samedi 31 décembre 2016

Bilan de l’année 2016


Bon bah voilà, comme chacun sait, nous sommes le 31 décembre 2016, à quelques heures à peine des douze coups de minuits qui annonceront la toute nouvelle année, 2017 ! Bien évidemment, et comme il est de coutume sur ce blog depuis sept ans désormais, je tenais à revenir sur les œuvres qui m’ont le plus marqués au cours de ces douze derniers mois. Bien sûr, je dois reconnaitre que cela n’a rien de bien original ; après tout, il est de coutume, dans les derniers jours d’une année, de rappeler les événements qui l’ont marqué (il suffit de regarder la télévision ou de lire la presse pour le constater), cependant, plutôt que de tourner autour du pot, il est temps de revenir sur cette année 2016 qui n’en a plus, désormais, pour très longtemps :


Livre de l’année : La Tour Sombre

Pour la toute première fois, depuis que ce blog existe, un seul et unique auteur aura été présent tout au long des douze mois qui composent une année, je veux bien évidement parler de Stephen King – d’ailleurs, pour être précis, celui-ci avait commencé dès la rentrée 2015 à pointer le bout de son nez. Du coup, et sans grande surprise, vu l’omniprésence du maitre de l’horreur, il était certain qu’une de ses œuvres serait le Livre de l’année 2016. Et là, sans la moindre surprise, mon choix c’est tout naturellement porté sur le Cycle de La Tour sombre, véritable chef d’œuvre du sieur King et, comme il le dit lui-même, pierre angulaire de tous ces romans.


BD de l’année : Walking Dead

Une année très riche pour ce qui est de la bande dessinée, particulièrement du coté des comics, de plus en plus présents sur ce blog depuis 2015. Et justement, vu l’importance prise par ces derniers ces dernières années et, surtout, l’immense qualité de bon nombre d’œuvres dites indépendantes – c’est-à-dire, en dehors des deux grosses maisons d’édition que sont Marvel et DC – ce ne fut pas une surprise que mon choix de BD de l’année se soit porter sur une œuvre nord-américaine. Et parmi celles-ci, s’il y en a une qui aura marqué indéniablement cette année 2016, ce fut incontestablement Walking Dead : en effet, si ce ne fut pas au cours de ces douze mois que j’ai débuté cette série, ce fut véritablement cette année que je me suis vraiment lancée dans sa lecture. Et puis, rien que pour le fait que l’œuvre de Robert Kirkman soit tout bonnement l’un des tous meilleurs comics de ces dix dernières années, il me semblait justifier qu’elle soit récompensée sur ce blog !


Film de l’année : Le Loup de Wall Street

2016, coté cinéma, fut indéniablement moins riche que sa devancière, pourtant, malgré une petite baisse du nombre de films vus cette année, j’ai eu l’occasion de découvrir quelques petits bijoux du septième art, certains récents, d’autres, comme Le Loup de Wall Street, plus anciens mais que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir auparavant. Mais même si ce long métrage de Martin Scorsese date déjà d’il y a trois ans, rien que pour l’énorme performance d’acteur de Leonardo DiCaprio, pour le coté excessif du film mais aussi et surtout, pour toutes ses scènes plus coquasses les unes que les autres, je me suis dit que je tenais là le film de cette année 2016…


Série de l’année : Homeland

Comme ce fut le cas pour le cinéma, cette année, j’ai eu l’occasion de voir beaucoup moins de séries qu’en 2015, et parmi celles-ci, certaines m’ont même carrément déçue. Fort heureusement, dans le lot, j’ai eu droit à quelques belles surprises et des confirmations. Pas de chef d’œuvres véritables, certes, mais quelques bonnes voir de très bonnes séries et, parmi celles-ci, une découverte, Homeland. Une bonne série, plutôt captivante et avec des protagonistes plutôt charismatiques. Cependant, si l’on devait comparer cette série aux lauréates des années précédentes, on pourrait se dire que l’on perd en qualité, mais bon, sur ce point, j’ai vraiment l’impression d’avoir vu déjà toutes les grandes séries actuelles, ce qui fait que, désormais – et en attendant un éventuel futur chef d’œuvre – il faudra me contenter de ce qu’il y a.


