samedi 29 novembre 2014

CARTHAGO – LES MONOLITHES DE KOUBÉ


CARTHAGO – LES MONOLITHES DE KOUBÉ

Le ciel est clair et pourtant, c’est une vague gigantesque qui déferle subitement sur les côtes de la Malaisie occidentale. Gigantesques navires chahutés comme des coquilles de noix, buildings submergés, population engloutie…Le tsunami aura ravagé en quelques heures à peine toutes les côtes de Bornéo, celles d’une partie de la Malaisie et du Vietnam. Des milliers de victimes et une plus étonnante ou incroyable que les autres : un Carcharodon Mégalodon d’une quinzaine de mètres, l’ancêtre préhistorique du grand requin blanc. Serait-ce celui-là même qui avait réussi à échapper au piège tendu par Feiersinger, le « centenaire des Carpates » milliardaire et collectionneur peu ordinaire ? La question se pose sans doute. Mais c’est ailleurs que les regards se tournent pour l’heure, afin de tenter d’apercevoir un Mégalodon vivant. Le propre frère cadet du vieux milliardaire promet en effet, à l’occasion d’un gigantesque show à Dubaï, de présenter le squale préhistorique qu’il a, lui, réussi à capturer. Son projet nourri cependant quelques inquiétudes, puisque le fameux requin semble avoir beaucoup de mal à supporter la captivité. Pendant ce temps, à Peak Hill en Australie, London Donovan décide de rendre visite à Kim Melville et à sa gentille fille Lou. Il a une proposition à leur faire...


Carthago – Les Monolithes de Koubé
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Milan Jovanovic
Couleurs : Delphine Rieu
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 15 octobre 2014
Nombre de pages : 55

Mon avis : C’est début juillet dernier que j’avais laisser en suspens l’intrigue de Carthago, énième série du sieur Christophe Bec (Carthago Adventures étant, bien évidement, a part) et dont le synopsis, a la fois sans surprise lorsque l’on est un habitué de l’auteur et que l’on connait sa passion pour les profondeurs abyssales, les mystères de notre planète et les méchantes entreprises pas très net, mais néanmoins captivant, avait sut me tenir en haleine lors de la lecture des trois premiers tomes. Du coup, vous imaginez bien que c’était avec un intérêt non dissimulé voir même une certaine impatience que j’attendais ce quatrième volume de la saga et qui, selon sa maison d’édition, annonçait un nouveau cycle – en deux tomes seulement. Or, après coup, je dois reconnaitre que je suis un peu partagé quand a ce quatrième volume de Carthago… alors certes, comme il fallait s’y attendre, l’on retrouve l’intrigue là où elle en était restée, l’intégralité d’un casting que l’on connait bien désormais et, la traditionnelle touche de notre ami Bec qui possède décidément un don certain pour nous pondre des scénarios certes complexes et ardus mais néanmoins captivants. Cependant, si tous les éléments sont bel et bien en place, si je ne peux que reconnaitre que la chose est pour le moins plaisante, il y a comme un je ne sais quoi qui fait que la sauce prend moins qu’auparavant : est-ce en raison du fait que j’avais lu les trois premiers tome d’un coup et que quelques mois se sont écoulés depuis, est-ce en raison que malgré un nombre conséquents d’informations l’intrigue semble ne guère avancer, est-ce en raison que certains éléments semblent pour le moins inutiles, du moins, ce fut ainsi que je l’ai ressenti ? Probablement un peu des trois raisons a la fois en fait. Mais bon, malgré ce constat et quelques doutes, Carthago reste porteur d’une intrigue suffisamment intéressante pour que l’on se dise que le prochain épisode réglera probablement toutes ces questions et que le sieur Bec sait où il va… du moins, je l’espère.


