samedi 10 septembre 2016

BLACK SCIENCE – DE CHARYBDE EN SCYLLA


BLACK SCIENCE – DE CHARYBDE EN SCYLLA

Chaque choix ou événement quantique crée une infinité de dimensions. En se basant sur cette théorie, Grant McKay a créé un objet surnommé le Pilier qui permet de voyager à travers ces couches parallèles. Après divers tests concluants, le scientifique prépare une première expédition avec son épouse, ses enfants et des collègues. Ils arrivent dans un lieu totalement différent de notre monde. Ils ont quelques minutes pour explorer l'endroit avant que le Pilier ne s'active et les ramène. Grant et sa femme Sara s'enfoncent alors dans la forêt luxuriante. Ils tombent très vite sur des créatures hostiles et des humanoïdes équipés d'armes de tir. Pris en chasse, le couple fuit mais arrive bien vite aux abords d'un précipice. Un tir atteint Sara en pleine tête. Grant se jette alors dans le vide et par chance et par réflexe, il arrive tout en bas sans trop de dégâts. Le scientifique ne pense qu'à une seule chose, revenir auprès du Pilier et protéger ses enfants d'un tel endroit...


Black Science – De Charybde en Scylla
Scénario : Rick Remender
Dessins : Matteo Scalera
Encrage : Matteo Scalera
Couleurs : Dean White
Couverture : Matteo Scalera
Genre : Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Black Science – Volume 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 10 juin 2014
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 13 février 2015
Nombre de pages : 176

Liste des épisodes
Black Science 1-6

Mon avis : Que ce soit pour son travail chez Marvel, avec son run détonnant sur Uncanny Avengers, ou, chez Image, pour son excellent Low, pour ne citer que deux exemples parmi les plus récents, force est de constater que dans le petit monde des comics, actuellement, Rick Remender est une valeur sure, un auteur bigrement doué, créatif et qui, dans ses multiples séries, ne cesse de nous étonner. Ainsi, prenons donc ce Black Science, œuvre que je souhaitais découvrir depuis quelques temps et dont j’avais entendu le plus grand bien : celle-ci, sans surprise, confirme amplement tout ce que l’on peut penser au sujet du scénariste car oui, mille fois oui, dès ce premier volume de la saga, le lecteur, admiratif, comprend qu’il se trouve devant une excellente série. Pourtant, en abordant une thématique qui n’est pas forcément la plus originale qui soit en science-fiction – après tout, les sauts entre divers univers parallèles sont courants, en plus d’être plus ou moins conformes a ceux dans le temps – le sieur Remender réussit le tour de force de faire prendre la mayonnaise, et ce, par le biais de son talent qui, comme chacun sait, est énorme, mais pas seulement… Ainsi, il a sut bien s’entourer car entre les dessins de Matteo Scalera et les couleurs de Dean White, l’auteur à trouver le complètement idéal a la mise en image de son œuvre, franchement magnifiée par le travail des deux artistes. Ensuite, il y a une thématique que l’on retrouve quasiment voir toujours dans les comics de Remender, celle de la paternité, de la famille et de tous les tracas qui sont bien évidement liés a celle-ci lorsque quelque chose cloche, ce qui, bien sur, est toujours le cas : dans le cas de Black Science, c’est le héros, Grant McKay, qui est peut-être un scientifique de génie mais qui, en tant que personne, est plutôt du genre détestable, y compris et surtout avec les siens. Mais par la force des choses, et des ennuis, le voilà qui essaye de tout faire, y compris l’impossible, pour essayer de protéger les siens – sur ce point, bon courage car, justement… il y a le plat de résistance de Black Science, ces fameux sauts entre les univers parallèles, sauts qui sont forcément incontrôlables ! Et là, comment dire… eh ben, disons que l’on va en voir du pays dès ce premier tome puisque entre une jungle remplie de poissons et de grenouilles humanoïdes, un champ de bataille où une armée européenne du début du vingtième siècle subit les assauts d’indiens futuristes venus d’un continent inconnu, une planète, placide, avec ses airs de melting pot, et, pour finir, des montagnes enneigées où vit une civilisation de singes contrôlés par des êtres de lumière, force est de constater que oui, le lecteur va en prendre plein les yeux ! Ajoutons à cela des protagonistes plutôt intéressants, de multiples flash-back, pas mal de retournements de situations et, déjà, quelques morts et vous comprendrez mon enthousiasme a l’égard de ce premier tome de Black Science ainsi que mon envie, naturellement, de découvrir rapidement la suite !


Points Positifs :
- Du Rick Remender au sommet de sa forme et qui nous livre un univers, ou plutôt, des univers, ainsi qu’un synopsis franchement accrocheurs et auquel on adhère tout de suite ; sincèrement, un excellent scénariste.
- A priori, le truc des sauts entre différents univers parallèles, cela sent le déjà-vu, or, Remender est suffisamment malin – et doué – pour rendre la chose captivante, surtout que les quelques univers déjà proposés sont tous une réussite – les batraciens et poissons humanoïdes, la Grande Guerre avec des indiens méchas, le peuple singe, etc.
- Le personnage principal, Grant McKay, n’est pas un type bien, loin de là, cependant, malgré ses nombreux défauts, son désir de réparer ses erreurs et de protéger sa famille fait que l’on s’attache à lui. Ah, la fameuse thématique familiale propre a Remender…
- Les nombreux flash-back qui nous permettent de mieux comprendre comment tout ce petit monde en est arrivé là et quels sont les liens entre les personnages.
- Protagonistes, créatures, oui, il y a de quoi faire au cours de ces six premiers épisodes.
- Matteo Scalera possède certes un style très particulier, son trait pourrait même être qualifié de sauvage, cependant, si on accroche, alors, cela devient rapidement un pur régal et l’on ne peut qu’admirer les diverses planches qu’avec plaisir, surtout que, coté colorisation, le sieur Dean White magnifie le tout.

Points Négatifs :
- Ce qui fait la grande force de Matteo Scalera, c’est-à-dire, son style, peut aussi le desservir car en effet, celui-ci, particulier, ne plaira pas à tout le monde – après, les gouts et les couleurs…
- Hum, il y a des moments où certains personnages sont complètement oubliés avant de réapparaitre subitement plusieurs pages plus tard. Pas toujours très simple de jongler avec un nombre important de protagonistes.
- J’aurai aimer que l’on explique un peu mieux pourquoi le guérisseur indien suit notre petit groupe de voyageurs.

Ma note : 8,5/10

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