mardi 31 janvier 2017

AMBIENT 1 – MUSIC FOR AIRPORTS


AMBIENT 1 – MUSIC FOR AIRPORTS

Brian Eno

1 - 1/1 (Brian Eno, Rhett Davies, Robert Wyatt) 17:20
2 - 1/2 (Brian Eno) 8:55
3 - 2/1 (Brian Eno) 12:06
4 - 2/2 (Brian Eno) 10:09


Ambient 1 – Music for Airports
Musicien : Brian Eno
Parution : 6 mars 1978
Enregistré : 1978
Durée : 48:32
Genre : Ambient
Producteur : Brian Eno
Label : E.G. Records

Musiciens :
Brian Eno : synthétiseur, piano électrique, chant
Christa Fast : chant (2/1, 1/2)
Christine Gomez : chant (2/1, 1/2)
Inge Zeininger : chant (2/1, 1/2)
Robert Wyatt : piano (1/1, 1/2)

Mon avis : Tout en continuant à travailler avec Bowie à la Trilogie Berlinoise et après avoir tout juste sortit l’excellent Before and After Science, le sieur Brian Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno, plus connu sous le nom de Brian Eno ou de Eno tout court, délaisse définitivement le coté pop de ses débuts de carrière – ce qui, accessoirement, est fort dommage car s’il y a bien une chose que l’on a tendance a oublier avec Eno, c’est que c’était un compositeur et un chanteur diablement doué – afin de repousser encore plus loin les limites de l’expérimentation musicale en nous livrant ce premier volet de Ambiant, le fameux Music for Airports. On a beaucoup plaisanté quand a cet album depuis sa sortie, mis en avant son coté minimaliste, cette musique d’ascenseur ou de salle d’attente, sans grande mélodie, pourtant, ici, la chose était parfaitement assumée par l’ancien de Roxy Music qui souhaitait nous pondre un album qui serait, en quelque sorte, la parfaite bande originale des salles d’attentes des aéroports – d’où son titre – quelque chose qui nous proposerait une musique d’une simplicité absolue et qui pourrait, sans le moindre problème, être interrompue par des annonces micros ou qui ne générait, en aucune façon, les discussions des voyageurs en partance. Le résultat, bien évidement, étonne encore de nos jours et il est clair qu’il faut accrocher au concept, pas évidant d’accès, cependant, si vous adhéré a la chose, alors, ce minimalisme absolu vous entrainera, très loin, vers d’autres cieux où règne un calme absolu et où vous vous sentirez a mille lieux de la folie quotidienne… Un album très particulier, certes, que ce Music for Airports, mais qui aura démontré, en son temps, toute la palette de l’immense talent de l’un des artistes les plus importants de la seconde moitié du vingtième siècle, je veux bien évidement parler de Brian Eno, l’homme qui a s’est toujours présenté comme étant un non musicien.


Points Positifs :
- Amateurs d’ambiant, cet album est incontestablement fait pour vous ! D’un minimalisme absolu, celui-ci vous fera planer, le plus tranquillement du monde, vers d’autres cieux, en attendant, justement, que le prochain avion vous y amène…
- Un Brian Eno qui repousse encore plus loin son processus d’expérimentation et qui, abandonnant pour lui-même le coté pop, bascule définitivement vers l’ambiant, l’électronique et les trucs que l’on écoute le matin, assis en tailleur sur son pouf.
- Si, par la force des choses, il est difficile de juger les morceaux de cet album, le premier se démarque nettement comme étant, de mon point de vu, le plus abouti.

Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même adhérer au concept et il est clair que Music for Airports est un album qui ne plaira pas a tout le monde de par son coté minimaliste assumé. De même, si vous n’appréciez guère l’ambiant, ne perdez pas votre temps…
- Désolé mais la pochette, elle est franchement moche !
- Dommage tout de même que Brian Eno, auteur doué et chanteur agréable, ait définitivement laissé de coté les chansons a proprement parlé pour l’expérimentation.

Ma note : 7,5/10

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 88 – LA RÉPUBLIQUE ET SES PRÉSIDENTS


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 88 – LA RÉPUBLIQUE ET SES PRÉSIDENTS
Janvier/Février 2017

La République et ses Présidents
- Présentation du dossier
- Décembre 1848 : un prince devient président
- Etre président sous la IIIème République
- Raymond Poincaré, le président de la Grande Guerre
- Les déboires de Clémenceau et de Briand
- Le président Millerand : gouverner depuis l’Elysée ?
- René Coty, second président de la IVème République
- Le président élu au suffrage universel
- De Gaulle et l’introuvable légitimité républicaine

Editorial : La « monarchie républicaine » à la française
- Faire de l’Histoire autrement. Entretien avec Philippe de Villiers
- Le billet inattendu de Péroncel-Hugoz : Quand Confucius et Mahomet se rencontrent
- Antoine, un destin inachevé
- Insurgés canadiens contre Empire Britannique
- 1914-1918. Les français face à la Grande Guerre
- Une autre lecture de la Guerre du Pacifique
- Jacques de la Bollardière, compagnon de toutes les libérations
- Dumouriez, héros républicain ou « misérable intriguant » ?
- Jeu. Dumouriez et son temps
- Dinan, une sentinelle sur la frontière bretonne
- La caméra explore l’histoire : Trois de Saint-Cyr
- Actualité des livres historiques
- Un historien, une œuvre : Lucien Febvre

Mon avis : Les élections présidentielles approchant à grand pas, pour ce premier numéro de 2017, La Nouvelle Revue d’Histoire a choisi, de façon plutôt judicieuse, de nous proposer un dossier consacré aux présidents de la République française. Judicieux car collant parfaitement a l’actualité, bien sur, mais plus original qu’on pourrait le penser de prime abord puisque, comme on le découvre très rapidement, ici, on ne s’intéresse pas uniquement aux chefs de l’Etat de la Vème République, comme il est de coutume, mais également à leur prédécesseurs, le tout premier étant, et on l’oublie un peu trop souvent, Louis-Napoléon Bonaparte, celui qui deviendra très rapidement Napoléon III. Du coup, c’est un pan de l’Histoire politique française qui se révèle dans ce dossier puisque, il faut le reconnaitre, la plupart de ces présidents, qu’ils aient été populaires en leur temps ou non, sont quasiment inconnus du grand public de nos jours. Bien évidement, être président avant la Vème République n’est pas tout a fait la même chose et sans aller jusqu’à l’exagération en affirmant que les premiers hôtes de l’Elysée n’étaient là que pour servir de décoration, force est de constater que ceux-ci  ne disposaient pas de grands pouvoirs, ce qui a bien changer depuis De Gaulle. Du coup, la lecture du dossier est plutôt intéressante et l’on apprend pas mal de choses sur ces hommes qui ont occupé la fonction présidentielle sous la IIIème et IVème République. Le problème, et il est de taille, c’est que le dossier en reste là, ou, plus précisément, a la présidence de De Gaulle. Ses successeurs, de manière totalement incompréhensible, brillent par leur absence, et franchement, on a un peu de mal à comprendre pourquoi les six derniers présidents de la République française n’ont pas droit de cité dans ce dossier ? C’est fort dommage car jusque là, ce dernier était plutôt bon, mais cet oubli, ce choix, gâche indubitablement l’impression finale que l’on pouvait éprouver à son encontre. Hum, décidément, parfois, j’ai du mal a saisir certains choix ?!