Points Positifs :
- Christophe Bec possède une telle maitrise scénaristique qu’il est difficile de dire qu’il ait vraiment raté un de ses albums, et, une fois de plus, force est de constater que malgré quelques doutes quand a ce quatrième tome de Carthago, entre une intrigue qui reste intéressante, un travail de recherche en amont qui nous fait nous dire que le bougre sait de quoi il parle et un déroulé de l’histoire quasi cinématographique, l’on reste dans la moyenne haute des productions actuelles.
- Un casting que l’on connait depuis quelques albums et que l’on prend plaisir à retrouver désormais.
- Quelques scènes pour le moins marquantes, surtout celles où l’on aperçoit des mégalodons ; au début, après le tsunami, puis celle dans le parc d’attraction.
- Les amateurs de paranormal et d’énigmes en tout genre comme moi ne pourront qu’être ravis devant les mentions faites de la structure sous-marine de Yonaguni ou de ce que le Commandant Cousteau aurait aperçu, au cours d’une plongée, au large de Djibouti.
- Euh… sur les dessins des aborigènes, c’est une représentation de… Cthulhu !?
- Graphiquement, Milan Jovanovic livre une prestation sans surprise mais qui reste plus que correcte.

Points Négatifs :
- Contrairement aux précédents épisodes de la série, ici, le scénario est légèrement moins captivant, la faute sans nul doute a une somme trop importante d’informations qui nous sont livrées et un découpage de l’intrigue parfois un peu hasardeux par moments.
- Euh, c’est moi où il ne s’est pas passé grand-chose dans ce tome ? Certes, des à-côtés, il y en a pas mal, mais bon, l’intrigue principale, elle…
- Comme d’habitude, si vous êtes un traditionnel lecteur des œuvres de Christophe Bec, alors, vous connaissez les grosses ficelles qu’il use et abuse par moments. Du coup, un certain sentiment de lassitude peut survenir au bout d’un moment.
- Un second cycle en… deux tomes, c’est tout ?! Vu que dans le premier, j’ai l’impression que ça n’avance pas beaucoup, j’ai comme un doute pour le prochain… ou alors, tout cela nous annonce un troisième cycle !?

Ma note : 7/10

mercredi 26 novembre 2014

TERRA FORMARS – TOME 1


TERRA FORMARS – TOME 1

La population terrienne en constante augmentation épuise toujours plus les ressources de sa planète. Seule solution pour éviter l'extinction : faire proliférer sur Mars l'unique forme de vie capable d'endurer son environnement et de le rendre habitable… le cafard. An 2599 : la terraformation entre dans sa phase finale et les rampants doivent maintenant être exterminés. À bord du vaisseau spatial Bugs 2, quinze jeunes gens venus des quatre coins du globe, et génétiquement modifiés en vue de cette tâche, s'apprêtent à atterrir sur Mars. Ils ignorent encore tout du sort de leurs prédécesseurs disparus en tentant de remplir la même mission… Et si la théorie de l'évolution ne s'appliquait pas qu'à l'Homme ?


Terra Formars – Tome 1
Scénariste : Yū Sasuga
Dessinateur : Kenichi Tachibana
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Science-Fiction
Titre en vo : Terafōmāzu
Parution en vo : 19 avril 2012
Parution en vf : 01 février 2013
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé
Nombre de pages : 192

