lundi 29 février 2016

IDA


IDA

Pologne, 1962, sœur Anna, orpheline très pieuse, s'apprête à prononcer ses vœux définitifs. La Mère supérieure l'incite à sortir quelques jours de l'austère couvent où elle vit une existence de silence depuis qu'elle y a été recueillie enfant. Elle retrouve une tante inconnue, ancienne procureure stalinienne tombée dans l'alcool, qui lui révèle ses origines juives. Toutes deux partent à travers la campagne afin de comprendre ce qui est advenu de ses parents sous l’occupation nazie. Au village où ils vivaient, l'omerta règne, nul n'avoue connaître les Lebenstein. À mesure que le mystère se lève, Ida découvre la vie hors du couvent, la faiblesse des hommes, la musique, grâce à un groupe de jazz qui fait sonner Coltrane au fin fond de la campagne.


Ida
Réalisation : Paweł Pawlikowski
Scénario : Paweł Pawlikowski et Rebecca Lenkiewicz
Musique : Kristian Eidnes Andersen (extraits d'un prélude de Bach, John Coltrane)
Production : Opus Film, Fandango Portobello, Phoenix Film Investments
Genre : Drame
Titre en vo : Ida
Pays d'origine : Pologne
Langue d'origine : polonais
Date de sortie : 11 septembre 2013
Durée : 80 mn

Casting :
Agata Trzebuchowska : Ida Lebenstein / sœur Anna
Agata Kulesza : Wanda Gruz, la tante d'Ida
Dawid Ogrodnik : le saxophoniste
Jerzy Trela : Szymon Skiba, le nouveau propriétaire de la maison des Lebenstein
Adam Szyszkowski : Feliks Skiba, le fils de Szymon Skiba
Halina Skoczyńska : la Mère supérieure
Dorota Kuduk : Kaśka
Natalia Łągiewczyk : Bronia
Afrodyta Weselak : Marysia
Mariusz Jakus : le barman
Izabela Dąbrowska : la serveuse
Artur Janusiak : le policier
Anna Grzeszczak : la voisine
Jan Wojciech Paradowski : le père Andrew
Konstanty Szwemberg : l'officier
Paweł Burczyk : le procureur
Artur Majewski : l'amant de Wanda
Krzysztof Brzeziński : le pianiste
Piotr Siadul : le bassiste
Lukasz Jerzykowski : le guitariste
Artur Mostowy : le percussionniste
Joanna Kulig : la chanteuse du groupe qui joue pour l'anniversaire de la ville de Szydłów

Mon avis : Merveilleusement bien filmé, esthétiquement très épuré et à magnifique à la fois, choix on ne peut plus judicieux du noir et blanc sans oublier, le format 4/3, comme si ce film avait été tourné en 1962, incontestablement, visuellement, Ida est un excellent film, de cela, on ne peut pas en discuter… sauf que… le soucis qui se pose, assez rapidement au visionnage de ce long métrage, c’est qu’aussi beau soit un film, cela ne suffit pas pour en faire un chef d’œuvre, loin de là. Alors bien sur, Ida, œuvre polonaise et dont la thématique avait de quoi allécher l’amateur du genre – dont je fais partie – a obtenu maintes récompenses depuis sa sortie en 2013 ; méritées ou pas ? Qui suis-je, après tout, pour discuter cela, cependant, permettez moi tout de même d’emmètre quelques doutes devant ce florilège de louanges qu’a reçu ce film ? Car bon, comment dire, enlevons donc tout le coté esthétique a cet Ida, que reste-t-il ? A mes yeux, franchement, pas grand-chose, pourtant, il y avait de quoi faire avec cette histoire d’une jeune orpheline élevée dans un convent dans la Pologne de l’après-guerre et qui, quelques jours avant de prononcer ses vœux, en faisant la connaissance de sa tante, une juge alcoolique un peu borderline sur les bords, apprend qu’en fait, elle est juive et que ses parents ont été tués, quelque part dans la campagne profonde pendant la guerre. Oh que oui que le sujet m’intéressait, oh que oui que tous les éléments étaient en place pour faire de cet Ida un grand film et… oh que oui que ce ne fut pas le cas ! Sincèrement, je n’ai rien contre le cinéma minimaliste, contre les œuvres qui sortent de la norme, contre ces films qui feraient mourir d’ennui le grand public, mais a un moment donné, il faut un minimum, et dans le cas de cet Ida, celui-ci est totalement absent : la religieuse apprend qu’elle est juive, que ses parents sont morts, assassinés, que la population est au courant mais ne s’en offusque pas, elle s’en fout, ou presque. On l’amène sur le lieu où les siens ont été enterrés, on lui montre les dépouilles, elle s’en fout, elle poursuit son petit bonhomme de chemin, hésite un peu puis non, finalement, et puis c’est tout ! Et là, le spectateur, ébahi et regrettant amèrement le personnage de la tante, autrement plus intéressant, voit le mot fin arriver et se demande si, quelque part, on ne s’est pas légèrement moquer de lui, mais bon, quelque part, lui aussi il s’en fout, après tout, pourquoi prendre fait et cause vu que la principale intéressée, elle, tout au long du film, n’a jamais vraiment paru concerné par les événements ?! Eh ben, c’est peut-être moi qui ne suis pas fait pour ce genre de cinéma, mais bon, tout de même, quand on se retrouve face a un film où il ne se passe pas grand-chose, prévisible et ennuyeux, comment voulez vous qu’on s’emballe, ne serais-ce qu’un instant ? Reste qu’Ida est un très beau film, visuellement parlant, mais bon, ça ne suffit pas…


