mercredi 18 octobre 2017

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – MÉCOMPTES DE FÉES


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – MÉCOMPTES DE FÉES

Une vieille sorcière à l'agonie lègue sa baguette magique (qui transforme toutes choses en citrouilles) à Magrat Goussedail, à charge pour celle-ci d'aller à Genua, au bout du monde, et d'empêcher le mariage du prince local avec une servante. Deux autres sorcières, Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg, l'accompagnent dans un voyage qui fera traverser bien des royaumes. Arrivées à destination, elles rencontrent le petit chaperon rouge et les trois petits cochons. Il faut se rendre à l'évidence : les trois sorcières sont sur le territoire des contes, où elles seront soumises aux redoutables pouvoirs de l'imaginaire manipulés par la « bonne fée » Lilith. Les servantes sont là pour épouser les princes et les mères-grands pour se jeter dans la gueule du loup. Mais quand Magrat vient au bal chaussée de verre, le destin hésite et Mémé Ciredutemps se bat contre sa propre sœur, semant la panique chez les convives. On a l'impression qu'elles se sont trompées de conte, mais une chance leur sera encore donnée de rentrer chez elles pour y raconter leurs exploits.


Les Annales du Disque-Monde – Mécomptes de Fées
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 25 septembre 1991
Edition Française : 07 mars 2011
Titre en vo : Witches Abroad
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 336

Mon avis : Ce douzième volume des Annales du Disque-Monde voit le retour des trois sorcières de Lancre, et ce, pour notre plus grand plaisir. Souvenez vous, nous avions laissé Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail a l’issu du l’excellent Trois Sœurcières, où elles étaient aux prises, dans la plus pure tradition Shakespearienne, avec des complots, des fantômes et autres usurpateurs du trône. Véritable petit bijou d'humour et hommage non dissimulé au maître, Trois Sœurcières était si bon que l’envie de retrouver nos héroïnes était forte, pourtant, si le plaisir de les retrouver était certain, le jeu des comparaisons serait inévitable. Alors, qu’en est-il de ce Mécomptes de Fées ? Tout d'abord, je dois reconnaître que j' attendais avec impatience la suite des aventures de nos trois Sœurcières et, comme vous avez pu le constater en lisant le résumé un peu plus haut, les voir plongées dans un univers de contes de fées promettait énormément. Les clins d'œil aux contes sont légions et, sans aucune exagération, tous réussis. Que cela soit La Belle au Bois Dormant, Le Petit Chaperon Rouge, Le Magicien d’Oz ou même Les Trois Petits Cochons, ceux-ci viennent égailler le récit, pour notre plus grande joie et, a ce propos, Terry Pratchett a, une nouvelle fois, parfaitement obtenu un résultat au delà de nos espérances. Les situations cocasse s'enchaînent a un rythme effréné et, il faut bien l'avouer, sur ce terrain là, nos sorcières sont impayables, ne serais ce que grâce a leurs caractères si différents les unes des autres qui leur en fait voir de toutes les couleurs. Le récit, quand a lui, se décompose en deux parties : le voyage de nos héroïnes (le plus réussit a mon avis) et, leur séjour a Genua. Si la première restera dans les annales (c'est le cas de le dire) comme une odyssée ubuesque et inoubliable, le second, même si l'aspect humoristique est toujours présent, n’en est pas moins plus sombre. A ce propos, l’auteur réussi à nous surprendre en nous dépeignant ce fameux royaume de conte de fées comme une copie de la Louisiane, ce a quoi, je dois avouer que je ne m'attendais pas le moins du monde. Cependant, après un petit a priori géographique, je trouve que Pratchett sans sort plutôt bien, et que son idée n’était pas mauvaise, ne serais ce que pour mettre en parallèle la magie occidentale que l'on connaît bien, et le Vaudou. Alors, Mécomptes de Fées est il est une réussite ? Sincèrement, c'est un bon livre, plaisant à lire et où l'humour n’est jamais bien loin. Mais pour répondre a ma question posée en préambule, Trois Sœurcières lui est intrinsèquement supérieur, ce qui n'est pas désobligeant pour ce conte de fée qui vous fera passer un très bon moment, ne serais ce que pour nos sorcières préférées... Mais j’y pense : et si en plus, je vous disais que Gollum lui même fait une courte apparition ? Eh oui, il était imprévisible ce Pratchett…


