samedi 26 mars 2016

PEAKY BLINDERS – SAISON II


PEAKY BLINDERS – SAISON II

Birmingham, 1922. Soldats, révolutionnaires politiques et criminels combattent pour se faire une place dans le paysage industriel de l'après-guerre. Le Parlement s'attend à une violente révolte, et Winston Churchill mobilise des forces spéciales pour contenir les menaces. La famille Shelby compte parmi les membres les plus redoutables. Surnommés les Peaky Blinders par rapport à leur utilisation de lames de rasoir cachées dans leurs casquettes, ils tirent principalement leur argent de paris et de vol. Désormais prospère, le gang des Shelby, les Peaky Blinders, règne sur les paris clandestins et la contrebande d’alcool avec la complicité de la police locale. Chef incontesté du clan familial, Tommy a décidé de conquérir Londres et de se tailler une place entre deux redoutables rivaux, en guerre l’un contre l’autre : le juif Alfie Solomons et l’Italien Darby Sabini.


Peaky Blinders – Saison 2
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave, PJ Harvey
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 2
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two
Diffusion d’origine : 2 octobre 2014 – 6 novembre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes

Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Sam Neill : Chester Campbell
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Tom Hardy : Alfie Solomons
Noah Taylor : Darby Sabini
Charlotte Riley : May Carleton
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly cousin des frères Shelby
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Joe Cole : John Shelby
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby, épouse de John Shelby
Annabelle Wallis : Grace Burgess
Natasha O'Keeffe : Lizzie Starke
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
Ned Dennehy : Charlie Strong
Richard McCabe : Winston Churchill
Adam El Hagar : Ollie
Harry Kirton : Finn Shelby

Mon avis : Il y a de cela un an, ARTE (toujours et encore la chaine franco-germanique) proposait sur nos écrans la première saison d’une série britannique oh combien jouissive, Peaky Blinders : servie par de talentueux acteurs, captivante, a l’esthétique irréprochable et a la bande son très rock, la série, sans être un chef d’œuvre absolu n’en possédait pas moins suffisamment de qualités pour marquer les esprits et apparaitre, indéniablement, comme étant l’une des meilleurs qu’il m’est été donné de voir l’année passée. Bien entendu, ce ne pouvait être qu’avec une certaine impatience que j’attendais cette seconde saison, pressé que j’étais de replonger dans les affaires illégales du gang Shelby et de son très charismatique chef, le beau gosse de service, Thomas Shelby alias Cillian Murphy, toujours aussi impérial dans cette seconde saison. Bien entendu, après deux premières minutes qui faisaient la lumière sur le sort de deux des protagonistes principaux de la première saison (et première grosse surprise), le fidèle de la série se retrouve très rapidement en terrain familier : lieux, époque, personnages, esthétique générale, l’effet de surprise est passé mais ce n’est pas un problème en soit, bien au contraire. Le scénario, à la fois simple et compliqué, se met rapidement en place et assez vite, pour peu que vous ayez accroché à la première saison, vous ressentirez, comme moi, le même plaisir à suivre à suivre les péripéties du gang Shelby qui, cette fois ci, décident de placer la barre un peu plus haut en s’attaquant à Londres, rien que ça. Bien sur, les ficelles scénaristiques sont connus et toujours aussi bonnes, les personnages, familiers désormais, sont égaux a eux-mêmes et si l’on ajoute les entrées de tout un tas de nouvelles têtes comme le fils caché de Tante Polly (ce qui nous vaudra un développement de cette dernière non négligeable), l’entraineuse de chevaux (nouveau personnage majeur féminin) et les deux chefs de gangs londoniens, particulièrement Tom Hardy déjà très bon dans The Revenant, force est de constater que cette seconde saison a tout, décidément tout pour être aussi bonne que sa devancière. Bien entendu, je ne vous développerais nullement l’intrigue, me contentant d’affirmer, croyez moi sur parole, que celle-ci est non seulement excellente mais qu’elle s’améliore au fil des épisodes et ce, jusqu’à un final non seulement explosif mais aussi riche en coups de théâtres. Bref, vous l’avez compris, si vous avez aimé la première saison des Peaky Blinders, vous ne serez en aucune façon déçue par cette deuxième, bien au contraire, alors, si vous n’avez pas eu l’occasion de découvrir cette petite pépite comme seul nos voisins d’outre-Manche savent en faire, n’hésitez pas une seconde… et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez juste que l’on retrouvera, pour notre plus grand plaisir, la famille Shelby dans une troisième saison ; après Londres, le monde ?!


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver une série qui avait déjà fait fort lors de sa première saison et qui, en reprenant tout ce qui avait fait sa force – esthétique irréprochable, bande-originale très rock et protagonistes tellement classe – nous entraine derechef, pour notre plus grand plaisir, pour une nouvelle virée en compagnie des gangsters les plus cools du petit écran.
- Lors de la première saison, le casting des Peaky Blinders avait déjà fait très fort avec des têtes d’affiches comme Cillian Murphy, Sam Neill et Helen McCrory, pour ne citer que les plus connus, mais là, quand on voit qu’un Tom Hardy vient se joindre a la petite fête, comment ne pas apprécier la chose !?
- Cillian Murphy est encore et toujours aussi classe et continu à briller de mille feux dans son rôle de Tom Shelby. Charismatique en diable, d’une intelligence rare, impitoyable en affaire mais touchant par moments, voilà un antihéros comme je les aime !
- Une intrigue qui se développe en s’améliorant au fil des épisodes jusqu’à un final, tout simplement excellent – d’ailleurs, celui-ci marquera longtemps les esprits tellement il est parfait scénaristiquement parlant.
- Le développement de Tante Polly, personnage que j’aime bien, qui retrouve ici son fils perdu, ce qui va la chambouler énormément. D’ailleurs, cette relation est l’un des fils conducteurs de toute cette saison.
- Pour les amateurs d’histoire, les multiples références qui méritent le détour a une époque troublée de nos voisins britanniques – et comme le hasard fait souvent bien les choses, voir les liens avec la révolte irlandaise comme je vous en ai parlé dans le dernier numéro en date de La Nouvelle Revue d’Histoire.
- La bande originale, encore et toujours : certes, elle est totalement anachronique mais cela n’est absolument pas un problème, loin de là.

Points Négatifs :
- Le scénario ne s’emballe véritablement que vers la moitié de la saison.
- Peaky Blinders est une série particulière tout de même et certains pourront pester contre ces gangsters au look un peu trop cool pour être honnête, cet esthétisme trop marqué ou cette bande son franchement rock. Après, tout est une question de gouts et de couleurs…  

Ma note : 8,5/10

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