dimanche 31 janvier 2016

PRÉMONITIONS


PRÉMONITIONS

Un tueur en série énigmatique sévit à Atlanta, laissant le FBI totalement désemparé. Quoi qu’ils fassent, les enquêteurs ont toujours un coup de retard, comme si le tueur pouvait anticiper leurs mouvements à l’avance ! En désespoir de cause, ils se tournent vers le docteur John  Clancy, un médium retraité dont les visions les ont aidés dans le passé. En étudiant le dossier, Clancy devine rapidement la raison pour laquelle le FBI est incapable de coincer le tueur : ce dernier possède le même don divinatoire que lui. Comment dès lors arrêter un tueur capable de prévoir l’avenir ? Commence alors une partie d’échecs impitoyable.


Prémonitions
Réalisation : Afonso Poyart
Scénario : Sean Bailey, Peter Morgan et James Vanderbilt, d'après un sujet de Ted Griffin
Musique : BT
Production : Eden Rock Media, FilmNation Entertainment, Flynn Picture Company et New Line Cinema
Genre : Thriller, Policier
Titre en vo : Solace
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 2 septembre 2015
Durée : 101 mn

Casting :
Anthony Hopkins : John Clancy
Jeffrey Dean Morgan : Agent Joe Merriweather
Abbie Cornish : Agent Katherine Cowles
Colin Farrell : Charles Ambrose
Autumn Dial : Emma Clancy
Janine Turner : Elizabeth Clancy
Kenny Johnson : David Raymond
Matt Gerald : Sloman
Joshua Close : Linus Harp

Mon avis : Avec Prémonitions, nous abordons sincèrement l’exemple parfait de tout ce qui n’il ne faut pas faire en cinéma, sauf, bien entendu, si l’on se contente d’une œuvre uniquement commerciale, destinée au grand public qui, de toutes façons, est tellement habitué a ce genre de films qu’il n’y trouvera pas grand-chose a redire – j’irais même plus loin : certains, soyons fous, iront même jusqu’à crier haut et fort que ce Prémonitions est une belle réussite, un thriller d’action a l’intrigue imparable et aux acteurs tout bonnement excellents… mouais, je sais que les gouts et les couleurs ne se discutent pas, mais bon, en certaines occasions, j’ai tout de même du mal a tout saisir… Car bon, sans être méchant, ou plutôt, en l’étant (car ce film ne mérite aucune compassion de ma part), comment voulez vous que je ne descende pas en flèche Prémonitions !? Oh, bien sur, le postulat de base, sans être exceptionnel ni original pouvait passer, a la rigueur, avec ce médium – Anthony Hopkins – qui, a ses heures perdues, aide ses potes du FBI à résoudre des crimes. De même, l’idée du tueur en série qui n’assassine que des individus en phases terminales n’était pas mauvaise ; après tout, pourquoi pas ? Sauf que… eh ben, enlevons ces deux idées et, que reste-t-il de vraiment correct a ce film ? En toute sincérité, pas grand-chose ! Ainsi, l’histoire qui, a défaut d’être bonne, aurait put être correcte tombe très rapidement, au fil des minutes, dans le grand guignolesque : Anthony Hopkins, de simple médium capable de pouvoir aider la police grâce a ses pouvoirs, ce qui, ma foi, aurait déjà été pas mal,  s’avère être un individu qui prédit tout l’avenir, mais quand je dis tout, c’est tout, absolument ! Bref, du grand n’importe quoi surtout quand on le voit, accessoirement, pas concerné le moins du monde,  a tout bout de champs, dire qu’il faut tourner a gauche, a droite, d’aller a tel endroit plutôt qu’un autre, sinon il se fait tuer. On nage donc en plein délire et ce n’est pas finit puisque le tueur, Colin Farrell, toujours aussi mauvais comme a son habitude, s’avère lui aussi être un médium mais – car il y a un mais – infiniment plus doué que Hopkins, ce sont ses mots. Bien sur, comme il n’y a aucune logique au scénario et que, passer le premiers tiers, a peut prêt regardable, la suite n’est qu’une longue descente aux enfers de la médiocrité la plus indicible, le méchant médium, malgré ses supers pouvoirs de la mort qui tue se fera chopper, ridiculeusement bien sur, par le gentil médium a l’issu d’une scène absurde où le réalisateur de cet étron, visiblement fan de Matrix, a cru bon nous assenée un bullet time ridicule qui ne sera que le coup de grâce final donné a un film mauvais, sans grand intérêt, au scénario ridicule et tellement représentatif, finalement, d’un certain cinéma nord américain, capable du meilleur, parfois, mais aussi, comme dans le cas présent, du pire… Mais qu’est-ce que c’était nul ! A s’en vouloir d’avoir perdu son temps devant une telle bouse !