Jeux Vidéo de l’année : The Witcher 3 – Wild Hunt

Au moins, pour ce qui est des jeux vidéos, les choses auront été simples, très simples même puisque, incontestablement, lorsque l’on tombe sur ce qu’il faut bien appeler un chef d’œuvre, quelque chose d’énorme et proche de la perfection, un soft qui nous occupe quasiment toute l’année, un truc qui marque son époque mais aussi sa vie de joueur, et bien, on s’incline humblement et on donne le trophée de Jeux Vidéo de l’année 2016 a The Witcher 3 ! Et histoire d’enfoncer le clou définitivement, quand en plus, on a droit a deux DLC qui sont a eux seuls aussi bons voir meilleurs qu’une bonne partie de la concurrence, que dire de plus ? Hum, que The Witcher 3 est le jeu de la décennie ? Eh bien, ma foi, on en reparlera sans nul doute en janvier 2018 !


Disque de l’année : Blackstar

Depuis que ce blog existe, jamais année ne fut aussi riche coté musique pour ma part et, par moments, je me serais presque cru du temps de ma jeunesse lorsque je m’enfilais albums sur albums, les uns après les autres. Cependant, si 2016 fut effectivement fort fournie en critiques musicales sur Le Journal de Feanor, mon choix s’était porter depuis très longtemps sur ce qui serait le Disque de l’année : Blackstar de David Bowie. Bien évidement, étant fan absolu du Major Tom depuis ma jeunesse, sa mort, survenue en janvier dernier, ne pouvait que me marquée et comme Blackstar fut son tout dernier album, je ne pouvais pas lui rendre l’hommage qu’il méritait. Et comme en plus, accessoirement, c’était un très bon album, il me semble que le fait que j’ai choisis le vainqueur de cette catégorie dès janvier 2016 ne souffre de la moindre contestation…


Revue de l’année : La Nouvelle Revue d’Histoire HS 12 – Être minoritaire en terre d’Islam

Comme chaque année, c’est la catégorie Presse qui conclue ma liste de trophées, et si parfois, mon choix n’est pas forcément évidant, cette année, cela fut assez facile, et ce, pour deux raisons : premièrement, par un manque de concurrence véritable – il y a eu de bons magazines mais pas vraiment des inoubliables – deuxièmement, pour la simple et bonne raison que ce hors série de La Nouvelle Revue d’Histoire, au titre si évocateur, Être minoritaire en terre d’Islam, rétablit tant de vérités, va tellement a l’encontre du politiquement correct de nos sociétés occidentales et ose pointer du doigt ce que nos médias, nos politiques et nos experts ont tellement de mal a reconnaitre, c’est-à-dire, le sort peu enviable subits par les minorités religieuses en terre d’Islam, que la lecture de ce hors-série est plus que salutaire. Après, il est clair que cela ne plaira pas a tout le monde, mais bon, si l’on a droit de critiquer la Chrétienté, pourquoi pas l’Islam !?

Bon bah voilà, il me semble que c’est tout pour cette année, il est donc temps pour moi de vous souhaiter de passer un excellent réveillon, de fêter comme il se doit (mais avec modération les amis, franchement, je vais joueur les vieux chiants mais tant pis, inutile de picoler comme des trous au point de rouler sous la table) l’année 2017 qui arrive dans quelques heures et de saluer, une dernière fois, 2016, une année faite de hauts et de bas, pas toujours heureuse, un peu comme sa devancière, au vu des nombreux événements qui l’ont émailler, mais une année faite aussi, d’un point de vu personnel, de bons voir de très bons moments – qui dit la victoire du Portugal lors de l’Euro ? Et pour finir, comme il se doit, je ne pouvais pas vous quitter sans la traditionnelle salutation d’usage : bonne année a tout le monde !