Points Positifs :
- Esthétiquement, Ida est une pure merveille : choix du noir et blanc, cadrages judicieux avec des protagonistes souvent en partie hors-champ, décors d’une sobriété toute communiste et qui ajoutent un plus indéniable a l’ensemble.
- Un postulat de départ intéressant et qui revient sur le rôle de la Pologne quant au sort des populations juives pendant et après la seconde guerre mondiale.
- Le personnage de Wanda Gruz, la tante de l’héroïne, ravagée par l’alcool et la vie, est plutôt touchant.
- Par moments, on se croit vraiment dans la Pologne communiste de l’après-guerre…

Points Négatifs :
- Le film ne dure que 80 petites minutes mais, assez rapidement, on s’ennui ferme devant cette absence de rythme et cette intrigue qui ne décolle jamais.
- L’héroïne, Ida, est agaçante au possible : a aucun moment, elle ne semble vraiment concerné par les événements, se contentant d’errer, au fil des plans, d’une façon tellement détaché qu’a aucun moment, on ne prend fait et cause pour elle.
- Mine de rien, c’est fou ce que l’histoire est prévisible…
- Le format 4/3 apparait plus comme un gadget qu’autre chose.  

Ma note : 5/10

dimanche 28 février 2016

MON ROI


MON ROI

Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré ? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer…


Mon roi
Réalisation : Maïwenn
Scénario : Étienne Comar et Maïwenn
Musique : Stephen Warbeck
Production : Les Productions du Trésor, StudioCanal, France 2 Cinéma, Arches Films
Genre : Drame
Titre en vo : Mon roi
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 21 octobre 2015
Durée : 125 mn

Casting :
Vincent Cassel : Georgio Milevski
Emmanuelle Bercot : Marie-Antoinette Jézéquel, dite Tony
Louis Garrel : Solal
Isild Le Besco : Babeth
Chrystèle Saint Louis Augustin : Agnès
Patrick Raynal : Denis Jézéquel
Yann Goven : Jean
Paul Hamy : Pascal
Djemel Barek : Djemel
Slim El Hedli : Slim
Lionnel Desruelles : Lionel
Laetitia Dosch : Lila
Félix Bossuet : Simbad enfant
Giovanni Pucci : Simbad 3 ans
Alain Beigel : Christian, l'ami à la pharmacie