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver nos trois sorcières de Lancre, Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail, personnages parmi les plus réussis de l’ensemble du cycle du Disque-Monde.
- Pratchett use fort habilement des contes de fées et c’est un véritable régal que de suivre une intrigue où fourmillent moult références à ces derniers.
- La première partie, celle du voyage jusqu’à Genua, est la plus réussie du roman et nous fera exploser de rire tellement les situations coquasses s’enchainent les unes aux autres.
- L’idée de faire de Genua, le royaume de contes de fées, un équivalent du Disque de la Louisiane surprend de prime abord mais s’avère être plutôt payante.
- Qui dit Louisiane dit Vaudou, le Baron Samedi, etc.
- Gredin, le chat de Nounou Ogg, un personnage a part entière qui mérite le détour !

Points Négatifs :
- Si la seconde partie, qui se déroule a Genua, reste haute en couleur et plutôt bonne, elle apparait tout de même inférieur au feu d’artifice que fut le voyage entre Lancre et le royaume de contes de fées.

Ma note : 8/10

mardi 17 octobre 2017

AMERICAN HORROR STORY – FREAK SHOW


AMERICAN HORROR STORY – FREAK SHOW

Samedi 3 septembre 1952, dans la ville de Jupiter en Floride, Bette et Dot Tattler, des sœurs jumelles siamoises, sont livrées à un hôpital local après qu’un laitier les a retrouvées blessées dans leur maison, tout près de leur mère décédée. Alors que les nouvelles se propagent quant à l’existence de ces jumelles, la principale dirigeante du freak show régional, Elsa Mars, leur rend visite pour tenter de les recruter afin qu’elles rejoignent sa troupe. Bien que sceptiques, les jumelles acceptent et déménagent pour s’installer avec Elsa et son escouade de « monstres », comprenant entre autres Jimmy Darling, un garçon atteint de syndactylie et sa mère, Ethel Darling, une femme à barbe. Il est montré que Jimmy gagne en réalité plus d’argent que lors des représentations en utilisant sa difformité pour doigter des femmes aux foyers de la ville. Pendant ce temps, Twisty, un clown tueur, assassine le petit ami d’une adolescente et les parents d’un jeune garçon, emprisonnant ensuite les seules victimes encore vivantes dans un vieil autobus.


American Horror Story – Freak Show
Réalisation : Ryan Murphy
Scénario : Ryan Murphy
Musique : James S. Levine
Production : 20th Century Fox Television
Genre : Horreur
Titre en vo : American Horror Story – Freak Show
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : FX
Diffusion d’origine : 8 octobre 2014 – 21 janvier 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 50 minutes

Casting :
Sarah Paulson : Bette & Dorothy « Dot » Tattler
Evan Peters : Jimmy Darling
Michael Chiklis : Wendell « Dell » Toledo
Frances Conroy : Gloria Mott
Denis O'Hare : Stanley
Emma Roberts : Maggie Esmerelda
Finn Wittrock : Dandy Mott
Angela Bassett : Desiree Dupree
Kathy Bates : Ethel Darling
Jessica Lange : Elsa Mars
John Carroll Lynch : Twisty
Grace Gummer : Penny
Skyler Samuels : Bonnie Lipton
Naomi Grossman : Pepper
Patti LaBelle : Dora Ross
Jyoti Amge : Mahadevi « Ma Petite » Patel
Erika Ervin : Amazon Eve
Mat Fraser : Paul
Rose Siggins : Suzi
Major Dodson : Corey Bachman
Ben Woolf : Meep
Christopher Neiman : Salty
Gabourey Sidibe : Regina Ross
Ann McKenzie : Eudora Tattler
Edward Gelhaus : Wendell « Dell » Toledo jeune
Kazue Fukiishi : Takako
Ramona Tyler : Mildred Bachman
Lee Tergesen : le père de Penny
Drew Rin Varick : Toulouse
Chrissy Metz : Barbara
Wes Bentley : Edward Mordrake
Celia Weston : Mademoiselle Hennings
Matthew Bomer : Andy
Lily Rabe : Sœur Mary Eunice McKee
Danny Huston : Massimo Dolcefino
Mare Winningham : Rita Gayheart
Neil Patrick Harris : Chester Creb
Jamie Brewer : Marjorie
Angela Sarafyan : Alice