vendredi 30 décembre 2016

LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES – LE DOSSIER NOIR


LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES – LE DOSSIER NOIR

Une nuit de 1958 à Bayswater Road à Londres, un type en costard, plutôt bel homme, rentre dans un bar et commande un verre. Accoudée au comptoir à côté de lui, il observe une jeune femme blonde et très attirante. Jimmy essaie d'engager la conversation mais celle-ci fuit, faisant fi des tentatives d'approche de son vis à vis. Elle quitte ensuite l'établissement, suivie de près par Jimmy, qui lui avoue être un agent secret. Pour l'impressionner, il la conduit dans le quartier général du renseignement militaire. L'endroit est en travaux et il n'y a personne. Jimmy profite de cet instant pour avoir des gestes déplacés vis à vis de la jeune femme. Heureusement, un autre individu les a suivi discrètement et assomme Jimmy. Allan Quatermain aime jouer les sauveurs, surtout lorsque la victime n'est autre que Minna Murray. Les deux membres de la défunte ligue des gentlemen extraordinaires cherchent le dossier noir, des documents contenant des réponses qu'ils cherchent désespérément depuis fort longtemps...


La Ligue des Gentlemen Extraordinaires – Le Dossier noir
Scénario : Alan Moore
Dessins : Kevin O'Neill
Encrage : Kevin O'Neill
Couleurs : Ben Dimagmaliw
Couverture : Kevin O'Neill
Genre : Super-héros, Fantastique, Etrange
Editeur : DC Comics
Titre en vo : The League of Extraordinary Gentlemen – Black Dossier
Pays d’origine : Angleterre, Etats-Unis
Parution : 14 novembre 2007
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 16 octobre 2013
Nombre de pages : 216

Liste des épisodes
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires – Black Dossier

Mon avis : Incontestablement, avec La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, le duo composé d’Alan Moore au scénario et de Kevin O’Neill aux dessins, a sut nous offrir ce qui restera comme l’un des comics les plus marquants de ces vingt dernières années ; une œuvre culte pour beaucoup, d’une richesse impressionnante et dont la complexité, il faut le reconnaitre, en aura fait fuir plus d’un. Mais en dehors de la bande dessinée originale, paru au tournant des années 2000, La Ligue connut quelques suites : Century, bien entendu, dont j’ai eu l’occasion de vous parler sur ce blog, Nemo, consacré a la fille de qui vous savez et dont je me pencherais un jour prochain et, pour finir (du moins pour le moment), le plat de résistance avec le fameux Dossier noir, véritable bible de l’univers de la création de Moore et de O’Neill. Car oui, dans le cas présent, nous ne pouvons pas parler de BD a proprement parlée car si celle-ci n’est pas totalement absente de cet album, avant toute chose, et comme son nom l’indique, Le Dossier noir est un… dossier, un rapport que nos héros, Mina et Allan, récupèrent au sein des services secrets britanniques et découvrent, au même temps que le lecteur, au fil des pages. Le résultat, plutôt étonnant, parait de prime abord être un sacré fourre tout où l’on retrouve un peu tout et n’importe quoi, ce qui, là-aussi, en fera fuir plus d’un, pourtant, les familiers de la Ligue, eux, s’ils s’accrochent, comprendront tous les liens existants entre ces fausses pièces de théâtre, ces longues pages de texte, ces cartes postales, ces textes écrits « a la manière de » (celui de Jack Kerouac est d’ailleurs un véritable défit), ces passages en 3D – les lunettes sont fournies avec – et ces centaines de références, des plus évidentes aux plus obscures, qui enrichissent indéniablement l’univers oh combien complexe crée par Alan Moore et où l’on retrouvera, pèle mêle, le Mythe de Cthulhu, 1984, James Bond, William Shakespeare, Chapeau Melon et Bottes de Cuir, Metropolis, Fantomas, Jules Verne, Jack Kerouac et bien d’autres encore – d’ailleurs, ces références sont tellement nombreuses que bien peut de lecteurs les saisiront toutes… Bien évidement, devant la complexité de la chose, certains estimeront qu’Alan Moore a peut-être exagéré et il est clair que, par moments, la lecture n’est pas évidente, mais bon, il me semble évidant que Le Dossier noir n’est pas une œuvre commune, qu’il faut savoir prendre son temps pour la lire et que, pourquoi le cacher, sans un certain bagage culturel derrière, c’est tout simplement impossible de s’y plonger. Alors, une œuvre élitiste que ce Dossier noir ? Hum, oui et non, disons plutôt qu’il s’agit d’un album très exigeant, qui n’est pas destiné a tout le monde mais qui, pour peu que l’on s’accroche et que l’on soit fan des fameux Gentlemen Extraordinaires, vaut vraiment le coup, ne serais-ce que pour sa richesse et son coté inclassable !


