lundi 21 août 2017

HAUTEVILLE HOUSE – LE STEAMER FANTÔME


HAUTEVILLE HOUSE – LE STEAMER FANTÔME

Gavroche a enfin réussi à localiser et dérober le mystérieux manuscrit détenu jusqu’alors par les sbires de l’empereur Napoléon III. Celui-ci est un extrait inconnu des mémoires de Bernal Diaz Del Castillo, le chroniqueur de Cortès lors de l’expédition chez les Aztèques en 1519. Poursuivis frénétiquement par les forces spéciales de l’empire, Gavroche parvient tout de même à rejoindre tant bien que mal Désiré, un vieux spécialiste qui lui traduit le manuscrit. L’écrit révèle qu’un empereur Aztèque a donné à Cortés un bijou très particulier, qui avait été offert à son peuple par le Dieu Quetzalcóatl. Celui-ci permet d’ouvrir des portes secrètes du Palais de Tulum dont les entrailles renferment une arme redoutable. Gavroche arrive à mobiliser la résistance mexicaine afin d’empêcher Napoléon d’acquérir cette arme absolue. Après quelques actions sanglantes, Gavroche et les mexicains arrivent à Tulum pour y découvrir un carnage diabolique : la légion de l’empire a été anéantie dans un effroyable bain de sang. Le lieutenant Augustin agonisant, seul survivant de la boucherie, décrit les évènements : une bête ectoplasmique en mal de chair fraîche, est sorti de son hibernation ancestrale pour se servir sur le tas avant d’être emprisonnée dans un sarcophage spécial. Embarqué à bord du Clovis, un cuirassé du troisième empire, le sarcophage est maintenant en route pour la Floride…


Hauteville House – Le Steamer Fantôme
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Carole Beau
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 août 2006
Nombre de pages : 48

Mon avis : Le troisième tome de Hauteville House, saga de Duval et Gioux, prend, incontestablement un tournant vers le fantastique (attendu, au vu de la fameuse arme secrète que recherchait l’Empire), alors que, jusque là, le récit se contentait tranquillement de naviguer en des eaux uchroniques à la technologie Steampunk (deux genres qui se marient fort bien puisque d’un certain coté, il ne peut y avoir de second sans le premier). Et puisque je parle de naviguer, profitons en pour signaler que l’élément aquatique tient une place de choix dans ce volume, véritable hommage à Jules Vernes et à son 20000 lieux sous les mers : sous marins, bases marines secrètes, monstres marins, combats maritimes sont légions dans le troisième tome de la saga qui voit Gavroche et Zelda quitter définitivement le Mexique pour les Etats-Unis, alors plongés en pleine Guerre de Sécession. Une fois de plus, le coté Steampunk est poussé à son paroxysme, et les amateurs du genre se régaleront avec les divers véhicules (dirigeables, chars, cuirassés etc.) qui parcourent l’ouvrage, promettant forcement une guerre entre Sudistes et Nordistes bien différente que celle que l’on connaît. Malheureusement, si de ce coté là, il n’y a rien à redire point de vue dessin, ce n’est pas le cas pour certains personnages, franchement mal dessinés (jetez donc un coup d’œil aux soldats confédérés dans les dernières pages et vous comprendrez). Mais bon, dans l’ensemble, Hauteville House reste égal à elle-même, c’est-à-dire, un agréable mélange des genres (historique, Steampunk, fantastique, espionnage), ne perdant rien de son coté aventure, même si je dois avouer, que la révélation au sujet de la fameuse arme secrète m’ai un peu laissé sur ma faim ; j’aurais préféré, personnellement, une véritable arme plutôt qu’un monstre, mais bon, après tout, c’est ce qu’il est dans le fond.


Points Positifs :
- Le coté aventureux et divertissant qui fait que l’on oublie facilement les défauts et que l’on passe un bon moment a la lecture des aventures de Gavroche, Zelda et compagnie.
- Un sympathique hommage a une œuvre comme 20000 lieux sous les mers.
- L’univers proposé est toujours aussi bon et ravira, sans nul doute, les amateurs de Steampunk.
- Encore une fois, une couverture plutôt réussie.

Points Négatifs :
- Thierry Gioux alterne malheureusement le meilleur comme le pire et si certaines planches sont magnifiques, d’autres sont nettement plus discutables, surtout pour ce qui est des visages de certains protagonistes. Il faut reconnaitre que l’artiste se débrouille mieux avec les décors, les bâtiments, les navires et les dirigeables qu’avec les personnages…
- Une petite baisse de régime narrative ; rien d’inquiétant, certes, mais je trouve ce troisième volume légèrement inférieur a ses prédécesseurs.
- Le monstre a tout de même une drôle d’apparence !