Mon avis : L’attente, pour ma part, aura été longue, fort longue même puisqu’il m’aura fallut attendre trois longues années, sensiblement, pour enfin, découvrir la quatrième saison de cette sympathique série horrifique qu’est American Horror Story, Freak Show de son petit nom. En effet, ce fut fin 2014 que je me lançais dans le visionnage des trois premières saisons de cette série, c’est-à-dire, Murder House, Asylum et Coven. Curieusement, alors que j’étais si bien lancé et que, je dois l’avouer, de par sa thématique abordée – c’est-à-dire, les cirques itinérants de monstres comme il en existait au début du vingtième siècle – ce Freak Show m’attirait énormément, j’ai laissé passé le temps, repoussant toujours a plus part le visionnage de cette quatrième saison. Une quasi hérésie, donc, enfin réparée, mais ceci étant dit, le résultat fut-il a la hauteur de mes espérances, est-ce que les trois années d’attente ont-elles values le coup ou non ? Eh bien en fait, oui et non, car oui, après coup, il apparait que le visionnage de Freak Show m’aura laissé plus que mitiger quand a l’intérêt de cette quatrième saison de American Horror Story. Pourtant, et comme je l’avais souligner, le postulat de départ de Freak Show avait tout pour me plaire : étant un fan absolu du film de Tod Browning, le célèbre Freaks, connaissant plutôt bien ces fameux cirques itinérants qui connurent la gloire a la fois en Amérique comme en Europe, au début du vingtième siècle, et qui proposaient souvent moult curiosités et autres bizarreries médicales comme des siamois, des femmes a barbe ou des nains, il était évidant que voir une saison complète de American Horror Story consacré  a la chose annonçait, du moins a mes yeux, bien des promesses. Et sur pas mal de points, je n’ai pas été déçu : pour le casting, une fois de plus tout simplement excellent, pour la mise en scène, les décors, l’ambiance et ce coté fourre tout propre a la série, le fan qui apprécie cette dernière depuis ses débuts ne peut que se réjouir de découvrir, une fois de plus, Jessica Lange, Sarah Paulson et compagnie dans les situations les plus abracadabrantesques. Cependant, si l’histoire, par moments, est prenante, il faut le reconnaitre, si tout cela fourmille de bonnes idées et reste, dans l’ensemble, suffisamment bon pour que l’on a envie de suivre la série jusqu’au bout, il apparait tout un tas de faiblesses, en trop grand nombre selon moi, qui font que, au final, après les excellents Asylum et Coven, ce Freak Show apparait comme étant nettement inférieur, qualitativement parlant. Raccourcis faciles par moments, pistes intéressantes trop rapidement expédiées, protagonistes qui se font massacrer les uns après les autres sans grand panache parfois font que, malgré des qualités indéniables et des acteurs, il faut le reconnaitre, au top, cette quatrième saison de American Horror Story est loin de l’excellence d’un Asylum, summum absolu de la série jusqu’à ce jour. Dommage donc, surtout que je l’aurai attendu longtemps cette saison, mais bon, comme dirait l’autre : on ne peut pas toujours gagner a tous les coups…


Points Positifs :
- Le postulat de Freak Show est fort intéressant puisqu’il s’intéresse a ces cirques itinérants qui, il y a sensiblement un siècle, émerveillaient le public occidental en présentant des curiosités médicales comme des femmes a barbes, des siamois, des nains, des géants, des hommes troncs, etc.
- Un bel hommage au Freaks de Ted Browning.
- Encore une fois, un casting a la hauteur et si Sarah Paulson, Evan Peters, Frances Conroy, Angela Basset ou Kathy Battes sont fidèles à leur réputation, je tirerais, une fois de plus, mon chapeau bien bas à la sublime Jessica Lange !
- Ambiance, décors, costumes, effets spéciaux sont, majoritairement, assez réussis et nous permettent de nous imprégner au mieux de ces épisodes, surtout que, dans l’ensemble, l’intrigue générale est assez prenante.
- Jessica Lange qui chante Life on Mars et Heroes, deux grands moments !
- Sympa le petit lien fait avec Asylum.

