut le reconnaitre, et ce, a tous les niveaux : que ce soit l’héroïne, le lieu au sombre passé, etc.
- Christophe Bec est fort talentueux dans l’écriture de ses scénarios, je ne le nie pas, mais à force de me taper ses œuvres, je commence à le maitriser et me laisse moins surprendre.
- Correct, correct mais le sieur  Stefano Raffaele a toujours quelques petits soucis avec les visages des protagonistes et l’on ne peut que constater que certains sont légèrement loupés.

Ma note : 7/10

LE SILMARILLION


LE SILMARILLION

Les Premiers jours du Monde étaient à peine passés quand Fëanor, le plus doué des elfes, créa les trois Silmarils. Ces bijoux renfermaient la Lumière des Deux Arbres de Valinor. Morgoth, le premier Prince de la Nuit, était encore sur la Terre du Milieu, et il fut fâché d'apprendre que la Lumière allait se perpétuer. Alors il enleva les Silmarils, les fit sertir dans son diadème et garder dans la forteresse d'Angband. Les elfes prirent les armes pour reprendre les joyaux et ce fut la première de toutes les guerres. Longtemps, longtemps après, lors de la Guerre de l'Anneau, Elrond et Galadriel en parlaient encore.


Le Silmarillion
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 15 septembre 1977
Edition Poche : 20 novembre 2003
Titre en vo : The Silmarillion
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Pierre Alien
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 478

Mon avis : Il y a presque une semaine, je vous proposais sur ce blog la critique de l’une des dernières œuvres posthumes du grand J.R.R. Tolkien sorties ces dernières années dans le commerce, je veux bien évidement parler des Enfants de Húrin, récit magistral qui a pour protagonistes principal Túrin, héros maudit au destin tragique et qui vécut au Premier Age des Terres du Milieu. Mais comme je le disais alors, ce récit n’était que la version la plus complète existante d’une histoire que les familiers du maitre de la Fantasy moderne connaissaient depuis longtemps, en fait, depuis la publication, quatre années après le décès de ce dernier, d’un ouvrage qui a fait couler beaucoup d’encre depuis : Le Silmarillion. Et s’il a fait couler beaucoup d’encre, c’est qu’en fait, avec Le Silmarillion, nous avons l’exemple parfait d’un livre où il est impossible de se mettre d’accord car avec lui, il n’y a pas de juste milieu : soit on adore, soit on déteste. Mais il faut dire que pour expliquer ces sentiments aussi extrêmes, la structure même de ce roman y est pour beaucoup… Ainsi, dans Le Silmarillion, nous nous trouvons face à une œuvre qui, si on doit la comparer a quelque chose, tiendrait davantage de La Bible que d’un roman à proprement parler, et si la comparaison peut paraitre osée, elle apparait, selon moi, on ne peut plus justifiée. Après tout, et contrairement au Seigneur des Anneaux où nous avions droit à une histoire pour le moins conventionnelle dans sa structure, dans Le Silmarillion, le lecteur se retrouve devant un assemblage de divers récits qui vont de la création du monde jusqu’à la guerre de l’Anneau, à la fin du Troisième âge, et bien évidement, vu que tout cela s’étale sur des milliers et des milliers d’années, les protagonistes sont légions et entre les divers dieux, les Elfes, les humains, les noms sont tellement nombreux que s’y perdre est chose aisée – surtout que la traduction française n’y aide franchement pas, tellement bâclée qu’elle est. Du coup, devant cette avalanche de protagonistes, de lieux, de sauts dans le temps et de manque de héros véritable, nombreux seront ceux qui prendront leurs jambes à leurs cous et abandonneront la partie… mais les autres… Les autres, eux, ne pourront que s’extasier devant ses récits des jours anciens, devant la folie de Fëanor (pas moi, le vrai, celui d’où je tire mon surnom) et de sa rébellion qui entraine la malédiction sur les Noldors, ils ne pourront que se passionner pour les hauts faits de tous ces grands noms des temps jadis, s’extasier devant ses seigneurs elfes et ses grands héros humains qui les secondaient, trembler devant l’ennemi véritable, Melkor, le maitre de Sauron, déjà présent, mais aussi, et surtout, reconnaitre que Tolkien ne s’était pas contenter d’écrire un chef d’œuvre, Le Seigneur des Anneaux, mais avant toute chose, un univers cohérent, avec son histoire, ses légendes, ses différentes langues, ses hauts faits, ses trahisons les plus sombres, bref, admettre définitivement que depuis Tolkien, personne n’a fait aussi bien. Alors oui, Le Silmarillion n’est pas facile d’accès, je ne le nie pas, oui ce n’est qu’une compilation de divers récits écrits tout au long de la vie de Tolkien et regroupés, par ordre chronologique, par son fils, après sa mort, et oui, mille fois oui, s’il avait dut être publié du vivant de l’auteur, nul doute qu’il aurait été bien différent, mais en dehors de cela, quel chef d’œuvre incontestable !