Points Positifs :
- Le dossier principal nous permet de faire la connaissance ou d’apprendre des choses sur des figures oubliées de notre Histoire ; ainsi, qui, aujourd’hui, ce souvient de René Coty, Alexandre Millerand et bien d’autres ? De même, et cela aussi, le grand public ne le sait plus, les présidents français n’ont pas attendus la création de la Vème République pour exister.
- On comprend mieux, à la lecture de ce dossier, ce qu’était être président sous la IIIème et IVème République.
- Un article intéressant et qui réhabilite un peu Antoine, ancien fidèle de César et qui restera dans l’Histoire pour sa liaison avec Cléopâtre et sa lutte fratricide avec Octave.
- Guerre du Pacifique, révolte des métis canadiens contre l’Empire Britannique, Dumouriez ; oui, il y a de quoi faire à la lecture de ce numéro.

Points Négatifs :
- Malheureusement, le dossier principal ne va pas au bout des choses et il est totalement illogique pour ne pas dire absurde que les successeurs de De Gaulle soient tous aux abonnés absents ! Il me semble tout de même qu’il s’en est passé des choses en France depuis 1969, non !?
- J’ai quand même trouvé ce dossier terriblement court si je dois le comparer à ceux des autres numéros…
- Centenaire de la Grande Guerre oblige, c’est une bonne chose que la NRH revienne régulièrement sur le sujet, cependant, l’article de ce mois ci sent un peu trop le déjà-vu…

Ma note : 7/10

dimanche 29 janvier 2017

LA CHASSE


LA CHASSE

Après un divorce difficile, Lucas, quarante ans, a trouvé une nouvelle petite amie, un nouveau travail et il s'applique à reconstruire sa relation avec Marcus, son fils adolescent. Mais quelque chose tourne mal. Presque rien. Une remarque en passant. Un mensonge fortuit. Et alors que la neige commence à tomber et que les lumières de Noël s'illuminent, le mensonge se répand comme un virus invisible. La stupeur et la méfiance se propagent et la petite communauté plonge dans l'hystérie collective, obligeant Lucas à se battre pour sauver sa vie et sa dignité.


La Chasse
Réalisation : Thomas Vinterberg
Scénario : Thomas Vinterberg et Tobias Lindholm
Musique : Nikolaj Egelund
Production : Film i Väst et Zentropa International Sweden
Genre : Drame
Titre en vo : Jagten
Pays d'origine : Danemark
Langue d'origine : danois, anglais
Date de sortie : 14 novembre 2012
Durée : 115 mn

Casting :
Mads Mikkelsen : Lucas
Thomas Bo Larsen : Theo
Annika Wedderkopp : Klara
Lasse Fogelstrøm : Marcus
Alexandra Rapaport : Nadja
Susse Wold : Grethe
Anne Louise Hassing : Agnes
Lars Ranthe : Bruun
Sebastian Bull Sarning : Torsten
Steen Ordell Guldbrand Jensen : Lars T
Daniel Engstrup : Johan

Mon avis : Ce n’est plus une nouveauté pour moi mais j’apprécier grandement de plus en plus le cinéma danois, ainsi, est-ce en raison d’un certain savoir faire, d’une ambiance particulière ou pour ses acteurs, entre A Second Chance, A War ou Royal Affair, ces derniers mois, j’ai eu l’occasion de découvrir quelques films plutôt bons dans leur ensemble – et encore, je ne parle pas des séries danoises, encore meilleures. Du coup, lorsque l’occasion c’est présentée de voir La Chasse, œuvre du sieur Thomas Vinterberg, je n’ai pas hésité une seule seconde, surtout que le postulat de départ était on ne peut plus alléchant : imaginez donc un homme, accusé a tord de pédophilie, et qui voit quasiment tous ses proches se retourner contre lui. Oui, un synopsis fort et, ma foi, plutôt original car mine de rien, dans le cinéma, lorsque l’on aborde la thématique de la pédophilie, c’est souvent que celle-ci existe bel et bien. Or ici, et vous l’avez compris, le héros est bel et bien innocent, l’enfant, aussi jeune soit-elle, a menti et les adultes, conseillés par les affirmations des soit disant spécialistes, ne peuvent qu’aller dans son sens lorsqu’elle affirme la chose, et ne plus la croire lorsqu’elle revient sur ses accusations. Bref, tout est fait pour que l’accusé – au demeurant, un excellent, comme souvent, Mads Mikkelsen – soit lâché quasiment par tout le monde et voit sa vie se transformer du jour au lendemain en enfer. Mais le pire, en regardant ce film, c’est la crédibilité de celui-ci, car on sait parfaitement que de tels drames ont déjà eu lieu et que des vies ont ainsi été brisés par la faute de mensonges d’enfants – oui, ces derniers mentent aussi, et pas qu’un peu – mais ce n’est pas tout car on ne peut s’empêcher de songer qu’il suffit de pas grand-chose pour que tout a chacun voit sa vie complètement basculée a tout jamais. Justement, sur ce point, il y a bien un défaut a La Chasse et je veux bien évidement parler de sa fin, peu logique en regard de tout le reste car même si certains peuvent finir par ouvrir les yeux sur l’innocence de l’accusé, de là a ce que ce dernier retrouve ses vieux copains comme si de rien n’était – quoi que, au vu de la dernière scène, il y en a au moins un qui le croit toujours coupable mais je n’en dirais pas plus – je trouve cela un peu léger. Mais bon, malgré ce final peu crédible, La Chasse reste un très bon film, oh combien oppressant et qui donne a réfléchir sur la manière qu’une vie peut basculer dans l’horreur du jour au lendemain…


Points Positifs :
- On ne ressort pas indemne d’un tel film car non seulement on sait que de telles erreurs judiciaires ont déjà eu lieu mais, surtout, on ne peut s’empêcher de ce dire que personne n’est vraiment à l’abri d’une telle chose.
- La manière dont une communauté peut se retourner contre l’un de ses membres est tout simplement terrible. D’un autre coté, il est difficile de ne pas les comprendre par certains cotés puisque, après tout, on a toujours tendance à croire les enfants, surtout dans ces cas là.
- Si Mads Mikkelsen est bien évidement égal à lui-même, c’est-à-dire, très bon, le reste du casting n’est pas en reste, bien au contraire. Petite mention spéciale au jeune Lasse Fogelstrøm qui joue le rôle de son fils.
- Un sentiment d’oppression qui ne nous quitte jamais, une ambiance pesante et quelques décors pour le moins magnifiques. En tous cas, on ne reste pas indifférent devant ce film.