Ma note : 6,5/10

dimanche 20 août 2017

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LA HUITIÈME COULEUR


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LA HUITIÈME COULEUR

Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur le dos d'une Tortue. A Ankh-Morpork, l'une des villes de ce Disque-Monde les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme, chétif fidèlement escorté par un Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la ville quadrillée par la guilde des voleurs et celle des assassins; mission périlleuse et qui va les conduire loin : dans une caverne de dragons et peut-être jusqu'au bord du disque. Car Deuxfleurs appartenait à l'espèce la plus redoutable qui soit : un touriste…


Les Annales du Disque-Monde – La Huitième Couleur
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 24 novembre 1983
Edition Française : 05 janvier 2007
Titre en vo : The Colour of Magic
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 288

Mon avis : Après une première incursion dans les cultismes Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett, par le biais de ce sympathique roman pour enfants que fut Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants, cette fois ci, je me lance bel et bien dans la saga avec le tout premier volume de celle-ci : La Huitième Couleur. Et donc, ce roman nous entraîne de plein pied dans cet univers que Pratchett lui même qualifie de moins ordonné et sérieux que les autres, mais plus imaginatif. Et pour ce faire, l'auteur nous invite à suivre les péripéties du mage Rincevent qui est a la magie ce que la saga Taxi est au cinéma, c'est à dire son antithèse total. Ah ! Rincevent ! Personnage récurent dans de nombreux volumes de la saga (comme d'autres qui feront leur apparition au fil des tomes), Pratchett nous a inventé l'antihéros parfait qui passe son temps a geindre, a pleurnicher et a essayer de fuir le moindre danger et les problèmes qui, pour son plus grand malheur s'abattent en permanence sur ses épaules. Ce « mage » est a ce point ridicule (de mémoire, je n’ai pas souvenir d'avoir vu u type aussi froussard !) qu'il en devient immédiatement culte et c'est avec un grand plaisir que l'on suit ses péripéties. Mais les autres protagonistes ne sont pas en reste : entre Deuxfleurs (mais où Pratchett va t'il chercher des noms pareils ?), l'employé de bureau qui se décide un jours a devenir touriste, son coffre sur pattes, Rhun le Barbare, la Mort, les Dieux, les voleurs et tous les autres, on a droit a un florilège de stéréotypes géniaux qui moquent allègrement l'ensemble des sagas d'Heroic Fantasy. Alors, on constate bien que Pratchett se cherche encore dans ce premier volume, que tout n'est pas parfait, mais l'humour, lui, est déjà présent, et celui ci est de qualité. Anachronismes, situations cocasses et biscornues, pastiches des travers du Médiéval Fantastique, multiples rebondissements; tout cela nous fait passer un fort agréable moment et on en redemande. Quoique l’on en dise, La Huitième Couleur est incontestablement un bon livre. Certes, au vu de son style tout de même particulier, je ne me vois pas lire l’ensemble de la saga d'une traite, à force, cela pourrait en devenir lassant. Cependant, je me vois bien y revenir régulièrement, entre des œuvres dites plus sérieuses, histoire de décompresser un peu. Et je sens que le meilleur est à venir avec Les Annales du Disque-Monde....


Points Positifs :
- Premier volet de l’un des cycles de Fantasy les plus connus de ces trente dernières années, La Huitième Couleur, sans être parfait, n’en reste pas moins une fort bonne introduction a un univers complètement loufoque et qui parodie a merveille un genre, la Fantasy, tout en respectant ses canons – mais en pointant du doigt ses multiples contradictions.
- Justement, ce coté parodique fonctionne a plein régime et les amateurs de Fantasy s’amuseront a voir détourner tout un tas d’œuvres et de personnages dits plus sérieux.
- Un casting complètement improbable – un mage raté, un touriste et un bagage possédant des pieds – mais qui n’en reste pas moins excellent.
- Rincevent est sans nul doute le personnage le plus lâche qu’il m’a été donné de voir dans une œuvre de Fantasy ; mais qu’est ce qu’il est drôle !
- Un monde plat posé sur le dos de quatre éléphants eux-mêmes posés sur une tortue… dit comme cela, ça à l’air débile et pourtant, au fil de la lecture, ça passe très bien.

