jeudi 14 mai 2015

LA LÉGENDE DE MARCHE-MORT


LA LÉGENDE DE MARCHE-MORT

Suite à un concours de circonstances Druss et Sieben participent aux Jeux de Gulgothir. Mais le Roi-Dieu gothir est fou, et son Premier Ministre chiatze éprouve les plus grandes difficultés à maintenir l’ordre établi. Dans le même temps les feux de la révolte couvent dans les steppes nadires : les rumeurs parlent du retour de l’Unificateur. Alors que les troupes impériales font route vers le Tombeau d’Oshikaï pour s’emparer des légendaires Yeux d’Alchazzar, le Capitaine à la Hache en quête d’un remède pour un ami doit s'allier avec le jeune révolutionnaire nadir Talisman.


La Légende de Marche-Mort
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : avril 1996
Edition Française : 20 octobre 2011
Titre en vo : The Legend of Deathwalker
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Milady
Nombre de pages : 480

Mon avis : Si, indéniablement, parmi tous les personnages crées par le regretté David Gemmell au cours de sa carrière, Druss ne fut pas le plus réussi (oui, avec lui, on est plus dans le « moi voie, moi tue »), il faut reconnaitre qu’il n’en fut pas moins le plus célèbre, celui qui aura le plus marquer les esprits, et ce, dès Légende, le tout premier roman de Gemmell et, accessoirement, roman où Druss, vieillissant, trouvait la mort face aux nadirs en défendant les murailles de Dros Delnoch. Mais par la suite, l’auteur eu la bonne idée de réutiliser son personnage fétiche et, que ce soit en tant que compagnon du charismatique Oleg Skilgannon dans Loup Blanc et Les Epées de la Nuit et du Jour ou pour nous narrer la jeunesse de Druss dans Druss la Légende, les fans du personnage auront eu bien des raisons de se réjouir de le retrouver au fil du Cycle de Drenaï… Mais si le vieux guerrier a la hache était un acteur récurent des œuvres de Gemmell, ce dernier n’en avait pas tout a fait fini avec lui puisque, dans La Légende de Marche-Mort, nous avons droit, pour la énième fois, a une aventure de notre bon vieux Druss… Bon, ici, ce dernier se trouve mêlé aux destinées du peuple Nadir, peuple qui, accessoirement, aura sa peau dans Légende, ce qui est pour le moins singulier surtout que, comme on le voit en lisant ce roman, le rôle jouer par Druss dans la montée de l’unificateur, Ulric, est plus que primordiale. Mais bon, les lecteurs de Légende ne sont pas vraiment surpris vu l’immense respect d’Ulric pour son adversaire et, ma foi, il est toujours agréable de découvrir comment ce dernier a pris le pouvoir chez les nadirs… D’ailleurs, sans être méchant, c’est le principal intérêt de ce roman un peu curieux qui, s’il possède des qualités indéniables et quelques bonnes idées – l’opposition entre nadirs et gulgothirs inspiré de celle entre les américains et les indiens, Klay, un lutteur exceptionnel au destin tragique, Niobe, personnage féminin haut en couleur – sans oublier les traditionnels thèmes de prédilection de l’auteur – personnages tourmentés, bataille a un contre dix perdue d’avance – aura finit par me laisser une impression plus que mitigée : au bout d’un moment, devoir se retaper un siège, ça finit par lasser surtout qu’ici, nous sommes a mille lieux de celui de Dros Delnoch, le Deus ex machina final tombe vraiment comme un cheveu dans la soupe quant au passage de Druss dans le royaume des démons, euh, comment dire qu’il y avait déjà fait un tour dans Druss la Légende !? Bref, et pour la première fois depuis… bah que j’ai découvert Gemmell avec Le Lion de Macédoine, je peux dire qu’une de ses œuvres m’a déçu, ce qui me navre un peu mais bon, disons que malgré quelques bonnes idées, je n’aurai guère été inspiré par cette Légende de Marche-Mort… après tout, ce sont des choses qui arrivent…


Points Positifs :
- L’intérêt principal de ce roman est bien entendu de savoir comment Ulric a fait ses débuts, comment il a commencé à unifier les tributs nadires, quels sont ses liens avec Druss, bref, tout un tas de choses sous-entendues auparavant et principalement dans Légende et qui nous sont enfin dévoilées.
- L’opposition nadirs/gulgothirs fortement inspirés de celle entre amérindiens et américains.
- Que l’on veuille ou pas, et même dans le cas présent, David Gemmell a sut rendre son récit captivant et l’intrigue possède quelques moments plutôt intenses.
- Quelques personnages sortent franchement du lot : Talisman, bien sur, quoique ce dernier est plutôt convenu, Niobe, une femme nadire qui apporte une touche spéciale au récit et, la plus belle réussite de ce roman, Klay, un lutteur exceptionnel au tragique destin.
- Le plaisir de retrouver Druss, bien entendu !

Points Négatifs :
- Bon, sincèrement, ce roman sans le déjà-vu ; certes, c’est souvent le cas chez Gemmell mais ici, c’est trop flagrant et certaines situations, certains événements, ont déjà eu lieu dans d’autres romans de l’auteur… encore un siège perdu d’avance mais où on sait que les gentils finiront par l’emporter !? Oh non !!!
- Un grand bof pour le Deus ex machina… vraiment trop facile quant a la crédibilité, ce n’est pas vraiment ça…
- Druss retourne faire un tour chez les démons !? Encore ! Et on se tape une fois de plus le Démon Ours ! Euh, il ne pouvait pas changer deux ou trois éléments Gemmell sur ce coup là !?
- Finalement, Druss n’est pas très important dans cette histoire…

Ma note : 6,5/10

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