samedi 15 octobre 2016

CHRONONAUTS – TOME 1


CHRONONAUTS – TOME 1

Au sud-est de la Turquie, le scientifique américain Corbin Quinn est conduit par une équipe d'archéologue locale près d'un temple fraîchement découvert et qui aurait plus de six mille ans. À l'intérieur, se trouve un objet métallique qui n'a absolument rien à faire ici : un Tomcat F-14. De retour au Texas, Corbin échange avec Danny Reilly, un confrère, et lui annonce qu'il s'agit d'un avion disparu au cours des années 70. Depuis quelques temps, les découvertes d'objets déplacés dans le temps se multiplient. Le scientifique pense donc qu'il existe un moyen de remonter le temps et pour cela, il créé un satellite capable de transmettre des images depuis le passé. L'expérience est une réussite. Dix-huit mois plus tard, la première mission humaine doit avoir lieue. Corbin est le premier à s'aventurer dans le portail mais sa trajectoire dévie de celle prévue. Disparu, Danny est le seul à être suffisamment qualifié pour aller le récupérer. Il fonce alors et débarque en 1504. Des hordes de guerriers s'affrontent mais l'un des camps est équipé de tanks et d'hélicoptères...


Chrononauts – Tome 1
Scénario : Mark Millar
Dessins : Sean Gordon Murphy
Encrage : Sean Gordon Murphy
Couleurs : Matthew Hollingsworth
Couverture : Sean Gordon Murphy
Genre : Science-Fiction, Aventure, Action, Humour
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Chrononauts - Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 22 septembre 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 21 septembre 2016
Nombre de pages : 120

Liste des épisodes
Chrononauts 1-6

Mon avis : Comme les amateurs de comics le savent bien, Mark Millar est un auteur oh combien prolifique ces dernières années et, après avoir longtemps servi du coté des deux grosses maisons d’édition, Marvel et DC, l’écossais, depuis, préfère s’entourer de dessinateurs talentueux et lancer une multitude de projets personnels avec, diront ses détracteurs, l’ambition de les voir porter a l’écran avec les bénéfices qui vont avec, cela va de soit. Mais qu’elle que soient ses objectifs, et, selon moi, il aurait tort de s’en priver, ce qui compte avant tout, c’est la qualité de ses œuvres, ainsi, après Starlight, sympathique hommage a l’âge d’or de la SF nord-américaine a la Flash Gordon ou l’excellent Jupiter’s Legacy qui lorgne lui du coté des super-héros, Millar revient aujourd’hui sur ce blog par le biais de Chrononauts, une série qui lorgne du coté du voyage dans le temps et, surtout (qui a dit trop ?), du coté du divertissement pur et dur… Ainsi, en mettant les voyages spatiotemporels au cœur de son intrigue, Millar a eu, il faut le reconnaitre, une bonne idée puisque, depuis une certaine Machine à explorer le temps, le genre est toujours aussi attractif. D’ailleurs, les premières planches sont plutôt alléchantes avec la découverte d’un avion de chasse US dans un temple vieux de plus de dix mille ans au cœur de la Turquie : que fait-il là, par quel biais, qui la laisser en ce lieu et en cette époque ? Tout un tas de questions intéressantes qui annoncent du meilleur pour la suite ! Sauf que la suite, justement, n’est pas a la hauteur de ce que l’on pouvait être en droit d’attendre de ce Chrononauts, ou plutôt, c’est ainsi que je l’ai ressenti. La raison tient en une formule lapidaire : trop de divertissement tue le divertissement ! Car si j’aurai put accepter le personnage de Danny Reilly, petit con prétentieux qui m’aura agacé tout au long des six épisodes qui composent ce premier tome de la série – après tout, on dira qu’il joue son rôle – si, a la rigueur, j’aurai put admettre que son confrère, bien plus sérieux, Corbin Quinn, n’ayant pas grand-chose a perdre, ai souhaiter tout abandonner afin d’avoir enfin une vie – et qu’elle vie au vu de tout ce que l’on découvre – assez rapidement, le scénario part un peu dans un grand n’importe quoi avec, histoire de citer quelques exemples flagrants, la présence de tanks, d’hélicoptères, d’avions et de multiples armes a feu a plusieurs époques, Quinn ne s’étant pas limiter a une seule. Du coup, quid des conséquences, fatalement, de ces multiples modifications temporelles – pourtant non occultées dans l’intrigue, ce qui est un comble – eh ben, comment dire… elles sont nulles ! Oh certes, a la toute fin, comme par hasard, elles reviendront sur le devant de la scène – là aussi, on se demande pourquoi puisqu’elles n’avaient pas de conséquence auparavant – mais forcément, cet illogisme pèse énormément sur la crédibilité de l’histoire, ce qui, de mon point de vu, est un défaut rédhibitoire… Alors bien sur, certains me diront que tout cela est a prendre avant toute chose comme un formidable divertissement, un truc a prendre au second degré et oui, quelque part, je reconnais que cette immense course poursuite temporelle possède un petit coté plaisant que l’on ne peut occulté. De même, il y a la partie graphique de la chose, et là, ma foi, entre les superbes dessins de Sean Gordon Murphy et les couleurs, qui le sont tout autant, de Matthew Hollingsworth, force est de constater que l’on est gâter ! Hélas, aussi belles soient ces planches, cela n’enlève rien au fait qu’en lisant ce Chrononauts, on a davantage l’impression de se trouver devant une vulgaire série B, comme tous ces films a grand spectacle mais au scénario tellement creux, ce qui, ma foi, annonce déjà la couleur si jamais cette BD est un jour portée a l’écran… Mouais, une belle déception pour ma part…


Points Positifs :
- Les dessins de Sean Gordon Murphy, indéniablement le gros point fort de ce comics, auquel il faut ajouter la colorisation tout aussi bonne du sieur Matthew Hollingsworth, ce qui donne, au final, des planches tout simplement superbes et un pur régal pour nos yeux.
- Le coté un peu décalé et un certain humour qui fait mouche par moments.
- Si vous n’êtes pas très regardant sur le scénario, Chrononauts reste tout de même un sympathique divertissement qui vous fera passer un bon moment de détente.

Points Négatifs :
- Aborder le voyage temporelle est certes vendeur mais oh combien casse-gueule, et là, force est de constater que Mark Millar s’emmêle littéralement les pinceaux, faisant fit de toute logique : ainsi, les anomalies temporelles sont légions mais ne modifient jamais le présent, par contre, lorsque les deux héros décident de réparer toutes leurs bêtises, curieusement, ça fonctionne, et là, on se dit : pourquoi ce n’était pas le cas avant !?
- Scénaristiquement, Chrononauts tient franchement de la série B et apparait comme un truc a grand spectacle, sans grande finesse et destiné a un public sans grandes attentes. Et ils pourraient en faire un film !? Eh ben, ce sera sans moi…
- Danny Reilly m’aura agacer tout au long des six épisodes, quand a son compère, Corbin Quinn, au début, on se dit que l’on tient un personnage intéressant et puis, assez rapidement, il apparait comme étant un sacré irresponsable tout aussi débile que l’autre…
- Les protagonistes sont stéréotypés, l’intrigue est sans surprise et privilégie la forme plutôt que le fond, quand à la logique, elle fut laissée aux vestiaires sur ce coup là. Bref, Chrononauts est un produit pop-corn qui ne marquera pas les annales.

Ma note : 5,5/10

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