Points Négatifs :
- La série a franchement un peu de mal à démarrer au début, puis, après quelques épisodes très réussis, son final, pourtant réussi, apparait comme étant un poil trop rapide. Dommage car cette absence de rythme constant nuit énormément a la qualité générale de l’ensemble.
- Je n’ai strictement rien contre le fait que des protagonistes meurent, quand au massacre de l’avant dernier épisode, je le trouve plutôt réussi, mais bon, au bout d’un moment, trop c’est trop et je trouve que certains protagonistes n’ont pas la mort qu’ils méritaient…
- Il y a de bonnes idées, certaines pistes sont abordées puis abandonnées en court de route ou traitées a la va vite car tel personnage meurt subitement. Mouais, bof.
- Certes, ce n’était pas évidant de nous pondre des jumelles siamoises crédibles, mais bon, sincèrement, a chaque fois que Sarah Paulson apparaissait a l’écran, j’avais beaucoup de mal a y croire…

Ma note : 7/10

ALL-NEW THOR – TOME 1


ALL-NEW THOR – TOME 1

Jane Foster est dans un hôpital. Pendant que Volstagg l’attend, elle suit une chimiothérapie pour vaincre son cancer. Le traitement est inopérant, puisque à chaque fois qu'elle se transforme en Thor, cela annule les effets des soins. Alors qu’elle est en pleine perfusion, la télévision annonce la chute de la station spatiale de la société Roxxon, ce qui l’oblige à partir au plus vite et à s'y rendre pour apporter son aide. Sur place, et après avoir arrêté la chute de la station, elle se rend compte que le responsable n'est autre que Malekith. Les preuves parlent d’elle-même : ce sont des cadavres d’elfes qui ont provoqué la destruction de la station. Elle se rend ensuite à Asgard, en profite pour prendre conseil auprès de Freyja, avant de se décider de partir à la recherche de Malekith. Ce dernier a noué une alliance avec Loki. Notre héroïne se retrouve à Alfreim où fait rage la guerre des elfes.


All-New Thor – Tome 1
Scénario : Jason Aaron
Dessins : Russel Dauterman
Encrage : Russel Dauterman
Couleurs : Matthew Wilson
Couverture : Olivier Coipel
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : The Mighty Thor – Vol. 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 28 juillet 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 13 septembre 2017
Nombre de pages : 136

Liste des épisodes
The Mighty Thor 1-6

Mon avis : Depuis Secret Wars, énième event soit disant de la mort qui tue de chez Marvel, j’ai quasiment abandonné la Maison des Idées, préférant, et de loin, me consacrer aux comics de la concurrence. Il faut dire que, a force de relances, de morts, de résurrections et de personnages qui tournent en rond, il était logique qu’au bout d’un moment, tout cela finisse par me lasser, pour ne pas dire me dégouter. Pourtant, parmi les productions pré-Secret Wars, une série avait sut attirer mon attention : The Mighty Thor, œuvre de Jason Aaron au scénario et de Russel Dauterman aux dessins. En partant du postulat que le dieu du tonnerre, Odinson, n’était plus digne de brandir son marteau et que celui-ci fut remplacer par une femme, la série, d’entrée de jeu, avait plutôt diviser les fans, certains étant indignés que Thor puisse être devenu un personnage féminin, les autres appréciant la chose et, surtout, sans a priori, constatant que la série était franchement excellente, ce qui, ma foi, est le principal. Ainsi, avant Secret Wars, The Mighty Thor fut l’une des rares séries de chez Marvel qui sortait du lot, qui méritait le détour et, forcément, c’était avec une grande impatience que j’attendais la publication en album de la suite, histoire de découvrir la suite des aventures hautes en couleur de Jane Foster. Et, franchement, je n’ai pas été déçu ! Il faut dire que le duo Aaron/Dauterman, une fois de plus, fonctionne a merveille, et c’est avec un grand plaisir que l’on retrouve donc notre héroïne, mourante puisque atteinte d’un cancer et que ses multiples transformations en déesse du tonnerre l’empêchent de guérir, mais toujours aussi volontaire pour affronter a la fois les mesquineries d’un Malekith et de ses alliés – l’entreprise Roxxon, les géants, Loki, l’Enchanteresse – mais aussi celles d’Odin, touché dans sa virilité par les agissements de sa femme mais aussi par le fait que son fils ne soit plus le porteur de Mjolnir. Hauts en couleurs, rythmés, captivants, les six épisodes qui composent cet album sont un pur régal et démontrent, une fois de plus, que l’important, au final, ce n’est pas de savoir si Thor est un homme ou une femme mais plutôt qu’il y ait de bonnes histoires à raconter et des dessins superbes pour ravir nos yeux. Cela tombe bien, les deux sont au rendez vous, alors, pourquoi se plaindre !?


