dimanche 1 mars 2015

LE ROI SUR LE SEUIL


LE ROI SUR LE SEUIL

Les temps ont changé... Un siècle s'est écoulé depuis l'incroyable résistance au sein de la forteresse de Dros Delnoch, Et Druss, le valeureux héros de cette aventure, est resté une Légende. Mais aujourd'hui, le tyrannique empereur Ceska a pris le contrôle du territoire des Drenaïs. Dans sa quête insatiable de pouvoir, il a trahi ses plus fidèles soldats, le corps d'armée du Dragon. Il leur a tendu un piège et a lancé contre eux des créatures monstrueuses, mi-hommes, mi-bêtes, à la force de destruction prodigieuse: les Unis. Le massacre fut terrible et Tenaka Khan est le seul survivant il n'est pas près d'oublier la traîtrise de son maître. Dans ses veines coule le sang d'ancêtres mythiques: Regnak, le dernier Comte de Bronze, et Ulric, prince des Nadirs, deux ennemis ancestraux. Avec un tel héritage, la glace et le feu fusionnent pour forger un chef à la volonté trempée comme l'acier. Dans l'étroit regard violet du Khan brillent les flammes de la haine. Sa mâchoire et ses poings sont serrés. Et aujourd'hui, son cœur crie vengeance.


Le Roi sur le seuil
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 1985
Edition Poche : 4 juin 2009
Titre en vo : The King Beyond the Gate
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Milady
Nombre de pages : 480

Mon avis : Cela faisait pas mal de temps que je n’avais pas autant de mal a achever la lecture d’un roman, d’ailleurs, pour être tout a fait franc, après l’avoir débuter très peu de temps après avoir finis un autre ouvrage du Cycle de Drenaï du regretté David Gemmell, Les Guerriers de l’Hiver, début janvier, puis en avoir lu les deux tiers, je l’ai mis de coté, finissant même par me replonger dans la relecture de La Guerre des Mondes dont je vous ai parler tout a l’heure. Pourtant, et alors que l’on pourrait penser, à juste titre, que si j’ai eu du mal avec ce Roi sur le seuil, c’est que je n’avais pas accroché a l’histoire, ce n’est pas du tout le cas. Comme toujours chez Gemmell, après quelques pages où l’on se dit que l’on est reparti pour relire pour la énième fois la même histoire – a peu de choses prêt – on finit par être captiver par l’intrigue tandis que l’on s’attache aux personnages, et, ici, entre Tenaka Khan, le sang mêlé, Decado, le plus grand bretteur de son temps et descendant d’un certain… Oleg Skilgannon – voir Loup Blanc et Les Epées de la Nuit et du Jour – mais aussi Païen, un souverain noir et Ananaïs, dit le Guerrier Doré, défiguré suite a un combat dans les arènes par un Unis – une espèce de Loup Garou local que l’on rencontre souvent dans le Cycle de Drenaï – force est de constater que l’on a affaire a de belles têtes d’affiches hautement charismatiques, surtout que, comme toujours avec Gemmell, les personnages secondaires valent eux aussi le coup d’œil. Cependant, ce qui fait la force des romans de l’écrivain britannique, c’est aussi ce qui fait leur faiblesse : trop souvent, on a l’impression de lire des récits qui, s’ils ne sont pas toujours identiques, loin de là, sont composés tout de même sensiblement de la même façon… Alors, si l’on aime Gemmell, la chose peut passer, mais, parfois, je ne nie pas qu’il puisse survenir un certain sentiment de saturation. Personnellement, cela m’est arrivé avec Le Roi sur le seuil, dommage pour ce dernier car il n’est pas dénué de qualités, mais bon, d’un autre coté et malgré ce coté toujours captivant et épique, propre de l’auteur, reconnaissons également que ce n’est pas sa plus belle réussite ; un bon Gemmell, sans plus, mais un bon Gemmell, cela reste tout de même excellant quand on est fan de l’auteur…


Points Positifs :
- Une fois de plus, nous avons affaire a du Gemmell on ne peut plus classique et où l’on retrouve tous les thèmes de prédilections de l’auteur : des héros plus ou moins vieillissants qui repartent pour une dernière mission aux airs impossibles, des combats perdus d’avance mais qui finiront bien, des protagonistes hauts en couleur et inoubliables, un style narratif plutôt captivant, etc.
- Tenaka Khan, Decado, Païen, Ananaïs, Renya, Scaler, Rayvan, et je ne cite que les principaux protagonistes de l’histoire... David Gemmell possédait le don certain de créer des personnages charismatiques et attachants, et ce, même s’ils étaient bourré de défauts comme c’est le cas ici.
- L’intrigue sent le réchauffé, certes, mais elle n’en reste pas moins suffisamment accrocheuse pour captiver le fan de l’auteur.  

Points Négatifs :
- Ce qui fait la force de Gemmell fait aussi sa faiblesse, c’est-à-dire, le fait, incontestable, que la plupart de ses romans se ressemblent tous dans les grandes lignes : que ce soit l’intrigue, certains déroulement de celle-ci voir les personnages, on est plus qu’en terrain familier…
- Autre problème récurant chez l’auteur qui avait souvent du mal a achever ses histoires, les fins de celles-ci étant souvent un peu trop rapides ; certes, ici, ce ne sont pas les quelques lignes de Renégats mais bon, c’est clair que quelques pages de plus n’auraient pas été de trop.
- J’ai déjà connu Gemmell plus inspiré, de même, si l’histoire est pas mal, je la trouve inférieur a bien d’autres œuvres de l’auteur, mais bon, après, c’est plus une question de gouts personnels qu’autre chose…
- Méfiez vous quand vous lisez trop de Gemmell à la suite, une certaine lassitude peut surgir a un moment donné. Personnellement, cela m’est arrivé ici.

Ma note : 7/10

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