Points Négatifs :
- Une fin peu logique au vu de tout ce qui c’est déroulé au long du film : cette réunion entre tous ces vieux amis, malgré tout ce qui c’est passé, c’est peu crédible. D’un point de vu personnel, j’aurai put me lier à nouveau avec une ou deux personnes, mais faire comme si de rien n’était, franchement… surtout que tout cela n’est que façade pour certains…
- Il y a tout de même quelques petites longueurs par moments.

Ma note : 7,5/10

samedi 28 janvier 2017

SORCELEUR – LE BAPTÊME DU FEU


SORCELEUR – LE BAPTÊME DU FEU

Le Sorceleur a été gravement atteint au cours de la dernière assemblée des magiciens. Soigné par les dryades, il apprend que Ciri a été enlevée et qu'elle doit devenir l'épouse de l'empereur de Nilfgaard. Geralt se lance à son secours sans une seconde d'hésitation. Dans ce périple riche en péripéties, il sera accompagné par Jaskier, son fidèle ami barde, puis rejoint par d'autres compagnons de fortune. Ils ne seront pas de trop car, pendant ce temps, la guerre sévit de tous côtés et les magiciennes rescapées tentent de sauvegarder l'avenir de la magie


Sorceleur – Le Baptême du feu
Auteur : Andrzej Sapkowski
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Première Parution : 02 février 1996
Edition Française : 19 janvier 2012
Titre en vo : Chrzest ognia
Pays d’origine : Pologne
Langue d’origine : Polonais
Traduction : Lydia Waleryszak
Editeur : Milady
Nombre de pages : 480

Mon avis : Après une petite baisse de régime dans le volume précédant, Le temps du mépris, dont l’intrigue se dispersait un peu trop moments, la Saga du Sorceleur repart de plus belle avec ce cinquième tome (troisième pour les puristes puisque les deux premiers étaient surtout des recueils de nouvelles), Le Baptême du feu, sans nul doute, le tout meilleur depuis le début du cycle. En effet, si d’entrée de jeu, l’univers de l’auteur, le sieur Andrzej Sapkowski, possédait bien des qualités de par son coté plus sombre que la normale, ses personnages plus ambigus, plus crédibles que ceux que l’on trouve normalement dans les œuvres de Fantasy, mais aussi, par une trame générale qui allait en s’améliorant au fil du temps – et alors, si vous êtes fan des jeux vidéos, je ne vous dit pas le plaisir ressentit – force est de constater que dans ce cinquième tome, nous frôlons presque la perfection ! Car dans ce volume, enfin, l’auteur nous offre un récit plus compact, qui ne s’éparpille plus de manière hasardeuse et, surtout, équilibré : principalement, on suit les péripéties de Geralt et de ses compagnons (et les fans du Sorceleur seront ravis de le retrouver sur le devant de la scène) et si d’autres protagonistes majeurs comme les Magiciennes d’un coté, Ciri de l’autre, ne sont pas oubliés, force est de constater que par la structure de l’ensemble, Le Baptême du feu est un vrai roman et non quelque chose qui ressemblerait a s’y méprendre a un assemblage de récits qui tiendraient presque de la nouvelle… Bref, vous vous en doutez, c’est un vrai régal à lire, surtout que, mine de rien, si nous avons encore droit aux traditionnelles magouilles politiques avec la création de la Loge des Magiciennes, événement oh combien important, c’est, comme je le disais, Geralt et ses compagnons qui sont sur le devant de la scène, et là, comment dire… c’est un pur régal ! Le fan sera aux anges en découvrant les premières apparitions de Zoltan et de Régis, le charismatique Vampire Supérieur de l’extension Blood and Wine, bien entendu, mais surtout, ce qui le marquera le plus, c’est que cette bande de compagnons, comme le constate si bien Geralt, c’est une belle équipe de bras cassés et que les scènes d’humour et les dialogues oh combien savoureux apportent une légèreté de ton plutôt judicieuse dans une histoire qui, mine de rien, est plutôt sombre dans l’ensemble. Toujours aussi captivant, drôle voir hilarant par moments (Jaskier ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable dans les jeux, dans les romans, c’est une autre affaire), ce cinquième volume de la Saga du Sorceleur est indéniablement le plus abouti, un pur régal qui ravira les fans et qui nous prouve, définitivement, que The Witcher, avant d’être une saga de jeux, c’était avant tout des romans et, accessoirement, de très bons romans !


Points Positifs :
- Mieux structurer que les volumes précédents, Le Baptême du feu est, sans nul doute, le meilleur tome de la saga – du moins, a ce stade. Le récit, en mettant principalement en avant le sort de Geralt et de ses compagnons (tout en n’oubliant pas les autres), permet au lecteur une immersion plus profonde et évite de se disperser, ce qui est une bonne chose.
- Le fan de Fantasy en aura connu des équipes de compagnons qui accompagnent les héros, mais une comme celle-ci, je pense que c’est une première : un barde grandiloquent qui ne peut jamais la fermer, une femme des bois fort en gueule, un vampire herboriste et un ancien adversaire, un nilfgaardien qui passe son temps à affirmer qu’il n’en est pas un. Et a leur tête, Geralt qui ne vaut guère mieux puisqu’il est souvent incapable de prendre des décisions et qu’il ne sait même pas quoi faire…
- La Saga du Sorceleur est indéniablement à classer du coté de la Dark Fantasy et nous sommes bien évidement a mille lieux d’un auteur comme Tolkien, pourtant, il y a un élément qui prend une grande importance dans ce volume, l’humour. Il faut dire qu’au vu de la composition de la Hanse de Geralt, c’est plutôt logique.
- Le fan des jeux sera bien évidement toujours aux anges, surtout que, dans ce volume, deux protagonistes majeurs de la saga font leur apparition : Zoltan et le charismatique Régis.
- On apprend comment a été crée la Loge des Magiciennes, quelles sont les origines du fameux Sang Ancien de Ciri.

Points Négatifs :
- On passe tellement de temps en compagnie de Geralt et de sa Hanse que, du coup, Ciri fait de la figuration.
- Si l’on doit être tout a fait objectif, il faut reconnaitre que Geralt et ses compagnons passent quasiment à marcher sur les routes tout au long du livre et qu’ils n’avancent guère dans leur quête…

Ma note : 8,5/10

Le Journal de Feanor a 9 ans !