Mon avis : Se lancer dans une nouvelle œuvre, quelque soit le genre d’ailleurs (ici, c’est d’un manga qu’il s’agit, mais bon, c’est valable pour toute série en plusieurs parties), est souvent une entreprise pour le moins périlleuse, surtout quand, si vous êtes comme moi, vous suivez plusieurs séries au même temps. Mais ce qui peut arriver, surtout avec des séries dont plusieurs tomes sont déjà sorties, c’est que celles-ci, après un certain emballement des débuts, soient abandonnées sur le bas de la route ; la chose m’étant déjà arriver a plusieurs reprises, et, accessoirement, pas seulement avec des mangas. Mais dans le cas présent, bref, avec ce Terra Formars dont je vous propose la critique du premier tome de la saga, il se pourrait fort bien que les choses se déroulent autrement… Il faut dire que l’œuvre du scénariste Yū Sasuga portait en elle, depuis un certain temps, bien des louanges a son sujet et que son scénario, pourtant classique en soit – finalement, ce n’est qu’une banale histoire d’affrontement entre humains et êtres venus d’ailleurs – n’en reste pas moins plutôt bien ficelé : en effet, en partant d’un postulat de base qui tient a être de moins en moins de la science-fiction, c’est-à-dire, la terraformation de notre voisine, Mars, Terra Formars met face a face une humanité qui, trop nombreuse sur sa planète natale, s’en va conquérir les étoiles, sauf que, suite a l’un des hasards dont l’évolution a le secret, les cafards envoyés sur Mars ont évolué en quelques centaines d’années, sont devenus humanoïdes et… sont tout sauf amicaux. Bref, ennuis en perspectives et, comme vous pouvez l’imaginez (car nous ne sommes pas au pays des bisounours), massacre à venir, surtout pour les pauvres humains envoyés dans cette galère. Alors bien sur, les autorités terriennes, toujours aussi fourbes, avaient prévu le truc et nos astronautes ont été améliorés avec des gènes d’insectes (oui, je sais, dit ainsi, cela a l’air débile, pourtant, si l’on accepte la chose, aussi incongrue soit-elle, l’intrigue marche plutôt bien), ce qui les améliore de diverses façons, plus ou moins utiles… après, est ce que cela sera nécessaire pour affronter des hordes de cafards ? La, c’est un autre problème, bien entendu. Quoi qu’il en soit, et de façon presque surprenante au vu du synopsis et des nombreux affrontements qui parsèment ce premier tome, force est de constater que Terra Formars s’avère être une agréable surprise : c’est plutôt captivant, les dessins de Kenichi Tachibana, sans être géniaux n’en restent pas moins réussis et apportent un plus a l’ensemble, c’est souvent gore, dramatique et l’on a même droit a quelques scènes plus touchantes… bref, en aucune façon le truc de l’année, loin de là, mais un excellent premier tome qui pose bien les bases de la saga, riche en scènes marquantes et qui, sans nul doute, donne envie de découvrir la suite !


Points Positifs :
Terra Formars part d’un postulat pour le moins saugrenue – des cafards, envoyés sur Mars, évoluent en quelques centaines d’années et deviennent une menace pour les humains – mais qui n’en reste pas moins efficace.
- De la même manière, on a droit à une fois de plus à un énième affrontement entre l’humanité et des êtres venus d’ailleurs (enfin, pas de si loin finalement) mais bon, le scénario est suffisamment captivant pour tenir en haleine le lecteur de bout en bout.
- Le sieur Kenichi Tachibana s’en sort plutôt bien aux pinceaux et, ma foi, le look des cafards est réussi.
- Décapitations, personnages coupés en deux ou démembrés, c’est gore, très gore même par moments mais personnellement, cela ne me gène pas le moins du monde.
- Quelques protagonistes un peu stéréotypés (pour ne pas dire beaucoup) mais auquel on s’attache pour certains – dommage d’ailleurs que l’israélien, charismatique en diable, passe si vite a la trappe !
- Une bonne entrée en matière qui donne envie de découvrir la suite.

Points Négatifs :
- Malgré quelques bonnes idées et un scénario qui démarre au quart de tour pour ne jamais s’arrêter, reconnaissons que Terra Formars est d’un classicisme certain dans sa forme : intrigue, personnages stéréotypés et surpuissants face a une menace qui l’est encore plus, magouilles et trahisons, humains contre monstres… mouais, pour l’originalité, la vrai, l’unique, on repassera…
- Probablement trop gore pour un certain lectorat.

Ma note : 7,5/10

dimanche 23 novembre 2014

L'ATTAQUE DES TITANS – INSIDE


L'ATTAQUE DES TITANS – INSIDE

Il y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans. Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où surgit un Titan colossal… L’Attaque des Titans – Inside : Le guide complet des 78 personnages mêlés à la guerre contre les Titans ! Une chronologie retraçant tous les événements du monde de L’Attaque des Titans ! Un almanach des Titans retraçant leur invasion ! Les combats et les scènes les plus marquantes sélectionnés pour vous ! Le résultat des votes de votre personnage préféré ! Une interview de Hajime Isayama pour connaître les coulisses de la série ! Un dossier spécial sur les doubleurs et le réalisateur de l’anime !