Points Positifs :
- Le postulat de départ pouvait se tenir avec cette idée d’un médium qui aide, grâce à ses pouvoirs, le FBI, à résoudre des enquêtes complexes. De même, l’idée que le tueur ne s’en prend qu’a des individus condamnés par la maladie n’est pas mauvaise ; le problème, c’est la suite.
- Aussi incroyable que cela puisse paraitre, au vu de tout ce que j’ai dit, le début du film n’est pas mauvais et se laisse regarder. Après par contre…
- Il y a un acteur qui parait crédible dans ce film : celui qui joue le rôle du chien policier !

Points Négatifs :
- Ridicule, tout simplement… L’intrigue, passer le premier tiers, tombe dans le grand n’importe quoi et, jusqu’à la fin, s’enfonce minute après minute dans l’absurdité la plus totale. Ce n’est pas crédible pour un sou, on ne s’attache pas aux personnages, ceux-ci n’agissent jamais de façon logique, certaines scènes sont ridicules, la bande son est affligeante de médiocrité et je pourrais vous dresser une liste à n’en plus finir de défauts, d’illogismes… Mouais, c’est que l’on appelle un étron.
- Il y a une sacrée différence entre être un médium qui aide plus ou moins la police avec ses pouvoirs et un individu qui voit tout l’avenir, tout le passé, bref, un type quasiment omniscient – ridicule, quant tu nous tiens…
- Petit rappel : le tueur est encore plus douté que le gentil médium, ce dernier étant déjà sacrement balaise, or, le méchant se fait tout de même avoir ; a croire qu’il ne l’avait pas vu venir ?!
- Anthony Hopkins fut sans nul doute un bon acteur, mais pour quelqu’un qui ne le connaitrait pas et qui le verrait pour la toute première fois dans ce film, il se dirait : mais c’est qui ce nul ?! Absolument pas concerné par la chose, déclamant son texte sans grande conviction, il n’aide franchement pas ce film à échapper au naufrage, au contraire, il le coule encore plus.
- Le personnage du tueur était ridicule à la base, mais, comme si cela ne suffisait pas, il fallait qu’il soit interprété par un Colin Farrell en pilotage automatique et qui en fait des tonnes, histoire d’enfoncer le clou.
- Pauvre chien, sympathique au demeurant, et qui a été obligé de tourner dans cette daube ; ah, que ne faut-il pas faire pour vivre !

Ma note : 2/10

samedi 30 janvier 2016

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 159 – ATLANTIDE, UNE QUÊTE SANS FIN


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 159 – ATLANTIDE, UNE QUÊTE SANS FIN
Janvier 2016

Au sommaire :
Edito : Allégorie vivante
Actualités
En bref : Le galion qui valait 3 milliards
- Angkor a encore de la réserve
- Un dessin de village vieux de 14000 ans
- Des milliers de crânes enfouis dans l’ancienne capitale aztèque
- Sur le disque de Phaistos, un hymne à Astarté ?
Découverte : Honduras, sur la piste de la cité perdue
Enquête : Satellites, drones… L’archéologie prend de la hauteur
- En question : Il y a 3000 ans, l’apocalypse du monde méditerranéen
Dossier : Atlantide, la quête d’un monde perdu
Emergence du mythe
- Et Platon créa l’Atlantide…
- La petite fabrique du mythe
- Déluges originels
- Atlantis, miroir d’Athènes
Résurgence du mythe
- Un monde sans cesse revisité
Persistance du mythe
- A la poursuite de l’île perdue
- L’Atlantide fait son cinéma
- Atlantides d’aujourd’hui
Interview « Le plus remarquable dans l’Atlantide, c’est le désir d’y croire » de François Flahault
En coulisses
Muséologie : Dans l’intimité des femmes de la Grèce antique
- Les grands ducs de Bourgogne
Livres & Idées : Prêtres et médecins, mille ans de rivalité
- Voyage dans les abysses
A suivre : La grande histoire de la couleur : le noir
Pour en savoir plus