Points Négatifs :
- Bon, ce n’est que le premier volume d’un cycle qui, j’en suis sur, se bonifiera grandement par la suite, et il subsiste encore pas mal d’imperfections, la principale étant, de mon point de vu, le découpage du roman en plusieurs parties plus ou moins indépendantes et qui casse un peu le rythme de l’intrigue.
- Du coup, celles-ci ne sont pas toutes égales et si La Huitième Couleur démarre fort, il y a un certain essoufflement au bout d’un moment.

Ma note : 7/10

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 23


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 23

Les Chevaliers sacrés sont en convalescence, mais au Sanctuaire, tous les chevaliers sont en alerte : l'empereur des ténèbres, Hadès, a envoyé ses spectres prendre la tête d'Athéna. Il a également rendu la vie aux Chevaliers d'Or défunts en leur donnant la même mission. Cependant, ces derniers n’avaient accepté de revenir à la vie que pour prêter main forte à Athéna. Une fois l’affrontement achevé au Sanctuaire, la bataille se poursuit en Enfer ! Pour aller aider Athéna, les Chevaliers de Bronze ont franchi au péril de leur vie la porte qui les conduit au royaume d'Hadès. Mais avant d'atteindre leur but, ils doivent traverser un à un des mondes de l'enfer et affronter leurs gardiens.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 23
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 23
Parution en vo : 10 juillet 1990
Parution en vf : 12 mars 2000
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 182

Mon avis : Après quatre volumes tout bonnement exceptionnels qui avaient lancé en fanfare l’arc narratif d’Hadès, nous quittions, a l’issu du tome précédant, le Sanctuaire, premier des lieux de batailles de la Guerre Sainte, pour les Enfers, royaume des Spectres et de leur maitre, le sombre Hadès. Et, sincèrement, si l’on pouvait avoir quelques doutes quand au fait que les Chevaliers de Bronze allaient être a nouveau mis en avant au détriment des Chevaliers d’Or – surtout vu comment certains de ces derniers ont été écartés de manière peu cavalière – force est de constater que, au final, ce vingt-troisième tome des Chevaliers du Zodiaque est tout aussi bon que ses prédécesseurs et permet a la série de maintenir un niveau qu’on ne lui connaissait plus depuis la Bataille du Sanctuaire. Alors certes, dans ces premiers pas de nos héros dans un monde des ténèbres fortement inspiré de celui de La Divine Comédie de Dante, le lecteur pourra être dubitatif en découvrant le premier Spectre qu’affrontent Seiya et Shun, un certain Charon, personnage franchement ridicule qui nous renvoi aux pires heures de la saga. Fort heureusement, la suite est d’un tout autre niveau et nos héros vont rencontrer des adversaires oh combien charismatiques, comme Rune du Balrog, Juge des Enfers, Pharaon du Sphinx et même… un Chevalier d’Argent, Orphée de la Lyre, qui semble avoir prit fait et cause pour Hadès. Bref, coté charisme, c’est du tout bon et justement, s’il y a un personnage qui écrase quasiment tous les autres de ce coté là, c’est bel et bien Kanon, désormais revêtu de l’Armure d’Or des Gémeaux et qui, d’entrée de jeu, met en difficulté un certain Rhadamanthe ! Bref, vous l’avez compris, ce nouveau tome de la Guerre Sainte contre Hadès redistribue pas mal les cartes, change les lieux mais, et c’est le principal, est toujours aussi bon, et ce, pour notre plus grand plaisir !


Points Positifs :
- Les débuts de la partie des Enfers sont vraiment bons, avec quelques figures majeures comme Rune du Balrog, Pharaon du Sphinx ou le légendaire Orphée de la Lyre, le Chevalier d’Argent aussi puissant que les Chevaliers d’Or !
- Kanon, désormais revêtu de l’Armure d’Or des Gémeaux, est au sommet de sa puissance et fait preuve de toute sa puissance face a Rune et Rhadamanthe. La manière dont il massacre une dizaine de Spectres le montre bien…
- C’est Seiya et Shun qui tiennent le haut de l’affiche dans cet album mais cela n’est guère déplaisant, surtout que l’on commence à se poser quelques questions au sujet du second et de son lien avec Hadès.
- Quelques scènes d’humour plutôt plaisantes.
- Pour ce qui est des dessins, c’est du très bon Kurumada, ce qui ravira les amateurs du mangaka et il faut reconnaitre que certaines planches sont magnifiques.
- Une couverture qui a quelque chose à voir avec le contenu ! Fichtre, c’est l’une des seules fois que cela arrive !

