vendredi 1 mai 2015

L'ÉCHO DU GRAND CHANT


L'ÉCHO DU GRAND CHANT

Grâce à des cristaux magiques, les Avatars étaient devenus immortels et s'étaient proclamés rois d'un empire gigantesque. Mais suite à un séisme d'une ampleur phénoménale, un raz de marée a recouvert la majorité de leur territoire. Ce fut alors le début d'une ère de glaciation, et la fin des cristaux. Aujourd'hui, l'empire se meurt et les Avatars avec lui. Devant ce déclin, les peuples qu'ils avaient jadis asservis se soulèvent les uns après les autres. Jusqu'au jour où deux lunes apparaissent dans le ciel et que les armées sanguinaires de la Reine de Cristal déferlent sur eux. Maîtres et esclaves doivent alors faire table rase du passé et s'unir face à l'ennemi commun. Devant cette fin imminente, cinq personnages vont devenir des héros : Talaban, un guerrier avatar marqué par un passé tragique ; Touchepierre, un sauvage mystique à la recherche d'un amour perdu ; Anu, le Saint-Homme, Bâtisseur du Temps ; Sofarita, la jeune paysanne qui inspirera une légende ; et Viruk, le fou, qui aurait voulu être un dieu. Ensemble, ils combattront le crépuscule, car perdu pour perdu, autant partir en beauté !


L'Écho du grand chant
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 1997
Edition Française : 27 septembre 2007
Titre en vo : Echoes of the Great Song
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 395

Mon avis : Indépendamment du Cycle de Drenaï, œuvre la plus connue du regretté David Gemmell et dont ma dernière lecture en date était consacrée a un certain Druss – voir Druss la Légende – l’auteur britannique offrait parfois a ses fans des romans dits indépendants mais qui, en fait, étaient plus ou moins liés au cycle : ainsi, ce fut le cas de Dark Moon mais aussi d’un certain L'Écho du grand chant, œuvre qui nous préoccupe aujourd’hui. Datant de la fin des années 90 et donc, bien mieux écrie que les premiers romans du maitre, L'Écho du grand chant est, incontestablement et sans discussions possible, la vision du mythe de l’Atlantide par Gemmell : les Avatars sont bien entendu les Atlantes, leur civilisation est dévastée de la même manière que celle de l’Atlantide et, point de vue technologie, les deux se valent… De plus, et les amateurs du genre ne me contrediront pas, on sent aussi que l’auteur s’est inspiré de certaines œuvres comme Stargate, pour ne citer que la plus connue, celle-ci étant sorti sur les écrans sensiblement avant le roman… Bref, un synopsis de départ que l’on pourrait croire user jusqu’à la corde – l’Atlantide, c’est vieux comme le monde – et qui, pourtant, sous la plume de Gemmell, fonctionne a plein régime : les traditionnels thèmes de prédilections de l’auteur sont une fois de plus au rendez vous, nous avons droit a des notions de sacrifices et de rédemption, mais, ici, non pas d’un ou deux personnages mais de tout un peuple, quant aux protagonistes, bien sur, on a droit une fois de plus a quelques figures inoubliables et si Talaban apparait finalement bien conventionnel et très Gemmellien, Viruk, formidable badasse complètement fou marque les esprits… Ajoutons à cela une géopolitique des différentes forces en présence plutôt pertinente, un récit captivant comme d’habitude avec l’auteur et un lien entre l’intrigue et une légende présentée lors de chaque début de chapitre et vous comprendrez, sans nul doute, le pourquoi du comment de mon enthousiasme vis-à-vis de ce énième roman de David Gemmell. Après, bien sur, il y aurait de quoi dire sur certaines réédites de son style que l’on retrouve a chaque fois, mais bon, quand on est fan, on passe un peu outre, et puis, rien que pour le plaisir de voir Gemmell s’attaquer a l’Atlantide, je pense que L'Écho du grand chant vaut le coup…


Points Positifs :
- David Gemmell livre ici sa version du mythe de l’Atlantide et, ma foi, force est de constater que cela fonctionne fort bien : en partant d’un matériel vieux comme le monde et maintes fois utilisé, en s’inspirant de bon nombre d’œuvres liées de prêt ou de loin au mythe, l’auteur nous offre un roman assez réussi.
- Bien entendu, on retrouve tous les éléments qui ont fait le succès de Gemmell au cours de sa carrière : intrigue captivante, personnages charismatiques et hauts en couleurs, etc.
- Avec Gemmell, la rédemption n’est jamais bien loin et, dans le cas présent, c’est carrément celle de tout un peuple, les Avatars, qui se sacrifient d’une façon grandiose – ah, leur charge face aux Almecs…
- Talaban, Rael, Ammon, Sofarita, Ro et… bien entendu, Viruk, le guerrier psychopathe féru de botanique !
- Une ambiance plus sombre qu’a l’habitude, une impression de fin du monde, de fin d’une civilisation qui pèse sur les pages de ce récit et qui lui donnent un plus indéniable…

Points Négatifs :
- Bien évidement, les détracteurs de Gemmell pourront une fois de plus affirmer que l’on retrouve dans ce roman tout un tas d’éléments vus et revus dans tous ses autres livres, que, finalement, les vrais nouveautés sont rares, bref, que cela reste un Gemmell comme un autre…
- Curieusement, ou pas, j’ai trouvé ce roman un peu trop court ; rien a voir spécialement avec la fin, plus longue qu’a l’habitude, mais je pense qu’il y avait matière a une bonne cinquantaine de pages supplémentaires, voir un peu plus.
- Ce qui est sur, c’est qu’avec quelques pages de plus, certains seconds rôles auraient eu une place plus importante dans l’histoire, et qu’ils méritaient d’ailleurs.

Ma note : 8/10

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