Mon avis : Après un petit aparté, il y a de cela quelques jours, du coté de la Mésopotamie avec un ancien numéro des Cahiers de Science & Vie que je cherchais a me procurer depuis longtemps, il est grand temps de reprendre la publication normale de la revue avec le tout premier numéro de cette année 2016, un numéro dont le thème du dossier principal ne pouvait que me plaire puisque, comme vous avez put le constater, il traitait de… L’Atlantide ! Ah, l’Atlantide, la civilisation imaginaire crée par Platon, il y a de cela des siècles, dans ses dialogues, Le Timée et Le Critias, et qui, depuis, a fait l’objet de tant de recherches, tant de spéculations, tant d’hypothèses pertinentes et tant d’hypothèses ridicules, une civilisation qui me fascine depuis mon enfance et qui, autant être honnête, encore aujourd’hui, je ne rejette pas totalement son existence, et ce, sous une forme ou une autre. Bref, inutile d’être devin pour comprendre ma joie devant ce numéro qui ne pouvait, bien entendu, que me plaire… Or, hélas, mille fois hélas, le résultat ne fut totalement à la hauteur de mes espérances. Bon, il faut le reconnaitre,  c’est le genre de choses qui m’arrive souvent : lorsque j’attends monts et merveilles de quelque chose, je suis déçu, lorsque je n’en attends rien, c’est le contraire. Certes, cela n’arrive pas a chaque fois, mais bon, mine de rien, dans le cas présent, c’est bel et bien le cas. Alors bien sur, peut-être que le fait de connaitre tant de choses sur l’Atlantide, d’avoir lu tant de bouquins, d’articles ou vu des œuvres liés au mythe atlante aura fait que le contenu de ce magazine ne m’aura rien apporté de nouveau, loin de là. De même, et le fait d’avoir relu, il y a quelques jours a peine, un ancien numéro des Cahiers ancienne formule aura mis encore plus en avant le fait, incontestable, que je ne suis absolument pas fan de la nouvelle, qui a déjà quelques mois désormais, mais qui, du fait, propose des dossiers bien plus courts (et donc incomplets) qu’autrefois – je n’ose imaginer ce qu’aurait donner un article consacré a l’Atlantide avec l’ancienne formule ?! Mais bon, peut-être suis-je un peu trop injuste avec ce numéro, peut-être que celui-ci, pour le néophyte ou celui qui connaitrait mal le mythe serait bien plus intéressant ? Et puis, reconnaissons qu’il y a tout de même pas mal de bonnes choses dans ce dernier, que le dossier n’est pas inintéressant… mais bon, comme je l’ai dit, lorsque l’on se passionne pour l’Atlantide depuis des décennies, lorsqu’on connait le sujet sur le bout des ongles, ce n’est pas avec ce numéro des Cahiers de Science & Vie que l’on apprend quelque chose…


Points Positifs :
- Certes, l’Atlantide est tout sauf original, pourtant, voir ce mythe mis en avant dans une revue comme Les Cahiers de Science & Vie, ce n’est pas anodin et, accessoirement, une fort bonne surprise.
- Si jamais vous êtes un parfait néophyte du mythe atlante, ou si vous le maitrisez mal, alors, incontestablement, ce numéro est fait pour vous ! Plutôt complet, abordant bon nombre des thématiques qui lui sont liés, de ses origines a aujourd’hui, il est suffisamment instructif pour que le néophyte en ressorte transformer.
- Cela peut paraitre tout bête mais c’est vrai que le plus fascinant avec l’Atlantide, ce n’est même pas son existence, réelle ou pas, mais la volonté qu’on a d’y croire – voir l’interview.
- Certains articles hors-dossier méritent le détour : l’apocalypse en méditerranée, les nouvelles techniques d’archéologie, etc.
- Comme a chaque fois, la qualité générale du magazine : articles instructifs sans être abscons, illustrations, clarté de l’ensemble. On sent que c’est écrit par des spécialistes mais pour un public plus large que celui des scientifiques purs et durs.