L’attaque des Titans – Inside
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Action, Dark Fantasy, Dystopie, Horreur, Tragédie
Titre en vo : Shingeki no Kyojin
Parution en vo : 9 avril 2013
Parution en vf : 29 octobre 2014
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 192

Mon avis : Indéniablement, L’Attaque des Titans est l’un des mangas les plus réussis de ces dernières années, et là, ce n’est pas le fan qui parle mais l’observateur parfaitement objectif qui, devant les chiffres de vente de cette œuvre et devant la qualité intrinsèque de l’adaptation animé, ne peut que reconnaitre les faits. Bien évidement, affirmer de telles choses ait bien plus aisé lorsque l’on aime une œuvre, et donc, dans mon cas, c’est bien plus facile ; de la même façon, ceux qui n’aiment pas ce Shōnen du sieur Hajime Isayama trouveront sans nul doute à redire quand a mes dires, ce qui peut se comprendre. Mais si j’ai débuter cette critique par ces propos, c’est justement que l’œuvre qui nous préoccupe aujourd’hui, L’Attaque des Titans – Inside est indubitablement le genre de produits qui ne peut convenir qu’aux fans purs et durs, car bon, comment dire… pour ceux qui n’auraient pas compris, ici, nous avons affaire a un guide officiel de la série, ce qui, d’entré de jeu, fait que ce bouquin est avant tout destiné aux amoureux de la série, qui, sans nul doute, y trouveront leur compte, mais qui, de la même manière, laissera complètement froid tous les autres. Car bon, si vous n’aimez pas L’Attaque des Titans, a quoi bon au guide officiel ? A quoi bon toutes ces fiches de personnages, a quoi bon tous ces graphiques, ces résumés des événements, ces résultats de vote pour savoir qui sont les protagonistes préférés des lecteurs nippons (Livaï !!!), a quoi bon l’interview de l’auteur ou des doubleurs japonais, bref, a quoi bon toute cette somme d’informations sur une œuvre qui vous laisse froid ? Mouais, tout cela ne sert à rien… Par contre, oui, par contre, si, comme moi, vous êtes un fan absolu de Shingeki no Kyojin, si vous vouez un culte au Caporal Chef Livaï, si vous ne pouvez pas vous empêcher de trouver Mikasa ou Annie plutôt mignonnes, si vous avez versé une petite larme lors de la mort de Petra et s’il vous arrive de vous imaginez affronter des Titans au péril de votre vie, bref, si vous êtes un mordu de cette œuvre, alors, ce guide officiel est fait pour vous, je dirais même plus, c’est un Saint Graal, une Bible, une relique sacrée que vous ne pourrez plus quitter, un livre saint que vous consulterez, encore et encore, tandis que votre entourage, lui, de plus en plus inquiet, songera a joindre l’hôpital psychiatrique le plus proche…


Points Positifs :
- L’Attaque des Titans – Inside est un guide officiel, est donc, forcément, il ne peut convenir qu’aux fans purs et durs de la série, mais si c’est le cas, alors là, vous tiendrez là un objet indispensable, que dis-je, culte, que vous consulterez, encore et encore…
- Tous les personnages, je dis-bien tous les protagonistes apparus jusqu’au tome 9, ont droit a une fiche détaillée ; idem pour les Titans ainsi que – les japonais sont fous – les lieux, les objets, etc.
- Une mine d’informations a nul autre pareil sur l’univers de la série.
- Résumé, sondages, interviews, historique… que dire, le fan ne pourra qu’être ravi en parcourant ce guide officiel.
- Belle couverture avec Livaï en premier plan, forcément !

Points Négatifs :
- Bien évidement, qui dit guide officiel, dit que vous devez aimer la série et si ce n’est pas le cas, alors ce bouquin ne vous servira strictement a rien.