Neuf années se sont donc écoulées depuis que, un lointain lundi de 2008, le 28 janvier, plus précisément, je me lançais dans cette grande aventure qu’est devenu, au fil du temps, Le Journal de Feanor. Neuf années, presque une décennie, ce qui, mine de rien, commence a faire beaucoup, surtout qu’au tout début de ce blog, lorsque je me suis lancé, encore hésitant, j’étais bien loin d’imaginer que celui-ci prendrait une aussi grande importance dans ma vie quotidienne (oui, je suis régulièrement dessus) mais aussi et surtout, que presque dix ans après, ce dernier existerait encore… Enfin bon, ces sentiments reviennent chaque année, lorsque je fête les anniversaires, de plus en plus nombreux, de ce blog, et cela fait belle lurette que même ces petits billets annuels prennent un ton pour le moins familier. Quoi qu’il en soit, et comme il est de coutume a ces moments là, eh bien, je vais fêter l’anniversaire du Journal de Feanor comme il se doit, tout en profitant, au passage, pour remercier celles et ceux qui, éventuellement, m’accompagnent de façon plus ou moins occasionnelle. Et puis, pour finir, je vous donne bien entendu rendez vous dans un an pour un anniversaire oh combien plus marquant… après tout, une décennie, ce n’est pas rien !?

vendredi 27 janvier 2017

ROCK & FOLK HS 34 – 1954-2016, LA GRANDE DISCOTHÈQUE, 575 DISQUES ESSENTIELS


ROCK & FOLK HS 34 – 1954-2016, LA GRANDE DISCOTHÈQUE, 575 DISQUES ESSENTIELS
Décembre 2016/Janvier 2017