Points Négatifs :
- Malheureusement, si vous êtes un tant soi peu familier du mythe atlante, si vous avez depuis longtemps tout lu, ou presque, a son sujet, alors, ce numéro ne vous apportera pas grand-chose de neuf, bien au contraire.
- Je n’arrive toujours pas à me faire a la nouvelle formule des Cahiers : certes, les articles divers ne sont pas inintéressants pour certains, mais bon, comme je l’ai déjà dit a de multiples reprises, du coup, c’est le dossier principal qui en pâtie en étant trop court. Forcément, vu l’importance du mythe atlante, il manque pas mal de choses.
- Dommage que l’on n’aille pas au fond des choses : quid du déluge de la Mer Noire ? Quid de l’hypothèse des Guanches ? Et je ne cite que deux exemples parmi les plus importants.
- S’il n’est pas illogique d’admettre que l’Atlantide de science-fiction n’a jamais existé, serait-il donc trop dur de reconnaitre que d’anciennes civilisations aient existé sans que l’on ait retrouvé leurs traces ?
- Comme à chaque numéro, à quoi sert l’article consacré aux couleurs ?

Ma note : 7/10

METROPOLIS – TOME III


METROPOLIS – TOME III

L'enquête se poursuit autour des cadavres de femmes découverts dans la crypte sous la Tour de la Réconciliation. L'attentat qui a tué plus de 30 personnes en ce début 1934, au cœur de Metropolis, capitale de l'Interland, a eu plusieurs effets, probablement escomptés. Semer le doute sur la pérennité de l'union franco allemande présidée sous la direction de Briand et Stresemann, mais aussi révéler un secret probablement plus complexe encore sur les origines de la tour. Le suicide de l'architecte qui l'a conçue, l'origine bientôt découverte des dents humaines envoyées à son domicile, tout semble devoir rendre le mystère de plus en plus épais. Gabriel et le commissaire Lohmann, surveillés par Freud et la présence étonnante de la très belle Loulou, progressent par à-coups. Lorsque les vigiles du centre d'où proviennent les explosifs qui ont permis l'attentat sont mis en garde à vue, ils sont froidement exécutés par l'un d'entre eux. Il semblerait donc qu'un nouveau complice se révèle pour les enquêteurs mandatés par la Directoire. Mais son lien avec les extrémistes allemands des Loups Noirs est-il avéré ? Les indices qui se regroupent ne sont-ils pas un vaste piège ? Gabriel poursuit à l'instinct, profitant sans scrupules des penchants violents du commissaire Lohmann, alias M. Jusqu'à une découverte fortuite et marquante, qui va changer le cours de l'enquête.


Metropolis – Tome III
Scénario : Serge Lehman
Dessins : Stéphane de Caneva
Couleurs : Dimitris Martinos
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 19 août 2015
Nombre de pages : 96