Mon avis : De Maïwenn, jusqu’à hier soir, je n’avais eu l’occasion de voir qu’un seul de ses films, l’excellent Polisse, formidable plongée dans le quotidien de la brigade des mineurs du 36 Quai des Orfèvres, il y a de cela quatre ans. Ainsi, c’était avec un certain enthousiasme que je comptais voir Mon roi, et ce, pour de multiples raisons : pour sa réalisatrice, bien sur, pour son postulat de départ, c’est-à-dire, la descente aux enfers d’une femme sous l’emprise d’un pervers narcissique – Vincent Cassel, tout bonnement formidable dans ce rôle d’individu détestable au possible – mais aussi en raison de l’opinion de mon épouse qui avait vu ce film il y a quelques mois et qui avait été bouleversée par celui-ci. Bref, tout un tas de bonnes raisons avec, en prime, la curiosité de voir un long métrage soutenu par la critique publique mais pas vraiment par les professionnels de la chose – où alors, ils se sont un peu trop reconnus dans le personnage de Vincent Cassel, d’où, qui sait, un certain malaise ? Quoi qu’il en soit, si mes espérances étaient élevées vis-à-vis de Mon roi, le résultat final fut à la hauteur de celles-ci car, malgré un début peu engageant, dès la première rencontre entre les deux protagonistes principaux de l’histoire, Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel, on plonge tout simplement dans ce que ma femme a si bien nommé un cinéma qui prend aux tripes. Car oui, mille fois oui, Mon roi fait parti de ces rares œuvres qui bouleversent, choquent et ne laissent pas indifférent le spectateur : le postulat de départ est a la fois simple et compliqué, après tout, cela n’est qu’une histoire d’amour qui finit mal comme une autre, cependant, au vu de la personnalité perverse du personnage interprété par Vincent Cassel, nous atteignons ici le comble des relations autodestructrices, ces histoires faites d’amour et de haine où l’un des membres du couple, souvent l’homme d’ailleurs, prend le pas sur l’autre tout en le dénigrant, lui faisant accepter tout et n’importe quoi mais en maintenant une emprise néfaste qui fait que l’autre finit par devenir son objet, sa chose, sans existence propre si ce n’est d’assouvir la volonté de puissance de ces individus que l’on appelle, fort justement, les pervers narcissique… Alors bien sur, dans Mon roi, il y a beaucoup de cris, de pleurs, de conflits, sans que, au final, il n’y ait de solutions a un problème insoluble, l’héroïne étant totalement sous la coupe d’un individu brillant, manipulateur, charmeur et qui réussit a chaque fois a s’en sortir par une pirouette, aussi improbable soit-elle… et justement, c’est là où je dis, où j’affirme que Vincent Cassel livre une prestation exceptionnelle, c’est qu’aussi détestable soit-il, il va si loin dans ses pseudos excuses et autres promesses, il est tellement crédible dans ce rôle haïssable au possible que le spectateur, par moments, on tomberait presque, lui aussi, sous sa coupe. Indéniablement, Mon roi est un très bon film qui réussit a traiter d’un sujet a la fois grave et méconnu – car oui, ce genre de pervers narcissiques, il en existe des tas – sans tomber dans le pathos de bas étage ; terriblement prenant, bouleversant, il confirme, accessoirement, le talent d’une réalisatrice, Maïwenn, qui avait déjà fait très fort en son temps avec Polisse. Un film donc, à voir et à revoir, et qui, qu’il vous plaise ou pas, ne vous laissera pas indifférent.


Points Positifs :
- La thématique, bien entendu, a la fois simple et compliquée puisque oui, ce genre d’individus, les pervers narcissiques, sont bien plus nombreux qu’on ne le pense et commettent bien des ravages autour d’eux, chose qui est fort bien retranscrite dans ce film.
- La performance de Vincent Cassel, tout simplement éblouissante et qui, tout au long du film, est tellement détestable, mesquin, manipulateur, qu’on finit par, nous aussi adorer le détester.
- Le personnage de Vincent Cassel va tellement loin, par moments, dans la manipulation et les fausses excuses, tout cela avec le grand art de toujours faire porter le chapeau a sa compagne, qu’on se dit que non, ce n’est pas possible, il ose et ça marche… mais le pire, c’est que ce genre d’individus existent réellement.
- Mine de rien, Maïwenn est bougrement douée pour retranscrire toute la souffrance du quotidien ; par moments, on se dit que ça sent le vécu ?!
- Un film qui prend aux tripes et qui ne laisse pas indifférent.
- La fin, pessimiste à souhait finalement…