Points Positifs :
- Il est clair que La Ligue des Gentlemen Extraordinaires et ses suites étaient déjà en soit, des œuvres particulières et pas faciles d’accès, mais avec Le Dossier noir, Alan Moore franchit encore un palier dans la complexité et nous offre une véritable encyclopédie de l’univers qu’il a crée mais a sa manière, c’est-à-dire, en mariant les genres, les styles d’écriture, ce qui donne, au final, une œuvre complètement inclassable, presque folle par certains cotés.
- La facilité avec lequel l’auteur alterne entre les styles et saute de la BD pure a la pièce de théâtre en passant par de longs passages écrits, des publicités, des cartes postales et même une nouvelle écrite « a la manière de » Jack Kerouac. D’ailleurs, pour ce qui est de cette dernière, chapeau bas à Alan Moore pour son imitation oh combien réussie.
- Les références, bien sur, très nombreuses, et qui jalonnent toutes les pages de cet album. Bien évidement, bien malin celui qui les découvrira toutes !
- Le Dossier noir vient apporte la touche finale de crédibilité a un univers fort original, légèrement barré par moments, et ce, en faisant moult révélations sur celui-ci : histoire, sort de certains membres de la Ligue, etc.
- Le style de Kevin O’Neill est particulier, mais quant on y est habitué, force est de constater que celui-ci est plutôt plaisant, de plus, dans cet album, l’artiste alterne lui aussi les genres et il faut reconnaitre qu’il s’en sort fort bien sur certaines planches – le plus étonnant étant bien évidement les dernières pages, en 3D.

Points Négatifs :
- Même en étant fan de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, il faut reconnaitre que certains passages sont pour le moins ardus a lire, je pense principalement a celui où Moore se prend pour Jack Kerouac car s’il représente bel et bien une réussite en tant que figure de style, allez donc y comprendre quelque chose, voir, tout bonnement, ne pas abandonner en court de route !
- J’adore les œuvres bourrées de références mais le problème avec Moore, c’est qu’avec lui, à moins d’être britannique et, accessoirement, d’une intelligence et d’une culture supérieure, il est impossible de toutes les comprendre.
- Les gouts et les couleurs ne se discutent pas et si vous n’êtes pas fan de Kevin O’Neill, vu son style tout de même particulier…
- Certains trouveront incontestablement que tout cela n’est que le délire d’un vieux égocentrique où l’on trouve tout et n’importe quoi et fuiront cet album en courant…

Ma note : 8/10

mercredi 28 décembre 2016

SOMALI ET L’ESPRIT DE LA FORÊT – TOME 1


SOMALI ET L’ESPRIT DE LA FORÊT – TOME 1

Au fin fond d'un bois, une petite fille nommée Somali est découverte par un Golem. Enchaînée et pleurant, elle ne sait pas où sont ses parents. Celui qui garde les forêts choisit alors de l'emmener et de l'aider à revoir sa famille. Pour cela, tous les deux voyagent et quittent même les bois. Pour protéger Somali d'un monde où les humains sont chassés et tués, le Golem met à la demoiselle une capuche avec deux fausses oreilles pour qu’elle passe pour un simili-chat. Arrivant dans une ville, Somali et le Golem sollicitent les passants pour savoir s'il y a des humains dans les environs. Partant acheter quelques babioles, le Golem entre dans une boutique et dévoile son véritable œil afin d'éviter que le commerçant ne le roule avec des produits de mauvaise qualité. À l'extérieur, Somali patiente et voit un animal qui ressemble fortement à un chat. Mais ce n'est qu'une apparence...