Points Positifs :
- La suite des aventures de Jane Foster en déesse du tonnerre sont tout bonnement excellentes et confirment de fort belle manière tout le bien que l’on pensait de cette série avant Secret Wars. Certes, l’effet de surprise est passé depuis longtemps mais le duo Aaron/Dauterman est toujours aussi inspiré pour nous offrir des intrigues terriblement efficaces et captivantes.
- L’arrivée de Loki change pas mal la donne et le dieu du mensonge brille de mille feux au cours de ces six épisodes. Toujours aussi fourbe, par moments incompréhensible, c’est un véritable régal que de le suivre tout au long des pages qui composent cet album.
- Les dessins de Russel Dauterman sont un pur régal pour les yeux et, forcément, sont pour beaucoup pour la réussite de cette série.
- Une couverture enfin a la hauteur !

Points Négatifs :
- Une fois de plus, Panini est critiquable… mais pourquoi donc avoir changé le titre de la série qui est The Mighty Thor pour nous imposer un All-New Thor ? Il me semble que cela aurait mieux que ce tome soit le troisième de la série plutôt que de modifier son nom d’une manière aussi stupide…

Ma note : 8/10

lundi 16 octobre 2017

MOURA


MOURA

Ana Moura

1 – Moura encatada (Manuela de Freitas) 4:43
2 – Fado dançado (Miguel Araújo Jorge) 2:16
3 – Desemparo (Márcia Santos) 3:36
4 – Dia de folga (Jorge Cruz) 2:37
5 – Lilac Wine (James Shelton) 4:15
6 – Ai eu (Pedro da Silva Martins / Luis José Martins) 4:37
7 – Eu entrego (Edu Mundo) 2:44
8 – Agora é que é (Pedro Abrunhosa) 3:10
9 – Cantiga de abrigo (Samuel Úria) 3:54
10 – O meu amor foi para o Brasil (Carlos Tê) 2:50
11 – Ninharia (Maria do Rosário Pedreira / Fado Carlos da Maia) 4:17
12 – Tens os olhos de Deus (Pedro Abrunhosa) 5:17
13 – Não quero nem saber (Kalaf Epalanga / Sara Tavares) 3:05
14 – Moura (José Eduardo Agualusa / Toty Sa’Med) 4:13


Moura
Musicien : Ana Moura
Parution : 27 novembre 2015
Enregistré : août – septembre 2015
Durée : 52:03
Genre : Fado, Folk, Pop
Producteur : Larry Klein
Label : Universal Music Portugal, S.A.

