vendredi 16 septembre 2016

STARLIGHT


STARLIGHT

Duke McQueen a du mal à encaisser la mort de celle avec qui il a passé plus de trente ans de sa vie. Un an après que l'enterrement soit passé, il se rend au supermarché et se voit moquer par des garnements qui évoquent la soi-disant virée extra-terrestre de l'ancien pilote de chasse de l'armée américaine. Par le biais d'un portail dimensionnel, il avait fini par atteindre un monde et avait combattu pour le libérer. Alors qu'il a préparé un grand repas pour fêter l'anniversaire de la disparition de sa défunte épouse, il apprend que sa famille ne peut pas venir. Alors que la pluie tombe à dru, Duke entend un bruit fort à l'extérieur. Un vaisseau se trouve sur sa pelouse. Un jeune garçon en descend et lui demande de revenir sur Tantale pour sauver son peuple...


Starlight
Scénario : Mark Millar
Dessins : Goran Parlov
Encrage : Goran Parlov
Couleurs : Ive Svorcina
Couverture : John Cassaday
Genre : Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Starlight
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 24 février 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 07 septembre 2016
Nombre de pages : 144

Liste des épisodes
Starlight 1-6

Mon avis : Après un Jupiter’s Legacy dont le premier tome, dont je vous ai parlé en mars dernier, m’avait plus qu’enthousiasmer, nous retrouvons aujourd’hui celui qui est sans nul doute l’un des meilleurs scénaristes actuels de comics, je veux bien évidement parler du sieur Mark Millar, avec l’une de ses toutes dernières créations : Starlight. Mini-série en six parties parue outre-Atlantique l’année passée, Starlight est plus qu’une simple œuvre de science fiction, non, ce comics est tout simplement un formidable hommage a la SF des années 30, celle d’un certain Flash Gordon – alias Guy l’Eclair dans nos vertes contrées… Alors bien entendu, d’entrée de jeu, les plus jeunes seront dubitatifs quand au nom de ce personnage de comics d’un autre age et, par la force des choses, ces mêmes lecteurs risquent fort de passer complètement à coté de ce qu’est véritablement Starlight, au risque même de ne pas l’apprécier d’ailleurs. En effet, ici, Millar ne se contente pas de rendre un simple hommage a une série phare de l’age d’or des comics et si bien évidement, on retrouve le coté exotique de l’œuvre originale, l’auteur pousse plus loin en calquant son intrigue, le déroulement du scénario, les personnalités des protagonistes voir même les dialogues sur ce que pouvait être un épisode de Flash Gordon dans les années 30. Alors certes, malgré ce choix narratif, ne vous inquiétez pas puisque Starlight reste une bande dessinée moderne pour une bonne part de sa conception, cependant, l’hommage est tellement appuyé que, selon moi, si l’on ne possède pas un petit bagage culturel personnel, si l’on ne connait pas Flash Gordon et si l’on n’a jamais lu l’un de ces vieux récits de SF qui apparaissent tellement ringard de nos jours, alors oui, on pourrait parfaitement éprouver un certain rejet vis-à-vis de cette œuvre. Cela est dommage, certes, mais, quelque part, compréhensible… Mais bon, malgré sa simplicité assumée et recherchée, Starlight, sans être non plus le truc de l’année, reste une mini-série sympathique et qui, ma foi, avec cette histoire de vieux héros sur le retour traiter en ringard chez lui et adulé a l’autre bout de la Galaxie, est plutôt réussie. Après, comme je l’ai dit, ce n’est pas un comics à mettre entre toutes les mains, loin de là…


Points Positifs :
- Un fort bel hommage à l’une des séries les plus mythiques de la bande dessinée nord américaine des années 30, je veux bien évidement parlé du légendaire Flash Gordon.
- Que ce soit pour l’univers abordé, cette planète a l’atmosphère si retro, ses personnages caricaturaux, ses dialogues, ses retournements de situations parfois improbables et un synopsis assez simpliste mais assumé, Starlight est certes une œuvre de SF faite a l’ancienne, mais, accessoirement, fort bien faite !
- Un héros vieillissant traiter comme un menteur et un ringard par tout le monde, y compris par ses proches, mais qui est considérer comme un demi-dieu a l’autre bout de la Galaxie, se voit offrir l’opportunité de renouer avec sa gloire d’antan… certes, le synopsis est plutôt banal mais il s’avère être diablement efficace et plutôt captivant.
- Au début, je n’étais guère emballer par les dessins de Goran Parlov, puis, au fil des pages, malgré son style particulier, je m’y suis fait et, au final, ai finit par les apprécier, surtout que par moments, le croate s’inspire fortement d’un certain Moebius et il se permet même de glisser quelques petits clins d’œil sympathiques : voir les casques des gardes qui ressemblent bigrement aux cornes de Goldorak.

Points Négatifs :
- Certes, Starlight est sympathique et plutôt plaisant a lire, cependant, a force d’avoir appuyé l’hommage a Flash Gordon, on se retrouve tout de même avec un scénario – il faut l’admettre – un peu trop simpliste par moments et au déroulement prévisible.
- Goran Parlov possède un style particulier et certains risquent de ne pas accrocher…
- Starlight est une œuvre avant tout destiné aux fans du genre, aux passionnés de vieux comics, bref, en quelque sorte, aux lecteurs qui possèdent un petit bagage culturel en BD. Du coup, si vous n’avez jamais entendu parler de Flash Gordon, si vous n’avez jamais lu un vieux comics, alors, vous risquez fort par ne pas être emballé par cette œuvre, y trouvant, bien des défauts.

Ma note : 7,5/10

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