Somali et l’esprit de la forêt – Tome 1
Scénariste : Yako Gureishi
Dessinateur : Yako Gureishi
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Fantasy
Titre en vo : Somali and the Forest Spirit vol. 1
Parution en vo : 20 novembre 2015
Parution en vf : 10 novembre 2016
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Komikku éditions
Nombre de pages : 196

Mon avis : Intrigué depuis quelques semaines par ce premier tome de Somali et l’esprit de la forêt, je me suis finalement décidé ce matin à me le procurer et, sans perdre de temps, a me plonger dans sa lecture, curieux de découvrir si oui ou non, celui-ci allait me plaire ou pas ? Car il faut dire que si j’ai longtemps hésité à m’acheter ce manga, c’est que, a priori, le genre de l’œuvre de Yako Gureishi n’est pas vraiment ma tasse de thé : davantage destiné a un jeune public voir un public féminin, je craignais de ne pas trop accrocher a celui-ci. D’un autre coté, le postulat de départ m’intéressait suffisamment néanmoins pour que je tente l’expérience : cette histoire d’un golem, gardien d’une forêt, qui, dans un monde où l’humanité est en voie d’extinction et a été, en quelque sorte, remplacée par des être mis hommes, mis bêtes, des fées et autres créatures plus ou moins fantastiques, décide de venir en aide a une petite fille et souhaite l’amener chez ses semblables, cette histoire, donc, avait sut éveillée ma curiosité. Un road-movie dans un univers de Fantasy a la japonaise ? Ma foi, pourquoi pas ! Et d’ailleurs, les premières pages sont franchement emballantes : déjà, pour les dessins de Yako Gureishi qui sont vraiment superbes. Design du golem, originalité des créatures mi-hommes mi-bêtes, luxe de détail dans les décors, particulièrement les forêts ; oui, il me semble évidant que, coté dessins, il n’y a rien à redire si ce n’est du bien ! Ensuite, sans être exceptionnel, l’histoire débute plutôt bien et les premiers chapitres sont assez plaisants, même si dans ceux-ci, l’auteur se contente de mettre en place son univers. Du coup, assez rapidement, on a envie d’en savoir davantage sur ce monde singulier, son histoire et, bien entendu, suivre les pérégrinations de la jeune Somali et de son golem protecteur – surtout qu’un terrible secret est révélé au sujet de ce dernier. Hélas, alors que tout était parfait, ou presque, les deux derniers chapitres de ce premier volume viennent un peu casser l’ambiance, que dis-je, ils la plombent même énormément : il faut dire que la rencontre de nos deux héros avec un jeune démon et des sorcières tenant une bibliothèque rappellent tout ce que la bande dessinée nipponne peut proposer de pire… Cela est fort dommage car Somali et l’esprit de la forêt avait fort bien débutée et que ces deux chapitres déçoivent énormément. Mais bon, le potentiel est là et rien ne dit que la suite ne rehausse le niveau d’une série qui, de mon point de vu, mérite une seconde chance !


Points Positifs :
- Le postulat de départ de ce manga est plutôt sympathique – même s’il n’est pas d’une originalité monstre – et l’on est rapidement attirés par cette petite fille et ce golem qui l’a pris sou son aile.
- Les dessins de Yako Gureishi sont tout simplement excellents ! Que ce soit pour le design de certains personnages – particulièrement le Golem – mais aussi et surtout pour les décors qui fourmillent de petits détails, surtout les forêts avec leur végétation luxuriante.
- Un univers qui donne envie d’en savoir davantage et où l’humanité, en voie d’extinction, est chassée par ces fameuses créatures mi-hommes, mi-bêtes, et où pullulent tout un tas de créatures fantastiques et autres fées…
- Les deux premiers tiers de ce manga sont assez captivants.
- Une fort belle couverture !

Points Négatifs :
- Les deux derniers chapitres de ce premier volume sont tellement navrants que j’en ai de la peine pour l’auteur. Proposants tout ce que les mangas peuvent nous pondre de pire – un démon enfant au charisme digne de celui d’une huitre, une école de sorcières bibliothécaires – ceux-ci sont tellement décevants que l’on oublie presque tout ce qui avait de bien avant…
- Somali et l’esprit de la forêt est effectivement une œuvre davantage destinée a un jeune public. Du coup, si vous avez un certain age, comme c’est mon cas, certaines choses risquent de vous déplaire ou vous laisser de marbre – le coté un peu mignon de certains personnages, quelques dialogues limites gnangnans, etc.