Ma note : 8,5/10

samedi 22 novembre 2014

JASON BRICE – CE QUI EST REVÉLÉ


JASON BRICE – CE QUI EST REVÉLÉ

Jason Brice est en fuite. Il cherche à découvrir qui a pu le piéger. Il se réfugie chez Chloé, une jeune prostituée travaillant dans une fumerie d’opium, le Gargoyle Club. Chloé vit en compagnie de son fils Jeffrey, doté de pouvoirs étranges. Ensemble, ils se rendent sur une île au large de l’Écosse, sur les traces de Morgan Fatoy. Cet écrivain visionnaire, mystérieusement disparu, possède un don exceptionnel : ses livres relatent des évènements qui se réalisent dans le futur. Sur l’île, Jason Brice se remémore les circonstances de la disparition de son père, passé par dessus bord au cours d’un voyage en mer. A son réveil, Chloé lui apprend que son fils a disparu. Chloé et Jason le cherchent dans la forêt limitrophe à leur lieu de villégiature. Ils le retrouvent pourchassé par un cerf. Blessé par les bois de l’animal, Jeffrey se défend en libérant une force intérieure. Chloé révèle que Jeffrey n’est plus le même depuis qu’un homme étrange les a sauvés d’une mort certaine dans les docks de Londres…


Jason Brice – Ce qui est révélé
Scénario : Alcante
Dessins : Jovanovic
Couleurs : Sébastien Gérard
Couverture : Jovanovic
Editeur : Dupuis
Genre : Esotérique, Historique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 27 août 2010
Nombre de pages : 56

Mon avis : Il m’aura fallut quelques semaines pour que je m’attelle a la lecture de cette saga, Jason Brice, que l’on m’avait si gracieusement prêté (si la personne me lit, elle se reconnaitra, encore merci), et en quelques heures, ce samedi, j’aurai enfin franchis le pas, lisant les trois tomes et écrivant les critiques de ceux-ci en quelques heures a peine. Cependant, si le premier tome démarrait sur les chapeaux de roue et m’avait laissé une si bonne impression, force est de constater que le second, lui, m’avait un peu laissé sur ma faim : la faute a une intrigue qui quittait l’ambiance polar des débuts pour un truc plus ésotérique qui certes, n’était pas dénué d’intérêt, quoi que, franchement moins captivant… Du coup, après un refroidissement général de l’ambiance, quid de cet ultime volet des aventures du sieur Jason Brice ? Eh ben, ma foi, disons le tout de suite, sans surprises, ce dernier tome est dans la ligné de son prédécesseur et donc, nous nageons donc en plein paranormal avec moult esprits indicibles, pactes démoniaques et êtres apparemment immortels. Bien entendu, au vu des débuts de la série, le changement de ton est un peu brutal et même si, pour les auteurs de la chose, tout cela est logique, d’un point de vu personnel, je trouve cela un peu dommage : quelque part, j’aurais préféré trois enquêtes a la X-Files de notre ami Jason que ce résultat final, un peu décevant a mes yeux. Mais bon, comme le chantaient les Stones à la fin des années 60, on ne peut pas toujours avoir ce que l’on veut, et dans le cas de Jason Brice, aux grandes espérances des débuts a succéder une franche déception, non pas en raison d’une quelconque médiocrité générale de cette œuvre – pour être tout a fait franc, cela reste plutôt convenable au vu de la concurrence – mais surtout en raison de tous ces espoirs du premier tome, espoirs rapidement envolés…


Points Positifs :
- Cela aura été une constante du début a la fin de la série mais graphiquement, il n’y a rien à redire et le duo Jovanovic aux pinceaux et Sébastien Gérard à la colorisation réalise un fort beau travail d’ensemble.
- Même si la déception, au vu des débuts tonitruants, fut au rendez vous par la suite, reconnaissons tout de même que, d’un point de vu général, nous avons là une œuvre qui, dans son genre, reste plutôt convenable.