Points Négatifs :
- Je n’ai pas accroché à tout le passage où Emmanuelle Bercot sympathise, lors de son séjour en convalescence, avec les petites racailles, sympathiques certes, de banlieue ; je trouve que cela n’apporte strictement rien à l’intrigue.
- Peut-être un peu trop de cris par moments ; après, je ne suis pas fan de ces grandes démonstrations qui tombent parfois à plat dans les films.
- Si certaines scènes de nudité sont compréhensibles – les personnages ont un rapport sexuel, par exemple – d’autres ne servent a rien et l’on est, par moments, un peu dubitatif devant celles-ci.

Ma note : 8/10

samedi 27 février 2016

APOCALYPSE – VERDUN


APOCALYPSE – VERDUN

Février 1916. La Première Guerre mondiale dure depuis deux ans. Elle a déjà fait plus de 3 millions de morts. Et pourtant, aucun des belligérants ne parvient à prendre l'ascendant sur l'autre. À Verdun, les Allemands, en concentrant plus d'artillerie et plus d'hommes que dans toutes leurs autres offensives, veulent forcer le destin et gagner la guerre. Mais les Français vont tenir. Pendant 300 jours et 300 nuits, sous un orage d'acier continu de 60 millions d'obus, Allemands et Français vont s'affronter, avec la rage d'en finir. Comment ont-ils pu survivre à cette apocalypse ? À partir d'un fonds d'archives de plus de 500 heures, restaurées, superbement mises en couleur et portées par la voix de Mathieu Kassovitz, Apocalypse Verdun nous offre une plongée terrible au cœur de l'une des plus grandes batailles de tous les temps.


Apocalypse – Verdun
Réalisation : Isabelle Clarke, Daniel Costelle
Narrateur : Mathieu Kassovitz
Production : France Télévisions Distribution
Genre : Documentaire historique
Titre en vo : Apocalypse – Verdun
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : France 2
Diffusion d’origine : Février 2016
Langue d'origine : Français
Nombre d’épisodes : 1 x 90 minutes

Mon avis : Après vous avoir parlé, dans mon billet précédant, du numéro spécial de Géo Histoire consacré a la terrible et célèbre bataille de Verdun, dont on fête ces jours ci le centenaire, je reste dans le même sujet avec le dernier documentaire en date du duo Clarke/Costelle, je veux bien évidement parler de la série Apocalypse et, bien entendu, sobrement intitulé Apocalypse – Verdun. Ce n’est pas la première fois qu’Isabelle Clarke et Daniel Costelle s’intéressent a la Der des Der puisque, pour rappel, il y a deux ans, lors du centenaire des débuts du premier conflit mondial, nous avions déjà eu l’occasion de voir, sur nos petits écrans, un certain Apocalypse – La Première Guerre Mondiale, documentaire en cinq parties, accessoirement, de fort bonne qualité. Bien entendu, ici, là n’est pas mon propos de critiquer, ou pas, le fait que les images d’époque, tournées en noir et blanc, aient été colorisées : c’est, selon moi, un faux problème (un peu comme discuter du sexe des anges) puisque, si cela permet de toucher un plus grand nombre de personnes, alors, pourquoi pas – oui, autant je suis contre le fait de coloriser les films, je suis plus souple quand aux images d’archives même si je trouve dommage que ce fichu grand public soit bien souvent allergique au noir et blanc. Non, l’important, c’est le contenu de ce documentaire, son sérieux, son intérêt, et, ma foi, que dire de plus ? En fait, pas grand-chose car bon, comment dire… depuis quelques années, Apocalypse rime indéniablement avec qualité et même si dans le cas présent, on pourrait trouver a redire sur le fait qu’un volet soit uniquement consacré a une bataille, Verdun, chose qui fut déjà fait dans Apocalypse – La Première Guerre Mondiale, reconnaissons que, premièrement, ce ne fut pas n’importe quelle bataille (bah oui), deuxièmement, qu’au vu du nombreux matériel proposé, souvent inédit, on ne s’ennui pas une seule seconde. Bref, avec ce volet consacré à Verdun, Isabelle Clarke et Daniel Costelle réussisse une fois de plus leur coup, livrant une belle œuvre de vulgarisation pour le grand public, souvent passionnante, parfois émouvante mais surtout, bigrement instructive. Alors, que demander de plus ?!