Mon avis : En 2014, j’avais été emballé par l’une des dernières œuvres en date du sieur Serge Lehman, le créateur de la cultissime Brigade Chimérique, véritable chef d’œuvre de la bande dessinée superhéroique a la française, je veux bien évidement parler de Metropolis dont j’avais eu l’occasion de vous proposer les critiques, sur ce blog, du premier puis du second tome. Bien évidement, pour qui est un habitué des œuvres de Lehman, Metropolis ne surprend pas : en effet, même s’il faut mettre, ici, de coté le genre superhéroique, on trouve tout de même dans cette bande dessinée tout ce qui fait le cheval de bataille de l’auteur, c’est-à-dire, son amour pour la vieille Europe, sa culture de la première moitié du vingtième siècle, les multiples références aux œuvres de l’époque ainsi que de nombreux clins d’œil a des figures historiques, qu’elles soient majeures ou pas – pour ne citer qu’un exemple, le personnage de Loulou n’est autre que l’actrice Louise Brooks et, accessoirement, il est fascinant de constater a quel point Stéphane de Caneva la dessine, c’en est troublant. Une œuvre typique de Lehman, donc, que ce Metropolis, mais une œuvre excellente, certes pas aussi majeure que La Brigade Chimérique qui, de mon point de vu, restera comme le point d’orgue de sa carrière, mais une œuvre qui nous prouve, tout simplement, que de nos jours, Serge Lehman est sans nul doute l’auteur le plus intéressant a suivre dans le petit monde souvent bien trop étriqué de la BD franco-belge. Mais je parle, je parle, et je n’ai toujours pas abordé ce troisième tome, car bon, mine de rien, c’est là ce qui nous intéresse aujourd’hui, n’est ce pas ? Et, ma foi, que dire si, une fois de plus, et sans surprises, Lehman, comme depuis les débuts de cette série, a placé une fois de plus la barre très haut, qualitativement parlant ?! Désormais familier de cet univers uchronique oh combien original, nous poursuivons l’enquête de l’inspecteur Gabriel Faune et de son comparse, ce dernier étant tout un programme a lui tout seul puisqu’il se fait surnommer M le Maudit. L’enquête avance a grand pas, on a droit a tout un tas de révélations, certaines étant tout simplement stupéfiantes et, justement, la tournure que prend les événements est, a mes yeux, audacieuse quand a la véritable identité de certains, si ce n’est de la plupart des habitants de Metropolis. Bien entendu, une fois de plus, on a droit a tout un tas de références, qu’elles soient historiques ou culturelles et il faut bien s’accrocher pour toutes les remarquées, quand aux personnages de Lehman, c’est un pur bonheur, ces derniers étant diablement bien travaillés, Gabriel Faune étant, de mon point de vu, un pur régal, notre héros étant bien plus ambigu qu’on aurait put le penser de prime abord. Quoi qu’il en soit, pour son scénario tout simplement excellent, sa toile de fond, ses multiples références et autres inspirations qui sont la marque de fabrique de Serge Lehman, mais aussi, ne l’oublions pas, les superbes dessins de Stéphane de Caneva, ce troisième volume de Metropolis est une pure réussite, un véritable petit bijou qui ne fait que confirmer tout le bien que je pense de cette série depuis ses débuts. A espérer, maintenant, que la conclusion soit a la hauteur, Lehman ayant placé la barre si haut jusque là qu’il serait tout de même dommage de se louper…


Points Positifs :
- L’effet de surprise est bien entendu passer depuis longtemps mais bon, pour ce qui est de la qualité, force est de constater que c’est toujours aussi bon, pour ne pas dire excellent : le lecteur est en terrain familier et prend toujours autant de plaisir a la lecture des aventures de l’inspecteur Gabriel Faune dans cette mégalopole qu’est Metropolis.
- Les multiples révélations qui parsèment ce troisième tome quand a l’identité réelle de certains, si ce n’est de la majorité des habitants de la cité, ainsi que l’implication de bon nombre de protagonistes et la réalité de ce qu’est vraiment cette ville.
- Références culturelles nombreuses, références historiques, nombreux clins d’œil, figures réelles parfaitement reconnaissables, ambiance souvent digne des films de l’époque : tous ses éléments qui font la force de cette série depuis ses débuts sont une fois de plus au rendez vous.
- On avait compris depuis le tome précédent que le héros, Gabriel Faune, était bien plus ambigu qu’on aurait put le penser de prime abord, mais, mine de rien, il va loin par moments pour parvenir a ses fins – qui a dit pour Loulou ?!
- Les dessins de Stéphane de Caneva, bien entendu ! L’ensemble est excellent, le dessinateur étant franchement impliquer dans cette œuvre et certaines planches, il faut le reconnaitre, sont tout simplement magnifiques – surtout lorsqu’il s’inspire du style de Gustav Klimt ou lorsqu’il dessine des scènes oniriques.
- La couverture est magnifique !

Points Négatifs :
- Pas de véritables défauts véritablement, si ce n’est que le néophyte sera probablement perdu devant toutes ses références et l’utilisation, par moments surprenantes, de certaines figures historiques. De plus, l’amateur de bande dessinée plus axé grand public risque rapidement d’être perdu face a un scénario complexe, où il faut souvent lire entre les lignes ; bref, une œuvre qui ne convient peut-être pas a tout le monde.
- Euh, la crainte que la conclusion ne soit pas à la hauteur de nos espérances ?