Points Négatifs :
- De tome en tome, j’aurai noté une baisse générale dans l’intrigue qui, petit à petit, partait dans tous les sens.
- Ah non, le coup de la révélation du lien entre l’écrivain maudit et le héros, on nous l’a fait tellement de fois qu’a force, cela en devient ridicule !
- Euh, l’esprit qui protège le gamin, trop peu pour son moi… ou alors, c’est son look ?!
- Mais où est donc passé le coté polar qui avait fait la grande force des débuts de la série ? Ah bah oui, il s’est perdu a la fin du premier tome, mais quel dommage !
- Du début à la fin, Jason Brice sera resté comme étant un héros peu charismatique ; dommage, il y avait eu un léger mieux dans le second tome pourtant.
- Euh, pas bien compris un truc sur les bouquins qui révélaient l’avenir de Jason : visiblement, il devait mourir poignarder sur une ile, rapidement au vu de l’empressement de l’écrivain à le prévenir, or, à la fin, ceux-ci sont brulés par notre héros qui ne souhaite pas connaitre de quoi demain sera fait… mais, euh, il ne devait pas mourir tout de suite ? Mouais, moi pas comprendre !?

Ma note : 6/10

JASON BRICE – CE QUI EST CACHÉ


JASON BRICE – CE QUI EST CACHÉ

Londres 1920, Jason Brice, détective privé, est engagé par Theresa Prendergast pour enquêter sur un mystérieux carnet qui annonce son meurtre prochain (mais le carnet est incomplet car il manque la dernière page qui a été déchirée). Celui-ci sera précédé d’évènements mystérieux. En menant son enquête, Jason découvre que ces notes ont été rédigées par Morgan Fatoy, un écrivain disparu 10 ans auparavant et très doué au rayon prédictions. Les signes annoncés se réalisent implacablement les uns après les autres. Ne cédant pas au surnaturel, Jason découvre que c’est le propre frère de Theresa, Alex, qui a mis en scène les signes, pour se venger d’un drame familial dans lequel était impliquée sa sœur. Malgré cela, le dernier signe devant précéder la mort de Theresa se produit. Jason file retrouver Theresa chez elle, dans son manoir. A peine arrivé, il aperçoit une silhouette qui le vise. Croyant avoir affaire au tueur, Jason dégaine et l’abat. En fait, il a tiré par erreur sur Theresa. Mortellement atteinte, elle lui tend la dernière page du carnet, qu’elle venait de retrouver. Jason Brice y est désigné comme l’assassin de Theresa. Afin d’effacer les traces de sa présence sur place, Jason met le feu à la maison, réalisant l’ultime prophétie de Morgan Fatoy. Déboussolé mais pas vaincu, Jason Brice décide de faire la lumière sur cette étrange machination qui va le conduire dans les méandres de la sorcellerie…


Jason Brice – Ce qui est caché
Scénario : Alcante
Dessins : Jovanovic
Couleurs : Sébastien Gérard
Couverture : Jovanovic
Editeur : Dupuis
Genre : Esotérique, Historique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 02 octobre 2009
Nombre de pages : 56

Mon avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins mais bon, après tout, pourquoi tourner longtemps autour du pot, oui, hélas oui, je n’ai pas put m’empêcher de ressentir une certaine déception a la lecture de ce second tome des aventures de Jason Brice, détective spécialisé dans le paranormal et les affaires dites non classées dans le Royaume-Unis du début du siècle. Il faut dire que la chose, je la craignais un peu comme je l’avais dit a la fin de ma critique du premier tome de la saga, cependant, celui-ci était si bon, m’avait laisser une si bonne impression que j’en étais arriver a me convaincre que cela n’arriverait pas… comme quoi, rien n’est jamais acquis, bien au contraire. Alors bien entendu, cette déception peut s’expliquer de multiples manières car si celle-ci fut bel et bien au rendez vous, je tenais néanmoins a vous rassurer sur un point important : malgré elle, ce second tome n’en reste pas moins correct, voir bon par moments, cependant, au petit jeu des comparaisons, et ici, cycle aidant, on est obliger de le faire, force est de constater qu’il ne tient pas la route. La faute bien entendu a un premier volet quasiment exceptionnel et qui avait placé la barre très haut, trop haut peut-être ; la faute aussi a une méprise de ma par : persuader que j’étais que dans ce second volet, notre Fox Mulder des années 20 allait s’embarquer pour une nouvelle enquête, dans la même veine que la précédant, telle ne fut pas surprise en découvrant qu’en fait, ici, nous avons droit a un développement de la première… Alors bien entendu, tout cela n’est pas inintéressant, bien au contraire, et je dois même admettre que le sieur Alcante développe assez bien son scénario et met en place un nombre conséquent d’éléments intriguant qui nous font nous poser pas mal de questions, mais du coup, en optant pour une histoire en trois tomes, on perd en court de route la fraicheur d’un one-shot parfaitement maitrisé et oh combien captivant, et cela, selon moi, est fort dommageable… Espérons juste, désormais, que le final relève un peu le niveau d’une saga qui avait si bien débutée ?!