Points Positifs :
- La série Apocalypse n’est plus une nouveauté et on retrouve une fois de plus tout ce qui fait sa force : le sérieux de la chose, de nombreuses images d’archives avec un bon nombre inédites d’ailleurs, le coté instructif, la narration et, bien sur, la vulgarisation assumée du documentaire, destiné non pas a une intelligentsia mais au grand public.
- 90 minutes consacrées à une seule et unique bataille, vous pensiez que cela faisait beaucoup ? Sauf que Verdun n’est pas n’importe quelle bataille et, d’ailleurs, on ne s’ennui pas une seconde.
- Les images de la vie quotidienne des soldats sont les plus touchantes, bien entendu ; mais n’oublions pas toutes celles qui s’attardent sur pas mal d’anecdotes moins connues comme, par exemple, celles où l’on voit des animaux comme des zèbres ou des éléphants, en Allemagne, remplacer les chevaux.
- Mathieu Kassovitz est toujours aussi sobre et efficace dans sa narration.

Points Négatifs :
- Comme je l’ai dit, dans le cas présent, je n’ai rien contre la colorisation des images, cependant, force est de constater que, par moments, certaines séquences sont un peu gâchées par celle-ci au point que quelques images finissent par devenir pénibles au visionnage. Et oui, la colorisation a ses limites.
- Au vu de la richesse du sujet, je pense que je n’aurai pas été contre quelques minutes supplémentaires…

Ma note : 8/10

GÉO HISTOIRE 25 – VERDUN, LA BATAILLE DU SIÈCLE


GÉO HISTOIRE 25 – VERDUN, LA BATAILLE DU SIÈCLE
Février/Mars 2016

Géo Histoire 25 – Verdun, la bataille du siècle
Edito : Les voix de Verdun
Panorama : Dans la boue et dans le sang
L’entretien : « De chaque coté du Rhin, on a construit un mythe »
- La bataille : 300 jours en enfer
- Focus : Les forces en présence
- L’état-major : Comment Pétain est devenu le héros de Verdun
- Focus : Un certain capitaine Charles de Gaulle
- L’aviation : Duel en plein ciel
- Le renseignement : A l’écoute de l’ennemi
- La logistique : La Voie-sacrée, clé de la victoire
- Les femmes : Des anges sur le front
- La propagande : De (trop) beaux soldats
- Focus : Chienne de guerre !
- Le souvenir : L’impossible oubli
Guide pratique
- 2016, l’année du centenaire
- Les chemins de la mémoire
- Pour en savoir plus
Le cahier de l’Histoire
- Récit : Joseph Vacher, le premier tueur en série français
- À lire, à voir

Mon avis : Trop souvent occulté dans l’imaginaire collectif par la place prise par la seconde guerre mondiale, ne serais-ce que par les nombreuses œuvres de fiction ainsi que par le fait qu’en 39-45, il y avait un ennemi horrible et parfaitement identifié, Hitler et le nazisme, le premier conflit mondial, celui de 14-18, est revenu sur le devant de la scène depuis deux ans et les premières célébrations du centenaire de celui-ci. Du coup, ce fut le tout naturellement du monde que depuis lors, magazines et documentaires se sont succédés, traitant d’un conflit d’un autre temps, souvent méconnu du grand public mais tout autant meurtrier que celui qui suivit, deux décennies plus tard. Et justement, parmi ces revues consacrées uniquement a la première guerre mondiale, s’il y a deux ans, j’avais eu l’occasion de vous parler du très bon hors-série de La Nouvelle Revue d’Histoire, Été 1914, pourquoi le suicide de l’Europe ?, aujourd’hui, c’est au tour de la tristement célèbre bataille de Verdun d’être mise a l’honneur, et ce, bien entendu, pour la simple et bonne raison que celle-ci fut déclenchée il y a tout juste un siècle, en février 1916. Bataille la plus connue du premier conflit mondial et parfaitement représentative de l’absurdité de cette guerre – dix mois de combats, environ 300000 morts et ce, pour pas grand-chose – Verdun est, depuis cent ans, entré dans l’Histoire et possède encore une aura particulière, même parmi les néophytes. Il faut dire qu’entre la violence et la durée des combats, l’importance des forces en présence, l’absurdité, comme je l’ai dit, de la chose au vu du résultat final mais aussi, ne l’oublions pas, la mythification de cette bataille, quand on pense première guerre mondiale, on pense immédiatement a Verdun – bien plus, davantage, que la Somme. Et a bataille exceptionnelle, il fallait une revue exceptionnelle et dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, force est de constater que ce numéro de Géo Histoire est quasiment sans défauts : d’une richesse peu commune, souvent captivant et fort instructif, pourvu de nombreuses et magnifiques illustrations, c’est un véritable régal, que dis-je, un plaisir que de parcourir les nombreuses pages de cette revue. Traitant de la bataille quasiment jour après jour, mettant en avant a la fois les hauts faits d’armes mais aussi les anecdotes les plus étonnantes, ce numéro de Géo Histoire est, indéniablement, la revue a posséder et a dévorer si vous souhaitez en savoir davantage sur ce que fut la boucherie de Verdun.