1954-2016, la grande discothèque, 575 disques essentiels
1954 : Bill Haley And The Comets - Rock With Bill Haley And The Comets ; Elvis Presley - The Sun Sessions
1955 : Fats Domino - Rock And Rollin' With Fats Domino
1956 : Elvis Presley - Elvis Presley ; Johnny Burnette And The Rock 'N Roll Trio - Johnny Burnette And The Rock 'N Roll Trio
1957 : Little Richard - Here's Little Richard ; Gene Vincent And The Blue Caps - Gene Vincent And The Blue Caps ; Chuck Berry - After School Session ; The Crickets - The "Chirping" Crickets ; Ricky Nelson - Ricky ; Ray Charles - Ray Charles
1958 : The Everly Brothers - The Everly Brothers ; Jerry Lee Lewis - Jerry Lee Lewis
1960 : Eddie Cochran - The Eddie Cochran Memorial Album ; Wanda Jackson - Rockin' With Wanda ; Joan Baez - Joan Baez
1961 : Roy Orbison - At The Rock House
1963 : The Beatles - Please Please Me ; Bob Dylan - The Freewheelin' Bob Dylan ; Various - A Christmas Gift For You From Philles Records
1964 : Bob Dylan - The Times They Are A-Changin' ; The Rolling Stones - The Rolling Stones ; Johnny Hallyday - Johnny, Reviens ! Les Rocks Les Plus Terribles
1965 : The Pretty Things - The Pretty Things ; The Animals - Animal Tracks ; Them - The "Angry" Young Them! ; The Byrds - Mr. Tambourine Man ; Bob Dylan - Highway 61 Revisited ; Otis Redding - Otis Blue / Otis Redding Sings Soul ; Vince Taylor Et Le Bobby Clark's Noise - Vince..! ; The Beatles - Rubber Soul ; The Who - My Generation ; The Sonics - Here Are The Sonics!!! 
1966 : Simon & Garfunkel - Sounds Of Silence ; The Rolling Stones - Aftermath ; The Beach Boys - Pet Sounds ; Bob Dylan - Blonde On Blonde ; The Mothers Of Invention - Freak Out! ; Yardbirds - Yardbirds ; John Mayall With Eric Clapton - Blues Breakers ; The Troggs - Wild Thing ; The Butterfield Blues Band - East-West ; Ike & Tina Turner - River Deep - Mountain High ; The 13th Floor Elevators - The Psychedelic Sounds Of The 13th Floor Elevators ; Fred Neil - Fred Neil
1967 : The Doors - The Doors ; Jefferson Airplane - Surrealistic Pillow ; The Velvet Underground & Nico - The Velvet Underground & Nico ; The Jimi Hendrix Experience - Are You Experienced ; The Beach Boys - Smile Sessions ; The Beatles - Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band ; Moby Grape - Moby Grape ; Pink Floyd - The Piper At The Gates Of Dawn ; Albert King - Born Under A Bad Sign ; Tim Buckley - Goodbye And Hello ; Buffalo Springfield - Buffalo Springfield Again ; Cream - Disraeli Gears ; Love - Forever Changes ; Traffic - Mr. Fantasy
1968 : Blue Cheer - Vincebus Eruptum ; Canned Heat - Boogie With Canned Heat ; Aretha Franklin - Lady Soul ; The Velvet Underground - White Light/White Heat ; Steppenwolf - Steppenwolf ; Leonard Cohen - Songs Of Leonard Cohen ; The Zombies - Odessey And Oracle ; Small Faces - Ogdens' Nut Gone Flake ; Iron Butterfly - In-A-Gadda-Da-Vida ; Randy Newman - Randy Newman ; Mike Bloomfield / Al Kooper / Steve Stills - Super Session ; Big Brother & The Holding Company - Cheap Thrills ; The Byrds - Sweetheart Of The Rodeo ; The Jimi Hendrix Experience - Electric Ladyland ; Dillard & Clark - The Fantastic Expedition Of Dillard & Clark ; The Beatles - The Beatles ; The Kinks - The Kinks Are The Village Green Preservation Society ; Van Morrison - Astral Weeks ; The Rolling Stones - Beggars Banquet ; Pretty Things - S. F. Sorrow
1969 : Led Zeppelin - Led Zeppelin ; Donovan - Donovan's Greatest Hits ; The Flying Burrito Bros - The Gilded Palace Of Sin ; MC5 - Kick Out The Jams ; Quicksilver Messenger Service - Happy Trails ; Dusty Springfield - Dusty In Memphis ; The Velvet Underground - The Velvet Underground ; Chicago Transit Authority - Chicago Transit Authority ; Johnny Hallyday - Johnny Hallyday ; Neil Young With Crazy Horse - Everybody Knows This Is Nowhere ; The Who - Tommy ; Crosby, Stills & Nash - Crosby, Stills & Nash ; Nico - The Marble Index ; Alexander Spence - Oar ; Johnny Cash - Johnny Cash At San Quentin ; Captain Beefheart & His Magic Band - Trout Mask Replica ; Elvis Presley - From Elvis In Memphis ; The Jeff Beck Group - Beck-Ola ; Creedence Clearwater Revival - Green River ; The Stooges - The Stooges ; Blind Faith - Blind Faith ; Nick Drake - Five Leaves Left ; Fleetwood Mac - Then Play On ; The Band - The Band ; The Beatles - Abbey Road ; The Soft Machine - Volume Two ; King Crimson - In The Court Of The Crimson King ; Frank Zappa - Hot Rats ; Led Zeppelin - Led Zeppelin II ; Johnny Winter - Second Winter ; The Grateful Dead - Live/Dead ; Scott Engel - Scott 4 ; Karen Dalton - It's So Hard To Tell Who's Going To Love You The Best ; Lee Hazlewood - Forty
1970 : Syd Barrett - The Madcap Laughs ; Van Morrison - Moondance ; Crosby, Stills, Nash & Young - Déjà Vu ; Hendrix - Band Of Gypsys ; Rodriguez - Cold Fact ; Ten Years After - Cricklewood Green ; Miles Davis - Bitches Brew ; Various - Woodstock - Music From The Original Soundtrack And More ; The Who - Live At Leeds ; Free - Fire And Water ; The Stooges - Fun House ; Creedence Clearwater Revival - Cosmo's Factory ; Joe Cocker - Mad Dogs & Englishmen ; Black Sabbath - Paranoid ; James Brown - Sex Machine ; Santana - Abraxas ; The J. Geils Band - The J. Geils Band ; George Harrison - All Things Must Pass ; Derek And The Dominos - Layla And Other Assorted Love Songs ; Spirit - Twelve Dreams Of Dr. Sardonicus ; John Lennon / Plastic Ono Band - John Lennon / Plastic Ono Band ; Amon Düül II - Yeti
1971 : Michel Polnareff - Polnareff's ; Carole King - Tapestry ; David Crosby - If I Could Only Remember My Name ; Can - Tago Mago ; Faces - Long Player ; The Doors - L.A. Woman ; Jethro Tull - Aqualung ; Serge Gainsbourg - Histoire De Melody Nelson ; The Rolling Stones - Sticky Fingers ; The Flamin' Groovies - Teenage Head ; Marvin Gaye - What's Going On ; Pink Fairies - Never - Neverland ; Joni Mitchell - Blue ; The Allman Brothers Band - The Allman Brothers Band At Fillmore East ; The Mahavishnu Orchestra With John McLaughlin - The Inner Mounting Flame ; The Who - Who's Next ; Howlin' Wolf - The London Howlin' Wolf Sessions ; John Lennon - Imagine ; T. Rex - Electric Warrior ; Gong - Camembert Electrique ; Led Zeppelin - Untitled ; Sly & The Family Stone - There's A Riot Goin' On ; Alice Cooper - Killer ; J.J. Cale - Naturally ; Ry Cooder - Into The Purple Valley ; Faust - Faust ; Dashiell Hedayat - Obsolete
1972 : Captain Beefheart - The Spotlight Kid ; Neil Young - Harvest ; Deep Purple - Machine Head ; Humble Pie - Smokin' ; Matching Mole - Matching Mole ; Dr. John - Dr. John's Gumbo ; Rolling Stones - Exile On Main St. ; David Bowie - The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars ; Roxy Music - Roxy Music ; Curtis Mayfield - Super Fly ; Mott The Hoople - All The Young Dudes ; Neu! - Neu! ; Lou Reed - Transformer ; Hawkwind - Doremi Fasol Latido ; Bobby Charles - Bobby Charles ; Various - Nuggets: Original Artyfacts From The First Psychedelic Era 1965-1968 ; The Wicked Lady - The Axeman Cometh
1973 : Gram Parsons - GP ; Iggy And The Stooges - Raw Power ; Kim Fowley - International Heroes ; Pink Floyd - The Dark Side Of The Moon ; Todd Rundgren - A Wizard, A True Star ; John Cale - Paris 1919 ; The Wailers - Catch A Fire ; Mike Oldfield - Tubular Bells ; Willie Nelson - Shotgun Willie ; Jethro Tull - A Passion Play ; ZZ Top - Tres Hombres ; New York Dolls - New York Dolls ; Lou Reed - Berlin ; Lynyrd Skynyrd - (Pronounced 'Lĕh-'nérd 'Skin-'nérd) ; Kevin Coyne - Marjory Razorblade ; Yes - Tales From Topographic Oceans ; Elton John - Goodbye Yellow Brick Road ; Little Feat - Dixie Chicken ; Magma - Mekanïk Destruktïw Kommandöh ; Tony Joe White - Home Made Ice Cream
1974 : Au Bonheur Des Dames - Twist ; Eno - Here Come The Warm Jets ; Big Star - Radio City ; Lou Reed - Rock N Roll Animal ; Blue Öyster Cult - Secret Treaties ; Richard & Linda Thompson - I Want To See The Bright Lights Tonight ; The Sweet - Sweet Fanny Adams ; Sparks - Kimono My House ; Rory Gallagher - Irish Tour '74 ; Robert Wyatt - Rock Bottom ; The Meters - Rejuvenation ; Gene Clark - No Other ; Robert Palmer - Sneakin' Sally Through The Alley ; King Crimson - Red ; Genesis - The Lamb Lies Down On Broadway ; Higelin - Bbh 75
1975 : Dr. Feelgood - Down By The Jetty ; Alice Cooper - Welcome To My Nightmare ; Neil Young - Tonight's The Night ; Bob Dylan & The Band - The Basement Tapes ; Rod Stewart - Atlantic Crossing ; Bruce Springsteen - Born To Run ; Kiss - Alive! ; Queen - A Night At The Opera ; Patti Smith - Horses
1976 : David Bowie - Station To Station ; The Residents - The Third Reich 'N' Roll ; Ramones - Ramones ; Aerosmith - Rocks ; The Modern Lovers - The Modern Lovers ; Stevie Wonder - Songs In The Key Of Life ; Tom Petty And The Heartbreakers - Tom Petty And The Heartbreakers ; Eagles - Hotel California ; Elliott Murphy - Night Lights ; Bob Seger And The Silver Bullet Band - Live Bullet
1977 : Muddy Waters - Hard Again ; Television - Marquee Moon ; The Damned - Damned Damned Damned ; The Saints - (I'm) Stranded ; Iggy Pop - The Idiot ; The Stranglers - Rattus Norvegicus ; The Jam - In The City ; Bob Marley & The Wailers - Exodus ; Dennis Wilson - Pacific Ocean Blue ; Dwight Twilley Band - Twilley Don't Mind ; Talking Heads - Talking Heads: 77 ; Steely Dan - Aja ; Ian Dury - New Boots And Panties!! ; Eddie And The Hot Rods - Life On The Line ; Richard Hell & The Voidoids - Blank Generation ; Heartbreakers - L.A.M.F. ; Sex Pistols - Never Mind The Bollocks Here's The Sex Pistols ; Dead Boys - Young Loud And Snotty ; Robert Gordon With Link Wray - Robert Gordon With Link Wray ; Various - Saturday Night Fever (The Original Movie Sound Track) ; Brian Eno - Before And After Science ; Suicide - Suicide ; Wire - Pink Flag
1978 : Pere Ubu - The Modern Dance ; Van Halen - Van Halen ; Buzzcocks - Another Music In A Different Kitchen ; Elvis Costello & The Attractions - This Year's Model ; Bijou - OK Carole ; Kraftwerk - Die Mensch·Maschine ; Thin Lizzy - Live And Dangerous ; The Cars - The Cars ; Devo - Q: Are We Not Men? A: We Are Devo! ; Dave Edmunds - Tracks On Wax 4 ; Blondie - Parallel Lines ; Funkadelic - One Nation Under A Groove ; Dire Straits - Dire Straits ; Siouxsie And The Banshees - The Scream ; Marvin Gaye - Here, My Dear ; Big Star - 3rd
1979 : Gainsbourg - Aux Armes Et Cætera ; Motörhead - Overkill ; Supertramp - Breakfast In America ; The Cure - Three Imaginary Boys ; The Undertones - The Undertones ; Dire Straits – Communiqué ; Joy Division - Unknown Pleasures ; Neil Young & Crazy Horse - Rust Never Sleeps ; The B-52's - The B-52's ; AC/DC - Highway To Hell ; Chic - Risqué ; XTC - Drums And Wires ; The Slits - Cut ; Gang Of Four - Entertainment! ; The Police - Reggatta De Blanc ; Madness - One Step Beyond ... ; Marianne Faithfull - Broken English ; PiL - Metal Box ; Pink Floyd - The Wall ; ZZ Top – Degüello ; The Clash - London Calling, Pretenders - Pretenders
1980 : Young Marble Giants - Colossal Youth ; Trust - Repression ; The Cramps - Songs The Lord Taught Us ; Joy Division - Closer ; AC/DC - Back In Black ; Dexy's Midnight Runners - Searching For The Young Soul Rebels ; Talking Heads - Remain In Light ; Téléphone - Au Cœur De La Nuit ; The Specials - More Specials ; The Clash - Sandinista! ; Basement 5 - 1965-1980 / Basement 5 In Dub ; Mink DeVille - Le Chat Bleu
1981 : Stray Cats - Stray Cats ; Squeeze - East Side Story ; Dead Kennedys - Fresh Fruit For Rotting Vegetables ; The Gun Club - Fire Of Love
1982 : Bad Brains - Bad Brains ; The Cure - Pornography ; Kid Creole & The Coconuts - Tropical Gangsters ; Kate Bush - The Dreaming ; Bruce Springsteen - Nebraska ; Wall Of Voodoo - Call Of The West ; Donald Fagen - The Nightfly ; Venom - Black Metal ; Michael Jackson - Thriller ; Bashung - Play Blessures ; Dogs - Too Much Class For The Neighbourhood
1983 : R.E.M. - Murmur ; David Bowie - Let's Dance ; Metallica - Kill 'Em All ; Madonna - Madonna ; Iron Maiden - Powerslave ; Billy Idol - Rebel Yell ; Eurythmics - Touch
1984 : The Smiths - The Smiths ; Scorpions - Love At First Sting ; Tina Turner - Private Dancer ; Bruce Springsteen - Born In The U.S.A. ; Hüsker Dü - Zen Arcade ; Lloyd Cole & The Commotions - Rattlesnakes ; Frankie Goes To Hollywood - Welcome To The Pleasuredome
1985 : Chris Isaak - Silvertone ; John Fogerty - Centerfield ; Bérurier Noir - Concerto Pour Détraqués ; New Order - Low-life ; Stevie Ray Vaughan And Double Trouble - Couldn't Stand The Weather ; The Pogues - Rum Sodomy & The Lash ; The Jesus And Mary Chain - Psychocandy
1986 : Bangles - Different Light ; Etienne Daho - Pop Satori ; Peter Gabriel - So ; The Smiths - The Queen Is Dead ; Paul Simon - Graceland ; Les Rita Mitsouko - The No Comprendo ; Slayer - Reign In Blood ; Beastie Boys - Licensed To Ill
1987 : U2 - The Joshua Tree ; Prince - Sign "O" The Times ; The Cult - Electric ; Green On Red - The Killer Inside Me ; Mötley Crüe - Girls, Girls, Girls ; John Hiatt - Bring The Family ; Midnight Oil - Diesel And Dust ; Guns N' Roses - Appetite For Destruction ; Def Leppard - Hysteria ; INXS - Kick ; Dinosaur - You're Living All Over Me ; Little Bob Story - Ringolevio
1988 : Cowboy Junkies - The Trinity Session ; Tracy Chapman - Tracy Chapman ; N.W.A - Straight Outta Compton ; Sonic Youth - Daydream Nation ; La Souris Déglinguée - Quartier Libre
1989 : Pixies - Doolittle ; The Stone Roses - The Stone Roses Faith No More - The Real Thing ; The Neville Brothers - Yellow Moon ; Mano Negra - Puta's Fever ; Bob Dylan - Oh Mercy ; Fugazi - 13 Songs ; John Lee Hooker - The Healer ; Gérard Manset - Matrice
1990 : Depeche Mode - Violator ; Sinéad O'Connor - I Do Not Want What I Haven't Got ; Les Wampas - Les Wampas Vous Aiment ; Jane's Addiction - Ritual De Lo Habitual ; Ride - Nowhere ; Pet Shop Boys - Behaviour ; Happy Mondays - Pills 'N' Thrills And Bellyaches
1991 : The KLF - The White Room ; Massive - Blue Lines ; Metallica - Metallica ; Pearl Jam - Ten ; Guns N' Roses - Use Your Illusion I ; Guns N' Roses - Use Your Illusion II ; Primal Scream - Screamadelica ; Nirvana - Nevermind ; Red Hot Chili Peppers - Blood Sugar Sex Magik ; My Bloody Valentine - Loveless ; U2 - Achtung Baby
1992 : L7 - Bricks Are Heavy ; The Black Crowes - The Southern Harmony And Musical Companion ; Eric Clapton - Unplugged ; Tom Waits - Bone Machine ; The Jayhawks - Hollywood Town Hall ; Alice In Chains - Dirt ; R.E.M. - Automatic For The People ; Rage Against The Machine - Rage Against The Machine ; Jacques Dutronc - Dutronc Au Casino ; Noir Désir - Tostaky
1993 : Suede - Suede ; The Reverend Horton Heat - The Full-Custom Gospel Sounds Of ; Liz Phair - Exile In Guyville ; Jeff Beck & The Big Town Playboys - Crazy Legs ; Björk - Debut ; The Breeders - Last Splash ; Snoop Doggy Dogg - Doggystyle ; The Afghan Whigs - Gentlemen
1994 : Green Day - Dookie ; Ben Harper - Welcome To The Cruel World ; Nine Inch Nails - The Downward Spiral ; Soundgarden - Superunknown ; Morrissey - Vauxhall And I ; Offspring - Smash ; Hole - Live Through This ; Blur - Parklife ; Johnny Cash - American Recordings ; Kyuss - Welcome To Sky Valley ; Portishead - Dummy ; Jeff Buckley - Grace ; Oasis - Definitely Maybe ; The Jon Spencer Blues Explosion! - Orange ; Nirvana - MTV Unplugged In New York ; Jimmy Page & Robert Plant - No Quarter: Jimmy Page & Robert Plant Unledded
1995 : Elastica - Elastica ; Suprême NTM - Paris Sous Les Bombes ; Pavement - Wowee Zowee ; Miossec - Boire ; Foo Fighters - Foo Fighters ; The High Llamas - Gideon Gaye ; Garbage - Garbage ; Rancid - ...And Out Come The Wolves ; Red Hot Chili Peppers - One Hot Minute ; Oasis - (What's The Story) Morning Glory? ; No Doubt - Tragic Kingdom ; The Smashing Pumpkins - Mellon Collie And The Infinite Sadness ; Pulp - Different Class
1996 : Sepultura - Roots ; Nearly God - Nearly God ; The Brian Jonestown Massacre - Take It From The Man! ; Belle And Sebastian - Tigermilk ; Beck - Odelay ; Eels - Beautiful Freak ; Weezer - Pinkerton
1997 : Daft Punk - Homework ; Elliott Smith - Either/Or ; The Chemical Brothers - Dig Your Own Hole ; Supergrass - In It For The Money ; Louise Attaque - Louise Attaque ; Radiohead - OK Computer ; Prodigy - The Fat Of The Land ; Buena Vista Social Club - Buena Vista Social Club ; The Verve - Urban Hymns
1998 : Alain Bashung - Fantaisie Militaire ; AIR French Band - Moon Safari ; Manu Chao - Clandestino ; Pascal Comelade - L'Argot Du Bruit ; Metallica - Garage Inc.
1999 : dEUS - The Ideal Crash ; The Flaming Lips - The Soft Bulletin ; Blink-182 - Enema Of The State ; Jean-Louis Murat - Mustango ; The Go - Whatcha Doin' ; Death In Vegas - The Contino Sessions ; Iggy Pop - Avenue B
2000 : Michel Houellebecq - Présence Humaine ; Calexico - Hot Rail ; Nashville Pussy - High As Hell ; Phoenix - United ; The Dandy Warhols - Thirteen Tales From Urban Bohemia ; Radiohead - Kid A ; P J Harvey - Stories From The City, Stories From The Sea ; Marilyn Manson - Holy Wood (In The Shadow Of The Valley Of Death)
2001 : The Richmond Sluts - The Richmond Sluts ; Black Rebel Motorcycle Club - B.R.M.C. ; Muse - Origin Of Symmetry ; The Strokes - Is This It ; Bertrand Burgalat Meets A.S Dragon - Bertrand Burgalat Meets A.S Dragon ; Bob Dylan - "Love And Theft" ; The Hives - Your New Favourite Band
2002 : Indochine - Paradize ; Wilco - Yankee Hotel Foxtrot ; The Vines - Highly Evolved ; Interpol - Turn On The Bright Lights ; Queens Of The Stone Age - Songs For The Deaf ; The Datsuns - The Datsuns ; The Libertines - Up The Bracket ; The Warlocks - Phoenix
2003 : April March - Triggers ; Placebo - Sleeping With Ghosts ; The Kills - Keep On Your Mean Side ; The White Stripes - Elephant ; Grandaddy - Sumday ; The Darkness - Permission To Land ; Kings Of Leon - Youth & Young Manhood
2004 : Franz Ferdinand - Franz Ferdinand ; The Divine Comedy - Absent Friends ; Mark Lanegan Band - Bubblegum ; Kasabian - Kasabian ; Arcade Fire - Funeral
2005 : LCD Soundsystem - LCD Soundsystem ; The Raveonettes - Pretty In Black ; Paul McCartney - Chaos And Creation In The Backyard
2006 : Eagles Of Death Metal - Death By Sexy... ; Arctic Monkeys - Whatever People Say I Am, That's What I'm Not ; The Raconteurs - Broken Boy Soldiers ; Amy Winehouse - Back To Black
2007 : Of Montreal - Hissing Fauna, Are You The Destroyer? ; BB Brunes - Blonde Comme Moi ; Graham Parker - Don't Tell Columbus
2008 : MGMT - Oracular Spectacular ; Sebastien Tellier - Sexuality ; The Last Shadow Puppets - The Age Of The Understatement ; Fleet Foxes - Fleet Foxes ; Coldplay - Viva La Vida Or Death And All His Friends ; The War On Drugs - Wagonwheel Blues ; Jay Reatard - Singles 06-07
2009 : Peter Doherty - Grace/Wastelands ; The Horrors - Primary Colours ; Richard Hawley - Truelove's Gutter ; Them Crooked Vultures - Them Crooked Vultures
2010 : Vampire Weekend - Contra ; Paul Weller - Wake Up The Nation ; The Black Angels - Phosphene Dream
2011 : Adele - 21 ; The Vaccines - What Did You Expect From The Vaccines? ; Miles Kane - Colour Of The Trap ; Arctic Monkeys - Suck It And See ; Black Lips - Arabia Mountain ; Stephen Malkmus & The Jicks - Mirror Traffic ; The Black Keys - El Camino ; Daniel Darc - La Taille De Mon Âme
2012 : Eugene McGuinness - The Invitation To The Voyage ; Melody's Echo Chamber - Melody's Echo Chamber ; Tame Impala - Lonerism ; Rover - Rover ; Jake Bugg - Jake Bugg
2013 : FIDLAR - FIDLAR ; Foxygen - We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic ; Jacco Gardner - Cabinet Of Curiosities ; Nick Cave & The Bad Seeds - Push The Sky Away ; David Bowie - The Next Day ; Daft Punk - Random Access Memories
2014 : Metronomy - Love Letters ; Jack White - Lazaretto ; Royal Blood - Royal Blood ; Ty Segall - Manipulator ; Allah-Las - Worship The Sun ; The Lords Of Altamont - Lords Take Altamont ; The Limiñanas - (I've Got) Trouble In Mind: 7" And Rare Stuff 2009/2014 ; Pink Floyd - The Endless River
2015 : Courtney Barnett - Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit ; Sufjan Stevens - Carrie & Lowell ; Mac DeMarco - Another One ; Motörhead - Bad Magic ; Kurt Vile - B'lieve I'm Goin Down... ; Fuzz - II ; Kelley Stoltz - In Triangle Time
2016 : David Bowie - Blackstar ; The Fat White Family - Songs For Our Mothers ; Night Beats - Who Sold My Generation ; Iggy Pop - Post Pop Depression ; Kevin Morby - Singing Saw ; King Gizzard And The Lizard Wizard - Nonagon Infinity ; Radiohead - A Moon Shaped Pool ; Twin Peaks - Down In Heaven ; The Monkees - Good Times! ; Thee Oh Sees - A Weird Exits ; La Femme - Mystère ; Nick Cave & The Bad Seeds - Skeleton Tree ; The Lemon Twigs - Do Hollywood ; Leonard Cohen - You Want It Darker