Points Positifs :
- Une fois de plus, je ne peux que louer le travail tout simplement excellent du sieur Jovanovic aux dessins et de Sébastien Gérard a la colorisation ; c’est certes légèrement inférieur par moments en comparaison du premier tome mais, dans l’ensemble, cela reste du très haut niveau.
- Malgré une certaine déception dut a l’abandon du format one-shot, je ne peux nier que, scénaristiquement, Alcante maitrise son sujet et le développement de son intrigue, avec son lot de nouveaux éléments et d’énigmes, reste assez intéressant.
- Bah, finalement, Jason Brice commence à prendre de la consistance en temps que personnage…

Points Négatifs :
- Moi qui m’attendais a une autre enquête, dans la même veine que celle du premier tome, de notre ami détective, telle ne fut pas ma déception de me trouver face a une simple suite…
- L’élément polar, omniprésent dans le premier volume de la saga, et qui, justement, faisait la grande force de celui-ci, est complètement jetée aux oubliettes pour un pseudo complot ésotérique certes plus dans l’air du temps mais bien moins intéressant.
- Du coup, Jason Brice bascule de X-Files a Da Vinci Code, et là, que dire a part un grand bof !?
- Bon, désolé mais même si le père Jason a pris un peu de bouteille en tant que personnage principal d’une œuvre, on ne peut pas vraiment dire qu’il soit vraiment charismatique.

Ma note : 6,5/10

JASON BRICE – CE QUI EST ÉCRIT


JASON BRICE – CE QUI EST ÉCRIT

A Londres, en 1920, le détective Jason Brice s’est fait une spécialité de démasquer les charlatans parmi les médiums et autres spirites abusant de la crédulité des pauvres gens. Aussi, ce cartésien de nature est-il durablement intrigué lorsque Theresa Prendergast lui soumet une nouvelle affaire pour le moins piquante. Cette jeune femme de la bonne société britannique vient en effet d’acquérir une belle demeure de campagne. Or, durant l’aménagement, son majordome Hopkins a trouvé un carnet quelque peu préoccupant, titré : « Le meurtre de Theresa Prendergast » ! A l’intérieur, il s’agit d’une nouvelle policière, rédigée par un dénommé Morgan Fatoy. L’écrivain y raconte avec moult croquis éloquents, l’histoire de la mort de la propriétaire du manoir et établit une liste de signes avant-coureur : un envol de corbeaux, des poissons morts, des anges qui disparaissent, un bébé mort, une pluie de sang… Or, depuis que Theresa a vécu le premier de ces signes, l’angoisse ne la quitte plus. Un seul élément ne colle pas : dans le roman, il manque un doigt à la main gauche de Theresa, alors que la jeune femme dispose bel et bien de ses 10 doigts. James Brice mène aussitôt son enquête auprès du précédent propriétaire de la demeure. Ce dernier lui apprend que Morgan Fatoy est décédé 12 ans auparavant, et qu’il avait un véritable don pour les prédictions. Par exemple, il avait décrit le naufrage du Titanic dans ses moindres détails, 10 ans avant qu’il ne se produise…