Points Positifs :
- La véritable Bible de l’univers de Tolkien, un truc énorme, difficile d’accès, mais au souffle incontestablement épique et magistrale qui, si vous accrocher, ne peut que vous marquez a jamais ; d’ailleurs, d’un point de vue personnel, c’est mon œuvre préférée de Tolkien.
- Oui les protagonistes sont nombreux, oui on s’y perd au milieu de tous ces noms et oui, il se passe tellement de choses que tout cela n’est pas évidant par moments, mais sincèrement, quel plaisir pour ceux qui s’accrocheront et que de moments épiques !
- Certains récits sont tout simplement exceptionnels comme La Ruine du Beleriand et la Chute de Fingolfin, Beren et Lúthien, Túrin Turambar, Tuor et la Chute de Gondolin, pour ne citer que quelques exemples parmi les plus marquants.
- De la même façon, Ainulindalë qui nous narre le chant des Ainur sur la création du monde est un petit bijou.
- Réflexions philosophiques, sacrifices désespérés, hauts faits d’armes, trahisons, protagonistes maudits, histoires d’amour magnifiques : tout est magnifié dans Le Silmarillion.
- Après moult relectures, j’ai fortement apprécié l’Akallabêth qui nous narre la chute de Numenor et qui s’inspire très fortement du mythe de l’Atlantide.
- Au vu du comportement de pas mal d’Elfes dans ce récit, vous ne les verrez plus comme avant…
- Vous pensiez que Sauron était le maitre du mal ? C’est que vous ne connaissiez pas Morgoth !

Points Négatifs :
- Le Silmarillion est une œuvre très difficile d’accès et qui ne plaira pas à tout le monde, ni même à l’intégralité des amoureux de Tolkien, loin de là.
- Quel dommage que l’auteur n’ait pas put mettre en ordre tout cela du temps de son vivant.
- Une traduction française remplie de coquilles et de contre-sens.
- C’est quoi cette édition poche française qui illustre Le Silmarillion avec le combat de Gandalf et du Balrog dans la Moria !? Tout simplement ridicule !

Ma note : 10/10

dimanche 12 octobre 2014

LES ENFANTS DE HÚRIN


LES ENFANTS DE HÚRIN

Deux frères humains de la maison de Hador, Húrin et Huor, sont sauvés par les Aigles d'une troupe d'Orques qui les pourchassait. Ils sont conduits au royaume elfique de Gondolin, caché au cœur des montagnes du Crissaegrim. Le roi Turgon leur réserve un accueil chaleureux, mais au bout d'un an, les frères souhaitent revoir les leurs. Bien que la loi de Gondolin interdise à ses résidents de quitter la ville, afin que Morgoth, le Seigneur Ténébreux, ne puisse découvrir son emplacement, Turgon accepte de les laisser partir. Cinq ans après le retour de Húrin, son épouse Morwen met au monde un fils, Túrin. C'est encore un enfant lorsque son père les quitte pour partir à la guerre. Nírnaeth Arnoediad, la « bataille des Larmes Innombrables », se solde par un désastre pour les armées des Elfes et des Hommes, malgré la participation des Elfes de Gondolin, sortis pour la première fois de leur cité. Huor est tué en couvrant la retraite de Turgon, mais Húrin est fait prisonnier. Morgoth ne parvient pas à lui faire avouer la position de Gondolin, et pour le punir, il l'installe au sommet du Thangorodrim, le massif montagneux qui surplombe sa forteresse d'Angband, et le condamne à assister aux effets de la malédiction lancée sur les siens.


Les Enfants de Húrin
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 17 avril 2007
Edition Poche : 20 mai 2009
Titre en vo : The Children of Húrin
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Illustrations : Alan Lee
Traduction : Delphine Martin
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 276