Ma note : 6,5/10

lundi 26 décembre 2016

QUO VADIS


QUO VADIS

A Rome, le général Marcus Vinicius rencontre Lygie, une esclave, dont il tombe amoureux. Mais elle est chrétienne et ne veut rien avoir à faire avec un homme de guerre. Marcus la rachète pourtant à l'empereur Néron, mais elle s'échappe avec l'aide d'un ami. En la retrouvant, Marcus va apprendre à connaître les chrétiens.


Quo Vadis
Réalisation : Mervyn LeRoy
Scénario : S. N. Behrman, Sonya Levien, John Lee Mahin, d'après le roman-éponyme de Henryk Sienkiewicz
Musique : Miklós Rózsa
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Genre : Péplum, Historique
Titre en vo : Quo Vadis
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 8 novembre 1951
Durée : 171 mn

Casting :
Robert Taylor : Marcus Vinicius
Deborah Kerr : Lygie, fille du roi de ce pays
Leo Genn : Pétrone
Peter Ustinov : Néron
Patricia Laffan : Poppée
Buddy Baer : Ursus
Finlay Currie : Pierre
Abraham Sofaer : Paul
Nora Swinburne : Pomponia
Felix Aylmer : Plautius
Marina Berti : Eunice
Ralph Truman : Tigellin
Norman Wooland : Nerva
Nicholas Hannen : Sénèque
Rosalie Crutchley : Acté
Arthur Walge : Croton
D. A. Clarke-Smith : Phaon
Peter Miles : Nazarius
Adrienne Corri : une jeune fille chrétienne
Richard Garrick : un esclave
Sophia Loren : une fille qui applaudit Vinicius
Walter Pidgeon : le narrateur
Bud Spencer : un garde impérial
Elizabeth Taylor : une prisonnière chrétienne dans l'arène

Mon avis : Curieusement, les péplums se sont toujours fait rares sur ce blog depuis que celui-ci existe (et mine de rien, cela fait un bail désormais), et ce, alors que je suis un vieil amateur de ce genre de reconstitutions historiques avec ses héros en pagne. Le hasard, probablement, la faut, surtout, à une programmation télé qui n’est malheureusement plus ce qu’elle était du temps de ma jeunesse. Fort heureusement, comme souvent, Arte est venue à mon secours et hier soir, j’ai eu l’opportunité de revoir Quo Vadis, monument du genre que je n’avais plus eu l’occasion de regarder depuis… oh, si longtemps que je ne me souviens plus… Bien évidement, mon age fait qu’un film comme Quo Vadis passe parfaitement : après tout, j’ai été élevé à ce genre de longs métrages et je suis issu d’une génération où le tout numérique n’était que de la science-fiction. Les plus jeunes, bien entendu, risqueront d’avoir du mal avec ce film, ne serais-ce que pour son coté vieillot, ses effets spéciaux d’un autre age et ce coté moralisateur omniprésent qui déplaira a plus d’un intégriste laïc. Mais les autres, tous les autres, que dire si ce n’est que l’adaptation du roman éponyme de Henryk Sienkiewicz est un pur régal, peut-être pas un chef d’œuvre, certes, mais un film magnifique et tellement représentatif de son époque. Décors grandioses, figurants par milliers, costumes tape à l’œil, tout est excessif dans Quo Vadis, excessif comme Néron, l’empereur fou, formidablement interprété par un Peter Ustinov génial même si l’on peut regretter que le personnage historique, lui, malmené par la propagande chrétienne et ses ennemis romains, devait être éloigné de celui que l’on nous montre dans ce film !? Mais peu importe, la prestation de Peter Ustinov mérite le détour et puisque j’en suis à parler de l’acteur, comment ne pas mettre également en avant le reste du casting, exceptionnel, principalement Robert Taylor, toujours aussi viril, la belle Deborah Kerr et le très bon Leo Genn !? Alors bien sur, parler de Quo Vadis sans faire mention du coté religieux du film serait faire l’impasse sur l’un des éléments majeurs de l’intrigue – ce qui, justement, déplait a certains – mais bon, l’omniprésence de la religion chrétienne ne semble on ne peut plus logique dans ce film qui nous narre ses débuts difficiles dans la Rome impériale de Néron. Dommage tout de même que, par moments, on flirte un peu avec le grand guignolesque lors de quelques scènes, particulièrement celle où Pierre, quittant Rome, « voit » le Christ et que son bâton reste en suspension en l’air ! Mais bon, malgré ses quelques défauts – sinon, ce serait un chef d’œuvre comme Ben Hur – il est clair que Quo Vadis reste un très bon film ; certes, il commence à accuser par moments son age, cependant, si vous êtes familier des péplums de jadis, cela ne vous généra guère, loin de là…