Mon avis : Il y a de cela sensiblement un peu plus de deux ans, je vous avais parlé, sur ce blog, de l’une des revues qui me marqua le plus au court de ma vie, je veux bien évidement parler du onzième hors-série de Rock & Folk, le célèbre 300 disques incontournables. Formidable compilation qui allait de 1965 a 1995, ce hors-série, lu et relu un nombre incalculables de fois fut, pour la part, comme une véritable Bible musicale, me permettant, lors de sa sortie et depuis lors, de découvrir moult groupes, chanteurs et albums mythiques. Bref, un numéro qui, malgré quelques défauts (absences incompréhensibles, présence trop importantes d’artistes français), n’en restait pas moins, encore aujourd’hui, comme étant un incontournable ! Cependant, ce hors-série datant tout de même de 1995, c’est-à-dire, de plus de deux décennies, force est de constater que cela faisait longtemps que j’attendais une « suite » qui permettrait de remettre un peu les choses a jour, ne serais-ce que pour l’inclusion de bien des albums sortis ces vingt dernières années et, ainsi, fin 2016, lorsque je suis tomber, franchement par hasard, sur ce nouveau hors-série de Rock & Folk, vous pouvez imaginez ma joie : enfin, après tant d’années, j’allais finalement accéder a mon souhait… D’ailleurs, avant même une lecture approfondie de la chose, les choses débutaient fort bien : déjà, pour le choix de faire débuter la compilation par l’année 1954 et non plus 1965, ce qui était on ne peut plus logique, les albums existant déjà a l’époque. Ensuite, le nombre conséquent d’albums critiqués dans ce numéro, ni plus ni moins que 575 (en fait, légèrement plus mais peu importe) car même si avec un tel nombre, on pouvait se dire que 600 serait l’idéal, c’était bien plus que les 300 misérables albums du hors-série de 1995… Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que j’arrive a l’année 1966 et que je me rende compte, après vérification, d’une aberration monumentale : l’absence de Revolver, opus des Beatles et, accessoirement, un des plus grands albums de tous les temps, rien que ça !!! Pris d’une crise de panique, je me suis jeter vers le sommaire, histoire de faire deux ou trois vérifications et… nouveau choc monumental en constatant que pour David Bowie, Neil Young, les Stones, bref, pas n’importe qui tout de même, certains opus (et pas des moindres) brillaient eux aussi par leurs absences ! Non, ce n’était pas possible et pourtant… et pourtant, si, aussi incroyable que cela puisse paraitre, et même si je m’attendais a qu’il y ait quelques absences importantes – après tout, dans le hors-série de 1995, les petits malins de Rock & Folk avaient déjà cru judicieux de ne pas y inclure Ziggy Stardust ou All Things Must Pass – jamais oh grand jamais, je n’aurai cru qu’il y ait une telle avalanche d’albums mythiques mis de cotés ! Du coup, forcément, ce choix, oh combien discutable, pèse très lourdement sur le ressenti que l’on peut éprouver vis-à-vis de ce hors-série et, quelque part, c’est fort dommage car tout de même, voilà une fort belle compilation dans l’ensemble qui nous fait découvrir bien des albums et autres musiciens parfois méconnus. Et puis, près de 600 albums, y a de quoi faire, quoi que, plus on avance dans le temps et plus on tombe dans une autre aberration de ce hors-série, je veux bien évidement parler de la présence d’albums français en nombre beaucoup trop importants : oh certes, je sais qu’ils veulent faire plaisir aux vieux copains, faire croire que la France compte vraiment dans le paysage musical mondial mais bon, comment dire, si je conçois parfaitement que Daft Punk soit du lot, la chose est plus difficile avec ce vieux croulant de Johnny ou les pauvres… BB Brunes !? Et puis, quitte a inclure des artistes français, autant le faire avec Jean Michel Jarre, connu dans le monde entier ce qui n’est pas le cas, n’en déplaise aux petits gars de Rock & Folk, de 99% des français qu’ils nous imposent dans ce hors-série… Et histoire d’enfoncer le clou, au détriment de ces fameux albums mythiques dont je vous ai parlé précédemment ! Au final, et sans grande surprise, malheureusement, mon impression ne peut être bonne car si oui, ce hors-série avait tout pour être un incontournable, que dis-je, un truc énorme indispensable a tout bon amateur de musique qui se respecte, suite a des choix totalement aberrants et un chauvinisme qui frôle le ridicule, c’est plus la déception qui est au rendez vous qu’autre chose… Après, si vous êtes moins regardant que moi, si vous ne possédez pas un ancien numéro du même type et que vous souhaiteriez parfaire vos connaissances musicales, en toute sincérité, n’hésitez pas une seconde, le jeu en vaut largement la chandelle ; disons juste qu’il vous faudra tout de même approfondir davantage les choses en allant chercher bien des pépites et des chef d’œuvres en lisant l’intégralité des critiques, souvent, ces noms sont cités, même s’il faut batailler durement pour les trouver…