Points Négatifs :
- Le combat face a Charon, personnage un peu ridicule comme il en était déjà apparu quelques uns dans la série depuis ses débuts.
- Quel dommage que Milo, Aiolia et Mu aient été écartés…

Ma note : 8/10

samedi 19 août 2017

13 REASONS WHY – SAISON 1


13 REASONS WHY – SAISON 1      

Clay Jensen, un adolescent de dix-sept ans, reçoit une boîte contenant sept cassettes de la part d'une de ses amies, Hannah Baker, qui a mis fin à ses jours quelques semaines plus tôt. Ces sept cassettes, composées chacune de deux faces à écouter, contiennent chacune des treize raisons qui ont poussé Hannah à prendre cette décision. Chaque face correspond également à une personne qu'elle considère comme responsable de son acte. Perturbé par la réception de ces cassettes, Clay va vite découvrir au fur et à mesure des révélations d'Hannah que ses camarades ne sont pas vraiment ce qu'ils laissent paraître.


13 Reasons Why – Saison 1
Réalisation : Brian Yorkey
Scénario : Tom McCarthy
Musique : Eskmo
Production : July Moon Productions, Kicked to the Curb Productions, Anonymous Content et Paramount Television
Genre : Drame
Titre en vo : 13 Reasons Why – Season 1
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 31 mars 2017 – 31 mars 2017
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 56 minutes

Casting :
Dylan Minnette : Clay Jensen
Katherine Langford : Hannah Baker
Christian Navarro : Tony Padilla
Alisha Boe : Jessica Davis
Brandon Flynn : Justin Foley
Justin Prentice : Bryce Walker
Miles Heizer : Alex Standall
Ross Butler : Zach Dempsey
Devin Druid : Tyler Down
Amy Hargreaves : Lainie Jensen
Derek Luke : Kevin Porter
Kate Walsh : Olivia Baker
Josh Hamilton : Matt Jensen
Brian d'Arcy James : Andy Baker
Michelle Selene Ang : Courtney Crimsen
Sosie Bacon : Skye Miller
Steven Weber : le principal Gary Bolan
Mark Pellegrino : shériff Standall
Henry Zaga : Brad
Steven Silver : Marcus Cole
Tommy Dorfman : Ryan Shaver
Ajiona Alexus : Sheri
Keiko Agena : Pam Bradley
Brandon Larracuente : Jeff Atkins
Timothy Granaderos : Montgomery de la Cruz

Mon avis : Indéniablement, 13 Reasons Why fait parti de ce genre d’œuvres qui ne laissent personne indifférent, et ce, que cela soit en bien comme en mal ; ainsi, si certains ont put portées aux nues cette série de chez Netflix, louant ses louanges, encore et encore, d’autres n’ont pas hésités à la descendre en flèche, ne pointant du doigt que ses défauts. Les choses, comme souvent, ne sont pas aussi simples et si, effectivement, on peut regretter principalement deux choses, c’est-à-dire, la longueur excessive de certains épisodes qui ne se justifiait pas et la solution de facilité qui fut de nous pondre une seconde saison, alors que cela n’était pas forcément nécessaire, force est de constater que, pour le reste, 13 Reasons Why est une bonne, que dis-je, une très bonne série. Il faut dire que malgré mon peu d’attrait pour ces histoires mettant en scène des adolescents et leur vie au lycée, rien qu’en lisant le postulat de départ de cette série, j’ai été attiré par celle-ci : une jeune fille s’est suicidé, elle a enregistré sa confession sur des K7 audio et un de ses amis les écoute afin de savoir pourquoi elle avait commis ce geste fatal. Bien sur, le spectateur n’est pas dupe et comprendra aisément qu’il faudra patienter jusqu’au tout dernier épisode pour connaitre les tenants et les aboutissements de ce suicide, cependant, et c’est là une des grandes forces de ce 13 Reasons Why, c’est que, en se concentrant sur un protagoniste lors de chaque épisode, en mêlant habilement passé et présent et, accessoirement, en nous rappelant au passage les ravages commis par les harceleurs et comment cela peut entrainer certains gamins au suicide, nous avons là une œuvre bien plus profonde qu’on aurait put le penser de prime abord. Bien évidement, il y a les jeunes acteurs qui ne sont pas pour rien pour la réussite de cette série et si, bien évidement, les deux protagonistes principaux sont ceux qui brillent le plus, quand je pense a des Justin, des Alex ou des Jessica, pour ne citer que les plus évidant, je me dis que 13 Reasons Why brille également de par ses protagonistes qui marquent durablement les esprits. Bref, une série dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à il y a peu de temps mais qui m’a franchement emballer, pour ne pas dire, captiver même par moments. Quand au besoin d’une seconde saison ? Selon moi, ce n’était pas nécessaire, mais bon, vu le final de la première et vu ce que celui-ci laisse sous entendre comme suite possible, je me dis que celle-ci pourrait fort bien être intéressante…