Jason Brice – Ce qui est écrit
Scénario : Alcante
Dessins : Jovanovic
Couleurs : Sébastien Gérard
Couverture : Jovanovic
Editeur : Dupuis
Genre : Esotérique, Historique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 août 2008
Nombre de pages : 56

Mon avis : Le problème qui peut se poser, lorsque l’on est un dévoreur compulsif de bande dessinées en tout genre (la chose est valable pour d’autres médias), c’est qu’au bout d’un moment, il devient difficile de trouver de nouvelles œuvres franchement originales, particulièrement quand on a l’habitude de suivre certains auteurs qui ont la fâcheuse manie d’user et d’abuser des mêmes grosses ficelles. Mais malgré ce constat, réel, il arrive parfois que l’on tombe sur de véritables petites pépites, sur des bandes dessinées qui sortent un peu de la masse et qui nous font dire que, finalement, l’espoir n’est pas perdu. Alors bien sur, peut-être que je m’avance un peu trop avec ce premier tome de Jason Brice car bon, a bien y regarder, tout cela lorgne allègrement du côté de X-Files avec un enquêteur qui s’occuperait principalement des affaires dites paranormales, et ce, en pleines années folles, après la première guerre mondiale, en Grande Bretagne. Mais ce Jason Brice, dont le look lorgne du coté de l’acteur Daniel Craig – My name is Brice, Jason Brice – serait plutôt un mélange entre les agents Mulder et Scully puisque, si les affaires dites non classées sont son petit passe temps, il est aussi cartésien que la fort belle rousse. Peu importe, comme cette dernière dans X-Files, le sympathique mais un peu paumé Jason Brice va rapidement découvrir que la vérité est ailleurs et que, oui, parfois, il se passe de drôles de choses en Albion. Mais plus que le coté paranormal, ce qui retient l’attention du lecteur, c’est bien entendu l’enquête en elle-même, et ici, force est de constater que comme dans un bon polar d’Agatha Christie, l’on est rapidement captiver du début à la fin… Qui est le coupable : le majordome, le frère, la rivale amoureuse ou bien, ou bien, ce fichu journal prophétique (inspiré d’un roman réel, Le naufrage du Titan, écrit par Morgan Robertson, et qui, 14 ans avant le naufrage du Titanic, préfigurait celui-ci) est il bel et bien réel, le sort de la jeune Theresa Prendergast étant, de fait, indéniablement scellé ? Cela, Jason Brice et le lecteur ne le découvriront que dans un final franchement étonnant mais qui achève, au demeurant, de fort belle manière, le premier tome d’une série qui démarre de fort belle manière. Espérons maintenant que la suite soit du même acabit car désormais, cela me peinerait grandement d’être déçu si ce n’est pas le cas…


Points Positifs :
- Etant un ancien grand fan de la série X-Files, je ne peux que me réjouir du synopsis de ce Jason Brice qui lorgne franchement du coté de celle-ci mais en délocalisant le lieu et l’époque puisque, ici, nous nous trouvons aux débuts des années 20, en Grande Bretagne.
- Ambiance paranormal mélangée fort habilement a celle des polars d’Agatha Christie : hum, le mariage a plutôt accouché d’un fort beau bébé.
- Le scénario d’Alcante est captivant au possible, impossible à lâcher et, accessoirement, un modèle du genre.
- Nous avons là un Jovanovic fidèle à lui-même, c’est-à-dire bon, très bon même, et dont les dessins sont superbement mis en valeur par la colorisation de Sébastien Gérard.
- Jason Brice est une série, certes, mais un tome qui se suffit à lui-même, ce n’est pas plus mal à notre époque.
- Une belle couverture que nous avons là.

Points Négatifs :
- Curieusement, ou pas, je n’ai pas vraiment accrocher au héros ; je trouve que ce brave Jason manque un peu de charisme voir même, fait un peu empâté… mais bon, vu ses cauchemars liés a la guerre, nul ne doute que sa personnalité sera un peu plus développée par la suite.
- Bien évidement, certains pourront trouver a redire quand a ce mélange des genres – polar/paranormal – après, comme on dit, les gouts et les couleurs…

Ma note : 8/10
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