Points Positifs :
- Avec pas loin de 600 albums critiqués, il est clair que ce hors-série représente, de nos jours, le maitre étalon du genre, cela est indéniable ! Du coup, que vous soyez spécialiste ou amateur, force est de constater que vous trouverez aisément votre bonheur en parcourant les pages de ce hors-série de Rock & Folk. Bref, il y a de quoi parfaire vos connaissances de fort belle manière !
- Au petit jeu des comparaisons avec mon ancien numéro de 1995, disons tout juste que l’achat de cette nouvelle compilation se justifie pour l’inclusion des albums parus depuis lors et 2016 – il fallait bien une mise à jour !
- Bonne chose de commencer la compilation depuis l’année 1954, cela permet d’inclure quelques petite pépites qui méritent le détour.
- The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars est enfin inclus dans le lot, idem pour All Things Must Pass et quelques autres anciens oubliés. Il était temps !
- Avec du recul, les rédacteurs de Rock & Folk se sont rendus compte que des groupes comme Depeche Mode ou Eurythmics méritaient largement leur place dans le classement. De même, Brian Eno est mieux considéré tandis que certaines aberrations de l’ancien numéro sont réparées – les années 90, c’était un peu n’importe quoi par moments tout de même !
- La confirmation qu’il y a moins de bons albums de nos jours qu’autrefois : il suffit de voir comment le classement devient famélique a partir des années 2000…