Mon avis : Après avoir relu, tant d’années plus tard, la célèbre trilogie de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, dont je vous ai proposer la critique du troisième tome, Le retour du Roi, il y une semaine environ, j’ai eu l’envie de me lancer dans une autre œuvre du maitre de la Fantasy moderne, cependant, plutôt que de me replonger pour la énième fois dans l’exceptionnel Silmarillion, j’en ai profiter pour découvrir un ouvrage paru il y a quelques années et que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire : Les Enfants de Húrin. Annoncé à grands frais en 2007, ce roman, en fait, n’était pas aussi nouveau que le lecteur lambda pourrait le penser de prime abord puisque, les amateurs de Tolkien connaissaient déjà les péripéties du charismatique et maudit Túrin par le biais du Silmarillion, bien entendu, mais également, avec une version plus longue dans Les contes et légendes inachevés. Cependant, histoire de justifier l’existence de ce nouveau roman, dans Les Enfants de Húrin, nous avons enfin l’intégralité du texte de la destinée de la descendance de Húrin, ou, du moins, sa version la plus complète sans que l’on soit obligé de jongler entre différents ouvrages. Bref, dans le fond, tout cela n’est pas bien nouveau mais en fait, malgré une certaine méfiance de ma part d’entrée de jeu, force est de constater qu’assez rapidement, je me suis laisser prendre au jeu : déjà, pour cela, il faut rappeler que l’histoire de Túrin est sans nul doute l’un des grands moments du Silmarillion (œuvre qui pourtant en possède plusieurs) et que sa destinée, dramatique, est digne des plus grandes tragédies grecques. Ensuite, cette version complète se lit avec grand plaisir et que l’on soit un parfait néophyte ou un connaisseur de l’univers de Tolkien, je pense ne pas me tromper en affirmant que chacun y trouvera son compte. Bien évidemment, par moments, on pourra regretter certains raccourcis ici ou là tandis que d’autres passages sont bien plus développés mais comme Tolkien a disparu avant de mettre en place Le Silmarillion tel qu’il se l’imaginait, tous les textes publiés depuis son décès par son fils Christopher sont plus ou moins incomplets et sur cela, on n’y peut pas grand-chose. Malgré cela, il apparait grandement que Les Enfants de Húrin n’est pas qu’une vulgaire opération commerciale comme on aurait pu le penser de prime abord mais tout simplement la version finale et définitive de l’une des histoires les plus réussies de Tolkien : dramatique, sans aucun espoir pour ses protagonistes principaux, riche en événements et en têtes d’affiches et magnifiquement illustré par le grand Alan Lee, c’est un pur bijou pour tout amateur du maitre et qui, par la force des choses, se doit donc d’être lu par ceux-ci…


Points Positifs :
- En partant d’un matériel plutôt connu depuis longtemps, cette version n’en reste pas moins indispensable et ce, pour deux raisons : tout d’abord, les familiers des œuvres de Tolkien trouveront dans Les Enfants de Húrin la version des aventures de Túrin la plus complète qui soit, de plus, les néophytes, eux, rentreront facilement dans l’histoire, en tous cas, bien plus facilement que si c’était Le Silmarillion, ouvrage qui, reconnaissons-le, n’est pas simple d’accès.
- Digne des grandes tragédies grecques, Les Enfants de Húrin se délecte avec plaisir par des lecteurs totalement captivés par ses protagonistes maudits par le destin et par ce Túrin qui réussit tout de même l’exploit, à chaque fois qu’il a le choix, de choisir le mauvais.
- Un casting tout bonnement exceptionnel et que les familiers du Silmarillion retrouveront avec plaisir : Thingol, Turgon, Melian, Beleg a l’Arc de Fer, Morghot, Húrin, etc.
- Les illustrations d’Alan Lee.
- Une seule note en bas de page, ça nous change !

Points Négatifs :
- Reconnaissons tout de même que tout cela n’est pas vraiment nouveau et que les familiers de Tolkien connaissent cette histoire depuis des décennies.
- Tolkien n’ayant jamais finis tous ses textes sur le Premier Age (et ils sont légions), ceux-ci se composent du coup de différentes versions, plus ou moins complètes et, du coup, même ces Enfants de Húrin n’échappent pas à la règle avec des passages où abondent des raccourcis et moins complets que d’autres.
- Possédant la version poche de l’ouvrage, les illustrations en noir et blanc d’Alan Lee sont un peu trop petites, hélas.

Ma note : 9/10

samedi 4 octobre 2014

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX – LE RETOUR DU ROI


LE SEIGNEUR DES ANNEAUX – LE RETOUR DU ROI

La guerre a éclaté, Aragorn appelle l'Armée des Parjures à accomplir leurs anciens serments. Le temps presse, Minas Tirith est assiégée et les renforts sont si loin. Alors commence une bataille démesurée où se mêlent les Nazgûl, Gandalf, des hobbits, la folie, le désespoir, le courage, et un rayon de soleil au son d'un écho de cor dans les montagnes. Mais dans cette guerre, la victoire ne se gagne pas sur les champs de bataille, tous les espoirs des Peuples Libres portent sur les épaules fatiguées de deux hobbits...et sur le souffle du destin qui prend des allures inattendues.