Ma note : 8,5/10

vendredi 29 janvier 2016

ZOOLOOK


ZOOLOOK

Jean Michel Jarre

1 - Ethnicolor (Jean Michel Jarre) 11:38
2 - Diva (Jean Michel Jarre) 7:30
3 - Zoolook (Jean Michel Jarre) 3:40
4 - Woolloomooloo (Jean Michel Jarre) 3:16
5 - Zoolookologie (Jean Michel Jarre) 3:48
6 - Blah blah café (Jean Michel Jarre) 3:18
7 - Ethnicolor II (Jean Michel Jarre) 3:52


Zoolook
Musicien : Jean Michel Jarre
Parution : 15 novembre 1984
Enregistré : 1982 – 1984
Durée : 37:19
Genre : Musique électronique, Ambient, World Music
Producteur : Jean Michel Jarre
Label : Disques Dreyfus

Musiciens :
Jean Michel Jarre : claviers, Fairlight CMI, Emulator, Moog 55, ARP2600, DX7, Prophet 5, OBXA, Simmons SDS, Matrisequencer, AKS, EMS Vocoder, Eminent, Doctor Click, Linn 1, Linn 2
Frederick Rousseau : claviers additionnels
Marcus Miller : basse
Yogi Horton : batterie
Adrian Belew : guitares et effets
Ira Siegel : guitares supplémentaires
Laurie Anderson : chant sur Diva

Mon avis : La fin d’année 2015 avait été marquée, pour ma part et d’un point de vu musical, par un retour aux sources plutôt sympathique puisque, entre octobre et décembre dernier, je m’étais replonger avec plaisir dans la réécoute, tant d’années après, de trois albums du magicien de la musique électronique français, je veux bien évidement parler de Jean Michel Jarre. Ainsi, entre Révolutions, Rendez-Vous puis Oxygène, c’était toute une partie de l’univers musical de mon enfance que je redécouvrais, le dernier cité finissant même, accessoirement, par être le disque de l’année 2015 comme on peut le voir ici. Cependant, tout cela n’était pas qu’une simple passade et je n’en avais pas tout a fait finit avec le sieur Jarre puisque, comme vous pouvez le constater aujourd’hui, c’est au tour de l’un de ses albums les plus connus, Zoolook, d’être mis a l’honneur sur ce blog. Bon, je le reconnais, étant enfant, celui-ci n’était pas forcément l’album de Jean Michel Jarre que j’écoutais le plus : alors, je l’aimais bien mais sans plus. Il faut dire, et quelque part, c’était probablement normal, j’étais sans nul doute bien trop jeune pour en apprécier toute sa substance à sa juste valeur, car bon, comment dire, avec Zoolook, Jean Michel Jarre change un peu de registre ou plutôt, il s’ouvre au monde et a ce que l’on appellera par la suite la World Music. Sur les pas du génialissime Brian Eno qui, avec David Byrne, vient de sortir un certain My Life in the Bush of Ghosts, opus qui, bien entendu, passera complètement inaperçu a l’époque, Jean Michel Jarre bouscule ses habitudes, donne enfin de vrais titres a ses chansons et, métisse celle-ci avec des chants et des paroles venus du monde entier. Car oui, ce qui saute immédiatement aux yeux dans ce Zoolook, c’est cet exotisme fascinant, ce mélange des genres fort réussi qui rehausse, et de belle manière, la musique d’un musicien, alors, au sommet de son art. Bien entendu, certains titres marquent davantage les esprits que d’autres, comme Ethnicolor, sans nul doute le sommet de l’album ; de même, il y a un titre grand public, Zoolook (la chanson, pas l’album) que l’on avait alors, a l’époque, écouter en boucle encore et encore, mais bon, dans l’ensemble, Zoolook (l’album, pas la chanson) reste un très bon album, cohérent de bout en bout, et qui voit Jean Michel Jarre ouvrir sa musique a d’autres genres, d’autres styles, ce qui, ma foi, était une évolution on ne peut plus salutaire.


Points Positifs :
- Bien sur, ce n’est pas le premier à le faire mais avec Zoolook, Jean Michel Jarre s’ouvre a la World Music et, ma foi, c’est une réussite : son art s’en trouve transformer, modifier, et, accessoirement, le musicien nous prouve qu’il peut évoluer et s’essayer a d’autres genres.
- Présence de guitares, basses et batteries, samples de musiques et de paroles issues du monde entier, chant, sur Diva, de Laurie Anderson, Zoolook est un formidable patchwork des genres.
- Ethnicolor est bien évidement le sommet de l’album, le titre le plus aboutit et le plus réussi.
- Oui, je sais, Zoolook, la chanson, a un petit coté commercial indéniable, mais bon, cela ne l’empêche pas d’être un bon titre, sympathique au demeurant.
- Si vous aimez les métissages musicaux, n’hésitez pas, vous serez ravis !
- Une belle pochette, sans oublier, le design a l’intérieur.  