Points Positifs :
- Traiter du harcèlement en milieu scolaire et du suicide chez les adolescents n’est pas une chose aussi simple qu’on pourrait le penser, or, cette série y parvient et le fait d’ailleurs de manière fort intelligente. Ainsi, d’épisodes en épisodes, on découvre petit à petit comment une adolescente, moqué de tous, bascule de plus en plus au point de commettre l’irréparable.
- Chapeau bas a la quasi-intégralité du casting – pour la plupart composé d’acteurs plutôt jeunes – pour la manière dont ils campent les nombreux protagonistes. Bien évidement, Dylan Minnette et Katherine Langford qui jouent les deux personnages principaux crèvent l’écran, mais ceux qui interprètent Alex, Justin ou Jessica ne sont pas en reste.
- 13 épisodes, 13 faces de cassettes à écouter et un personnage mis en avant à chaque fois. Le déroulement de la saison est simple mais terriblement efficace, surtout qu’il nous permet, petit à petit, d’en apprendre davantage sur les causes et les responsabilités de chacun quand au suicide de Hanna Baker.
- Certaines scènes sont dures, très dures mêmes, cependant, elles ne font, finalement, que retranscrire une certaine violence quotidienne ayant lieu en milieu scolaire ; car bon, si tout arrive a Hanna Baker, tout le monde a dut subir au moins une fois des brimades ou s’est moquer de quelqu’un…
- Même si l’on peut être dubitatif quand a l’intérêt d’une suite, les pistes annoncées n’en restent pas moins intéressantes.
- Les fans de Grey’s Anatomy retrouveront avec plaisir Kate Walsh.

Points Négatifs :
- Certains épisodes sont beaucoup trop longs et l’on peut douter de l’intérêt de prolonger excessivement certains de ces derniers – curieux tout de même que certains épisodes duraient 40 mn tandis que d’autres flirtaient allègrement avec les une heure !?
- Si 13 Reasons Why s’était conclu au bout d’une saison, on aurait été proche de la perfection, une suite n’étant pas nécessaire.
- Certains personnages sont un poil trop stéréotypés.

Ma note : 8/10

vendredi 18 août 2017

LE FABULEUX MAURICE ET SES RONGEURS SAVANTS


LE FABULEUX MAURICE ET SES RONGEURS SAVANTS

Les déchets magiques de l'Université de l'Invisible ont transformé le chat Maurice et les rats des environs en créatures super intelligentes, dotées de parole et d'une conscience du monde très aiguë. Maurice est devenu le roi de l'arnaque. Avec sa bande de rats, il parcourt les cités qu'il pille joyeusement en simulant des invasions, grâce à un complice benêt, le joueur de flûte. Mais arrivés à Bad Igoince, la petite bande tombe sur un os. Un village sans rats où vivent pourtant des chasseurs de rats, voilà qui est étrange. Voire carrément malsain...


Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 06 novembre 2001
Edition Française : 10 avril 2008
Titre en vo : The amazing Maurice and his educated rodents
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 285

