jeudi 19 mars 2015

PROMÉTHÉE – LE TREIZIÈME JOUR


PROMÉTHÉE – LE TREIZIÈME JOUR

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
Le treizième jour. Le monde attend l'invasion... Spaulding se rend au Florida Hospital, Orlando, USA, pour y chercher sa femme. Il est accueilli par le docteur Greenberg qui lui annonce que le docteur Stamp l'a emmené.  Spaulding se dirige vers la maison de Stamp. Ailleurs, les quatre voyageurs se retrouvent coincés dans une pièce où le professeur reconnait la Chaise de Montauk. Ils se demandent s'ils sont revenus dans l'Etat de New-York. Au Musée Archéologique d'Athènes, Grèce. Le mécanisme d'Anticythère s'est remis à fonctionner...


Prométhée – Le Treizième Jour
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Christophe Bec
Editeur : Delcourt
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 18 Février 2015
Nombre de pages : 46

Mon avis : Mine de rien, on n’était pas très loin de patienter quasiment une année pour connaitre enfin la suite de cette fort ambiance saga de Christophe Bec (auteur souvent présent sur ce blog) qu’est Prométhée puisque, la dernière fois que je vous en avais parlé, cela remontais déjà a… juin 2014 – voir Dans les ténèbres, partie 2. Mais bon, d’un autre coté, il est de coutume de dire que les meilleures choses savent se faire attendre, savent se faire désirer quoi que, pour être tout à fait franc, au bout de, désormais, onze volumes, je souhaiterais surtout en connaitre la conclusion de cette histoire. Car, quelque part, c’est un peu le problème avec les séries qui s’attardent en longueur : au début, on est enthousiaste, on crie au génie et on attend avec impatience la suite, puis, au fil du temps et des tomes, une certaine routine s’installe et on se procure la suite par habitude et, pour finir, comment ne pas reconnaitre qu’on n’attend plus qu’une seule chose : la fin ?! Alors bien sur, cette entrée en matière pourrait laisser sous-entendre que mon histoire d’amour avec Prométhée n’est plus ce qu’elle était, que, quelque part, je souhaiterai en finir afin de passer a autre chose mais en fait, et même si oui, effectivement, les derniers tomes tiraient un peu sur la corde, force est de constater que je reste un inconditionnel de la saga, que je reconnais qu’ici, ce diable de Christophe Bec a réaliser un sacré tour de force, surtout pour les inconditionnels de X-Files, et que, histoire d’enfoncer le clou – mais de manière positive – ce onzième tome est vraiment, mais alors vraiment… impressionnant ! Ca y est, le treizième jour est arrivé et la tant attendue invasion extraterrestre a débutée, sauf que, contrairement a ce croyaient les dirigeants humains, celle-ci n’est pas venue de l’espace mais du fond des océans – thème cher a l’auteur mais qui renvoi surtout a un certain ouvrage de Ian Sanderson : Les Invisibles sous les Mers. Du coup, et comme cela était attendu, l’humanité se prend une branlée monumentale au point même que l’on puisse fortement doutée que celle-ci s’en sorte a la fin – mouais, a moins d’un Deus ex machina a La Guerre des Mondes, on est tous foutus ! Bref, un tome qui marque les esprits mais qui, bien entendu, était attendu, mais aussi, n’est pas dépourvu de quelques incohérences pour le moins… euh, navrantes : ainsi, le président des Etats-Unis s’étonne encore de la raclée subie par son armée alors que cela fait quelques tomes que la chose est entendue ; ensuite, il y a l’armée française qui, le cœur sur la mains, attends l’invasion Alien en prenant place sur… le Viaduc de Millau !? Bref, autant se mettre une cible sur le cœur et crier à l’ennemi de tirer droit au but ! Enfin bon, malgré ces quelques soucis scénaristiques et le défaut inhérent depuis le départ qu’il n’est pas toujours facile de suivre tous les protagonistes, Le Treizième Jour reste un bon tome de la saga Prométhée, ni meilleur, ni pire que bon nombre de ses prédécesseurs, mais bon, il est clair que j’ai vraiment hâte maintenant de voir comment tout cela va s’achever et ce, en souhaitant que ce final tant attendu soit a la hauteur de mes espérances car bon, que l’humanité soit anéantie ou pas, ce qui me peinerait le plus serait que Prométhée s’achève en eau de boudin…


Points Positifs :
- Un tome principalement consacré a l’invasion extraterrestre, qui dénote un peu avec ses prédécesseurs mais qui n’en reste pas moins plutôt bon. Tant que pour le design des vaisseaux Aliens que pour leur quasi-invulnérabilité, certaines cases sont franchement impressionnantes.
- D’ailleurs, la scène qui marque le plus cet album, selon moi, est celle où quelques soldats américains se congratulent après avoir tué un Alien, ce qui ne fut pas aisé, et… se retrouvent encerclés par des centaines voir des milliers de vaisseaux ; bref, un combat perdu d’avance…
- On sent une certaine inspiration de La Guerre des Mondes de HG Wells dont le design des tripodes de combats.
- Après une petite baisse de régime dans les tomes précédents, l’intérêt remonte un peu.

Points Négatifs :
- Franchement, scénaristiquement, il y a quelques belles boulettes comme l’étonnement du président américain devant la branlée subie par son armée alors que la chose était prévisible et, surtout, l’armée française qui ne trouver rien de mieux que de se positionner sur… le Viaduc de Millau : ridicule !
- Une fois de plus, il n’est pas toujours évidant de suivre tous les protagonistes et il faudrait presque, a chaque nouvelle parution, relire l’intégralité de la saga pour savoir qui est qui, qui fait quoi, etc.
- Je l’aime bien Stefano Raffaele, c’est un dessinateur convenable mais certaines cases sont un peu en deçà par moments.

Ma note : 7,5/10

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