Points Négatifs :
- S’il fallait trouver de véritables défauts a cet album, disons que les premiers titres sont si bons que la seconde moitié (la face B, en gros) apparait comme étant légèrement inférieure. C’est certes un peu injuste mais disons que Jarre a mis la barre très haut sur la face A – oui, je sais, j’en suis encore a parler comme s’il s’agissait d’un 33 tour.
- Musicalement, Jean Michel Jarre va tellement loin en faisant presque le contraire de ce qu’il réalisait auparavant que Zoolook est un disque qui aura énormément fait parler de lui : on aime ou on déteste.
- On aime ou on n’aime pas la World Music et il est clair que cet opus, du coup, peut en déstabiliser certains.   

Ma note : 8/10

WOLF HALL


WOLF HALL

1520. Si Henry VIII meurt sans héritier mâle, l'Angleterre pourrait voir son royaume détruit par la guerre civile. Thomas Cromwell, fils d'un forgeron brutal, est un génie politique, un corrupteur, un tyran et un charmeur. Dans son ascension au pouvoir, il a su briser tous les codes d'une société rigide et est prêt à continuer sur la voie de la destruction. S'opposant au Parlement, à l'ordre politique établi et à la papauté, il est prêt à remodeler l'Angleterre à sa manière et aux désirs de Henry VIII.


Wolf Hall
Réalisation : Peter Kosminsky
Scénario : Peter Straughan, d’après l’œuvre d’Hilary Mantel
Musique : Debbie Wiseman, Claire van Kampen
Production : Company Pictures
Genre : Historique
Titre en vo : Wolf Hall
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Chaîne d’origine : BBC Two
Diffusion d’origine : 21 janvier 2015 – 25 février 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 60 minutes

Casting :
Mark Rylance : Thomas Cromwell
Damian Lewis : Henry VIII d’Angleterre
Claire Foy : Anne Boleyn
Bernard Hill : Thomas Howard, Duc de Norfolk
Anton Lesser : Thomas More
Mark Gatiss : Stephen Gardiner
Mathieu Amalric : Eustace Chapuys
Joanne Whalley : Catherine d’Aragon
Jonathan Pryce : Thomas Wolsey
Thomas Brodie-Sangster : Ralph Sadler
Tom Holland : Gregory Cromwell
Harry Lloyd : Harry Percy
Jessica Raine : Jane Boleyn
Saskia Reeves : Johane Williamson
Charity Wakefield : Mary Boleyn
David Robb : Thomas Boleyn
Joss Porter : Richard Cromwell
Emma Hiddleston : Meg More
Jonathan Aris : James Bainham
Natasha Little : Liz Cromwell
Ed Speleers : Edward Seymour
Kate Phillips : Jane Seymour
Edward Holcroft : George Boleyn
Hannah Steele : Mary Shelton
Richard Dillane : Charles Brandon, Duc de Suffolk
Florence Bell : Helen Barre
Iain Batchelor : Thomas Seymour
Paul Clayton : William Kingston
Jack Lowden : Thomas Wyatt
Felix Scott : Francis Bryan
Luke Roberts : Henry Norris
Alastair Mackenzie : William Brereton
Max Fowler : Mark Smeaton
Robert Wilfort : George Cavendish
Aimee-Ffion Edwards : Elizabeth Barton
Bryan Dick : Richard Rich
Lucy Russell : Lady Shelton
Kerry Ingram : Alice Williamson
Enzo Cilenti : Antonio Bonvisi
James Larkin : FitzWilliam