Points Négatifs :
- Mais comment des albums comme Revolver, Low, Aladdin Sane, Heroes, Earthling, Mirror Ball, After the Gold Rush et beaucoup d’autres peuvent être absents d’une compilation de près de 600 albums !? Une aberration monumentale et tout bonnement incompréhensible !
- La présence d’albums français en très grand nombre est une aberration totale, tout simplement. Certes, Daft Punk mérite sa place, je ne le nie pas, et, à la rigueur, je serai compréhensible pour Serge Gainsbourg au regard de son importance dans le paysage musical français pendant des décennies. Mais alors les autres, tous les autres n’ont strictement rien a faire ici !
- On sait que les critiques de rock français n’aiment pas Jean Michel Jarre, mais tout de même, ils nous imposent moult artistes locaux qui sont totalement inconnus chez nos voisins dès que l’on franchit les frontières mais ils font l’impasse sur un de leurs musiciens les plus célèbres dans le monde !? Allez donc comprendre, surtout qu’un opus comme Oxygène avait parfaitement sa place dans cette compilation !
- Vous pariez combien que la prochaine fois qu’ils nous pondent un hors-série du même genre, il n’y aura pas autant d’albums cités pour les années 2015/2016 !?
- Il manque énormément d’albums dans ce hors-série et même si je sais parfaitement que l’on ne peut pas contenter tout le monde, a un moment donné, il faut savoir ce que l’on veut et, surtout, si l’on doit être juste ou pas avec la valeur de tel artiste ou tel groupe : alors oui, si untel mérité d’avoir dix albums dans ce genre de classements, alors qu’il les ait, tout simplement ! De plus, d’autres comme Blondie, John Cale, The B-52’s, Kraftwerk, Nick Cave, pour ne citer que quelques exemples flagrants sont sous-représentés quand ils ne sont pas carrément absents, n’est ce pas Public Enemy qui passe littéralement a la trappe ou Gorillaz oh combien plus talentueux que bon nombre de groupes cités dans cette compilation…
- Les BB Brunes, non mais quelle blague !!!

Ma note : 6,5/10
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