Points Positifs :
- Rares sont les revues qui, lorsqu’elles traitent d’un sujet, quel qu’il soit, sont aussi complètes et intéressantes que ce numéro de Géo Histoire ; sincèrement, si vous souhaitez en connaitre plus au sujet de Verdun, il faut passer aux livres, bien entendu plus complets, mais en tant que tel, cette revue est déjà une fort bonne base de départ.
- La bataille de Verdun est traitée du début a la fin, les articles sont a la fois détaillés et captivants et l’ensemble est instructif au possible.
- L’alternance entre les phases de la bataille les plus connues et des anecdotes, diverses, souvent étonnantes, toujours captivantes – voir, par exemple, les articles sur les chiens participant au conflit, le pigeon Vaillant décoré de la Croix de Guerre, etc.
- De très nombreuses illustrations de qualité.
- L’article, qui n’a rien à voir sur le sujet, consacré a Joseph Vacher, un tueur en série du XIXème siècle.
- Des pages en papier glacé, c’est toujours agréable au toucher.   

Points Négatifs :
- Dommage que la partie consacrée aux œuvres inspirées de la bataille de Verdun soit plutôt courte.

Ma note : 8,5/10

FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON VIII


FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON VIII

D'un côté les Bouley : un couple qui refuse le modèle autoritaire de leurs parents, ils ont construit ensemble une famille recomposée. De l'autre côté, les Lepic, persuadés que les problèmes de la jeunesse actuelle sont essentiellement dus à la démission des parents, prônent un retour au mode d'éducation stricte qu'ils ont reçue et l'appliquent à leurs quatre enfants. Les Lepic et les Bouley à Sèvres, c'est terminé. Fabienne et Renaud ont déménagé en Sologne pour ouvrir un gîte avec Christophe et Tiphaine. Mais la clientèle n'est pas au rendez-vous et Fabienne ne s'acclimate pas vraiment à la vie à la campagne. Du côté des Bouley, Denis est en pleine remise en question. Que faire après Medusor ? Quel sens souhaite-t-il donner à sa vie ? Valérie le verrait bien continuer à faire la méduse - ne serait-ce que pour des considérations financières - mais Denis, lui, a décidé d'investir toutes ses économies dans une péniche... pour y ouvrir un restaurant solidaire.


Fais pas ci, fais pas ça – Saison VIII
Réalisation : Anne Giafferi, Thierry Bizot
Scénario : Guillaume Renouil, Thierry Bizot
Musique : Philippe Kelly
Production : Elephant Story
Genre : Série familiale, Comédie
Titre en vo : Fais pas ci, Fais pas ça
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : France 2
Diffusion d’origine : 10 février 2016 – 24 février 2016
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 6 x 52 minutes

