samedi 26 mars 2016

LA TOUR SOMBRE – MAGIE ET CRISTAL


LA TOUR SOMBRE – MAGIE ET CRISTAL

Prisonniers de Blaine, le monorail fou lancé à pleine vitesse, Roland et ses amis filent vers leur destin et, espèrent-ils, la Tour Sombre, leur but ultime. Les épreuves ne font pourtant que commencer pour eux, puisqu'ils devront déjouer les pièges du train infernal pour affronter le Mal aux multiples visages - jusque dans leurs souvenirs et leurs rêves, peuplés de signes et de messages qu'ils sont bien en mal de déchiffrer. Ils savent désormais qu'ils doivent protéger la Rose, réceptacle de tout ce que le monde compte encore de magique et de pur, et combattre l'odieux Roi Cramoisi. Les pistoleros ne sont pas au bout de leurs peines...


La Tour sombre – Magie et Cristal
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Fantastique, Fantasy
Première Parution : 4 novembre 1997
Edition Française : 8 septembre 2006
Titre en vo : The Dark Tower – Wizard and Glass
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Yves Sarda
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 862

Mon avis : Ce qui apparait clairement, à la lecture de Magie et Cristal, quatrième tome de cette excellente saga de Fantasy de Stephen King qu’est La Tour sombre, c’est que celle-ci confirme le fait que, volume après volume, l’intrigue ne cesse de s’améliorer. Pourtant, dans le tome précédant, Terres perdues, King avait déjà placé la barre plutôt haute, or, ici, et quelque part, au vu de la particularité de ce Magie et Cristal, nous franchissons encore un pallier, le cycle atteignant indéniablement des sommets narratifs presque inattendus – surtout au vu du Pistolero, bon mais sans plus. Et quand j’use du mot particulier, croyez moi, ce quatrième tome de La Tour sombre l’est amplement. En effet, ici, nous avons un roman pour le moins singulier qui débute par la conclusion du volume précédent, c’est-à-dire, le petit jeu mortel des devinettes entre le ka-tet de Roland et Blaine la loco puis l’arrivée de nos héros dans notre monde, ou, plutôt, une version de celui-ci, celle d’une autre œuvre de Stephen King, Le Fléau, ensuite, nous avons droit a ce que l’on appelle un livre dans le livre puisque, avec le récit de la jeunesse de Roland et qui s’étale quasiment pendant tout le tome avant de, pour finir, conclure de manière pour le moins original avec tout un tas de références au Magicien d’Oz et a un affrontement entre Roland et ses amis face a un certain… Randall Flagg ! Bref, un roman singulier où, en dehors des premières et dernières pages, l’intrigue marque une pause importante pour revenir sur une partie de la vie de Roland et des événements tragiques qui auront façonné l’homme qu’il est devenu. Le procédé, bien entendu, aurait put paraitre casse-gueule, or, curieusement, passé un petit temps d’adaptation, il n’en rien et c’est le plus naturellement du monde que le lecteur découvre avec plaisir ce Roland adolescent, accompagné de ses fidèles amis, Alain et plus particulièrement le fameux Cuthbert, personnage que j’avais hâte de découvrir, un Roland encore insouciant et qui connaitra l’amour de sa vie, pour le meilleur, mais aussi… pour le pire, car bon, comme chacun sait, les meilleures histoires d’amour sont celles qui finissent mal… Du coup, cette pause dans la trame narrative principale du récit s’avère, alors que nous arrivons à la moitié de celle-ci – trois tomes auparavant, trois tomes qui suivront – apparait au final comme étant nécessaire et permet au lecteur, avant de poursuivre la suite de la quête de la fameuse Tour sombre, de plonger, de la plus belle des manières, dans la jeunesse du charismatique et inquiétant Roland de Gilead, procédé qui, quelque part, en dévoilant une part importante de son passé, le rend terriblement plus humain. Bref, une fois de plus, Stephen King fait très fort avec ce nouveau volume de La Tour sombre et même si c’est de manière inattendue, cela n’enlève rien au fait que, tome après tome, ce cycle confirme de plus en plus pourquoi, depuis des années, il est devenu culte aux yeux de beaucoup…


Points Positifs :
- Mais qu’elle excellente idée à eu Stephen King de marquer une pause dans son récit en nous proposant, ici, de nous attarder – très longuement – sur une partie de la jeunesse de Roland, ce qui nous permet de mieux cerner le personnage et de, en quelque sorte, l’humaniser.
- Le procédé du livre dans le livre n’est pas toujours évident mais dans le cas présent, King s’en sort de fort belle manière.
- Roland, Cuthbert, Alain, jeunes adolescents face a des événements qui les dépassent, Susan, le grand amour de Roland, l’insouciance de la jeunesse et les premiers émois de l’amour face a la cruauté du monde des adultes et la réalité de la vie. Captivant, touchant, le récit est une véritable petite merveille !
- Depuis le temps qu’on en parlait, j’avais grande hâte de voir le fameux Cuthbert en action – il était déjà apparu dans Le Pistolero mais ne jouait pas un grand rôle – et, ma foi, je n’ai pas été déçu.
- Que de références dans ce Magie et Cristal : a d’autres œuvres de King, comme Le Fléau, a des merveilles du septième art comme Le Magicien d’Oz, mais aussi au Seigneur des Anneaux avec les boulles de cristal qui renvoient, bien entendu, aux Palentirs…
- Rhéa du Cöos, la sorcière, tout simplement excellente.
- Eldred Jonas, le pistolero déchu, charismatique en diable.
- La manière dont Eddie réussit à battre Blaine la loco au petit jeu des devinettes.
- La rencontre entre le ka-tet de Roland et Randall Flagg.  

Points Négatifs :
- Vu l’importance d’Eldred Jonas dans le récit, je trouve que sa mort est un peu trop brutale et sans grand panache.
- Quelques petites longueurs par moments, mineures mais néanmoins présentes.
- Certains pourront trouver singulier le procédé de King qui ne conclut pas l’affrontement de devinettes entre le Ka-tet de Roland et Blaine la loco dans Terres perdues mais dans le début de ce Magie et Cristal avant de, finalement, passer aux choses sérieuses.  

Ma note : 9/10

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