Mon avis : Terry Pratchett et sa longue saga du Disque Monde... Je dois avouer que bien que connaissant l’auteur et son œuvre culte depuis des années (mais, pour les amoureux de la Fantasy et de SF, qui n'en a jamais entendu parler ?), je ne m’étais jamais hasardé à plonger dans l'un de ses romans. Peut être préférais je, avant, découvrir des œuvres dites plus« sérieuses », laissant pour plus tard cette saga humoristique qui parodie si bien les travers de Tolkien et de ses suiveurs. Mais a force d’attendre, le temps s’écoulait et peut-être que sans ce brave Maurice et ses rats, je n’aurais jamais franchis le pas ? Cependant, un livre qui a pour personnages principaux un chat, des rats et un joueur de flûte ne pouvait qu'interpeller ma curiosité. Et je ne le regrette pas le moins du monde car franchement, quel agréable moment j’ai passé a la lecture de ce Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants. Bien évidement, vu que c’était du Pratchett et pour tout le bien que j’en avais entendu parler depuis des années, je m’attendais a rire et sur ce point, je ne fus pas déçu, mais il y a humour et humour, et dans le cas présent, Maurice n’est pas un humour bête mais plutôt un humour fin : en effet, Pratchett manie a la perfection l'art de la parodie, sachant mêler les légendes les plus connues comme celle du fameux joueur de flûte qui ère de villages en bourgs afin de chasser les rongeurs aux contes animaliers ; et l'on y croit ! Dès le début de l’ouvrage, on rentre dans le feu de l'action avec l'attaque de la diligence et l'intervention des rats, et voir ceux ci discuter le tout naturellement du monde me sembla parfaitement naturel. Mais l’auteur y est pour beaucoup, sachant donner a ses personnages principaux (mais également aux secondaires, ce qui est un tour de maître) une personnalité différente pour chacun, mais détaillée et crédible. Maurice, bien sur, calculateur et intéresser comme peut l’être un chat, mais a l’âme plus noble qu'il le croit lui même. Pistou, l’idéaliste qui rêve d'un grand destin pour son peuple. Noir Mat, meneur dans l’âme. Pur-Porc, le vieux chef, peut être le plus touchant, regrettant l’ancienne vie et ses règles simples ou il ne fallait pas réfléchir. Keith, le joueur de flûte, bien plus malin que l'on pourrait croire. Et pour finir, car je ne souhaite pas détailler tous les personnages même si l’envie est forte, Malicia, qui pour elle, chaque instant de l’existence a un rapport avec les contes de fées et est prétexte a une grande aventure. Alors, l'on suit avec plaisir les diverses péripéties de ces héros, dans des moments dramatiques ou plus heureux. Entre les nombreuses scènes d’action qui parsèment l’histoire, celles remplies d'humour, ou les autres, plus calmes, où des petits rongeurs pensent a l'avenir, au but de l'existence, a leur créateur, on ne s'ennuie pas une seconde. Et lorsque l'on sait que le mystérieux Roi des Rats rode, le plaisir ne peut en être que décuplé ! Et comme l'on est dans un conte, bien entendu, la fin ne sera pas malheureuse... Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants vous attendent, et il serait dommage de passer a coté d'une œuvre aussi réussie et rafraichissante. Personnellement, si les autres volumes du Disque Monde sont de la même veine, tout ceci m’a donné envie de découvrir le reste de la saga.


Points Positifs :
- Pour la petite histoire, Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants n’est pas un volume officiel du Disque Monde mais en fait, un ouvrage davantage destiné aux plus jeunes (pourtant, en le lisant…), cependant, pour un truc soit disant a part, quel coup de maitre de la part de Terry Pratchett, un auteur que je découvre donc par le biais de ce roman, et qui livre là une œuvre a la fois humoristique mais bien plus fine et touchante qu’on ne pourrait le penser de prime abord.
- Une belle petite flopée de personnages hauts en couleurs avec, en tête de liste, Maurice, bien sur, ce chat magouilleur mais qui n’en possède pas moins un cœur d’or, Malicia, franchement drôle dans son obsession des contes de fées, et, bien sur, les divers souris comme Pistou, Noir Mat ou Pur-Porc.
- Oui, c’est de la Fantasy burlesque c’est-à-dire que les canons du genre sont utilisés et parodiés à l’extrême, cependant, avec talent et c’est le principal.
- La légende du Joueur de Flute de Hamelin, celle du Roi des Rats… Pratchett use avec talent de celles-ci dans son histoire.

Points Négatifs :
- Certains, hélas, trouveront tout cela un peu trop enfantin – hein, quoi, comment, un truc avec des chats et des rats qui parlent – voir trop simpliste, préférant sans nul doute des œuvres plus sérieuses. Dommage car si ce récit est destiné a un public plus jeune, il n’en reste pas moins excellent dans son ensemble.
- La fin est un peu trop rapide de mon point de vu… j’aurai préféré quelques pages supplémentaires histoire de connaitre un peu le sort de tous les protagonistes. Mais bon, dans l’ensemble, c’est un roman plutôt court et c’est peut-être là où le bat blesse.

Ma note : 7,5/10
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