Points Positifs :
- Un des maitres étalons du péplum, tout bonnement ! Il faut dire que l’on retrouve ici tous les canons du genre et parfaitement maitrisés par une mise en scène et un coté grandiloquent qui font que l’on ne s’ennui pas une seule seconde pendant les presque trois heures que dure ce film !
- Un casting cinq étoiles et au top avec Robert Taylor, Deborah Kerr, Leo Genn, Patricia Laffan et, surtout, un Peter Ustinov tout simplement exceptionnel en Néron.
- Décors grandioses, costumes magnifiques, des tonnes de figurants… Certes, cette reconstitution de la Rome impériale est très marquée hollywoodienne mais bon, elle n’en reste pas moins magnifique.
- L’intrigue, finalement, est assez simple puisque le général romain arrogant et sur de lui finit par tomber amoureux de la belle chrétienne et par épouser ses croyances, mais bon, souvent, les histoires les plus simples sont les meilleures. Et puis, il y a le coté historique de la chose, Néron, l’incendie de Rome, le massacre des chrétiens, etc.
- Mine de rien, le héros, interprété par Robert Taylor est quand même un gros con arrogant au début. Alors certes, il évolue au fil de l’intrigue, mais au début, il est loin d’être conforme a ce que Hollywood avait l’habitude de nous servir, la plupart du temps.

Points Négatifs :
- Il est clair que Quo Vadis accuse un peu son age par moments – après tout, il date de 1951. Certes, si l’on est âgé, on est habituer a ce genre de films avec des effets spéciaux parfois limites et des décors en carton pate, mais si l’on est jeune, par contre, et que l’on n’a connu que le tout numérique, cela peut poser un problème.
- Le coté un peu gnangnan de certaines scènes, surtout celles où les gentils chrétiens vont se faire dévorer par des lions en chantant.
- Les intégristes laïcs détesteront ce film.
- Le bâton de Pierre qui reste debout et ne tombe jamais ! D’ailleurs, histoire d’enfoncer le clou, le film s’achève sur un gros plan du bâton qui, entretemps, a germé !

Ma note : 8,5/10

dimanche 25 décembre 2016

A SECOND CHANCE


A SECOND CHANCE

Andreas semble mener une vie tout ce qu’il y a de plus équilibré : une belle carrière d’inspecteur toute tracée, sa femme, Anna, et leur nouveau-né, Alexander, qu’ils aiment profondément. Un jour, lorsqu’ils reçoivent un appel pour signaler des comportements instables, Andreas et son collègue se rendent chez un couple de drogués, avec leur enfant. Cette rencontre va foncièrement bouleverser la vie d’Andreas, qui ne peut s’empêcher de penser à son propre enfant…


A Second Chance
Réalisation : Susanne Bier
Scénario : Anders Thomas Jensen
Musique : Johan Söderqvist
Production : Zentropa et Film i Väst
Genre : Drame
Titre en vo : En chance til
Pays d'origine : Danemark, Suède
Langue d'origine : danois
Date de sortie : 15 janvier 2015
Durée : 102 mn

Casting :
Nikolaj Coster-Waldau : Andreas
Maria Bonnevie : Anna
Ulrich Thomsen : Simon
Nikolaj Lie Kaas : Tristan
Lykke May Andersen : Sanne
Frederik Meldal Norgaard : le voiturier de l'aire de jeux
Nastja Arcel : le policier
Mille Lehfeldt : la danseuse irlandaise
Thomas Bo Larsen : Klaus
Peter Haber : Gustav
Ewa Fröling : la fille au club