Casting :
Bruno Salomone : Denis Bouley
Isabelle Gélinas : Valérie Bouley
Guillaume de Tonquédec : Renaud Lepic
Valérie Bonneton : Fabienne Lepic
Yaniss Lespert : Christophe Lepic
Tiphaine Haas : Soline Lepic
Alexandra Gentil : Tiphaine Kalamian
Cannelle Carré-Cassaigne : Charlotte Lepic
Lilian Dugois : Eliott Bouley
Timothée Kempen Hamel : Lucas Lepic
Myrtille Gougat : Salomé Bouley
Martin et Louis Launay : Kim
Cécile Rebboah : Corinne
André Manoukian : Thierry Kalamian
Isabelle Nanty : Christiane Potin

Mon avis : Pendant de nombreuses années, Fais pas ci, fais pas ça fut une excellente série que je retrouvais avec plaisir a chaque fois, une série sans prise de tête, bourrée d’humour et qui me faisait passer de bons, que dis-je, de très bons moments. Et puis, au fil des saisons, comme cela arrive souvent avec bon nombre de séries, les situations commençaient à tourner en rond, on riait peut-être un peu moins, mais bon, dans l’ensemble, cela restait acceptable, et ce… jusqu’à la catastrophique septième saison, diffusée, pour rappel, fin 2014 : six petits épisodes uniquement, seuls les deux premiers étaient franchement drôles, quand aux personnages, ils étaient devenus des caricatures d’eux-mêmes ou agissaient de manière pour le moins incompréhensible. Bref, une énorme déception qui a fait que – mais comment pouvait-il en être autrement – pour la première fois depuis que j’avais découvert cette série, je n’avais nullement attendu l’arrivée de la nouvelle saison, la huitième, saison qui prit son temps d’ailleurs pour arriver sur nos écrans… Cependant, malgré la grosse déception que fut la septième saison de Fais pas ci, fais pas ça, il y a quelques semaines, lorsque débuta cette nouvelle saison de la série, je fus, une fois de plus, au rendez vous, certes, sans grand espoir… et, d’entrée de jeu, mauvaise nouvelle, cette fois ci encore, il n’y aurait que six misérables épisodes ; encore trop peu selon moi. Mais bon, quelque part, ces six épisodes, s’ils étaient bons, s’ils renouaient avec les heures de gloire de la série, j’aurai put m’en contenter, or, a mon grand regret, on ne peut pas vraiment dire que ce fut le cas. En effet, si dans l’ensemble, cette nouvelle saison remonte d’un niveau, pour ce qui est de la qualité, force est de constater que nous restons a des années lumières de ce que furent les plus belles heures de Fais pas ci, fais pas ça. Oh certes, il reste quelques passages plutôt drôles, oh bien sur, on rigole encore, mais bon, comment dire, de moins en moins, de façon épisodique, la plupart des situations n’étant que d’énièmes variantes d’autres vues et revues les saisons précédentes. Alors on se dit, au visionnage de tout cela, que Fais pas ci, fais pas ça tourne en rond, qu’elle fait partie, indéniablement, de ces séries qui auraient mieux fait de s’arrêter du temps de leur splendeur et que, quelque part, tout cela est bien dommage… et dire que l’on nous annonce une probable neuvième saison…


Points Positifs :
- Indéniablement, c’est nettement mieux que la septième saison et même si l’on ne retrouve jamais les heures de gloire de cette série, force est de constater que l’on rigole tout de même davantage que lors de la saison précédente.
- Le début de la saison, lorsque les Lepic gèrent, tant bien que mal, une maison d’hôtes.
- Le duo Valérie Bonneton/ Guillaume de Tonquédec.

Points Négatifs :
- Certes, c’est un peu mieux que la médiocre septième saison, mais bon, nous restons a des années lumières des grandes heures de cette série.
- Fais pas ci, fais pas ça est une comédie, pourtant, on rigole de moins en moins.
- La série tourne de plus en plus en rond, les situations sont convenues au possible, tout cela sent le déjà-vu a plein nez.
- Les personnages sont devenus depuis longtemps des caricatures d’eux-mêmes.
- De plus, certains d’entre eux apparaissent à peine.
- Six petits épisodes, service minimum.
- La présence de Daniel Cohn-Bendit : je ne peux pas le voir celui-là !

Ma note : 4,5/10
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