Musiciens :
Ana Moura : chant
Angelo Freire : guitare portugaise
Dan Lutz : basse
Dean Parks : guitare, guitare acoustique, mandoline, pedal-steel guitare
Pedro Soares : nylon string guitare
Peter Korpela : percussions
Pete Kuzma : orgue Hammond B-3, piano, piano électrique
Vinnie Colaiuta : batterie
Omara Portuondo : chant sur Eu entrego
Larry Klein : claviers
Tim Palmer : mellotron
Thomas Dybdahl : guitare

Mon avis : Bon, je ne vais pas vous mentir, malgré le fait que je sois portugais, je ne suis pas un grand spécialiste de fado, musique traditionnelle qui est immédiatement associée a tout lusitanien qui se respecte – un peu comme la morue, quoi que, sur ce point là, je suis plus fin connaisseur mais ceci est une autre histoire. Quoi qu’il en soit, sans être un connaisseur, je ne suis pas non plus un parfait néophyte de la chose et, au cours de mon existence, j’ai eu maintes fois l’occasion d’écouter mains interprètes, hommes et femmes, porter bien haut le fado, un style musical qui colle si bien a la fameuse saudade typiquement portugaise – n’en déplaise a certains qui usent du qualitatif a toutes les sauces. Mais il me manquait, du moins sur ce blog, un album à écouter et a vous proposer, ce qui serait bien évidement une première, et, ici, mon choix fut en fait assez facile et se porta le tout naturellement du monde sur Moura, dernier opus en date d’une certaine Ana Moura, sans nul doute la chanteuse de fado la plus connue au monde de nos jours, celle dont le talent, indéniable au demeurant, lui aura permis de conquérir un public de fidèles au-delà des frontières du Portugal, celle qui se permit même le luxe de collaborations plutôt prestigieuses avec Mick Jagger et Prince, ce qui, ma foi, n’est pas rien. Alors bien entendu, avec Ana Moura, nous abordons le fado moderne et a l’écoute de cet album, il apparait clairement que si la majorité des titres sont parfaitement typés, il apparait néanmoins quelques titres plus rythmés, plus pops, plus latinos dans leurs approches, quand a ceux dont les oreilles sont un peu familiarisées au fado, ils noteront également l’omniprésence d’instruments comme la guitare électrique et les orgues. Bref, un melting pot plutôt étonnant mais qui n’en fonctionne pas moins, le mélange des genres étant plutôt agréable a l’écoute, permettant également, au passage, au fado, genre musical assez ancien, a se renouveler de fort belle manière. Naviguant au dessus des instruments, il y a bien évidement la voix sensuelle et rauque d’Ana Moura, excellente interprète qui brille de mille feux sur cet album, confirmant au passage, tout le bien que l’on pouvait penser d’elle depuis quelques années. Bref, Moura, sixième album studio d’Ana Moura n’est peut-être pas le disque le plus connu au monde et est passé, sans nul doute, inaperçu aux yeux du grand public, mais bien évidement, cela importe peu : après tout, ce n’est pas la première fois que cela arrive et le plus important, c’est que les connaisseurs, eux, se seront jeter dessus…


Points Positifs :
- N’étant pas un spécialiste d’Ana Moura, je n’aurais pas la prétention d’affirmer que Moura est son meilleur album, cependant, après écoute de la chose, il apparait clairement que celui-ci est bon, très bon même, et que, franchement, passé à coté de celui-ci, pour tout amateur de fado ou de world music, serait un crime de lèse majestée !
- Un fort beau mélange des genres dans ce Moura : ainsi, le fado traditionnel côtoie allègrement la pop, les rythmes latinos et si certains titres sentent bon la saudade lusitanienne, d’autres sont nettement plus enjoués. Ajoutons à cela l’usage d’instruments peu communs comme les orgues et les guitares électriques et l’on obtient, au final, un excellent condensé de ce qu’est le fado moderne.
- Ana Moura est indéniablement une interprète fort talentueuse, et puis, il y a sa voix, enrouée et sensuelle, qui damnerai un saint !
- Une pochette assez simple mais assez réussie.

Points Négatifs :
- Il ne faut pas se leurrer : Moura est un album destiné a un certain public de connaisseurs, a des hommes et des femmes qui connaissent le fado, savent l’apprécier, non pas peur de le voir évoluer, et, au passage, n’ont rien contre le mélange des genres et la World-Music. Cela fait beaucoup de conditions ? Certes, mais c’est toujours mieux que d’écouter les niaiseries qui cartonnent au prêt du grand public…

Ma note : 8/10
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