Mon avis : Il est évidant qu’un film comme A Second Chance peut apparaitre comme étant un choix singulier pour un jour de Noël, mais bon, encore barbouiller des excès culinaires de la veille et attirer par une bande annonce pour le moins alléchante, je me suis dit que le jeu en valait la chandelle. Et puis, un film danois, vu mon amour pour se pays, cela a toujours de quoi éveiller ma curiosité, surtout qu’en plus, l’acteur principal n’était qu’un certain Nikolaj Coster-Waldau, le fameux Jaime Lannister de Game of Thrones. D’ailleurs, sur ce point, ce fut plutôt amusant de le voir ici dans un rôle bien plus posé que celui qui a fait sa renommée : père de famille tranquille, policier, cela nous change du régicide incestueux auquel il nous a habitués. Et justement, puisque j’en suis à parler de Nikolaj Coster-Waldau, force est de constater que l’acteur est plutôt bon dans A Second Chance, faisant preuve d’une certaine sensibilité dans un rôle ma foi, assez difficile. Difficile parce qu’il faut bien le reconnaitre, le postulat de départ de ce film n’est pas évidant : imaginiez donc un homme qui connait un drame terrible, celui de la perte de son fils, un nourrisson, et qui, dans un moment de désespoir total, change le corps de celui-ci avait un bébé bien portant, enfin, en vie serait plus précis vu l’état où se trouve ce pauvre enfant complètement laissé a l’abandon par un couple de junkies. L’acte en lui-même est répréhensible, certes, cependant, et c’est là que le film devient intéressant, compréhensible malgré l’horreur de la chose : le héros est certes dévasté par la perte de son enfant mais en enlevant le bébé a un couple de drogués, il espère ainsi donner une chance a ce dernier, tout en maintenant un semblant de cohésion familiale. Bien évidement, les choses ne vont pas bien tournées et d’ailleurs, c’était impossible vu l’acte commis, cependant, là où A Second Chance devient encore plus intéressant (si, si), c’est que dans le dernier tiers du film, nos certitudes sont complètement chamboulés, les rôles inversés (je n’en dis pas plus) et notre brave Nikolaj Coster-Waldau ne peut que tomber de bien haut ! Bref, vous l’avez compris, j’ai été plutôt conquis par le synopsis de A Second Chance, dommage tout de même que ce film n’ai pas été un poil plus long, je pense qu’il y avait des choses à dire lors de certaines scènes, particulièrement lors des confrontations entre le héros et la mère biologique de l’enfant enlevé. Quoi qu’il en soit, ne serais-ce que pour sa thématique assez forte et pour les sentiments que l’on peut ressentir lors de son visionnage, ce film mérite largement le détour… même un jour de Noël !


Points Positifs :
- Le fait que l’on soit complètement happé par les événements et que, malgré certains actes plutôt répréhensibles, on comprenne, en quelque sorte, les agissements du héros. Non pas qu’on les excuse mais on les comprend, surtout au vu de la situation oh combien dramatique.
- La révélation finale nous laisse tout simplement bouche bée ! Il faut dire que je ne m’attendais pas a ce que, en fait, les raisons de la mort du fils du héros soit… je n’en dis pas plus. En tous cas, cela remet tout en question, y compris et surtout, le rôle des deux mères.
- Nikolaj Coster-Waldau est plutôt touchant dans un rôle à mille lieux de celui que connait le grand public, quand au reste du casting, composé d’acteurs et d’actrices connus au Danemark, disons qu’il est bon.

Points Négatifs :
- Dommage que le film ne soit pas un peu plus long car je pense que certaines scènes auraient méritées être davantage développées, particulièrement celles où le héros est opposé a la mère de l’enfant.
- Le collègue du héros est un peu trop stéréotypé, vous ne trouvez pas ?
- Un peu facile le happy-end, non ? Mais bon, ce n’est pas très gênant…

Ma note : 7/10
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