Le Seigneur des anneaux – Le retour du Roi
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 20 octobre 1955
Edition Poche : 1 mars 2005
Titre en vo : The Lord of the Rings – The return of King
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Francis Ledoux
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 569

Mon avis : Finalement, cette énième relecture (mais la première en deux bonnes décennies) de ce qui est sans nul doute la plus grande œuvre de Fantasy du vingtième siècle, et, certainement, l’une des plus importantes du genre, je veux bien évidement parler du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien aura été bien plus longue que je le prévoyais : débutée en aout, achevée début octobre, je n’escomptais pas y passer autant de temps… mais il faut dire que j’ai lu tellement de fois cette trilogie, je connais certains passages si biens (n’oublions pas les films également, que, pour la petite histoire, j’ai revu cet été) qu’il y eut des moments, j’eu un pas de mal à poursuivre. Pourtant, et malgré un certain passage à vide pendant le second tome, Les deux Tours (particulièrement le Livre III), pour ce qui fut de la suite, et donc, de ce Retour du Roi, ce fut une toute autre histoire. Il faut dire que cet épilogue, encore aujourd’hui, se lit quasiment d’une traite et est d’une richesse impressionnante : ainsi, entre la description de la guerre au Gondor, dans le Livre V, qui fourmille d’événements marquants et de scènes inoubliables en tous genres – comment ne pas mettre en avant la charge des Rohirims, l’affrontement entre Eowyn et le Seigneur des Nazgûls ou le bucher de Denethor – et la fin de la quête du porteur de l’Anneau, dans le Livre VI, qui s’achève, comme chacun sait, par la chute de Gollum dans la lave de la Montagne du Destin, ce qui entraine la destruction de l’Anneau et la fin de Sauron, Tolkien a su nous offrir une fin tout bonnement magistrale a son œuvre. Bien évidemment, au vu des deux premiers romans, on se doutait que celle-ci ne décevrait pas, mais même après moult relectures, comment ne pas reconnaitre que celle-ci est tout simplement parfaite !? Surtout que, contrairement aux films, décidément excellents mais bien imparfaits, l’intrigue ne s’achève pas avec la chute de Sauron mais avec Le nettoyage de la Comté, chapitre oh combien important et, au demeurant, réussi ; car alors que l’on croyait le mal parti a jamais, nos héros, de retour chez eux, auront une bien mauvaise surprise… Ajoutons à cela les divers appendices qui concluent l’œuvre et qui apportent un plus à la connaissance générale de l’univers crée par Tolkien : historique des événements depuis le début du Second Age, arbres généalogiques, quid du sort des membres de la Communauté… décidément, ceux-ci sont tout bonnement indispensables ! Oui, comme cette œuvre, intemporelle, inoubliable et qui, sans aucune exagération, modifia a jamais la face du monde… du moins, pour ce qui est de la Fantasy.


Points Positifs :
- Ce troisième tome est non seulement dans le lignée de ses prédécesseurs mais, qui plus est, est une formidable conclusion a une œuvre tout bonnement géniale ; et je pèse mes mots. Mais bon, depuis le temps qu’elle est sortie et connus de tous, ou presque, ce n’est plus une surprise.
- Le siège de Minas Tirith, la charge des Rohirims, le combat entre Eowyn et le Seigneur des Nazgûls, le bucher de Denethor, la destruction de l’Anneau dans la Montagne du Destin, le nettoyage de la Comté : tout un tas de scènes et de chapitres marquants et inoubliables.
- Vous vous attendiez à ce que Frodon soit un héros jusqu’au bout ? Mais arrivé au moment propice, il refuse de jeter l’Anneau, bref, il a failli… heureusement Gollum… Quoi qu’il en soit, beau petit coup de théâtre de la part de Tolkien.
- Justement, pour ceux qui ne connaitraient que la version cinématographique du Seigneur des Anneaux, qu’ils se jettent sur les romans, car ceux-ci sont plus complets, bien entendu, mais surtout pour Le nettoyage de la Comté, un pur petit bijou, totalement inattendu et qui conclut fort bien l’intrigue.
- Les divers appendices, fort intéressants et instructifs qui ne pourront que ravir les plus mordus de Tolkien.  

Points Négatifs :
- Le principal problème qui se pose dans la structure même du Seigneur des Anneaux, c’est qu’à partir du moment où la Communauté de l’Anneau se sépare, à la fin du premier tome, on suit alternativement deux groupes : Gandalf et compagnie d’un côté, Frodon et Sam de l’autre, or, il se passe bien plus de choses pour les premiers que pour les seconds qui, la plupart du temps, il faut bien le reconnaitre, ne font que marcher…
- Du coup, le début du Livre VI n’est pas le plus enthousiasmant de l’œuvre : Frodon et Sam marchent, se lamentent, se reposent, discutent puis remarchent, etc. Mouais, pas évidant comme passage…
- La traduction de Francis Ledoux, encore et toujours : Eomer qui devient Eomir (et pas qu’une fois), mots qui ne sont pas à leurs places, phrases qui ne veulent rien dire… Heureusement qu’une nouvelle traduction va voir le jour !

Ma note : 9,5/10
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