Mon avis : Il y a de cela quelques années déjà, ce fut en 2012, j’avais été emballé par une série qui traitait, de manière fort romancée, du règne d’Henri VIII, sans nul doute l’un des rois les plus célèbres d’outre-Manche ; cette série, bien entendu, c’était The Tudors. Alors bien entendu, l’amateur d’Histoire que je suis ne pouvait qu’être attiré par une telle série, même si, il faut le reconnaitre, la réalité des choses était, souvent, on ne peut plus discutable : la trame générale était bonne, après, pour ce qui est des détails, c’est une autre chose… et encore, je ne parle même pas du physique des acteurs, tout de beaux gosses en puissance alors que la réalité, elle, était tout autre. Quoi qu’il en soit, malgré ses légèretés historiques, j’avais fortement apprécié The Tudors – il faut dire qu’un roi qui épouse six femmes et dont deux ont la tête tranchée, ce n’est pas anodin – et, accessoirement, j’y avais découvert un personnage oh combien important de l’Histoire anglaise, mais, il faut le reconnaitre, méconnu sous nos lattitudes : Thomas Cromwell. Issu de basses conditions sociales, l’homme n’en fut pas moins, pendant un temps, l’un des personnages les plus importants du royaume et fut responsable de bien des réformes, l’une des plus majeures ayant été la réforme religieuse, rien que ça ! Tout cela, bien sur, avant de tomber en disgrâce, comme d’autres avant lui, et de finir décapité. Du coup, lorsqu’il y a quelques jours, j’ai découvert que la chaine ARTE (encore et toujours) allait diffuser Wolf Hall, série britannique consacrée a l’ascension de Thomas Cromwell, il ne m’a pas fallut bien longtemps pour me dire que je ne pouvais pas passer a coté de celle-ci. Alors bien sur, ici, nous sommes a des années lumières du faste de The Tudors, et quelque part, ce n’est pas plus mal : certes, la trame générale est la même (logique), mais pour le reste, c’est le jour et la nuit avec une approche historique plus crédible, une narration plus posée (un peu trop, même, par moments) et des acteurs…euh, comment dire… franchement d’être aussi superbes que ceux de The Tudors mais, accessoirement, bien plus en conformité avec leurs équivalents historiques : après tout, il suffit de jeter un œil aux nombreux portraits d’Henri VIII pour se rendre compte avec amusement que celui-ci était beaucoup moins sexy que Jonathan Rhys Meyers. Ajoutons à cela, bien entendu, que Wolf Hall s’intéresse particulièrement à Thomas Cromwell, le roi, lui, passant au second plan, et l’on obtient au final une série fort différente mais qui n’en reste pas moins passionnante pour la mise en avant de ce personnage complexe, ambigu, mais diablement intéressant. Alors bien sur, tout aurait put être parfait, a mes yeux, avec cette série, sauf que… sauf que, il faut tout de même reconnaitre que, par moments, il y a quelques soucis de rythme, celui-ci étant un peu trop contemplatif en certaines occasions – bref, une série a ne pas regarder si vous êtes fatigués, si vous voyez ce que je veux dire. Mais en dehors de cela, si vous préférez une approche historique plus sérieuse au faste de The Tudors, si vous souhaitez en savoir davantage au sujet de ce fascinant personnage qu’était Thomas Cromwell, alors, il se pourrait bien que Wolf Hall soit fait pour vous. Pour ma part, je reconnais qu’il y a quelques défauts, mais dans l’ensemble, cette série m’aura convaincu ; a voir, maintenant, si l’on aura droit a une seconde saison, celle qui nous narrera la chute de Cromwell !?


Points Positifs :
- La mise en avant de Thomas Cromwell, une figure importante de l’histoire anglaise mais qui, finalement, est peu connue du grand public, surtout en France. Personnage complexe, ambigu, ambitieux et qui parvint, malgré ses origines modestes, au fait du pouvoir, il était grand temps qu’une série lui rende justice !
- Historiquement, c’est tout de même bien plus crédible que The Tudors – et en disant cela, je ne critique absolument pas la série de Showtime puisque je l’avais vraiment apprécié.
- Si vous avez regardé l’intégralité de The Tudors, vous serez choquer par l’apparence des personnages dans Wolf Hall : plus agés, moins beaux et tout sauf sexys, c’est le jour et la nuit. Or, les acteurs de cette série sont bien plus en conforme avec la réalité historique, et de loin !
- Une reconstitution historique sobre mais efficace, des costumes magnifiques (les anglais étant très doués pour cela) et un éclairage naturel du plus bel effet.

Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre tout de même que Wolf Hall souffre d’un problème de rythme, celui-ci étant bien souvent un peu trop contemplatif. Alors bien sur, les dialogues sont de qualité et nous sommes ici dans un genre complètement différent de l’esbroufe de The Tudors, mais bon, tout de même, que de longueurs…
- Une série à ne pas regarder si jamais vous êtes fatigués, celle-ci pourrait vous plonger tout droit dans les bras de Morphée.

Ma note : 7/10
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